Fiche de cours Logimaths | L1 Éco

Fiche de cours : Suites réelles

Définir, encadrer, faire converger : le langage des évolutions année après année

I. Une suite réelle, c'est quoi ?


Suite réelle Une suite réelle est une fonction de \mathbb{N} dans \mathbb{R} : à chaque entier naturel n elle associe un réel, noté u_n plutôt que u(n), appelé terme d'indice n.
Notations : (u_n)_{n \in \mathbb{N}} ou (u_n)_{n \geq 0} ; si la numérotation démarre à 1, on écrit (u_n)_{n \geq 1}.
En économie, une suite suit une grandeur période après période : un capital chaque année, un prix chaque mois, une production chaque trimestre…
Définir une suite : formule ou récurrence
  • Par une formule explicite u_n = f(n) : chaque terme se calcule directement. Pour u_n = 2n^2 - 1, on obtient u_5 = 49 sans passer par les termes précédents ;
  • par récurrence : on donne un premier terme et une relation u_{n+1} = f(u_n). Pour u_0 = 4 et u_{n+1} = 3u_n - 2 : u_1 = 10, puis u_2 = 28 : chaque terme se déduit du précédent.
⚠️ Deux définitions différentes peuvent produire la MÊME suite : {w_0 = 2,\ w_{n+1} = w_n + 5} et w_n = 5n + 2 décrivent exactement les mêmes nombres 2, 7, 12, 17…
👆 À toi : t(n) = (−1)ⁿ × (n + 1). Écris les quatre premiers termes. Vérifie
t_0 = 1, t_1 = -2, t_2 = 3, t_3 = -4 : les signes alternent et les valeurs grossissent. Cette suite n'est ni croissante ni décroissante, on la retrouvera plus bas.
🎮 Entraîne-toi : formule explicite
Remplace n par la valeur demandée, puis calcule.
🎮 Entraîne-toi : récurrence
Avance terme par terme : chaque calcul repart du résultat précédent.

II. La démonstration par récurrence


Principe de récurrence Soit P(n) une propriété qui dépend d'un entier n, et n_0 un entier. Si :
  • Initialisation : P(n_0) est vraie ;
  • hérédité : pour tout n \geq n_0, si P(n) est vraie (hypothèse de récurrence) alors P(n + 1) est vraie ;
alors P(n) est vraie pour TOUT n \geq n_0.
Image des dominos : on renverse le premier (initialisation) et chaque domino renverse le suivant (hérédité) : toute la rangée tombe.
Exemple rédigé : 5ⁿ ≥ 4n + 1 pour tout n ≥ 0
  • Initialisation : 5^0 = 1 et 4 \times 0 + 1 = 1 : P(0) est vraie ;
  • hérédité : fixons n \geq 0 et supposons {5^n \geq 4n + 1}. En multipliant par 5 : 5^{n+1} \geq 20n + 5 \geq 4n + 5 = 4(n+1) + 1 : P(n + 1) est vraie ;
  • conclusion : pour tout n \geq 0, {5^n \geq 4n + 1}.
🎮 Entraîne-toi : initialisation ou hérédité ?
À quelle étape de la démonstration appartient chaque geste ?

III. Suites bornées, suites monotones


Majorée, minorée, bornée
  • (u_n) est majorée par M si {u_n \leq M \quad \forall n \in \mathbb{N}} ;
  • minorée par m si u_n \geq m \quad \forall n \in \mathbb{N} ;
  • bornée si elle est majorée ET minorée.
Un prix plancher est un minorant, un plafond de production est un majorant.
Croissante, décroissante, monotone (u_n) est croissante si n \leq p implique u_n \leq u_p, décroissante si n \leq p implique u_n \geq u_p, monotone si elle est l'un ou l'autre.
⚠️ Certaines suites ne sont ni croissantes ni décroissantes : {u_n = (-1)^n} fait du yo-yo entre 1 et −1.
En pratique : le signe de u(n+1) − u(n)
  • Si u_{n+1} - u_n \geq 0 \quad \forall n \in \mathbb{N}, la suite est croissante ;
  • si u_{n+1} - u_n \leq 0 \quad \forall n \in \mathbb{N}, elle est décroissante ;
  • si le signe change avec n, elle n'est ni l'une ni l'autre.
Autre technique : comparer le quotient \dfrac{u_{n+1}}{u_n} avec 1.
  • \dfrac{u_{n+1}}{u_n} > 1 \iff u_{n+1} > u_n : la suite est croissante.
  • \begin{aligned}\dfrac{u_{n+1}}{u_n} = 1 &\iff u_{n+1} = u_n \end{aligned} La suite est constante.
  • \dfrac{u_{n+1}}{u_n} < 1 \iff u_{n+1} < u_n : la suite est décroissante.
⚠️ ATTENTION : cette technique ne peut être utilisée que si TOUS les termes sont strictement positifs.
👆 À toi : u(n) = 5 − 2/(n + 1). Montre que la suite est croissante et bornée. Vérifie
\begin{aligned}u_{n+1} - u_n &= \dfrac{2}{n+1} - \dfrac{2}{n+2} \\ &= \dfrac{2}{(n+1)(n+2)} > 0\end{aligned} : croissante.
Par ailleurs 0 < \dfrac{2}{n+1} \leq 2, donc {3 \leq u_n < 5} : minorée par 3, majorée par 5, bornée.
🎮 Entraîne-toi : le sens de variation
Différence, quotient ou bon sens : tranche pour chaque suite.

IV. Arithmétiques, géométriques et sommes partielles


Suite arithmétique (raison r) u_{n+1} = u_n + r \quad \forall n \in \mathbb{N} : on AJOUTE toujours le même nombre r (positif ou négatif).
Forme explicite : u_n = u_0 + rn.
Modèle éco : une épargne alimentée d'un versement fixe chaque mois.
🏦 Compte + r + r + r Janv. Févr. Mars Avril r = le même montant ajouté chaque mois (ici un intérêt fixe)
Suite géométrique (raison q) u_{n+1} = q\,u_n \quad \forall n \in \mathbb{N} : on MULTIPLIE toujours par le même nombre.
Forme explicite : u_n = u_0\,q^n.
Modèle éco : la raison q n'est rien d'autre que le coefficient multiplicateur vu au lycée, noté CM.
Une hausse de t % par période donne q = \text{CM} = 1 + \dfrac{t}{100}, une baisse de t % donne q = \text{CM} = 1 - \dfrac{t}{100}.
C'est-à-dire : une augmentation de capital de 3 % par an, c'est {\text{CM} = 1 + \dfrac{3}{100} = 1{,}03}, donc la suite C_{n+1} = 1{,}03\,C_n.
Et une baisse de 3 % par an, c'est \text{CM} = 0{,}97, donc C_{n+1} = 0{,}97\,C_n.
💰 Capital Année 0 Année 1 Année 2 Année 3 1 000 € 1 030 € 1 061 € 1 093 € × 1,03 × 1,03 × 1,03 +30 € +31 € +32 € +3 % par an ⇔ × 1,03 chaque année : le même %, mais le gain en € grossit (intérêts composés).
Intérêts simples, intérêts composés Un capital C_0 est placé au taux i par période :
  • à intérêts simples, l'intérêt est calculé chaque période sur le capital initial : C_n = C_0(1 + ni)
    suite arithmétique de raison i\,C_0.
  • à intérêts composés, l'intérêt s'ajoute au capital et produit à son tour : C_{n+1} = (1+i)\,C_n, donc {C_n = C_0(1+i)^n}
    suite géométrique de raison 1 + i.
À long terme, les intérêts composés l'emportent toujours : voir l'exercice 7 de la fiche d'exercices.
🐨 Coach Luna : « 1 000 € sur ton Livret A, tu deviens riche ? »
Tu poses 1 000 € sur un Livret A à 1,70 %. Tu n'y touches plus pendant 5 ans. Franchement : à ton avis, tu récupères combien d'intérêts ? Réponds d'abord, on vérifiera ensuite.
Et toi, tu veux tester avec l'argent que tu as vraiment ? Change le capital de départ, la simulation se refait toute seule. Tu peux monter jusqu'à 10 000 000 €, au cas où : tu verras que la conclusion ne change pas.
Modèle : les intérêts sont versés une fois par an, en fin d'année (le vrai Livret A calcule par quinzaines, ce qui change les centimes, pas la conclusion). Sans versement, c'est une suite géométrique ; avec versement, une suite arithmético-géométrique.
Sommes partielles On additionne les premiers termes : S = u_0 + u_1 + \dots + u_n.
Somme d'une suite arithmétique
S = \text{nombre de termes} \times \dfrac{\text{premier terme} + \text{dernier terme}}{2}
Somme d'une suite géométrique ({q \neq 1})
S = \text{premier terme} \times \dfrac{1 - q^{\text{nombre de termes}}}{1 - q}
À connaître par cœur :
  • 0 + 1 + 2 + \dots + n = \dfrac{n(n+1)}{2}.
  • 0^2 + 1^2 + 2^2 + \dots + n^2 = \dfrac{n(n+1)(2n+1)}{6}.
⚠️ Avant d'appliquer une formule, COMPTE les termes : de u_0 à u_n il y en a n + 1.
👆 À toi : calcule 3 + 7 + 11 + … + 43. Vérifie
Suite arithmétique de raison 4 : {43 = 3 + 4 \times 10}, donc 11 termes.
\begin{aligned}S &= \dfrac{(3 + 43) \times 11}{2} \\ &= 23 \times 11 \\ &= 253\end{aligned}
📊 Atelier : le nuage se construit, terme après terme
Une suite ne se dessine jamais comme une courbe : c'est un nuage de points (n\,;\,u_n), un point par entier. Règle les trois curseurs de u_{n+1} = q\,u_n + r : avec q = 1 la suite est arithmétique, avec r = 0 elle est géométrique, et entre les deux c'est le cas arithmético-géométrique qui sert partout en éco.
La droite verte est le point fixe \ell = \dfrac{r}{1-q} : la seule valeur qui, une fois atteinte, ne bougerait plus. Toute la question du chapitre est de savoir si le nuage y va (|q| < 1) ou s'en échappe (|q| > 1).

V. Limite d'une suite


La valeur absolue mesure une distance Définition. Pour tout réel x :
|x| ={x  si x \geq 0-x  si x < 0
|x| est donc toujours positif ou nul.
Une distance. |x - a| est la distance entre x et a sur la droite réelle. Exemple : \begin{aligned}|2 - 9| &= |-7| \\ &= 7\end{aligned}
x |x − a| ax la distance entre x et a
Principe (vu en 2nde, chapitre Nombres réels) :
r = \text{rayon}, c = \text{centre}
|x - \text{centre}| \leqslant \text{rayon}
|x - c| \leqslant r
x c − r centre c + r − rayon + rayon
L'ensemble des x tels que |x - c| \leqslant r forme un intervalle centré en c, de rayon r : x \in [c - r\,; c + r].
Exemple : \begin{aligned}|x - 3| \leqslant 2 &\iff x \in [1\,; 5]\end{aligned}
Traduction des inégalités. Schéma explicatif : clique sur un cas pour voir la zone s'allumer.
x x x x a − raa + r rr x est à l'intérieur : entre a − r et a + r
|x - a| < r  ⟺  a - r < x < a + r  : x est à l'intérieur
|x - a| = r  ⟺  {x = a - r \ \text{ou} \ x = a + r}  : x est sur un bord
|x - a| > r  ⟺  {x < a - r \ \text{ou} \ x > a + r}  : x est à l'extérieur
🖐️ Teste avec ton doigt : la distance en direct
Touche l'axe (ou fais glisser) : le point x te suit et sa distance au centre s'affiche.
x −10−9−8−7−6−5−4−3−2−1012345678910 centre x Appuie sur le point x !
🎮 Entraîne-toi : la valeur absolue dans tous les sens
Distance, équations, encadrements : tout tourne autour du centre et du rayon.
👉 Besoin d'aide ? Ouvre le graphique et déplace x !
Déplace le point x sur l'axe.
Convergence vers un réel ℓ La suite (u_n) tend vers ℓ (converge vers ℓ) si :
\forall \varepsilon > 0,\ \exists N \in \mathbb{N},\ \forall n \geq N,\ |u_n - \ell| < \varepsilon
En clair : toute bande ]\ell - \varepsilon\,;\, \ell + \varepsilon[, aussi fine soit-elle, contient TOUS les termes à partir d'un certain rang N. On note u_n \to \ell. Une suite qui converge vers un réel est convergente, sinon elle est divergente.
O 1 1 N n un ℓ + ε ℓ − ε u0
Chaque point a pour coordonnées (n ; un). Quel que soit le rayon ε > 0 choisi, la bande ]ℓ − ε ; ℓ + ε[ finit par capturer la suite : à partir du rang N, plus aucun terme n'en sort (points roses).
🎯 Le défi du rang N
La définition dit : {\forall \varepsilon > 0,\ \exists N,\ \forall n \geq N,\ |u_n - \ell| < \varepsilon}. À toi de fournir le N. Fais glisser le trait vertical jusqu'au plus petit rang à partir duquel plus aucun terme ne sort de la bande rose, puis valide. Six manches, et la bande se resserre à chaque fois.
manche
score
ε
série
Le réflexe qui fait gagner : chercher le dernier terme qui sort de la bande, et prendre le rang juste après. Et remarquer que N dépend de ε : plus la bande est fine, plus il faut aller loin. C'est tout le sens du « ∀ε, ∃N ».
Limites infinies u_n \to +\infty si pour tout M > 0, on a {u_n > M} à partir d'un certain rang : la suite finit par dépasser n'importe quel seuil. Définition analogue pour -\infty.
⚠️ Diverger ne veut pas dire « tendre vers l'infini » : (-1)^n diverge sans limite du tout.
Limites usuelles
  • Une puissance n^{p} avec p > 0 s'envole vers +\infty.
    \begin{aligned}\lim n &= \lim n^2 \\ &= \lim n^3 \\ &= \lim \sqrt{n} \\ &= +\infty\end{aligned}
    La racine n'est pas un intrus : {\sqrt{n} = n^{1/2}}.
  • Son inverse \dfrac{1}{n^{p}} s'écrase vers 0.
    \begin{aligned}\lim \dfrac{1}{n} &= \lim \dfrac{1}{n^2} \\ &= \lim \dfrac{1}{\sqrt{n}} \\ &= 0\end{aligned}
    La racine n'est toujours pas un intrus : \dfrac{1}{\sqrt{n}} = \dfrac{1}{n^{1/2}}.
Raison qLimite de qⁿ
q > 1+\infty
q = 11 (suite constante)
-1 < q < 10
q \leq -1pas de limite (oscillation)
Application éco : l'actualisation La valeur actuelle d'une somme C_n disponible dans n périodes, au taux i, est VA = \dfrac{C_n}{(1+i)^n} : c'est ce que cette somme future « vaut » aujourd'hui.
Exemple : 5000 € disponibles dans 3 ans, actualisés à 5 % : \begin{aligned}VA &= \dfrac{5000}{1{,}05^3} \\ &\approx 4319\end{aligned} €.
Et quand n \to +\infty ? {VA = C \times \left(\dfrac{1}{1+i}\right)^{\!n} \to 0} car 0 < \dfrac{1}{1+i} < 1 : un flux très lointain a une valeur actuelle négligeable.
Opérations sur les limites La limite d'une somme (d'un produit, d'un quotient) est la somme (le produit, le quotient) des limites… quand l'opération a un sens : L + L', {+\infty + (+\infty) = +\infty}, \dfrac{L}{\pm\infty} = 0, etc.
⚠️ Les quatre formes indéterminées (FI)
\infty - \infty0 \times \infty\dfrac{\infty}{\infty}\dfrac{0}{0}
Réflexe pour lever l'indétermination : factoriser le terme dominant (le terme de plus haut degré).
Exemple : n^2 - 7n = n^2\left(1 - \dfrac{7}{n}\right)
👆 À toi : la limite de 2n³ − n² est-elle une forme indéterminée ? Conclus. Vérifie
Oui, c'est « \infty - \infty » au premier regard. On factorise : 2n^3 - n^2 = n^3\left(2 - \dfrac{1}{n}\right). Comme n^3 \to +\infty et 2 - \dfrac{1}{n} \to 2, le produit tend vers +\infty.
🎮 Entraîne-toi : limites à vue
Limites usuelles, raisons géométriques et oscillations : conclus.

VI. Les théorèmes de convergence


Convergente implique bornée Toute suite qui admet une limite réelle est bornée.
⚠️ La réciproque est fausse : (-1)^n est bornée (entre −1 et 1) mais ne converge pas.
Théorème de convergence monotone
  • Toute suite croissante et majorée admet une limite réelle ;
  • toute suite décroissante et minorée admet une limite réelle ;
  • toute suite croissante NON majorée tend vers +\infty.
Le théorème garantit que la limite existe… sans donner sa valeur : il faut d'autres outils pour la calculer.
Théorème d'encadrement Si à partir d'un certain rang {v_n \leq u_n \leq w_n} et si \begin{aligned}\lim v_n &= \lim w_n \\ &= \ell\end{aligned} (avec ℓ réel, +\infty ou -\infty), alors \lim u_n = \ell.
Client favori : les suites contenant (-1)^n, coincées entre deux bornes qui convergent vers la même limite.
👆 À toi : montre que u(n) = 3 + (−1)ⁿ/n tend vers 3 (pour n ≥ 1). Vérifie
Pour tout n \geq 1 : {3 - \dfrac{1}{n} \leq u_n \leq 3 + \dfrac{1}{n}} Les deux bornes tendent vers 3, donc par encadrement u_n \to 3.
🪜 Atelier : l'escalier d'une suite récurrente
Le dessin que l'on attend de toi en partiel. On trace y = f(x) et la première bissectrice y = x ; puis, depuis u_0 : verticale jusqu'à la droite (on lit u_{n+1}), horizontale jusqu'à y = x (on reporte cette valeur en abscisse), et on recommence. Attrape u0 sur l'axe et regarde où l'escalier mène.
Le point vert est le point fixe : \ell = f(\ell). C'est le seul candidat possible pour la limite, et c'est pour cela qu'on le cherche avant de démontrer la convergence. La pente de la droite décide de tout : elle attire si |q| < 1, elle repousse sinon.
📐 Le geste, décomposé : reporter u0, u1, u2, u3 sur les deux axes
Le vrai problème de cette construction, c'est qu'un terme naît en ordonnée et doit repartir en abscisse. La bissectrice y = x est le tapis roulant qui fait passer un nombre d'un axe à l'autre. Voici les quatre gestes d'un rang, avec les traits de rappel que l'on oublie toujours en copie.
Les traits pleins orange sont la construction elle-même ; les traits pointillés bleus sont les rappels qui servent à lire les termes sur les axes. En partiel, les deux sont attendus : sans les rappels, le correcteur ne voit pas où tu lis u_1, u_2, u_3.
🖐️ À toi de tracer : la bille ne va qu'en horizontal ou en vertical
Plus de dessin tout fait : tu refais les quatre gestes de chaque rang, traits de rappel compris. La bille bleue part de u0 sur l'axe des abscisses, ne se déplace qu'en horizontal ou en vertical, et s'aimante sur la droite rose, sur la bissectrice ou sur un axe. À toi de trouver, à chaque fois, laquelle viser : monter à la droite rose, filer à gauche lire la valeur sur l'axe des ordonnées, rebondir à droite sur y = x, redescendre la poser sur l'axe des abscisses. Chaque trait est vérifié au moment où tu lâches.
relation
traits posés
Douze traits : monte, gauche, droite, descends, trois fois de suite. Les traits pleins orange sont la construction, les pointillés bleus les rappels qui servent à lire les termes sur les axes. Change de construction : selon que u_0 est au-dessous ou au-dessus de \ell, l'escalier monte ou descend, mais les quatre gestes sont toujours les mêmes.
Le plan d'étude d'une suite récurrente (type partiel) Pour u_{n+1} = f(u_n) avec un premier terme donné :
  • 1. Encadrer u_n par récurrence (souvent entre le premier terme et le point d'équilibre) ;
  • 2. étudier le signe de u_{n+1} - u_n pour la monotonie ;
  • 3. conclure à la convergence par le théorème de convergence monotone ;
  • 4. introduire une suite auxiliaire géométrique (du type v_n = u_n - L) pour obtenir la forme explicite, la limite et les sommes.
L'exercice 8 de la fiche d'exercices déroule ce plan de A à Z.