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Annales officielles · Logimaths

Fonctions affines : Tous les exercices

34 exercices officiels tirés des annales, un par sujet.

Un centre de loisirs organise pour les jeunes d'une commune des activités pendant les vacances.

Pour s'inscrire dans ce centre de loisirs, plusieurs tarifs sont proposés :

  • Tarif A : on paie 5,50 € par demi-journée passée dans le centre de loisirs ;
  • Tarif B : on paie un abonnement annuel de 15 € puis 3,50 € pour chaque demi-journée passée dans le centre ;
  • Tarif C : on paie un forfait annuel de 64 € donnant accès à autant de demi-journées que l'on veut.

  1. Quel est le prix pour 12 demi-journées avec le tarif B ?
  2. On désigne par x le nombre de demi-journées passées dans le centre de loisirs. On considère les trois fonctions f,\quad g, et h suivantes :

    f : x \longmapsto 15 + 3,5x\quad g : x \longmapsto 64\quad h : x \longmapsto 5,5x

    Sans justifier, associer chacune de ces fonctions au tarif qu'elle représente.
  3. Le graphique ci-dessous représente les fonctions f,\quad g, et h. Sans justifier, associer à chaque représentation graphique (d_1), (d_2) et (d_3) la fonction f, g ou h correspondante.

    Prixen e 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 10 20 30 40 50 60 70 80 ( d 2 ) ( d 3 ) ( d 1 )
  4. La droite (d_1) représente-t-elle une situation de proportionnalité ?

    Détailler la réponse en précisant la démarche.
  5. Lire graphiquement le nombre de demi-journées à partir duquel le tarif B devient plus avantageux que le tarif A. Aucune justification n'est demandée.
  6. On a réalisé dans un tableur le tableau de valeurs correspondant au tarif B suivant le nombre de demi-journées de présence.

    ABCDEFGHIJKLMNOPQ
    1Nombre de demi-journées d'activités12345678910111213141516
    2Tarif B en €18,52225,52932,53639,54346,55053,55760,56467,571


    1. Parmi les trois formules proposées ci-dessous, recopier celle qui a été saisie dans la cellule \textsf{B2}, puis étirée vers la droite pour compléter le tableau.

      =15+3,5*x=15+3,5*1=15+3,5*B1
    2. En utilisant le tableau de valeurs ci-dessus, déterminer le nombre de demi-journées à partir duquel le tarif C devient plus avantageux que le tarif B. Aucune justification n'est demandée.
Voir la correction

1.Quel est le prix pour 12 demi-journées avec le tarif B ?

15 + 3{,}50 \times 12 = 15 + 42 = 57 €.

2.Associer chacune des fonctions f, g et h au tarif qu'elle représente.

f : x \mapsto 15 + 3,5x représente le tarif B (abonnement 15 € puis 3,50 € par demi-journée).
g : x \mapsto 64 représente le tarif C (forfait fixe de 64 €).
h : x \mapsto 5,5x représente le tarif A (5,50 € par demi-journée).

3.Associer à chaque droite (d1), (d2), (d3) la fonction correspondante.

(d1) part de 15 sur l'axe des prix : c'est f.
(d2) est horizontale à 64 : c'est g.
(d3) passe par l'origine : c'est h.

4.La droite (d1) représente-t-elle une situation de proportionnalité ?

Une situation de proportionnalité est représentée par une droite qui passe par l'origine du repère.
La droite (d1) coupe l'axe des ordonnées à 15, elle ne passe pas par l'origine.
Donc (d1) ne représente pas une situation de proportionnalité.

5.Lire graphiquement le nombre de demi-journées à partir duquel le tarif B devient plus avantageux que le tarif A.

Les droites (d1) et (d3) se coupent entre 7 et 8 demi-journées (pour un prix d'environ 41 €).
Le tarif B devient plus avantageux à partir de 8 demi-journées.

6.aQuelle formule a été saisie dans la cellule B2 puis étirée vers la droite ?

On saisit = 15 + 3,5*B1 dans la cellule B2.

6.bÀ partir de combien de demi-journées le tarif C devient-il plus avantageux que le tarif B ?

Dans le tableau, le tarif B vaut 64 € pour 14 demi-journées (égalité avec le tarif C), puis 67,50 € pour 15.
Le tarif C devient plus avantageux à partir de 15 demi-journées.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On étudie le fonctionnement d'un système de chauffage installé dans une pièce.

Ce système se déclenche automatiquement dès que la température de la pièce est inférieure ou égale à 18 °C (degrés Celsius), et s'éteint lorsqu'elle atteint 20 °C.

Partie A : Phase de chauffage Pour une température de la pièce variant de 18 °C à 20 °C, le système de chauffage fonctionne en continu. La température de la pièce augmente progressivement.

Dans cette partie, on modélise la température de la pièce, en degré Celsius, à l'instant t, exprimé en dizaines de minutes, par une fonction T définie sur [0 ;+\infty[.

On admet que la fonction T est :

  • dérivable sur [0 ;+\infty[;
  • solution de l'équation différentielle (E):\quad y'=-0,035 y+0,91y est une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0 ;+\infty[.

On note T' la fonction dérivée de la fonction T.

On suppose qu'au début de l'étude, la température de la pièce est de 18 °C.

Ainsi T(0)=18.

  1. Donner les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0 ; +\infty[.
  2. En déduire que, pour tout nombre réel t appartenant à l'intervalle [0 ;+\infty[, on a : T(t)=26-8 \e^{-0,035 t}.
  3. Selon ce modèle, déterminer au bout de combien de temps la pièce atteindra la température de 20 °C.

    On exprimera le résultat en heures et minutes arrondi à la minute.
  4. Si une panne du système de chauffage l'empêche de s'éteindre lorsque la température de la pièce atteint 20 °C, la température de la pièce pourra-t-elle dépasser 28 °C selon ce modèle ?

    Justifier.

Partie B: Phase de refroidissement Lorsque la pièce atteint la température de 20 °C, le système de chauffage s'éteint et la pièce refroidit.

On modélise la température de la pièce par la suite (u_{n}) définie par u_{0}=20 et pour tout entier naturel n : u_{n+1}=0,965 u_{n}+0,35+0,07 \e^{-0,1 n} ,n est un nombre entier exprimant le temps écoulé en dizaines de minutes.

  1. Montrer que u_{1}=19,72.
  2. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a u_{n}>10.

On admet que la suite (u_{n}) est décroissante.

  1. En déduire que la suite (u_{n}) est convergente.
  2. On note \ell la limite de la suite \left(u_{n}\right).

    1. Justifier que cette limite est solution de l'équation x=0,965 x+0,35.
    2. Déterminer \ell et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  3. On rappelle que le système de chauffage se met en marche automatiquement dès que la température de la pièce, est inférieure ou égale à 18 °C.
    1. Recopier et compléter les lignes 4,5 et 6 du programme écrit en langage Python ci-dessous, afin qu'il renvoie le nombre de dizaines de minutes à partir duquel le système de chauffage se remettra en marche.
      1.	 def marche() :
      2.	    n = 0
      3.	    u = 20
      4.	    while ... :
      5.	       u = ...
      6.	       n = ...
      7.	    return n
    2. Déterminer le temps, en dizaines de minutes, à partir duquel le système de chauffage se remettra en marche.
Voir la correction

A.1Donner les solutions de l'équation différentielle (E) : y' = -0,035y + 0,91 sur [0 ; +\infty[.

(E) est une équation différentielle linéaire du premier ordre de la forme y' = ay + b avec a = -0{,}035 et b = 0{,}91.
La solution constante particulière vérifie 0 = -0{,}035 y_p + 0{,}91, soit \begin{aligned}y_p &= \dfrac{0{,}91}{0{,}035} \\ &= 26\end{aligned}
Les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[ sont les fonctions t \mapsto K e^{-0{,}035t} + 26, où K est une constante réelle.

A.2En déduire que, pour tout réel t de [0 ; +\infty[, T(t) = 26 - 8e^{-0{,}035t}.

D'après la question précédente, T(t) = K e^{-0{,}035t} + 26.
Comme T(0) = 18 : K e^{0} + 26 = 18, soit \begin{aligned}K &= 18 - 26 \\ &= -8\end{aligned}
Donc, pour tout t \in [0 ; +\infty[, T(t) = -8e^{-0{,}035t} + 26 = 26 - 8e^{-0{,}035t}.

A.3Déterminer au bout de combien de temps la pièce atteindra 20^{\circ}C (en heures et minutes, arrondi à la minute).

On résout T(t) = 20 : 26 - 8e^{-0{,}035t} = 20, soit 8e^{-0{,}035t} = 6, soit e^{-0{,}035t} = 0{,}75.
-0{,}035t = \ln(0{,}75), donc \begin{aligned}t &= \dfrac{-\ln(0{,}75)}{0{,}035} \\ &\approx 8{,}22\end{aligned} dizaines de minutes, soit environ 82,2 minutes.
82{,}2 minutes \approx 1 h 22 min.

A.4Si le système ne s'éteignait pas à 20^{\circ}C, la température pourrait-elle dépasser 28^{\circ}C selon ce modèle ?

Pour tout t \geq 0, e^{-0{,}035t} > 0, donc T(t) = 26 - 8e^{-0{,}035t} < 26.
La température modélisée par T reste donc toujours strictement inférieure à 26^{\circ}C, quelle que soit la durée de chauffe.
Non, selon ce modèle, la température de la pièce ne pourra jamais dépasser 28^{\circ}C (elle ne dépasse même jamais 26^{\circ}C).

B.1Montrer que u1 = 19,72.

u_1 = 0{,}965 \times u_0 + 0{,}35 + 0{,}07e^{-0{,}1 \times 0} = 0{,}965 \times 20 + 0{,}35 + 0{,}07 \times 1 = 19{,}3 + 0{,}35 + 0{,}07 = 19,72.

B.2Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a un > 10.

Initialisation : u_0 = 20 > 10, la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que u_n > 10 pour un entier n donné. Montrons que u_{n+1} > 10.
u_{n+1} = 0{,}965 u_n + 0{,}35 + 0{,}07e^{-0{,}1n}. Comme u_n > 10, on a 0{,}965 u_n > 9{,}65.
De plus, 0{,}07e^{-0{,}1n} > 0 pour tout n (une exponentielle est toujours strictement positive).
Donc u_{n+1} > 9{,}65 + 0{,}35 + 0 = 10 : la propriété est vraie au rang n+1.
Par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, on a u_n > 10.

B.3En déduire que la suite (un) est convergente.

La suite (u_n) est décroissante (admis dans l'énoncé) et minorée par 10 (question précédente) : d'après le théorème de convergence monotone, la suite (u_n) est convergente.

B.4.aJustifier que la limite \ell est solution de l'équation x = 0,965x + 0,35.

Comme (u_n) converge vers \ell, la suite (u_{n+1}) converge aussi vers \ell.
De plus, e^{-0{,}1n} \to 0 quand n \to +\infty.
En passant à la limite dans la relation u_{n+1} = 0{,}965 u_n + 0{,}35 + 0{,}07e^{-0{,}1n}, on obtient \ell = 0{,}965\ell + 0{,}35.

B.4.bDéterminer \ell et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

\ell - 0{,}965\ell = 0{,}35, soit 0{,}035\ell = 0{,}35, soit \ell = \dfrac{0{,}35}{0{,}035} = 10.
Interprétation : si le chauffage ne se remettait jamais en marche, la température de la pièce se rapprocherait indéfiniment de 10^{\circ}C sans jamais l'atteindre.

B.5.aRecopier et compléter les lignes 4, 5 et 6 du programme Python pour qu'il renvoie le nombre de dizaines de minutes à partir duquel le chauffage se remet en marche.

  • Ligne 4 : while u > 18 :
  • Ligne 5 : u = 0.965*u + 0.35 + 0.07*math.exp(-0.1*n)
  • Ligne 6 : n = n + 1

B.5.bDéterminer le temps, en dizaines de minutes, à partir duquel le système de chauffage se remettra en marche.

En calculant successivement les termes de la suite, on obtient u_7 \approx 18{,}14 (encore supérieur à 18) puis u_8 \approx 17{,}90 (inférieur à 18).
Le chauffage se remet donc en marche à partir de n = 8 dizaines de minutes, soit 80 minutes (1 h 20 min) après le début du refroidissement.

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On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]-1 ;+\infty[ par : f(x)=a+\dfrac{b \ln (x+1)}{x+1}.a et b sont des réels, et ln désigne la fonction logarithme népérien.

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]-1 ; +\infty [.

On note f' sa fonction dérivée et f'' sa fonction dérivée seconde.

Partie A L'objectif de cette partie est de déterminer les valeurs de a et b de sorte que la courbe représentative de la fonction f sur ]-1 ;+\infty[ corresponde à celle tracée dans le repère orthonormé ci-dessous :

0 1 1 A T A

On précise que la droite T_{\mathrm{A}} est la tangente à la courbe représentative de la fonction f au point A(0 ; 1).

  1. Justifier que a=1.
  2. En utilisant le graphique :
    1. Donner la valeur de f'(0).

      Justifier.
    2. Donner le signe de f''(1).

      Justifier.
    1. Montrer que pour tout réel x appartenant à ]-1 ;+\infty[, on a : f'(x)=\dfrac{b(1-\ln (x+1))}{(x+1)^{2}}
    2. En déduire la valeur de b.

Partie B On admet dans la suite de l'exercice que la fonction f est définie sur ]-1 ;+\infty[ par : f(x)=1+\dfrac{4 \ln (x+1)}{x+1}

  1. Justifier que la droite d'équation y=1 est asymptote à la courbe représentative de la fonction f.
  2. Résoudre l'inéquation 1-\ln (x+1)>0 sur ]-1 ;+\infty[.
  3. On admet que \lim\limits_{x \to -1} f(x)=-\infty.

    Dresser le tableau de variation complet de la fonction f en indiquant la valeur exacte de son extremum.

    Justifier.
  4. Montrer que l'équation f(x)=1,5 admet une unique solution dans l'intervalle [2 ; +\infty[.

    En donner une valeur arrondie à 10^{-1}.
    1. Montrer que : \int_{0}^{2} \dfrac{\ln (x+1)}{x+1} \d x=\dfrac{1}{2}\big(\ln 3\big)^{2}.
    2. En déduire l'aire, en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe représentative de la fonction f, l'axe des ordonnées et la droite d'équation x=2.
Voir la correction

A.1Justifier que a = 1.

Le point A(0 ; 1) appartient à la courbe, donc f(0) = 1. Or \begin{aligned}f(0) &= a + \dfrac{b\ln(1)}{1} \\ &= a + 0 \\ &= a\end{aligned} Donc a = 1.

A.2.aEn utilisant le graphique, donner la valeur de f'(0). Justifier.

La tangente T_A passe par A(0 ; 1) et semble également passer par le point de coordonnées (0{,}5 ; 3) (lecture graphique).
Son coefficient directeur est donc \begin{aligned}\dfrac{3-1}{0{,}5-0} &= \dfrac{2}{0{,}5} \\ &= 4\end{aligned}
f'(0) = 4 (coefficient directeur de la tangente en A).

A.2.bEn utilisant le graphique, donner le signe de f''(1). Justifier.

Le graphique montre que la courbe atteint son maximum peu avant x = 1, puis décroît en restant concave (tournée vers le bas) au voisinage de x = 1.
Le signe de f''(1) correspond donc au sens de variation de f' (la pente) à cet endroit, qui diminue juste après le maximum.
f''(1) est négatif.

A.3.aMontrer que, pour tout réel x appartenant à ]-1 ; +\infty[, on a f'(x) = b(1 - ln(x+1))/(x+1)^{2}.

On dérive \dfrac{\ln(x+1)}{x+1} par la formule du quotient \left(\dfrac{u}{v}\right)' = \dfrac{u'v - uv'}{v^{2}} avec u = \ln(x+1) et v = x+1.
u' = \dfrac{1}{x+1} et v' = 1, donc u'v - uv' = \dfrac{1}{x+1} \times (x+1) - \ln(x+1) \times 1 = 1 - \ln(x+1).
Donc f'(x) = b \times \dfrac{1 - \ln(x+1)}{(x+1)^{2}}.

A.3.bEn déduire la valeur de b.

D'après la question 2.a, f'(0) = 4. Or f'(0) = b \times \dfrac{1 - \ln(1)}{1^{2}} = b \times 1 = b. Donc b = 4.

B.1Justifier que la droite d'équation y = 1 est asymptote à la courbe représentative de f.

Quand x \to +\infty, on sait que \dfrac{\ln(x+1)}{x+1} \to 0 (limite usuelle du type \dfrac{\ln(t)}{t} \to 0 quand t \to +\infty).
Donc \begin{aligned}f(x) &= 1 + \dfrac{4\ln(x+1)}{x+1} \to 1 + 0 \\ &= 1\end{aligned} quand x \to +\infty.
La droite d'équation y = 1 est donc asymptote horizontale à la courbe représentative de f en +\infty.

B.2Résoudre l'inéquation 1 - ln(x+1) > 0 sur ]-1 ; +\infty[.

{1 - \ln(x+1) > 0 \Leftrightarrow \ln(x+1) < 1 \Leftrightarrow x + 1 < e} (la fonction ln étant strictement croissante), soit x < e - 1.
L'ensemble des solutions, en tenant compte du domaine x > -1, est ]-1 ; e-1[.

B.3Dresser le tableau de variation complet de f, en indiquant la valeur exacte de son extremum.

Le signe de f'(x) = \dfrac{4(1-\ln(x+1))}{(x+1)^{2}} est celui de 1-\ln(x+1) (le dénominateur est toujours positif).
D'après la question précédente, f'(x) > 0 sur ]-1 ; e-1[ et f'(x) < 0 sur ]e-1 ; +\infty[ : f est donc croissante puis décroissante, avec un maximum en x = e-1.
\begin{aligned}f(e-1) &= 1 + \dfrac{4\ln(e)}{e} \\ &= 1 + \dfrac{4}{e}\end{aligned} (valeur exacte du maximum).
Aux bornes : \lim_{x \to -1} f(x) = -\infty (admis) et \lim_{x \to +\infty} f(x) = 1 (question B.1).
Tableau : f décroît de -\infty à -1 (exclu), croît de -\infty à 1+\dfrac{4}{e} sur ]-1 ; e-1], puis décroît de 1+\dfrac{4}{e} vers 1 (sans l'atteindre) sur [e-1 ; +\infty[.

B.4Montrer que l'équation f(x) = 1,5 admet une unique solution dans [2 ; +\infty[. En donner une valeur approchée à 10^{-1}.

Sur [2 ; +\infty[ (inclus dans ]e-1 ; +\infty[ puisque e-1 \approx 1{,}72 < 2), f est continue et strictement décroissante.
\begin{aligned}f(2) &= 1 + \dfrac{4\ln(3)}{3} \\ &\approx 2{,}46\end{aligned} et \lim_{x \to +\infty} f(x) = 1.
Comme 1{,}5 est compris entre ces deux valeurs, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x) = 1,5 admet une unique solution dans [2 ; +\infty[.
À l'aide de la calculatrice, on trouve une valeur approchée de cette solution : x_0 \approx 25,1.

B.5.aMontrer que l'intégrale de ln(x+1)/(x+1) entre 0 et 2 est égale à (\dfrac{1}{2})(ln3)^{2}.

On pose u = \ln(x+1), donc du = \dfrac{1}{x+1}dx ; quand x=0, \begin{aligned}u &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned} et quand x=2, u=\ln(3).
\displaystyle \int\limits_0^2 \dfrac{\ln(x+1)}{x+1}dx = \int\limits_0^{\ln(3)} u \, du = \left[\dfrac{u^{2}}{2}\right]_0^{\ln(3)} = \dfrac{(\ln 3)^{2}}{2} - 0 = \dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2}.

B.5.bEn déduire l'aire, en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe de f, l'axe des ordonnées et la droite d'équation x = 2.

Sur [0 ; 2], la fonction f est strictement positive (elle vaut 1 en x=0 et reste au-dessus de 2,4 ensuite) : l'aire cherchée est donc \displaystyle \int\limits_0^2 f(x)\,dx.
\begin{aligned}\displaystyle \int\limits_0^2 f(x)\,dx &= \int\limits_0^2 1\,dx + 4\int\limits_0^2 \dfrac{\ln(x+1)}{x+1}dx \\ &= [x]_0^2 + 4 \times \dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2} \\ &= 2 + 2(\ln 3)^{2}\end{aligned}
L'aire cherchée est 2 + 2(\ln 3)^{2} unités d'aire, soit environ 4,41 u.a.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un bassin destiné à l'élevage des truites contient 30000 litres d'eau, régulièrement renouvelée.

Pour vérifier la présence éventuelle de substances polluantes dans le bassin, on procède à des analyses régulières.

On étudie dans les deux parties ci-dessous un cas de contamination de l'eau par une substance polluante à l'aide de deux modèles différents.

Les deux parties sont indépendantes.

Partie A : modèle discret

On note V_{n} le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin, n heures après le début du phénomène de pollution.

On a ainsi V_{0}=0.

On admet que pour tout entier naturel n, V_{n+1}=0,995 V_{n}+6.

  1. Calculer V_{1} et V_{2}.
  2. Recopier et compléter le programme ci-contre pour qu'il renvoie le volume en litre de substance polluante présente dans le bassin après n heures.
  3. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, V_{n} \leqslant\quad V_{n+1} \leqslant\quad 1200.

    def volume(n):
       v = ...
       for k in range(n):
          v = ...
       return v
  4. Justifier que la suite (V_{n}) converge, et calculer sa limite.

Partie B : modèle continu

On note v(t) le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin à l'instant t, en heure.

On admet que la fonction v est définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+\infty[, et on note v' sa fonction dérivée.

On considère que le phénomène de pollution débute au temps t=0; ainsi v(0) = 0.

On admet que la fonction v est solution de l'équation différentielle :

(E) :\quad y'=-0,005 y+6,

y est une fonction inconnue et où y' est la fonction dérivée de y.

\begin{enumerate} \item \begin{enumerate} \item Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0~;~+\infty[. \item Montrer que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[ :

v(t)=1200\left(1-\e^{-0,005 t}\right).

\item Calculer la limite de v en +\infty.

\item Déterminer le sens de variation de la fonction v sur l'intervalle [0 ;+\infty[. \end {enumerate} \item Un taux de substance polluante supérieur à 5 % du volume du bassin nécessite un nettoyage complet.

Selon ce modèle, le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage?

\item Pour pouvoir dépolluer rapidement le bassin et éviter de lourdes conséquences sur l'élevage, il est préconisé que le volume de la substance polluante ne dépasse pas 50 litres.

Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume de la substance dépasse 50 litres dans le bassin.

En donner la valeur en heure et minute, arrondie à la minute. \end{enumerate}

Voir la correction

A.1Calculer V1 et V2 (V0 = 0, Vn+1 = 0,995 Vn + 6).

V_1 = 0{,}995 \times 0 + 6 = 6 litres.
V_2 = 0{,}995 \times 6 + 6 = 5{,}97 + 6 = 11,97 litres.

A.2Recopier et compléter le programme Python pour qu'il renvoie le volume après n heures.

  • def volume(n) :
  • Ligne 2 : v = 0
  • Ligne 3 : for k in range(n) :
  • Ligne 4 : v = 0.995*v + 6
  • Ligne 5 : return v

A.3Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, Vn \leq Vn+1 \leq 1200.

Initialisation : V_0 = 0 et V_1 = 6 (question 1), donc V_0 \leq V_1 \leq 1\,200 : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que V_n \leq V_{n+1} \leq 1\,200 pour un entier n donné.
Comme 0{,}995 > 0, on peut multiplier chaque membre : 0{,}995V_n \leq 0{,}995V_{n+1} \leq 0{,}995 \times 1\,200, soit 0{,}995V_n \leq 0{,}995V_{n+1} \leq 1\,194.
En ajoutant 6 partout : 0{,}995V_n + 6 \leq 0{,}995V_{n+1} + 6 \leq 1\,200, c'est-à-dire V_{n+1} \leq V_{n+2} \leq 1\,200 : la propriété est vraie au rang n+1.
Par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, V_n \leq V_{n+1} \leq 1\,200.

A.4Justifier que la suite (Vn) converge, et calculer sa limite.

D'après la question précédente, la suite (V_n) est croissante et majorée par 1\,200.
D'après le théorème de convergence monotone, la suite (V_n) converge vers une limite \ell.
La fonction associée à la récurrence, x \mapsto 0{,}995x + 6, est continue (fonction affine), donc \ell est solution de l'équation x = 0{,}995x + 6.
\begin{aligned}0{,}005x = 6 &\Leftrightarrow x = \dfrac{6}{0{,}005} \\ &\Leftrightarrow x = 1\,200\end{aligned}
La suite (V_n) converge donc vers 1 200 : le volume de substance polluante se stabilise autour de 1 200 litres.

B.1.aDéterminer les solutions de l'équation différentielle (E) : y' = -0,005y + 6 sur [0 ; +\infty[.

(E) est de la forme y' = ay + b avec a = -0{,}005 et b = 6. Sa solution particulière constante est \begin{aligned}y_p &= -\dfrac{b}{a} \\ &= \dfrac{6}{0{,}005} \\ &= 1\,200\end{aligned}
Les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[ sont les fonctions t \mapsto Ce^{-0{,}005t} + 1\,200, où C est une constante réelle.

B.1.bMontrer que, pour tout réel t de [0 ; +\infty[, v(t) = 1200(1 - e^{-0,005t}).

Comme v(0) = 0 : Ce^{0} + 1\,200 = 0, donc C = -1\,200.
v(t) = -1\,200e^{-0{,}005t} + 1\,200 = 1\,200\left(1 - e^{-0{,}005t}\right).

B.1.cCalculer la limite de v en +\infty.

Quand t \to +\infty, e^{-0{,}005t} \to 0, donc v(t) \to 1\,200 \times (1-0) = 1 200.

B.1.dDéterminer le sens de variation de la fonction v sur [0 ; +\infty[.

v'(t) = 1\,200 \times 0{,}005 \times e^{-0{,}005t} = 6e^{-0{,}005t}, toujours strictement positif.
La fonction v est donc strictement croissante sur [0 ; +\infty[.

B.2Un taux de substance polluante supérieur à 5 % du volume du bassin (30 000 L) nécessite un nettoyage complet. Le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage ?

Le seuil critique est 0{,}05 \times 30\,000 = 1 500 litres.
La fonction v est strictement croissante et tend vers 1 200 sans jamais l'atteindre : elle est donc toujours strictement inférieure à 1 200, donc à 1 500.
Non, selon ce modèle, le volume de substance polluante n'atteindra jamais le seuil de 1 500 litres : un nettoyage complet ne sera jamais nécessaire.

B.3Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume dépasse 50 litres (en heure et minute, arrondi à la minute).

On résout v(t) = 50 : 1\,200\left(1-e^{-0{,}005t}\right) = 50, soit \begin{aligned}1 - e^{-0{,}005t} &= \dfrac{50}{1\,200} \\ &= \dfrac{1}{24}\end{aligned}
e^{-0{,}005t} = \dfrac{23}{24}, donc -0{,}005t = \ln\left(\dfrac{23}{24}\right).
t = \dfrac{\ln\left(\frac{23}{24}\right)}{-0{,}005} = 200\ln\left(\dfrac{24}{23}\right) (valeur exacte), soit environ 8,51 heures.
8{,}51 heures \approx 8 h 31 min.

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Partie A

Soit f une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0 ;+\infty[ dont on donne ci-dessous une partie de la courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère orthogonal.

On note f' sa fonction dérivée.

On précise que:

  • la courbe \mathcal{C}_f admet une tangente parallèle à l'axe des abscisses au point C d'abscisse 1;
  • la tangente T_{\mathrm{A}} à la courbe \mathcal{C}_f au point A\left(\dfrac{1}{2} ; 0 \right) passe par le point B\left(1 ; \e^{2}\right).
  1. À l'aide du graphique ci-contre :
    1. Donner f'(1).
    2. Donner la solution de l'équation f(x)=0 sur l'intervalle [0~;~3].
  2. Déterminer f'\left(\dfrac{1}{2}\right).

1 1 T A 0 C f A B C

  1. Parmi les trois courbes \mathcal{C}_{1}, \mathcal{C}_{2} et \mathcal{C}_{3} ci-dessous, deux représentent des primitives de la fonction f.

    Indiquer lesquelles et justifier.

    1 1 0 C 1 C 2 C 3

Partie B

Un industriel doit créer un logo représentant la forme ci-contre (Fig. 1).

La dimension de 0,3 \text{cm} indiquée sur la figure est une contrainte imposée par le client.

L'industriel choisit de modéliser le contour de ce logo à l'aide d'une portion de la courbe de la fonction f vue en partie A, et de l'image de cette portion par la symétrie par rapport à l'axe des abscisses, sur un intervalle [0,5 ; \alpha].

Le nombre \alpha est un réel supérieur à 1 que l'on déterminera dans cette partie.

L'ensemble est représenté graphiquement dans un repère orthonormé (Fig. 2) d'unité 1 cm.

0 , 3cm Fig.1

On admet que la fonction f est définie sur l'intervalle [0 ;+\infty[ par : f(x)=(2 x-1) \e^{-2 x+3}.

    1. Vérifier que pour tout réel x appartenant à l'intervalle [0 ;+\infty[ :

      f(x)=\e^{2} \times \dfrac{2 x-1}{\e^{2 x-1}}.
    2. En déduire la limite de f en +\infty.

      (On pourra poser X = 2x-1).
    1. Montrer que,

      pour tout x de l'intervalle [0 ; +\infty[, f'(x)=(-4 x+4) \e^{-2 x+3}.
    2. Construire le tableau complet des variations de la fonction f sur l'intervalle [0 ;+\infty[.
  1. Justifier que la contrainte imposée par le client se traduit par l'égalité f(\alpha)=0,15.

    Montrer qu'il existe une unique valeur de \alpha dans l'intervalle [1 ;+\infty[ qui permette de vérifier cette égalité.

    En donner une valeur arrondie au dixième.

1 1 0 α C f Fig.2

Partie C

On fabrique un porte-clé en découpant une plaque d'acier suivant la forme du logo représenté par la surface grisée en figure 2 de la partie B.

On précise que cette plaque a une épaisseur de 0,2 \text{cm}.

  1. On considère :

    I=\int_{0,5}^{3,3} f(x)\quad \mathrm{d} x

    À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale I arrondie au dixième est égale à 3,6.
  2. On précise que le volume du porte-clé est égal à :

    Aire du logo \times épaisseur de la plaque


    Déterminer le volume du porte-clé en \mathrm{cm}^{3}, arrondi au dixième.
Voir la correction

A.1.aÀ l'aide du graphique, donner f'(1) (la courbe admet une tangente horizontale au point C d'abscisse 1).

La tangente en C (abscisse 1) est parallèle à l'axe des abscisses, donc de coefficient directeur nul : f'(1) = 0.

A.1.bDonner la solution de l'équation f(x) = 0 sur [0 ; 3] (la courbe coupe l'axe des abscisses au point A d'abscisse \dfrac{1}{2}).

La courbe ne coupe l'axe des abscisses qu'au point A, d'abscisse \dfrac{1}{2} : la solution de f(x)=0 sur [0;3] est \dfrac{1}{2}.

A.2Déterminer f'(\dfrac{1}{2}) (la tangente en A(\dfrac{1}{2} ; 0) passe par B(1 ; e^{2})).

f'\left(\dfrac{1}{2}\right) est le coefficient directeur de la tangente en A, c'est-à-dire de la droite (AB) :
\dfrac{y_B - y_A}{x_B - x_A} = \dfrac{e^{2} - 0}{1 - \frac{1}{2}} = 2e^{2}.

A.3Parmi les courbes C1, C2 et C3, indiquer lesquelles représentent des primitives de f.

Deux primitives d'une même fonction diffèrent uniquement d'une constante : leurs courbes se déduisent l'une de l'autre par une translation verticale.
C'est le cas de \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2, qui ont la même forme décalée verticalement.
\mathcal{C}_3 est décroissante là où f est positive (autour de x = 0,5 à 0,7), ce qui est incompatible avec une primitive de f à cet endroit.
Les courbes \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 représentent des primitives de f.

B.1.aVérifier que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f(x) = e^{2} \times (2x-1)/e^{2x-1} (avec f(x) = (2x-1)e^{-2x+3}).

On remarque que -2x+3 = -(2x-1)+2, donc e^{-2x+3} = e^{-(2x-1)} \times e^{2}.
\begin{aligned}f(x) &= (2x-1) \times e^{-(2x-1)} \times e^{2} \\ &= e^{2} \times \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}}\end{aligned}

B.1.bEn déduire la limite de f en +\infty (on pourra poser X = 2x-1).

Quand x \to +\infty, X = 2x-1 \to +\infty, et par croissances comparées \dfrac{X}{e^{X}} \to 0.
Donc \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}} \to 0, puis f(x) = e^{2} \times \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}} \to 0.

B.2.aMontrer que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f'(x) = (-4x+4)e^{-2x+3}.

En dérivant le produit f(x) = (2x-1)e^{-2x+3} :
f'(x) = 2 \times e^{-2x+3} + (2x-1) \times (-2)e^{-2x+3} = \left(2 - 2(2x-1)\right)e^{-2x+3} = (2-4x+2)e^{-2x+3} = (-4x+4)e^{-2x+3}.

B.2.bConstruire le tableau complet des variations de f sur [0 ; +\infty[.

L'exponentielle étant toujours strictement positive, f'(x) est du signe de (-4x+4), positif avant x=1 et négatif après.
f est donc croissante sur [0;1] puis décroissante sur [1;+\infty[.
\begin{aligned}f(0) &= (0-1)e^{3} \\ &= -e^{3}\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= (2-1)e^{1} \\ &= e\end{aligned}
Tableau : f croît de -e^{3} à e sur [0;1], puis décroît de e vers 0 (sans l'atteindre) sur [1;+\infty[.

B.3Justifier que la contrainte du client se traduit par f(\alpha) = 0,15, puis montrer qu'il existe une unique valeur de \alpha dans [1 ; +\infty[ vérifiant cette égalité. En donner une valeur arrondie au dixième.

Le point (\alpha ; f(\alpha)) et son symétrique (\alpha ; -f(\alpha)) par rapport à l'axe des abscisses sont distants verticalement de 2f(\alpha).
Cette distance doit valoir 0,3 cm : \begin{aligned}2f(\alpha) &= 0{,}3 \\ &\Leftrightarrow f(\alpha) = 0{,}15\end{aligned}
Sur [1 ; +\infty[, f est continue et strictement décroissante, de \begin{aligned}f(1) &= e \\ &\approx 2{,}7\end{aligned} vers 0 (sans l'atteindre).
Comme {0 < 0{,}15 < e}, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x) = 0,15 admet une unique solution \alpha dans [1 ; +\infty[.
À la calculatrice, on trouve \alpha \approx 3{,}3.

C.1À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale I de f entre 0,5 et 3,3 est, arrondie au dixième, égale à 3,6.

On pose u(x) = 2x-1 et v'(x) = e^{-2x+3}, donc u'(x) = 2 et v(x) = -\dfrac{1}{2}e^{-2x+3}.
\displaystyle I = \left[u(x)v(x)\right]_{0,5}^{3,3} - \int\limits_{0,5}^{3,3} u'(x)v(x)\,dx = \left[-\dfrac{1}{2}(2x-1)e^{-2x+3}\right]_{0,5}^{3,3} + \int\limits_{0,5}^{3,3} e^{-2x+3}\,dx
Le crochet vaut -\dfrac{1}{2}\left(5{,}6e^{-3,6} - 0\right) = -2{,}8e^{-3,6}.
L'intégrale restante vaut \left[-\dfrac{1}{2}e^{-2x+3}\right]_{0,5}^{3,3} = -\dfrac{1}{2}e^{-3,6} + \dfrac{1}{2}e^{2}.
I = -2{,}8e^{-3,6} - 0{,}5e^{-3,6} + 0{,}5e^{2} = 0{,}5e^{2} - 3{,}3e^{-3,6} \approx 3,6.

C.2Déterminer le volume du porte-clé en cm^{3}, arrondi au dixième (volume = aire du logo \times épaisseur de 0,2 cm).

Le logo est symétrique par rapport à l'axe des abscisses : son aire est le double de l'aire sous la courbe de f entre 0,5 et 3,3, c'est-à-dire \begin{aligned}2I &\approx 2 \times 3{,}6 \\ &= 7{,}2\end{aligned} cm^{2}.
Volume \approx 7{,}2 \times 0{,}2 = 1,4 cm^{3}.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Justifier chaque réponse.
Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Le plan est muni d'un repère orthonormé.
    1. On considère l'équation différentielle \left(E_{1}\right):\quad y'+2 y=0, où y est une fonction de la variable x définie sur \R.

      On note f la solution de l'équation différentielle (E_{1}) telle que f(0)=1.


      Affirmation 1 : La courbe représentative de la fonction f passe par le point A de coordonnées \left(\ln 2 ; \dfrac{1}{2}\right).
    2. On considère la fonction f définie sur l'intervalle \left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right] par : f(x)=x-\cos (x)


      Affirmation 2 : Sur l'intervalle \left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right], la courbe représentative de la fonction f est au-dessus de ses tangentes.
    3. On considère la fonction f définie sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[ par : f(x)=1+\dfrac{\sin (x)}{x}


      Affirmation 3 : La droite d'équation y=1 est une asymptote horizontale de la courbe représentative de la fonction f.
  2. On considère l'équation différentielle \left(E_{2}\right):\quad y'-3 y=2-6 x, où y est une fonction de la variable x définie sur \R.


    Affirmation 4 : La fonction f définie sur \R par f(x)=2 x-\e^{3 x} est une solution de l'équation (E_{2}).
Voir la correction

1.aAffirmation 1 : la courbe de f passe par A(ln 2 ; \dfrac{1}{2}). Vrai ou faux ?

L'équation y'+2y=0 s'écrit y'=-2y, de solutions x \mapsto Ce^{-2x} avec C \in \mathbb{R}.
Comme f(0)=1 : C=1, donc f(x)=e^{-2x}.
\begin{aligned}f(\ln 2) &= e^{-2\ln 2} \\ &= e^{\ln(\dfrac{1}{4})} \\ &= \dfrac{1}{4} \\ &\neq \dfrac{1}{2}\end{aligned}
L'affirmation 1 est FAUSSE.

1.bAffirmation 2 : sur [π/2 ; π], la courbe de f est au-dessus de ses tangentes. Vrai ou faux ?

f'(x) = 1+\sin(x), donc f''(x) = \cos(x).
Sur \left[\frac{\pi}{2} ; \pi\right], \cos(x) \leq 0 : f est donc concave, et sa courbe est en dessous de ses tangentes (pas au-dessus).
L'affirmation 2 est FAUSSE.

1.cAffirmation 3 : y = 1 est asymptote horizontale à la courbe de f. Vrai ou faux ?

Pour tout x>0 : {-1 \leq \sin(x) \leq 1}, donc {-\dfrac{1}{x} \leq \dfrac{\sin(x)}{x} \leq \dfrac{1}{x}}, soit {1-\dfrac{1}{x} \leq f(x) \leq 1+\dfrac{1}{x}}.
Comme \lim\limits_{x \to +\infty} \dfrac{1}{x} = 0, les deux bornes tendent vers 1 : d'après le théorème des gendarmes, \lim\limits_{x \to +\infty} f(x) = 1.
L'affirmation 3 est VRAIE : y=1 est bien asymptote horizontale en +\infty.

2.Affirmation 4 : f(x) = 2x - e^{3x} est solution de (E_{2}). Vrai ou faux ?

f est dérivable sur \mathbb{R} et f'(x) = 2-3e^{3x}.
f'(x) - 3f(x) = (2-3e^{3x}) - 3(2x-e^{3x}) = 2-3e^{3x}-6x+3e^{3x} = 2-6x.
f vérifie donc bien l'équation (E_2) : l'affirmation 4 est VRAIE.

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3 2 1 1 2 3 4 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 C f A C B ( d ) T

On considère la courbe représentative \mathcal{C}_f d'une fonction f définie sur l'intervalle [-3 ; 4].\par On note f' la fonction dérivée de la fonction f.

On précise que :

  • la droite (d) est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point A et passe par le point C ;
  • la tangente à \mathcal{C}_f au point B est parallèle à l'axe des abscisses.

Par lecture graphique :

  1. Déterminer f(-2) et f(1).
  2. Déterminer f'(-2) et f'(1).
  3. Résoudre l'équation f(x)=0.
  4. Dresser le tableau de variation de f.

On admet que f(x)=-x^2+2x+3 sur l'intervalle [-3 ; 4].

  1. Retrouver par le calcul les résultats de la question 1.
    1. Déterminer f'(x) puis retrouver les résultats de la question 2.
    2. Vérifier par le calcul que f(x)=(x+1)(-x+3).\par Retrouver les résultats de la question 3.
    3. Dresser le tableau de signes de f'(x) sur l'intervalle [-3 ; 4].\par En déduire les variations de la fonction f sur cet intervalle.

Voir la correction

1.Par lecture graphique, déterminer f(-2) et f(1).

D'après les coordonnées des points A et B sur le graphique : f(-2)=-5 et f(1)=4.

2.Par lecture graphique, déterminer f'(-2) et f'(1).

f'(-2) est le coefficient directeur de la tangente (d) en A, soit 6 ; f'(1) est le coefficient directeur de la tangente T en B, horizontale, soit 0.

3.Résoudre l'équation f(x) = 0 par lecture graphique.

La courbe coupe l'axe des abscisses aux points d'abscisses -1 et 3 : \mathcal{S}=\{-1;3\}.

4.Dresser le tableau de variation de f par lecture graphique.

f est croissante sur [-3;1] (de -12 à 4) puis décroissante sur [1;4] (de 4 à -5).

5.On admet que f(x) = -x^{2} + 2x + 3. Retrouver par le calcul les résultats de la question 1.

\begin{aligned}f(-2) &= -4-4+3 \\ &= -5\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= -1+2+3 \\ &= 4\end{aligned} Cela confirme la lecture graphique.

6.aDéterminer f'(x) puis retrouver les résultats de la question 2.

f'(x) = -2x+2. f'(-2) = 4+2 = 6 et f'(1) = -2+2 = 0 : cela confirme la lecture graphique.

6.bVérifier par le calcul que f(x) = (x + 1)(-x + 3), puis retrouver les résultats de la question 3.

\begin{aligned}(x+1)(-x+3) &= -x^{2}+3x-x+3 \\ &= -x^{2}+2x+3\end{aligned} ce qui correspond bien à f(x).
\begin{aligned}(x+1)(-x+3) = 0 &\iff x = -1 \end{aligned} ou x=3 : cela confirme les solutions trouvées en question 3.

6.cDresser le tableau de signes de f'(x) sur [-3 ; 4] et en déduire les variations de f.

f'(x)=-2x+2=0 \iff x=1, et f'(x)>0 \iff x<1 (fonction affine décroissante en x, de coefficient directeur -2).
f est donc croissante sur [-3;1] (où f'\geq0) et décroissante sur [1;4] (où f'\leq0), conformément à la lecture graphique.

Bac Première 2026 : Amérique du Nord (SPECIFIQUE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère ci-dessous la représentation graphique d'une fonction f définie sur [-2~;~4]. On a également tracé sa tangente au point A d'abscisse -1.

  1. Par lecture graphique, donner la valeur de :
    1. f(3)
    2. f'(-1)
  1. On admet que la fonction f est définie sur [-2~;~4] par f(x)=-x^{2}+2x+8.
    1. Calculer f'(x) pour x appartenant à [-2~;~4].
    2. Étudier le signe de f'(x) sur [-2~;~4].
  2. Donner les variations de f sur [-2~;~4].

2 1 1 2 3 4 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 A x y

Voir la correction

1.aPar lecture graphique, donner la valeur de f(3).

Par lecture graphique, f(3)\approx5.

1.bPar lecture graphique, donner la valeur de f'(-1).

f'(-1) est le coefficient directeur de la tangente en A : elle passe par (-1;5) et (0;9), de coefficient directeur \dfrac{9-5}{0-(-1)}=4 : f'(-1)\approx4.

2.aCalculer f'(x) pour f(x) = -x^{2} + 2x + 8.

f'(x) = -2x+2.

2.bÉtudier le signe de f'(x) sur [-2 ; 4].

\begin{aligned}-2x+2 = 0 &\iff x = 1 \end{aligned} Comme f' est affine de coefficient directeur négatif, f'(x) est positif sur [-2;1] et négatif sur [1;4].

3.Donner les variations de f sur [-2 ; 4].

\begin{aligned}f(-2) &= -4-4+8 \\ &= 0\end{aligned} \begin{aligned}f(1) &= -1+2+8 \\ &= 9\end{aligned} \begin{aligned}f(4) &= -16+8+8 \\ &= 0\end{aligned}
f est croissante sur [-2;1] (de 0 à 9) et décroissante sur [1;4] (de 9 à 0), conformément au signe de f'.

Bac Première 2026 : Amérique du Nord (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour réduire sa facture d'électricité, Camille a décidé de faire poser des panneaux solaires sur le toit de sa maison.

Elle souhaite analyser sa production et estimer le temps nécessaire pour rentabiliser cet investissement.

Les deux parties suivantes sont indépendantes.

Partie A

Lors d'une belle journée ensoleillée, la puissance électrique en kilowatt (kW) des panneaux solaires de Camille peut être modélisée en fonction de l'heure par une fonction f. On admet que f est définie sur [0 ; 24] et on donne sa courbe représentative \mathcal{C}_{f} ci-dessous.

Avec la précision permise par le graphique :

1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0 C f Puissanceélectrique(enkW) Horairedelajournée

  1. Donner la puissance électrique des panneaux solaires à 11 h 00.
  2. Résoudre graphiquement l'inéquation f(x) \geqslant 5 et interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

Partie B Le coût pour 1 kilowattheure (kWh) consommé au tarif réglementé était de 0,15 € en 2020. On admet que ce tarif réglementé augmente de 6 % chaque année.

On note c_{n} le coût en euros (€) pour 1 kWh consommé durant l'année 2020+n, avec n un entier naturel. On a alors c_{0}=0,15.

  1. Déterminer la nature de la suite \left(c_{n}\right). On précisera sa raison.
  2. Pour tout entier naturel n, exprimer c_{n} en fonction de n.
  3. Donner le calcul permettant d'obtenir le coût pour 1 kWh consommé en 2030. II n'est pas demandé d'effectuer ce calcul.
  4. On admet que, chaque année depuis 2020, l'utilisation des panneaux solaires de Camille lui a permis d'éviter l'achat de 2000 \text{kWh} par an. L'installation des panneaux solaires en janvier 2020 a coûté à Camille 7000 €. On considère le programme Python ci-contre.

    1. Dans le contexte de l'énoncé, que représentent les variables c et S du programme ?
    2. On exécute le programme ci-contre.

      II affiche 16.

      Interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.


    n = 0
    c = 0.15
    S = 0
    while S < 7000 :
    S = S + c*2000
    n = n+1
    c = 1.06* c
    print(n)
Voir la correction

A.1Donner la puissance électrique des panneaux à 11 h 00 (lecture graphique).

Avec la précision permise par le graphique, on lit une puissance d'environ 5,75 kW à 11 h.

A.2Résoudre graphiquement f(x) \geq 5 et interpréter.

Graphiquement, f(x)\geq5 pour x\in[10{,}5\,;\,15{,}5] environ : la puissance des panneaux dépasse 5 kW entre environ 10 h 30 et 15 h 30, soit pendant environ 5 heures dans la journée.

B.1Déterminer la nature de la suite (c_{n}) et préciser sa raison.

Chaque année, le tarif est multiplié par 1{,}06 (hausse de 6 %) : (c_n) est géométrique de raison q=1{,}06, de premier terme c_0=0{,}15.

B.2Exprimer c_{n} en fonction de n.

(c_n) étant géométrique : \begin{aligned}c_n &= c_0\times q^{n} \\ &= 0{,}15\times1{,}06^{n}\end{aligned}.

B.3Donner le calcul permettant d'obtenir le coût en 2030.

2030 correspond à 2020+10, soit n=10 : le coût pour 1 kWh en 2030 est c_{10} = 0{,}15\times1{,}06^{10} (calcul non demandé).

B.4.aQue représentent les variables c et S du programme Python ?

c représente le coût (en euros) d'un kWh pour l'année considérée. S représente l'économie totale cumulée (en euros) depuis 2020 : à chaque tour de boucle, on ajoute l'économie de l'année (2000 kWh non achetés, au prix c), puis on met à jour l'année et le prix.

B.4.bLe programme affiche 16. Interpréter ce résultat.

Il faut 16 années pour que l'économie cumulée dépasse 7 000 €, le coût de l'installation : selon ce modèle, l'investissement de Camille est rentabilisé en 2020+16=2036.

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Soit la fonction f définie et dérivable sur [0 ; 10] par : f(x)=-x^{3}+4{,}5 x^{2}-6x+2

  1. Calculer l'expression de la dérivée f' en fonction de x.
  2. Vérifier que, pour x appartenant à [0 ; 10], f'(x)=(3x-6)(1-x)
  3. Étudier le signe de f'(x) pour x appartenant à [0 ; 10].
  4. En déduire les variations de f sur [0 ; 10].

    Les valeurs des éventuels maximums et minimums ne sont pas demandées.
Voir la correction

1.Calculer l'expression de la dérivée f' pour f(x) = -x^{3} + 4,5x^{2} - 6x + 2.

f'(x) = -3x^{2}+4{,}5\times2x-6 = -3x^{2}+9x-6.

2.Vérifier que f'(x) = (3x - 6)(1 - x).

\begin{aligned}(3x-6)(1-x) &= 3x-3x^{2}-6+6x \\ &= -3x^{2}+9x-6\end{aligned} ce qui correspond bien à f'(x).

3.Étudier le signe de f'(x) sur [0 ; 10].

\begin{aligned}3x-6 = 0 &\iff x = 2 \end{aligned} et 3x-6>0 \iff x>2 (fonction affine croissante).
\begin{aligned}1-x = 0 &\iff x = 1 \end{aligned} et 1-x>0 \iff x<1 (fonction affine décroissante).
Produit des signes : f'(x) est négatif sur [0;1], positif sur [1;2], négatif sur [2;10].

4.En déduire les variations de f sur [0 ; 10].

D'après le signe de f' : f est décroissante sur [0;1], croissante sur [1;2], puis décroissante sur [2;10].

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Soit f une fonction définie sur ]0 ; +\infty[.

On a tracé dans le repère ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f} représentative de la fonction f et la droite T_{\mathrm{A}} tangente à la courbe \mathcal{C}_{f} au point A de coordonnées (1 ; 20).

La droite T_{\mathrm{A}} passe par le point B de coordonnées (3 ; 10).

1 2 3 4 5 6 7 10 20 30 40 50 C f T A A B 0

    1. Donner f(1).
    2. Déterminer la valeur de f'(1).
    3. Justifier que l'équation réduite de la tangente T_{A} à \mathcal{C}_{f} au point A est : y=-5x+25.

Pour la suite de l'exercice, la fonction f est définie sur ]0 ; +\infty[ par

f(x)=\dfrac{4x^{2}+7x+9}{x}.

On admet que f est dérivable sur cet intervalle.

    1. Démontrer que pour tout x\in ]0 ; +\infty[, on a

      f'(x)=\dfrac{(2x-3)(2x+3)}{x^{2}}.
    2. Étudier le signe de f'(x) sur ]0 ; +\infty[.
    3. En déduire les variations de la fonction f sur ]0 ; +\infty[.
  1. Existe-t-il une tangente à \mathcal{C}_{f} parallèle à la droite d'équation y=3x+5 ? Justifier votre réponse.
Voir la correction

1.aDonner f(1).

La courbe \mathcal{C}_f passe par A(1;20) : f(1)=20.

1.bDéterminer f'(1).

f'(1) est le coefficient directeur de la tangente T_A, c'est-à-dire de la droite (AB) : f'(1) = \dfrac{10-20}{3-1} = \dfrac{-10}{2} = -5.

1.cJustifier que la tangente TA a pour équation y = -5x + 25.

L'équation de la tangente en x=1 est y=f'(1)(x-1)+f(1) = -5(x-1)+20 = -5x+5+20 = -5x+25.

2.aDémontrer que f'(x) = (2x - 3)(2x + 3)/x^{2} pour f(x) = (4x^{2} + 7x + 9)/x.

Par la formule de dérivation d'un quotient : f'(x) = \dfrac{(8x+7)x-(4x^{2}+7x+9)\times1}{x^{2}} = \dfrac{8x^{2}+7x-4x^{2}-7x-9}{x^{2}} = \dfrac{4x^{2}-9}{x^{2}}.
\begin{aligned}4x^{2}-9 &= (2x)^{2}-3^{2} \\ &= (2x-3)(2x+3)\end{aligned} donc f'(x)= \dfrac{(2x-3)(2x+3)}{x^{2}}.

2.bÉtudier le signe de f'(x) sur ]0 ; +\infty[.

x^{2}>0 sur ]0;+\infty[. 2x+3>0 toujours sur cet intervalle. 2x-3>0 \iff x>\frac32. Donc f'(x)<0 sur \left]0;\frac32\right[ et f'(x)>0 sur \left]\frac32;+\infty\right[.

2.cEn déduire les variations de f sur ]0 ; +\infty[.

f est décroissante sur \left]0;\frac32\right] et croissante sur \left[\frac32;+\infty\right[.

3.Existe-t-il une tangente à Cf parallèle à la droite y = 3x + 5 ?

Deux droites sont parallèles ssi elles ont le même coefficient directeur : on cherche x_0 tel que f'(x_0)=3.
\begin{aligned}\dfrac{4x^{2}-9}{x^{2}} = 3 &\iff 4x^{2}-9 = 3x^{2} \\ &\iff x^{2}-9 = 0 \\ &\iff (x-3)(x+3) = 0 \\ &\iff x = 3 \end{aligned} ou x=-3.
Seule x_0=3 appartient à ]0;+\infty[ : oui, il existe une unique tangente à \mathcal{C}_f parallèle à y=3x+5, c'est la tangente au point d'abscisse 3.

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Soit f une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0 ; 4], dont la courbe représentative \mathcal{C}_f est représentée ci-dessous.

La droite T est la tangente à la courbe au point d'abscisse 3.

  1. Par lecture graphique, déterminer :
    1. l'image de 3 par la fonction f ;
    2. le nombre dérivé f'(3).
  2. Soit la fonction f définie sur l'intervalle [0 ; 4] par : f(x)=-x^3+9x^2-24x+16
    1. Calculer f(0).
    2. Soit f' la fonction dérivée de la fonction f.

      Calculer f'(x) pour tout réel x de l'intervalle [0 ; 4], en détaillant les calculs.
    3. Vérifier que pour tout réel x, f'(x)=-3(x-2)(x-4).

1 1 2 3 4 4 3 2 1 1 2 3 4 0 A C f T

    1. Étudier le signe de f'(x) et établir le tableau de variation de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 4], en y faisant figurer les extrémums.
    2. Quel est le minimum de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 4] ?

      En quelle valeur est-il atteint ?
Voir la correction

1.aPar lecture graphique, donner l'image de 3 par f.

Le point de la courbe d'abscisse 3 a pour ordonnée -2 : f(3)=-2.

1.bPar lecture graphique, déterminer f'(3).

f'(3) est le coefficient directeur de la tangente T, qui passe par (3;-2) et (4;2) : f'(3) = \dfrac{2-(-2)}{4-3} = 4.

2.aCalculer f(0) pour f(x) = -x^{3} + 9x^{2} - 24x + 16.

f(0) = 0+0-0+16 = 16.

2.bCalculer f'(x), en détaillant les calculs.

f'(x) = -3x^{2}+9\times2x-24 = -3x^{2}+18x-24.

2.cVérifier que f'(x) = -3(x - 2)(x - 4).

\begin{aligned}-3(x-2)(x-4) &= -3(x^{2}-6x+8) \\ &= -3x^{2}+18x-24\end{aligned} ce qui correspond bien à f'(x).

3.aÉtudier le signe de f'(x) et établir le tableau de variation de f sur [0 ; 4].

f'(x)=-3(x-2)(x-4), avec -3<0 toujours, x-2 nul en 2 et x-4 nul en 4 (négatif sur [0;4]).
Le produit (x-2)(x-4) est positif à l'extérieur de [2;4] et négatif entre les deux : en tenant compte du -3, f'(x) est négatif sur [0;2], positif sur [2;4].
f(0)=16, \begin{aligned}f(2) &= -8+36-48+16 \\ &= -4\end{aligned} \begin{aligned}f(4) &= -64+144-96+16 \\ &= 0\end{aligned}
f est décroissante sur [0;2] (de 16 à -4) puis croissante sur [2;4] (de -4 à 0).

3.bQuel est le minimum de f sur [0 ; 4] ? En quelle valeur est-il atteint ?

D'après le tableau de variation, le minimum de f sur [0;4] est -4, atteint pour x=2.

Cet exercice est un questionnaire à choix multiple ({ QCM}). Aucune justification n'est demandée. Pour chaque question, quatre propositions ({ A, B, C} et { D}) sont données.
Une seule est exacte. Recopier sur la copie le numéro de la question, ainsi que la lettre de la réponse.

Question 1

Dans une urne, on dispose de 4 boules bleues, 6 boules violettes, 7 boules rouges, 3 boules jaunes, toutes indiscernables au toucher. On tire une boule au hasard.

Quelle est la probabilité d'obtenir une boule violette ?

Proposition AProposition BProposition CProposition D
\dfrac{6}{14}\dfrac{1}{4}\dfrac{3}{10}\dfrac{14}{20}\rule[-11pt]{0pt}{30pt}

Question 2

Calculer 70 % d'une quantité revient à multiplier cette quantité par :

Proposition AProposition BProposition CProposition D
0,300,701,701,30

Question 3

On considère la série suivante composée des 5 valeurs : 7 ; 18 ; 12 ; 13 ; 15.

Proposition AProposition BProposition CProposition D
L'étendue de cette série est 8La médiane de cette série est 12La moyenne de cette série est 53La moyenne de cette série est 13

Question 4

Une fonction affine f a pour représentation
graphique la courbe \mathcal{C}_f ci-contre.

L'expression de la fonction f est:

Proposition Af(x) = 2x+4
Proposition Bf(x) = 4x- 2
Proposition Cf(x) = -2x +4
Proposition Df(x) = -4x+ 2

123123 C f

Voir la correction

Question 1. Une urne contient 4 boules bleues, 6 violettes, 7 rouges, 3 jaunes, indiscernables au toucher. Quelle est la probabilité d'obtenir une boule violette en tirant au hasard ?

Il y a 4+6+7+3=20 boules en tout, situation d'équiprobabilité : P = \dfrac{\text{issues favorables}}{\text{issues possibles}}.
Il y a 6 boules violettes sur 20 : \begin{aligned}P &= \dfrac{6}{20} \\ &= \dfrac{3}{10}\end{aligned} Réponse : \dfrac{3}{10}.

Question 2. Calculer 70 % d'une quantité revient à multiplier cette quantité par :

Prendre 70 % d'une quantité revient à multiplier par le coefficient \dfrac{70}{100} = 0{,}70. Réponse : 0,70.
Les autres propositions correspondent à des erreurs classiques : 0{,}30 = 1-0{,}7 (coefficient d'une baisse de 70 %), 1{,}70 = 1+0{,}7 (hausse de 70 %), 1{,}30 = 1+0{,}3 (hausse de 30 %).

Question 3. On considère la série 7 ; 18 ; 12 ; 13 ; 15. Quelle affirmation est vraie parmi : étendue = 8, médiane = 12, moyenne = 53, moyenne = 13 ?

La moyenne vaut \begin{aligned}\dfrac{7+18+12+13+15}{5} &= \dfrac{65}{5} \\ &= 13\end{aligned} Réponse : la moyenne de cette série est 13.
Les autres propositions sont fausses : l'étendue vaut 18-7=11 (et non 8, en oubliant de ranger la série avant de soustraire) ; la médiane, une fois la série rangée (7 ; 12 ; 13 ; 15 ; 18), vaut 13 (et non 12) ; la « moyenne » 53 vient d'un calcul sans les parenthèses (7+18+12+13+15\div5=53, faux).

Question 4. Une fonction affine f a pour représentation une droite passant par (0 ; 4) et (1 ; 2). Quelle est l'expression de f parmi : 2x+4, 4x-2, -2x+4, -4x+2 ?

La droite coupe l'axe des ordonnées en (0~;~4), donc l'ordonnée à l'origine est b=4.
En passant de (0~;~4) à (1~;~2), l'ordonnée diminue de 2 quand l'abscisse augmente de 1 : le coefficient directeur est a=-2.
Réponse : f(x) = -2x+4.

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Partie A

On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par :

f(x) = \dfrac{1}{a+ \e^{-bx}}

a et b sont deux constantes réelles strictement positives.

On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

La fonction f admet pour représentation graphique la courbe \mathcal{C}_f ci-dessous :

05101520253000 , 51 , 0 A B C f

On considère les points A(0 ; 0,5) et B(10 ; 1).

On admet que la droite (AB) est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point A.

  1. Par lecture graphique, donner une valeur approchée de f(10).
  2. On admet que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = 1.

    Donner une interprétation graphique de ce résultat.
  3. Justifier que a = 1.
  4. Déterminer le coefficient directeur de la droite (AB).
    1. Déterminer l'expression de f'(x) en fonction de x et de la constante b.
    2. En déduire la valeur de b.

Partie B

On admet, dans la suite de l'exercice, que la fonction f est définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par :

f(x) = \dfrac{1}{1 + \e^{-0,2x}}

  1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
  2. Étudier les variations de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
  3. Montrer qu'il existe un unique réel \alpha positif tel que f(\alpha) = 0,97.
  4. À l'aide de la calculatrice, donner un encadrement du réel \alpha par deux nombres entiers consécutifs.

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

Partie C

  1. Montrer que, pour tout x appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[, f(x) = \dfrac{\e^{0,2x}}{1 + \e^{0,2x}}.
  2. En déduire une primitive de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
  3. Calculer la valeur moyenne de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 40], c'est-à-dire:

    I = \dfrac{1}{40}\displaystyle\int_0^{40} \dfrac{1}{1 + \e^{-0,2x}} \text{d}x.

    On donnera la valeur exacte et une valeur approchée au millième.
Voir la correction

PartieA ; 1. On considère f(x) = 1/(a+e^{-bx}) sur [0 ; +\infty[, avec a, b > 0. Par lecture graphique (points A(0 ; 0,5), B(10 ; 1) sur la courbe), donner une valeur approchée de f(10).

Par lecture graphique, f(10) \approx 0{,}9.

PartieA ; 2. On admet que la limite de f en +\infty est 1. Interpréter graphiquement.

La courbe \mathcal{C}_f admet une asymptote horizontale d'équation y=1 en +\infty.

PartieA ; 3. Justifier que a = 1.

f(0) = \dfrac{1}{a+1}, et le point A(0~;~0{,}5) appartient à la courbe, donc \begin{aligned}\dfrac{1}{a+1} = 0{,}5 &\iff a+1 = 2 \\ &\iff a = 1 \end{aligned}

PartieA ; 4. Déterminer le coefficient directeur de la droite (AB).

\begin{aligned}m &= \dfrac{y_B-y_A}{x_B-x_A} \\ &= \dfrac{1-0{,}5}{10-0} \\ &= \dfrac{0{,}5}{10} \\ &= 0{,}05\end{aligned}

PartieA ; 5.a Déterminer l'expression de f'(x) en fonction de x et b.

f est de la forme \dfrac{1}{1+e^{-bx}}, de dérivée -\dfrac{-be^{-bx}}{(1+e^{-bx})^{2}} = \dfrac{be^{-bx}}{(1+e^{-bx})^{2}}.

PartieA ; 5.b En déduire la valeur de b.

(AB) étant tangente à \mathcal{C}_f en 0, son coefficient directeur est f'(0) = \dfrac{b}{(1+1)^{2}} = \dfrac{b}{4}.
\begin{aligned}\dfrac{b}{4} = 0{,}05 &\iff b = 0{,}2 \end{aligned}

PartieB ; 1. On admet que f(x) = 1/(1+e^{-0,2x}) sur [0 ; +\infty[. Déterminer la limite de f en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}e^{-0,2x}=0 (par composition), donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=1.

PartieB ; 2. Étudier les variations de f sur [0 ; +\infty[.

f'(x) = \dfrac{0{,}2e^{-0,2x}}{(1+e^{-0,2x})^{2}} (même calcul que ci-dessus avec b=0{,}2).
Pour tout x\geqslant0, le numérateur et le dénominateur sont strictement positifs : f'(x)>0, donc f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.

PartieB ; 3. Montrer qu'il existe un unique réel \alpha positif tel que f(\alpha) = 0,97.

f(0)=\dfrac12 et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=1 : f est continue et strictement croissante sur [0~;~+\infty[, à valeurs dans \left[\dfrac12~;~1\right[.
Comme 0{,}97\in\left[\dfrac12~;~1\right[, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0{,}97 admet une unique solution \alpha sur [0~;~+\infty[.

PartieB ; 4. À l'aide de la calculatrice, encadrer \alpha par deux entiers consécutifs et interpréter.

À la calculatrice, \alpha\approx17{,}4, donc \alpha\in\,]17~;~18[.

PartieC ; 1. Montrer que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f(x) = e^{0,2x} / (1 + e^{0,2x}).

En multipliant numérateur et dénominateur de f(x)=\dfrac{1}{1+e^{-0,2x}} par e^{0,2x} : f(x) = \dfrac{e^{0,2x}}{e^{0,2x}+1}.

PartieC ; 2. En déduire une primitive de f sur [0 ; +\infty[.

En écrivant \begin{aligned}f(t) &= \dfrac{1}{0{,}2}\times\dfrac{0{,}2e^{0,2t}}{1+e^{0,2t}} \\ &= 5\times\dfrac{0{,}2e^{0,2t}}{1+e^{0,2t}}\end{aligned} on reconnaît une forme \dfrac{u'}{u} (avec u(t)=1+e^{0,2t}>0), de primitive \ln(u).
Une primitive de f est donc F(t) = 5\ln(1+e^{0,2t}).

PartieC ; 3. Calculer la valeur moyenne de f sur [0 ; 40] (valeur exacte puis approchée au millième).

\begin{aligned}\displaystyle I &= \dfrac{1}{40}\displaystyle\int\limits_0^{40}f(t)\,\mathrm{d}t \\ &= \dfrac{1}{40}\left[5\ln(1+e^{0,2t})\right]_0^{40} \\ &= \dfrac{5}{40}\left(\ln(e^{8}+1)-\ln(2)\right)\end{aligned}
I = \dfrac18\ln\left(\dfrac{e^{8}+1}{2}\right) \approx 0,913.

Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère une fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[. On admet qu'elle est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[. On note f' sa fonction dérivée et f'' sa fonction dérivée seconde.

Dans un repère orthogonal, on a tracé ci-dessous:

  • la courbe représentative de f, notée \mathcal{C}_f sur l'intervalle ]0 ; 3] ;
  • la droite T_{\text{A}},tangente à \mathcal{C}_f au point A(1 ; 2) ;
  • la droite T_{\text{B}} tangente à \mathcal{C}_f au point B(e ; e).

On précise par ailleurs que la tangente T_{\text{A}} passe par le point C(3 ; 0).

A B C T A e e 0,2 T B C f 01230123 0101

Partie A : Lectures graphiques

On répondra aux questions suivantes en les justifiant à l'aide du graphique.

  1. Déterminer le nombre dérivé f'(1).
  2. Combien de solutions l'équation f'(x) = 0 admet-elle dans l'intervalle ]0 ; 3] ?
  3. Quel est le signe de f''(0,2) ?
Partie B : étude de la fonction f

On admet dans cette partie que la fonction f est définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par

f(x) = x[2(\ln x)^2 - 3\ln x + 2 ]

\ln désigne la fonction logarithme népérien.

  1. Résoudre dans \R l'équation 2X^2- 3X + 2 = 0.

    En déduire que \mathcal{C}_f ne coupe pas l'axe des abscisses.
  2. Déterminer, en justifiant, la limite de f en +\infty.

    On admettra que la limite de f en 0 est égale à 0.
  3. On admet que pour tout x appartenant à ]0~;~ +\infty[, f'(x) = 2(\ln x)^2 + \ln x - 1.
    1. Montrer que pour tout x appartenant à ]0~;~ +\infty[, f''(x)= \dfrac 1x(4\ln x + 1).
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ et préciser la valeur exacte de l'abscisse du point d'inflexion.
    3. Montrer que la courbe \mathcal{C}_f est au-dessus de la tangente T_{\text{B}} sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[.
Partie C : Calcul d'aire
  1. Justifier que la tangente T_{\text{B}} a pour équation réduite y = 2x - \e.
  2. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que

    \displaystyle\int_1^{\e} x\ln x\quad \text{d}x = \dfrac{\e^2 + 1}{4}.
  3. On note \mathcal{A} l'aire du domaine hachuré sur la figure, délimité par la courbe \mathcal{C}_f, la tangente T_{\text{B}}, et les droites d'équation x = 1 et x = \e.

    On admet que \displaystyle\int_1^{\e} x(\ln x)^2 \text{d}x = \dfrac{\e^2 - 1}{4}.

    En déduire la valeur exacte de \mathcal{A} en unité d'aire.
Voir la correction

PartieA ; 1. On donne la courbe de f, avec la tangente T_A en A(1 ; 2) passant par C(3 ; 0). Déterminer f'(1).

f'(1) est le coefficient directeur de T_A : \dfrac{0-2}{3-1} = -1.

PartieA ; 2. Combien de solutions l'équation f'(x) = 0 admet-elle sur ]0 ; 3] ?

f'(x)=0 correspond aux points où la tangente est horizontale : d'après le graphique, cela se produit 2 fois sur ]0~;~3].

PartieA ; 3. Quel est le signe de f''(0,2) ?

Sur [0~;~0{,}5], la courbe semble concave d'après le graphique, donc f''(0{,}2)<0.

PartieB ; 1. On admet que f(x) = x[2(ln x)^{2} - 3ln x + 2] sur ]0 ; +\infty[. Résoudre 2X^{2} - 3X + 2 = 0 dans \mathbb{R}, et en déduire que la courbe de f ne coupe pas l'axe des abscisses.

\Delta = (-3)^{2}-4\times2\times2 = 9-16 = -7<0 : l'équation 2X^{2}-3X+2=0 n'a pas de solution réelle.
\begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x[2(\ln x)^{2}-3\ln x+2] = 0 \end{aligned} Comme x>0, cela équivaut à 2(\ln x)^{2}-3\ln x+2=0, soit, en posant X=\ln x, à 2X^{2}-3X+2=0, qui n'a pas de solution.
L'équation f(x)=0 n'a donc pas de solution : la courbe de f ne coupe pas l'axe des abscisses.

PartieB ; 2. Déterminer, en justifiant, la limite de f en +\infty (on admet que la limite en 0 est 0).

f(x) = x(\ln x)^{2}\left(2-\dfrac{3}{\ln x}+\dfrac{2}{(\ln x)^{2}}\right).
\lim\limits_{x\to+\infty}\ln x=+\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}x(\ln x)^{2}=+\infty, et \lim\limits_{x\to+\infty}\left(2-\dfrac{3}{\ln x}+\dfrac{2}{(\ln x)^{2}}\right)=2.
Par produit : \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

PartieB ; 3.a On admet que f'(x) = 2(ln x)^{2} + ln x - 1. Montrer que f''(x) = (1/x)(4ln x + 1).

f''(x) = 2\times2\ln x\times\dfrac1x+\dfrac1x = \dfrac{1}{x}(4\ln x+1).

PartieB ; 3.b Étudier la convexité de f sur ]0 ; +\infty[ et préciser l'abscisse exacte du point d'inflexion.

Sur ]0~;~+\infty[, \dfrac1x>0, donc f''(x) est du signe de 4\ln x+1.
\begin{aligned}4\ln x+1 = 0 &\iff \ln x = -\dfrac14 \\ &\iff x = e^{-\dfrac{1}{4}} \end{aligned} 4\ln x+1>0 \iff x>e^{-\dfrac{1}{4}}.
f est donc concave sur \left]0~;~e^{-\dfrac{1}{4}}\right] et convexe sur \left[e^{-\dfrac{1}{4}}~;~+\infty\right[, avec un point d'inflexion d'abscisse exacte e^{-\dfrac{1}{4}}\approx0{,}779.

PartieB ; 3.c Montrer que la courbe de f est au-dessus de la tangente T_B sur ]1 ; +\infty[.

Comme e^{-\dfrac{1}{4}}<1, f est convexe sur [1~;~+\infty[ : sur cet intervalle, la courbe est donc au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier T_B.

PartieC ; 1. Justifier que la tangente T_B (au point d'abscisse e) a pour équation réduite y = 2x - e.

f'(e) = 2(\ln e)^{2}+\ln e-1 = 2+1-1 = 2 et \begin{aligned}f(e) &= e(2\times1-3+2) \\ &= e\times1 \\ &= e\end{aligned}
La tangente en e a pour équation y=f'(e)(x-e)+f(e) = 2(x-e)+e = 2x-e.

PartieC ; 2. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale de x ln x entre 1 et e vaut (e^{2} + 1)/4.

On pose u(x)=\ln x et v'(x)=x (donc u'(x)=\dfrac1x et v(x)=\dfrac{x^{2}}{2}).
\begin{aligned}\displaystyle \displaystyle\int\limits_1^{e}x\ln x\,\mathrm{d}x &= \left[\ln x\times\dfrac{x^{2}}{2}\right]_1^{e} - \displaystyle\int\limits_1^{e}\dfrac{x}{2}\,\mathrm{d}x \\ &= \dfrac{e^{2}}{2} - \left[\dfrac{x^{2}}{4}\right]_1^{e} \\ &= \dfrac{e^{2}}{2}-\dfrac{e^{2}}{4}+\dfrac14 \\ &= \dfrac{e^{2}+1}{4}\end{aligned}

PartieC ; 3. On admet que l'intégrale de x(ln x)^{2} entre 1 et e vaut (e^{2} - 1)/4. En déduire l'aire A du domaine entre la courbe de f, la tangente T_B et les droites x=1 et x=e.

Sur [1~;~e], la courbe est au-dessus de T_B, donc \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A} &= \displaystyle\int\limits_1^{e}[f(x)-(2x-e)]\,\mathrm{d}x \\ &= \displaystyle\int\limits_1^{e}[2x(\ln x)^{2}-3x\ln x+e]\,\mathrm{d}x\end{aligned}
Par linéarité : \begin{aligned}\mathcal{A} &= 2\times\dfrac{e^{2}-1}{4} - 3\times\dfrac{e^{2}+1}{4} + \left[ex\right]_1^{e} \\ &= \dfrac{-e^{2}-5}{4}+(e^{2}-e)\end{aligned}
\mathcal{A} = \dfrac{3e^{2}-4e-5}{4} unités d'aire (soit environ 1,57 u.a.).

Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

L'objet de cet exercice est l'étude de l'arrêt d'un chariot sur un manège, à partir du moment où il entre dans la zone de freinage en fin de parcours.

On note t le temps écoulé, exprimé en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.

On modélise la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage, exprimée en mètre, en fonction de t, à l'aide d'une fonction notée d définie sur [0 ~;~+\infty[.

On a ainsi d(0) = 0.

Par ailleurs, on admet que cette fonction d est dérivable sur son ensemble de définition. On note d' sa fonction dérivée.

Partie A

Sur la figure (Fig. 2) ci-dessous, on a tracé dans un repère orthonormé :

  • la courbe représentative \mathcal{C}_d de la fonction d ;
  • la tangente T à la courbe \mathcal{C}_d au point A d'abscisse 4,7 ;
  • l'asymptote \Delta à \mathcal{C}_d en +\infty.

F i g . 2 01001020 A t T C d 1 1

Dans cette partie, aucune justification n'est attendue.

Avec la précision que permet le graphique, répondre aux questions ci-dessous.

D'après ce modèle :

  1. Au bout de combien de temps le chariot aura-t-il parcouru 15 m dans la zone de freinage ?
  2. Quelle longueur minimale doit-être prévue pour la zone de freinage ?
  3. Que vaut d'(4,7) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Partie B

On rappelle que t désigne le temps écoulé, en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.

On modélise la vitesse instantanée du chariot, en mètre par seconde \left(\text{m}.\text{s}^{-1}\right), en fonction de t, par une fonction v définie sur [0~;~+\infty[.

On admet que :

  • la fonction v est dérivable sur son ensemble de définition, et on note v' sa fonction dérivée ;
  • la fonction v est une solution de l'équation différentielle (E) :\quad y' + 0,6y = \e^{-0,6t},

    y est une fonction inconnue et où y' est la fonction dérivée de y.

    On précise de plus que, lors de son arrivée sur la zone de freinage, la vitesse du chariot est égale à 12 m.s^{-1}, c'est-à-dire v(0) = 12.
    1. On considère l'équation différentielle (E') :\quad y' + 0,6y = 0.

      Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E') sur [0~;~+\infty[.
    2. Soit g la fonction définie sur [0~;~+\infty[ par g(t) = t\e^{-0,6t}.

      Vérifier que la fonction g est une solution de l'équation différentielle (E).
    3. En déduire les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0~;~+\infty[.
    4. En déduire que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[, on a : v(t) = (12+t)\e^{-0,6t}.
  1. Dans cette question, on étudie la fonction v sur [0~;~+\infty[.
    1. Montrer que pour tout réel t \in [0~;~ +\infty[,\: v'(t) = (-6,2 - 0,6t)\e^{-0,6t}.
    2. En admettant que:

      v(t) = 12\e^{-0,6t} + \dfrac{1}{0,6} \times\quad \dfrac{0,6t}{\e^{0,6t}}, déterminer la limite de v en +\infty.
    3. Étudier le sens de variation de la fonction v et dresser son tableau de variation complet. Justifier.
    4. Montrer que l'équation v(t) = 1 admet une solution unique \alpha, dont on donnera une valeur approchée au dixième.
  2. Lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde, un système mécanique se déclenche permettant son arrêt complet.

    Déterminer au bout de combien de temps ce système entre en action. Justifier.
Partie C

On rappelle que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~ +\infty[ :

v(t) = (12 + t)\e^{-0,6t}.

On admet que pour tout réel t dans l'intervalle [0~;~ +\infty[ :

d(t) = \displaystyle\int_0^t v(x)\:\text{d}x.

  1. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que la distance parcourue par le chariot entre les instants 0 et t est donnée par :

    d(t)= \e^{-0,6t} \left(- \dfrac53 t - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}.
  2. On rappelle que le dispositif d'arrêt se déclenche lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde.

    Déterminer, selon ce modèle, une valeur approchée au centième de la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage avant le déclenchement de ce dispositif.
Voir la correction

PartieA ; 1. D'après le graphique (courbe de d, la distance parcourue par un chariot en zone de freinage), au bout de combien de temps le chariot a-t-il parcouru 15 m ?

Par lecture graphique, d(2)\approx15 : le chariot a parcouru 15 m au bout de 2 secondes.

PartieA ; 2. Quelle longueur minimale prévoir pour la zone de freinage ?

L'asymptote horizontale \Delta de la courbe est proche de y=23 : une zone de 23 mètres semble suffisante.

PartieA ; 3. Que vaut d'(4,7) ? Interpréter.

Le coefficient directeur de la tangente T (passant par (0~;~16{,}5) et (4{,}7~;~21)) vaut \dfrac{21-16{,}5}{4{,}7} \approx 0{,}96 : d'(4{,}7)\approx0{,}96 m/s, c'est la vitesse instantanée du chariot à t=4{,}7 s.

PartieB ; 1.a On modélise la vitesse v, solution de (E) : y' + 0,6y = e^{-0,6t}, avec v(0)=12. Résoudre (E') : y' + 0,6y = 0.

Les solutions de (E') sont les fonctions t\longmapsto Ke^{-0,6t}, avec K\in\mathbb{R}.

PartieB ; 1.b Soit g(t) = te^{-0,6t}. Vérifier que g est solution de (E).

g'(t) = e^{-0,6t}-0{,}6te^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-0{,}6t).
g'(t)+0{,}6g(t) = e^{-0,6t}(1-0{,}6t)+0{,}6te^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-0{,}6t+0{,}6t) = e^{-0,6t}.
g est bien solution de (E).

PartieB ; 1.c En déduire les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[.

Les solutions de (E) sont les fonctions t\longmapsto e^{-0,6t}(t+K), avec K\in\mathbb{R}.

PartieB ; 1.d En déduire que v(t) = (12 + t)e^{-0,6t}.

v est de cette forme et vérifie v(0)=12 : \begin{aligned}e^{0}(0+K) = 12 &\iff K = 12 \end{aligned} donc v(t)=(12+t)e^{-0,6t}.

PartieB ; 2.a Montrer que v'(t) = (-6,2 - 0,6t)e^{-0,6t}.

v vérifie (E) : v'(t)+0{,}6v(t)=e^{-0,6t}, donc v'(t) = e^{-0,6t}-0{,}6(12+t)e^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-7{,}2-0{,}6t) = e^{-0,6t}(-6{,}2-0{,}6t).

PartieB ; 2.b En admettant que v(t) = 12e^{-0,6t} + t/e^{0,6t}, déterminer la limite de v en +\infty.

\lim\limits_{t\to+\infty}12e^{-0,6t}=0, et par croissances comparées \lim\limits_{t\to+\infty}\dfrac{t}{e^{0,6t}}=0 : par somme, \lim\limits_{t\to+\infty}v(t)=0 (le chariot finit par s'arrêter).

PartieB ; 2.c Étudier le sens de variation de v sur [0 ; +\infty[ et dresser son tableau de variation.

e^{-0,6t}>0 pour tout t, donc v'(t) est du signe de -6{,}2-0{,}6t, qui est strictement négatif pour tout t\geqslant0.
v est donc strictement décroissante sur [0~;~+\infty[, de v(0)=12 vers 0.

PartieB ; 2.d Montrer que l'équation v(t) = 1 admet une unique solution \alpha, avec une valeur approchée au dixième.

v est continue (dérivable) et strictement décroissante sur [0~;~+\infty[, de 12 à 0 ; comme 1\in\,]0~;~12], d'après le théorème des valeurs intermédiaires, l'équation v(t)=1 admet une unique solution \alpha.
À la calculatrice : v(4)\approx1{,}5, v(5)\approx0{,}85 (donc {4<\alpha<5}) ; v(4{,}6)\approx1{,}05, v(4{,}7)\approx0{,}995 : \alpha\approx4{,}7.

PartieB ; 3. Déterminer, en justifiant, au bout de combien de temps le système d'arrêt se déclenche (vitesse \leq 1 m/s).

D'après la question précédente, v(t)=1 pour \begin{aligned}t &= \alpha \\ &\approx 4{,}7\end{aligned} s, et v étant décroissante, v(t)\leqslant1 pour t\geqslant\alpha : le système se déclenche au bout d'environ 4,7 secondes.

PartieC ; 1. On admet que d(t) = ∫₀ᵗ v(x) dx. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que d(t) = e^{-0,6t}(-(\dfrac{5}{3})t - \dfrac{205}{9}) + \dfrac{205}{9}.

On pose u(x)=12+x et v'(x)=e^{-0,6x} (donc u'(x)=1 et v(x)=-\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}).
\begin{aligned}\displaystyle d(t) &= \left[-(12+x)\times\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}\right]_0^t + \displaystyle\int\limits_0^t\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}\,\mathrm{d}x \\ &= \left[-(12+x)\times\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x} - \dfrac{1}{0,36}e^{-0,6x}\right]_0^t\end{aligned}
En simplifiant (\frac{1}{0,6}=\frac53 et \frac{1}{0,36}=\frac{25}{9}) : d(t) = e^{-0,6t}\left(-\dfrac53t-\dfrac{205}{9}\right)+\dfrac{205}{9}.

PartieC ; 2. Déterminer, au centième près, la distance parcourue par le chariot avant le déclenchement du dispositif d'arrêt.

Le dispositif se déclenche à t\approx4{,}7 s : d(4{,}7) = e^{-0,6\times4,7}\left(-\dfrac53\times4{,}7-\dfrac{205}{9}\right)+\dfrac{205}{9} \approx 20,95 m.

Bac Terminale 2025 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]2~;~ +\infty[ par

f(x) = x \ln (x - 2).

Une partie de la courbe représentative \mathcal{C}_f de la fonction f est donnée ci-dessous.

A.P.M.E.P. 0123456780 5 10 1551015 C f

  1. Conjecturer, à l'aide du graphique, le sens de variation de f ses limites aux bornes de son ensemble de définition ainsi que les éventuelles asymptotes.
  2. Résoudre l'équation f(x) = 0 sur ]2~;~+\infty[.
  3. Calculer \displaystyle\lim_{\substack{x \to 2\\x > 2}} f(x).

    Ce résultat confirme-t-il l'une des conjectures faites à la question 1. ?
  4. Démontrer que pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[ :

    f'(x) = \ln (x - 2) + \dfrac{x}{x - 2}.
  5. On considère la fonction g définie sur l'intervalle ]2~;~+\infty[ par g(x) = f'(x).
    1. Démontrer que pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[, on a:

      g'(x) = \dfrac{x - 4}{(x - 2)^2}.
    2. On admet que \displaystyle\lim_{\substack{x \to 2\\x>2}} g(x) = + \infty et que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = +\infty.

      En déduire le tableau des variations de la fonction g sur ]2~;~+\infty[. On fera apparaître la valeur exacte de l'extremum de la fonction g.
    3. En déduire que, pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[, g(x) > 0.
    4. En déduire le sens de variation de la fonction f sur ]2~;~+\infty[.
  6. Étudier la convexité de la fonction f sur ]2~;~+\infty[ et préciser les coordonnées d'un éventuel point d'inflexion de la courbe représentative de la fonction f.
  7. Combien de valeurs de x existe-t-il pour lesquelles la courbe représentative de f admet une tangente de coefficient directeur égal à 3 ?
Voir la correction

1.On considère f(x) = x ln(x-2) sur ]2 ; +\infty[, dont la courbe est donnée. Conjecturer le sens de variation, les limites aux bornes et les asymptotes éventuelles.

D'après le graphique, f semble strictement croissante sur ]2~;~+\infty[, avec \lim\limits_{x\to2}f(x)=-\infty (asymptote verticale x=2) et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

2.Résoudre l'équation f(x) = 0 sur ]2 ; +\infty[.

\begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x\ln(x-2) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou \ln(x-2)=0. Comme x>2, x\neq0, donc \begin{aligned}\ln(x-2) = 0 &\iff x-2 = 1 \\ &\iff x = 3 \end{aligned}
L'équation a une unique solution : x=3.

3.Calculer la limite de f(x) quand x tend vers 2 par valeurs supérieures. Ce résultat confirme-t-il une conjecture de la question 1 ?

\lim\limits_{x\to2^{+}}(x-2)=0^{+}, donc par composition \lim\limits_{x\to2^{+}}\ln(x-2)=-\infty ; et \lim\limits_{x\to2^{+}}x=2, donc par produit \lim\limits_{x\to2^{+}}f(x)=-\infty.
Ce résultat confirme la conjecture de limite en 2 et l'asymptote verticale d'équation x=2.

4.Démontrer que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, f'(x) = ln(x-2) + x/(x-2).

f est un produit de fonctions dérivables : f'(x) = 1\times\ln(x-2)+x\times\dfrac{1}{x-2} = \ln(x-2)+\dfrac{x}{x-2}.

5.aOn pose g(x) = f'(x). Démontrer que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, g'(x) = (x-4)/(x-2)^{2}.

g'(x) = f''(x) = \dfrac{1}{x-2}+\dfrac{1\times(x-2)-x\times1}{(x-2)^{2}} = \dfrac{x-2}{(x-2)^{2}}-\dfrac{2}{(x-2)^{2}} = \dfrac{x-4}{(x-2)^{2}}.

5.bOn admet que la limite de g en 2 (à droite) et en +\infty vaut +\infty. En déduire le tableau de variation de g, avec la valeur exacte de son extremum.

(x-2)^{2}>0, donc g'(x) est du signe de x-4 : négatif sur ]2~;~4[, positif sur ]4~;~+\infty[.
g est donc décroissante sur ]2~;~4] puis croissante sur [4~;~+\infty[, avec un minimum \begin{aligned}g(4) &= \ln(2)+\dfrac{4}{2} \\ &= 2+\ln(2)\end{aligned}

5.cEn déduire que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, g(x) > 0.

Le minimum de g est g(4)=2+\ln(2) ; comme \ln(2)>0, {g(4)>2>0} : g(x)>0 pour tout x de ]2~;~+\infty[.

5.dEn déduire le sens de variation de f sur ]2 ; +\infty[.

g=f' est strictement positive sur ]2~;~+\infty[ : f est donc strictement croissante sur cet intervalle.

6.Étudier la convexité de f sur ]2 ; +\infty[ et préciser les coordonnées d'un éventuel point d'inflexion.

f'=g est décroissante sur ]2~;~4] (donc f concave) et croissante sur [4~;~+\infty[ (donc f convexe) : f change de convexité en x=4.
\begin{aligned}f(4) &= 4\ln(2) \\ &= \ln(16)\end{aligned} Le point d'inflexion a pour coordonnées (4~;~\ln(16)).

7.Combien de valeurs de x donnent une tangente à la courbe de f de coefficient directeur 3 ?

On cherche f'(x)=3, soit g(x)=3. Or \begin{aligned}g(4) &= 2+\ln(2) \\ &\approx 2{,}7\end{aligned}
Sur ]2~;~4], g est continue et strictement décroissante de +\infty à 2{,}7 : comme 3 est dans cet intervalle, il existe une unique solution \alpha.
Sur [4~;~+\infty[, g est continue et strictement croissante de 2{,}7 à +\infty : il existe de même une unique solution \beta.
Il existe donc exactement deux valeurs de x pour lesquelles la tangente a un coefficient directeur égal à 3.

Un cinéma propose trois tarifs :

Tarif « Classique » : La personne paye chaque entrée 11€.

Tarif « Essentiel » : La personne paye un abonnement annuel de 50 € puis chaque entrée coûte 5 €.

Tarif « Liberté » : La personne paye un abonnement annuel de 240 € avec un nombre d'entrées illimité.

  1. Avec le tarif « Classique », une personne souhaite acheter trois entrées au cinéma.

    Combien va-t-elle payer ?
  2. Avec le tarif « Essentiel », une personne souhaite aller huit fois au cinéma.

    Montrer qu'elle va payer 90 €.
  3. Dans la suite, x désigne le nombre d'entrées au cinéma.

    On considère les trois fonctions f, g et h suivantes :

    f: x \longmapsto 50+5 x\quad g: x \longmapsto 240\quad h: x \longmapsto 11 x

    Associer, sans justifier, chacune de ces fonctions au tarif correspondant.

Le graphique ci-dessous représente le prix à payer en fonction du nombre d'entrées pour chacun de ces trois tarifs.

Nombred’entrées 5 10 15 20 25 30 35 40 45 Prisàpayer(en ) 50 100 150 200 250 0 (d 1 ) (d 3 ) (d 2 )

La droite (\mathrm{d}_{1}) représente la fonction correspondant au tarif « Classique ».

La droite (\mathrm{d}_{2}) représente la fonction correspondant au tarif « Essentiel ».

La droite (\mathrm{d}_{3}) représente la fonction correspondant au tarif « Liberté ».

  1. Quel tarif propose un prix proportionnel au nombre d'entrées ?
  2. Pour les questions suivantes, aucune justification n'est attendue.

    1. Avec 150 €, combien peut-on acheter d'entrées au maximum avec le tarif « Essentiel »?
    2. À partir de combien d'entrées, le tarif « Liberté » devient-il le tarif le plus intéressant?
    3. Si on décide de ne pas dépasser un budget de 200 €, quel est le tarif qui permet d'acheter le plus grand nombre d'entrées ?
Voir la correction

1.Un cinéma propose le tarif « Classique » à 11 € l'entrée. Combien coûtent 3 entrées avec ce tarif ?

Avec le tarif Classique, 3 entrées coûtent 3\times11 = 33 €.

2.Le tarif « Essentiel » consiste en un abonnement annuel de 50 € puis 5 € par entrée. Montrer qu'avec ce tarif, 8 entrées coûtent 90 €.

Avec le tarif Essentiel, le coût de 8 entrées est 50+8\times5 = 50+40 = 90 €, ce qui confirme l'énoncé.

3.Le tarif « Liberté » consiste en un abonnement annuel de 240 € donnant un accès illimité. En notant x le nombre d'entrées, on considère les fonctions f: x\mapsto50+5x, g: x\mapsto240 et h: x\mapsto11x. Associer chacune de ces fonctions au tarif correspondant.

La fonction f, qui combine un montant fixe de 50 et un coût de 5 par entrée, correspond au tarif « Essentiel ».
La fonction g, constante et égale à 240 quel que soit le nombre d'entrées, correspond au tarif « Liberté ».
La fonction h, proportionnelle au nombre d'entrées avec un coefficient de 11, correspond au tarif « Classique ».

4.Sur un graphique, les droites (d1), (d2) et (d3) représentent respectivement les tarifs Classique, Essentiel et Liberté en fonction du nombre d'entrées. Quel tarif propose un prix proportionnel au nombre d'entrées ?

Seule la fonction h (tarif Classique) est linéaire, de la forme x\mapsto11x sans terme constant : c'est donc le tarif « Classique » qui propose un prix proportionnel au nombre d'entrées.

5.aAvec 150 €, combien d'entrées peut-on acheter au maximum avec le tarif « Essentiel » (aucune justification attendue) ?

On résout 50+5x\leqslant150, soit 5x\leqslant100, soit x\leqslant20.
Avec 150 €, on peut acheter au maximum 20 entrées avec le tarif Essentiel.

5.bÀ partir de combien d'entrées le tarif « Liberté » devient-il le plus intéressant (aucune justification attendue) ?

Le tarif Liberté (240 €) devient plus avantageux que l'Essentiel lorsque 50+5x>240, soit 5x>190, soit x>38.
À partir de 39 entrées, le tarif Liberté est le plus intéressant.

5.cAvec un budget de 200 € maximum, quel tarif permet d'acheter le plus grand nombre d'entrées (aucune justification attendue) ?

Tarif Classique : 11x\leqslant200 donne au plus 18 entrées (11\times18=198).
Tarif Essentiel : 50+5x\leqslant200 donne au plus 30 entrées (50+5\times30=200).
Tarif Liberté : l'abonnement de 240 € dépasse déjà le budget de 200 €, donc ce tarif est inaccessible.
C'est donc le tarif « Essentiel » qui permet d'acheter le plus grand nombre d'entrées, soit 30.

Des amis habitent Strasbourg et préparent leurs vacances.

Cette année ils ont décidé de partir découvrir une grande ville française pendant une semaine.

Pour s'y rendre, ils louent une voiture. Une fois arrivés sur place, ils feront ensuite tous leurs trajets à pied ou en transport en commun.

Une agence de location de voitures propose les trois formules suivantes pour une location sur une semaine :

Formule AFormule BFormule C
0,50 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 300 € puis 0,25 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 900 € pour un kilométrage illimité.

Tableau indicatif des distances (en km) entre des villes françaises

Bordeaux
675Grenoble
792771Lille
5552801005Marseille
338741584909Nantes
546585215772379Paris
907506498803864442Strasbourg

Exemple: la distance la plus courte entre Nantes et Grenoble est de 741 km.

PARTIE A : Les amis souhaitent se rendre à Marseille. Ils ont un budget de 1000 € pour le voyage.

  1. Quelle distance, en km, vont-ils parcourir pour le trajet aller-retour ?
  2. En choisissant la formule B, montrer que la location de voiture coûtera 701,50 €.
  3. Quelle est la formule la plus avantageuse ?
  4. Voici des informations pour le voyage :

    Information 1Information 2Information 3
    Prix moyen du gazole en 2023Voiture proposéeCoût total pour les péages
    1,87 € par litreType de carburant: gazole. Consommation: 5,6 L pour 100 km115,80 €


    Leur budget sera-t-il suffisant ?

    Dans cette question, toute trace de recherche sera prise en compte dans la correction.

PARTIE B : Étude des formules

Formule AFormule BFormule C
0,50 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 300 € puis 0,25 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 900 € pour un kilométrage illimité.
  1. Soit x le nombre de kilomètres parcourus, exprimer en fonction de x le prix payé pour chaque formule de location.
  2. On a représenté ci-dessous, pour chacune des formules, le coût de la location (en euros) en fonction de la distance parcourue (en kilomètres).

    Associer chaque courbe à la formule de location correspondante. Ne pas justifier.

    Coûtdelalocation(en ) Distanceparcourue(enkm) Courbe3 Courbe2 Courbe1 200 200
  3. Résoudre l'équation 0,25x + 300 = 0,5x. Interpréter ce résultat.
    1. Si la distance parcourue est de 2500 km, quelle formule doit-on choisir pour payer le moins cher ? Ne pas justifier.
    2. Donner une distance parcourue pour laquelle la formule A est la plus intéressante. Ne pas justifier.
    3. Déterminer graphiquement quelle formule de location est la moins chère en fonction de la distance parcourue pour une distance inférieure à 2600 km.
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PARTIEA. Des amis, habitant Strasbourg, veulent se rendre à Marseille en voiture de location, puis se déplacer sur place à pied ou en transports en commun. Une agence propose trois formules : A à 0,50 € par kilomètre parcouru ; B avec un forfait fixe de 300 € puis 0,25 € par kilomètre parcouru ; C avec un forfait fixe de 900 € pour un kilométrage illimité. Un tableau des distances indique que Marseille est à 803 km de Strasbourg. Leur budget total pour le voyage est de 1 000 €. 1. Quelle distance vont-ils parcourir pour l'aller-retour ?

Pour l'aller-retour, la distance parcourue est 803\times2 = 1 606 km.

2.En choisissant la formule B, montrer que la location de voiture coûtera 701,50 €.

Avec la formule B, le prix payé est 300 + 1\,606\times0,25.
1\,606\times0,25 = 401,50, donc le prix total est 300 + 401,50 = 701,50 €, ce qui confirme le montant annoncé.

3.Quelle formule de location est la plus avantageuse pour ce trajet de 1 606 km ?

Avec la formule A, le prix payé serait 1\,606\times0,50 = 803 €.
Avec la formule C, le prix payé serait fixe, 900 €.
En comparant les trois montants : 701,50 < 803 < 900, la formule B est donc la plus avantageuse pour ce trajet.

4.On donne : prix moyen du gazole en 2023 : 1,87 € par litre ; consommation de la voiture : 5,6 L pour 100 km ; coût total des péages : 115,80 €. Leur budget de 1 000 € sera-t-il suffisant pour ce voyage (location + carburant + péages), en choisissant la formule B ?

La consommation totale de carburant pour 1 606 km est 1\,606\times\dfrac{5,6}{100} = 89,936 L.
Le coût du carburant est donc 89,936\times1,87 \approx 168,18 € (arrondi au centime).
Le coût total du voyage est la somme de la location, du carburant et des péages : 701,50 + 168,18 + 115,80 = 985,48 €.
Comme 985,48 \leqslant 1\,000, le budget de 1 000 € est suffisant pour ce voyage.

PARTIEB. On étudie maintenant les trois formules de location de façon plus générale, en fonction de la distance parcourue. 5. En notant x le nombre de kilomètres parcourus, exprimer en fonction de x le prix payé avec chacune des trois formules.

  • Formule A : prix =0,5x
  • Formule B : prix =0,25x+300
  • Formule C : prix =900 (constant, quel que soit x)

6.Sur un graphique, trois courbes représentent le coût de la location (en euros) en fonction de la distance parcourue (en kilomètres) : la courbe 1 est une droite horizontale coupant l'axe des ordonnées à 900, la courbe 2 est une droite croissante coupant l'axe des ordonnées à 300, et la courbe 3 est une droite croissante passant par l'origine. Associer chaque courbe à sa formule (aucune justification n'était demandée, on en donne une ici).

La formule A, 0,5x, est une fonction linéaire : sa représentation est une droite passant par l'origine du repère. C'est donc la courbe 3.
La formule B, 0,25x+300, est une fonction affine dont l'ordonnée à l'origine est 300 : c'est donc la courbe 2.
La formule C, constante et égale à 900, est représentée par une droite horizontale coupant l'axe des ordonnées à 900 : c'est donc la courbe 1.

7.Résoudre l'équation 0,25x+300=0,5x et interpréter le résultat obtenu.

0,25x+300=0,5x \iff 300 = 0,5x-0,25x \iff 300=0,25x \iff x=\dfrac{300}{0,25} \iff x= 1 200.
Cela signifie que pour une distance parcourue de 1 200 km, le prix payé avec la formule A est égal à celui payé avec la formule B.

8.a.Si la distance parcourue est de 2 500 km, quelle formule permet de payer le moins cher (sans justifier) ?

D'après une lecture graphique, pour une distance parcourue de 2 500 km, c'est la formule C qui est la moins chère.

8.b.Donner une distance parcourue pour laquelle la formule A est la plus intéressante (sans justifier).

Toute distance strictement comprise entre 0 et 1 200 km convient, par exemple 600 km (pour ces distances, la courbe 3, qui représente la formule A, est la plus basse).

8.c.Déterminer graphiquement quelle formule est la moins chère en fonction de la distance parcourue, pour une distance inférieure à 2 600 km.

  • de 0 à 1 200 km parcourus : la formule A est la moins chère ;
  • de 1 200 à 2 400 km parcourus : la formule B est la moins chère ;
  • de 2 400 à 2 600 km parcourus : la formule C est la moins chère.
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Les parties { A} et { B} sont indépendantes

Alain possède une piscine qui contient 50\quad \mathrm{~m}^{3} d'eau. On rappelle que 1\quad \mathrm{~m}^{3}=1000\quad \mathrm{~L}.

Pour désinfecter l'eau, il doit ajouter du chlore.

Le taux de chlore dans l'eau, exprimé en \mathrm{mg}\cdot \mathrm{L}^{-1}, est défini comme la masse de chlore par unité de volume d'eau. Les piscinistes préconisent un taux de chlore compris entre 1 et 3\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.

Sous l'action du milieu ambiant, notamment des ultraviolets, le chlore se décompose et disparaît peu à peu.

Alain réalise certains jours, à heure fixe, des mesures avec un appareil qui permet une précision à 0,01\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}. Le mercredi 19 juin, il mesure un taux de chlore de 0,70 \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.

Partie A : étude d'un modèle discret.

Pour maintenir le taux de chlore dans sa piscine, Alain décide, à partir du jeudi 20 juin, d'ajouter chaque jour une quantité de 15\quad \mathrm{~g} de chlore. On admet que ce chlore se mélange uniformément dans l'eau de la piscine.

  1. Justifier que cet ajout de chlore fait augmenter le taux de 0,3\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.
  2. Pour tout entier naturel n, on note v_{n} le taux de chlore, en \mathrm{mg \cdot L}^{-1}, obtenu avec ce nouveau protocole n jours après le mercredi 19 juin. Ainsi v_{0}=0,7.
    On admet que pour tout entier naturel n,

    v_{n+1}=0,92 v_{n}+ 0,3.
    1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n,\quad v_{n} \leqslant v_{n+1} \leqslant 4.
    2. Montrer que la suite \left(v_{n}\right) est convergente et calculer sa limite.
  3. À long terme, le taux de chlore sera-t-il conforme à la préconisation des piscinistes ? Justifier la réponse.
  4. Reproduire et compléter l'algorithme ci-après écrit en langage Python pour que la fonction alerte_chlore renvoie, lorsqu'il existe, le plus petit entier n tel que v_{n}> s.

    def alerte_chlore(s) :
    n = 0
    u = 0.7
    while ... :
    n = ...
    u = ...
    return n
  5. Quelle valeur obtient-on en saisissant l'instruction alerte_chlore(3) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B : étude d'un modèle continu.

Alain décide de faire appel à un bureau d'études spécialisées. Celui-ci utilise un modèle continu pour décrire le taux de chlore dans la piscine.

Dans ce modèle, pour une durée x (en jours écoulés à compter du mercredi 19 juin), f(x) représente le taux de chlore, en \quad \mathrm{mg}\cdot \mathrm{L}^{-1}, dans la piscine.

On admet que la fonction f est solution de l'équation différentielle (E) : y'=-0,08 y+\dfrac{q}{50}, où q est la quantité de chlore, en gramme, rajoutée dans la piscine chaque jour.

  1. Justifier que la fonction f est de la forme f(x)=C \e^{-0,08 x}+\dfrac{q}{4}C est une constante réelle.
    1. Exprimer en fonction de q la limite de f en +\infty.
    2. On rappelle que le taux de chlore observé le mercredi 19 juin est égal à 0,7\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.
      On souhaite que le taux de chlore se stabilise à long terme autour de 2\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}. Déterminer les valeurs de C et q afin que ces deux conditions soient respectées.
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PartieA ; 1. La piscine d'Alain contient 50 m^{3} d'eau ; il ajoute chaque jour 15 g de chlore. Justifier que cet ajout fait augmenter le taux de 0,3 mg/L.

15 g = 15\,000 mg répartis dans 50\,000 L : \dfrac{15\,000}{50\,000} = 0{,}3 mg/L.

PartieA ; 2.a Le taux v_n vérifie v_0=0{,}7 et v_{n+1} = 0{,}92v_n+0{,}3. Montrer par récurrence que, pour tout n, {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}.

Initialisation : \begin{aligned}v_1 &= 0{,}92\times0{,}7+0{,}3 \\ &= 0{,}944\end{aligned} donc {v_0\leqslant v_1\leqslant4} : vrai au rang 0.
Hérédité : si {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}, en multipliant par 0,92 puis en ajoutant 0,3 : {v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant3{,}98\leqslant4} : vrai au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n, {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}.

PartieA ; 2.b Montrer que la suite (v_n) est convergente et calculer sa limite.

(v_n) est croissante et majorée par 4 : elle converge.
La fonction de récurrence x\longmapsto0{,}92x+0{,}3 étant continue, la limite vérifie \begin{aligned}\ell = 0{,}92\ell+0{,}3 &\iff 0{,}08\ell = 0{,}3 \\ &\iff \ell = 3{,}75 \end{aligned}

PartieA ; 3. À long terme, le taux de chlore sera-t-il conforme à la préconisation (entre 1 et 3 mg/L) ?

La suite converge vers 3,75 : à partir d'un certain rang, le taux dépasse strictement 3 mg/L. Le taux ne sera pas conforme à long terme.

PartieA ; 4. Compléter l'algorithme Python alerte_chlore(s) qui renvoie le plus petit entier n tel que v_n>s.

while u <= s :, puis n = n + 1 et u = 0.92*u + 0.3.

PartieA ; 5. Quelle valeur renvoie alerte_chlore(3) ? Interpréter.

\begin{aligned}v_{16} &\approx 2{,}95 \\ &\leqslant 3\end{aligned} et v_{17}\approx3{,}01>3 : la fonction renvoie 17. Avec ce protocole, le taux de chlore dépassera 3 mg/L au bout de 17 jours.

PartieB ; 1. Un modèle continu vérifie (E) : y' = -0{,}08y+\dfrac{q}{50}. Justifier que f est de la forme f(x) = Ce^{-0,08x}+\dfrac{q}{4}.

Les solutions de y'=ay+b sont x\longmapsto Ce^{ax}-\dfrac ba ; ici a=-0{,}08 et b=\dfrac{q}{50}, donc \begin{aligned}-\dfrac ba &= \dfrac{q}{50\times0{,}08} \\ &= \dfrac{q}{4}\end{aligned} D'où f(x) = Ce^{-0,08x}+\dfrac{q}{4}.

PartieB ; 2.a Exprimer, en fonction de q, la limite de f en +\infty.

e^{-0,08x}\to0 : \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = \dfrac{q}{4}.

PartieB ; 2.b Sachant que le taux initial est 0,7 mg/L et que l'on veut une stabilisation à 2 mg/L, déterminer C et q.

Stabilisation à 2 : \begin{aligned}\dfrac q4 = 2 &\iff q = 8 \end{aligned} (grammes de chlore par jour).
\begin{aligned}f(0) = 0{,}7 &\iff C+2 = 0{,}7 \\ &\iff C = -1{,}3 \end{aligned} La fonction est f(x) = -1{,}3e^{-0,08x}+2.

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On considère une fonction f définie et deux fois dérivable sur ]-2 ~;~+\infty[. On note \mathcal{C}_{f} sa courbe représentative dans un repère orthogonal du plan, f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

On a tracé ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f} et sa tangente T au point B d'abscisse -1.

On précise que la droite T passe par le point A(0 ~;~ -1).

0 . 2 1 0 . 5 1 0 A B C f T

Partie A : exploitation du graphique.

À l'aide du graphique, répondre aux questions ci-dessous.

  1. Préciser f(-1) et f'(-1).
  2. La fonction f est-elle convexe sur son ensemble de définition ? Justifier.
  3. Conjecturer le nombre de solutions de l'équation f(x) = 0 et donner une valeur arrondie à 10^{-1} près d'une solution.

Partie B : étude de la fonction f

On considère que la fonction f est définie sur ]-2 ~;~+\infty[ par :

f(x) = x^{2}+ 2x - 1 + \ln (x + 2), où ln désigne la fonction logarithme népérien.

  1. Déterminer par le calcul la limite de la fonction f en -2. Interpréter graphiquement ce résultat.

    On admet que \lim\limits_{x\quad \to +\infty} f(x)=+\infty.
  2. Montrer que pour tout x>-2,\quad f'(x)=\dfrac{2 x^{2}+6 x+5}{x+2}.
  3. Étudier les variations de la fonction f sur ]-2 ~;~+\infty[ puis dresser son tableau de variations complet.
  4. Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]-2 ~;~+\infty[ et donner une valeur arrondie de \alpha à 10^{-2} près.
  5. En déduire le signe de f(x) sur ]-2~;~ +\infty[.
  6. Montrer que \mathcal{C}_{f} admet un unique point d'inflexion et déterminer son abscisse.

Partie C : une distance minimale.

Soit g la fonction définie sur ]-2 ~;~ +\infty[ par g(x)=\ln (x+2).

On note \mathcal{C}_{g} sa courbe représentative dans un repère orthonormé (\mathrm{0} ~;~\quad \mathrm{I}~,~ \mathrm{J}), représentée ci-après.

Soit M un point de \mathcal{C}_{g} d'abscisse x.

Le but de cette partie est de déterminer pour quelle valeur de x la distance \mathrm{J}M est minimale.

On considère la fonction h définie sur ]-2 ~;~ +\infty[ par h(x)=\mathrm{J}M^{2}.

0 . 2 0 . 2 0 . 4 0 . 6 0 . 8 1 0 . 2 0 . 4 0 . 6 0 . 8 1 O I J M x C g

  1. Justifier que pour tout x>-2, on a : h(x)=x^{2}+[\ln (x+2)-1]^{2}.
  2. On admet que la fonction h est dérivable sur ]-2 ~;~ +\infty[ et on note h' sa fonction dérivée.

    On admet également que pour tout réel x>-2,

    h'(x)=\dfrac{2 f(x)}{x+2}

    f est la fonction étudiée en partie B.

    1. Dresser le tableau de variations de h sur ]-2 ~;~ +\infty[.

      Les limites ne sont pas demandées.
    2. En déduire que la valeur de x pour laquelle la distance \mathrm{J}M est minimale est \alpha\alpha est le nombre réel défini à la question 4. de la partie B.
  3. On notera M_{\alpha} le point de \mathcal{C}_{g} d'abscisse \alpha.

    1. Montrer que \ln (\alpha+2)=1-2 \alpha-\alpha^{2}.
    2. En déduire que la tangente à \mathcal{C}_{g} au point M_{\alpha} et la droite \left(\mathrm{J}M_{\alpha}\right) sont perpendiculaires.

      On pourra utiliser le fait que, dans un repère orthonormé, deux droites sont perpendiculaires lorsque le produit de leurs coefficients directeurs est égal à -1.
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PartieA ; 1. La courbe \mathcal{C}_f passe par B(-1 ; -2), où sa tangente T passe aussi par A(0 ; -1). Préciser f(-1) et f'(-1).

f(-1) = -2 (ordonnée de B), et f'(-1) est le coefficient directeur de T = (AB) : \dfrac{-1-(-2)}{0-(-1)} = 1.

PartieA ; 2. La fonction f est-elle convexe sur son ensemble de définition ?

Non : la courbe passe en dessous de sa tangente T pour les abscisses proches de -2, ce qui est impossible pour une fonction convexe. Elle semble concave puis convexe, avec un point d'inflexion vers x\approx-1{,}4.

PartieA ; 3. Conjecturer le nombre de solutions de f(x)=0 et donner une valeur arrondie à 10^{-1} près.

La courbe ne coupe l'axe des abscisses qu'une seule fois, vers x\approx 0,1.

PartieB ; 1. On considère f(x) = x^2+2x-1+\ln(x+2) sur ]-2~;~+\infty[. Déterminer la limite de f en -2 et interpréter.

x^2+2x-1\to-1 et \ln(x+2)\to-\infty : \lim\limits_{x\to-2}f(x) = -\infty. La droite x=-2 est asymptote verticale à \mathcal{C}_f.

PartieB ; 2. Montrer que, pour tout x>-2, f'(x) = \dfrac{2x^2+6x+5}{x+2}.

f'(x) = 2x+2+\dfrac{1}{x+2} = \dfrac{(2x+2)(x+2)+1}{x+2} = \dfrac{2x^2+6x+5}{x+2}.

PartieB ; 3. Étudier les variations de f et dresser son tableau de variations complet.

Le numérateur 2x^2+6x+5 a pour discriminant \Delta = 36-40 = -4<0 : il est strictement positif pour tout x ; le dénominateur x+2 est positif sur l'intervalle.
f'(x)>0 : f est strictement croissante sur ]-2~;~+\infty[, de -\infty à +\infty.

PartieB ; 4. Montrer que f(x)=0 admet une unique solution \alpha, et donner une valeur arrondie à 10^{-2} près.

f est continue, strictement croissante, de -\infty à +\infty : par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation admet une unique solution \alpha. Par balayage : \alpha\approx0{,}12.

PartieB ; 5. En déduire le signe de f(x) sur ]-2~;~+\infty[.

f(x)<0 sur ]-2~;~\alpha[, f(\alpha)=0, et f(x)>0 sur ]\alpha~;~+\infty[.

PartieB ; 6. Montrer que \mathcal{C}_f admet un unique point d'inflexion et déterminer son abscisse.

f''(x) = \dfrac{(4x+6)(x+2)-(2x^2+6x+5)}{(x+2)^2} = \dfrac{2x^2+8x+7}{(x+2)^2}, du signe du numérateur.
Le trinôme 2x^2+8x+7 a pour discriminant \Delta = 64-56 = 8>0, avec pour racines -2\pm\dfrac{\sqrt2}{2} ; seule -2+\dfrac{\sqrt2}{2} appartient à l'intervalle.
f'' s'y annule en changeant de signe : l'unique point d'inflexion a pour abscisse -2+\dfrac{\sqrt2}{2}\approx-1{,}29.

PartieC ; 1. Soit g(x) = \ln(x+2), J(0 ; 1) et M le point de \mathcal{C}_g d'abscisse x. Justifier que \begin{aligned}h(x) &= JM^2 \\ &= x^2+[\ln(x+2)-1]^2\end{aligned}

\begin{aligned}JM^2 &= (x-0)^2+\big(g(x)-1\big)^2 \\ &= x^2+[\ln(x+2)-1]^2\end{aligned} (repère orthonormé).

PartieC ; 2.a On admet h'(x) = \dfrac{2f(x)}{x+2}. Dresser le tableau de variations de h.

\dfrac{2}{x+2}>0 sur l'intervalle : h'(x) est du signe de f(x). h décroît sur ]-2~;~\alpha] puis croît sur [\alpha~;~+\infty[, avec un minimum en \alpha.

PartieC ; 2.b En déduire que la distance JM est minimale pour x=\alpha.

La distance JM est minimale lorsque son carré h(x) est minimal (croissance de la racine carrée), c'est-à-dire pour x=\alpha.

PartieC ; 3.a Montrer que \ln(\alpha+2) = 1-2\alpha-\alpha^2.

\begin{aligned}f(\alpha) = 0 &\iff \alpha^2+2\alpha-1+\ln(\alpha+2) = 0 \\ &\iff \ln(\alpha+2) = 1-2\alpha-\alpha^2 \end{aligned}

PartieC ; 3.b En déduire que la tangente à \mathcal{C}_g en M_\alpha et la droite (JM_\alpha) sont perpendiculaires.

La tangente a pour coefficient directeur g'(\alpha) = \dfrac{1}{\alpha+2} ; la droite (JM_\alpha) a pour coefficient directeur \begin{aligned}\dfrac{\ln(\alpha+2)-1}{\alpha} &= \dfrac{-2\alpha-\alpha^2}{\alpha} \\ &= -2-\alpha\end{aligned}
Le produit vaut \dfrac{1}{\alpha+2}\times(-2-\alpha) = -1 : les deux droites sont perpendiculaires.

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Voici deux programmes de calcul.

Programme AProgramme B
\bullet~~ Choisir un nombre\bullet~~ Choisir un nombre
\bullet~~ Multiplier ce nombre par -2\bullet~~ Soustraire 5 à ce nombre
\bullet~~Ajouter 5 à ce résultat.\bullet~~ Multiplier le résultat par 3
\bullet~~ Ajouter 11 au résultat
    1. Montrer que, si on choisit - 3 comme nombre de départ, le résultat obtenu avec le programme A est 11.
    2. Quel résultat obtient-on avec le programme B si on choisit 5,5 comme nombre de départ ?
  1. En désignant par x le nombre de départ, on obtient - 2x + 5 comme résultat avec le programme A.

    Montrer, qu'avec le même nombre de départ, le résultat du programme B est égal à 3x - 4.
    1. On a représenté ci-contre les fonctions f et g définies par f(x) = -2x + 5 et g(x) = 3x - 4.

      Associer, en justifiant, chaque droite à la fonction qui lui correspond.
    2. Par lecture graphique, donner, le plus précisément possible, le nombre dont l'image est la même par la fonction f et la fonction g.

01234 10 1 2 3 4123456 ( D 1 ) ( D 2 )

  1. Déterminer par le calcul le nombre de départ pour lequel les programmes A et B donnent le même résultat.
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1.Dans un triangle ABC, M est un point du côté [AB] et N un point du côté [AC], tels que les droites (MN) et (BC) sont parallèles. On donne AC = 8,5 cm, AM = 2,7 cm et MB = 2,5 cm. Calculer la longueur AB.

Comme M appartient au segment [AB], on a \text{AB} = \text{AM} + \text{MB} = 2{,}7 + 2{,}5 = 5,2 cm.

2.H est un point du côté [BC] tel que le triangle ABH est rectangle en H, avec BH = 2 cm. Montrer que la longueur AH est égale à 4,8 cm.

Le triangle ABH est rectangle en H, donc, d'après le théorème de Pythagore, \text{AB}^{2} = \text{AH}^{2} + \text{BH}^{2}.
On en tire \text{AH}^{2} = \text{AB}^{2} - \text{BH}^{2} = 5{,}2^{2} - 2^{2} = 27{,}04 - 4 = 23{,}04.
Comme AH est une longueur positive, \text{AH} = \sqrt{23{,}04} = 4,8 cm.

3.Calculer la mesure de l'angle \widehat{\text{ACH}}, arrondie au degré près.

Le triangle AHC est rectangle en H : le côté [AH] est opposé à l'angle \widehat{\text{ACH}}, et [AC] est l'hypoténuse.
D'après la trigonométrie dans le triangle rectangle (SOH-CAH-TOA), \begin{aligned}\sin\widehat{\text{ACH}} &= \dfrac{\text{AH}}{\text{AC}} \\ &= \dfrac{4{,}8}{8{,}5} \\ &\approx 0{,}5647\end{aligned}
À la calculatrice, on trouve \widehat{\text{ACH}} \approx 34{,}4^{\circ}, soit, arrondi au degré près, \widehat{\text{ACH}} \approx 34^{\circ}.

4.Calculer la longueur HC, arrondie au centimètre près.

Le triangle AHC est rectangle en H : le côté [HC] est adjacent à l'angle \widehat{\text{ACH}}, et [AC] est l'hypoténuse.
D'après la trigonométrie dans le triangle rectangle, \cos\widehat{\text{ACH}} = \dfrac{\text{HC}}{\text{AC}}, donc \text{HC} = \text{AC}\times\cos\widehat{\text{ACH}} \approx 8{,}5 \times \cos(34^{\circ}) \approx 7{,}05 cm.
Arrondie au centimètre près, la longueur HC vaut donc environ 7 cm.

5.Un élève affirme que la longueur AN est inférieure à 4 cm. A-t-il raison ?

Les droites (MN) et (BC) sont parallèles, avec M sur [AB] et N sur [AC] : on peut donc appliquer le théorème de Thalès dans le triangle ABC.
\dfrac{\text{AM}}{\text{AB}} = \dfrac{\text{AN}}{\text{AC}}, soit \dfrac{2{,}7}{5{,}2} = \dfrac{\text{AN}}{8{,}5}.
On en déduit \text{AN} = \dfrac{2{,}7 \times 8{,}5}{5{,}2} \approx 4{,}41 cm.
Comme 4{,}41 > 4, la longueur AN n'est pas inférieure à 4 cm : l'élève a tort.

6.Calculer l'aire du triangle AHC.

Le triangle AHC est rectangle en H, donc son aire vaut la moitié du produit des deux côtés de l'angle droit : \mathcal{A}(\text{AHC}) = \dfrac{\text{AH}\times\text{HC}}{2}.
En utilisant les valeurs arrondies AH = 4,8 cm et HC = 7 cm, on obtient \mathcal{A}(\text{AHC}) = \dfrac{4{,}8 \times 7}{2} = 16,8 cm^{2}.

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On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \ln \left(1 + \text{e}^{-x}\right),

où ln désigne la fonction logarithme népérien.

On note \mathcal{C} sa courbe représentative dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right).

La courbe \mathcal{C} est tracée ci-dessous.

0101 M a N a C T 0

    1. Déterminer la limite de la fonction f en -\infty.
    2. Déterminer la limite de la fonction f en + \infty.

      Interpréter graphiquement ce résultat.
    3. On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

      Calculer f'(x) puis montrer que, pour tout nombre réel x, f'(x) = \dfrac{-1}{1 + \text{e}^x}.
    4. Dresser le tableau de variations complet de la fonction f sur \R.
  1. On note T_0 la tangente à la courbe \mathcal{C} en son point d'abscisse 0.
    1. Déterminer une équation de la tangente T_0.
    2. Montrer que la fonction f est convexe sur \R.
    3. En déduire que, pour tout nombre réel x, on a : f(x) \geqslant\quad - \dfrac12x + \ln (2).
  2. Pour tout nombre réel a différent de 0, on note M_a et N_a les points de la courbe \mathcal{C} d'abscisses respectives -a et a.

    On a donc : M_a\left(-a~;~ f(-a)\right) et N_a\left(a~;~ f(a)\right).
    1. Montrer que, pour tout nombre réel x, on a : f(x) - f(-x) = - x.
    2. En déduire que les droites T_0 et \left(M_aN_a\right) sont parallèles.
Voir la correction

1.aOn considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(1+e^{-x}\right). Déterminer la limite de f en -\infty.

Quand x\to-\infty, -x\to+\infty donc e^{-x}\to+\infty (limite usuelle de l'exponentielle), donc 1+e^{-x}\to+\infty.
Or \lim\limits_{X\to+\infty}\ln(X)=+\infty. Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=+\infty.

1.bDéterminer la limite de f en +\infty et interpréter graphiquement ce résultat.

Quand x\to+\infty, e^{-x}\to0 donc 1+e^{-x}\to1, et \begin{aligned}\lim\limits_{X\to1}\ln(X) &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned}
Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0. Graphiquement, cela signifie que la courbe \mathcal{C} de f admet l'axe des abscisses (droite d'équation y=0) pour asymptote horizontale en +\infty.

1.cOn admet que f est dérivable sur \mathbb{R}. Calculer f'(x) puis montrer que, pour tout réel x, f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

f est de la forme \ln(u) avec u(x)=1+e^{-x} et u'(x)=-e^{-x} ; sa dérivée est donc f'(x)=\dfrac{u'(x)}{u(x)} = \dfrac{-e^{-x}}{1+e^{-x}}.
En multipliant numérateur et dénominateur par e^{x} : f'(x) = \dfrac{-e^{-x}\times e^{x}}{(1+e^{-x})\times e^{x}} = \dfrac{-1}{e^{x}+1}.
Donc, la réponse est f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

1.dDresser le tableau de variations complet de f sur \mathbb{R}.

Pour tout réel x, e^{x}>0, donc 1+e^{x}>0 et f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}<0 : la fonction f est strictement décroissante sur \mathbb{R}.
Avec les limites établies aux questions précédentes (+\infty en -\infty et 0 en +\infty), on obtient le tableau : f'(x) est négatif sur \mathbb{R}, et f décroît strictement de +\infty (en -\infty) vers 0 (en +\infty), sans jamais atteindre 0.

2.aOn note T_0 la tangente à \mathcal{C} au point d'abscisse 0. Déterminer une équation de T_0.

La tangente en un point d'abscisse a a pour équation y=f'(a)(x-a)+f(a) ; ici a=0.
\begin{aligned}f(0) &= \ln\left(1+e^{0}\right) \\ &= \ln(2)\end{aligned} et f'(0) = \dfrac{-1}{1+e^{0}} = -\dfrac12.
Donc, la réponse est : T_0 a pour équation y=-\dfrac12x+\ln(2).

2.bMontrer que f est convexe sur \mathbb{R}.

f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}} ; en dérivant à nouveau, avec u(x)=-1 (constante) et v(x)=1+e^{x} : f''(x) = \dfrac{-v'(x)\times(-1)}{v(x)^2}\times(-1), plus simplement f''(x)=\dfrac{0-(-1)\times e^{x}}{(1+e^{x})^2} = \dfrac{e^{x}}{(1+e^{x})^2}.
Pour tout réel x, e^{x}>0 et (1+e^{x})^2>0, donc f''(x)>0. Donc, la réponse est : f est convexe sur \mathbb{R}.

2.cEn déduire que, pour tout réel x, f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2).

Comme f est convexe sur \mathbb{R}, sa courbe représentative \mathcal{C} est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de T_0. Donc, la réponse est : pour tout réel x, f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2).

3.aPour un réel a\neq0, on note M_a(-a~;~f(-a)) et N_a(a~;~f(a)) deux points de \mathcal{C}. Montrer que, pour tout réel x, f(x)-f(-x)=-x.

\begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(1+e^{-x}\right)-\ln\left(1+e^{x}\right) \\ &= \ln\left(\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}}\right)\end{aligned} (propriété \ln(a)-\ln(b)=\ln\left(\frac{a}{b}\right)).
En factorisant le numérateur par e^{-x} : 1+e^{-x} = e^{-x}\left(e^{x}+1\right), donc \begin{aligned}\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}} &= \dfrac{e^{-x}(1+e^{x})}{1+e^{x}} \\ &= e^{-x}\end{aligned}
Donc \begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(e^{-x}\right) \\ &= -x\end{aligned}

3.bEn déduire que les droites T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

Le coefficient directeur de la droite (M_aN_a) est \dfrac{y_{N_a}-y_{M_a}}{x_{N_a}-x_{M_a}} = \dfrac{f(a)-f(-a)}{a-(-a)}.
D'après la question précédente appliquée en x=a, f(a)-f(-a)=-a, donc ce coefficient vaut \dfrac{-a}{2a} = -\dfrac12.
Or T_0 a pour coefficient directeur -\dfrac12 (question 2.a). Les deux droites ayant le même coefficient directeur, donc, la réponse est : T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Les parties { A} et { B} peuvent être traitées indépendamment

Partie A

Le plan est ramené à un repère orthogonal.

On a représenté ci-dessous la courbe d'une fonction f définie et deux fois dérivable sur \R, ainsi que celle de sa dérivée f' et de sa dérivée seconde f''.

012345670 1 2 31234 C 2 C 3 C 1

  1. Déterminer, en justifiant votre choix, quelle courbe correspond à quelle fonction.
  2. Déterminer, avec la précision permise par le graphique, le coefficient directeur de la tangente à la courbe \mathcal{C}_2 au point d'abscisse 4.
  3. Donner avec la précision permise par le graphique, l'abscisse de chaque point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_1.

Partie B

Soit un réel k strictement positif.

On considère la fonction g définie sur \R par: g(x) = \dfrac{4}{1 + \text{e}^{- kx}}.

  1. Déterminer les limites de g en + \infty et en -\infty,
  2. Prouver que g'(0) = k.
  3. En admettant le résultat ci-dessous obtenu avec un logiciel de calcul formel, prouver que la courbe de g admet un point d'inflexion au point d'abscisse 0.
    \triangleright Calcul formel
    g(x) = \dfrac{4}{1 + e^{-kx}}
    1
    \to g(x) = \dfrac{4}{\text{e}^{-kx} + 1}
    Simplifier(g''(x))
    2
    \to g''(x) = - 4\text{e}^{kx}\left(\text{e}^{kx} - 1\right)\dfrac{k^2}{\left(\text{e}^{kx} + 1 \right)^3}
Voir la correction

PartieA ; 1. Le plan est muni d'un repère orthogonal. On donne les représentations graphiques d'une fonction f deux fois dérivable sur \mathbb{R}, de sa dérivée f' et de sa dérivée seconde f'', notées \mathcal{C}_1, \mathcal{C}_2 et \mathcal{C}_3. Identifier, en justifiant, quelle courbe correspond à quelle fonction.

La courbe \mathcal{C}_2 reste strictement positive sur \mathbb{R} : si elle représentait une dérivée, la fonction associée serait strictement croissante partout, ce qu'aucune des deux autres courbes ne vérifie. \mathcal{C}_2 représente donc f elle-même, qui est strictement croissante.
La dérivée d'une fonction strictement croissante est positive : c'est donc \mathcal{C}_3, seule courbe restant positive et cohérente avec cette croissance, qui représente f'.
Par élimination, \mathcal{C}_1 représente f'' : on vérifie que f' (courbe \mathcal{C}_3) croît puis décroît à partir de l'abscisse 4, ce qui correspond bien au changement de signe de \mathcal{C}_1 autour de cette valeur.

PartieA ; 2. Déterminer, avec la précision permise par le graphique, le coefficient directeur de la tangente à \mathcal{C}_2 au point d'abscisse 4.

Ce coefficient directeur vaut f'(4), c'est-à-dire l'ordonnée du point d'abscisse 4 sur la courbe \mathcal{C}_3 (courbe de f'), soit environ 3 par lecture graphique.

PartieA ; 3. Donner, avec la précision permise par le graphique, l'abscisse de chaque point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_1.

Les points d'inflexion de \mathcal{C}_1 (courbe de f'') correspondent aux changements de sens de variation visibles sur le graphique, soit environ aux abscisses 3, 4 et 5.

PartieB : Soit k un réel strictement positif et g la fonction définie sur \mathbb{R} par g(x)=\dfrac{4}{1+e^{-kx}}. 1. Déterminer les limites de g en +\infty et en -\infty.

Comme k>0, quand x\to-\infty, -kx\to+\infty donc e^{-kx}\to+\infty par composition ; par somme 1+e^{-kx}\to+\infty, donc, par quotient, g(x)\to0.
Quand x\to+\infty, -kx\to-\infty donc e^{-kx}\to0 par composition ; par somme 1+e^{-kx}\to1, donc, par quotient, g(x)\to4.
Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to-\infty}g(x)=0 et \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=4.

PartieB ; 2. Montrer que g'(0)=k.

g est dérivable sur \mathbb{R} comme composée et quotient de fonctions dérivables ne s'annulant pas. En écrivant g=\dfrac{4}{u} avec u(x)=1+e^{-kx}, on a u'(x)=-ke^{-kx}, donc g'=-\dfrac{4u'}{u^2}, soit g'(x)=\dfrac{4ke^{-kx}}{\left(1+e^{-kx}\right)^2}.
En x=0 : g'(0)=\dfrac{4k\,e^{0}}{(1+e^{0})^2}=\dfrac{4k}{2^2}=\dfrac{4k}{4}=k. Donc, la réponse est g'(0)=k.

PartieB ; 3. Sachant qu'un logiciel de calcul formel donne g''(x)=-4e^{kx}\left(e^{kx}-1\right)\dfrac{k^2}{\left(e^{kx}+1\right)^3}, prouver que la courbe de g admet un point d'inflexion à l'abscisse 0.

La courbe admet un point d'inflexion en un réel où g'' s'annule en changeant de signe : il faut donc étudier le signe de g''(x).
Le facteur \dfrac{4k^2e^{kx}}{\left(e^{kx}+1\right)^3} est strictement positif pour tout réel x (exponentielle positive, k^2>0). Le signe de g''(x) est donc celui de -\left(e^{kx}-1\right)=1-e^{kx}.
Or 1-e^{kx}>0 \iff e^{kx}<1 \iff kx<0 \iff x<0 (car k>0). Donc g''(x) est strictement positive sur ]-\infty~;~0[, nulle en 0, et strictement négative sur ]0~;~+\infty[ : g'' change bien de signe en 0.
Donc, la réponse est que la courbe de g admet un point d'inflexion au point d'abscisse 0.

Principaux domaines abordés: Étude de fonctions. Fonction logarithme.

Soit f une fonction définie et dérivable sur \R. On considère les points A(1 ; 3) et B(3 ; 5).

On donne ci-dessous \mathcal{C}_f la courbe représentative de f dans un repère orthogonal du plan, ainsi que la tangente (AB) à la courbe \mathcal{C}_f au point A.

01234567 1 2 3 4 5 6 70 1 212345 A B C f

Les trois parties de l'exercice peuvent être traitées de manière indépendante.

Partie A

  1. Déterminer graphiquement les valeurs de f(1) et f'(1).
  2. La fonction f est définie par l'expression f(x) = \ln \left(ax^2 + 1\right) + b, où a et b sont des nombres réels positifs.
    1. Déterminer l'expression de f'(x).
    2. Déterminer les valeurs de a et b à l'aide des résultats précédents.

Partie B

On admet que la fonction f est définie sur \R par

f(x) = \ln \left(x^2 + 1\right) + 3 - \ln (2).

  1. Montrer que f est une fonction paire.
  2. Déterminer les limites de f en +\infty et en -\infty.
  3. Déterminer l'expression de f'(x).

    Étudier le sens de variation de la fonction f sur \R.

    Dresser le tableau des variations de f en y faisant figurer la valeur exacte du minimum ainsi que les limites de f en -\infty et +\infty.
  4. À l'aide du tableau des variations de f, donner les valeurs du réel k pour lesquelles l'équation f(x) = k admet deux solutions.
  5. Résoudre l'équation f(x) = 3 + \ln 2.

Partie C

On rappelle que la fonction f est définie sur R par f(x) = \ln \left(x^2 + 1\right) + 3 - \ln (2).

  1. Conjecturer, par lecture graphique, les abscisses des éventuels points d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.
  2. Montrer que, pour tout nombre réel x, on a : f''(x) = \dfrac{2\left(1 - x^2\right)}{\left(x^2 + 1\right)^2}.
  3. En déduire le plus grand intervalle sur lequel la fonction f est convexe.

\textbf ANNEXE à rendre avec la copie

A B C D E F G H ı k

Voir la correction

PartieA ; 1. Soit f une fonction définie et dérivable sur \mathbb{R}. On considère les points A(1 ; 3) et B(3 ; 5), et on donne ci-dessus la courbe représentative \mathcal{C}_f de f ainsi que la tangente (AB) à \mathcal{C}_f au point A. Déterminer graphiquement les valeurs de f(1) et f'(1).

L'ordonnée du point A donne f(1) = 3. Le nombre dérivé f'(1) est le coefficient directeur de la tangente (AB) en A : f'(1) = \dfrac{y_B-y_A}{x_B-x_A} = \dfrac{5-3}{3-1} = \dfrac22 = 1.

PartieA ; 2.a On admet que f est définie par f(x) = \ln(ax^2+1)+b, où a et b sont des réels positifs. Déterminer l'expression de f'(x).

Comme a\geqslant0 et x^2\geqslant0 pour tout réel x, on a {ax^2+1\geqslant1>0} : f est donc dérivable sur \mathbb{R}, avec f'(x) = \dfrac{2ax}{ax^2+1} (dérivée de \ln(u) égale à \dfrac{u'}{u}, avec u(x)=ax^2+1 et u'(x)=2ax).

PartieA ; 2.b Déterminer les valeurs de a et b à l'aide des résultats précédents.

Les résultats de la question 1 donnent le système \begin{cases}f(1)=3\\f'(1)=1\end{cases} \iff \begin{cases}\ln(a+1)+b=3\\\dfrac{2a}{a+1}=1\end{cases}.
La deuxième équation donne \begin{aligned}2a = a+1 &\iff a = 1 \end{aligned} En reportant dans la première : \begin{aligned}\ln(1+1)+b = 3 &\iff b = 3-\ln2 \end{aligned}
Donc, la réponse est a=1 et b=3-\ln2, ce qui donne, sur \mathbb{R}, f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2.

PartieB ; 1. On admet désormais que f est définie sur \mathbb{R} par f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2. Montrer que f est une fonction paire.

Pour tout réel x, \begin{aligned}f(-x) &= \ln\left((-x)^2+1\right)+3-\ln2 \\ &= \ln(x^2+1)+3-\ln2 \\ &= f(x)\end{aligned} Donc, f est une fonction paire (sa courbe représentative est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées).

PartieB ; 2. Déterminer les limites de f en +\infty et en -\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}x^2+1 = +\infty, et par composition avec la fonction \ln, \lim\limits_{x\to+\infty}\ln(x^2+1) = +\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.
f étant paire, \begin{aligned}\lim\limits_{x\to-\infty}f(x) &= \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) \\ &= +\infty\end{aligned}

PartieB ; 3. Déterminer l'expression de f'(x), étudier le sens de variation de f sur \mathbb{R}, puis dresser son tableau de variations complet (limites en \pm\infty et valeur exacte du minimum).

Comme x^2+1>0 pour tout réel x, f est dérivable sur \mathbb{R} et f'(x) = \dfrac{2x}{x^2+1}.
Le dénominateur x^2+1 étant strictement positif, f'(x) est du signe de 2x : f'(x)<0 sur ]-\infty~;~0[ et f'(x)>0 sur ]0~;~+\infty[, avec f'(0)=0.
Donc f est strictement décroissante sur ]-\infty~;~0] et strictement croissante sur [0~;~+\infty[, avec un minimum en x=0 valant \begin{aligned}f(0) &= \ln(1)+3-\ln2 \\ &= 3-\ln2\end{aligned}
Tableau de variations : f décroît de +\infty (limite en -\infty) jusqu'au minimum 3-\ln2 atteint en x=0, puis croît de 3-\ln2 jusqu'à +\infty (limite en +\infty).

PartieB ; 4. À l'aide du tableau de variations de f, donner les valeurs du réel k pour lesquelles l'équation f(x)=k admet exactement deux solutions.

D'après le tableau de variations, f décroît strictement puis croît strictement de part et d'autre du minimum 3-\ln2, avec pour limites +\infty en -\infty et en +\infty. Donc, la réponse est que l'équation f(x)=k admet exactement deux solutions si et seulement si k>3-\ln2.

PartieB ; 5. Résoudre l'équation f(x) = 3+\ln2.

\begin{aligned}f(x) = 3+\ln2 &\iff \ln(x^2+1)+3-\ln2 = 3+\ln2 \\ &\iff \ln(x^2+1) = 2\ln2 \\ &\iff \ln(x^2+1) = \ln4 \end{aligned}
La fonction \ln étant strictement croissante, cette égalité équivaut à x^2+1=4, soit x^2=3, soit x=\sqrt3 ou x=-\sqrt3.
Donc, la réponse est que l'ensemble des solutions est S=\{-\sqrt3~;~\sqrt3\}.

PartieC ; 1. On rappelle que f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2 sur \mathbb{R}. Conjecturer, par lecture graphique, les abscisses des éventuels points d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.

Par lecture graphique de la courbe, la convexité de \mathcal{C}_f semble changer aux points d'abscisses -1 et 1 : on peut conjecturer l'existence de deux points d'inflexion, d'abscisses -1 et 1.

PartieC ; 2. Montrer que, pour tout réel x, f''(x) = \dfrac{2(1-x^2)}{(x^2+1)^2}.

f'(x) = \dfrac{2x}{x^2+1} est le quotient de deux fonctions dérivables sur \mathbb{R} (numérateur 2x, dénominateur x^2+1 ne s'annulant jamais), donc f' est dérivable sur \mathbb{R}.
Avec \left(\dfrac{u}{v}\right)' = \dfrac{u'v-uv'}{v^2}, u(x)=2x, u'(x)=2, v(x)=x^2+1, v'(x)=2x : f''(x) = \dfrac{2(x^2+1)-2x\times2x}{(x^2+1)^2} = \dfrac{2x^2+2-4x^2}{(x^2+1)^2} = \dfrac{2(1-x^2)}{(x^2+1)^2}.

PartieC ; 3. En déduire le plus grand intervalle sur lequel la fonction f est convexe.

Le dénominateur (x^2+1)^2 est toujours strictement positif, donc f''(x) est du signe de 1-x^2, qui s'annule en x=-1 et x=1, et est positif entre les deux racines, soit sur ]-1~;~1[.
f est convexe lorsque f''(x)\geqslant0. Donc, la réponse est que f est convexe sur l'intervalle [-1~;~1], ce qui confirme la conjecture graphique de la question 1 (changements de convexité en x=-1 et x=1).

Bac Terminale 2022 : Métropole, La Réunion, Antilles Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Partie A : études de deux fonctions

On considère les deux fonctions f et g définies sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par:

f(x) = 0,06\left(-x^2 +13,7x\right)\quad \text{et}\quad g(x) = (-0,15x + 2,2)\text{e}^{0,2x} - 2,2.

On admet que les fonctions f et g sont dérivables et on note f' et g' leurs fonctions dérivées respectives.

  1. On donne le tableau de variations complet de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

    x 0 6 , 85 +∞ f ( x ) 0 f (6 , 85) −∞

    1. Justifier la limite de f en +\infty.
    2. Justifier les variations de la fonction f.
    3. Résoudre l'équation f(x) = 0.
    1. Déterminer la limite de g en +\infty.
    2. Démontrer que, pour tout réel x appartenant à [0~;~+\infty[ on a : g'(x) = (- 0,03x + 0,29)\text{e}^{0,2x}.
    3. Étudier les variations de la fonction g et dresser son tableau de variations sur [0~;~+\infty[.

      Préciser une valeur approchée à 10^{-2} près du maximum de g.
    4. Montrer que l'équation g(x) = 0 admet une unique solution non nulle et déterminer, à 10^{-2} près, une valeur approchée de cette solution.

Partie B : trajectoires d'une balle de golf

Pour frapper la balle, un joueur de golf utilise un instrument appelé « club » de golf.

On souhaite exploiter les fonctions f et g étudiées en Partie A pour modéliser de deux façons différentes la trajectoire d'une balle de golf. On suppose que le terrain est parfaitement plat.

On admettra ici que 13,7 est la valeur qui annule la fonction f et une approximation de la valeur qui annule la fonction g.

On donne ci-dessous les représentations graphiques de f et g sur l'intervalle [0 ; 13,7].

C f C g 0 1 1 13,7

Pour x représentant la distance horizontale parcourue par la balle en dizaine de yards après la frappe, (avec 0 < x < 13,7), f(x) (ou g(x) selon le modèle) représente la hauteur correspondante de la balle par rapport au sol, en dizaine de yards (1 yard correspond à environ 0,914 mètre).

On appelle « angle de décollage » de la balle, l'angle entre l'axe des abscisses et la tangente à la courbe (\mathcal{C}_f ou \mathcal{C}_g selon le modèle) en son point d'abscisse 0. Une mesure de l'angle de décollage de la balle est un nombre réel d tel que \tan (d) est égal au coefficient directeur de cette tangente.

De même, on appelle « angle d'atterrissage » de la balle, l'angle entre l'axe des abscisses et la tangente à la courbe (\mathcal{C}_f ou \mathcal{C}_g selon le modèle) en son point d'abscisse 13,7. Une mesure de l'angle d'atterrissage de la balle est un nombre réel a tel que \tan (a) est égal à l'opposé du coefficient directeur de cette tangente.

Tous les angles sont mesurés en degré.

Leschémaillustrelesanglesdedé-collageetd’atterrissageassociésàlacourbe C f Leschémaillustrelesanglesdedécollageetd’atterrissageassociésàlacourbe C g . C f

  1. Première modélisation : on rappelle qu'ici, l'unité étant la dizaine de yards, x représente la distance horizontale parcourue par la balle après la frappe et f(x) la hauteur correspondante de la balle.

    Selon ce modèle :
    1. Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle au cours de sa trajectoire ?
    2. Vérifier que f'(0) = 0,822.
    3. Donner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle, arrondie au dixième. (On pourra éventuellement utiliser le tableau ci-dessous).
    4. Quelle propriété graphique de la courbe \mathcal{C}_f permet de justifier que les angles de décollage et d'atterrissage de la balle sont égaux ?
  2. Seconde modélisation : on rappelle qu'ici, l'unité étant la dizaine de yards, x représente la distance horizontale parcourue par la balle après la frappe et g(x) la hauteur correspondante de la balle.

    Selon ce modèle :

    1. Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle au cours de sa trajectoire ?

      On précise que g'(0) = 0,29 et g'(13,7) \approx -1,87.
    2. Donner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle, arrondie au dixième. (On pourra éventuellement utiliser le tableau ci-dessous).
    3. Justifier que 62 est une valeur approchée, arrondie à l'unité près, d'une mesure en degré de l'angle d'atterrissage de la balle.


    Tableau : extrait d'une feuille de calcul donnant une mesure en degré d'un angle quand on connait sa tangente :

    ABCDEFGHIJKLM
    1\tan (\theta)0,8150,8160,8170,8180,8190,820,8210,8220,8230,8240,8250,826
    2\theta en degrés39,1839,2139,2539,2839,3239,3539,3939,4239,4539,4939,5239,56
    3
    4\tan (\theta)0,2850,2860,2870,2880,2890,290,2910,2920,2930,2940,2950,296
    5\theta en degrés15,9115,9616,0116,0716,1216,1716,2316,2816,3316,3816,4416,49

Partie C : interrogation des modèles

À partir d'un grand nombre d'observations des performances de joueurs professionnels, on a obtenu les résultats moyens suivants:

Angle de décollage en degréHauteur maximale en yardAngle d'atterrissage en degréDistance horizontale en yard au point de chute
243252137

Quel modèle, parmi les deux étudiés précédemment, semble le plus adapté pour décrire la frappe de la balle par un joueur professionnel ? La réponse sera justifiée.

Voir la correction

PartieA : On considère les fonctions f et g définies sur [0~;~+\infty[ par f(x) = 0{,}06\left(-x^2+13{,}7x\right) et g(x) = (-0{,}15x+2{,}2)\text{e}^{0,2x}-2{,}2. On admet que f et g sont dérivables sur [0~;~+\infty[, de dérivées respectives f' et g'. On donne le tableau de variations complet de f : croissante sur [0~;~6{,}85] de f(0)=0 à f(6{,}85), puis décroissante sur [6{,}85~;~+\infty[ vers -\infty. 1.a Justifier la limite de f en +\infty.

Pour tout x>0, f(x) = 0{,}06x^2\left(-1+\dfrac{13{,}7}{x}\right).
Or \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{13{,}7}{x} = 0, donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(-1+\dfrac{13{,}7}{x}\right) = -1 ; de plus \lim\limits_{x\to+\infty}0{,}06x^2 = +\infty.
Par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = -\infty.

1.bJustifier les variations de la fonction f affichées dans le tableau.

f est une fonction polynôme, donc dérivable sur [0~;~+\infty[, avec f'(x) = 0{,}06\times(-2x+13{,}7) = -0{,}12x+0{,}822.
f'(x) > 0 \iff -0{,}12x+0{,}822 > 0 \iff x < \dfrac{0{,}822}{0{,}12} = 6{,}85, et de même f'(x) < 0 \iff x > 6{,}85.
Donc, f est croissante sur [0~;~6{,}85] et décroissante sur [6{,}85~;~+\infty[, conformément au tableau donné.

1.cRésoudre l'équation f(x)=0.

\begin{aligned}f(x) = 0 &\iff 0{,}06\left(-x^2+13{,}7x\right) = 0 \\ &\iff -x^2+13{,}7x = 0 \\ &\iff x(13{,}7-x) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si, et seulement si, l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou x=13{,}7.
Donc, l'ensemble des solutions est S=\{0~;~13{,}7\}.

2.aDéterminer la limite de g en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}15x+2{,}2) = -\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}\text{e}^{0,2x} = +\infty (limite usuelle de la fonction exponentielle).
Par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}15x+2{,}2)\text{e}^{0,2x} = -\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}g(x) = -\infty.

2.bDémontrer que, pour tout réel x\in[0~;~+\infty[, g'(x) = (-0{,}03x+0{,}29)\text{e}^{0,2x}.

g est un produit de deux fonctions dérivables sur [0~;~+\infty[ : x\mapsto-0{,}15x+2{,}2, de dérivée -0{,}15, et x\mapsto\text{e}^{0,2x}, de dérivée x\mapsto0{,}2\text{e}^{0,2x} (la constante -2{,}2 ayant une dérivée nulle).
g'(x) = -0{,}15\,\text{e}^{0,2x} + (-0{,}15x+2{,}2)\times0{,}2\,\text{e}^{0,2x} = \text{e}^{0,2x}\left(-0{,}15-0{,}03x+0{,}44\right) = \text{e}^{0,2x}(-0{,}03x+0{,}29).
Donc, pour tout réel x\in[0~;~+\infty[, g'(x) = (-0{,}03x+0{,}29)\text{e}^{0,2x}.

2.cÉtudier les variations de g sur [0~;~+\infty[ et donner une valeur approchée à 10^{-2} près de son maximum.

Pour tout x\geqslant0, \text{e}^{0,2x} > 0, donc g'(x) est du signe de -0{,}03x+0{,}29.
-0{,}03x+0{,}29 > 0 \iff x < \dfrac{0{,}29}{0{,}03} = \dfrac{29}{3}, et de même g'(x) < 0 \iff x > \dfrac{29}{3}.
Donc, g est croissante sur \left[0~;~\dfrac{29}{3}\right] et décroissante sur \left[\dfrac{29}{3}~;~+\infty\right[ : g admet donc un maximum en \dfrac{29}{3}.
g\left(\dfrac{29}{3}\right) = \left(-0{,}15\times\dfrac{29}{3}+2{,}2\right)\text{e}^{0,2\times\frac{29}{3}}-2{,}2 \approx 2{,}98 (arrondi au centième).

2.dMontrer que l'équation g(x)=0 admet une unique solution non nulle sur [0~;~+\infty[ et déterminer, à 10^{-2} près, une valeur approchée de cette solution.

On remarque déjà que g(0) = (0+2{,}2)\text{e}^0-2{,}2 = 2{,}2-2{,}2 = 0 : x=0 est donc une solution évidente.
Sur l'intervalle \left[\dfrac{29}{3}~;~+\infty\right[, la fonction g est continue (car dérivable) et strictement décroissante, de g\left(\dfrac{29}{3}\right)\approx2{,}98 vers -\infty.
Comme 0 appartient à l'intervalle \left]-\infty~;~2{,}98\right[, d'après le théorème des valeurs intermédiaires (corollaire de la stricte monotonie), l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle, avec \alpha\neq0 puisque {\alpha>\dfrac{29}{3}>0}.
À la calculatrice, on obtient \alpha\approx13{,}72 (arrondi au centième).

PartieB : On admet que 13{,}7 annule f et est une approximation de la valeur qui annule g. Pour x représentant, en dizaine de yards, la distance horizontale parcourue par une balle de golf après la frappe (avec 0<x<13{,}7), f(x) (ou g(x), selon le modèle choisi) représente la hauteur correspondante de la balle, dans la même unité. L'angle de décollage est l'angle d tel que \tan(d) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0 ; l'angle d'atterrissage est l'angle a tel que \tan(a) est l'opposé du coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse 13{,}7. Première modélisation (fonction f) ; 1.a Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle ?

D'après la Partie A, le maximum de f sur [0~;~+\infty[ est atteint en x=6{,}85, avec \begin{aligned}f(6{,}85) &= 0{,}06\left(-6{,}85^2+13{,}7\times6{,}85\right) \\ &= 2{,}81535\end{aligned}
Cette hauteur est exprimée en dizaine de yards, donc, en yards, la hauteur maximale atteinte par la balle vaut 28{,}1535 yards, soit environ 28,2 yards.

1.bVérifier que f'(0) = 0{,}822.

D'après la question 1.b de la Partie A, f'(x) = -0{,}12x+0{,}822, donc f'(0) = 0{,}822.

1.cDonner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle selon ce modèle, arrondie au dixième.

Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 0 est f'(0) = 0{,}822, donc l'angle de décollage d vérifie \tan(d) = 0{,}822.
À l'aide de la calculatrice (ou du tableau fourni dans l'énoncé), d = \arctan(0{,}822) \approx 39{,}4^{\circ} (arrondi au dixième).

1.dQuelle propriété graphique de la courbe de f permet de justifier que les angles de décollage et d'atterrissage sont égaux, selon ce modèle ?

La courbe de f est un arc de parabole, symétrique par rapport à la droite verticale d'équation x=6{,}85 (l'abscisse de son sommet, qui est le milieu de l'intervalle [0~;~13{,}7]). Cette symétrie échange les points d'abscisses 0 et 13{,}7 et transforme donc la tangente en 0 en la tangente en 13{,}7 (à une réflexion près), ce qui justifie que les angles de décollage et d'atterrissage sont égaux.

Seconde modélisation (fonction g) ; 2.a Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle selon ce modèle ? (On précise que g'(0)=0{,}29 et g'(13{,}7)\approx-1{,}87.)

D'après la question 2.c de la Partie A, le maximum de g sur [0~;~+\infty[ vaut g\left(\dfrac{29}{3}\right)\approx2{,}98, exprimé en dizaine de yards.
Donc, en yards, la hauteur maximale atteinte par la balle vaut environ 29,8 yards selon ce modèle.

2.bDonner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle selon ce modèle, arrondie au dixième.

Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 0 est g'(0) = 0{,}29, donc l'angle de décollage d vérifie \tan(d) = 0{,}29.
À l'aide de la calculatrice (ou du tableau fourni), d = \arctan(0{,}29) \approx 16{,}2^{\circ} (arrondi au dixième).

2.cJustifier que 62 est une valeur approchée, arrondie à l'unité, d'une mesure en degré de l'angle d'atterrissage de la balle selon ce modèle.

L'angle d'atterrissage a vérifie \tan(a) = -g'(13{,}7), l'opposé du coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse 13{,}7.
Comme g'(13{,}7)\approx-1{,}87, on a \tan(a) \approx 1{,}87, d'où \begin{aligned}a &= \arctan(1{,}87) \\ &\approx 61{,}9\end{aligned}^{\circ}, soit 62^{\circ} arrondi à l'unité.

PartieC : Des observations sur des joueurs professionnels donnent, en moyenne : angle de décollage 24^{\circ}, hauteur maximale 32 yards, angle d'atterrissage 52^{\circ}, distance horizontale au point de chute 137 yards (soit 13{,}7 dizaines de yards, cohérent avec les deux modèles). Quel modèle, parmi les deux étudiés, semble le plus adapté pour décrire la frappe d'un joueur professionnel ? Justifier.

Comparons les deux modèles aux observations professionnelles (angle de décollage 24^{\circ}, hauteur maximale 32 yards, angle d'atterrissage 52^{\circ}) :
Avec le modèle f : angle de décollage \approx39{,}4^{\circ} (net écart avec 24^{\circ}, surestimation), hauteur maximale \approx28{,}2 yards (sous-estimation), angles de décollage et d'atterrissage égaux entre eux (alors que les observations donnent 24^{\circ} et 52^{\circ}, très différents).
Avec le modèle g : angle de décollage \approx16{,}2^{\circ} (sous-estimation, mais ordre de grandeur plus proche que f), hauteur maximale \approx29{,}8 yards (sous-estimation, mais plus proche de 32 que le modèle f), angle d'atterrissage \approx62^{\circ} (surestimation, mais du même ordre que 52^{\circ}, et surtout nettement supérieur à l'angle de décollage comme dans les observations).
Le modèle g reproduit qualitativement le fait que l'angle d'atterrissage est bien plus grand que l'angle de décollage (comportement observé chez les professionnels), ce que le modèle f, de par sa symétrie, est structurellement incapable de reproduire.
Donc, même si aucun des deux modèles ne redonne exactement les valeurs observées, le modèle g semble le plus adapté pour décrire la frappe de la balle par un joueur professionnel.

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Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme; convexité.

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par

f(x) = x^2 - 6x + 4\ln (x).

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

On note \mathcal{C}_f la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthogonal.

    1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x).

      Interpréter graphiquement ce résultat.
    2. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
    1. Déterminer f'(x) pour tout réel x appartenant à ]0~;~+ \infty[.
    2. Étudier le signe de f'(x) sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

      En déduire le tableau de variations de f.
  1. Montrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution dans l'intervalle [4 ; 5].
  2. On admet que, pour tout x de ]0~;~+ \infty[, on a :

    f''(x) = \dfrac{2x^2 - 4}{x^2}.

    1. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+ \infty[.

      On précisera les valeurs exactes des coordonnées des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.
    2. On note A le point de coordonnées \left(\sqrt 2~;~f\left(\sqrt 2~\right)\right).

      Soit t un réel strictement positif tel que t \ne \sqrt 2. Soit M le point de coordonnées (t~;~ f(t)).

      En utilisant la question 4. a, indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.
Voir la correction

1.a.On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 6x + 4\ln(x). Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) et interpréter graphiquement ce résultat.

Quand x tend vers 0, on a \displaystyle\lim_{x \to 0} x^2 = 0 et \displaystyle\lim_{x \to 0} -6x = 0, tandis que \displaystyle\lim_{x \to 0} \ln(x) = -\infty, donc \displaystyle\lim_{x \to 0} 4\ln(x) = -\infty.
Par somme de limites, on obtient \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = -\infty.
Graphiquement, cela signifie que la droite d'équation x=0 (l'axe des ordonnées) est asymptote verticale à la courbe \mathcal{C}_f.

1.b.Déterminer \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x).

Pour x>0, on factorise : x^2 - 6x = x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right).
Or \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \dfrac{6}{x} = 0, donc \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \left(1-\dfrac{6}{x}\right) = 1, et comme \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2 = +\infty, par produit de limites \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right) = +\infty.
De plus \displaystyle\lim_{x \to +\infty} 4\ln(x) = +\infty, donc, par somme de limites, \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty.

2.a.Déterminer f'(x) pour tout réel x de ]0~;~+\infty[.

La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et f'(x) = 2x - 6 + \dfrac{4}{x} = \dfrac{2x^2-6x+4}{x}.

2.b.Étudier le signe de f'(x) sur ]0~;~+\infty[ et en déduire le tableau de variations de f.

Comme x>0 sur l'intervalle d'étude, le signe de f'(x) = \dfrac{2x^2-6x+4}{x} est celui du numérateur 2x^2-6x+4, c'est-à-dire celui de x^2-3x+2 (même signe, car on divise par 2>0).
Ce trinôme a pour racines évidentes 1 et 2 (leur somme vaut 3 et leur produit 2, ce qui correspond bien aux coefficients), donc x^2-3x+2 = (x-1)(x-2).
Un trinôme du second degré de coefficient dominant positif est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur : f'(x)<0 sur ]1~;~2[ et f'(x)>0 sur ]0~;~1[\cup]2~;~+\infty[, avec f'(1)=f'(2)=0.
La fonction f est donc strictement croissante sur ]0~;~1], strictement décroissante sur [1~;~2], puis strictement croissante sur [2~;~+\infty[.
On calcule les valeurs aux bornes : \begin{aligned}f(1) &= 1-6+4\ln(1) \\ &= 1-6+0 \\ &= -5\end{aligned} et \begin{aligned}f(2) &= 4-12+4\ln(2) \\ &= 4\ln(2)-8 \\ &\approx -5{,}23\end{aligned}
Le tableau de variations de f sur ]0~;~+\infty[ part donc de -\infty (limite en 0), croît jusqu'à -5 en x=1, décroît jusqu'à 4\ln(2)-8 en x=2, puis croît vers +\infty (limite en +\infty).

3.Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution dans l'intervalle [4~;~5].

On calcule les images des bornes : \begin{aligned}f(4) &= 16-24+4\ln(4) \\ &= -8+8\ln(2) \\ &\approx -2{,}45\end{aligned} et \begin{aligned}f(5) &= 25-30+4\ln(5) \\ &= 4\ln(5)-5 \\ &\approx 1{,}44\end{aligned}
Ainsi f(4)<0<f(5). Or, d'après la question précédente, l'intervalle [4~;~5] est inclus dans [2~;~+\infty[, sur lequel f est continue (car dérivable) et strictement croissante.
Donc, d'après le théorème de la bijection (corollaire du théorème des valeurs intermédiaires), l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha dans l'intervalle [4~;~5].

4.a.On admet que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f''(x) = \dfrac{2x^2-4}{x^2}. Étudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[ et préciser les coordonnées exactes des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.

Comme x>0, le dénominateur x^2 est strictement positif, donc le signe de f''(x) est celui du numérateur 2x^2-4.
On résout \begin{aligned}2x^2-4 = 0 &\iff x^2 = 2 \\ &\iff x = \sqrt{2} \end{aligned} ou x=-\sqrt{2} ; seule la solution x=\sqrt{2} appartient à ]0~;~+\infty[.
Le trinôme 2x^2-4 est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur, donc, restreint à ]0~;~+\infty[ : f''(x)<0 sur ]0~;~\sqrt{2}[ et f''(x)>0 sur ]\sqrt{2}~;~+\infty[.
Donc f est concave sur ]0~;~\sqrt{2}] et convexe sur [\sqrt{2}~;~+\infty[.
Comme f'' s'annule en x=\sqrt{2} en changeant de signe, la courbe \mathcal{C}_f admet un unique point d'inflexion, d'abscisse \sqrt{2}.
Son ordonnée vaut \begin{aligned}f(\sqrt{2}) &= 2 - 6\sqrt{2} + 4\ln(\sqrt{2}) \\ &= 2-6\sqrt{2}+4\times\dfrac12\ln(2) \\ &= 2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\end{aligned}
Donc, le point d'inflexion de \mathcal{C}_f a pour coordonnées exactes \left(\sqrt{2}~;~2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\right).

4.b.On note A le point de coordonnées \left(\sqrt{2}~;~f(\sqrt{2})\right). Soit t un réel strictement positif tel que t\ne\sqrt{2} et M le point de coordonnées (t~;~f(t)). En utilisant la question 4.a., indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.

Le segment [AM] est une corde de la courbe \mathcal{C}_f joignant le point d'inflexion A au point M.
Si t \in ]0~;~\sqrt{2}[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est concave : une corde d'une courbe concave est toujours située en dessous de la courbe, donc le segment [AM] est en dessous de \mathcal{C}_f.
Si t \in ]\sqrt{2}~;~+\infty[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est convexe : une corde d'une courbe convexe est toujours située au-dessus de la courbe, donc le segment [AM] est au-dessus de \mathcal{C}_f.

Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Soit k un nombre réel.

On considère la suite \left(u_n\right) définie par son premier terme u_0 et pour tout entier naturel n,

u_{n+1} = ku_n\left(1- u_n\right).

Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.

On y étudie deux cas de figure selon les valeurs de k.

Partie 1

Dans cette partie, k = 1,9 et u_0 = 0,1.

On a donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 1,9u_n\left(1 - u_n\right).

  1. On considère la fonction f définie sur [0 ; 1] par f(x) = 1,9x(1 - x).
    1. Étudier les variations de f sur l'intervalle [0 ; 1].
    2. En déduire que si x \in [0~;~1] alors f(x) \in [0~;~1].
  2. Ci-dessous sont représentés les premiers termes de la suite \left(u_n\right) construits à partir de la courbe \mathcal{C}_f de la fonction f et de la droite D d'équation y = x.

    Conjecturer le sens de variation de la suite \left(u_n\right) et sa limite éventuelle.

    1. En utilisant les résultats de la question 1, démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n :

      {0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant \dfrac12.}
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.
    3. Déterminer sa limite.

Partie 2

Dans cette partie, k= \dfrac12 et u_0 = \dfrac14.

On a donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac12 u_n \left(1 - u_n\right) et u_0 = \dfrac14.

On admet que pour tout entier naturel n : {0 \leqslant u_n \leqslant \left(\dfrac12\right)^n}.

  1. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge et déterminer sa limite.
  2. On considère la fonction Python algo (p)p désigne un entier naturel non nul:

    def algo(p) :
    u =1/4
    n = 0
    while u > 10**(-p):
    u = 1/2*u*(1 - u)
    n = n+1
    return(n)
    Expliquer pourquoi, pour tout entier naturel non nul p, la boucle while ne tourne pas indéfiniment, ce qui permet à la commande algo (p) de renvoyer une valeur.
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Dansun pays, 7 % de la population est atteinte d'une certaine maladie. Un test de dépistage a été mis au point : chez les personnes malades, le test est négatif dans 20 % des cas ; chez les personnes saines, le test est positif dans 1 % des cas. On choisit une personne au hasard dans la population et on la teste. On note M l'évènement « la personne est malade » et T l'évènement « le test est positif ». 1. Calculer la probabilité de l'évènement M\cap T (un arbre pondéré peut aider).

On construit un arbre pondéré à deux niveaux. Le premier niveau distingue M (probabilité P(M)=0{,}07) et \overline{M}, probabilité \begin{aligned}P(\overline{M}) &= 1-0{,}07 \\ &= 0{,}93\end{aligned}
Chez les malades, le test est négatif dans 20 % des cas, donc positif dans les 80 % restants : P_M(T)=0{,}8 et P_M(\overline{T})=0{,}2.
Chez les personnes saines, le test est positif dans 1 % des cas : P_{\overline{M}}(T)=0{,}01 et P_{\overline{M}}(\overline{T})=0{,}99.
D'après la définition des probabilités conditionnelles sur une branche de l'arbre : P(M\cap T) = P(M)\times P_M(T) = 0{,}07\times0{,}8 = 0,056.

2.Démontrer que la probabilité que le test de la personne choisie soit positif vaut 0{,}0653.

Les évènements M et \overline{M} forment une partition de l'univers (chaque personne est soit malade, soit saine). D'après la formule des probabilités totales : P(T) = P(M\cap T) + P(\overline{M}\cap T).
On calcule la seconde branche : \begin{aligned}P(\overline{M}\cap T) &= P(\overline{M})\times P_{\overline{M}}(T) \\ &= 0{,}93\times0{,}01 \\ &= 0{,}0093\end{aligned}
D'où P(T) = 0{,}056 + 0{,}0093 = 0,0653, ce qui est le résultat annoncé.

3.Dans un contexte de dépistage de la maladie, est-il plus pertinent de connaître P_M(T) ou P_T(M) ?

P_M(T) est la probabilité que le test soit positif sachant que la personne est malade : c'est une caractéristique technique du test, fixée à l'avance et connue avant tout dépistage.
P_T(M) est la probabilité que la personne soit réellement malade sachant que son test est positif : c'est l'information qui intéresse un patient ou un médecin une fois le résultat du test obtenu.
Donc, la réponse est que, dans un contexte de dépistage, il est plus pertinent de connaître P_T(M), qui répond directement à la question « ce test positif signifie-t-il vraiment que je suis malade ? ».

4.On considère que la personne choisie a eu un test positif. Quelle est la probabilité qu'elle soit malade ? (arrondir au centième)

D'après la définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_T(M) &= \dfrac{P(M\cap T)}{P(T)} \\ &= \dfrac{0{,}056}{0{,}0653}\end{aligned}
Donc, la réponse est P_T(M)\approx 0,86 au centième près.

5.aOn choisit, avec remise, 10 personnes au hasard dans la population, et X compte parmi elles le nombre de tests positifs. Préciser la nature et les paramètres de la loi de probabilité suivie par X.

Le tirage avec remise assure l'indépendance des 10 tirages, chacun ayant deux issues possibles (test positif ou non) avec la même probabilité de succès \begin{aligned}p &= P(T) \\ &= 0{,}0653\end{aligned} à chaque tirage. Donc, la réponse est que X suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}0653.

5.bDéterminer la probabilité pour qu'exactement deux personnes aient un test positif (arrondir au centième).

D'après la formule de la loi binomiale : P(X=2) = \dbinom{10}{2}\times0{,}0653^2\times(1-0{,}0653)^8.
Donc, la réponse est P(X=2)\approx 0,11 au centième près.

6.Déterminer le nombre minimum de personnes à tester dans ce pays pour que la probabilité qu'au moins l'une d'entre elles ait un test positif soit supérieure à 99 %.

Soit n le nombre de personnes testées et Y la variable aléatoire qui compte, parmi elles, le nombre de tests positifs. Le tirage avec remise assure que Y suit la loi binomiale de paramètres n et p=0{,}0653.
L'évènement contraire de « au moins un test positif » est « aucun test positif », c'est-à-dire Y=0. On cherche donc le plus petit entier n tel que \begin{aligned}P(Y\geqslant1) &= 1-P(Y=0) \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}
Or \begin{aligned}P(Y=0) &= (1-0{,}0653)^n \\ &= 0{,}9347^n\end{aligned} donc l'inégalité devient \begin{aligned}1-0{,}9347^n \geqslant 0{,}99 &\iff 0{,}9347^n \leqslant 0{,}01 \end{aligned}
En appliquant le logarithme népérien, strictement croissant, des deux côtés : n\ln(0{,}9347) \leqslant \ln(0{,}01). Comme \ln(0{,}9347)<0, diviser par ce nombre inverse le sens de l'inégalité : n \geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}9347)}.
À la calculatrice, \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}9347)}\approx68{,}19. Le plus petit entier n vérifiant cette inégalité est donc n=69, on vérifie qu'avec n=68, 1-0{,}9347^{68}\approx0{,}9899<0{,}99, alors qu'avec n=69, \begin{aligned}1-0{,}9347^{69} &\approx 0{,}9905 \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}
Donc, la réponse est qu'il faut tester au minimum 69 personnes.

Bac Terminale 2021 : Amérique du Nord Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Les questions 1. à 5. de cet exercice peuvent être traitées de façon indépendante

On considère un cube ABCDEFGH. Le point I est le milieu du segment [EF], le point J est le milieu du segment [BC] et le point K est le milieu du segment [AE].

A B C D E F G H I J K

  1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.

Dans la suite, on se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~ \vect{\text{AD}},~ \vect{\text{AE}}\right).

    1. Donner les coordonnées des points I et J.
    2. Montrer que les vecteurs \vect{\text{IJ}},~\vect{\text{AE}} et \vect{\text{AC}} sont coplanaires.

On considère le plan \mathcal P d'équation x + 3y - 2z + 2 = 0 ainsi que les droites d_1 et d_2 définies par les représentations paramétriques ci-dessous:

d_1\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&3 + t\\ y &=& 8 - 2t\\ z &=& - 2 + 3t\\ \end{array}\right. , t \in \R\quad \text{et}\quad d_2\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&4 + t\\ y &=&1 + t\\ z &=&8 + 2t\\ \end{array}\right. , t \in \R.

  1. Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.
  2. Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal P.
  3. Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal P.

\textsc{Exercice au choix du candidat}

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B.

Exercice A

Principaux domaines abordés :
\bullet~~Fonction exponentielle
\bullet~~Convexité

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

On justifiera chaque réponse.

Affirmation 1 : Pour tous réels a et b, \left(\text{e}^{a+b}\right)^2 = \text{e}^{2a} + \text{e}^{2b}.

Affirmation 2 : Dans le plan muni d'un repère, la tangente au point A d'abscisse 0 à la courbe représentative de la fonction f définie sur \R par f(x) = - 2 + (3 - x)\text{e}^x admet pour équation réduite y = 2x + 1.

Affirmation 3 : \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \left(\text{e}^{2x} - \text{e}^{x} + \dfrac{3}{x}\right) = 0.

Affirmation 4 : L'équation 1 - x + \text{e}^{-x} = 0 admet une seule solution appartenant à l'intervalle [0 ; 2].

Affirmation 5 : La fonction g définie sur \R par g(x) = x^2 - 5x + \text{e}^x est convexe.

Exercice B

Principaux domaines abordés :
\bullet~~Fonction logarithme népérien
\bullet~~Convexité

Dans le plan muni d'un repère, on considère ci-dessous la courbe \mathcal{C}_f représentative d'une fonction f, deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.

La courbe \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale T au point A(1 ; 4).

012345601234 T C f A

  1. Préciser les valeurs f(1) et f'(1).

On admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

f(x) = \dfrac{a + b \ln x}{x}\quad \text{où }\quad a \text{ et}\quad b \text{ sont deux nombres réels}.

  1. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

    f'(x) = \dfrac{b - a - b\quad \ln x}{x^2}.
  2. En déduire les valeurs des réels a et b.

Dans la suite de l'exercice, on admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

f(x) = \dfrac{4 + 4\ln x}{x}.

  1. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.
  2. Déterminer le tableau de variations de f sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.
  3. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

    f''(x) = \dfrac{- 4 + 8\ln x}{x^3}.
  4. Montrer que la courbe \mathcal{C}_f possède un unique point d'inflexion B dont on précisera les coordonnées.
Voir la correction

Onconsidère un cube ABCDEFGH. I est le milieu de [EF], J le milieu de [BC] et K le milieu de [AE]. On munit l'espace du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right), dans lequel A(0 ; 0 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), C(1 ; 1 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1), H(0 ; 1 ; 1), I(0,5 ; 0 ; 1), J(1 ; 0,5 ; 0) et K(0 ; 0 ; 0,5). 1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ?

\overrightarrow{AI}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KH}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 0,5\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont proportionnelles selon aucun facteur commun), donc, la réponse est que les droites (AI) et (KH) ne sont pas parallèles.

2.Montrer que les vecteurs \overrightarrow{IJ}, \overrightarrow{AE} et \overrightarrow{AC} sont coplanaires.

\overrightarrow{IJ}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0,5 \\ -1\end{pmatrix}, \overrightarrow{AE}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
On constate que 2\overrightarrow{IJ}+2\overrightarrow{AE} = \overrightarrow{AC}.
Le vecteur \overrightarrow{AC} est donc une combinaison linéaire des vecteurs \overrightarrow{IJ} et \overrightarrow{AE} : ces trois vecteurs sont donc coplanaires.

3.On considère le plan \mathcal{P} d'équation x+3y-2z+2=0 et les droites d_1 et d_2 de représentations paramétriques d_1 : x=3+t,\ y=8-2t,\ z=-2+3t et d_2 : x=4+t,\ y=1+t,\ z=8+2t (t\in\mathbb{R}). Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ?

d_1 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_1}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, donc, la réponse est que les droites d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.

4.Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

Le plan \mathcal{P} admet pour vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix}, et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{u_2} &= 1\times1+3\times1+(-2)\times2 \\ &= 1+3-4 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur directeur de d_2 est donc orthogonal au vecteur normal de \mathcal{P} : la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

5.Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal{P}.

\overrightarrow{ML}\begin{pmatrix}4-5 \\ 0-3 \\ 3-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ -3 \\ 2\end{pmatrix}, qui est l'opposé du vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix} de \mathcal{P} : \overrightarrow{ML} est donc lui aussi normal au plan \mathcal{P}, ce qui montre que la droite (ML) est perpendiculaire à \mathcal{P}.
D'autre part, les coordonnées de L vérifient l'équation de \mathcal{P} : \begin{aligned}4+3\times0-2\times3+2 &= 4-6+2 \\ &= 0\end{aligned} donc L appartient à \mathcal{P}.
Le point L appartient au plan \mathcal{P} et la droite (ML) lui est perpendiculaire : donc, la réponse est que L est bien le projeté orthogonal de M sur le plan \mathcal{P}.

Commun à tous les candidats

En 2020, une influenceuse sur les réseaux sociaux compte 1000 abonnés à son profil. On modélise le nombre d'abonnés ainsi: chaque année, elle perd 10 % de ses abonnés auxquels s'ajoutent 250 nouveaux abonnés.

Pour tout entier naturel n, on note u_n le nombre d'abonnés à son profil en l'année (2020 + n), suivant cette modélisation. Ainsi u_0 = 1000.

  1. Calculer u_1.
  2. Justifier que pour tout entier naturel n,\quad u_{n+1} = 0,9u_n + 250.
  3. La fonction Python nommée « suite » est définie ci-dessous. Dans le contexte de l'exercice, interpréter la valeur renvoyée par suite(10).

    def suite( n) :
    u = 1000
    for i in range(n) :
    u = 0,9*u + 250
    return u
    1. Montrer, à l'aide d'un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant\quad 2500.
    2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
    3. Déduire des questions précédentes que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  4. Soit \left(v_n\right) la suite définie par v_n = u_n - 2500 pour tout entier naturel n.
    1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,9 et de terme initial v_0 = - 1500.
    2. Pour tout entier naturel n, exprimer v_n en fonction de n et montrer que :

      u_n = - 1500 \times\quad 0,9^n + 2500.
    3. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right) et interpréter dans le contexte de l'exercice.
  5. Écrire un programme qui permet de déterminer en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2200.

    Déterminer cette année.

EXERCICE 2 commun à tous les candidats 5 points

On considère un cube ABCDEFGH d'arête 8 cm et de centre \Omega.

Les points P, Q et R sont définis par \vect{\text{AP}} = \dfrac{3}{4}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\text{AQ}} = ~\dfrac{3}{4}\vect{\text{AE}} et \vect{\text{FR}} = \dfrac{1}{4}\vect{\text{FG}}.

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) avec : \vect{\imath} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\jmath}= \dfrac{1}{8}\vect{\text{AD}} et

\vect{k} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AE}}.

B C G F D H E A P Q R ı k

Partie I

  1. Dans ce repère, on admet que les coordonnées du point R sont (8 ; 2 ; 8).

    Donner les coordonnées des points P et Q.
  2. Montrer que le vecteur \vect{n}(1~;~-5~;~1) est un vecteur normal au plan (PQR).
  3. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (PQR) est x - 5y + z - 6 = 0.

Partie II

On note L le projeté orthogonal du point \Omega sur le plan (PQR).

  1. Justifier que les coordonnées du point \Omega sont (4 ; 4 ; 4).
  2. Donner une représentation paramétrique de la droite d perpendiculaire au plan (PQR) et passant par \Omega.
  3. Montrer que les coordonnées du point L sont \left(\dfrac{14}{3}~;~ \dfrac{2}{3}~;~\dfrac{14}{3}\right)
  4. Calculer la distance du point \Omega au plan (PQR).

EXERCICE 3 commun à tous les candidats 5 points

Un sac contient les huit lettres suivantes: A B C D E F G H (2 voyelles et 6 consonnes).

Un jeu consiste à tirer simultanément au hasard deux lettres dans ce sac.

On gagne si le tirage est constitué d'une voyelle et d'une consonne.

  1. Un joueur extrait simultanément deux lettres du sac.
    1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
    2. Déterminer la probabilité que le joueur gagne à ce jeu.

Les questions 2 et 3 de cet exercice sont indépendantes.

Pour la suite de l'exercice, on admet que la probabilité que le joueur gagne est égale à \dfrac{3}{7}.

  1. Pour jouer, le joueur doit payer k euros, k désignant un entier naturel non nul.

    Si le joueur gagne, il remporte la somme de 10 euros, sinon il ne remporte rien.

    On note G la variable aléatoire égale au gain algébrique d'un joueur (c'est-à-dire la somme remportée à laquelle on soustrait la somme payée).
    1. Déterminer la loi de probabilité de G.
    2. Quelle doit être la valeur maximale de la somme payée au départ pour que le jeu reste favorable au joueur ?
  2. Dix joueurs font chacun une partie. Les lettres tirées sont remises dans le sac après chaque partie.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre de joueurs gagnants.
    1. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, qu'il y ait exactement quatre joueurs gagnants.
    3. Calculer P(X \geqslant 5) en arrondissant à 10^{-3}. Donner une interprétation du résultat obtenu.
    4. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que P(X \leqslant n) \geqslant 0,9.
EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- convexité
-- fonction logarithme

Partie I : lectures graphiques

f désigne une fonction définie et dérivable sur \R.

On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction dérivée f'.

0123456 1 2 3 4 5 6 71 Courbedelafonctiondérivée f

Avec la précision permise par le graphique, répondre aux questions suivantes

  1. Déterminer le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction f en 0.
    1. Donner les variations de la fonction dérivée f'.
    2. En déduire un intervalle sur lequel f est convexe.

Partie II : étude de fonction

La fonction f est définie sur \R par

f(x) = \ln \left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right).

  1. Calculer les limites de la fonction f en +\infty et en -\infty.
  2. Déterminer une expression f'(x) de la fonction dérivée de f pour tout x \in \R.
  3. En déduire le tableau des variations de f. On veillera à placer les limites dans ce tableau.
    1. Justifier que l'équation f(x) = 2 a une unique solution \alpha dans l'intervalle \left[-\dfrac{1}{2}~;~+ \infty\right[.
    2. Donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près.
  4. La fonction f' est dérivable sur \R. On admet que, pour tout x \in\quad \R, f''(x) = \dfrac{-2x^2 - 2x + 4}{\left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right)^2}.

    Déterminer le nombre de points d'inflexion de la courbe représentative de f.

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Étude de fonction, fonction exponentielle
-- Équations différentielles

Partie I

Considérons l'équation différentielle

y'= -0,4y + 0,4

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.

    1. Déterminer une solution particulière constante de cette équation différentielle.
    2. En déduire l'ensemble des solutions de cette équation différentielle.
    3. Déterminer la fonction g, solution de cette équation différentielle, qui vérifie g(0) = 10.

Partie II

Soit p la fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+ \infty[ par

\begin{aligned}p(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{1 + 9\e^{-0,4t}}.\end{aligned}

  1. Déterminer la limite de p en + \infty.
  2. Montrer que p'(t) = \dfrac{3,6\e^{-0,4t}}{ \left(1 + 9\e^{-0,4t}\right)^2} pour tout t \in\quad [0~;~+ \infty[.
    1. Montrer que l'équation p(t) = \dfrac{1}{2} admet une unique solution \alpha sur [0~;~+ \infty[.
    2. Déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près à l'aide d'une calculatrice.

Partie III

  1. p désigne la fonction de la partie II.

    Vérifier que p est solution de l'équation différentielle y' = 0,4y(1 - y) avec la condition initiale y(0) = \dfrac{1}{10}y désigne une fonction définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.
  2. Dans un pays en voie de développement, en l'année 2020, 10 % des écoles ont accès à internet.

    Une politique volontariste d'équipement est mise en œuvre et on s'intéresse à l'évolution de la proportion des écoles ayant accès à internet.

    On note t le temps écoulé, exprimé en année, depuis l'année 2020.

    La proportion des écoles ayant accès à internet à l'instant t est modélisée par p(t).

    Interpréter dans ce contexte la limite de la question II 1 puis la valeur approchée de \alpha de la question II 3. b. ainsi que la valeur p(0).
Voir la correction

1.Une influenceuse compte u_0=1\,000 abonnés en 2020. Chaque année, elle perd 10\,\% de ses abonnés puis en gagne 250 nouveaux. On note u_n le nombre d'abonnés en l'année (2020+n). Calculer u_1.

Perdre 10\,\% revient à multiplier par 0{,}9. Donc u_1 = 1\,000\times0{,}9 + 250 = 900+250 = 1 150 abonnés.

2.Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

Multiplier par 0{,}9 traduit la perte de 10\,\% des abonnés d'une année sur l'autre.
On ajoute ensuite chaque année 250 nouveaux abonnés, donc pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

3.Une fonction Python suite(n) initialise u = 1000, puis répète n fois u = 0.9*u + 250, avant de renvoyer u. Interpréter, dans le contexte de l'exercice, la valeur renvoyée par l'appel suite(10).

La fonction calcule u_{10}, c'est-à-dire le nombre d'abonnés estimé en l'année 2030 ; la calculatrice donne u_{10}\approx 1 977 abonnés.

4.aMontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 1\,000 \\ &\leqslant 2\,500\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 2\,500. Comme 0{,}9>0, la multiplication conserve l'ordre : \begin{aligned}0{,}9u_n &\leqslant 0{,}9\times2\,500 \\ &= 2\,250\end{aligned} puis en ajoutant 250 aux deux membres, 0{,}9u_n+250 \leqslant 2\,500, soit u_{n+1} \leqslant 2\,500 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

4.bDémontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= 0{,}9u_n+250-u_n \\ &= -0{,}1u_n+250\end{aligned}
Or, d'après la question précédente, u_n \leqslant 2\,500, donc 0{,}1u_n \leqslant 250, soit -0{,}1u_n+250 \geqslant 0.
On a donc u_{n+1}-u_n \geqslant 0 pour tout entier naturel n : la suite (u_n) est croissante.

4.cDéduire des deux questions précédentes que la suite (u_n) est convergente.

La suite (u_n) est croissante et majorée par 2\,500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite inférieure ou égale à 2\,500.

5.aOn pose v_n = u_n - 2\,500 pour tout entier naturel n. Montrer que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1}-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n+250-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n-2\,250 \\ &= 0{,}9(u_n-2\,500) \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=0{,}9v_n, vraie pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9.
Son premier terme vaut v_0 = u_0 - 2\,500 = 1\,000-2\,500 = -1\,500.

5.bExprimer v_n en fonction de n, puis montrer que u_n = 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}.

Comme (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500, pour tout entier naturel n : v_n = -1\,500\times0{,}9^{n}.
Or v_n = u_n - 2\,500, donc \begin{aligned}u_n &= v_n + 2\,500 \\ &= 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}\end{aligned}

5.cDéterminer la limite de la suite (u_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Comme {0<0{,}9<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^{n} = 0, donc par produit puis somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n = 2\,500.
Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que le nombre d'abonnés de l'influenceuse se stabilise autour de 2 500 au fil des années.

6.Écrire un programme qui détermine en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2 200, puis donner cette année.

  • n = 0
  • u = 1000
  • tant que u <= 2200 :
  • u = 0.9 * u + 250
  • n = n + 1
  • renvoyer n
  • En simulant l'évolution terme à terme, on obtient \begin{aligned}u_{15} &\approx 2\,191{,}2 \\ &\leqslant 2\,200\end{aligned} et u_{16}\approx2\,222{,}0 > 2\,200 : le programme renvoie n=16.
  • Donc, la réponse est que le nombre d'abonnés dépasse 2 200 la seizième année suivant 2020, c'est-à-dire en 2036.

Commun à tous les candidats

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM)

Pour chaque question, trois affirmations sont proposées, une seule de ces affirmations est exacte.
Le candidat recopiera sur sa copie le numéro de chaque question et la lettre de la réponse choisie pour celle-ci.
AUCUNE JUSTIFICATION n'est demandée. Une réponse fausse ou l'absence de réponse n'enlève aucun point.

  1. On considère la fonction f définie sur \R par

    f(x) = \left(x^2 - 2x - 1\right)\e^x.

    A. La fonction dérivée de f est la fonction définie par f'(x) = (2x - 2)\e^x.

    B. La fonction f est décroissante sur l'intervalle ]-\infty~;~2].

    C. \displaystyle\lim_{x \to - \infty} f(x) = 0.
  2. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \dfrac{3}{5 + \e^x}.

    Sa courbe représentative dans un repère admet :

    A. une seule asymptote horizontale;

    B. une asymptote horizontale et une asymptote verticale;

    C. deux asymptotes horizontales.
  3. On donne ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f''} représentant la fonction dérivée seconde f'' d'une fonction f définie et deux fois dérivable sur l'intervalle [-3,5~;~6].

    0123456 1 2 3 40 1 2 31234 x y Courbedelafonctiondérivéeseconde f ′′ A. La fonction f est convexe sur l'intervalle [-3~;~3].

    B. La fonction f admet trois points d'inflexion.

    C. La fonction dérivée f' de f est décroissante sur l'intervalle [0 ; 2].
  4. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = n^2 - 17n + 20.

    A. La suite \left(u_n\right) est minorée.

    B. La suite \left(u_n\right) est décroissante.

    C. L'un des termes de la suite \left(u_n\right) est égal à 2021.
  5. On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 2 et, pour tout entier naturel n,

    u_{n+1} = 0,75u_n +5.

    On considère la fonction « seuil » suivante écrite en Python :

    def seuil() :
    u = 2
    n = 0
    while u < 45 :
    u = 0,75*u + 5
    n = n+1
    return n


    Cette fonction renvoie :

    A. la plus petite valeur de n telle que u_n \geqslant\quad 45 ;

    B. la plus petite valeur de n telle que u_n\quad < 45 ;

    C. la plus grande valeur de n telle que u_n \geqslant 45.
Voir la correction

1.QCM. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = (x^2-2x-1)e^x. Quelle est la limite de f en -\infty ?

En développant, f(x) = x^2e^x - 2xe^x - e^x.
Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to-\infty} x^2e^x = 0 et \lim\limits_{x\to-\infty} xe^x = 0 ; de plus \lim\limits_{x\to-\infty} e^x = 0.
Par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty} f(x) = 0.

2.QCM. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = \dfrac{3}{5+e^x}. Que peut-on dire des asymptotes à sa courbe représentative ?

Quand x\to-\infty, e^x\to0 donc f(x)\to\dfrac{3}{5} : la droite d'équation y=\dfrac{3}{5} est asymptote horizontale en -\infty.
Quand x\to+\infty, e^x\to+\infty donc f(x)\to0 : l'axe des abscisses (droite d'équation y=0) est asymptote horizontale en +\infty.
La courbe admet deux asymptotes horizontales (une pour chaque limite infinie).

3.QCM. La courbe ci-dessous (non reproduite ici) représente la dérivée seconde f'' d'une fonction f deux fois dérivable sur [-3{,}5~;~6], et s'annule en changeant de signe en -3, 2 et 5. Que peut-on en conclure sur f ?

Un point d'inflexion de la courbe de f correspond à une valeur où f'' s'annule en changeant de signe.
Comme f'' s'annule en changeant de signe exactement trois fois (en -3, 2 et 5), la courbe de f admet exactement trois points d'inflexion.

4.QCM. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n = n^2-17n+20. Que peut-on affirmer sur cette suite ?

On met l'expression sous forme canonique : \begin{aligned}u_n &= \left(n-\dfrac{17}{2}\right)^2 - \dfrac{289}{4} + 20 \\ &= \left(n-\dfrac{17}{2}\right)^2 - \dfrac{209}{4}\end{aligned}
Un carré étant toujours positif ou nul, on a pour tout entier naturel n : u_n \geqslant -\dfrac{209}{4}.
La suite (u_n) est donc minorée (par -\dfrac{209}{4}).

5.QCM. On considère la suite (u_n) définie par u_0=2 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0{,}75u_n+5. On exécute en Python une fonction qui initialise u=2 et n=0, puis répète tant que u<45 : u \leftarrow 0{,}75u+5 et n \leftarrow n+1, avant de renvoyer n. Que renvoie cette fonction ?

Montrons par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 20.
Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 2 \\ &\leqslant 20\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que pour un entier n, u_n\leqslant20. Alors \begin{aligned}0{,}75u_n &\leqslant 0{,}75\times20 \\ &= 15\end{aligned} donc 0{,}75u_n+5 \leqslant 20, c'est-à-dire u_{n+1}\leqslant20 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : pour tout entier naturel n, u_n\leqslant20, donc la condition u<45 est toujours vérifiée : la boucle ne s'arrête jamais.
Aucune des trois réponses proposées n'est correcte : le programme ne s'arrête pas (boucle infinie).

Commun à tous les candidats

Une société de jeu en ligne propose une nouvelle application pour smartphone nommée « Tickets coeurs! ».

Chaque participant génère sur son smartphone un ticket comportant une grille de taille 3 \times 3 sur laquelle sont placés trois cœurs répartis au hasard, comme par exemple ci-dessous.

♡♡♡

Le ticket est gagnant si les trois cœurs sont positionnés côte à côte sur une même ligne, sur une même colonne ou sur une même diagonale.

  1. Justifier qu'il y a exactement 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur une grille.
  2. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant est égale à \dfrac{2}{21}.
  3. Lorsqu'un joueur génère un ticket, la société prélève 1 € sur son compte en banque. Si le ticket est gagnant, la société verse alors au joueur 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur?
  4. Un joueur décide de générer 20 tickets sur cette application. On suppose que les générations des tickets sont indépendantes entre elles.
    1. Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire X qui compte le nombre de tickets gagnants parmi les 20 tickets générés.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X\quad =\quad 5).
    3. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X \geqslant 1) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- Suites
-- Équations différentielles

Dans cet exercice, on s'intéresse à la croissance du bambou Moso de taille maximale 20 mètres.

Le modèle de croissance de Ludwig von Bertalanffy suppose que la vitesse de croissance pour un tel bambou est proportionnelle à l'écart entre sa taille et la taille maximale.

Partie I : modèle discret

Dans cette partie, on observe un bambou de taille initiale 1 mètre.

Pour tout entier naturel n, on note u_n la taille, en mètre, du bambou n jours après le début de l'observation. On a ainsi u_0 = 1.

Le modèle de von Bertalanffy pour la croissance du bambou entre deux jours consécutifs se traduit par l'égalité :

u_{n+1} = u_n + 0,05\left(20 - u_n\right)\quad \text{pour tout entier naturel}\quad n.

  1. Vérifier que u_1 = 1,95.
    1. Montrer que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,95u_n + 1.
    2. On pose pour tout entier naturel n, v_n = 20 - u_n.

      Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique dont on précisera le terme initial v_0 et la raison.
    3. En déduire que, pour tout entier naturel n, u_n = 20 - 19 \times 0,95^n.
  2. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II : modèle continu

Dans cette partie, on souhaite modéliser la taille du même bambou Moso par une fonction donnant sa taille, en mètre, en fonction du temps t exprimé en jour.

D'après le modèle de von Bertalanffy, cette fonction est solution de l'équation différentielle

(E)\quad y' = 0,05(20 - y)

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~+\infty[ et y' désigne sa fonction dérivée.

Soit la fonction L définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par

L(t) = 20 - 19\e^{-0,05t}.

  1. Vérifier que la fonction L est une solution de (E) et qu'on a également L(0) = 1.
  2. On prend cette fonction L comme modèle et on admet que, si on note L' sa fonction dérivée, L'(t) représente la vitesse de croissance du bambou à l'instant t.
    1. Comparer L'(0) et L'(5).
    2. Calculer la limite de la fonction dérivée L' en +\infty.

      Ce résultat est-il en cohérence avec la description du modèle de croissance exposé au début de l'exercice ?

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Suites, étude de fonction
-- Fonction logarithme

Soit la fonction f définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

On considère la suite \left(u_n\right) de terme initial u_0 = 10 et telle que u_{n+1} = f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.

Partie I :

La feuille de calcul ci-dessous a permis d'obtenir des valeurs approchées des premiers termes de la suite \left(u_n\right).

AB
1nu_n
2010
317,80277542
425,88544474
534,29918442
643,10550913
752,36095182
862,0527675
972,00134509
1082,0000009
  1. Quelle formule a été saisie dans la cellule B3 pour permettre le calcul des valeurs approchées de \left(u_n\right) par recopie vers le bas ?
  2. À l'aide de ces valeurs, conjecturer le sens de variation et la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II :

On rappelle que la fonction f est définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

  1. Calculer \displaystyle\lim_{x \to 1} f(x). On admettra que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty.
    1. Soit f' la fonction dérivée de f. Montrer que pour tout x \in ]1~;~ +\infty[, f'(x) = \dfrac{x - 2}{x - 1}.
    2. En déduire le tableau des variations de f sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[, complété par les limites.
    3. Justifier que pour tout x \geqslant\quad 2, f(x) \geqslant\quad 2.

Partie III :

  1. En utilisant les résultats de la partie II, démontrer par récurrence que u_n \geqslant\quad 2 pour tout entier naturel n.
  2. Montrer que la suite \left(u_n\right) est décroissante.
  3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente. On note \ell sa limite.
  4. On admet que \ell vérifie f(\ell) = \ell. Donner la valeur de \ell.
Voir la correction

1.Une application génère un ticket sur une grille 3\times3 où trois cases contiennent chacune un cœur, disposées au hasard. Justifier qu'il existe exactement 84 façons différentes de placer ces trois cœurs sur la grille.

Placer trois cœurs sur la grille revient à choisir 3 cases parmi les 9 de la grille, sans tenir compte de l'ordre : le nombre de façons est donc \binom{9}{3}.
\begin{aligned}\binom{9}{3} &= \dfrac{9!}{3!\times6!} \\ &= \dfrac{9\times8\times7}{3\times2\times1} \\ &= \dfrac{504}{6} \\ &= 84\end{aligned}
Il y a bien 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur la grille.

2.Un ticket est gagnant si les trois cœurs sont alignés côte à côte sur une même ligne, une même colonne ou une même diagonale. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant vaut \dfrac{2}{21}.

La grille compte 3 lignes, 3 colonnes et 2 diagonales, soit 8 alignements possibles de trois cases : il y a donc 8 grilles gagnantes parmi les 84 grilles possibles (équiprobables).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est \dfrac{8}{84} = \dfrac{2}{21} (en simplifiant par 4).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est donc bien égale à \dfrac{2}{21}.

3.À chaque ticket généré, le joueur verse 1 € ; si le ticket est gagnant, la société lui reverse 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur ?

Soit X le gain algébrique du joueur pour un ticket. Un ticket gagnant rapporte 5-1=4 € (le joueur récupère les 5 € mais a déjà versé 1 €), un ticket perdant coûte 1 €.
P(X=4) = \dfrac{2}{21} et \begin{aligned}P(X=-1) &= 1-\dfrac{2}{21} \\ &= \dfrac{19}{21}\end{aligned}
\begin{aligned}E(X) &= 4\times\dfrac{2}{21} + (-1)\times\dfrac{19}{21} \\ &= \dfrac{8-19}{21} \\ &= -\dfrac{11}{21} \\ &\approx -0{,}524\end{aligned}
L'espérance de gain est négative : en moyenne, le joueur perd environ 0,52 € par ticket généré. Le jeu est donc défavorable au joueur.

4.aUn joueur génère 20 tickets de façon indépendante. Soit X le nombre de tickets gagnants parmi ces 20 tickets. Donner la loi de probabilité de X.

Chaque génération de ticket est une épreuve à deux issues (gagnant / perdant) de probabilité de succès p=\dfrac{2}{21}, répétée n=20 fois de façon indépendante.
X suit donc la loi binomiale de paramètres n=20 et p=\dfrac{2}{21}.

4.bCalculer la probabilité de l'évènement (X=5), arrondie à 10^{-3}.

P(X=5) = \dbinom{20}{5}\times\left(\dfrac{2}{21}\right)^5\times\left(\dfrac{19}{21}\right)^{15} \approx 0,02710^{-3} près).

4.cCalculer la probabilité de l'évènement (X\geqslant1), arrondie à 10^{-3}, puis interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

(X\geqslant1) est l'évènement contraire de (X=0), donc P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac{19}{21}\right)^{20} \approx 1-0{,}135 \approx 0,86510^{-3} près).
Sur 20 tickets générés, le joueur a donc environ 86,5 % de chances d'obtenir au moins un ticket gagnant.

Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE et J est un point du segment [CG].

Il existe donc a \in [0~;~1] tel que \vect{\text{CJ}} =a \vect{\text{CG}}.

On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ).

On note K et L les points d'intersection de la droite (d) et des droites (AE) et (DH).

On se place dans le repère \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}}, \vect{\text{AD}},\quad \vect{\text{AE}}\right).

Partie A : Dans cette partie a = \dfrac{2}{3}

A B C D E F G H P J I K L

  1. Donner les coordonnées des points F, I et J.
  2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d).
    1. Montrer que le point de coordonnées \left(0~;~ 0~;~\dfrac{2}{3}\right) est le point K.
    2. Déterminer les coordonnées du point L, intersection des droites (d) et (DH).
    1. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
    2. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.
    3. Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

Partie B : Cas général

On admet que les coordonnées des points K et L sont : K\left(0~;~0~;~1- \dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right).

On rappelle que a \in [0~;~1].

  1. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.
  2. Montrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
  3. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un losange ? Justifier.
  4. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un carré ? Justifier.

\textsc{EXERCICE au choix du candidat} 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B.

EXERCICE A - Fonction ln

Partie A :

Dans un pays, une maladie touche la population avec une probabilité de 0,05.

On possède un test de dépistage de cette maladie.

On considère un échantillon de n personnes (n \geqslant 20) prises au hasard dans la population assimilé à un tirage avec remise.

On teste l'échantillon suivant cette méthode : on mélange le sang de ces n individus, on teste le mélange.

Si le test est positif, on effectue une analyse individuelle de chaque personne.

Soit X_n la variable aléatoire qui donne le nombre d'analyses effectuées.

  1. Montrer X_n prend les valeurs 1 et (n + 1).
  2. Prouver que P\left(X_n = 1\right) = 0,95^n.

    Établir la loi de X_n en recopiant sur la copie et en complétant le tableau suivant:

    x_i1n + 1
    P\left(X_n = x_i\right)
  3. Que représente l'espérance de X_n dans le cadre de l'expérience ?

    Montrer que E\left(X_n\right) =n + 1 - n \times\quad 0,95^n.

Partie B :

  1. On considère la fonction f définie sur [20~;~ +\infty[ par f(x) = \ln (x) + x \ln (0,95).

    Montrer que f est décroissante sur [20~;~ +\infty[.
  2. On rappelle que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\ln x}{x} = 0. Montrer que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = - \infty.
  3. Montrer que f(x) = 0 admet une unique solution a sur [20~;~ +\infty[.

    Donner un encadrement à 0,1 près de cette solution.
  4. En déduire le signe de f sur [20~;~ +\infty[.

Partie C :

On cherche à comparer deux types de dépistages.

La première méthode est décrite dans la partie A, la seconde, plus classique, consiste à tester tous les individus.

La première méthode permet de diminuer le nombre d'analyses dès que E\left(X_n\right)\quad < n.

En utilisant la partie B, montrer que la première méthode diminue le nombre d'analyses pour des échantillons comportant 87 personnes maximum.

EXERCICE B - Équation différentielle

Partie A : Détermination d'une fonction f et résolution d'une équation différentielle

On considère la fonction f définie sur \R par :

f(x) = \e^x+ ax + b\e^{-x}

a et b sont des nombres réels que l'on propose de déterminer dans cette partie.

Dans le plan muni d'un repère d'origine O, on a représenté ci-dessous la courbe \mathcal{C}, représentant la fonction f, et la tangente (T) à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

012 1 2123456 C

  1. Par lecture graphique, donner les valeurs de f(0) et de f'(0).
  2. En utilisant l'expression de la fonction f, exprimer f(0) en fonction de b et en déduire la valeur de b.
  3. On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.
    1. Donner, pour tout réel x, l'expression de f'(x).
    2. Exprimer f'(0) en fonction de a.
    3. En utilisant les questions précédentes, déterminer a, puis en déduire l'expression de f(x).
  4. On considère l'équation différentielle :

    (E):\quad y' +y =2\e^x - x - 1

    1. Vérifier que la fonction g définie sur \R par :

      g(x) = \e^x - x + 2\e^{-x}.

      est solution de l'équation (E).
    2. Résoudre l'équation différentielle y' + y = 0.
    3. En déduire toutes les solutions de l'équation (E).

Partie B : Étude de la fonction g sur [1~;~+\infty[

  1. Vérifier que pour tout réel x, on a :

    \e^{2x} - \e^x - 2 = \left(\e^x - 2\right)\left(\e^x + 1\right)
  2. En déduire une expression factorisée de g'(x), pour tout réel x.
  3. On admettra que, pour tout x \in\quad [1~;~ +\infty[, \e^x - 2 > 0.

    Étudier le sens de variation de la fonction g sur [1~;~ +\infty[.
Voir la correction

PartieA (avec a = \dfrac{2}{3}) ; 1. ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE, J est le point du segment [CG] tel que \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG}. Dans le repère \left(\text{A}~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}\right), donner les coordonnées de F, I et J.

Le cube a pour arête 1 dans ce repère, donc F, sommet opposé à D sur la face supérieure du carré ABFE, a pour coordonnées F(1~;~0~;~1).
I est le centre de la face ADHE, donc le milieu de [AH] (et aussi de [DE]) : I\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
Comme \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG} avec C(1~;~1~;~0) et G(1~;~1~;~1), on a J\left(1~;~1~;~\dfrac{2}{3}\right).

PartieA ; 2. On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ). Déterminer une représentation paramétrique de (d).

\overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix} (obtenu par J - F).
(d) passe par I\left(0~;~\frac{1}{2}~;~\frac{1}{2}\right) et admet \overrightarrow{FJ} pour vecteur directeur, donc une représentation paramétrique de (d) est : x = 0, y = \dfrac{1}{2} + t, z = \dfrac{1}{2} - \dfrac{t}{3}, avec t \in \mathbb{R}.

PartieA ; 3.a K est le point d'intersection de (d) et de (AE). Montrer que K a pour coordonnées \left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

La droite (AE) est l'axe des cotes (points d'ordonnée nulle). On cherche donc le point de (d) tel que y = 0 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 0 &\iff t = -\dfrac{1}{2} \end{aligned}
La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{-\frac{1}{2}}{3} \\ &= \dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{4}{6} \\ &= \dfrac{2}{3}\end{aligned}
On obtient bien K\left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

PartieA ; 3.b Déterminer les coordonnées du point L, intersection de (d) et de (DH).

Tous les points de (DH) ont pour ordonnée 1. On cherche donc le point de (d) tel que y = 1 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 1 &\iff t = \dfrac{1}{2} \end{aligned}
La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2\times3} \\ &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
Donc, la réponse est L\left(0~;~1~;~\dfrac{1}{3}\right).

PartieA ; 4.a Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.

Le milieu de [FL] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{0+1}{2}~;~\dfrac{1+\frac{1}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
Le milieu de [JK] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{\frac{2}{3}+\frac{2}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
Les diagonales [FL] et [JK] ont le même milieu : FJLK est donc un parallélogramme.

PartieA ; 4.b Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.

\overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -\frac{2}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= (-1)\times(-1) + 1\times(-1) + \left(-\dfrac{2}{3}\right)\times0 \\ &= 1 - 1 + 0 \\ &= 0\end{aligned}
Les diagonales du parallélogramme FJLK sont donc perpendiculaires : FJLK est un losange.

PartieA ; 4.c Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

\overrightarrow{KF}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ \frac{1}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{KF}\cdot\overrightarrow{FJ} &= 0 + 0 - \dfrac{1}{9} \\ &= -\dfrac{1}{9} \ne 0\end{aligned}
Les côtés consécutifs [KF] et [FJ] ne sont donc pas perpendiculaires : le losange FJLK n'est pas un rectangle, donc, la réponse est non, FJLK n'est pas un carré.

PartieB (cas général) ; 1. On admet désormais que K\left(0~;~0~;~1-\dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right), avec a \in [0~;~1]. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.

G a pour coordonnées (1~;~1~;~1), donc \overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, d'où \overrightarrow{CJ} = a\overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ a\end{pmatrix}.
Comme C(1~;~1~;~0), on en déduit J(1~;~1~;~a).

PartieB ; 2. Montrer que FJLK est un parallélogramme, quelle que soit la valeur de a.

\overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KL}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} (en calculant \dfrac{a}{2} - \left(1-\dfrac{a}{2}\right) = a - 1).
\overrightarrow{FJ} = \overrightarrow{KL} : FJLK est donc un parallélogramme pour toute valeur de a.

PartieB ; 3. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un losange ?

\overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ \frac{a}{2}-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 1-\frac{3a}{2}\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= 1 - 1 + \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right) \\ &= \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right)\end{aligned}
Ce produit s'annule si et seulement si \dfrac{a}{2} = 1 (soit a=2) ou 1 = \dfrac{3a}{2} (soit a = \dfrac{2}{3}).
Seule la valeur a = \dfrac{2}{3} appartient à l'intervalle [0~;~1] : dans ce cas, les diagonales du parallélogramme FJLK sont perpendiculaires, donc, la réponse est oui, uniquement pour a = \dfrac{2}{3}, FJLK est un losange.

PartieB ; 4. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un carré ?

D'après la question précédente, la seule valeur de a rendant FJLK losange est a = \dfrac{2}{3}, cas déjà étudié en partie A où l'on a montré que ce losange n'était pas un carré : donc, la réponse est non, il n'existe aucune valeur de a pour laquelle FJLK est un carré.

Les trois questions suivantes sont indépendantes.

  1. \text{A} = 2x(x - 1) - 4 (x - 1).

    Développer et réduire l'expression A.
  2. Montrer que le nombre -5 est une solution de l'équation (2x + 1) \times (x-2) = 63.
  3. On considère la fonction f définie par f(x) = -3x + 1,5.
    1. Parmi les deux graphiques ci-dessous, quel est celui qui représente la fonction f ?
    2. Justifiez votre choix.

GraphiqueA -2 -2 -1 -1 1 1 2 2 3 3 4 4 0 (d 1 ) GraphiqueB -2 -2 -1 -1 1 1 2 2 3 3 4 4 0 (d 2 )

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1.Développer et réduire A = 2x(x-1)-4(x-1).

A = 2x(x-1)-4(x-1) = 2x^2-2x-4x+4 = 2x^2-6x+4.

2.Montrer que -5 est solution de l'équation (2x+1)(x-2)=63.

Pour x=-5 : (2\times(-5)+1)\times(-5-2) = (-10+1)\times(-7) = (-9)\times(-7) = 63, ce qui correspond bien au membre de droite : -5 est solution.

3.aOn considère la fonction f(x) = -3x+1{,}5. Deux droites sont représentées sur deux graphiques : laquelle représente f ?

L'ordonnée à l'origine de f est 1{,}5 et son coefficient directeur est -3.
C'est la droite dont l'ordonnée à l'origine vaut 1,5 et qui est décroissante (pente -3) qui représente f.

3.bJustifier ce choix.

La droite choisie est bien celle qui coupe l'axe des ordonnées en 1,5 et qui descend de 3 unités à chaque fois que x augmente de 1, ce qui correspond exactement au coefficient directeur -3 et à l'ordonnée à l'origine 1{,}5 de f.