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Trigonométrie : Tous les exercices

9 exercices officiels tirés des annales, un par sujet.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère :

    • la droite (d) dont une représentation paramétrique est :
    \begin{cases} x=t \\ y=-1,5-t \\ z=2-2 t \end{cases}\text { où } t \in \R;
    • les points A(3 ; 0 ; 2) et B(2 ; 1 ;-3);
    • le plan (\mathcal{P}) d'équation : {-x+y-5 z-0,5=0}.


    1. Affirmation 1 :

      Le plan (\mathcal{P}) est orthogonal à la droite (AB), et passe par le milieu du segment [AB].
    2. Affirmation 2 :

      Les droites (d) et (AB) sont sécantes.
    3. On considère le point C de coordonnées (1,5 ; -3 ; -1).


      Affirmation 3 :

      La mesure de l'angle \widehat{\mathrm{ACB}}, arrondie à 10^{-1}, est égale à 70,5 °.
  2. Titouan et Clotilde participent à un escape game. Ils se retrouvent dans une salle possédant deux portes de sortie, A et B, chacune protégée par un digicode équipé de 8 touches portant des symboles différents :

    • le digicode de la porte A utilise un code de 3 symboles différents devant être saisis dans l'ordre;
    • celui de la porte B utilise un code de 4 symboles différents qui peuvent être saisis dans n'importe quel ordre.


    N'étant pas parvenus à obtenir d'indices, ils décident de procéder au hasard à la saisie des codes.

    Clotilde choisit un code pour la porte A, et Titouan choisit un code pour la porte B.

    On considère que les choix des codes sont équiprobables.


    Affirmation 4 :

    Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.
Voir la correction

1.aAffirmation 1 : Le plan (P) est orthogonal à la droite (AB), et passe par le milieu de [AB].

Un vecteur normal au plan (P) : -x + y - 5z - 0{,}5 = 0 est \vec{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix}.
Le vecteur \overrightarrow{AB} a pour coordonnées \begin{pmatrix}2-3 \\ 1-0 \\ -3-2\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix}.
\vec{n} et \overrightarrow{AB} sont égaux, donc colinéaires : la droite (AB) est donc orthogonale au plan (P).
Le milieu de [AB] a pour coordonnées \left(\dfrac{3+2}{2} ; \dfrac{0+1}{2} ; \dfrac{2-3}{2}\right) = (2{,}5 ; 0{,}5 ; -0{,}5).
On vérifie : \begin{aligned}-2{,}5 + 0{,}5 - 5 \times (-0{,}5) - 0{,}5 &= -2{,}5 + 0{,}5 + 2{,}5 - 0{,}5 \\ &= 0\end{aligned} Le milieu appartient bien à (P).
L'affirmation 1 est VRAIE.

1.bAffirmation 2 : Les droites (d) et (AB) sont sécantes.

Un vecteur directeur de (d) est \vec{u}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ -2\end{pmatrix}, non colinéaire à \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix} : les droites ne sont pas parallèles.
Cherchons un éventuel point d'intersection en résolvant t = 3 - s et -1{,}5 - t = s (paramètres de (d) et (AB)).
En substituant : -1{,}5 - (3 - s) = s, soit -4{,}5 + s = s, soit -4{,}5 = 0, ce qui est impossible.
Le système n'a donc pas de solution : les droites (d) et (AB) ne sont pas sécantes (elles sont non coplanaires).
L'affirmation 2 est FAUSSE.

1.cAffirmation 3 : La mesure de l'angle ACB, arrondie à 10^{-1}, est égale à 70,5^{\circ} (C(1,5 ; -3 ; -1)).

\overrightarrow{CA}\begin{pmatrix}3-1{,}5 \\ 0-(-3) \\ 2-(-1)\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}1{,}5 \\ 3 \\ 3\end{pmatrix} et \overrightarrow{CB}\begin{pmatrix}2-1{,}5 \\ 1-(-3) \\ -3-(-1)\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}0{,}5 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{CA} \cdot \overrightarrow{CB} &= 1{,}5 \times 0{,}5 + 3 \times 4 + 3 \times (-2) \\ &= 0{,}75 + 12 - 6 \\ &= 6{,}75\end{aligned}
\begin{aligned}CA &= \sqrt{1{,}5^{2} + 3^{2} + 3^{2}} \\ &= \sqrt{20{,}25} \\ &= 4{,}5\end{aligned} et \begin{aligned}CB &= \sqrt{0{,}5^{2} + 4^{2} + (-2)^{2}} \\ &= \sqrt{20{,}25} \\ &= 4{,}5\end{aligned}
\begin{aligned}\cos(\widehat{ACB}) &= \dfrac{\overrightarrow{CA} \cdot \overrightarrow{CB}}{CA \times CB} \\ &= \dfrac{6{,}75}{4{,}5 \times 4{,}5} \\ &= \dfrac{6{,}75}{20{,}25} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
\begin{aligned}\widehat{ACB} &= \arccos\left(\dfrac{1}{3}\right) \\ &\approx 70{,}5^{\circ}\end{aligned}
L'affirmation 3 est VRAIE.

2.Affirmation 4 : Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.

Le digicode de la porte A utilise 3 symboles distincts parmi 8, saisis dans un ordre précis : il y a 8 \times 7 \times 6 = 336 codes possibles.
Le digicode de la porte B utilise 4 symboles distincts parmi 8, saisis dans n'importe quel ordre : il y a \binom{8}{4} = 70 codes possibles.
Clotilde choisit un code au hasard pour la porte A : \begin{aligned}P(\text{ouvrir}) &= \dfrac{1}{336} \\ &\approx 0{,}0030\end{aligned}
Titouan choisit un code au hasard pour la porte B : \begin{aligned}P(\text{ouvrir}) &= \dfrac{1}{70} \\ &\approx 0{,}0143\end{aligned}
Comme \dfrac{1}{70} > \dfrac{1}{336}, Titouan a bien plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.
L'affirmation 4 est VRAIE.

Bac Première 2026 : Centres étrangers G1 (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On se place dans le plan muni d'un repère orthonormé.

On considère les points A(-1 ; 5), B(3 ; 5) et C(4 ; 0).

    1. Calculer les coordonnées des vecteurs \vectt{AB} et \vectt{AC}.
    2. En déduire la valeur du produit scalaire \vectt{AB}\cdot\vectt{AC}.
    1. Montrer que \mathrm{AC}=5\sqrt{2}.
    On admet que \mathrm{AB}=4.

    1. Écrire l'expression permettant de calculer le produit scalaire \vectt{AB}\cdot\vectt{AC} en fonction de l'angle \widehat{\mathrm{BAC}}.
    2. En déduire une mesure, en radian, de l'angle \widehat{\mathrm{BAC}}.


    Aide aux calculs :
    \dfrac{1}{\sqrt{2}}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}
    \dfrac{5}{\sqrt{50}}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}
Voir la correction

1.aCalculer les coordonnées des vecteurs AB et AC. (A(-1;5), B(3;5), C(4;0))

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}3-(-1) \\ 5-5 \\ \end{pmatrix} = \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}4 \\ 0 \\ \end{pmatrix} ; \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}4-(-1) \\ 0-5 \\ \end{pmatrix} = \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}5 \\ -5 \\ \end{pmatrix}.

1.bEn déduire la valeur du produit scalaire AB \cdot AC.

Le repère étant orthonormé : \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} = 4\times5+0\times(-5) = 20.

2.aMontrer que AC = 5\sqrt{2}.

AC = \sqrt{5^{2}+(-5)^{2}} = \sqrt{25+25} = \sqrt{50} = \sqrt{25\times2} = 5\sqrt2.

2.bÉcrire l'expression du produit scalaire AB \cdot AC en fonction de l'angle BAC (on admet AB = 4).

\begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} &= AB\times AC\times\cos(\widehat{BAC}) \\ &= 4\times5\sqrt2\times\cos(\widehat{BAC}) \\ &= 20\sqrt2\,\cos(\widehat{BAC})\end{aligned}

2.cEn déduire une mesure, en radian, de l'angle BAC.

En combinant les deux expressions du produit scalaire : \begin{aligned}20 = 20\sqrt2\,\cos(\widehat{BAC}) &\iff \cos(\widehat{BAC}) = \dfrac{1}{\sqrt2} \\ &\iff \cos(\widehat{BAC}) = \dfrac{\sqrt2}{2}\end{aligned}
On reconnaît un cosinus usuel : \widehat{BAC} = \dfrac{\pi}{4} radian.

Bac Terminale 2025 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On désigne par f la fonction définie sur l'intervalle [0~;~\pi] par

f(x) = \e^x \sin (x).

On note \mathcal{C}_f la courbe représentative de f dans un repère.

PARTIE A

    1. Démontrer que pour tout réel x de l'intervalle [0~;~\pi],

      f'(x) = \e^x[\sin(x) + \cos(x)].
    2. Justifier que la fonction f est strictement croissante sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]
    1. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.
    2. Démontrer que la fonction f est convexe sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].
    3. En déduire que pour tout réel x de l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \e^x \sin (x) \geqslant x.
  1. Justifier que le point d'abscisse \dfrac{\pi}{2} de la courbe représentative de la fonction f est un point d'inflexion.

PARTIE B

On note

I = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \e^x \sin (x)\quad \text{d}x\quad \text{et}\quad J = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \e^x \cos (x)\quad \text{d}x.

  1. En intégrant par parties l'intégrale I de deux manières différentes, établir les deux relations suivantes :

    I= 1+J\quad \text{et}\quad I= \e^{\frac{\pi}{2}} - J.
  2. En déduire que I = \dfrac{1 + \e^{\frac{\pi}{2}}}{2}.
  3. On note g la fonction définie sur \R par g(x) = x.

    Les courbes représentatives des fonctions f et g sont tracées dans le repère orthogonal ci-dessous sur l'intervalle [0~;~\pi].

    Calculer la valeur exacte de l'aire du domaine hachuré situé entre les courbes \mathcal{C}_f et \mathcal{C}_g et les droites d'équation x = 0 et x = \dfrac{\pi}{2}.

    A.P.M.E.P. 012302468 C f C g
Voir la correction

PartieA ; 1.a On considère f(x) = eˣsin(x) sur [0 ; π]. Démontrer que f'(x) = eˣ[sin(x) + cos(x)] sur cet intervalle.

f est un produit de fonctions dérivables : f'(x) = e^{x}\sin(x)+e^{x}\cos(x) = e^{x}[\sin(x)+\cos(x)].

PartieA ; 1.b Justifier que f est strictement croissante sur [0 ; π/2].

Sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \cos(x)\geqslant0 et \sin(x)\geqslant0, et ils ne s'annulent jamais simultanément (\sin ne s'annule qu'en 0 où \cos(0)=1, \cos ne s'annule qu'en \frac{\pi}{2}\sin(\frac{\pi}{2})=1) : donc \sin(x)+\cos(x)>0 sur cet intervalle.
Comme e^{x}>0 pour tout réel x, f'(x)>0 comme produit de deux facteurs strictement positifs : f est strictement croissante sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].

PartieA ; 2.a Déterminer une équation de la tangente T à la courbe de f au point d'abscisse 0.

\begin{aligned}f(0) &= e^{0}\sin(0) \\ &= 0\end{aligned} et f'(0) = e^{0}[\sin(0)+\cos(0)] = 1.
La tangente en 0 a pour équation y=f'(0)x+f(0), soit y=x.

PartieA ; 2.b Démontrer que f est convexe sur [0 ; π/2].

Pour tout réel x : f''(x) = e^{x}[\sin(x)+\cos(x)] + e^{x}[\cos(x)-\sin(x)] = 2e^{x}\cos(x).
Sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \cos(x)\geqslant0 et e^{x}>0, donc f''(x)\geqslant0 : f est convexe sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].

PartieA ; 2.c En déduire que, pour tout réel x de [0 ; π/2], eˣsin(x) \geq x.

La courbe d'une fonction convexe est au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier au-dessus de la tangente T d'équation y=x au point d'abscisse 0.
Donc, pour tout x\in\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], f(x)\geqslant x, c'est-à-dire e^{x}\sin(x)\geqslant x.

PartieA ; 3. Justifier que le point d'abscisse π/2 de la courbe de f est un point d'inflexion.

f''(x)=2e^{x}\cos(x) s'annule en changeant de signe en x=\dfrac{\pi}{2} (positive avant, négative après, car \cos change de signe en \frac{\pi}{2}) : le point d'abscisse \dfrac{\pi}{2} est donc un point d'inflexion de la courbe de f.

PartieB : On note I = ∫₀^{π/2} eˣsin(x) dx et J = ∫₀^{π/2} eˣcos(x) dx. En intégrant par parties de deux manières différentes, établir I = 1 + J et I = e^{π/2} - J.

En posant u(x)=e^{x}, v'(x)=\sin(x) (donc u'(x)=e^{x}, v(x)=-\cos(x)), l'intégration par parties donne : \begin{aligned}\displaystyle I &= \left[-\cos(x)e^{x}\right]_0^{\pi/2} + \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}e^{x}\cos(x)\,\mathrm{d}x \\ &= 0+1+J \\ &= 1+J\end{aligned}
En posant u(x)=\sin(x), v'(x)=e^{x} (donc u'(x)=\cos(x), v(x)=e^{x}), l'intégration par parties donne : \begin{aligned}\displaystyle I &= \left[\sin(x)e^{x}\right]_0^{\pi/2} - \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}e^{x}\cos(x)\,\mathrm{d}x \\ &= e^{\pi/2}-J\end{aligned}
On obtient donc bien I=1+J et I=e^{\pi/2}-J.

PartieB : En déduire que I = (1 + e^{π/2}) / 2.

En additionnant les deux relations : \begin{aligned}2I &= 1+J+e^{\pi/2}-J \\ &= 1+e^{\pi/2}\end{aligned} donc I = \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2}.

PartieB : On note g(x) = x. Calculer l'aire exacte du domaine hachuré entre les courbes de f et g sur [0 ; π/2].

D'après la partie A, f(x)\geqslant g(x) sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], donc l'aire cherchée est \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A} &= \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}(f(x)-x)\,\mathrm{d}x \\ &= I - \left[\dfrac{x^{2}}{2}\right]_0^{\pi/2}\end{aligned}
\begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2} - \dfrac12\left(\dfrac{\pi}{2}\right)^{2} \\ &= \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2} - \dfrac{\pi^{2}}{8}\end{aligned} unités d'aire (\approx1{,}67 u.a.).

L'espace est rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

On considère :

  • \alpha un réel quelconque ;
  • les points A(1 ; 1 ; 0), B(2 ; 1 ; 0) et C(\alpha~;~3~;~\alpha) ;
  • (d) la droite dont une représentation paramétrique est :

    \left\{ \begin{array}{l} x = 1 + t\\ y = \phantom{11} 2t\\ z = \phantom{1}- t \end{array} \right.,\quad t \in \mathbb{R}

Pour chacune des affirmations suivantes, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier la réponse donnée. Une réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.

Affirmation 1 : Pour toutes les valeurs de \alpha, les points A, B et C définissent un plan et un vecteur normal à ce plan est \vect{\jmath}\begin{pmatrix}0\\1\\0\end{pmatrix}.

Affirmation 2 : Il existe exactement une valeur de \alpha telle que les droites (AC) et (d) soient parallèles.

Affirmation 3 : Une mesure de l'angle \widehat{\text{OAB}} est 135°.

Affirmation 4 : Le projeté orthogonal du point A sur la droite (d) est le point H(1 ; 2 ; 2).

Affirmation 5 : La sphère de centre O et de rayon 1 rencontre la droite (d) en deux points distincts.

On rappelle que la sphère de centre \Omega et de rayon r est l'ensemble des points de l'espace situés à une distance r de \Omega.

Voir la correction

L'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne \alpha réel, A(1 ; 1 ; 0), B(2 ; 1 ; 0), C(\alpha ; 3 ; \alpha), et (d) : x=1+t, y=2t, z=-t. Affirmation 1 : pour toute valeur de \alpha, A, B, C définissent un plan dont un vecteur normal est ȷ(0 ; 1 ; 0). Vraie ou fausse ?

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}\alpha-1 \\ 2 \\ \alpha\end{pmatrix} ne sont jamais colinéaires (leurs deuxièmes coordonnées sont 0 et 2) : A, B, C définissent bien un plan quel que soit \alpha.
Le repère étant orthonormé : \begin{aligned}\overrightarrow{AC}\cdot\overrightarrow{\jmath} &= (\alpha-1)\times0+2\times1+\alpha\times0 \\ &= 2 \\ &\neq 0\end{aligned}
\overrightarrow{\jmath} n'est donc pas orthogonal à \overrightarrow{AC}, donc ce n'est pas un vecteur normal au plan (ABC). L'affirmation est fausse.

Affirmation 2 : il existe exactement une valeur de \alpha telle que (AC) et (d) soient parallèles. Vraie ou fausse ?

(d) est dirigée par \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}1 \\ 2 \\ -1\end{pmatrix} et (AC) par \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}\alpha-1 \\ 2 \\ \alpha\end{pmatrix} : ces deux vecteurs ont la même deuxième coordonnée (2), donc pour qu'ils soient colinéaires, il faudrait qu'ils soient égaux.
Cela exigerait \alpha-1=1 (soit \alpha=2) et \alpha=-1 simultanément, ce qui est impossible.
Quel que soit \alpha, les vecteurs ne sont donc jamais colinéaires : l'affirmation est fausse.

Affirmation 3 : une mesure de l'angle OAB est 135^{\circ}. Vraie ou fausse ?

\overrightarrow{AO}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\overrightarrow{AO}\cdot\overrightarrow{AB} &= -1\times1+(-1)\times0+0\times0 \\ &= -1\end{aligned}
\begin{aligned}AO &= \sqrt{(-1)^{2}+(-1)^{2}} \\ &= \sqrt2\end{aligned} et \begin{aligned}AB &= \sqrt{1^{2}} \\ &= 1\end{aligned} donc \begin{aligned}\overrightarrow{AO}\cdot\overrightarrow{AB} &= AO\times AB\times\cos(\widehat{OAB}) \\ &= \sqrt2\cos(\widehat{OAB})\end{aligned}
\begin{aligned}-1 = \sqrt2\cos(\widehat{OAB}) &\iff \cos(\widehat{OAB}) = -\dfrac{1}{\sqrt2} \\ &\iff \cos(\widehat{OAB}) = -\dfrac{\sqrt2}{2}\end{aligned} ce qui correspond à un angle de \pi-\dfrac{\pi}{4}=\dfrac{3\pi}{4}, soit 135^{\circ}. L'affirmation est vraie.

Affirmation 4 : le projeté orthogonal de A sur (d) est le point H(1 ; 2 ; 2). Vraie ou fausse ?

Pour que x_H=1+t avec x_H=1, il faut t=0 ; mais alors \begin{aligned}y &= 2\times0 \\ &= 0 \\ &\neq 2\end{aligned} et \begin{aligned}z &= -0 \\ &= 0 \\ &\neq 2\end{aligned} H ne vérifie pas la représentation paramétrique de (d), donc H n'appartient même pas à (d) : l'affirmation est fausse.

Affirmation 5 : la sphère de centre O et de rayon 1 rencontre (d) en deux points distincts. Vraie ou fausse ?

Un point M_t de (d) vérifie \begin{aligned}OM_t &= \sqrt{(1+t)^{2}+(2t)^{2}+(-t)^{2}} \\ &= \sqrt{6t^{2}+2t+1}\end{aligned}
\begin{aligned}OM_t = 1 &\iff 6t^{2}+2t+1 = 1 \\ &\iff 6t^{2}+2t = 0 \\ &\iff 2t(3t+1) = 0 \\ &\iff t = 0 \end{aligned} ou t=-\dfrac13.
Cette équation a deux solutions distinctes : la sphère rencontre bien (d) en deux points. L'affirmation est vraie.

Trois élèves construisent chacun en vraie grandeur une même figure puis la découpent.

Ils obtiennent ainsi, à eux trois, trois pièces identiques, comme ci-contre.

Le schéma ci-dessous représente la pièce construite par chaque élève avec les indications suivantes:

  • Les droites (AB) et (CG) sont perpendiculaires ;
  • Les points A, C et B sont alignés;
  • L'arc de cercle qui relie le point A au point B a pour centre le point G;
  • AC = CB;
  • CG = 10 cm et BG = 20 cm.
A B C G
  1. Démontrer que la longueur BC mesure environ 17,3 cm.
  2. Quelle est l'aire du triangle BAG ? On donnera une valeur arrondie à l'unité.
    1. Montrer que l'angle \widehat{\text{CGB}} mesure exactement 60°.
    2. En déduire la mesure de l'angle \widehat{\text{AGB}}.
  3. Les trois élèves pensent qu'ils peuvent former un disque complet avec leurs 3 pièces.

    Expliquer pourquoi ils ont raison.
  4. En déduire l'aire de la pièce obtenue par chacun des élèves. On donnera une valeur arrondie à l'unité.
Voir la correction

Troisélèves construisent chacun, en vraie grandeur, la même figure : un triangle ABC avec A, C, B alignés et AC = CB, la droite (CG) perpendiculaire à (AB), et un arc de cercle de centre G reliant A à B. On donne CG = 10 cm et BG = 20 cm. 1. Démontrer que la longueur BC mesure environ 17,3 cm.

Les droites (AB) et (CG) sont perpendiculaires, donc le triangle BCG est rectangle en C.
D'après le théorème de Pythagore : \text{BG}^2 = \text{BC}^2 + \text{CG}^2.
Soit 20^2 = \text{BC}^2 + 10^2, donc \text{BC}^2 = 400 - 100 = 300.
Comme BC est une longueur (donc positive), \text{BC} = \sqrt{300} \approx 17,3 cm (arrondi au millimètre).

2.Quelle est l'aire du triangle BAG, arrondie à l'unité ?

Le point C est le milieu de [AB] (puisque AC = CB), donc \text{AB} = 2\times\text{BC} = 2\sqrt{300}.
La droite (CG) est perpendiculaire à (AB) : c'est donc la hauteur du triangle BAG issue de G, relative à la base [AB].
L'aire du triangle BAG est \dfrac{\text{AB}\times\text{CG}}{2} = \dfrac{2\sqrt{300}\times10}{2} = 10\sqrt{300} = 100\sqrt3 \approx 173 cm^{2} (arrondi à l'unité).

3.a.Montrer que l'angle \widehat{\text{CGB}} mesure exactement 60^{\circ}.

Dans le triangle CGB, rectangle en C, on connaît le côté adjacent CG et l'hypoténuse GB : on utilise donc le cosinus.
\cos\left(\widehat{\text{CGB}}\right) = \dfrac{\text{CG}}{\text{GB}} = \dfrac{10}{20} = 0,5.
Or l'angle dont le cosinus vaut 0,5 mesure exactement 60^{\circ} (on peut aussi utiliser la touche \cos^{-1} de la calculatrice), donc \widehat{\text{CGB}} = 60^{\circ}.

3.b.En déduire la mesure de l'angle \widehat{\text{AGB}}.

G est le centre de l'arc de cercle passant par A et B, donc GA = GB (rayons de l'arc) : le triangle AGB est isocèle en G.
Dans ce triangle isocèle, la droite (CG) est la hauteur issue du sommet principal G ; elle est donc aussi la bissectrice de l'angle \widehat{\text{AGB}}, et coupe cet angle en deux angles égaux, dont \widehat{\text{CGB}}.
On a donc \widehat{\text{AGB}} = 2\times\widehat{\text{CGB}} = 2\times60 = 120^{\circ}.

4.Les trois élèves pensent qu'en assemblant leurs trois pièces, ils peuvent former un disque complet. Expliquer pourquoi ils ont raison.

Un disque complet correspond à un angle plein de 360^{\circ} autour de son centre.
Chaque pièce est une portion de disque de centre G avec un angle au centre \widehat{\text{AGB}} = 120^{\circ}.
En assemblant les trois pièces identiques bord à bord autour du même point G, les trois angles s'additionnent : 3\times120 = 360^{\circ}, ce qui correspond exactement à un disque complet.

5.En déduire l'aire de la pièce obtenue par chacun des élèves, arrondie à l'unité.

Les trois pièces assemblées forment un disque de centre G et de rayon R = \text{GB} = 20 cm.
L'aire de ce disque est \begin{aligned}\pi\times R^2 &= \pi\times20^2 \\ &= 400\pi\end{aligned} cm^{2}.
Les trois pièces étant identiques, chacune a pour aire \dfrac{400\pi}{3} \approx 419 cm^{2} (arrondi à l'unité).

Dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) de l'espace, on considère le plan (P) d'équation: (P) :\quad 2x + 2y - 3z + 1 = 0.

On considère les trois points A, B et C de coordonnées:

A(1 ; 0 ; 1) , B(2~;~- 1~;~1) et C( - 4~;~- 6~;~5) .

Le but de cet exercice est d'étudier le rapport des aires entre un triangle et son projeté orthogonal dans un plan.

Partie A

  1. Pour chacun des points A, B et C, vérifier s'il appartient au plan (P).
  2. Montrer que le point C'(0~;~- 2~;~- 1) est le projeté orthogonal du point C sur le plan (P).
  3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AB).
  4. On admet l'existence d'un unique point H vérifiant les deux conditions

    \left\{\begin{array}{l} \text{H} \in \text{(AB)}\\ \text{(AB) et (HC) sont orthogonales}. \end{array}\right.

    Déterminer les coordonnées du point H.

    A B C C ( P )

Partie B

On admet que les coordonnées du vecteur \vect{\text{HC}} sont : \vect{\text{HC}}\begin{pmatrix}- \frac{11}{2}\\- \frac{11}{2}\\4\end{pmatrix}.

  1. Calculer la valeur exacte de \left\|\vect{\text{HC}}\right\|.
  2. Soit S l'aire du triangle ABC. Déterminer la valeur exacte de S.

Partie C

On admet que HC'= \sqrt{\dfrac{17}{2}}.

  1. Soit \alpha = \widehat{\text{CHC}'}. Déterminer la valeur de \cos(\alpha).
    1. Montrer que les droites (C'H) et (AB) sont perpendiculaires.
    2. Calculer S' l'aire du triangle ABC', on donnera la valeur exacte.
    3. Donner une relation entre S,\: S' et \cos (\alpha).
Voir la correction

PartieA ; 1. Dans un repère orthonormé, (P) : 2x+2y-3z+1=0, et A(1 ; 0 ; 1), B(2 ; -1 ; 1), C(-4 ; -6 ; 5). Vérifier pour chaque point s'il appartient à (P).

A : 2+0-3+1 = 0 : A appartient à (P). B : 4-2-3+1 = 0 : B appartient à (P).
C : \begin{aligned}-8-12-15+1 &= -34 \\ &\neq 0\end{aligned} C n'appartient pas à (P).

PartieA ; 2. Montrer que C′(0 ; -2 ; -1) est le projeté orthogonal de C sur le plan (P).

\overrightarrow{CC'}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -6\end{pmatrix} = 2\overrightarrow{n}, où \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ 2 \\ -3\end{pmatrix} est normal à (P) : la droite (CC′) est orthogonale à (P).
C′ vérifie l'équation de (P) : 0-4+3+1 = 0. ✓ C′ est donc bien le projeté orthogonal de C sur (P).

PartieA ; 3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AB).

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} dirige la droite passant par A : x=1+t, y=-t, z=1, avec t\in\mathbb{R}.

PartieA ; 4. Déterminer les coordonnées du point H de (AB) tel que (AB) et (HC) soient orthogonales.

Pour le point de paramètre t : \overrightarrow{CH}\begin{pmatrix}5+t \\ 6-t \\ -4\end{pmatrix}, et \begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{CH} &= (5+t)-(6-t) \\ &= 2t-1\end{aligned}
L'orthogonalité impose 2t-1=0, soit t=\dfrac12 : H(1{,}5~;~-0{,}5~;~1) (c'est le milieu de [AB]).

PartieB ; 1. On admet \overrightarrow{HC}\begin{pmatrix}-\dfrac{11}{2} \\ -\dfrac{11}{2} \\ 4\end{pmatrix}. Calculer la valeur exacte de \|\overrightarrow{HC}\|.

\begin{aligned}\|\overrightarrow{HC}\| &= \sqrt{\dfrac{121}{4}+\dfrac{121}{4}+16} \\ &= \sqrt{\dfrac{153}{2}}\end{aligned}

PartieB ; 2. Déterminer la valeur exacte de l'aire S du triangle ABC.

H est le pied de la hauteur issue de C : \begin{aligned}S &= \dfrac{AB\times HC}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt2\times\sqrt{\dfrac{153}{2}}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{153}}{2}\end{aligned}

PartieC ; 1. On admet HC′ =\sqrt{\dfrac{17}{2}}. Soit \alpha = \widehat{CHC'}. Déterminer \cos(\alpha).

(CC′) est orthogonale à (P), donc à (C′H) : le triangle CHC′ est rectangle en C′.
\begin{aligned}\cos(\alpha) &= \dfrac{HC'}{HC} \\ &= \dfrac{\sqrt{\dfrac{17}{2}}}{\sqrt{\dfrac{153}{2}}} \\ &= \sqrt{\dfrac{17}{153}} \\ &= \sqrt{\dfrac19} \\ &= \dfrac13\end{aligned}

PartieC ; 2.a Montrer que les droites (C′H) et (AB) sont perpendiculaires.

(CH) est orthogonale à (AB) (définition de H), et (CC′), orthogonale au plan (P), est orthogonale à (AB) qui y est incluse.
(AB) est donc orthogonale à deux droites sécantes du plan (CC′H), donc à ce plan tout entier, et en particulier à (C′H). Ces deux droites étant sécantes en H : elles sont perpendiculaires.

PartieC ; 2.b Calculer S', l'aire du triangle ABC′ (valeur exacte).

[C′H] est la hauteur issue de C′ relative à la base [AB] : S' = \dfrac{AB\times C'H}{2} = \dfrac{\sqrt2\times\sqrt{\dfrac{17}{2}}}{2} = \dfrac{\sqrt{17}}{2}.

PartieC ; 2.c Donner une relation entre S, S' et \cos(\alpha).

\begin{aligned}\dfrac{S'}{S} &= \dfrac{C'H}{CH} \\ &= \cos(\alpha)\end{aligned} autrement dit S' = S\cos(\alpha) : l'aire du triangle projeté est celle du triangle initial multipliée par le cosinus de l'angle entre les deux plans.

On considère la figure ci-contre. On donne les mesures suivantes:

  • AN = 13 cm
  • LN = 5 cm
  • AL = 12 cm
  • ON = 3 cm
  • O appartient au segment [LN]
  • H appartient au segment [NA]

Cettefiguren’estpasàl’échelle. L N A O H

  1. Montrer que le triangle LNA est rectangle en L.
  2. Montrer que la longueur OH est égale à 7,2 cm.
  3. Calculer la mesure de l'angle \widehat{\text{LNA}}. Donner une valeur approchée à l'unité près.
  4. Pourquoi les triangles LNA et ONH sont-ils semblables ?
    1. Quelle est l'aire du quadrilatère LOHA ?
    2. Quelle proportion de l'aire du triangle LNA représente l'aire du quadrilatère LOHA ?
Voir la correction

1.Sur une figure (non tracée à l'échelle), les points L, N, A forment un triangle avec AN = 13 cm, LN = 5 cm, AL = 12 cm ; le point O appartient au segment [LN] avec ON = 3 cm, et le point H appartient au segment [NA], avec (OH) perpendiculaire à (LN). Montrer que le triangle LNA est rectangle en L.

Dans le triangle LNA, le côté le plus long est [AN], avec \begin{aligned}AN^2 &= 13^2 \\ &= 169\end{aligned}
D'autre part, \begin{aligned}LN^2+AL^2 &= 5^2+12^2 \\ &= 25+144 \\ &= 169\end{aligned}
On a bien AN^2 = LN^2+AL^2, donc d'après la réciproque du théorème de Pythagore, le triangle LNA est rectangle en L.

2.Montrer que la longueur OH est égale à 7,2 cm.

Le triangle LNA est rectangle en L, donc (AL)\perp(LN). Or (OH)\perp(LN) d'après l'énoncé.
Les droites (AL) et (OH), toutes deux perpendiculaires à la droite (LN), sont donc parallèles entre elles.
Les droites (NA) et (NL) sont sécantes en N, avec O sur [NL] et H sur [NA] : les conditions du théorème de Thalès sont réunies pour les triangles NOH et NLA.
D'après le théorème de Thalès, \begin{aligned}\dfrac{NO}{NL} &= \dfrac{NH}{NA} \\ &= \dfrac{OH}{LA}\end{aligned} soit \dfrac{3}{5} = \dfrac{OH}{12}, d'où OH = \dfrac{3\times12}{5} = \dfrac{36}{5} = 7,2 cm.

3.Calculer la mesure de l'angle \widehat{\text{LNA}}, arrondie au degré.

Dans le triangle LNA rectangle en L, l'angle \widehat{\text{LNA}} a pour côté adjacent [LN] et pour hypoténuse [NA].
D'après SOH-CAH-TOA, \begin{aligned}\cos\widehat{\text{LNA}} &= \dfrac{LN}{NA} \\ &= \dfrac{5}{13}\end{aligned}
Donc \begin{aligned}\widehat{\text{LNA}} &= \cos^{-1}\left(\dfrac{5}{13}\right) \\ &\approx 67{,}38^{\circ}\end{aligned} soit environ 67^{\circ}.

4.Pourquoi les triangles LNA et ONH sont-ils semblables ?

Les triangles LNA et ONH ont en commun l'angle \widehat{\text{LNA}}=\widehat{\text{ONH}} (même sommet N).
De plus, le triangle LNA est rectangle en L et, d'après la question 2, (OH)\perp(LN) donc le triangle ONH est rectangle en O : \begin{aligned}\widehat{\text{NLA}} &= \widehat{\text{NOH}} \\ &= 90^{\circ}\end{aligned}
Les triangles LNA et ONH ont donc deux paires d'angles de même mesure : ils sont semblables.

5.aQuelle est l'aire du quadrilatère LOHA ?

On calcule d'abord l'aire du triangle LNA, rectangle en L : \begin{aligned}\mathcal{A}_{\text{LNA}} &= \dfrac{LN\times LA}{2} \\ &= \dfrac{5\times12}{2} \\ &= 30\end{aligned} cm^{2}.
On calcule ensuite l'aire du triangle ONH, rectangle en O : \begin{aligned}\mathcal{A}_{\text{ONH}} &= \dfrac{ON\times OH}{2} \\ &= \dfrac{3\times7{,}2}{2} \\ &= 10{,}8\end{aligned} cm^{2}.
Le quadrilatère LOHA s'obtient en retirant le triangle ONH du triangle LNA : \mathcal{A}_{\text{LOHA}} = \mathcal{A}_{\text{LNA}} - \mathcal{A}_{\text{ONH}} = 30-10{,}8 = 19,2 cm^{2}.

5.bQuelle proportion de l'aire du triangle LNA représente l'aire du quadrilatère LOHA ?

On calcule le quotient des deux aires : \begin{aligned}\dfrac{\mathcal{A}_{\text{LOHA}}}{\mathcal{A}_{\text{LNA}}} &= \dfrac{19{,}2}{30} \\ &= 0{,}64\end{aligned}
L'aire du quadrilatère LOHA représente donc 0{,}64 = \dfrac{64}{100}, soit 64 % de l'aire du triangle LNA.

Bac Terminale 2022 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Dans l'espace, rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), on considère les points :

\text{A}(2~;~0~;~3),\: \text{B}(0~;~2~;~1), \text{C}(-1~;~-1~;~2)\:\: \text{et D}(3~;~-3~;~ -1).

  1. Calcul d'un angle
    1. Calculer les coordonnées des vecteurs \vect{\text{AB}} et \vect{\text{AC}} et en déduire que les points A, B et C ne sont pas alignés.
    2. Calculer les longueurs AB et AC.
    3. À l'aide du produit scalaire \vect{\text{AB}}\cdot \vect{\text{AC}}, déterminer la valeur du cosinus de l'angle \widehat{\text{BAC}} puis donner une valeur approchée de la mesure de l'angle \widehat{\text{BAC}} au dixième de degré.
  2. Calcul d'une aire
    1. Déterminer une équation du plan \mathcal{P} passant par le point C et perpendiculaire à la droite (AB).
    2. Donner une représentation paramétrique de la droite (AB).
    3. En déduire les coordonnées du projeté orthogonal E du point C sur la droite (AB), c'est-à-dire du point d'intersection de la droite (AB) et du plan \mathcal{P}
    4. Calculer l'aire du triangle ABC.
  3. Calcul d'un volume
    1. Soit le point F(1~;~-1~;~3). Montrer que les points A, B, C et F sont coplanaires.
    2. Vérifier que la droite (FD) est orthogonale au plan (ABC).
    3. Sachant que le volume d'un tétraèdre est égal au tiers de l'aire de sa base multiplié par sa hauteur, calculer le volume du tétraèdre ABCD.
Voir la correction

1.aDans l'espace muni d'un repère orthonormé, on donne A(2 ; 0 ; 3), B(0 ; 2 ; 1), C(-1 ; -1 ; 2) et D(3 ; -3 ; -1). Calculer les coordonnées des vecteurs \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AC}, et en déduire que les points A, B et C ne sont pas alignés.

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-2 \\ 2 \\ -2\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-3 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, car leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles : \dfrac{-2}{-3}\neq\dfrac{2}{-1}.
Les vecteurs \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AC} ne sont donc pas colinéaires, donc les points A, B et C ne sont pas alignés.

1.bCalculer les longueurs AB et AC.

\begin{aligned}AB^2 &= (-2)^2+2^2+(-2)^2 \\ &= 4+4+4 \\ &= 12\end{aligned} donc \begin{aligned}AB &= \sqrt{12} \\ &= 2\sqrt3\end{aligned}
\begin{aligned}AC^2 &= (-3)^2+(-1)^2+(-1)^2 \\ &= 9+1+1 \\ &= 11\end{aligned} donc AC = \sqrt{11}.

1.cÀ l'aide du produit scalaire \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}, déterminer le cosinus de l'angle \widehat{BAC}, puis une valeur approchée de sa mesure au dixième de degré.

\begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} &= (-2)\times(-3)+2\times(-1)+(-2)\times(-1) \\ &= 6-2+2 \\ &= 6\end{aligned}
Or, par définition du produit scalaire, \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} = AB\times AC\times\cos\left(\widehat{BAC}\right).
Donc \begin{aligned}6 = 2\sqrt3\times\sqrt{11}\times\cos\left(\widehat{BAC}\right) &\iff \cos\left(\widehat{BAC}\right) = \dfrac{6}{2\sqrt{33}} \\ &\iff \cos\left(\widehat{BAC}\right) = \dfrac{3}{\sqrt{33}}\end{aligned}
La calculatrice donne alors \widehat{BAC}\approx 58,5^{\circ} au dixième de degré près.

2.aDéterminer une équation du plan \mathcal{P} passant par le point C et perpendiculaire à la droite (AB).

Un point M(x~;~y~;~z) appartient à \mathcal{P} si, et seulement si, \overrightarrow{CM}\cdot\overrightarrow{AB} = 0, puisque \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-2 \\ 2 \\ -2\end{pmatrix} est un vecteur normal à \mathcal{P}.
Avec \overrightarrow{CM}\begin{pmatrix}x+1 \\ y+1 \\ z-2\end{pmatrix}, cette condition s'écrit -2(x+1)+2(y+1)-2(z-2) = 0.
En divisant par -2 : \begin{aligned}(x+1)-(y+1)+(z-2) = 0 &\iff x-y+z-2 = 0 \end{aligned}
Une équation du plan \mathcal{P} est donc x-y+z-2=0.

2.bDonner une représentation paramétrique de la droite (AB).

La droite (AB) passe par A(2 ; 0 ; 3) et admet \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-2 \\ 2 \\ -2\end{pmatrix}, ou plus simplement le vecteur colinéaire \begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix}, comme vecteur directeur.
Une représentation paramétrique de (AB) est donc : \begin{cases}x = 2-t\\y = t\\z = 3-t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

2.cEn déduire les coordonnées du projeté orthogonal E du point C sur la droite (AB), c'est-à-dire du point d'intersection de la droite (AB) et du plan \mathcal{P}.

Les coordonnées de E vérifient à la fois l'équation de \mathcal{P} et la représentation paramétrique de (AB). On remplace x, y, z par leurs expressions en fonction de t dans l'équation de \mathcal{P} :
\begin{aligned}(2-t)-t+(3-t)-2 = 0 &\iff 3-3t = 0 \\ &\iff t = 1 \end{aligned}
En remplaçant t=1 dans la représentation paramétrique : \begin{aligned}x &= 2-1 \\ &= 1\end{aligned} y=1, \begin{aligned}z &= 3-1 \\ &= 2\end{aligned}
Donc, E a pour coordonnées (1 ; 1 ; 2).

2.dCalculer l'aire du triangle ABC.

\overrightarrow{BC}\begin{pmatrix}-1 \\ -3 \\ 1\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}BC^2 &= (-1)^2+(-3)^2+1^2 \\ &= 1+9+1 \\ &= 11\end{aligned} d'où BC = \sqrt{11}.
Comme \begin{aligned}AC &= BC \\ &= \sqrt{11}\end{aligned} le triangle ABC est isocèle en C. Puisque E est le projeté orthogonal de C sur la droite (AB), le segment [CE] est donc la hauteur issue de C dans ce triangle isocèle.
\overrightarrow{CE}\begin{pmatrix}2 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}CE^2 &= 2^2+2^2+0^2 \\ &= 8\end{aligned} d'où \begin{aligned}CE &= \sqrt8 \\ &= 2\sqrt2\end{aligned}
L'aire du triangle ABC vaut donc \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{ABC}) &= \dfrac{AB\times CE}{2} \\ &= \dfrac{2\sqrt3\times2\sqrt2}{2} \\ &= 2\sqrt6\end{aligned}

3.aSoit le point F(1 ; -1 ; 3). Montrer que les points A, B, C et F sont coplanaires.

Les points A, B, C, F sont coplanaires si, et seulement si, il existe deux réels \alpha et \beta tels que \overrightarrow{AF} = \alpha\,\overrightarrow{AB}+\beta\,\overrightarrow{AC}.
\overrightarrow{AF}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix}. Le système à résoudre, en utilisant les deux premières coordonnées, est \begin{cases}-1 = -2\alpha-3\beta\\-1 = 2\alpha-\beta\end{cases}.
De la deuxième équation, \beta = 2\alpha+1. En reportant dans la première : \begin{aligned}-1 &= -2\alpha-3(2\alpha+1) \\ &= -2\alpha-6\alpha-3 \\ &= -8\alpha-3\end{aligned} d'où 8\alpha = -2, soit \alpha = -\dfrac14, puis \begin{aligned}\beta &= 2\times\left(-\dfrac14\right)+1 \\ &= \dfrac12\end{aligned}
On vérifie avec la troisième coordonnée : \begin{aligned}\alpha\times(-2)+\beta\times(-1) &= -\dfrac14\times(-2)+\dfrac12\times(-1) \\ &= \dfrac12-\dfrac12 \\ &= 0\end{aligned} ce qui correspond bien à la troisième coordonnée de \overrightarrow{AF}, qui vaut 0.
Donc \overrightarrow{AF} = -\dfrac14\,\overrightarrow{AB}+\dfrac12\,\overrightarrow{AC} : les points A, B, C et F sont coplanaires.

3.bVérifier que la droite (FD) est orthogonale au plan (ABC).

\overrightarrow{FD}\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ -4\end{pmatrix} (puisque D(3 ; -3 ; -1) et F(1 ; -1 ; 3)).
\begin{aligned}\overrightarrow{FD}\cdot\overrightarrow{AB} &= 2\times(-2)+(-2)\times2+(-4)\times(-2) \\ &= -4-4+8 \\ &= 0\end{aligned}
\begin{aligned}\overrightarrow{FD}\cdot\overrightarrow{AC} &= 2\times(-3)+(-2)\times(-1)+(-4)\times(-1) \\ &= -6+2+4 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur \overrightarrow{FD} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC), donc il est orthogonal à ce plan : la droite (FD) est bien orthogonale au plan (ABC).

3.cSachant que le volume d'un tétraèdre est égal au tiers de l'aire de sa base multipliée par sa hauteur, calculer le volume du tétraèdre ABCD.

Prenons pour base le triangle ABC, d'aire \mathcal{A}(\text{ABC}) = 2\sqrt6 (question 2.d). Comme (FD) est orthogonale au plan (ABC) et que F appartient à ce plan (question 3.a), la longueur FD est la hauteur du tétraèdre relative à cette base.
\begin{aligned}FD^2 &= 2^2+(-2)^2+(-4)^2 \\ &= 4+4+16 \\ &= 24\end{aligned} donc \begin{aligned}FD &= \sqrt{24} \\ &= 2\sqrt6\end{aligned}
Le volume du tétraèdre ABCD est donc \begin{aligned}\mathcal{V} &= \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{ABC})\times FD \\ &= \dfrac13\times2\sqrt6\times2\sqrt6 \\ &= \dfrac{4\times6}{3} \\ &= 8\end{aligned}
Donc, le volume du tétraèdre ABCD vaut 8 (en unités de volume).

La figure ci-contre est dessinée à main levée. On donne les informations suivantes :

  • ABC est un triangle tel que : AC = 10,4 cm, AB = 4 cm et BC = 9,6 cm ;
  • les points A, L et C sont alignés ;
  • les points B, K et C sont alignés ;
  • la droite (KL) est parallèle à la droite (AB) ;
  • CK = 3 cm.
A B C L K
  1. À l'aide d'instruments de géométrie, construire la figure en vraie grandeur sur la copie en laissant apparents les traits de construction.
  2. Prouver que le triangle ABC est rectangle en B.
  3. Calculer la longueur CL en cm.
  4. À l'aide de la calculatrice, calculer une valeur approchée de la mesure de l'angle \widehat{\text{CAB}}, au degré près.
Voir la correction

1.Le triangle ABC est dessiné à main levée avec AC = 10,4 cm, AB = 4 cm et BC = 9,6 cm. Les points A, L, C sont alignés, ainsi que B, K, C, avec (KL) parallèle à (AB) et CK = 3 cm. Construire la figure en vraie grandeur.

Cette construction se réalise aux instruments : on trace le triangle ABC avec les longueurs données, puis le point K sur [BC] tel que CK = 3 cm, puis la parallèle à (AB) passant par K, qui coupe [AC] en L.

2.Prouver que le triangle ABC est rectangle en B.

D'une part, \begin{aligned}AC^2 &= 10{,}4^2 \\ &= 108{,}16\end{aligned}
D'autre part, \begin{aligned}AB^2+BC^2 &= 4^2+9{,}6^2 \\ &= 16+92{,}16 \\ &= 108{,}16\end{aligned}
On a donc AC^2 = AB^2+BC^2, l'égalité de Pythagore est vérifiée.
Donc, d'après la réciproque du théorème de Pythagore, le triangle ABC est rectangle en B.

3.Calculer la longueur CL en cm.

Les points A, L, C sont alignés et les points B, K, C sont alignés dans le même ordre.
Les droites (KL) et (AB) sont parallèles.
Or, d'après le théorème de Thalès, \begin{aligned}\dfrac{CK}{CB} &= \dfrac{CL}{CA} \\ &= \dfrac{KL}{BA}\end{aligned}
On a donc \dfrac{CK}{CB} = \dfrac{CL}{CA}, soit \dfrac{3}{9{,}6} = \dfrac{CL}{10{,}4},
d'où CL = \dfrac{3\times10{,}4}{9{,}6} = \dfrac{31{,}2}{9{,}6} = 3,25 cm.

4.À la calculatrice, calculer une valeur approchée de la mesure de l'angle \widehat{CAB}, au degré près.

Dans le triangle ABC rectangle en B, d'après la définition du cosinus (CAH) : \begin{aligned}\cos(\widehat{CAB}) &= \dfrac{AB}{AC} \\ &= \dfrac{4}{10{,}4} \\ &\approx 0{,}385\end{aligned} La calculatrice donne alors \widehat{CAB} \approx 67^{\circ} au degré près.