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Annales officielles · Logimaths

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38 exercices officiels tirés des annales, un par sujet.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un bassin destiné à l'élevage des truites contient 30000 litres d'eau, régulièrement renouvelée.

Pour vérifier la présence éventuelle de substances polluantes dans le bassin, on procède à des analyses régulières.

On étudie dans les deux parties ci-dessous un cas de contamination de l'eau par une substance polluante à l'aide de deux modèles différents.

Les deux parties sont indépendantes.

Partie A : modèle discret

On note V_{n} le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin, n heures après le début du phénomène de pollution.

On a ainsi V_{0}=0.

On admet que pour tout entier naturel n, V_{n+1}=0,995 V_{n}+6.

  1. Calculer V_{1} et V_{2}.
  2. Recopier et compléter le programme ci-contre pour qu'il renvoie le volume en litre de substance polluante présente dans le bassin après n heures.
  3. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, {V_{n} \leqslant\quad V_{n+1} \leqslant\quad 1200}.

    def volume(n):
       v = ...
       for k in range(n):
          v = ...
       return v
  4. Justifier que la suite (V_{n}) converge, et calculer sa limite.

Partie B : modèle continu

On note v(t) le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin à l'instant t, en heure.

On admet que la fonction v est définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+\infty[, et on note v' sa fonction dérivée.

On considère que le phénomène de pollution débute au temps t=0; ainsi v(0) = 0.

On admet que la fonction v est solution de l'équation différentielle :

(E) :\quad y'=-0,005 y+6,

y est une fonction inconnue et où y' est la fonction dérivée de y.

\begin{enumerate} \item \begin{enumerate} \item Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0~;~+\infty[. \item Montrer que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[ :

v(t)=1200\left(1-\e^{-0,005 t}\right).

\item Calculer la limite de v en +\infty.

\item Déterminer le sens de variation de la fonction v sur l'intervalle [0 ;+\infty[. \end {enumerate} \item Un taux de substance polluante supérieur à 5 % du volume du bassin nécessite un nettoyage complet.

Selon ce modèle, le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage?

\item Pour pouvoir dépolluer rapidement le bassin et éviter de lourdes conséquences sur l'élevage, il est préconisé que le volume de la substance polluante ne dépasse pas 50 litres.

Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume de la substance dépasse 50 litres dans le bassin.

En donner la valeur en heure et minute, arrondie à la minute. \end{enumerate}

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A.1Calculer V1 et V2 (V0 = 0, Vn+1 = 0,995 Vn + 6).

V_1 = 0{,}995 \times 0 + 6 = 6 litres.
V_2 = 0{,}995 \times 6 + 6 = 5{,}97 + 6 = 11,97 litres.

A.2Recopier et compléter le programme Python pour qu'il renvoie le volume après n heures.

  • def volume(n) :
  • Ligne 2 : v = 0
  • Ligne 3 : for k in range(n) :
  • Ligne 4 : v = 0.995*v + 6
  • Ligne 5 : return v

A.3Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, Vn \leq Vn+1 \leq 1200.

Initialisation : V_0 = 0 et V_1 = 6 (question 1), donc V_0 \leq V_1 \leq 1\,200 : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que V_n \leq V_{n+1} \leq 1\,200 pour un entier n donné.
Comme 0{,}995 > 0, on peut multiplier chaque membre : 0{,}995V_n \leq 0{,}995V_{n+1} \leq 0{,}995 \times 1\,200, soit 0{,}995V_n \leq 0{,}995V_{n+1} \leq 1\,194.
En ajoutant 6 partout : 0{,}995V_n + 6 \leq 0{,}995V_{n+1} + 6 \leq 1\,200, c'est-à-dire V_{n+1} \leq V_{n+2} \leq 1\,200 : la propriété est vraie au rang n+1.
Par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, V_n \leq V_{n+1} \leq 1\,200.

A.4Justifier que la suite (Vn) converge, et calculer sa limite.

D'après la question précédente, la suite (V_n) est croissante et majorée par 1\,200.
D'après le théorème de convergence monotone, la suite (V_n) converge vers une limite \ell.
La fonction associée à la récurrence, x \mapsto 0{,}995x + 6, est continue (fonction affine), donc \ell est solution de l'équation x = 0{,}995x + 6.
\begin{aligned}0{,}005x = 6 &\Leftrightarrow x = \dfrac{6}{0{,}005} \\ &\Leftrightarrow x = 1\,200\end{aligned}
La suite (V_n) converge donc vers 1 200 : le volume de substance polluante se stabilise autour de 1 200 litres.

B.1.aDéterminer les solutions de l'équation différentielle (E) : y' = -0,005y + 6 sur [0 ; +\infty[.

(E) est de la forme y' = ay + b avec a = -0{,}005 et b = 6. Sa solution particulière constante est \begin{aligned}y_p &= -\dfrac{b}{a} \\ &= \dfrac{6}{0{,}005} \\ &= 1\,200\end{aligned}
Les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[ sont les fonctions t \mapsto Ce^{-0{,}005t} + 1\,200, où C est une constante réelle.

B.1.bMontrer que, pour tout réel t de [0 ; +\infty[, v(t) = 1200(1 - e^{-0,005t}).

Comme v(0) = 0 : Ce^{0} + 1\,200 = 0, donc C = -1\,200.
v(t) = -1\,200e^{-0{,}005t} + 1\,200 = 1\,200\left(1 - e^{-0{,}005t}\right).

B.1.cCalculer la limite de v en +\infty.

Quand t \to +\infty, e^{-0{,}005t} \to 0, donc v(t) \to 1\,200 \times (1-0) = 1 200.

B.1.dDéterminer le sens de variation de la fonction v sur [0 ; +\infty[.

v'(t) = 1\,200 \times 0{,}005 \times e^{-0{,}005t} = 6e^{-0{,}005t}, toujours strictement positif.
La fonction v est donc strictement croissante sur [0 ; +\infty[.

B.2Un taux de substance polluante supérieur à 5 % du volume du bassin (30 000 L) nécessite un nettoyage complet. Le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage ?

Le seuil critique est 0{,}05 \times 30\,000 = 1 500 litres.
La fonction v est strictement croissante et tend vers 1 200 sans jamais l'atteindre : elle est donc toujours strictement inférieure à 1 200, donc à 1 500.
Non, selon ce modèle, le volume de substance polluante n'atteindra jamais le seuil de 1 500 litres : un nettoyage complet ne sera jamais nécessaire.

B.3Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume dépasse 50 litres (en heure et minute, arrondi à la minute).

On résout v(t) = 50 : 1\,200\left(1-e^{-0{,}005t}\right) = 50, soit \begin{aligned}1 - e^{-0{,}005t} &= \dfrac{50}{1\,200} \\ &= \dfrac{1}{24}\end{aligned}
e^{-0{,}005t} = \dfrac{23}{24}, donc -0{,}005t = \ln\left(\dfrac{23}{24}\right).
t = \dfrac{\ln\left(\frac{23}{24}\right)}{-0{,}005} = 200\ln\left(\dfrac{24}{23}\right) (valeur exacte), soit environ 8,51 heures.
8{,}51 heures \approx 8 h 31 min.

Bac Première 2026 : Métropole (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant la réponse. Un réponse non justifiée n'est pas prise en compte.

Les trois questions sont indépendantes.
  1. On considère un réel u.

    On considère sur \R l'équation (E)\quad x^2+x-u^2=0


    Affirmation : Quelle que soit la valeur du réel u, l'équation (E) possède deux solutions réelles distinctes.
  2. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n=2^{-n}


    Affirmation : La suite (u_n) est une suite géométrique de raison \dfrac12.
  3. On considère la fonction f définie sur \R par f(x)=\e^x-1

    On note \mathcal{C} la courbe représentative de la fonction f dans un repère.

    On note \mathcal{T} la tangente à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

    On note A le point de coordonnées (3;3).


    Affirmation : Le point A appartient à la tangente \mathcal{T}.
Voir la correction

Affirmation 1 : quelle que soit la valeur de u, x^{2} + x - u^{2} = 0 possède deux solutions réelles distinctes. Vrai ou faux ?

Le discriminant de cette équation du second degré est \begin{aligned}\Delta &= 1^{2}-4\times1\times(-u^{2}) \\ &= 1+4u^{2}\end{aligned}
Comme 4u^{2}\geq0 pour tout réel u, {\Delta\geq1>0} : le discriminant est toujours strictement positif, l'équation admet donc toujours deux solutions réelles distinctes. L'affirmation 1 est VRAIE.

Affirmation 2 : la suite (u_{n}) définie par u_{n} = 2^{-}ⁿ est géométrique de raison \dfrac{1}{2}. Vrai ou faux ?

\begin{aligned}u_n &= 2^{-n} \\ &= \dfrac{1}{2^{n}} \\ &= \left(\dfrac12\right)^{n}\end{aligned} (u_n) est bien géométrique de raison \dfrac12, de premier terme u_0=1.
L'affirmation 2 est VRAIE.

Affirmation 3 : le point A(3;3) appartient à la tangente à Cf en x=0, pour f(x) = eˣ - 1. Vrai ou faux ?

f'(x)=e^{x}, donc f'(0)=1 et f(0)=0. L'équation de la tangente en x=0 est y=f'(0)(x-0)+f(0) = x.
Le point A(3;3) vérifie y=x (puisque 3=3) : il appartient bien à la tangente. L'affirmation 3 est VRAIE.

Bac Première 2026 : Métropole (TECHNO) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Une salle de sport propose deux offres d'abonnement :

Abonnement n°1 : 250 € en 2026 puis une augmentation de 30 € par an.

Abonnement n°2 : 200 € en 2026 puis une augmentation de 10% par an.

Les parties A et B sont indépendantes.

PARTIE A : Abonnement n°1.

Pour tout entier naturel n, on note a_n le montant de l'abonnement n°1 pour l'année 2026+n.

On a ainsi a_0=250.

    1. Calculer le montant de l'abonnement pour 2027.
    2. Calculer a_2 et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  1. Exprimer, pour tout entier naturel n, a_{n+1} en fonction de a_n.
  2. En déduire la nature de la suite (a_n) et préciser sa raison.

PARTIE B : Abonnement n°2.

Pour tout entier naturel n, on note b_n le montant de l'abonnement n°2 pour l'année 2026+n.

On a ainsi b_0=200.

  1. Justifier que le montant de l'abonnement en 2027 s'élève à 220 €.
  2. Exprimer, pour tout entier naturel n, b_{n+1} en fonction de b_n.
  3. En déduire la nature de la suite (b_n) et préciser sa raison.

PARTIE C : Comparaison des offres

Pour tout entier naturel n on note c_n=a_n-b_n.

Les premiers termes des suites (a_n), (b_n) et (c_n) sont donnés sur la feuille de calcul ci-contre.

  1. Quelle formule, destinée à être étirée vers le bas, doit-on écrire dans la cellule {\helvbx D2} ?
  2. À partir de quelle année le montant de l'abonnement n°2 devient-il plus élevé que le montant de l'abonnement n°1 ?

\scriptsize \helvbx

A B C D
1n a_n b_n c_n
20250 €200 €50 €
31280 €220 €60 €
42310 €242,00 €68 €
53340 €266,20 €73,80 €
64370 €292,82 €77,18 €
75400 €322,10 €77,90 €
86430 €354,31 €75,69 €
97460 €389,74 €70,26 €
108490 €428,72 €61,28 €
119520 €471,59 €48,41 €
1210550 €518,75 €31,25 €
1311580 €570,62 €9,38 €
1412610 €627,69 €-17,69
1513640 €690,45 €-50,45
1614670 €759,50 €-89,50

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A.1.aCalculer le montant de l'abonnement n^{\circ}1 pour 2027.

a_1 = a_0+30 = 250+30 = 280 €.

A.1.bCalculer a_{2} et interpréter.

a_2 = a_1+30 = 280+30 = 310 € : en 2028, l'abonnement n^{\circ}1 coûtera 310 €.

A.2Exprimer a_{n+1} en fonction de a_{n}.

a_{n+1} = a_n+30.

A.3En déduire la nature de la suite (a_{n}) et préciser sa raison.

(a_n) est arithmétique de raison 30 (on ajoute toujours le même nombre).

B.1Justifier que le montant de l'abonnement n^{\circ}2 en 2027 s'élève à 220 €.

Augmenter de 10 % revient à multiplier par 1,1 : 200\times1{,}1 = 220 €.

B.2Exprimer b_{n+1} en fonction de b_{n}.

b_{n+1} = 1{,}1\times b_n.

B.3En déduire la nature de la suite (b_{n}) et préciser sa raison.

(b_n) est géométrique de raison 1,1 (on multiplie toujours par le même nombre).

C.1Quelle formule doit-on écrire dans la cellule D2 ?

= B2 - C2 (puisque c_n = a_n - b_n).

C.2À partir de quelle année le montant de l'abonnement n^{\circ}2 devient-il plus élevé que le n^{\circ}1 ?

D'après le tableur, c_n devient négatif à partir de n=12 (cellule D14) : c'est donc à partir de 2038 (2026+12) que l'abonnement n^{\circ}2 devient plus cher que le n^{\circ}1.

Bac Première 2026 : Antilles et Guyane (SPECIFIQUE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On compte le nombre d'arbres de deux forêts où de nouveaux arbres sont plantés chaque année.

Partie A : Première forêt

Dans cette forêt, au 1er janvier 2010, on dénombrait 1200 arbres.

On suppose que le nombre d'arbres augmente de 100 par an.

On modélise cette évolution par une suite (u_n), où u_n représente le nombre d'arbres dans cette forêt au 1er janvier de l'année 2010+n pour tout entier naturel n.

Ainsi, on a u_0=1200

  1. Calculer u_1 et u_2.

    Interpréter u_2 dans le contexte de l'exercice.
  2. Exprimer u_{n+1} en fonction de u_n pour tout entier naturel n.

    En déduire la nature de la suite (u_n) et préciser sa raison r.
  3. Exprimer u_n en fonction de n.
  4. D'après ce modèle, à partir de quelle année la forêt comptera-t-elle plus de 2950 arbres ?

Partie B : Seconde forêt

Dans cette forêt, au 1er janvier 2010, on dénombrait 1000 arbres.

On suppose que le nombre d'arbres augmente de 5 % par an.

On modélise cette évolution par une suite (v_n), où v_n représente le nombre d'arbres dans cette forêt au 1er janvier de l'année 2010+n pour tout entier naturel n.

Ainsi, on a v_0=1000

  1. Calculer le nombre d'arbres au 1er janvier 2011.
  2. Déterminer la nature de la suite (v_n) et préciser sa raison r.
  3. D'après ce modèle, on estime qu'au 1er janvier 2030, il y aura environ 2653 arbres sur la parcelle.

    Quel terme de la suite a-t-on calculé?

    Quel a été le calcul effectué ?

Partie C : Comparaison des évolutions Grâce à l'extrait de tableur ci-dessous, on visualise le nombre d'arbres arrondi à l'unité dans les deux forêts.

n0123...26272829
u_n1200130014001500...3800390040004100
v_n1000105011031158...355637333920 4116
Interpréter dans le contexte de l'exercice les résultats de la dernière colonne.
Voir la correction

A.1Calculer u_{1} et u_{2}. Interpréter u_{2}.

Le nombre d'arbres augmente de 100 par an : \begin{aligned}u_1 &= 1\,200+100 \\ &= 1\,300\end{aligned} et u_2 = 1\,300+100 = 1 400. Dans le contexte, la forêt comptera 1 400 arbres en 2012.

A.2Exprimer u_{n+1} en fonction de u_{n}. En déduire la nature de (u_{n}) et sa raison.

Chaque année, on ajoute 100 arbres : u_{n+1}=u_n+100. (u_n) est donc arithmétique de raison r=100, de premier terme u_0=1\,200.

A.3Exprimer u_{n} en fonction de n.

(u_n) étant arithmétique : \begin{aligned}u_n &= u_0+n\times r \\ &= 1\,200+100n\end{aligned}.

A.4À partir de quelle année la forêt comptera-t-elle plus de 2 950 arbres ?

Le nombre d'arbres étant toujours un multiple de 100, la forêt dépassera 2 950 arbres dès qu'elle en comptera 3 000.
\begin{aligned}u_n = 3\,000 &\iff 1\,200+100n = 3\,000 \\ &\iff n = 18\end{aligned} C'est donc à partir de 2028 (2010+18) que la forêt dépassera 2 950 arbres.

B.1Calculer le nombre d'arbres au 1er janvier 2011.

Une augmentation de 5 % de 1 000 arbres correspond à +50 arbres : au 1^{\text{er}} janvier 2011, il y aura 1 050 arbres.

B.2Déterminer la nature de la suite (v_{n}) et préciser sa raison.

Une hausse de 5 % chaque année revient à multiplier par 1,05 : (v_n) est géométrique de raison 1,05, de premier terme v_0=1\,000.

B.3En 2030, on estime environ 2 653 arbres. Quel terme de la suite a-t-on calculé, et comment ?

L'année 2030 correspond à v_{20}, car 2030=2010+20.
L'expression explicite est \begin{aligned}v_n &= v_0\times1{,}05^{n} \\ &= 1\,000\times1{,}05^{n}\end{aligned} Le calcul effectué est donc 1\,000\times1{,}05^{20}.

C.Interpréter les résultats de la dernière colonne du tableur (n = 29).

On observe que v_{29}=4\,116 > u_{29}=4\,100, alors que pour tous les termes précédents on avait u_n>v_n : à partir de l'année 2039 (2010+29), la seconde forêt (croissance géométrique) dépassera la première (croissance arithmétique) en nombre d'arbres.

Bac Première 2026 : Amérique du Nord (SPECIFIQUE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

En juin 2019, une population de 200 marmottes a été introduite dans un massif montagneux où cette espèce était absente. Un zoologue en charge de ce projet souhaite modéliser l'évolution de cette population en fonction du temps.

Il constate qu'entre juin 2019 et juin 2020, la population a augmenté de 20 individus.

Partie A : Premier modèle

Le zoologue propose un premier modèle où la population augmente de 20 individus tous les ans.

On note alors u_{n} la population de marmottes que l'on peut estimer à l'aide de ce modèle en juin 2019+n. On a donc u_{0}=200.

  1. Quelle est la nature de la suite \left(u_{n}\right) ? Préciser sa raison.
  2. À combien peut-on estimer le nombre de marmottes en juin 2025 ?
  3. En juin 2025, un nouveau décompte a permis de savoir que la population était de 355 individus. Ce premier modèle semble-t-il être adapté à la situation ?

Partie B : Second modèle

  1. On rappelle que la population de marmottes était de 200 individus en juin 2019 et de 220 individus en juin 2020.

    De quel pourcentage la population a-t-elle augmenté entre ces deux dates ?

    Le zoologue propose un second modèle où la population augmente de ce même pourcentage tous les ans. Dans ce modèle, on représente la population de marmottes en juin 2019+n par v_{n} tel que, pour tout entier naturel n, v_{n+1}=1,1\times v_{n}.
    1. Quelle est la nature de la suite \left(v_{n}\right) ? Préciser sa raison et son premier terme.
    2. Exprimer v_{n} en fonction de n.
  2. On utilise un tableur pour calculer les termes de la suite \left(v_{n}\right).

    A A B B C C D D E E F F G G H H I I J J K K L L 1 1 2 2 n 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 v ( n ) 200 220 242 266 293 322 354 390 429 472 519

    1. Selon ce nouveau modèle, à combien peut-on estimer le nombre de marmottes en juin 2025 ?
    2. En utilisant la donnée fournie dans la question 3 de la partie A, ce nouveau modèle semble-t-il pertinent ?
    3. Au mois de juin de quelle année la population de marmottes de ce massif montagneux aura-t-elle dépassé 400 individus, selon ce modèle ?
Voir la correction

A.1Quelle est la nature de la suite (u_{n}) et sa raison ?

On passe d'un terme au suivant en ajoutant toujours 20 individus : (u_n) est arithmétique de raison 20.

A.2À combien peut-on estimer le nombre de marmottes en juin 2025 ?

Juin 2025 correspond à u_6 (puisque 2025=2019+6) : u_6 = u_0+6\times20 = 200+120 = 320 marmottes.

A.3Ce premier modèle semble-t-il adapté, sachant que la population réelle en 2025 était de 355 ?

L'écart entre le modèle (320) et la réalité (355) est de 35 individus, soit environ 10 % de 355 : cet écart est important, ce premier modèle ne semble donc pas bien adapté à la situation.

B.1De quel pourcentage la population a-t-elle augmenté entre 2019 et 2020 ?

\dfrac{220-200}{200} = \dfrac{20}{200} = 0{,}10 = 10 %.

B.2.aQuelle est la nature de la suite (v_{n}) ? Préciser sa raison et son premier terme.

v_{n+1}=1{,}1\times v_n : on passe d'un terme au suivant en multipliant toujours par 1,1. (v_n) est géométrique de raison 1,1, de premier terme v_0=200 (population en 2019).

B.2.bExprimer v_{n} en fonction de n.

(v_n) étant géométrique : \begin{aligned}v_n &= v_0\times1{,}1^{n} \\ &= 200\times1{,}1^{n}\end{aligned}.

B.3.aSelon ce nouveau modèle, à combien peut-on estimer le nombre de marmottes en juin 2025 ?

Juin 2025 correspond à n=6 : d'après le tableur, v_6 = 354 marmottes.

B.3.bCe nouveau modèle semble-t-il pertinent, sachant que la population réelle en 2025 était de 355 ?

354 est très proche de 355 (écart inférieur à 0,3 %) : ce second modèle semble donc pertinent.

B.3.cEn juin de quelle année la population aura-t-elle dépassé 400 individus, selon ce modèle ?

D'après le tableur, la première valeur dépassant 400 est v_8=429 (colonne H) : la population dépassera 400 individus en juin 2027 (2019+8).

Bac Première 2026 : Amérique du Nord (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour réduire sa facture d'électricité, Camille a décidé de faire poser des panneaux solaires sur le toit de sa maison.

Elle souhaite analyser sa production et estimer le temps nécessaire pour rentabiliser cet investissement.

Les deux parties suivantes sont indépendantes.

Partie A

Lors d'une belle journée ensoleillée, la puissance électrique en kilowatt (kW) des panneaux solaires de Camille peut être modélisée en fonction de l'heure par une fonction f. On admet que f est définie sur [0 ; 24] et on donne sa courbe représentative \mathcal{C}_{f} ci-dessous.

Avec la précision permise par le graphique :

1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0 C f Puissanceélectrique(enkW) Horairedelajournée

  1. Donner la puissance électrique des panneaux solaires à 11 h 00.
  2. Résoudre graphiquement l'inéquation f(x) \geqslant 5 et interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

Partie B Le coût pour 1 kilowattheure (kWh) consommé au tarif réglementé était de 0,15 € en 2020. On admet que ce tarif réglementé augmente de 6 % chaque année.

On note c_{n} le coût en euros (€) pour 1 kWh consommé durant l'année 2020+n, avec n un entier naturel. On a alors c_{0}=0,15.

  1. Déterminer la nature de la suite \left(c_{n}\right). On précisera sa raison.
  2. Pour tout entier naturel n, exprimer c_{n} en fonction de n.
  3. Donner le calcul permettant d'obtenir le coût pour 1 kWh consommé en 2030. II n'est pas demandé d'effectuer ce calcul.
  4. On admet que, chaque année depuis 2020, l'utilisation des panneaux solaires de Camille lui a permis d'éviter l'achat de 2000 \text{kWh} par an. L'installation des panneaux solaires en janvier 2020 a coûté à Camille 7000 €. On considère le programme Python ci-contre.

    1. Dans le contexte de l'énoncé, que représentent les variables c et S du programme ?
    2. On exécute le programme ci-contre.

      II affiche 16.

      Interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.


    n = 0
    c = 0.15
    S = 0
    while S < 7000 :
    S = S + c*2000
    n = n+1
    c = 1.06* c
    print(n)
Voir la correction

A.1Donner la puissance électrique des panneaux à 11 h 00 (lecture graphique).

Avec la précision permise par le graphique, on lit une puissance d'environ 5,75 kW à 11 h.

A.2Résoudre graphiquement f(x) \geq 5 et interpréter.

Graphiquement, f(x)\geq5 pour x\in[10{,}5\,;\,15{,}5] environ : la puissance des panneaux dépasse 5 kW entre environ 10 h 30 et 15 h 30, soit pendant environ 5 heures dans la journée.

B.1Déterminer la nature de la suite (c_{n}) et préciser sa raison.

Chaque année, le tarif est multiplié par 1{,}06 (hausse de 6 %) : (c_n) est géométrique de raison q=1{,}06, de premier terme c_0=0{,}15.

B.2Exprimer c_{n} en fonction de n.

(c_n) étant géométrique : \begin{aligned}c_n &= c_0\times q^{n} \\ &= 0{,}15\times1{,}06^{n}\end{aligned}.

B.3Donner le calcul permettant d'obtenir le coût en 2030.

2030 correspond à 2020+10, soit n=10 : le coût pour 1 kWh en 2030 est c_{10} = 0{,}15\times1{,}06^{10} (calcul non demandé).

B.4.aQue représentent les variables c et S du programme Python ?

c représente le coût (en euros) d'un kWh pour l'année considérée. S représente l'économie totale cumulée (en euros) depuis 2020 : à chaque tour de boucle, on ajoute l'économie de l'année (2000 kWh non achetés, au prix c), puis on met à jour l'année et le prix.

B.4.bLe programme affiche 16. Interpréter ce résultat.

Il faut 16 années pour que l'économie cumulée dépasse 7 000 €, le coût de l'installation : selon ce modèle, l'investissement de Camille est rentabilisé en 2020+16=2036.

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En 2025, dans une ville, le club de basketball comptait 900 adhérents.

On estime que chaque année, le club perd 10 adhérents.

On note B_{n} le nombre d'adhérents au club de basket l'année 2025+n.

  1. Calculer B_{1} et interpréter le résultat.
  2. Exprimer B_{n} en fonction de n.
  3. Justifier que le club aura perdu plus de 10~% de ses adhérents entre 2025 et 2035.

Dans cette même ville en 2025, le club de handball comptait 200 adhérents.

Pour les années suivantes, on estime que le nombre d'adhérents au club de handball peut être représenté par le graphique suivant :

  1. Par lecture graphique, estimer, avec la précision permise par le graphique, le nombre d'adhérents au club de handball en 2028.
  2. On modélise le nombre d'adhérents au club de handball l'année 2025+n par H_{n} et on admet que, pour tout entier naturel n, H_{n+1}=1{,}2\times H_{n}. Quelle est la nature de la suite \left(H_{n}\right) ? Préciser son premier terme et sa raison.
  3. À partir de quelle année le nombre d'adhérents au club de handball sera supérieur au nombre d'adhérents au club de basketball ? Justifier la réponse.
Voir la correction

1.Calculer B_{1} et interpréter le résultat.

B_1 = 900-10 = 890. En 2026, le club de basketball comptera environ 890 adhérents.

2.Exprimer B_{n} en fonction de n.

Le club perd 10 adhérents chaque année (suite arithmétique de raison -10) : B_n = 900-10n.

3.Justifier que le club aura perdu plus de 10 % de ses adhérents entre 2025 et 2035.

2035 correspond à n=10 : \begin{aligned}B_{10} &= 900-10\times10 \\ &= 800\end{aligned}
Une baisse de 10 % par rapport à 900 correspond à 900\times0{,}9=810 adhérents.
Comme 800<810, le club aura bien perdu plus de 10 % de ses adhérents entre 2025 et 2035.

4.Par lecture graphique, estimer le nombre d'adhérents au handball en 2028.

2028 correspond à n=3 (2025+3) : par lecture graphique, on estime à environ 350 adhérents.

5.Quelle est la nature de la suite (H_{n}) ? Préciser son premier terme et sa raison.

La relation H_{n+1}=1{,}2\times H_n montre que (H_n) est géométrique de raison 1,2, de premier terme H_0=200.

6.À partir de quelle année le handball dépassera-t-il le basketball en nombre d'adhérents ?

\begin{aligned}B_7 &= 900-7\times10 \\ &= 830\end{aligned} et, par lecture graphique, H_7\approx717<830 : H_7<B_7.
\begin{aligned}B_8 &= 900-8\times10 \\ &= 820\end{aligned} et, par lecture graphique, H_8\approx860>820 : H_8>B_8.
C'est donc à partir de 2033 (2025+8) que le club de handball comptera plus d'adhérents que le club de basketball.

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Un maire souhaite végétaliser sa ville.

Pour cela, il décide de planter des mûriers platanes dans les différents parcs.

Ces arbres sont réputés pour leurs qualités d'ombrage et de résistance à la sécheresse.

Partie A

Au moment de la plantation, un mûrier platane mesure 1 mètre.

On suppose que, chaque année, la hauteur de l'arbre augmente de 40 cm.

Pour tout entier naturel n, on note u_{n} la hauteur de l'arbre, en mètres, n années après sa plantation. Ainsi u_{0}=1.

    1. Calculer u_{1} .
    2. Quelle sera la hauteur de l'arbre deux années après sa plantation ?
  1. Quelle est la nature de la suite \left(u_{n}\right) ? Justifier.
  2. Pour tout entier naturel n, exprimer u_{n} en fonction de n.
  3. Au bout de combien d'années le mûrier atteindra-t-il 9 mètres de haut ?

Partie B

Au moment de la plantation, l'arbre possède un tronc et deux branches.

Un an après la plantation, on observe 4 nouvelles branches.

Deux ans après la plantation, on observe 8 nouvelles branches.

Chaque année, le nombre de nouvelles branches double comme représenté sur le schéma ci-dessous :

Pour tout entier naturel n, on note v_{n} le nombre de nouvelles branches n années après la plantation.

À la plantation, l'arbre possède 2 branches, ainsi on pose v_{0}=2.

  1. Quelle est la nature de la suite \left(v_{n}\right) ? Justifier.
    1. Un an après la plantation, l'arbre a produit 4 nouvelles branches.

      Il possède alors un nombre total de branches égal à 6.

      Montrer que, trois ans après sa plantation, l'arbre possède un nombre total de branches égal à 30.
    2. On donne le programme ci-contre écrit en langage Python :

      Rappel : for i in range(n) permet de répéter n fois un ensemble d'instructions.

      La valeur affichée par ce programme est 4094.

      Dans le contexte de l'exercice, que représente la valeur 4094 affichée par ce programme ?

      v = 2
      total = 2
      for i in range(10):
      v = 2 * v
      total = total + v
      print(total)
Voir la correction

A.1.aCalculer u_{1}.

u_0=1 et la hauteur augmente de 0,4 m par an : u_1 = 1+0{,}4 = 1,4 m.

A.1.bQuelle sera la hauteur de l'arbre deux ans après sa plantation ?

u_2 = u_1+0{,}4 = 1{,}4+0{,}4 = 1,8 m.

A.2Quelle est la nature de la suite (u_{n}) ? Justifier.

La hausse de 0,4 m par an se traduit par u_{n+1}=u_n+0{,}4 : (u_n) est arithmétique de raison 0,4, de premier terme u_0=1.

A.3Exprimer u_{n} en fonction de n.

(u_n) étant arithmétique : \begin{aligned}u_n &= u_0+n\times0{,}4 \\ &= 0{,}4n+1\end{aligned}.

A.4Au bout de combien d'années le mûrier atteindra-t-il 9 mètres ?

\begin{aligned}u_n = 9 &\iff 0{,}4n+1 = 9 \\ &\iff 0{,}4n = 8 \\ &\iff n = 20 \end{aligned} C'est 20 ans après sa plantation que l'arbre atteindra 9 mètres.

B.1Quelle est la nature de la suite (v_{n}) ? Justifier.

Le nombre de nouvelles branches double chaque année : v_{n+1}=2\times v_n : (v_n) est géométrique de raison 2, de premier terme v_0=2.

B.2.aMontrer que, trois ans après la plantation, l'arbre possède 30 branches en tout.

Un an après, 4 nouvelles branches sont apparues, pour un total de 6 branches.
Deux ans après, il apparaît 4\times2=8 nouvelles branches, pour un total de 6+8=14 branches.
Trois ans après, il apparaît 8\times2=16 nouvelles branches, pour un total de 14+16= 30 branches, ce qui correspond bien à la valeur annoncée.

B.2.bInterpréter la valeur 4094 affichée par le programme Python.

La variable v stocke les termes successifs de (v_n) (nouvelles branches), et total le nombre total de branches, actualisé à chaque tour de boucle. La boucle s'exécutant 10 fois : 4094 est le nombre total de branches du mûrier, 10 ans après sa plantation.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est VRAIE ou FAUSSE en justifiant la réponse.

Toutes les affirmations sont indépendantes.

  1. On considère la suite (u_n) définie sur \mathbb{N} par u_0=5 et u_{n+1}=2u_n+1.

    Affirmation 1 : u_3=47.
  2. Mathétix anime une chaîne vidéo sur le thème des mathématiques.

    Il observe qu'entre deux mois consécutifs, il perd un dixième de ses abonnés mais il en gagne 200.

    On modélise cette évolution par la suite (V_n), avec V_n le nombre d'abonnés le n-ième mois.

    Affirmation 2 : On a : V_{n+1}=1{,}1V_n+200 pour tout entier naturel n.
  3. On considère la suite (w_n) définie sur \mathbb{N} par w_n=\dfrac{n+4}{3}.

    Affirmation 3 : La suite (w_n) est une suite arithmétique de premier terme 4 et de raison \dfrac{1}{3}.
  4. On interroge 200 élèves sur leur moyen de transport pour venir au lycée.
    FillesGarçonsTotal
    Bus90150
    Autre153550
    Total10595200
    On utilisera ce tableau pour les affirmations 4 \underline{et} 5.

    On choisit un élève au hasard.

    Affirmation 4 : La probabilité qu'il se rende au lycée en bus est de \dfrac{3}{4}.

    Affirmation 5 : Sachant que l'élève a pris le bus, la probabilité que ce soit un garçon est de 0{,}6.
Voir la correction

Affirmation 1 : u_{3} = 47, avec u_{0} = 5 et u_{n+1} = 2u_{n} + 1. Vrai ou faux ?

\begin{aligned}u_1 &= 2\times5+1 \\ &= 11\end{aligned} \begin{aligned}u_2 &= 2\times11+1 \\ &= 23\end{aligned} \begin{aligned}u_3 &= 2\times23+1 \\ &= 47\end{aligned}
L'affirmation 1 est VRAIE.

Affirmation 2 : V_{n+1} = 1,1V_{n} + 200 modélise une perte d'un dixième d'abonnés puis un gain de 200. Vrai ou faux ?

Perdre un dixième des abonnés revient à en conserver les neuf dixièmes, soit multiplier par 1-\frac{1}{10}=0{,}9, puis ajouter 200 : V_{n+1}=0{,}9V_n+200.
La formule proposée (1{,}1V_n+200) correspondrait à une hausse de 10 %, pas à une perte d'un dixième.
L'affirmation 2 est FAUSSE.

Affirmation 3 : w_{n} = (n + 4)/3 est arithmétique de premier terme 4 et de raison \dfrac{1}{3}. Vrai ou faux ?

\begin{aligned}w_0 &= \dfrac{0+4}{3} \\ &= \dfrac43 \\ &\neq 4\end{aligned}
L'affirmation 3 est FAUSSE (le premier terme est \frac43, pas 4).

Affirmation 4 : la probabilité qu'un élève se rende au lycée en bus est \dfrac{3}{4}. Vrai ou faux ?

\begin{aligned}P(\text{Bus}) &= \dfrac{150}{200} \\ &= \dfrac34\end{aligned}
L'affirmation 4 est VRAIE.

Affirmation 5 : sachant que l'élève a pris le bus, la probabilité que ce soit un garçon est 0,6. Vrai ou faux ?

Parmi les 150 élèves prenant le bus, 90 sont des filles, donc 150-90=60 sont des garçons.
\begin{aligned}P_{\text{Bus}}(\text{Garçon}) &= \dfrac{60}{150} \\ &= 0{,}4 \\ &\neq 0{,}6\end{aligned}
L'affirmation 5 est FAUSSE.

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Un des objectifs de cet exercice est de déterminer une approximation du nombre réel \ln(2), en utilisant une des méthodes du mathématicien anglais Henry Briggs au XVIe siècle.

On désigne par \left(u_{n}\right) la suite définie par :

u_{0}=2\quad \text { et, pour tout entier naturel } n,\quad u_{n+1}=\sqrt{u_{n}}

Partie A

    1. Donner la valeur exacte de u_{1} et de u_{2}.
    2. Émettre une conjecture, à l'aide de la calculatrice, sur le sens de variation et la limite éventuelle de la suite.
    1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n}}.
    2. En déduire que la suite \left(u_{n}\right) est convergente.
    3. Résoudre dans l'intervalle [0~;~+\infty[ l'équation \sqrt{x} =x.
    4. Déterminer, en justifiant, la limite de la suite \left(u_{n}\right).

Partie B

On désigne par \left(v_{n}\right) la suite définie pour tout entier naturel n par v_{n}=\ln \left(u_{n}\right).

    1. Démontrer que la suite \left(v_{n}\right) est géométrique de raison \dfrac{1}{2}.
    2. Exprimer v_{n} en fonction de n, pour tout entier naturel n.
    3. En déduire que, pour tout entier naturel n, \ln (2)=2^{n} \ln \left(u_{n}\right).
  1. On a tracé ci-dessous dans un repère orthonormé la courbe \mathscr{C} de la fonction ln et la tangente T à la courbe \mathscr{C} au point d'abscisse 1.

    Une équation de la droite T est y = x - 1.

    Les points \mathrm{A}_{0}, \mathrm{A}_{1}, \mathrm{A}_{2} ont pour abscisses respectives u_{0}, u_{1} et u_{2} et pour ordonnée 0.

    A.P.M.E.P. 1 2 0 ,5 1 0 C T A 0 A 1 A 2

    On décide de prendre x - 1 comme approximation de \ln (x) lorsque x appartient à l'intervalle ]0,99~;~1,01[.

    1. Déterminer à l'aide de la calculatrice le plus petit entier naturel k tel que u_{k} appartienne à l'intervalle ]0,99 ~;~1,01[ et donner une valeur approchée de u_{k} à 10^{-5} près.
    2. En déduire une approximation de \ln \left(u_{k}\right).
    3. Déduire des questions 1. c. et 2. b. de la partie B une approximation de \ln (2).
  2. On généralise la méthode précédente à tout réel a strictement supérieur à 1.

    Recopier et compléter l'algorithme ci-dessous afin que l'appel Briggs(a) renvoie une approximation de \ln (a).

    On rappelle que l'instruction en langage Python sqrt(a) correspond à \sqrt{a}.

    from math import*
    def Briggs(a):
    n = 0
    while a >= 1.01:
    a = sqrt(a)
    n = n+1
    L =...
    return L
Voir la correction

PartieA ; 1.a On considère la suite (u_n) définie par u_0=2 et u_{n+1}=\sqrt{u_n}. Donner la valeur exacte de u_1 et u_2.

\begin{aligned}u_1 &= \sqrt{u_0} \\ &= \sqrt2\end{aligned} et \begin{aligned}u_2 &= \sqrt{u_1} \\ &= \sqrt{\sqrt2}\end{aligned}

PartieA ; 1.b Émettre une conjecture, à la calculatrice, sur le sens de variation et la limite éventuelle de la suite.

À la calculatrice, on conjecture que la suite (u_n) est décroissante et converge vers 1.

PartieA ; 2.a Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n}.

Initialisation : \begin{aligned}u_1 &= \sqrt2 \\ &\approx 1{,}414\end{aligned} et u_0=2, donc {1\leqslant u_1\leqslant u_0} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}. La fonction racine carrée étant croissante sur \mathbb{R}^{+} : {\sqrt1\leqslant\sqrt{u_{n+1}}\leqslant\sqrt{u_n}}, soit {1\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

PartieA ; 2.b En déduire que la suite (u_n) est convergente.

D'après la question précédente, (u_n) est minorée par 1 et décroissante : toute suite décroissante et minorée étant convergente, (u_n) converge vers une limite \ell\geqslant1.

PartieA ; 2.c Résoudre dans [0 ; +\infty[ l'équation \sqrt{x} = x.

Pour x\geqslant0 : \begin{aligned}\sqrt{x} = x &\iff x = x^{2} \\ &\iff x^{2}-x = 0 \\ &\iff x(x-1) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou x=1.
L'équation admet deux solutions sur [0~;~+\infty[ : 0 et 1.

PartieA ; 2.d Déterminer, en justifiant, la limite de la suite (u_n).

(u_n) converge vers \ell et vérifie u_{n+1}=f(u_n) avec f la fonction racine carrée, continue sur [0~;~+\infty[ : par le théorème du point fixe, \ell est solution de f(x)=x.
D'après la question précédente, les solutions sont 0 et 1, et comme \ell\geqslant1, on a \ell=1.
La suite (u_n) converge vers 1.

PartieB ; 1.a On pose v_n = \ln(u_n). Démontrer que la suite (v_n) est géométrique de raison \dfrac{1}{2}.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= \ln(u_{n+1}) \\ &= \ln(\sqrt{u_n}) \\ &= \dfrac12\ln(u_n) \\ &= \dfrac12v_n\end{aligned}
(v_n) est géométrique de raison \dfrac12, de premier terme \begin{aligned}v_0 &= \ln(u_0) \\ &= \ln(2)\end{aligned}

PartieB ; 1.b Exprimer v_n en fonction de n.

\begin{aligned}v_n &= v_0\times\left(\dfrac12\right)^{n} \\ &= \dfrac{\ln(2)}{2^{n}}\end{aligned}

PartieB ; 1.c En déduire que, pour tout entier naturel n, ln(2) = 2ⁿ ln(u_n).

Comme v_n=\ln(u_n) et v_n=\dfrac{\ln(2)}{2^{n}}, on a \dfrac{\ln(2)}{2^{n}}=\ln(u_n), soit \ln(2)=2^{n}\ln(u_n).

PartieB ; 2.a Déterminer à la calculatrice le plus petit entier naturel k tel que u_k appartienne à ]0,99 ; 1,01[, et une valeur approchée de u_k à 10^{-5} près.

À la calculatrice, pour tout k<7, u_k>1{,}01, et u_7\approx1{,}00543 : la plus petite valeur est k=7.

PartieB ; 2.b En déduire une approximation de ln(u_k).

En prenant x-1 comme approximation de \ln(x) pour x\in\,]0{,}99~;~1{,}01[ : \begin{aligned}\ln(u_7) &\approx u_7-1 \\ &\approx 0{,}00543\end{aligned}

PartieB ; 2.c Déduire des questions précédentes une approximation de ln(2).

D'après ce qui précède, \ln(2)\approx2^{7}\ln(u_7) \approx 2^{7}\times0{,}00543 \approx 0,695.

PartieB ; 3. On généralise à tout réel a strictement supérieur à 1. Compléter l'algorithme Python (from math import * ; def Briggs(a): n=0 ; while a>=1.01: a=sqrt(a) ; n=n+1 ; L=... ; return L) pour que Briggs(a) approche ln(a).

En s'appuyant sur la relation \ln(a)\approx2^{n}(a-1) établie précédemment, il faut compléter la ligne par L = 2n * (a-1).

Un patient doit prendre toutes les heures une dose de 2 ml d'un médicament.

On introduit la suite \left(u_n\right) telle que le terme u_n représente la quantité de médicament, exprimée en ml présente dans l'organisme immédiatement après n prises de médicament.

On a u_1 = 2 et

pour tout entier naturel n strictement positif : u_{n+1} = 2 + 0,8u_n.

Partie A

En utilisant ce modèle, un médecin cherche à savoir à partir de combien de prises du médicament la quantité présente dans l'organisme du patient est strictement supérieure à 9 mL.

  1. Calculer la valeur u_2.
  2. Montrer par récurrence que : u_n = 10 - 8 \times 0{,}8^{n-1}\quad \text{pour tout entier naturel} \:n \:\text{strictement positif.}
  3. Déterminer \lim\limits_{n \to +\infty} u_n et et donner une interprétation de ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  4. Soit N un entier naturel strictement positif, l'inéquation u_N \geqslant 10 admet-elle des solutions?

    Interpréter le résultat de cette question dans le contexte de l'exercice.
  5. Déterminer à partir de combien de prises de médicament la quantité de médicament présente dans l'organisme du patient est strictement supérieure à 9 mL. Justifier votre démarche.

Partie B

En utilisant la même modélisation, le médecin s'intéresse à la quantité moyenne de médicament présente dans l'organisme du malade au cours du temps.

On définit pour cela la suite \left(S_n\right) définie pour tout entier naturel n strictement positif par

S_n = \frac{u_1 + u_2 + ... + u_n}{n}.

On admet que la suite \left(S_n\right) est croissante.

  1. Calculer S_2.
  2. Montrer que pour tout entier naturel n strictement positif,

    u_1 + u_2 + ... + u_n = 10n - 40 + 40 \times 0{,}8^n.
  3. Calculer \lim\limits_{n \to +\infty} S_n.
  4. On donne la fonction mystere suivante, écrite en langage Python :

    1def mystere(k):
    2n = 1
    3s = 2
    4while s < k:
    5n = n + 1
    6s = 10 - 40/n + (40*0.8**n)/n
    7return n


    Dans le contexte de l'énoncé, que représente la valeur renvoyée par la saisie mystere(9) ?
  5. Justifier que cette valeur est strictement supérieure à 10.
Voir la correction

PartieA ; 1. Un patient prend 2 mL de médicament chaque heure. On pose u_1 = 2 et u_{n+1} = 2 + 0,8u_n pour tout n \geq 1 (u_n = quantité présente après n prises). Calculer u_2.

\begin{aligned}u_2 &= 2+0{,}8\times u_1 \\ &= 2+0{,}8\times2 \\ &= 2+1{,}6 \\ &= 3{,}6\end{aligned} mL.

PartieA ; 2. Montrer par récurrence que u_n = 10 - 8 \times 0,8^{n-1} pour tout entier n \geq 1.

Initialisation : pour n=1, \begin{aligned}10-8\times0{,}8^{0} &= 10-8 \\ &= 2 \\ &= u_1\end{aligned} La propriété est vraie au rang 1.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n\geqslant1, u_n=10-8\times0{,}8^{n-1}. Alors : \begin{aligned}u_{n+1} &= 2+0{,}8u_n \\ &= 2+0{,}8(10-8\times0{,}8^{n-1}) \\ &= 2+8-8\times0{,}8^{n} \\ &= 10-8\times0{,}8^{n}\end{aligned} La propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n\geqslant1, u_n = 10-8\times0{,}8^{n-1}.

PartieA ; 3. Déterminer la limite de u_n et interpréter.

Comme {-1<0{,}8<1}, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}8^{n-1}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 10.
Cela signifie qu'après un grand nombre de prises, la quantité de médicament dans l'organisme se rapproche indéfiniment de 10 mL, sans jamais l'atteindre.

PartieA ; 4. L'inéquation u_N \geqslant 10 admet-elle des solutions pour N entier naturel non nul ? Interpréter.

\begin{aligned}u_N \geqslant 10 &\iff 10-8\times0{,}8^{N-1} \geqslant 10 \\ &\iff -8\times0{,}8^{N-1} \geqslant 0 \end{aligned}
Or -8\times0{,}8^{N-1} est strictement négatif pour tout N : cette inéquation n'a pas de solution.
Cela signifie que la quantité de médicament dans l'organisme reste toujours strictement inférieure à 10 mL, quel que soit le nombre de prises.

PartieA ; 5. Déterminer à partir de combien de prises la quantité de médicament est strictement supérieure à 9 mL.

u_n>9 \iff 10-8\times0{,}8^{n-1}>9 \iff -8\times0{,}8^{n-1}>-1 \iff 0{,}8^{n-1}<\dfrac18 (en divisant par -8<0, ce qui inverse le sens de l'inégalité).
En passant au logarithme népérien (croissant) : (n-1)\ln(0{,}8)<-\ln(8), et comme \ln(0{,}8)<0 : n-1>-\dfrac{\ln(8)}{\ln(0{,}8)} \approx 9{,}3, soit n>10{,}3.
Les solutions entières sont donc les entiers n\geqslant11 : c'est à partir de la 11e prise que la quantité dépasse 9 mL.

PartieB ; 1. On pose S_n = (u_1+u_2+\dots+u_n)/n. Calculer S_2.

\begin{aligned}S_2 &= \dfrac{u_1+u_2}{2} \\ &= \dfrac{2+3{,}6}{2} \\ &= 2{,}8\end{aligned}

PartieB ; 2. Montrer que u_1 + u_2 + \dots + u_n = 10n - 40 + 40 \times 0,8^n.

En sommant l'expression explicite de u_k pour k de 1 à n : \begin{aligned}\sum_{k=1}^n u_k &= \sum_{k=1}^n\left(10-8\times0{,}8^{k-1}\right) \\ &= 10n - 8\sum_{k=1}^n0{,}8^{k-1}\end{aligned}
La somme géométrique \begin{aligned}\sum_{k=1}^n0{,}8^{k-1} &= \dfrac{1-0{,}8^{n}}{1-0{,}8} \\ &= 5(1-0{,}8^{n})\end{aligned}
Donc \begin{aligned}\sum_{k=1}^n u_k &= 10n - 8\times5(1-0{,}8^{n}) \\ &= 10n-40+40\times0{,}8^{n}\end{aligned}

PartieB ; 3. Calculer la limite de S_n.

D'après la question précédente, S_n = 10-\dfrac{40}{n}+\dfrac{40}{n}\times0{,}8^{n}.
\lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{40}{n}=0 et \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}8^{n}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}S_n = 10 : la quantité moyenne de médicament tend elle aussi vers 10 mL.

PartieB ; 4. On donne la fonction mystere(k) (n=1, s=2 ; while s<k: n=n+1, s=10-40/n+40*0.8n/n ; return n). Que représente mystere(9) ?

La fonction calcule les termes successifs de S_n (avec la formule explicite de la question précédente) jusqu'à ce que S_n dépasse le seuil k : mystere(9) renvoie donc le premier rang n à partir duquel la quantité moyenne de médicament dans l'organisme dépasse 9 mL.

PartieB ; 5. Justifier que cette valeur est strictement supérieure à 10.

D'après la partie A, u_n<9 pour tout n\leqslant10 (la quantité ne dépasse 9 mL qu'à partir de la 11e prise).
Or S_n est la moyenne de u_1,\dots,u_n : si tous les u_k (pour k\leqslant10) sont inférieurs à 9, alors S_{10} l'est aussi.
La valeur renvoyée par mystere(9) est donc nécessairement strictement supérieure à 10.

Bac Terminale 2025 : Centres étrangers G1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On se propose de comparer l'évolution d'une population animale dans deux milieux distincts A et B.

Au 1er janvier 2025, on introduit 6000 individus dans chacun des milieux A et B.

Partie A

Dans cette partie, on étudie l'évolution de la population dans le milieu A.

On suppose que dans ce milieu, l'évolution de la population est modélisée par une suite géométrique (u_n) de premier terme u_0 = 6 et de raison 0,93.

Pour tout entier naturel n,\: u_n représente la population au 1er janvier de l'année 2025+n, exprimée en millier d'individus.

  1. Donner, selon ce modèle, la population au 1er janvier 2026.
  2. Pour tout entier naturel n, exprimer u_n en fonction de n.
  3. Déterminer la limite de la suite (u_n).

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B

Dans cette partie, on étudie l'évolution de la population dans le milieu B.

On suppose que dans ce milieu, l'évolution de la population est modélisée par la suite (v_n) définie par

v_0 = 6 et pour tout entier naturel n,\: v_{n+1} = -0,05v_n^2 +1,1v_n.

Pour tout entier naturel n, v_n représente la population au 1er janvier de l'année 2025 + n, exprimée en millier d'individus.

  1. Donner, selon ce modèle, la population au 1er janvier 2026.

Soit f la fonction définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par

f(x) = -0,05x^2 + 1,1x.

  1. Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0 ; 11].
  2. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a

    {2 \leqslant v_{n+1} \leqslant v_n \leqslant 6.}
  3. En déduire que la suite (v_n) est convergente vers une limite \ell.
    1. Justifier que la limite \ell vérifie f(\ell) = \ell puis en déduire la valeur de \ell.
    2. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie C

Cette partie a pour but de comparer l'évolution de la population dans les deux milieux.

  1. En résolvant une inéquation, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu A sera strictement inférieure à 3000 individus.
  2. À l'aide de la calculatrice, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu B sera strictement inférieure à 3000 individus.
  1. Justifier qu'à partir d'une certaine année, la population du milieu B dépassera la population du milieu A.
  2. On considère le programme Python ci-contre.
    1. Recopier et compléter ce programme afin qu'après exécution, il affiche l'année à partir de laquelle la population du milieu B est strictement supérieure à la population du milieu A.
    2. Déterminer l'année affichée après exécution du programme.
n=0
u = 6
v = 6
while ... :
u = ...
v= ...
n = n+1
print (2025 + n)
Voir la correction

PartieA ; 1. Une population animale du milieu A est modélisée par une suite géométrique (u_n), u_0=6 (en milliers), de raison 0,93 (n = années depuis 2025). Donner la population au 1er janvier 2026.

\begin{aligned}u_1 &= u_0\times0{,}93 \\ &= 6\times0{,}93 \\ &= 5{,}58\end{aligned} (milliers), soit 5 580 individus.

PartieA ; 2. Exprimer u_n en fonction de n.

(u_n) étant géométrique de premier terme 6 et de raison 0,93 : u_n = 6\times0{,}93^{n}.

PartieA ; 3. Déterminer la limite de (u_n) et interpréter.

Comme 0{,}93\in\,]-1~;~1[, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}93^{n}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=0.
Cela signifie qu'au bout d'un grand nombre d'années, la population du milieu A tend vers l'extinction.

PartieB ; 1. On modélise la population du milieu B par v_0=6 et v_{n+1}=-0,05v_n^2+1,1v_n. Donner la population au 1er janvier 2026.

\begin{aligned}v_1 &= -0{,}05\times6^{2}+1{,}1\times6 \\ &= -1{,}8+6{,}6 \\ &= 4{,}8\end{aligned} (milliers), soit 4 800 individus.

PartieB ; 2. On pose f(x) = -0,05x^{2} + 1,1x sur [0 ; +\infty[. Démontrer que f est croissante sur [0 ; 11].

f est dérivable sur [0~;~+\infty[ : f'(x) = -0{,}1x+1{,}1.
f'(x)\geqslant0 \iff x\leqslant\dfrac{1{,}1}{0{,}1}=11 : f est donc croissante sur [0~;~11].

PartieB ; 3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {2 \leqslant v_{n+1} \leqslant v_n \leqslant 6}.

Initialisation : v_0=6 et v_1=4{,}8, donc {2\leqslant v_1\leqslant v_0\leqslant6} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n, {2\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n\leqslant6}. Comme v_n, v_{n+1}\in[0~;~11] et que f est croissante sur [0~;~11] : {f(2)\leqslant f(v_{n+1})\leqslant f(v_n)\leqslant f(6)}.
Or \begin{aligned}f(2) &= -0{,}05\times4+2{,}2 \\ &= 2\end{aligned} et \begin{aligned}f(6) &= v_1 \\ &= 4{,}8 \\ &\leqslant 6\end{aligned} donc {2\leqslant v_{n+2}\leqslant v_{n+1}\leqslant6} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, {2\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n\leqslant6}.

PartieB ; 4. En déduire que la suite (v_n) est convergente vers une limite ℓ.

D'après la question précédente, (v_n) est décroissante (car v_{n+1}\leqslant v_n) et minorée par 2 : toute suite décroissante et minorée étant convergente, (v_n) converge vers une limite \ell\geqslant2.

PartieB ; 5.a Justifier que ℓ vérifie f(ℓ) = ℓ, puis en déduire la valeur de ℓ.

(v_n) vérifie v_{n+1}=f(v_n) avec f continue : d'après le théorème du point fixe, \ell vérifie f(\ell)=\ell.
\begin{aligned}f(\ell) = \ell &\iff -0{,}05\ell^{2}+1{,}1\ell = \ell \\ &\iff 0{,}05\ell^{2}-0{,}1\ell = 0 \\ &\iff 0{,}05\ell(\ell-2) = 0 \end{aligned} soit \ell=0 ou \ell=2.
Comme \ell\geqslant2, on a \ell=2.

PartieB ; 5.b Interpréter ce résultat.

Au bout d'un grand nombre d'années, la population du milieu B se stabilise autour de 2 000 individus, soit le tiers de la population initiale.

PartieC ; 1. En résolvant une inéquation, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu A sera strictement inférieure à 3 000 individus.

On cherche u_n<3 \iff 6\times0{,}93^{n}<3 \iff 0{,}93^{n}<\dfrac12.
En passant au logarithme népérien (croissant) : n\ln(0{,}93)<-\ln(2), et comme \ln(0{,}93)<0 : n>-\dfrac{\ln(2)}{\ln(0{,}93)} \approx 9{,}55, soit n\geqslant10.
La population du milieu A passera sous 3 000 individus à partir de 2035.

PartieC ; 2. À l'aide de la calculatrice, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu B sera strictement inférieure à 3 000 individus.

(v_n) étant décroissante, on calcule : v_5\approx3{,}14 et v_6\approx2{,}96 : la population du milieu B passera sous 3 000 individus à partir de 2031 (n=6).

PartieC ; 3. Justifier qu'à partir d'une certaine année, la population du milieu B dépassera celle du milieu A.

(u_n) converge vers 0 et (v_n) converge vers 2, toutes deux décroissantes à partir de la même valeur initiale \begin{aligned}u_0 &= v_0 \\ &= 6\end{aligned} Il existera donc nécessairement un rang N à partir duquel v_N>u_N.

PartieC ; 4.a Compléter le programme Python (n=0, u=6, v=6 ; while ... : u=... ; v=... ; n=n+1 ; print(2025+n)) pour qu'il affiche l'année où la population B dépasse la population A.

Il faut compléter par while u >= v:, u = 0.93*u, v = -0.05*v2+1.1*v (les formules de récurrence des deux suites).

PartieC ; 4.b Déterminer l'année affichée après exécution du programme.

À la calculatrice : u_{12}\approx2{,}51 et v_{12}\approx2{,}41 (encore u>v) ; u_{13}\approx2{,}34 et v_{13}\approx2{,}36 (désormais v>u) : le programme affiche 2038.

Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Une équipe de biologistes étudie l'évolution de la superficie recouverte par une algue marine appelée posidonie, sur le fond de la baie de l'Alycastre, près de l'île de Porquerolles.

La zone étudiée est d'une superficie totale de 20 hectares (ha), et au premier juillet 2024, la posidonie recouvrait 1 ha de cette zone.

Partie A : étude d'un modèle discret

Pour tout entier naturel n, on note u_n la superficie de la zone, en hectare, recouverte par la posidonie au premier juillet de l'année 2024 + n. Ainsi, u_0 = 1.

Une étude conduite sur cette superficie a permis d'établir que pour tout entier naturel n :

u_{n+1} = - 0,02u_n^2 + 1,3u_n.

  1. Calculer la superficie que devrait recouvrir la posidonie au premier juillet 2025 d'après ce modèle.
  2. On note h la fonction définie sur [0 ; 20] par

    h(x) = - 0,02x^2 + 1,3x.

    On admet que h est croissante sur [0 ; 20].
    1. Démontrer que pour tout entier naturel n,\: 1 \leqslant u_n\quad \leqslant u_{n+1} \leqslant 20.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge. On note L sa limite.
    3. Justifier que L = 15.
  1. Les biologistes souhaitent savoir au bout de combien de temps la surface recouverte par la posidonie dépassera les 14 hectares.
    1. Sans aucun calcul, justifier que, d'après ce modèle, cela se produira.
    2. Recopier et compléter l'algorithme suivant pour qu'en fin d'exécution, il affiche la réponse à la question des biologistes.
def seuil():
  n=0
  u= 1
  while ...... :
    n=......
    u=......
  return n

Partie B : étude d'un modèle continu

On souhaite décrire la superficie de la zone étudiée recouverte par la posidonie au cours du temps avec un modèle continu.

Dans ce modèle, pour une durée t, en année, écoulée à partir du premier juillet 2024, la superficie de la zone étudiée recouverte par la posidonie est donnée par f(t), où f est une fonction définie sur [0~;~ +\infty[ vérifiant :

  • f(0) = 1 ;
  • f ne s'annule pas sur [0~;~ +\infty[ ;
  • f est dérivable sur [0~;~ +\infty[ ;
  • f est solution sur [0~;~ +\infty[ de l'équation différentielle

    (E_1) :\quad y' =0,02y(15 - y).

On admet qu'une telle fonction f existe; le but de cette partie est d'en déterminer une expression.

On note f' la fonction dérivée de f.

  1. Soit g la fonction définie sur [0~;~ +\infty[ par g(t) = \dfrac{1}{f(t)}.

    Montrer que g est solution de l'équation différentielle

    (E_2) :\quad y' = - 0,3y + 0,02.
  2. Donner les solutions de l'équation différentielle (E_2).
  3. En déduire que pour tout t \in\quad [0~;~ +\infty[ :

    f(t)=\quad \dfrac{15}{14\e^{-0,3t} + 1}.
  4. Déterminer la limite de f en +\infty.
  5. Résoudre dans l'intervalle [0~;~ +\infty[ l'inéquation f(t) > 14. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

PartieA ; 1. Une zone de 20 ha voit sa posidonie occuper 1 ha au 1er juillet 2024 (u_0=1). On modélise u_{n+1} = −0,02u_n^2 + 1,3u_n. Calculer la superficie au 1er juillet 2025.

\begin{aligned}u_1 &= -0{,}02\times1^{2}+1{,}3\times1 \\ &= 1{,}28\end{aligned} D'où 1,28 ha.

PartieA ; 2.a On pose h(x) = -0,02x^{2} + 1,3x sur [0 ; 20] (croissante). Démontrer que, pour tout entier naturel n, {1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 20}.

Initialisation : u_0=1 et u_1=1{,}28, donc {1\leqslant u_0\leqslant u_1\leqslant20} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n, {1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant20}. Comme h est croissante sur [0~;~20] : {h(1)\leqslant h(u_n)\leqslant h(u_{n+1})\leqslant h(20)}, soit {1{,}28\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant18}.
Comme 1\leqslant1{,}28 et 18\leqslant20 : {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant20} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, {1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant20}.

PartieA ; 2.b En déduire que la suite (u_n) converge, vers une limite L.

D'après la question précédente, (u_n) est croissante et majorée par 20 : elle converge donc vers une limite L\in[1~;~20].

PartieA ; 2.c Justifier que L = 15.

(u_n) vérifie u_{n+1}=h(u_n) avec h continue : L est solution de h(x)=x.
\begin{aligned}h(x) = x &\iff -0{,}02x^{2}+0{,}3x = 0 \\ &\iff -0{,}02x(x-15) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou x=15.
Comme L\in[1~;~20], seule x=15 convient : L=15.

PartieA ; 3.a Sans calcul, justifier que la surface dépassera 14 hectares.

(u_n) converge vers 15 : tout intervalle ouvert contenant 15, comme ]14~;~+\infty[, contient tous les termes de la suite à partir d'un certain rang. La surface dépassera donc bien 14 ha.

PartieA ; 3.b Compléter l'algorithme (def seuil(): n=0, u=1 ; while ...: n=... ; u=... ; return n) pour qu'il affiche l'année où la surface dépasse 14 ha.

Il faut compléter par while u <= 14:, n = n+1, u = -0.02*u2 + 1.3*u. L'appel seuil() renvoie 18 (car u_{17}\approx13{,}8 et u_{18}\approx14{,}1).

PartieB : On modélise f(t) (superficie au temps t, en continu) avec f(0)=1, f ne s'annulant pas, dérivable, solution de (E_{1}) : y' = 0,02y(15-y). On pose g(t) = 1/f(t). Montrer que g est solution de (E_{2}) : y' = -0,3y + 0,02.

g'(t) = -\dfrac{f'(t)}{f(t)^{2}} = -\dfrac{0{,}02f(t)(15-f(t))}{f(t)^{2}} = -\dfrac{0{,}02(15-f(t))}{f(t)} = -0{,}3\times\dfrac{1}{f(t)}+0{,}02 = -0{,}3g(t)+0{,}02.
g est donc bien solution de (E_{2}).

PartieB ; 2. Donner les solutions de (E_{2}).

Les solutions de (E_{2}) sont les fonctions t\longmapsto Ce^{-0,3t}+\dfrac{1}{15}, avec C\in\mathbb{R} (solution particulière constante \frac{0,02}{0,3}=\frac1{15} plus solution homogène).

PartieB ; 3. En déduire que, pour tout t \geq 0, f(t) = 15 / (14e^{-0,3t} + 1).

\begin{aligned}g(0) &= \dfrac{1}{f(0)} \\ &= 1\end{aligned} donc \begin{aligned}C+\dfrac{1}{15} = 1 &\iff C = \dfrac{14}{15} \end{aligned}
g(t) = \dfrac{14}{15}e^{-0,3t}+\dfrac{1}{15}, donc \begin{aligned}f(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{\frac{14}{15}e^{-0,3t}+\frac{1}{15}} \\ &= \dfrac{15}{14e^{-0,3t}+1}\end{aligned}

PartieB ; 4. Déterminer la limite de f en +\infty.

\lim\limits_{t\to+\infty}e^{-0,3t}=0, donc \lim\limits_{t\to+\infty}(14e^{-0,3t}+1)=1, et par quotient \lim\limits_{t\to+\infty}f(t)=15 : cohérent avec le modèle discret.

PartieB ; 5. Résoudre f(t) > 14 sur [0 ; +\infty[ et interpréter.

f(t)>14 \iff \dfrac{15}{14e^{-0,3t}+1}>14 \iff 15>14(14e^{-0,3t}+1) \iff 1>196e^{-0,3t} \iff e^{-0,3t}<\dfrac{1}{196}.
En passant au logarithme : -0{,}3t<-\ln(196) \iff t>\dfrac{\ln(196)}{0{,}3}.
L'ensemble des solutions est \left]\dfrac{\ln(196)}{0{,}3}~;~+\infty\right[, soit t>17{,}6 : il faudra environ 17,6 ans (17 ans et 7 mois) pour dépasser 14 ha, cohérent avec le modèle discret.

Bac Terminale 2025 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Dans tout l'exercice, les probabilités seront, si nécessaire, arrondies à 10^{-3} près.

Une donnée binaire est une donnée qui ne peut prendre que deux valeurs: 0 ou 1.

Une donnée de ce type est transmise successivement d'une machine à une autre.

Chaque machine transmet la donnée reçue soit de manière fidèle, c'est-à-dire en transmettant l'information telle qu'elle l'a reçue (1 devient 1 et 0 devient 0), soit de façon contraire (1 devient 0 et 0 et devient 1).

La transmission est fidèle dans 90 % des cas, et donc contraire dans 10 % des cas.

Dans tout l'exercice, la première machine reçoit toujours la valeur 1.

Partie A

Pour tout entier naturel n \geqslant 1, on note :

  • V_n l'évènement : « la n-ième machine détient la valeur 1 »;
  • \overline{V_n} l'évènement : « la n-ième machine détient la valeur 0 ».
    1. Recopier et compléter l'arbre de probabilité ci-dessous.

      \pstree[treemode=R,levelsep=3cm]{\TR{V_1 }} {\pstree{\TR{V_2~}\taput{...}} {\TR{V_3} \taput{...} \TR{\overline{V_3}} \tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{V_2}~}\tbput{...}} {\TR{V_3} \taput{...} \TR{\overline{V_3}} \tbput{...} } }
    2. Démontrer que P(V_3) = 0,82 et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
    3. Sachant que la troisième machine a reçu la valeur 1, calculer la probabilité que la deuxième machine ait aussi reçu la valeur 1.
  1. Pour tout entier naturel n \geqslant 1, on note p_n = P(V_n).

    La première machine a reçu la valeur 1, on a donc p_1 = 1.
    1. Démontrer que pour tout entier naturel n \geqslant 1 :

      p_{n+1} = 0,8p_n + 0,1.
    2. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n \geqslant 1,

      p_n = 0,5 \times 0,8^{n-1} + 0,5.
    3. Calculer la limite de p_n lorsque n tend vers l'infini. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B

Pour modéliser en langage Python la transmission de la donnée binaire décrite en début d'exercice, on considère la fonction simulation qui prend en paramètre un entier naturel n qui représente le nombre de transmissions réalisées d'une machine à une autre, et qui renvoie la liste des valeurs successives de la donnée binaire.

On donne ci-dessous le script incomplet de cette fonction.

On rappelle que l'instruction rand() renvoie un nombre aléatoire de l'intervalle [0 ; 1[.

1   def simulation(n): 
2      donnee = 1
3      liste = [donnee] 
4      for k in range(n):
5          if rand() <0.1
6             donnee = 1 - donnee
7          liste.append(donnee) 
9      return liste

Par exemple, simulation(3) peut renvoyer [1, 0, 0, 1].Cette liste traduit :

  • qu'une donnée binaire a été successivement transmise trois fois entre quatre machines;
  • la première machine qui détient la valeur 1 a transmis de façon contraire cette donnée à la deuxième machine ;
  • la deuxième machine a transmis la donnée qu'elle détient de façon fidèle à la troisième ;
  • la troisième machine a transmis de façon contraire la donnée qu'elle détient à la quatrième.
  1. Déterminer le rôle des instructions des lignes 5 et 6 de l'algorithme ci-dessus.
  2. Calculer la probabilité que simulation(4) renvoie la liste [1, 1, 1, 1, 1] et la probabilité que simulation(6) renvoie la liste [1, 0, 1, 0, 0, 1, 1].
Voir la correction

PartieA ; 1.a Une donnée binaire (0 ou 1) est transmise de machine en machine, fidèlement (90 %) ou de façon contraire (10 %). V_n : « la n-ième machine détient 1 ». Compléter l'arbre de probabilité.

Chaque transmission fidèle a une probabilité 0,9 et chaque transmission contraire 0,1 : l'arbre a pour branches P_{V_n}(V_{n+1})=0{,}9, P_{V_n}(\overline{V_{n+1}})=0{,}1, P_{\overline{V_n}}(V_{n+1})=0{,}1, P_{\overline{V_n}}(\overline{V_{n+1}})=0{,}9.

PartieA ; 1.b Démontrer que P(V_3) = 0,82 et interpréter.

\{V_2,\overline{V_2}\} forme une partition, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(V_3) = P(V_2)\times P_{V_2}(V_3)+P(\overline{V_2})\times P_{\overline{V_2}}(V_3).
P(V_2)=0{,}9 (car P(V_1)=1), donc \begin{aligned}P(V_3) &= 0{,}9\times0{,}9+0{,}1\times0{,}1 \\ &= 0{,}81+0{,}01 \\ &= 0{,}82\end{aligned}
Cela signifie qu'il y a 82 % de chances que la troisième machine détienne la valeur 1.

PartieA ; 1.c Sachant que la troisième machine a reçu 1, calculer la probabilité que la deuxième ait aussi reçu 1.

P_{V_3}(V_2) = \dfrac{P(V_2\cap V_3)}{P(V_3)} = \dfrac{0{,}9\times0{,}9}{0{,}82} = \dfrac{81}{82} \approx 0,988.

PartieA ; 2.a On note p_n=P(V_n), p_1=1. Démontrer que, pour tout entier n \geq 1, p_{n+1} = 0,8p_n + 0,1.

\{V_n,\overline{V_n}\} forme une partition, donc \begin{aligned}p_{n+1} &= P(V_n)\times P_{V_n}(V_{n+1})+P(\overline{V_n})\times P_{\overline{V_n}}(V_{n+1}) \\ &= 0{,}9p_n+0{,}1(1-p_n)\end{aligned}
\begin{aligned}p_{n+1} &= 0{,}9p_n+0{,}1-0{,}1p_n \\ &= 0{,}8p_n+0{,}1\end{aligned}

PartieA ; 2.b Démontrer par récurrence que, pour tout entier n \geq 1, p_n = 0,5 \times 0,8^{n-1} + 0,5.

Initialisation : pour n=1, \begin{aligned}0{,}5\times0{,}8^{0}+0{,}5 &= 0{,}5+0{,}5 \\ &= 1 \\ &= p_1\end{aligned} La propriété est vraie au rang 1.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n\geqslant1, p_n=0{,}5\times0{,}8^{n-1}+0{,}5. Alors : \begin{aligned}p_{n+1} &= 0{,}8p_n+0{,}1 \\ &= 0{,}8(0{,}5\times0{,}8^{n-1}+0{,}5)+0{,}1 \\ &= 0{,}5\times0{,}8^{n}+0{,}4+0{,}1 \\ &= 0{,}5\times0{,}8^{n}+0{,}5\end{aligned} La propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n\geqslant1, p_n=0{,}5\times0{,}8^{n-1}+0{,}5.

PartieA ; 2.c Calculer la limite de p_n et interpréter.

Comme {-1<0{,}8<1}, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}8^{n-1}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}p_n = 0{,}5.
Quand le nombre de machines tend vers l'infini, la probabilité que la dernière détienne la valeur 1 tend vers 0,5 (la donnée devient totalement aléatoire).

PartieB ; 1. On donne un script Python simulation(n) (donnee=1 ; puis pour chaque étape : if rand()<0.1: donnee=1-donnee). Déterminer le rôle des lignes « if rand()<0.1 » et « donnee=1-donnee ».

rand() renvoie un nombre aléatoire de [0~;~1[ ; la condition rand()<0.1 est donc vraie avec une probabilité de 0{,}1 (proportionnelle à la longueur de l'intervalle [0~;~0{,}1[).
Cette ligne simule donc l'évènement « transmission contraire » (probabilité 0,1) ; la ligne donnee = 1 - donnee inverse alors la valeur (0 devient 1, 1 devient 0), simulant cette transmission contraire.

PartieB ; 2. Calculer la probabilité que simulation(4) renvoie [1,1,1,1,1] et que simulation(6) renvoie [1,0,1,0,0,1,1].

[1,1,1,1,1] correspond à 4 transmissions fidèles successives : P = 0{,}9^{4} = 0{,}6561 \approx 0,656.
[1,0,1,0,0,1,1] correspond à 3 transmissions contraires, puis fidèle, puis contraire, puis fidèle : P = 0{,}1^{3}\times0{,}9\times0{,}1\times0{,}9 = 0{,}9^{2}\times0{,}1^{4} = 8{,}1\times10^{-5} \approx 0,000 (au millième).

Pour chacune des affirmations suivantes, préciser si elle est vraie ou fausse puis justifier la réponse donnée.

Toute réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.

  1. Affirmation 1 : Toute suite décroissante et minorée par 0 converge vers 0.
  2. On considère une suite \left(u_n\right) définie sur \N telle que, pour tout entier n,on a \linebreak u_n \leqslant\quad \dfrac{-9^n + 3^n}{7^n}.

    Affirmation 2 : \displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n =- \infty.
  3. On considère la fonction suivante écrite en langage Python:
    1 \blacktriangledowndef terme(N):
    2U =1
    3 \blacktriangledownfor i in range(N) :
    4U=U+i
    5return U


    Affirmation 3 : terme(4) renvoie la valeur 7.
  4. Lors d'un concours, le gagnant a le choix entre deux prix :

    • Prix A : il reçoit 1000 euros par jour pendant 15 jours ;
    • Prix B : il reçoit 1 euro le 1er jour, 2 euros le 2e jour, 4 euros le 3e jour et pendant 15 jours la somme reçue double chaque jour.


    Affirmation 4 : La valeur du prix A est plus élevée que la valeur du prix B.
  5. On considère la suite \left(v_n\right) définie pour tout entier n \geqslant 1 par v_n = \displaystyle\int_1^n \ln x\:\text{d}x.

    Affirmation 5 : La suite \left(v_n\right) est croissante.
Voir la correction

Affirmation 1. Toute suite décroissante et minorée par 0 converge vers 0. Vraie ou fausse ?

Une telle suite converge vers une limite \ell\geqslant0, mais pas nécessairement 0 : par exemple, la suite u_n = 1+\dfrac1n est décroissante, minorée par 0, et converge vers 1. L'affirmation est fausse.

Affirmation 2. Si, pour tout entier n, u_n\leqslant\dfrac{-9^n+3^n}{7^n}, alors \lim u_n = -\infty. Vraie ou fausse ?

\dfrac{-9^n+3^n}{7^n} = -\left(\dfrac97\right)^n\left(1-\left(\dfrac13\right)^n\right) ; comme \left(\dfrac97\right)^n\to+\infty et 1-\left(\dfrac13\right)^n\to1, le majorant tend vers -\infty.
Par comparaison, \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = -\infty. L'affirmation est vraie.

Affirmation 3. La fonction Python terme(N) initialise U=1 puis effectue U=U+i pour i dans range(N). L'appel terme(4) renvoie 7. Vraie ou fausse ?

Les valeurs successives de U sont : 1+0=1, puis 1+1=2, puis 2+2=4, puis 4+3=7. L'affirmation est vraie.

Affirmation 4. Prix A : 1 000 € par jour pendant 15 jours. Prix B : 1 € le 1er jour, la somme double chaque jour pendant 15 jours. Le prix A vaut plus que le prix B. Vraie ou fausse ?

Prix A : 1\,000\times15 = 15\,000 €.
Prix B : somme des 15 premiers termes de la suite géométrique de premier terme 1 et de raison 2, soit \begin{aligned}\dfrac{1-2^{15}}{1-2} &= 2^{15}-1 \\ &= 32\,767\end{aligned} €.
32\,767 > 15\,000 : l'affirmation est fausse, le prix B est nettement plus avantageux.

Affirmation 5. La suite \displaystyle v_n = \displaystyle\int\limits_1^{n}\ln(x)\,\mathrm{d}x (pour n\geqslant1) est croissante. Vraie ou fausse ?

Par la relation de Chasles : \displaystyle v_{n+1}-v_n = \displaystyle\int\limits_n^{n+1}\ln(x)\,\mathrm{d}x.
Sur [n~;~n+1]\subset[1~;~+\infty[, \ln(x)\geqslant0 : cette intégrale est positive, donc v_{n+1}\geqslant v_n. L'affirmation est vraie.

On considère la fonction f définie sur ]0 ~;~+ \infty[ par

f(x) = x^2 - x \ln (x).

On admet que f est deux fois dérivable sur ]0 ~;~+ \infty[.

On note f' la fonction dérivée de la fonction f et f'' la fonction dérivée de la fonction f'.

Partie A : Étude de la fonction f

  1. Déterminer les limites de la fonction f en 0 et en +\infty.
  2. Pour tout réel x strictement positif, calculer f'(x).
  3. Montrer que pour tout réel x strictement positif:

    f''(x) = \dfrac{2x - 1}{x}.
  4. Étudier les variations de la fonction f' sur ]0 ~;~+ \infty[, puis dresser le tableau des variations de la fonction f' sur ]0 ~;~+ \infty[.

    On veillera à faire apparaître la valeur exacte de l'extremum de la fonction f' sur ]0 ~;~+ \infty[.

    Les limites de la fonction f' aux bornes de l'intervalle de définition ne sont pas attendues.
  5. Montrer que la fonction f est strictement croissante sur ]0 ~;~+ \infty[.

Partie B : Étude d'une fonction auxiliaire pour la résolution de l'équation f(x) = x

On considère dans cette partie la fonction g définie sur ]0 ~;~+ \infty[ par

g(x) = x - \ln (x).

On admet que la fonction g est dérivable sur ]0 ~;~+ \infty[, on note g' sa dérivée.

  1. Pour tout réel strictement positif, calculer g'(x), puis dresser le tableau des variations de la fonction g.

    Les limites de la fonction g aux bornes de l'intervalle de définition ne sont pas attendues.
  2. On admet que 1 est l'unique solution de l'équation g(x) = 1.

    Résoudre, sur l'intervalle ]0 ~;~+ \infty[, l'équation f(x) = x.

Partie C : Étude d'une suite récurrente

On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = \dfrac12 et pour tout entier naturel n,

u_{n+1} = f\left(u_n\right) = u_n^2\quad - u_n \ln \left(u_n\right).

  1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n: \dfrac12\quad \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 1.
  2. Justifier que la suite \left(u_n\right) converge.

    On appelle \ell la limite de la suite \left(u_n\right) et on admet que \ell vérifie l'égalité f(\ell) = \ell.
  3. Déterminer la valeur de \ell.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit f(x) = x^2-x\ln(x) sur ]0~;~+\infty[. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.

En 0 : x^2\to0 et, par croissances comparées, x\ln(x)\to0 : \lim\limits_{x\to0}f(x) = 0.
En +\infty : f(x) = x^2\left(1-\dfrac{\ln(x)}{x}\right), avec \dfrac{\ln(x)}{x}\to0 : le facteur entre parenthèses tend vers 1, et x^2\to+\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

PartieA ; 2. Calculer f'(x) pour tout réel x>0.

f'(x) = 2x-\ln(x)-x\times\dfrac1x = 2x-1-\ln(x).

PartieA ; 3. Montrer que f''(x) = \dfrac{2x-1}{x}.

f''(x) = 2-\dfrac1x = \dfrac{2x-1}{x}.

PartieA ; 4. Étudier les variations de f' sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations (avec la valeur exacte de l'extremum).

Sur ]0~;~+\infty[, x>0, donc f''(x) est du signe de 2x-1 : négatif sur \left]0~;~\dfrac12\right[, positif au-delà.
f' décroît puis croît, avec un minimum en x=\dfrac12 : f'\left(\dfrac12\right) = 1-1-\ln\left(\dfrac12\right) = \ln(2).

PartieA ; 5. Montrer que la fonction f est strictement croissante sur ]0~;~+\infty[.

Le minimum de f' vaut \ln(2)>0 : f'(x)>0 sur tout l'intervalle, donc f est strictement croissante sur ]0~;~+\infty[.

PartieB ; 1. Soit g(x) = x-\ln(x) sur ]0~;~+\infty[. Calculer g'(x) et dresser le tableau des variations de g.

g'(x) = 1-\dfrac1x = \dfrac{x-1}{x}, du signe de x-1 : g décroît sur ]0~;~1] puis croît sur [1~;~+\infty[, avec un minimum \begin{aligned}g(1) &= 1-0 \\ &= 1\end{aligned}

PartieB ; 2. Sachant que 1 est l'unique solution de g(x)=1, résoudre l'équation f(x)=x sur ]0~;~+\infty[.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff x^2-x\ln(x)-x = 0 \\ &\iff x\big(x-1-\ln(x)\big) = 0 \end{aligned} comme x>0, cela équivaut à x-\ln(x) = 1, soit g(x)=1.
L'unique solution est donc x=1.

PartieC ; 1. Soit (u_n) définie par u_0=\dfrac12 et u_{n+1}=f(u_n). Montrer par récurrence que, pour tout n, {\dfrac12\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant1}.

Initialisation : \begin{aligned}u_1 &= f\left(\dfrac12\right) \\ &= \dfrac14+\dfrac{\ln(2)}{2} \\ &\approx 0{,}597\end{aligned} donc {\dfrac12\leqslant u_0\leqslant u_1\leqslant1} : vrai au rang 0.
Hérédité : si {\dfrac12\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant1}, la stricte croissance de f donne f\left(\dfrac12\right)\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant f(1)=1 ; comme \begin{aligned}f\left(\dfrac12\right) &\approx 0{,}6 \\ &\geqslant \dfrac12\end{aligned} l'encadrement est vrai au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {\dfrac12\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant1}.

PartieC ; 2. Justifier que la suite (u_n) converge.

(u_n) est croissante et majorée par 1 : elle converge vers une limite \ell avec {\dfrac12\leqslant\ell\leqslant1}.

PartieC ; 3. Sachant que la limite vérifie f(\ell)=\ell, déterminer \ell.

D'après la partie B, l'équation f(x)=x a pour unique solution 1 sur ]0~;~+\infty[ : \ell=1.

Léa passe une bonne partie de ses journées à jouer à un jeu vidéo et s'intéresse aux chances de victoire de ses prochaines parties.

Elle estime que si elle vient de gagner une partie, elle gagne la suivante dans 70 % des cas.

Mais si elle vient de subir une défaite, d'après elle, la probabilité qu'elle gagne la suivante est de 0,2.

De plus, elle pense avoir autant de chance de gagner la première partie que de la perdre.

On s'appuiera sur les affirmations de Léa pour répondre aux questions de cet exercice.

Pour tout entier naturel n non nul, on définit les évènements suivants:

  • G_n : « Léa gagne la n-ième partie de la journée » ;
  • D_n : « Léa perd la n-ième partie de la journée ».

Pour tout entier naturel n non nul, on note g_n la probabilité de l'évènement G_n.

On a donc g_1 = 0,5.

  1. Quelle est la valeur de la probabilité conditionnelle p_{G_1}\left(D_2\right) ?
  2. Recopier et compléter l'arbre des probabilités ci-dessous qui modélise la situation pour les deux premières parties de la journée :

    \pstree[treemode=R,levelsep=3.25cm]{\TR} {\pstree{\TR{G_1~}\taput{...}} {\TR{G_2~}\taput{...} \TR{D_2~}\tbput{...} } \pstree{\TR{D_1~}\tbput{...}} {\TR{G_2~}\taput{...} \TR{D_2~}\tbput{...} } }
  3. Calculer g_2.
  4. Soit n un entier naturel non nul.
    1. Recopier et compléter l'arbre des probabilités ci-dessous qui modélise la situation pour les n-ième et (n + 1)-ième parties de la journée.

      \pstree[treemode=R,levelsep=3.25cm]{\TR} {\pstree{\TR{G_n~}\taput{g_n}} {\TR{G_{n+1}~}\taput{...} \TR{D_{n+1}~}\tbput{...} } \pstree{\TR{D_n~}\tbput{...}} {\TR{G_{n+1}~}\taput{...} \TR{D_{n+1}~}\tbput{...} } }
    2. Justifier que pour tout entier naturel n non nul, g_{n+1} = 0,5g_n + 0,2.
  5. Pour tout entier naturel n non nul, on pose v_n = g_n - 0,4.
    1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est géométrique.

      On précisera son premier terme et sa raison.
    2. Montrer que, pour tout entier naturel n non nul : g_n = 0,1 \times\quad 0,5^{n-1} + 0,4.
  6. Étudier les variations de la suite \left(g_n\right).
  7. Donner, en justifiant, la limite de la suite \left(g_n\right).

    Interpréter le résultat dans le contexte de l'énoncé.
  8. Déterminer, par le calcul, le plus petit entier n tel que g_n - 0,4 \leqslant 0,001.
  9. Recopier et compléter les lignes 4, 5 et 6 de la fonction suivante, écrite en langage Python, afin qu'elle renvoie le plus petit rang à partir duquel les termes de la suite \left(g_n\right) sont tous inférieurs ou égaux à 0,4 + e, où e est un nombre réel strictement positif.

    \sffamily
    1 def seuil(e) :
    2 g = 0.5
    3 n = 1
    4 while ... :
    5 g = 0.5 * g + 0.2
    6 n = ...
    7 return (n)
Voir la correction

1.Léa estime que si elle gagne une partie, elle gagne la suivante dans 70 % des cas ; si elle perd, elle gagne la suivante avec probabilité 0,2 ; et g_1=0{,}5. Quelle est la valeur de P_{G_1}(D_2) ?

Si Léa gagne la première partie, elle perd la deuxième dans 1-0{,}7 = 0{,}3 des cas : P_{G_1}(D_2) = 0{,}3.

2.Compléter l'arbre de probabilités des deux premières parties.

P(G_1)=0{,}5, P(D_1)=0{,}5 ; P_{G_1}(G_2)=0{,}7, P_{G_1}(D_2)=0{,}3 ; P_{D_1}(G_2)=0{,}2, P_{D_1}(D_2)=0{,}8.

3.Calculer g_2.

Par les probabilités totales : \begin{aligned}g_2 &= 0{,}5\times0{,}7+0{,}5\times0{,}2 \\ &= 0{,}35+0{,}1 \\ &= 0{,}45\end{aligned}

4.aCompléter l'arbre pour les parties n et n+1.

Depuis G_n (probabilité g_n) : P_{G_n}(G_{n+1})=0{,}7, P_{G_n}(D_{n+1})=0{,}3 ; depuis D_n (probabilité 1-g_n) : P_{D_n}(G_{n+1})=0{,}2, P_{D_n}(D_{n+1})=0{,}8.

4.bJustifier que, pour tout entier naturel n non nul, g_{n+1} = 0{,}5g_n+0{,}2.

\{G_n,D_n\} forme une partition : \begin{aligned}g_{n+1} &= g_n\times0{,}7+(1-g_n)\times0{,}2 \\ &= 0{,}7g_n+0{,}2-0{,}2g_n \\ &= 0{,}5g_n+0{,}2\end{aligned}

5.aOn pose v_n = g_n-0{,}4. Montrer que (v_n) est géométrique, en précisant premier terme et raison.

\begin{aligned}v_{n+1} &= g_{n+1}-0{,}4 \\ &= 0{,}5g_n-0{,}2 \\ &= 0{,}5(v_n+0{,}4)-0{,}2 \\ &= 0{,}5v_n\end{aligned} (v_n) est géométrique de raison 0,5, de premier terme \begin{aligned}v_1 &= 0{,}5-0{,}4 \\ &= 0{,}1\end{aligned}

5.bMontrer que, pour tout n non nul, g_n = 0{,}1\times0{,}5^{n-1}+0{,}4.

\begin{aligned}v_n &= v_1\times0{,}5^{n-1} \\ &= 0{,}1\times0{,}5^{n-1}\end{aligned} donc \begin{aligned}g_n &= v_n+0{,}4 \\ &= 0{,}1\times0{,}5^{n-1}+0{,}4\end{aligned}

6.Étudier les variations de la suite (g_n).

g_{n+1}-g_n = 0{,}1\times0{,}5^{n-1}(0{,}5-1) = -0{,}1\times0{,}5^n < 0 : la suite (g_n) est strictement décroissante.

7.Donner la limite de la suite (g_n) et interpréter.

Comme {-1<0{,}5<1}, 0{,}5^{n-1}\to0 : \lim\limits_{n\to+\infty}g_n = 0{,}4. Sur le long terme, Léa gagne environ 40 % de ses parties.

8.Déterminer, par le calcul, le plus petit entier n tel que g_n-0{,}4\leqslant0{,}001.

\begin{aligned}0{,}1\times0{,}5^{n-1} \leqslant 0{,}001 &\iff 0{,}5^{n-1} \leqslant 0{,}01 \\ &\iff (n-1)\ln(0{,}5) \leqslant \ln(0{,}01) \end{aligned}
\begin{aligned}n-1 &\geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}5)} \\ &\approx 6{,}64\end{aligned} (le sens change car \ln(0{,}5)<0), donc n\geqslant7{,}64 : le plus petit entier est n=8.

9.Compléter la fonction Python seuil(e) (initialisée avec g=0.5, n=1) pour qu'elle renvoie le plus petit rang à partir duquel g_n\leqslant0{,}4+e.

Ligne 4 : while g > 0.4 + e : ; ligne 6 : n = n + 1.

Bac Terminale 2024 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un sac opaque contient huit jetons numérotés de 1 à 8, indiscernables au toucher.

À trois reprises, un joueur pioche un jeton dans ce sac, note son numéro, puis le remet dans le sac.

Dans ce contexte, on appelle « tirage » la liste ordonnée des trois numéros obtenus.

Par exemple, si le joueur pioche le jeton numéro 4, puis le jeton numéro 5, puis le jeton numéro 1, alors le tirage correspondant est (4 ; 5 ; 1).

  1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
    1. Déterminer le nombre de tirages sans répétition de numéro.
    2. En déduire le nombre de tirages contenant au moins une répétition de numéro.

On note X_1 la variable aléatoire égale au numéro du premier jeton pioché, X_2 celle égale au numéro du deuxième jeton pioché et X_3 celle égale au numéro du troisième jeton pioché.

Puisqu'il s'agit d'un tirage avec remise, les variables aléatoires X_1, X_2, et X_3 sont indépendantes et suivent la même loi de probabilité.

  1. Établir la loi de probabilité de la variable aléatoire X_1
  2. Déterminer l'espérance de la variable aléatoire X_1

On note S = X_1 + X_2 + X_3 la variable aléatoire égale à la somme des numéros des trois jetons piochés.

  1. Déterminer l'espérance de la variable aléatoire S.
  2. Déterminer P(S = 24).
  3. Si un joueur obtient une somme supérieure ou égale à 22, alors il gagne un lot.
    1. Justifier qu'il existe exactement 10 tirages permettant de gagner un lot.
    2. En déduire la probabilité de gagner un lot.
Voir la correction

1.Un sac contient 8 jetons numérotés de 1 à 8 ; on pioche trois fois avec remise et on note la liste ordonnée des numéros. Déterminer le nombre de tirages possibles.

Chaque pioche offre 8 possibilités, avec remise : il y a 8^3 = 512 tirages possibles.

2.aDéterminer le nombre de tirages sans répétition de numéro.

Sans répétition, on a 8 choix pour le premier numéro, 7 pour le deuxième, 6 pour le troisième : 8\times7\times6 = 336 tirages.

2.bEn déduire le nombre de tirages contenant au moins une répétition.

512-336 = 176 tirages avec au moins une répétition (complémentaire des tirages sans répétition).

3.On note X_1 le numéro du premier jeton pioché. Établir la loi de probabilité de X_1.

Les jetons étant indiscernables, la loi est équirépartie : P(X_1=k) = \dfrac18 pour chaque k de 1 à 8.

4.Déterminer l'espérance de X_1.

E(X_1) = \dfrac{1+2+\dots+8}{8} = \dfrac{36}{8} = 4,5.

5.On pose S = X_1+X_2+X_3. Déterminer l'espérance de S.

Par linéarité, et les trois variables suivant la même loi : E(S) = 3\times E(X_1) = 3\times4{,}5 = 13,5.

6.Déterminer P(S=24).

La somme 24 n'est réalisée que par le tirage (8 ; 8 ; 8), une issue sur 512 : P(S=24) = \dfrac{1}{512}.

7.aUn joueur gagne un lot si S\geqslant22. Justifier qu'il existe exactement 10 tirages gagnants.

S=24 : uniquement (8;8;8), soit 1 tirage. S=23 : la somme 7+8+8, avec 3 positions possibles pour le 7, soit 3 tirages.
S=22 : les sommes 6+8+8 et 7+7+8, chacune donnant 3 tirages (3 positions du numéro isolé), soit 6 tirages.
Total : 1+3+6 = 10 tirages gagnants.

7.bEn déduire la probabilité de gagner un lot.

\begin{aligned}P(S\geqslant22) &= \dfrac{10}{512} \\ &= \dfrac{5}{256}\end{aligned}

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Partie A

On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par f(x) = \sqrt{x + 1}.

On admet que cette fonction est dérivable sur ce même intervalle.

  1. Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
  2. Démontrer que pour tout nombre réel x appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[ :

    f(x) - x = \dfrac{-x^2 + x + 1}{\sqrt{x + 1} + x}.
  3. En déduire que sur l'intervalle [0~;~+\infty[ l'équation f(x) = x admet pour unique solution :

    \ell = \dfrac{1 +\sqrt 5}{2}.

Partie B

On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 5 et pour tout entier naturel n, par

u_{n+1} = f\left(u_n\right)f est la fonction étudiée dans la partie A.

On admet que la suite de terme général u_n est bien définie pour tout entier naturel n.

  1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a

    {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.}
  2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.
  3. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge vers \ell = \dfrac{1 +\sqrt 5}{2}.
  4. On considère le script Python ci-dessous :
    1 	from math import *
    2 	def seuil(n):
    3 	     u=5
    4 	     i=0
    5 	     \ell =(1 + sqrt(5))/2
    6 	     while abs(u-\ell)>=10**(-n):
    7 	          u=sqrt(u+1)
    8 	          i=i+1
    9 	     return(i)


    On rappelle que la commande abs(x) renvoie la valeur absolue de x.

    1. Donner la valeur renvoyée par seuil (2).
    2. La valeur renvoyée par seuil (4) est 9.

      Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit f(x) = \sqrt{x+1} sur [0~;~+\infty[. Démontrer que f est croissante sur cet intervalle.

f'(x) = \dfrac{1}{2\sqrt{x+1}} > 0 sur [0~;~+\infty[ : f est croissante.

PartieA ; 2. Démontrer que, pour tout x\geqslant0, f(x)-x = \dfrac{-x^2+x+1}{\sqrt{x+1}+x}.

En multipliant par la quantité conjuguée : \begin{aligned}\sqrt{x+1}-x &= \dfrac{(\sqrt{x+1}-x)(\sqrt{x+1}+x)}{\sqrt{x+1}+x} \\ &= \dfrac{(x+1)-x^2}{\sqrt{x+1}+x} \\ &= \dfrac{-x^2+x+1}{\sqrt{x+1}+x}\end{aligned}

PartieA ; 3. En déduire que l'équation f(x)=x admet pour unique solution \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2} sur [0~;~+\infty[.

Le dénominateur étant strictement positif, \begin{aligned}f(x) = x &\iff -x^2+x+1 = 0 \end{aligned} de discriminant \Delta = 5.
Les racines sont \dfrac{1+\sqrt5}{2}>0 et \dfrac{1-\sqrt5}{2}<0 : seule la première appartient à [0~;~+\infty[. \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2} (le nombre d'or).

PartieB ; 1. Soit (u_n) définie par u_0=5 et u_{n+1}=f(u_n). Démontrer par récurrence que, pour tout n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

Initialisation : \begin{aligned}u_1 &= \sqrt6 \\ &\approx 2{,}45\end{aligned} donc 1\leqslant u_1\leqslant u_0=5 : vrai au rang 0.
Hérédité : si {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}, la croissance de f donne f(1)=\sqrt2\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}, et \sqrt2\geqslant1 : vrai au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

PartieB ; 2. En déduire que la suite (u_n) converge.

(u_n) est décroissante et minorée par 1 : elle converge.

PartieB ; 3. Démontrer que la suite (u_n) converge vers \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2}.

f étant continue sur [0~;~+\infty[, la limite vérifie f(\ell)=\ell ; d'après la partie A, l'unique solution de cette équation est \dfrac{1+\sqrt5}{2} : c'est la limite de la suite.

PartieB ; 4.a Un script Python seuil(n) compte les itérations nécessaires pour que |u_i-\ell|<10^{-n}. Donner la valeur renvoyée par seuil(2).

À la calculatrice, \begin{aligned}|u_4-\ell| &\approx 0{,}02 \\ &\geqslant 10^{-2}\end{aligned} et |u_5-\ell|\approx0{,}007<10^{-2} : la fonction renvoie 5.

PartieB ; 4.b La valeur renvoyée par seuil(4) est 9. Interpréter.

u_9 est le premier terme de la suite qui approche le nombre d'or \ell à moins de 10^{-4} près : il faut 9 itérations pour obtenir une valeur approchée de \ell à 10^{-4} près.

Bac Terminale 2024 : Métropole, La Réunion, Mayotte (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Les parties { A} et { B} sont indépendantes

Alain possède une piscine qui contient 50\quad \mathrm{~m}^{3} d'eau. On rappelle que 1\quad \mathrm{~m}^{3}=1000\quad \mathrm{~L}.

Pour désinfecter l'eau, il doit ajouter du chlore.

Le taux de chlore dans l'eau, exprimé en \mathrm{mg}\cdot \mathrm{L}^{-1}, est défini comme la masse de chlore par unité de volume d'eau. Les piscinistes préconisent un taux de chlore compris entre 1 et 3\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.

Sous l'action du milieu ambiant, notamment des ultraviolets, le chlore se décompose et disparaît peu à peu.

Alain réalise certains jours, à heure fixe, des mesures avec un appareil qui permet une précision à 0,01\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}. Le mercredi 19 juin, il mesure un taux de chlore de 0,70 \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.

Partie A : étude d'un modèle discret.

Pour maintenir le taux de chlore dans sa piscine, Alain décide, à partir du jeudi 20 juin, d'ajouter chaque jour une quantité de 15\quad \mathrm{~g} de chlore. On admet que ce chlore se mélange uniformément dans l'eau de la piscine.

  1. Justifier que cet ajout de chlore fait augmenter le taux de 0,3\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.
  2. Pour tout entier naturel n, on note v_{n} le taux de chlore, en \mathrm{mg \cdot L}^{-1}, obtenu avec ce nouveau protocole n jours après le mercredi 19 juin. Ainsi v_{0}=0,7.
    On admet que pour tout entier naturel n,

    v_{n+1}=0,92 v_{n}+ 0,3.
    1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n,\quad v_{n} \leqslant v_{n+1} \leqslant 4.
    2. Montrer que la suite \left(v_{n}\right) est convergente et calculer sa limite.
  3. À long terme, le taux de chlore sera-t-il conforme à la préconisation des piscinistes ? Justifier la réponse.
  4. Reproduire et compléter l'algorithme ci-après écrit en langage Python pour que la fonction alerte_chlore renvoie, lorsqu'il existe, le plus petit entier n tel que v_{n}> s.

    def alerte_chlore(s) :
    n = 0
    u = 0.7
    while ... :
    n = ...
    u = ...
    return n
  5. Quelle valeur obtient-on en saisissant l'instruction alerte_chlore(3) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B : étude d'un modèle continu.

Alain décide de faire appel à un bureau d'études spécialisées. Celui-ci utilise un modèle continu pour décrire le taux de chlore dans la piscine.

Dans ce modèle, pour une durée x (en jours écoulés à compter du mercredi 19 juin), f(x) représente le taux de chlore, en \quad \mathrm{mg}\cdot \mathrm{L}^{-1}, dans la piscine.

On admet que la fonction f est solution de l'équation différentielle (E) : y'=-0,08 y+\dfrac{q}{50}, où q est la quantité de chlore, en gramme, rajoutée dans la piscine chaque jour.

  1. Justifier que la fonction f est de la forme f(x)=C \e^{-0,08 x}+\dfrac{q}{4}C est une constante réelle.
    1. Exprimer en fonction de q la limite de f en +\infty.
    2. On rappelle que le taux de chlore observé le mercredi 19 juin est égal à 0,7\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.
      On souhaite que le taux de chlore se stabilise à long terme autour de 2\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}. Déterminer les valeurs de C et q afin que ces deux conditions soient respectées.
Voir la correction

PartieA ; 1. La piscine d'Alain contient 50 m^{3} d'eau ; il ajoute chaque jour 15 g de chlore. Justifier que cet ajout fait augmenter le taux de 0,3 mg/L.

15 g = 15\,000 mg répartis dans 50\,000 L : \dfrac{15\,000}{50\,000} = 0{,}3 mg/L.

PartieA ; 2.a Le taux v_n vérifie v_0=0{,}7 et v_{n+1} = 0{,}92v_n+0{,}3. Montrer par récurrence que, pour tout n, {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}.

Initialisation : \begin{aligned}v_1 &= 0{,}92\times0{,}7+0{,}3 \\ &= 0{,}944\end{aligned} donc {v_0\leqslant v_1\leqslant4} : vrai au rang 0.
Hérédité : si {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}, en multipliant par 0,92 puis en ajoutant 0,3 : {v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant3{,}98\leqslant4} : vrai au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n, {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}.

PartieA ; 2.b Montrer que la suite (v_n) est convergente et calculer sa limite.

(v_n) est croissante et majorée par 4 : elle converge.
La fonction de récurrence x\longmapsto0{,}92x+0{,}3 étant continue, la limite vérifie \begin{aligned}\ell = 0{,}92\ell+0{,}3 &\iff 0{,}08\ell = 0{,}3 \\ &\iff \ell = 3{,}75 \end{aligned}

PartieA ; 3. À long terme, le taux de chlore sera-t-il conforme à la préconisation (entre 1 et 3 mg/L) ?

La suite converge vers 3,75 : à partir d'un certain rang, le taux dépasse strictement 3 mg/L. Le taux ne sera pas conforme à long terme.

PartieA ; 4. Compléter l'algorithme Python alerte_chlore(s) qui renvoie le plus petit entier n tel que v_n>s.

while u <= s :, puis n = n + 1 et u = 0.92*u + 0.3.

PartieA ; 5. Quelle valeur renvoie alerte_chlore(3) ? Interpréter.

\begin{aligned}v_{16} &\approx 2{,}95 \\ &\leqslant 3\end{aligned} et v_{17}\approx3{,}01>3 : la fonction renvoie 17. Avec ce protocole, le taux de chlore dépassera 3 mg/L au bout de 17 jours.

PartieB ; 1. Un modèle continu vérifie (E) : y' = -0{,}08y+\dfrac{q}{50}. Justifier que f est de la forme f(x) = Ce^{-0,08x}+\dfrac{q}{4}.

Les solutions de y'=ay+b sont x\longmapsto Ce^{ax}-\dfrac ba ; ici a=-0{,}08 et b=\dfrac{q}{50}, donc \begin{aligned}-\dfrac ba &= \dfrac{q}{50\times0{,}08} \\ &= \dfrac{q}{4}\end{aligned} D'où f(x) = Ce^{-0,08x}+\dfrac{q}{4}.

PartieB ; 2.a Exprimer, en fonction de q, la limite de f en +\infty.

e^{-0,08x}\to0 : \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = \dfrac{q}{4}.

PartieB ; 2.b Sachant que le taux initial est 0,7 mg/L et que l'on veut une stabilisation à 2 mg/L, déterminer C et q.

Stabilisation à 2 : \begin{aligned}\dfrac q4 = 2 &\iff q = 8 \end{aligned} (grammes de chlore par jour).
\begin{aligned}f(0) = 0{,}7 &\iff C+2 = 0{,}7 \\ &\iff C = -1{,}3 \end{aligned} La fonction est f(x) = -1{,}3e^{-0,08x}+2.

Pour chacune des cinq questions de cet exercice, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.

On considère L une liste de nombres constituée de termes consécutifs d'une suite arithmétique de premier terme 7 et de raison 3, le dernier nombre de la liste est 2023 soit:

L = [7, 10, ... , 2023].

Question 1 : Le nombre de termes de cette liste est :

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
20236736722016

Question 2 : On choisit au hasard un nombre dans cette liste. La probabilité de tirer un nombre pair est:

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
\dfrac12\dfrac{34}{673}\dfrac{336}{673}\dfrac{337}{673}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}

On rappelle qu'on choisit au hasard un nombre dans cette liste.

On s'intéresse aux évènements suivants :

  • Évènement A : « obtenir un multiple de 4 »
  • Évènement B : « obtenir un nombre dont le chiffre des unités est 6 »

Pour répondre aux questions suivantes on pourra utiliser l'arbre pondéré ci-dessous et on donne p(A \cap B) = \dfrac{34}{673}.

\pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{A }\taput\dfrac{168}{673}} {\TR{B }\taput \TR{\overline{B}}\tbput } \pstree{\TR{\overline{A} }\tbput} {\TR{B }\taput \dfrac{33}{505} \TR{\overline{B}}\tbput } }

Question 3 :

La probabilité d'obtenir un multiple de 4 ayant 6 comme chiffre des unités est:

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
\dfrac{168}{673} \times \dfrac{34}{673}\dfrac{34}{673}\dfrac{17}{84}\dfrac{168}{34}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}

Question 4 : P_B(A) est égale à :

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
\dfrac{36}{168}\dfrac12\dfrac{33}{168}\dfrac{34}{67}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}

Question 5: On choisit, au hasard, successivement, 10 éléments de cette liste.

Un élément peut être choisi plusieurs fois. La probabilité qu'aucun de ces 10 nombres ne soit un multiple de 4 est :

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
\left(\dfrac{505}{673}\right)^{10}1 - \left(\dfrac{505}{673}\right)^{10}\left(\dfrac{168}{673}\right)^{10}1 - \left(\dfrac{168}{673}\right)^{10}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}
Voir la correction

1.On considère la liste L des termes consécutifs d'une suite arithmétique de premier terme 7 et de raison 3, du type L = [7, 10, …, 2023]. Déterminer le nombre de termes de cette liste.

Le terme de rang n (en indexant à partir de 1) de cette suite arithmétique s'écrit 7+3(n-1). On cherche n tel que 7+3(n-1)=2023.
\begin{aligned}3(n-1) = 2016 &\iff n-1 = 672 \\ &\iff n = 673 \end{aligned}
Donc, la réponse est 673 termes.

2.On choisit au hasard un nombre de cette liste. Déterminer la probabilité de tirer un nombre pair.

Un terme de la liste s'écrit 7+3(n-1)=3n+4, pour n entier de 1 à 673. Ce nombre est pair si et seulement si 3n+4 est pair, c'est-à-dire si et seulement si 3n est pair, donc si et seulement si n est pair (3 étant impair).
Parmi les entiers n de 1 à 673 (673 valeurs), les entiers pairs sont 2,4,\dots,672, soit 336 valeurs.
Donc, la réponse est P(\text{nombre pair}) = \dfrac{336}{673}.

3.On note A l'évènement « obtenir un multiple de 4 » et B l'évènement « obtenir un nombre dont le chiffre des unités est 6 », sachant que P(A)=\dfrac{168}{673} et P(A\cap B)=\dfrac{34}{673} (valeurs obtenues par dénombrement direct dans la liste). Donner la probabilité d'obtenir un multiple de 4 se terminant par 6.

Un nombre qui est à la fois un multiple de 4 et qui se termine par 6 est exactement un élément de A\cap B. Donc, la réponse est P(A\cap B) = \dfrac{34}{673} (donnée directement par l'énoncé, qui correspond bien à un dénombrement des multiples de 4 de la liste se terminant par 6).

4.Sachant de plus que P(\overline{A}\cap B) = \dfrac{505}{673}\times\dfrac{33}{505}, calculer P_B(A).

D'abord \begin{aligned}P(B) &= P(A\cap B)+P(\overline{A}\cap B) \\ &= \dfrac{34}{673}+\dfrac{505}{673}\times\dfrac{33}{505} \\ &= \dfrac{34}{673}+\dfrac{33}{673} \\ &= \dfrac{67}{673}\end{aligned} (le facteur \dfrac{505}{673} se simplifie avec le 505 du numérateur).
Par définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_B(A) &= \dfrac{P(A\cap B)}{P(B)} \\ &= \dfrac{\frac{34}{673}}{\frac{67}{673}} \\ &= \dfrac{34}{67}\end{aligned}
Donc, la réponse est P_B(A)=\dfrac{34}{67}.

5.On choisit successivement et au hasard 10 nombres de la liste (un même nombre pouvant être choisi plusieurs fois). Déterminer la probabilité qu'aucun des 10 nombres tirés ne soit un multiple de 4.

La probabilité de ne pas tirer un multiple de 4 en un seul tirage vaut \begin{aligned}P(\overline{A}) &= 1-\dfrac{168}{673} \\ &= \dfrac{505}{673}\end{aligned}
Les 10 tirages sont indépendants et identiques (tirage avec remise) : la probabilité qu'aucun des 10 ne soit un multiple de 4 est donc \left(\dfrac{505}{673}\right)^{10}.
Donc, la réponse est P \approx 0,057 (au millième).

Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte. Indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la proposition choisie. Aucune justification n'est demandée.

Pour chaque question, une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse ne rapporte ni n'enlève de point.

Question 1 :

On considère la suite numérique \left(u_n\right) définie pour tout n entier naturel par u_n = \dfrac{1 + 2^n}{3 + 5^n}.

Cette suite :

a. diverge vers +\inftyc. converge vers 0
b. converge vers \dfrac25d. converge vers \dfrac13.

Question 2 :

Soit f la fonction définie sur ]0~;~ +\infty[ par f(x) = x^2\ln x.

L'expression de la fonction dérivée de f est :

a. f'(x) = 2x\ln x.c. f'(x) = 2.
b. f'(x) = x(2\ln x + 1).d. f'(x) = x.

Question 3 :

On considère une fonction h définie et continue sur \R dont le tableau de variations est donné ci-dessous:

\begin{array}{|c| ccc|} \hline x & -\infty\quad &\quad & +\infty \\ \hline \quad &\quad &\quad & +\infty\quad \\ \text{ Variations de $h$ } & &\quad &\quad \\ &\quad -\infty & & 0 1 \\ \hline \end{array} }

On note H la primitive de h définie sur \R qui s'annule en 0.

Elle vérifie la propriété :

a. H est positive sur ]-\infty~;~0].c. H est négative sur ]-\infty~;~1].
b. H est croissante sur ]-\infty~;~1].d. H est croissante sur \R.

Question 4 :

Soit deux réels a et b avec a < b.

On considère une fonction f définie, continue, strictement croissante sur l'intervalle [a~;~b] et qui s'annule en un réel \alpha.

Parmi les propositions suivantes, la fonction en langage Python qui permet de donner une valeur approchée de \alpha à 0,001 est:

a. c.
def racine(a, b):
while abs(b - a)> = 0.001:
m = (a + b)/2
if f(m) < 0 :
b = m
else:
a = m
return m def racine(a, b):
m = (a + b)/2
while abs(b - a)<=0.001:
if f(m)< 0 :
a = m
else:
b = m
return m
b. d.
def racine(a, b):
m = (a + b)/2
while abs(b - a)>= 0.001:
if f(m) < 0:
a = m
else:
b = m
return m
def racine (a, b):
while abs (b - a)>= 0.001:
m =(a + b)/2
if f(m) < 0:
a = m
else :
b = m
return m

Question 5 :

Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher dont 7 sont bleues et les autres vertes.

On effectue trois tirages successifs avec remise. La probabilité d'obtenir exactement deux boules vertes est :

a. \left(\dfrac{7}{10}\right)^2 \times \dfrac{3}{10}c. \ds\binom{10}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2
b. \left(\dfrac{3}{10}\right)^2d. \ds\binom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2
Voir la correction

1.On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{1+2^n}{3+5^n}. Quel est son comportement : diverge vers +\infty, converge vers \dfrac25, converge vers 0, ou converge vers \dfrac13 ?

En factorisant numérateur et dénominateur par 5^n : \begin{aligned}u_n &= \dfrac{5^n\left(\frac{1}{5^n}+\left(\frac25\right)^n\right)}{5^n\left(\frac{3}{5^n}+1\right)} \\ &= \dfrac{\left(\frac25\right)^n+\frac{1}{5^n}}{1+\frac{3}{5^n}}\end{aligned}
Les suites géométriques de raisons \dfrac25 et \dfrac15, toutes deux strictement comprises entre -1 et 1, convergent vers 0 : par limite de somme puis de quotient, u_n converge vers \dfrac{0+0}{1+0}=0.
Réponse : la suite converge vers 0.

2.Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x)=x^2\ln(x). Quelle est l'expression de f'(x) ?

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme produit de fonctions dérivables sur cet intervalle.
f'(x) = 2x\times\ln(x) + x^2\times\dfrac1x = 2x\ln(x)+x = x\big(2\ln(x)+1\big).
Réponse : f'(x) = x(2\ln(x)+1).

3.Une fonction h, continue sur \mathbb{R}, admet le tableau de variations suivant : h décroît de +\infty (en -\infty) jusqu'à -\infty... en réalité h croît de -\infty vers +\infty, en s'annulant en x=1. On note H la primitive de h sur \mathbb{R} qui s'annule en 0. Que peut-on affirmer : H positive sur ]-\infty~;~0], H croissante sur ]-\infty~;~1], H négative sur ]-\infty~;~1], ou H croissante sur \mathbb{R} ?

h est strictement croissante sur \mathbb{R} et s'annule en 1, donc h(x)<0 pour tout x<1.
H étant une primitive de h, on a H'=h : ainsi H'(x)<0 sur ]-\infty~;~1[, donc H est strictement décroissante sur cet intervalle.
Pour tout x\leqslant 0, x et 0 appartiennent à ]-\infty~;~1[H décroît, donc {x\leqslant 0 \implies H(x)\geqslant H(0)}. Or H(0)=0 par définition de H, donc H(x)\geqslant 0 sur ]-\infty~;~0].
Réponse : H est positive sur ]-\infty~;~0].

4.Soit a<b deux réels et f une fonction définie, continue et strictement croissante sur [a~;~b], qui s'annule en un réel \alpha. Parmi quatre fonctions Python proposées (méthode de dichotomie), laquelle donne bien une valeur approchée de \alpha à 0{,}001 près ?

Le programme correct doit recalculer le milieu m=\dfrac{a+b}{2} à chaque tour de boucle (et non une seule fois avant la boucle), avec un test d'arrêt \og tant que l'écart dépasse 0{,}001 \fg{} correctement écrit.
Comme f est strictement croissante sur [a~;~b] et s'annule en \alpha, on a f(a)<0 et f(b)>0. Si f(m)<0, alors \alpha se trouve entre m et b : il faut donc remplacer a par m (et garder b) pour l'itération suivante ; sinon, on remplace b par m.
Seule la version qui recalcule m à l'intérieur de la boucle, avec la condition while abs(b-a) >= 0.001, et l'affectation a = m quand f(m)<0, respecte ce principe.
Réponse : le programme qui recalcule m dans la boucle et affecte a=m lorsque f(m)<0.

5.Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher, dont 7 bleues et 3 vertes. On effectue trois tirages successifs avec remise. Quelle expression donne la probabilité d'obtenir exactement deux boules vertes ?

Chaque tirage est une épreuve à deux issues (\og verte \fg{} ou pas), de probabilité de succès p=\dfrac{3}{10}, répétée n=3 fois de façon identique et indépendante (tirages avec remise).
En notant X le nombre de boules vertes obtenues, X suit la loi binomiale \mathcal{B}\left(3~;~\dfrac{3}{10}\right).
\begin{aligned}P(X=2) &= \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{3}{10}\right)^2\left(\dfrac{7}{10}\right)^{1} \\ &= \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2\end{aligned}
Réponse : \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2.

Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.

Dans une grande ville française, des trottinettes électriques sont mises à disposition des usagers. Une entreprise, chargée de l'entretien du parc de trottinettes, contrôle leur état chaque lundi.

Partie A

On estime que :

  • lorsqu'une trottinette est en bon état un lundi, la probabilité qu'elle soit encore en bon état le lundi suivant est 0,9 ;
  • lorsqu'une trottinette est en mauvais état un lundi, la probabilité qu'elle soit en bon état le lundi suivant est 0,4.

On s'intéresse à l'état d'une trottinette lors des phases de contrôle.

Soit n un entier naturel. On note B_n l'évènement « la trottinette est en bon état n semaines après sa mise en service » et p_n la probabilité de B_n.

Lors de sa mise en service, la trottinette est en bon état. On a donc p_0 = 1.

  1. Donner p_1 et montrer que p_2 = 0,85.

    On pourra s'appuyer sur un arbre pondéré.
  2. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous :

    \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{B_n }\taput{p_n}} {\TR{B_{n+1}}\taput{...} \TR{\overline{B_{n+1}}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{B_n} }\tbput{...}} {\TR{B_{n+1}}\taput{...} \TR{\overline{B_{n+1}}}\tbput{...} }}

  3. En déduire que, pour tout entier naturel n, p_{n+1} = 0,5p_n + 0,4.
    1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, p_n \geqslant 0,8.
    2. À partir de ce résultat, quelle communication l'entreprise peut-elle envisager pour valoriser la fiabilité du parc ?
    1. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = p_n - 0,8.

      Montrer que \left(u_n\right) est une suite géométrique dont on donnera le premier terme et la raison.
    2. En déduire l'expression de u_n puis de p_n en fonction de n.
    3. En déduire la limite de la suite \left(p_n\right).

Partie B

Dans cette partie, on modélise la situation de la façon suivante :

  • l'état d'une trottinette est indépendant de celui des autres ;
  • la probabilité qu'une trottinette soit en bon état est égale à 0,8.

On note X la variable aléatoire qui, à un lot de 15 trottinettes, associe le nombre de trottinettes en bon état.

Le nombre de trottinettes du parc étant très important, le prélèvement de 15 trottinettes peut être assimilé à un tirage avec remise.

  1. Justifier que X suit une loi binomiale et préciser les paramètres de cette loi.
  2. Calculer la probabilité que les 15 trottinettes soient en bon état.
  3. Calculer la probabilité qu'au moins 10 trottinettes soient en bon état dans un lot de 15.
  4. On admet que E(X) = 12. Interpréter le résultat.
Voir la correction

PartieA ; 1. Une entreprise loue des trottinettes électriques et contrôle leur état chaque lundi. On admet que si une trottinette est en bon état un lundi donné, la probabilité qu'elle le soit encore le lundi suivant est 0{,}9 ; si elle est en mauvais état, la probabilité qu'elle passe en bon état la semaine suivante est 0{,}4. On note B_n l'événement « la trottinette est en bon état n semaines après sa mise en service » et p_n=P(B_n), avec p_0=1. Donner p_1 et montrer que p_2=0{,}85.

Comme la trottinette est en bon état à l'instant 0 (p_0=1), on a directement \begin{aligned}p_1 &= P_{B_0}(B_1) \\ &= 0{,}9\end{aligned}
En construisant l'arbre pondéré sur les deux premières semaines (issues B_1 ou \overline{B_1}, puis B_2 ou \overline{B_2} à chaque fois), la formule des probabilités totales donne : \begin{aligned}p_2 &= P(B_1)\times P_{B_1}(B_2) + P(\overline{B_1})\times P_{\overline{B_1}}(B_2) \\ &= 0{,}9\times0{,}9+0{,}1\times0{,}4 \\ &= 0{,}81+0{,}04 \\ &= 0{,}85\end{aligned}
On obtient bien p_1=0{,}9 et p_2=0{,}85.

PartieA ; 2. Reproduire et compléter l'arbre pondéré traduisant le passage de la semaine n à la semaine n+1.

L'arbre a pour première branche B_n avec probabilité p_n (puis B_{n+1} avec probabilité 0{,}9 et \overline{B_{n+1}} avec probabilité 0{,}1), et pour seconde branche \overline{B_n} avec probabilité 1-p_n (puis B_{n+1} avec probabilité 0{,}4 et \overline{B_{n+1}} avec probabilité 0{,}6).

PartieA ; 3. En déduire que, pour tout entier naturel n, p_{n+1}=0{,}5p_n+0{,}4.

Les événements B_n et \overline{B_n} forment une partition de l'univers, donc la formule des probabilités totales donne : \begin{aligned}p_{n+1} &= P(B_n)\times0{,}9 + P(\overline{B_n})\times0{,}4 \\ &= 0{,}9p_n + 0{,}4(1-p_n) \\ &= 0{,}9p_n+0{,}4-0{,}4p_n\end{aligned}
Donc, la réponse est p_{n+1} = 0{,}5p_n+0{,}4.

PartieA ; 4.a Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, p_n\geqslant0{,}8.

Initialisation : \begin{aligned}p_0 &= 1 \\ &\geqslant 0{,}8\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que pour un entier naturel n donné, p_n\geqslant0{,}8. Alors, en multipliant par 0{,}5>0 : 0{,}5p_n\geqslant0{,}4, puis en ajoutant 0{,}4 : 0{,}5p_n+0{,}4\geqslant0{,}8, c'est-à-dire p_{n+1}\geqslant0{,}8. La propriété est donc héréditaire.
Conclusion : par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, p_n\geqslant0{,}8.

PartieA ; 4.b Quelle communication l'entreprise peut-elle envisager à partir de ce résultat ?

En interprétant p_n comme la proportion de trottinettes en bon état, l'entreprise peut communiquer sur le fait qu'au moins 80 % de son parc reste en permanence en bon état, quelle que soit la semaine considérée.

PartieA ; 5.a On pose, pour tout entier naturel n, u_n=p_n-0{,}8. Montrer que \left(u_n\right) est géométrique et préciser son premier terme et sa raison.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1} &= p_{n+1}-0{,}8 \\ &= (0{,}5p_n+0{,}4)-0{,}8 \\ &= 0{,}5p_n-0{,}4 \\ &= 0{,}5(p_n-0{,}8) \\ &= 0{,}5\,u_n\end{aligned}
La suite \left(u_n\right) est donc géométrique de raison q=0{,}5, de premier terme \begin{aligned}u_0 &= p_0-0{,}8 \\ &= 1-0{,}8 \\ &= 0{,}2\end{aligned}

PartieA ; 5.b En déduire l'expression de u_n puis de p_n en fonction de n.

D'après la forme explicite d'une suite géométrique : \begin{aligned}u_n &= u_0\times q^n \\ &= 0{,}2\times0{,}5^n\end{aligned} pour tout entier naturel n. Comme p_n=u_n+0{,}8, on obtient p_n = 0{,}2\times0{,}5^n+0{,}8.

PartieA ; 5.c En déduire la limite de la suite \left(p_n\right).

La raison 0{,}5 est strictement comprise entre -1 et 1, donc \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}5^n=0, puis \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=0. Par limite de somme, \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}p_n &= 0+0{,}8 \\ &= 0{,}8\end{aligned}

PartieB ; 1. On modélise désormais l'état des trottinettes du parc par une probabilité de bon état égale à 0{,}8, indépendamment d'une trottinette à l'autre. On note X le nombre de trottinettes en bon état dans un lot de 15, ce prélèvement pouvant être assimilé à un tirage avec remise. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.

On répète 15 fois, de façon identique et indépendante, une épreuve à deux issues (« la trottinette est en bon état », de probabilité 0{,}8) : X compte le nombre de succès, donc X suit la loi binomiale \mathcal{B}(15~;~0{,}8).

PartieB ; 2. Calculer la probabilité que les 15 trottinettes du lot soient toutes en bon état.

P(X=15) = 0{,}8^{15} \approx 0,0352 (arrondi au dix-millième).

PartieB ; 3. Calculer la probabilité qu'au moins 10 trottinettes du lot soient en bon état.

À la calculatrice, P(X\geqslant10) = 1-P(X\leqslant9) \approx 0,9389 (arrondi au dix-millième).

PartieB ; 4. On admet que E(X)=12. Interpréter ce résultat.

Pour une loi binomiale \mathcal{B}(n~;~p), on a \begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 15\times0{,}8 \\ &= 12\end{aligned} Cela signifie qu'en moyenne, sur un grand nombre de lots de 15 trottinettes prélevées dans le parc, 12 d'entre elles sont en bon état.

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On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 3 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac12u_n + \dfrac12n + 1.

Partie A

Cette partie est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une absence de réponse, ou une réponse multiple, ne rapporte ni n'enlève de point.

  1. La valeur de u_2 est égale à :

    a. \dfrac{11}{4}b. \dfrac{13}{2}
    c. 3,5b. 2,7
  2. La suite \left(v_n\right) définie, pour tout entier naturel n, par v_n = u_n - n est :

    a. arithmétique de raison \dfrac12b. géométrique de raison \dfrac12
    c. constante.d. ni arithmétique, ni géométrique.
  3. On considère la fonction ci-dessous, écrite de manière incomplète en langage Python.

    n désigne un entier naturel non nul.

    On rappelle qu'en langage Python « i in range (n) » signifie que i varie de 0 à n-1.

    1def terme (n)
    2U=3
    3for i in range(n):
    4...
    5return U


    Pour que terme (n) renvoie la valeur de u_n, on peut compléter la ligne 4 par :

    a. U = U/2 + (i+1)/2+1b. U = U/2 + n/2 + 1
    c. U = U/2 + (i-1)/2+1d. U = U/2 + i/2 + 1

Partie B

  1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n : {n \leqslant u_n \leqslant n + 3.}
  2. En déduire la limite de la suite \left(u_n\right).
  3. Déterminer la limite de la suite \left(\dfrac{u_n}{n}\right).
Voir la correction

PartieA ; 1. On considère la suite (u_n) définie par u_0=3 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac12u_n+\dfrac12n+1. Que vaut u_2 ? a) \dfrac{11}{4} b) \dfrac{13}{2} c) 3,5 d) 2,7

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac12u_0+\dfrac12\times0+1 \\ &= \dfrac12\times3+1 \\ &= \dfrac52\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= \dfrac12u_1+\dfrac12\times1+1 \\ &= \dfrac12\times\dfrac52+\dfrac12+1 \\ &= \dfrac54+\dfrac24+\dfrac44 \\ &= \dfrac{11}{4}\end{aligned}
Donc, la réponse est a.

PartieA ; 2. On pose, pour tout entier naturel n, v_n = u_n-n. La suite (v_n) est : a) arithmétique de raison \dfrac12 b) géométrique de raison \dfrac12 c) constante d) ni arithmétique ni géométrique

Pour tout n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1}-(n+1) \\ &= \dfrac12u_n+\dfrac12n+1-n-1 \\ &= \dfrac12u_n-\dfrac12n \\ &= \dfrac12(u_n-n) \\ &= \dfrac12v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=\dfrac12v_n montre que (v_n) est géométrique de raison \dfrac12.
Donc, la réponse est b.

PartieA ; 3. Un script Python incomplet doit renvoyer u_n à partir de \begin{aligned}U &= u_0 \\ &= 3\end{aligned} avec une boucle for i in range(n): (où i varie de 0 à n-1). Quelle instruction compléter à l'intérieur de la boucle ? a) U = U/2 + (i+1)/2 + 1 b) U = U/2 + n/2 + 1 c) U = U/2 + (i-1)/2 + 1 d) U = U/2 + i/2 + 1

Au premier passage dans la boucle, i=0 et le script doit calculer u_1 à partir de u_0, c'est-à-dire appliquer la relation avec l'indice 0 : U \leftarrow \dfrac{U}{2}+\dfrac{0}{2}+1, donc l'instruction doit utiliser i (l'indice courant), pas i+1 ni n.
Seule la formule U = U/2 + i/2 + 1 reproduit exactement u_{i+1}=\dfrac12u_i+\dfrac12i+1 à chaque tour.
Donc, la réponse est d.

PartieB ; 1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {n\leqslant u_n\leqslant n+3}.

  • Initialisation : pour n=0, u_0=3, et on a bien {0\leqslant3\leqslant0+3}. La propriété est vraie au rang 0.
  • Hérédité : supposons que pour un entier n donné, {n\leqslant u_n\leqslant n+3} (hypothèse de récurrence).
  • En multipliant par \dfrac12>0 : {\dfrac{n}{2}\leqslant\dfrac{u_n}{2}\leqslant\dfrac{n}{2}+\dfrac32}.
  • En ajoutant \dfrac{n}{2}+1 à chaque membre : {n+1\leqslant\dfrac{u_n}{2}+\dfrac{n}{2}+1\leqslant n+\dfrac52}, c'est-à-dire {n+1\leqslant u_{n+1}\leqslant n+\dfrac52}.
  • Comme \dfrac52\leqslant3, on obtient {n+1\leqslant u_{n+1}\leqslant(n+1)+3} : la propriété est vraie au rang n+1.
  • Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout entier naturel n.

PartieB ; 2. En déduire la limite de la suite (u_n).

D'après la question précédente, u_n\geqslant n pour tout n, et \lim\limits_{n\to+\infty}n=+\infty. Par comparaison, on en déduit que \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=+\infty.

PartieB ; 3. Déterminer la limite de la suite \left(\dfrac{u_n}{n}\right).

Pour tout entier n\geqslant1, l'encadrement {n\leqslant u_n\leqslant n+3} donne, en divisant par n>0 : {1\leqslant\dfrac{u_n}{n}\leqslant1+\dfrac3n}.
Or \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac3n=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}\left(1+\dfrac3n\right)=1, et la limite de la suite constante égale à 1 est bien sûr 1.
D'après le théorème des gendarmes, la suite \left(\dfrac{u_n}{n}\right) converge et \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{u_n}{n}=1.

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On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 8 et, pour tout entier naturel n, u_{n +1} = \dfrac{6u_n + 2}{u_n +5}.

  1. Calculer u_1.
  2. Soit f la fonction définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par : f(x) = \dfrac{6x + 2 }{x +5}.

    Ainsi, pour tout entier naturel n, on a : u_{n+1} = f\left(u_n\right).
    1. Démontrer que la fonction f est strictement croissante sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

      En déduire que pour tout réel x > 2, on a f(x) > 2.
    2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a u_n > 2.
  3. On admet que, pour tout entier naturel n, on a : u_{n+1} - u_n = \dfrac{\left(2 - u_n\right)\left(u_n + 1\right)}{u_n +5}.

    1. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est décroissante.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  4. On définit la suite \left(v_n\right) pour tout entier naturel par: v_n = \dfrac{u_n - 2}{u_n + 1}.

    1. Calculer v_0.
    2. Démontrer que \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison \dfrac47.
    3. Déterminer, en justifiant, la limite de \left(v_n\right).

      En déduire la limite de \left(u_n\right).
  1. On considère la fonction Python seuil ci-contre, où A est un nombre réel strictement plus grand que 2.

    Donner, sans justification, la valeur renvoyée par la commande seuil (2.001) puis interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
defseuil (A) :
n = 0
u = 8
while u > A :
u = (6*u + 2)/(u + 5)
n = n + 1
return n
Voir la correction

1.On définit la suite (u_n) par u_0=8 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac{6u_n+2}{u_n+5}. Calculer u_1.

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac{6\times8+2}{8+5} \\ &= \dfrac{50}{13}\end{aligned}

2.aSoit f la fonction définie sur [0~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac{6x+2}{x+5} (de sorte que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n). Montrer que f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[, puis en déduire que f(x)>2 pour tout réel x>2.

Le dénominateur x+5 ne s'annule pas sur [0~;~+\infty[ (il vaut au moins 5), donc f y est dérivable, avec f'(x) = \dfrac{6(x+5)-(6x+2)}{(x+5)^2} = \dfrac{28}{(x+5)^2}.
Ce quotient est strictement positif sur [0~;~+\infty[, donc f est strictement croissante sur cet intervalle.
Par ailleurs \begin{aligned}f(2) &= \dfrac{6\times2+2}{2+5} \\ &= \dfrac{14}{7} \\ &= 2\end{aligned} La stricte croissance de f donne alors : pour tout x>2, f(x)>f(2)=2.

2.bDémontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n>2.

Initialisation : u_0=8>2, la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons u_n>2 pour un entier n fixé. D'après la question précédente, f(u_n)>2, c'est-à-dire u_{n+1}>2 puisque u_{n+1}=f(u_n).
Conclusion : la propriété est initialisée et héréditaire, donc par récurrence, u_n>2 pour tout entier naturel n.

3.On admet que, pour tout entier naturel n, u_{n+1}-u_n = \dfrac{(2-u_n)(u_n+1)}{u_n+5}. Montrer que (u_n) est décroissante, puis en déduire qu'elle converge.

Comme u_n>2 pour tout n (question 2.b), on a {u_n+1>3>0} et {u_n+5>7>0} : le dénominateur et le second facteur du numérateur sont strictement positifs.
Le signe de u_{n+1}-u_n est donc celui de 2-u_n, qui est strictement négatif puisque u_n>2. Ainsi u_{n+1}-u_n<0 pour tout n : la suite (u_n) est strictement décroissante.
Étant décroissante et minorée par 2, la suite (u_n) converge, vers une limite \ell vérifiant \ell\geqslant2.

4.aOn pose v_n = \dfrac{u_n-2}{u_n+1} pour tout entier naturel n. Calculer v_0.

\begin{aligned}v_0 &= \dfrac{u_0-2}{u_0+1} \\ &= \dfrac{8-2}{8+1} \\ &= \dfrac{6}{9} \\ &= \dfrac{2}{3}\end{aligned}

4.bMontrer que (v_n) est une suite géométrique de raison \dfrac47.

En remplaçant u_{n+1} par son expression : \begin{aligned}v_{n+1} &= \dfrac{u_{n+1}-2}{u_{n+1}+1} \\ &= \dfrac{\frac{6u_n+2}{u_n+5}-2}{\frac{6u_n+2}{u_n+5}+1}\end{aligned}
En réduisant chaque étage au même dénominateur u_n+5 : \begin{aligned}v_{n+1} &= \dfrac{(6u_n+2)-2(u_n+5)}{(6u_n+2)+(u_n+5)} \\ &= \dfrac{4u_n-8}{7u_n+7} \\ &= \dfrac{4(u_n-2)}{7(u_n+1)} \\ &= \dfrac47\,v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1} = \dfrac47\,v_n, valable pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison \dfrac47.

4.cDéterminer, en justifiant, la limite de (v_n), puis en déduire celle de (u_n).

Comme (v_n) est géométrique de raison \dfrac47 et de premier terme v_0=\dfrac23, on a v_n = \dfrac23\left(\dfrac47\right)^n pour tout n.
Or {-1<\dfrac47<1}, donc \lim\limits_{n\to+\infty}\left(\dfrac47\right)^n = 0, et par produit de limites, \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 0.
De v_n = \dfrac{u_n-2}{u_n+1} et u_n+1>3, on tire u_n-2 = v_n(u_n+1), quantité qui tend vers 0. Donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 2 : la limite \ell de (u_n) vaut 2.

5.On considère la fonction Python seuil(A) ci-dessous, où A est un réel strictement supérieur à 2, qui simule la suite (u_n) jusqu'à ce que le terme calculé descende à A ou en dessous, et renvoie le rang atteint.

  • def seuil(A):
  • n = 0
  • u = 8
  • while u > A:
  • u = (6*u + 2) / (u + 5)
  • n = n + 1
  • return n

5.Donner, sans justification, la valeur renvoyée par seuil(2.001), puis interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.

En simulant la suite terme à terme, on obtient u_{13}\approx2{,}00139 (encore supérieur à 2,001) puis u_{14}\approx2{,}00079 (passé sous 2,001) : la fonction renvoie donc 14.
Cela signifie que u_{14} est le premier terme de la suite strictement inférieur à 2,001.

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Des biologistes étudient l'évolution d'une population d'insectes dans un jardin botanique.

Au début de l'étude la population est de 100000 insectes.

Pour préserver l'équilibre du milieu naturelle nombre d'insectes ne doit pas dépasser 400000.

Partie A : Étude d'un premier modèle en laboratoire

L'observation de l'évolution de ces populations d'insectes en laboratoire, en l'absence de tout prédateur, montre que le nombre d'insectes augmente de 60 % chaque mois.

En tenant compte de cette observation, les biologistes modélisent l'évolution de la population d'insectes à l'aide d'une suite \left(u_n\right) où, pour tout entier naturel n, u_n modélise le nombre d'insectes, exprimé en millions, au bout de n mois.

On a donc u_0 = 0,1.

  1. Justifier que pour tout entier naturel n : u_n = 0,1 \times 1,6^n.
  2. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).
  3. En résolvant une inéquation, déterminer le plus petit entier naturel n à partir duquel u_n > 0,4.
  4. Selon ce modèle, l'équilibre du milieu naturel serait-il préservé ? Justifier la réponse.

Partie B : Étude d'un second modèle

En tenant compte des contraintes du milieu naturel dans lequel évoluent les insectes, les biologistes choisissent une nouvelle modélisation.

Ils modélisent le nombre d'insectes à l'aide de la suite \left(v_n\right), définie par :

v_0 = 0,1 et, pour tout entier naturel n,\: v_{n+1} = 1,6v_n - 1,6v_n^2,

où, pour tout entier naturel n,\: v_n est le nombre d'insectes, exprimé en millions, au bout de n mois.

  1. Déterminer le nombre d'insectes au bout d'un mois.
  2. On considère la fonction f définie sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac12\right] par f(x) = 1,6x - 1,6x^2.

    1. Résoudre l'équation f(x) = x.
    2. Montrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac12\right].
    1. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n,\: 0 \leqslant v_n\quad \leqslant\quad v_{n+1} \leqslant\quad \dfrac12.
    2. Montrer que la suite \left(v_n\right) est convergente.

      On note \ell la valeur de sa limite. On admet que \ell est solution de l'équation f(x) = x.
    3. Déterminer la valeur de \ell.

      Selon ce modèle, l'équilibre du milieu naturel sera-t-il préservé ? Justifier la réponse.
  1. On donne ci-contre la fonction seuil, écrite en langage Python.
    1. Qu'observe-t-on si on saisit seuil(0.4) ?
    2. Déterminer la valeur renvoyée par la saisie de seuil(0.35).

      Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
def seuil(a) :
v=0.1
n=0
while v
v=1.6*v-1.6*v*v
n=n+1
return n
Voir la correction

PartieA ; 1. Des biologistes suivent une population d'insectes qui compte 100 000 individus au départ. En laboratoire, sans prédateur, cette population augmente de 60 % chaque mois. On modélise le nombre d'insectes, en millions, au bout de n mois par une suite (u_n) avec u_0=0{,}1. Justifier que, pour tout entier naturel n, u_n = 0{,}1\times 1{,}6^{n}.

Augmenter de 60 % chaque mois revient à multiplier l'effectif par 1+\dfrac{60}{100} = 1{,}6 d'un mois sur l'autre : la suite (u_n) est donc géométrique de raison q=1{,}6 et de premier terme u_0=0{,}1.
Or le terme général d'une suite géométrique est u_n = u_0\times q^{n}. Donc, la réponse est u_n = 0{,}1\times 1{,}6^{n} pour tout entier naturel n.

PartieA ; 2. Déterminer la limite de la suite (u_n).

Comme 1{,}6>1, on a \lim\limits_{n\to+\infty} 1{,}6^{n} = +\infty, donc \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty} u_n &= \lim\limits_{n\to+\infty} 0{,}1\times 1{,}6^{n} \\ &= +\infty\end{aligned}

PartieA ; 3. En résolvant une inéquation, déterminer le plus petit entier naturel n à partir duquel u_n>0{,}4.

u_n>0{,}4 \iff 0{,}1\times 1{,}6^{n}>0{,}4 \iff 1{,}6^{n}>4.
En passant au logarithme népérien, qui est strictement croissant : 1{,}6^{n}>4 \iff n\ln(1{,}6)>\ln(4) \iff n>\dfrac{\ln(4)}{\ln(1{,}6)} (l'inégalité garde son sens car \ln(1{,}6)>0).
Or \dfrac{\ln(4)}{\ln(1{,}6)}\approx 2{,}946. Donc, la réponse est n=3.

PartieA ; 4. Selon ce modèle, l'équilibre du milieu naturel (qui impose de ne pas dépasser 400 000 insectes) sera-t-il préservé ?

Comme u_3>0{,}4, le nombre d'insectes dépasse 400 000 dès le 3e mois selon ce modèle : l'équilibre du milieu naturel n'est donc pas préservé.

PartieB ; 1. Un second modèle, tenant compte des contraintes du milieu, définit une suite (v_n) par v_0=0{,}1 et, pour tout entier naturel n, v_{n+1}=1{,}6v_n-1{,}6v_n^{2} (nombre d'insectes en millions). Déterminer le nombre d'insectes au bout d'un mois.

\begin{aligned}v_1 &= 1{,}6\times v_0 - 1{,}6\times v_0^{2} \\ &= 1{,}6\times 0{,}1 - 1{,}6\times 0{,}01 \\ &= 0{,}16-0{,}016 \\ &= 0{,}144\end{aligned} Donc, la réponse est 144 000 insectes.

PartieB ; 2.a On considère la fonction f définie sur \left[0~;~\dfrac12\right] par f(x) = 1{,}6x-1{,}6x^{2}. Résoudre l'équation f(x)=x.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff 1{,}6x-1{,}6x^{2} = x \\ &\iff 0{,}6x-1{,}6x^{2} = 0 \\ &\iff x(0{,}6-1{,}6x) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou 0{,}6-1{,}6x=0, c'est-à-dire \begin{aligned}x &= \dfrac{0{,}6}{1{,}6} \\ &= \dfrac{3}{8}\end{aligned}
Ces deux valeurs appartiennent bien à \left[0~;~\dfrac12\right]. Donc, la réponse est : l'équation f(x)=x admet deux solutions, 0 et \dfrac{3}{8}.

PartieB ; 2.b Montrer que f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right].

f'(x) = 1{,}6-1{,}6\times 2x = 1{,}6(1-2x).
Pour x\in\left[0~;~\dfrac12\right], on a x\leqslant\dfrac12, donc 2x\leqslant 1 et donc 1-2x\geqslant 0, d'où f'(x)\geqslant 0.
Donc, la réponse est : f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right].

PartieB ; 3.a Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant\dfrac12}.

Initialisation : v_0=0{,}1 et v_1=0{,}144 (question précédente), donc {0\leqslant v_0\leqslant v_1\leqslant\dfrac12} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que {0\leqslant v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant\dfrac12} pour un entier n donné. Comme f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right] (question 2.b), on peut appliquer f aux trois membres de l'encadrement : {f(0)\leqslant f(v_n)\leqslant f(v_{n+1})\leqslant f\left(\dfrac12\right)}.
Or f(0)=0, f(v_n)=v_{n+1}, f(v_{n+1})=v_{n+2} et \begin{aligned}f\left(\dfrac12\right) &= 1{,}6\times\dfrac12-1{,}6\times\dfrac14 \\ &= 0{,}8-0{,}4 \\ &= 0{,}4\end{aligned}
On obtient donc {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant 0{,}4}, et comme 0{,}4\leqslant\dfrac12, cela entraîne {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant\dfrac12} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout entier naturel n.

PartieB ; 3.b Montrer que la suite (v_n) est convergente.

D'après la question précédente, pour tout n, v_n\leqslant v_{n+1} : la suite (v_n) est croissante.
Toujours d'après la question précédente, pour tout n, v_n\leqslant\dfrac12 : la suite (v_n) est majorée par \dfrac12.
Une suite croissante et majorée converge, d'après le théorème de la convergence monotone. Donc, la réponse est : (v_n) converge.

PartieB ; 3.c On note \ell la limite de (v_n), solution de f(x)=x. Déterminer la valeur de \ell et conclure sur la préservation de l'équilibre du milieu naturel.

La suite (v_n) est croissante de limite \ell, donc tous ses termes sont inférieurs ou égaux à \ell ; en particulier v_1\leqslant\ell, soit 0{,}144\leqslant\ell, donc \ell\neq 0.
Comme \ell est solution de f(x)=x, elle vaut donc nécessairement \dfrac{3}{8} (l'autre solution possible étant 0, exclue). Donc \begin{aligned}\ell &= \dfrac{3}{8} \\ &= 0{,}375\end{aligned}
Pour tout n, \begin{aligned}v_n &\leqslant \ell \\ &= 0{,}375\end{aligned} donc le nombre d'insectes restera toujours inférieur à 375 000, valeur qui ne dépasse jamais le seuil de 400 000. Donc, la réponse est : selon ce second modèle, l'équilibre du milieu naturel sera préservé.

PartieB ; 4.a On donne la fonction Python ci-dessous, qui simule l'évolution de (v_n) à partir de v_0=0{,}1 tant que v<a.

  • def seuil(a) : v = 0.1
  • n = 0
  • while v < a :
  • v = 1.6*v - 1.6*v*v
  • n = n + 1
  • return n

PartieB ; 4.b Qu'observe-t-on si l'on exécute seuil(0.4) ?

La fonction seuil(a) renvoie le premier rang n à partir duquel v_n\geqslant a. Or on a montré que v_n\leqslant 0{,}375 pour tout n : il n'existe donc aucun rang n pour lequel v_n\geqslant 0{,}4. Donc, la réponse est : le programme ne s'arrête jamais (boucle infinie).

PartieB ; 4.c Déterminer la valeur renvoyée par seuil(0.35) et interpréter ce résultat.

À la calculatrice, en itérant v_{n+1}=1{,}6v_n-1{,}6v_n^{2} à partir de v_0=0{,}1, on obtient v_5\approx 0{,}338<0{,}35 et \begin{aligned}v_6 &\approx 0{,}358 \\ &\geqslant 0{,}35\end{aligned}
Donc, la réponse est : seuil(0.35) renvoie 6, ce qui signifie que c'est au bout du 6e mois que le nombre d'insectes dépasse pour la première fois 350 000, selon ce second modèle.

Bac Terminale 2023 : Nouvelle-Calédonie (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la suite \left(u_n\right) telle que u_0 = 0 et pour tout entier naturel n : u_{n+1} = \dfrac{-u_n - 4}{u_n + 3}.

On admet que u_n est défini pour tout entier naturel n.

  1. Calculer les valeurs exactes de u_1 et u_2.
  2. On considère la fonction terme ci-dessous écrite de manière incomplète en langage Python :

    def terme (n) :
    u = ...
    for i in range(n):
    u = ...
    return(u)


    On rappelle qu'en langage Python, « i in range (n) » signifie que i varie de 0 à n - 1.


    Recopier et compléter le cadre ci-dessus de sorte que, pour tout entier naturel n, l'instruction terme (n) renvoie la valeur de u_n.
  3. Soit la fonction f définie sur ]- 3~;~+\infty[ par: f(x) = \dfrac{- x - 4}{x+ 3}.

    Ainsi, pour tout entier naturel n, on a u_{n+1} = f\left(u_n\right).

    Démontrer que la fonction f est strictement croissante sur ]- 3~;~+\infty[.
  4. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n : {- 2 < u_{n+1} \leqslant u_n.}
  5. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  6. Soit la suite \left(v_n\right) définie pour tout entier naturel n par: v_n = \dfrac{1}{u_n + 2}.

    1. Donner v_0.
    2. Démontrer que la suite \left(v_n\right) est arithmétique de raison 1.
    3. En déduire que pour tout entier naturel n \geqslant 1 : u_n = \dfrac{1}{n + 0,5}\quad - 2.
    4. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).
Voir la correction

1.Soit (u_n) définie par u_0=0 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=\dfrac{-u_n-4}{u_n+3}. Calculer les valeurs exactes de u_1 et u_2.

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac{-u_0-4}{u_0+3} \\ &= \dfrac{0-4}{0+3} \\ &= -\dfrac{4}{3}\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= \dfrac{-u_1-4}{u_1+3} \\ &= \dfrac{\frac{4}{3}-4}{-\frac{4}{3}+3} \\ &= \dfrac{-\frac{8}{3}}{\frac{5}{3}} \\ &= -\dfrac{8}{5}\end{aligned}

2.Compléter la fonction Python terme(n), écrite de façon incomplète, pour qu'elle renvoie u_n pour tout entier naturel n.

  • def terme(n) :
  • u = 0
  • for i in range(n) :
  • u = (-u - 4) / (u + 3)
  • return u

3.Soit f définie sur ]-3~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac{-x-4}{x+3}, de sorte que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n. Démontrer que f est strictement croissante sur ]-3~;~+\infty[.

f est une fonction rationnelle, donc dérivable sur son ensemble de définition ]-3~;~+\infty[, avec (formule \left(\dfrac{u}{v}\right)'=\dfrac{u'v-uv'}{v^2}) :
f'(x) = \dfrac{-1\times(x+3)-(-x-4)\times1}{(x+3)^2} = \dfrac{-x-3+x+4}{(x+3)^2} = \dfrac{1}{(x+3)^2}.
Sur ]-3~;~+\infty[, (x+3)^2>0 donc f'(x)>0 : donc, la réponse est que f est strictement croissante sur ]-3~;~+\infty[.

4.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, -2<u_{n+1}\leqslant u_n.

Initialisation. Pour n=0 : u_0=0 et u_1=-\dfrac{4}{3}, donc {-2<-\dfrac{4}{3}\leqslant0}, soit -2<u_1\leqslant u_0. La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité. Supposons que, pour un entier n\geqslant0, -2<u_{n+1}\leqslant u_n (hypothèse de récurrence).
Comme -2 et u_{n+1}, u_n appartiennent à ]-3~;~+\infty[ et que f y est strictement croissante (question 3), on peut appliquer f aux trois membres de l'inégalité : f(-2)<f(u_{n+1})\leqslant f(u_n).
Or \begin{aligned}f(-2) &= \dfrac{-(-2)-4}{-2+3} \\ &= \dfrac{-2}{1} \\ &= -2\end{aligned} f(u_{n+1})=u_{n+2} et f(u_n)=u_{n+1} : on obtient donc -2<u_{n+2}\leqslant u_{n+1}, ce qui est la propriété au rang n+1.
Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire à partir de ce rang : d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, -2<u_{n+1}\leqslant u_n.

5.En déduire que la suite (u_n) converge.

D'après la question 4, (u_n) est décroissante (car u_{n+1}\leqslant u_n) et minorée par -2 : d'après le théorème de la convergence monotone, (u_n) converge.

6.aSoit (v_n) définie par v_n=\dfrac{1}{u_n+2} pour tout entier naturel n. Donner v_0.

\begin{aligned}v_0 &= \dfrac{1}{u_0+2} \\ &= \dfrac{1}{0+2} \\ &= \dfrac{1}{2} \\ &= 0{,}5\end{aligned}

6.bDémontrer que (v_n) est arithmétique de raison 1.

Comme u_n>-2 pour tout n (question 4), u_n+2>0 donc v_n est bien défini et strictement positif pour tout n.
\begin{aligned}v_{n+1} &= \dfrac{1}{u_{n+1}+2} \\ &= \dfrac{1}{\frac{-u_n-4}{u_n+3}+2} \\ &= \dfrac{1}{\frac{-u_n-4+2(u_n+3)}{u_n+3}} \\ &= \dfrac{u_n+3}{u_n+2}\end{aligned}
\begin{aligned}v_{n+1}-v_n &= \dfrac{u_n+3}{u_n+2}-\dfrac{1}{u_n+2} \\ &= \dfrac{u_n+2}{u_n+2} \\ &= 1\end{aligned}
Donc, la réponse est : (v_n) est arithmétique de raison 1 (et de premier terme v_0=0{,}5).

6.cEn déduire que, pour tout entier naturel n\geqslant1, u_n=\dfrac{1}{n+0{,}5}-2.

(v_n) étant arithmétique de raison 1 et de premier terme 0{,}5 : v_n = 0{,}5+n pour tout n.
De v_n=\dfrac{1}{u_n+2}, on tire u_n+2=\dfrac{1}{v_n}, donc \begin{aligned}u_n &= \dfrac{1}{v_n}-2 \\ &= \dfrac{1}{n+0{,}5}-2\end{aligned}
Donc, la réponse est : pour tout n\geqslant1 (et en fait dès n=0), u_n=\dfrac{1}{n+0{,}5}-2.

6.dDéterminer la limite de la suite (u_n).

\displaystyle\lim_{n\to+\infty}(n+0{,}5)=+\infty donc \displaystyle\lim_{n\to+\infty}\dfrac{1}{n+0{,}5}=0, d'où \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=-2.

Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Soit \left(u_n\right) la suite définie par u_0 = - 1 et, pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0,9u_n - 0,3.

    1. Démontrer par récurrence que, pour tout n \in \N, u_n\quad = 2 \times 0,9^n - 3.
    2. En déduire que pour tout n \in \N,\: \: - 3 < u_n \leqslant - 1.
    3. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est strictement décroissante.
    4. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge et préciser sa limite.
  1. On se propose d'étudier la fonction g définie sur ]-3~;~-1] par : g(x) = \ln (0,5 x + 1,5) - x.

    1. Justifier toutes les informations données par le tableau de variations de la fonction g (limites, variations, image de -1)

      x 3 2 1 g ( 2) −∞ 1 Variationsde g
    2. En déduire que l'équation g(x) = 0 a exactement une solution que l'on notera \alpha et dont on donnera un encadrement d'amplitude 10^{-3}.
  2. Dans la suite de l'exercice, on considère la suite \left(v_n\right) définie pour tout \in \N, par : v_n = \ln \left(0,5 u_n + 1,5\right).
    1. En utilisant la formule donnée à la question 1. a., démontrer que la suite v est arithmétique de raison \ln (0,9).
    2. Soit n un entier naturel.

      Démontrer que u_n = v_n si, et seulement si g\left(u_n\right) = 0.
    3. Démontrer qu'il n'existe aucun rang k \in \N pour lequel u_k = \alpha.
    4. En déduire qu'il n'existe aucun rang k \in \N pour lequel v_k = u_k.
Voir la correction

1.a.Soit (u_n) la suite définie par u_0=-1 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0{,}9u_n-0{,}3. Démontrer par récurrence que, pour tout n\in\mathbb{N}, u_n = 2\times0{,}9^n-3.

Initialisation : pour n=0, \begin{aligned}2\times0{,}9^0-3 &= 2-3 \\ &= -1 \\ &= u_0\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que pour un entier n fixé, u_n=2\times0{,}9^n-3. Alors \begin{aligned}u_{n+1} &= 0{,}9u_n-0{,}3 \\ &= 0{,}9\left(2\times0{,}9^n-3\right)-0{,}3 \\ &= 2\times0{,}9^{n+1}-2{,}7-0{,}3 \\ &= 2\times0{,}9^{n+1}-3\end{aligned} La propriété est vraie au rang n+1.
Donc, la réponse est que, par le principe de récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, u_n = 2\times0{,}9^n-3.

1.b.En déduire que, pour tout n\in\mathbb{N}, {-3 < u_n \leqslant -1}.

Comme {0<0{,}9<1}, on a pour tout n\in\mathbb{N} : {0 < 0{,}9^n \leqslant 1}.
En multipliant par 2 (positif) : {0 < 2\times0{,}9^n \leqslant 2}, puis en retranchant 3 à chaque membre : {-3 < 2\times0{,}9^n-3 \leqslant -1}.
Donc, la réponse est que, pour tout n\in\mathbb{N}, {-3 < u_n \leqslant -1}.

1.c.Démontrer que la suite (u_n) est strictement décroissante.

Pour tout n\in\mathbb{N} : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \left(0{,}9u_n-0{,}3\right)-u_n \\ &= -0{,}1u_n-0{,}3\end{aligned}
D'après la question précédente, {-3 < u_n \leqslant -1}, donc en multipliant par -0{,}1 (négatif, ce qui inverse les inégalités) : {0{,}1 \leqslant -0{,}1u_n < 0{,}3}.
En retranchant 0{,}3 à chaque membre : {-0{,}2 \leqslant -0{,}1u_n-0{,}3 < 0}, donc u_{n+1}-u_n < 0 pour tout n.
Donc, la réponse est que la suite (u_n) est strictement décroissante.

1.d.Démontrer que la suite (u_n) converge et préciser sa limite.

La suite (u_n) est décroissante et minorée par -3 (question 1.b) : elle converge donc vers une limite réelle. Comme u_n=2\times0{,}9^n-3 et \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^n=0 (car {0<0{,}9<1}), on obtient \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=-3. Donc, la réponse est que la suite (u_n) converge vers -3.

2.a.On étudie la fonction g définie sur ]-3~;~-1] par g(x)=\ln(0{,}5x+1{,}5)-x. Justifier les informations données par le tableau de variations de g (limites, sens de variation, valeur en -1).

Pour x\in]-3~;~-1] : {-1{,}5 < 0{,}5x \leqslant -0{,}5}, donc {0 < 0{,}5x+1{,}5 \leqslant 1} : g est bien définie (et dérivable) sur cet intervalle.
g'(x) = \dfrac{0{,}5}{0{,}5x+1{,}5}-1 = \dfrac{0{,}5-(0{,}5x+1{,}5)}{0{,}5x+1{,}5} = \dfrac{-0{,}5x-1}{0{,}5x+1{,}5}. Le dénominateur étant strictement positif, g'(x) a le signe de -0{,}5x-1, qui s'annule pour x=-2, est positif pour x<-2 et négatif pour x>-2.
Donc g est strictement croissante sur ]-3~;~-2] puis strictement décroissante sur [-2~;~-1].
En x\to-3 (par valeurs supérieures), 0{,}5x+1{,}5\to0^+ donc \ln(0{,}5x+1{,}5)\to-\infty, d'où \displaystyle\lim_{x\to-3}g(x)=-\infty.
Enfin \begin{aligned}g(-1) &= \ln(-0{,}5+1{,}5)-(-1) \\ &= \ln(1)+1 \\ &= 0+1 \\ &= 1\end{aligned} et \begin{aligned}g(-2) &= \ln(-1+1{,}5)+2 \\ &= \ln(0{,}5)+2 \\ &= 2-\ln(2) \\ &\approx 1{,}307\end{aligned}

2.b.En déduire que l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha dans ]-3~;~-1], et donner un encadrement d'amplitude 10^{-3}.

Sur ]-3~;~-2], g est continue et strictement croissante, de limite -\infty en -3 jusqu'à g(-2)=2-\ln(2)\approx1{,}307>0 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
Sur [-2~;~-1], g est décroissante avec g(-2)\approx1{,}307>0 et g(-1)=1>0 : g ne s'annule pas sur cet intervalle.
Donc, la réponse est que l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]-3~;~-1], et à la calculatrice on obtient l'encadrement {-2{,}889 < \alpha < -2{,}888}.

3.a.On considère la suite (v_n) définie pour tout n\in\mathbb{N} par v_n = \ln(0{,}5u_n+1{,}5). En utilisant la formule de la question 1.a, démontrer que (v_n) est arithmétique de raison \ln(0{,}9).

En remplaçant u_n par son expression 2\times0{,}9^n-3 : \begin{aligned}0{,}5u_n+1{,}5 &= 0{,}5\left(2\times0{,}9^n-3\right)+1{,}5 \\ &= 0{,}9^n-1{,}5+1{,}5 \\ &= 0{,}9^n\end{aligned}
Donc \begin{aligned}v_n &= \ln\left(0{,}9^n\right) \\ &= n\ln(0{,}9)\end{aligned}
Pour tout n\in\mathbb{N}, \begin{aligned}v_{n+1}-v_n &= (n+1)\ln(0{,}9)-n\ln(0{,}9) \\ &= \ln(0{,}9)\end{aligned} une constante.
Donc, la réponse est que (v_n) est arithmétique de raison \ln(0{,}9) (et de premier terme v_0=0).

3.b.Démontrer que, pour tout entier naturel n, u_n=v_n équivaut à g(u_n)=0.

Par définition, \begin{aligned}u_n = v_n &\iff u_n = \ln(0{,}5u_n+1{,}5) \\ &\iff \ln(0{,}5u_n+1{,}5)-u_n = 0 \\ &\iff g(u_n) = 0 \end{aligned} (puisque g est précisément définie par g(x)=\ln(0{,}5x+1{,}5)-x). Donc, la réponse est que \begin{aligned}u_n = v_n &\iff g(u_n) = 0 \end{aligned}.

3.c.Démontrer qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} pour lequel u_k=\alpha.

Supposons qu'il existe k\in\mathbb{N} tel que u_k=\alpha, c'est-à-dire 2\times0{,}9^k-3=\alpha. Comme {-2{,}889<\alpha<-2{,}888}, cela donnerait {0{,}111 < 2\times0{,}9^k < 0{,}112}, soit {0{,}0555 < 0{,}9^k < 0{,}056}.
En appliquant le logarithme népérien (strictement croissant) : {\ln(0{,}0555) < k\ln(0{,}9) < \ln(0{,}056)}. Comme \ln(0{,}9)<0, diviser inverse les inégalités : {\dfrac{\ln(0{,}056)}{\ln(0{,}9)} < k < \dfrac{\ln(0{,}0555)}{\ln(0{,}9)}}.
Le calcul donne \dfrac{\ln(0{,}056)}{\ln(0{,}9)}\approx27{,}36 et \dfrac{\ln(0{,}0555)}{\ln(0{,}9)}\approx27{,}44 : il faudrait donc un entier k strictement compris entre 27,36 et 27,44, ce qui est impossible.
Donc, la réponse est qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} tel que u_k=\alpha.

3.d.En déduire qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} pour lequel v_k=u_k.

D'après la question 3.b, \begin{aligned}u_k = v_k &\iff g(u_k) = 0 \end{aligned} ce qui équivaut (par définition de \alpha comme unique solution de g(x)=0 sur ]-3~;~-1], intervalle auquel appartient u_k) à u_k=\alpha. Or la question 3.c montre qu'aucun rang k ne vérifie u_k=\alpha. Donc, la réponse est qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} tel que v_k=u_k.

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Les parties { A} et { B} peuvent être traitées indépendamment

Partie A

Chaque jour, un athlète doit sauter une haie en fin d'entraînement. Son entraîneur estime, au vu de la saison précédente que

  • si l'athlète franchit la haie un jour, alors il la franchira dans 90 % des cas le jour suivant ;
  • si l'athlète ne franchit pas la haie un jour, alors dans 70 % des cas il ne la franchira pas non plus le lendemain.

On note pour tout entier naturel n :

  • R_n l'évènement : « L'athlète réussit à franchir la haie lors de la n-ième séance »,
  • p_n la probabilité de l'évènement R_n. On considère que p_0 = 0,6.
  1. Soit n un entier naturel, recopier l'arbre pondéré ci-dessous et compléter les pointillés.

    \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{R_n }\taput{p_n}} {\TR{R_{n+1}}\taput{...} \TR{\overline{R_{n+1}}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{R_n} }\tbput{1 - p_n}} {\TR{R_{n+1}}\taput{...} \TR{\overline{R_{n+1}}}\tbput{...} } }
  2. Justifier en vous aidant de l'arbre que, pour tout entier naturel n, on a : p_{n+1} = 0,6p_n + 0,3.
  3. On considère la suite \left(u_n\right) définie, pour tout entier naturel n, par u_n = p_n - 0,75.

    1. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.
    2. Démontrer que, pour tout entier n naturel n : p_n = 0,75 - 0,15 \times\quad 0,6^n.
    3. En déduire que la suite \left(p_n\right) est convergente et déterminer sa limite \ell.
    4. Interpréter la valeur de \ell dans le cadre de l'exercice.

Partie B

Apres de nombreuses séances d'entraînement, l'entraineur estime maintenant que l'athlète franchit chaque haie avec une probabilité de 0,75 et ce indépendamment d'avoir franchi ou non les haies précédentes.

On note X la variable aléatoire qui donne le nombre de haies franchies par l'athlète à l'issue d'un 400 mètres haies qui comporte 10 haies,

  1. Préciser la nature et les paramètres de la loi de probabilité suivie par X.
  2. Déterminer, à 10^{-3} près, la probabilité que l'athlète franchisse les 10 haies.
  3. Calculer p(X \geqslant 9), à 10^{-3} près,
Voir la correction

PartieA ; 1. Un athlète doit franchir une haie chaque jour d'entraînement. S'il réussit un jour donné, il réussit à nouveau le lendemain avec une probabilité de 90\,\% ; s'il échoue un jour donné, il échoue encore le lendemain avec une probabilité de 70\,\%. On note R_n l'événement « l'athlète franchit la haie à la n-ième séance », p_n=P(R_n), et p_0=0{,}6. Reproduire l'arbre pondéré à deux niveaux en complétant les probabilités manquantes.

Sur la branche partant de R_n (de probabilité p_n), les probabilités conditionnelles sont 0{,}9 vers R_{n+1} et 0{,}1 vers \overline{R_{n+1}}. Sur la branche partant de \overline{R_n} (de probabilité 1-p_n), elles sont 0{,}3 vers R_{n+1} et 0{,}7 vers \overline{R_{n+1}}.

PartieA ; 2. En s'appuyant sur l'arbre, justifier que pour tout entier naturel n, p_{n+1}=0{,}6p_n+0{,}3.

Les événements R_n et \overline{R_n} forment une partition de l'univers, donc, par la formule des probabilités totales : \begin{aligned}p_{n+1} &= P(R_n\cap R_{n+1})+P(\overline{R_n}\cap R_{n+1}) \\ &= p_n\times0{,}9+(1-p_n)\times0{,}3\end{aligned}
En développant : \begin{aligned}p_{n+1} &= 0{,}9p_n+0{,}3-0{,}3p_n \\ &= 0{,}6p_n+0{,}3\end{aligned} Donc, la réponse est p_{n+1}=0{,}6p_n+0{,}3.

PartieA ; 3.a On pose, pour tout entier naturel n, u_n=p_n-0{,}75. Montrer que (u_n) est géométrique et préciser sa raison et son premier terme.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1} &= p_{n+1}-0{,}75 \\ &= (0{,}6p_n+0{,}3)-0{,}75 \\ &= 0{,}6p_n-0{,}45\end{aligned}
Or p_n=u_n+0{,}75, donc \begin{aligned}u_{n+1} &= 0{,}6(u_n+0{,}75)-0{,}45 \\ &= 0{,}6u_n+0{,}45-0{,}45 \\ &= 0{,}6u_n\end{aligned}
La suite (u_n) est donc géométrique de raison q=0{,}6, de premier terme \begin{aligned}u_0 &= p_0-0{,}75 \\ &= 0{,}6-0{,}75 \\ &= -0{,}15\end{aligned}

PartieA ; 3.b En déduire que, pour tout entier naturel n, p_n=0{,}75-0{,}15\times0{,}6^n.

Comme (u_n) est géométrique de premier terme -0{,}15 et de raison 0{,}6, on a u_n=-0{,}15\times0{,}6^n pour tout n. Comme p_n=u_n+0{,}75, on obtient p_n=0{,}75-0{,}15\times0{,}6^n. Donc, la réponse est p_n=0{,}75-0{,}15\times0{,}6^n.

PartieA ; 3.c En déduire que (p_n) converge et donner sa limite \ell.

La raison 0{,}6 vérifie {-1<0{,}6<1}, donc 0{,}6^n tend vers 0 quand n tend vers +\infty. Par somme de limites, p_n=0{,}75-0{,}15\times0{,}6^n tend vers \ell=0{,}75.

PartieA ; 3.d Interpréter la valeur de \ell dans le contexte de l'exercice.

En assimilant la limite d'une probabilité à une proportion sur le long terme, cela signifie qu'après un grand nombre de séances, l'athlète franchit la haie dans environ 75\,\% des cas.

PartieB ; 1. Après beaucoup d'entraînement, l'entraîneur considère que l'athlète franchit chaque haie avec une probabilité de 0{,}75, indépendamment des haies précédentes. On note X le nombre de haies franchies sur un 400 mètres haies comportant 10 haies. Préciser la loi suivie par X et ses paramètres.

On répète 10 fois, de façon indépendante, une épreuve à deux issues (« franchir » avec probabilité 0{,}75, « ne pas franchir » avec probabilité 0{,}25) : X compte le nombre de succès. X suit donc la loi binomiale \mathcal{B}(10~;~0{,}75).

PartieB ; 2. Déterminer, à 10^{-3} près, la probabilité que l'athlète franchisse les 10 haies.

P(X=10)=\dbinom{10}{10}\times0{,}75^{10}\times0{,}25^{0}=0{,}75^{10}\approx 0,056.

PartieB ; 3. Calculer P(X\geqslant9) à 10^{-3} près.

P(X\geqslant9)=P(X=9)+P(X=10). À la calculatrice, \begin{aligned}P(X=9) &= \dbinom{10}{9}\times0{,}75^{9}\times0{,}25 \\ &\approx 0{,}188\end{aligned} et P(X=10)\approx0{,}056, d'où P(X\geqslant9)\approx 0,244.

Principaux domaines abordés : Suites numériques. Algorithmique et programmation.

Un médicament est administré à un patient par voie intraveineuse.

Partie A : modèle discret de la quantité médicamenteuse

Après une première injection de 1 mg de médicament, le patient est placé sous perfusion.

On estime que, toutes les 30 minutes, l'organisme du patient élimine 10 % de la quantité de médicament présente dans le sang et qu'il reçoit une dose supplémentaire de 0,25 mg de la substance médicamenteuse.

On étudie l'évolution de la quantité de médicament dans le sang avec le modèle suivant :

pour tout entier naturel n, on note u_n la quantité, en mg, de médicament dans le sang du patient au bout de n périodes de trente minutes. On a donc u_0 = 1.

  1. Calculer la quantité de médicament dans le sang au bout d'une demi-heure.
  2. Justifier que, pour tout entier naturel n,\: u_{n+1} = 0,9u_n + 0,25.
    1. Montrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n,\: u_n \leqslant\quad u_{n+1} < 5.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  3. On estime que le médicament est réellement efficace lorsque sa quantité dans le sang du patient est supérieure ou égale à 1,8 mg.
    1. Recopier et compléter le script écrit en langage Python suivant de manière à déterminer au bout de combien de périodes de trente minutes le médicament commence à être réellement efficace.
      def efficace():
      u=1
      n=0
      while ...... :
      u=......
      n = n+1
      return n
    2. Quelle est la valeur renvoyée par ce script ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  4. Soit \left(v_n\right) la suite définie, pour tout entier naturel n, par v_n = 2,5 - u_n.
    1. Montrer que \left(v_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme \left(v_0\right).
    2. Montrer que, pour tout entier naturel n,\: u_n = 2,5 - 1,5 \times 0,9^n.
    3. Le médicament devient toxique lorsque sa quantité présente dans le sang du patient dépasse 3 mg.

      D'après le modèle choisi, le traitement présente-t-il un risque pour le patient? Justifier.

Partie B : modèle continu de la quantité médicamenteuse

Après une injection initiale de 1 mg de médicament, le patient est placé sous perfusion.

Le débit de la substance médicamenteuse administrée au patient est de 0,5 mg par heure.

La quantité de médicament dans le sang du patient, en fonction du temps, est modélisée par la fonction f, définie sur [0~;~ +\infty[, par

f(t) = 2,5 - 1,5\text{e}^{-0,2t},

t désigne la durée de la perfusion exprimée en heure.

On rappelle que ce médicament est réellement efficace lorsque sa quantité dans le sang du patient est supérieure ou égale à 1,8 mg.

  1. Le médicament est-il réellement efficace au bout de 3 h 45 min ?
  2. Selon ce modèle, déterminer au bout de combien de temps le médicament devient réellement efficace.
  3. Comparer le résultat obtenu avec celui obtenu à la question 4. b. du modèle discret de la Partie A.
Voir la correction

PartieA ; 1. Un médicament est administré à un patient par voie intraveineuse. Après une première injection de 1 mg, le patient est placé sous perfusion : toutes les 30 minutes, l'organisme élimine 10 % de la quantité présente et reçoit 0,25 mg supplémentaire. Pour tout entier naturel n, on note u_n la quantité (en mg) au bout de n périodes de 30 minutes, avec u_0=1. Calculer la quantité de médicament dans le sang au bout d'une demi-heure.

En 30 minutes, 10 % de u_0=1 mg disparaissent : il reste 0{,}9\times1=0{,}9 mg, auxquels s'ajoutent 0,25 mg supplémentaires. Donc u_1 = 0{,}9+0{,}25 = 1,15 mg.

PartieA ; 2. Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n+0{,}25.

Au bout de n périodes, la quantité présente est u_n. Pendant la période suivante, 10 % de cette quantité disparaît, il en reste donc 0{,}9u_n, puis 0,25 mg supplémentaires sont administrés. D'où, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n+0{,}25.

PartieA ; 3.a Montrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n, {u_n \leqslant u_{n+1} < 5}.

Initialisation : u_0=1 et u_1=1{,}15, donc {u_0\leqslant u_1 < 5}. La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : soit n\in\mathbb{N} tel que {u_n\leqslant u_{n+1}<5}. En multipliant par 0{,}9>0 : {0{,}9u_n \leqslant 0{,}9u_{n+1} < 4{,}5}. En ajoutant 0,25 à chaque membre : {0{,}9u_n+0{,}25 \leqslant 0{,}9u_{n+1}+0{,}25 < 4{,}75}, soit {u_{n+1}\leqslant u_{n+2} < 4{,}75 < 5}. La propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {u_n\leqslant u_{n+1}<5}.

PartieA ; 3.b En déduire que la suite (u_n) est convergente.

L'inégalité u_n\leqslant u_{n+1} montre que (u_n) est croissante, et l'inégalité u_{n+1}<5 montre qu'elle est majorée par 5. Une suite croissante et majorée étant convergente, la suite (u_n) converge vers une limite \ell\leqslant5.

PartieA ; 4.a Le médicament est réellement efficace lorsque sa quantité dans le sang est supérieure ou égale à 1,8 mg. Recopier et compléter le script Python suivant afin de déterminer au bout de combien de périodes de 30 minutes le médicament devient réellement efficace : def efficace(): / u = 1 / n = 0 / while ... : / u = ... / n = n + 1 / return n.

  • La condition de la boucle while doit rester vraie tant que le médicament n'est pas encore efficace, donc tant que u < 1.8.
  • L'instruction à répéter doit reproduire la relation de récurrence : u = 0.9 * u + 0.25.
  • Le script complété est donc : def efficace(): puis u = 1, n = 0, while u < 1.8:, u = 0.9 * u + 0.25, n = n + 1, puis return n.

PartieA ; 4.b Quelle est la valeur renvoyée par ce script ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

En itérant la relation u_{n+1}=0{,}9u_n+0{,}25 à partir de u_0=1, on obtient u_7\approx1{,}783<1{,}8 et \begin{aligned}u_8 &\approx 1{,}854 \\ &\geqslant 1{,}8\end{aligned}
Le script renvoie donc n=8 : le médicament devient réellement efficace au bout de 8 périodes de 30 minutes, soit 4 heures après le début de la perfusion.

PartieA ; 5.a Soit (v_n) la suite définie, pour tout entier naturel n, par v_n = 2{,}5-u_n. Montrer que (v_n) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.

Pour tout entier naturel n, \begin{aligned}v_{n+1} &= 2{,}5-u_{n+1} \\ &= 2{,}5-(0{,}9u_n+0{,}25) \\ &= 2{,}25-0{,}9u_n\end{aligned}
Or u_n = 2{,}5-v_n, donc \begin{aligned}v_{n+1} &= 2{,}25-0{,}9(2{,}5-v_n) \\ &= 2{,}25-2{,}25+0{,}9v_n \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=0{,}9v_n étant vraie pour tout entier naturel n, (v_n) est une suite géométrique de raison 0{,}9, de premier terme v_0 = 2{,}5-u_0 = 2{,}5-1 = 1,5.

PartieA ; 5.b Montrer que, pour tout entier naturel n, u_n = 2{,}5-1{,}5\times0{,}9^n.

(v_n) étant géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=1{,}5, on a, pour tout entier naturel n, v_n = 1{,}5\times0{,}9^n. Comme u_n = 2{,}5-v_n, on en déduit que, pour tout entier naturel n, u_n = 2{,}5-1{,}5\times0{,}9^n.

PartieA ; 5.c Le médicament devient toxique lorsque sa quantité dans le sang dépasse 3 mg. D'après ce modèle, le traitement présente-t-il un risque pour le patient ? Justifier.

Comme {-1<0{,}9<1}, on a \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}9^n = 0, donc \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}u_n &= 2{,}5-1{,}5\times0 \\ &= 2{,}5\end{aligned}
De plus, pour tout entier naturel n, 0{,}9^n>0, donc u_n = 2{,}5-1{,}5\times0{,}9^n < 2{,}5 < 3 : la quantité de médicament reste toujours strictement inférieure à 2,5 mg.
Donc, la réponse est que le traitement ne présente aucun risque de toxicité pour le patient, la quantité de médicament restant en permanence inférieure à 3 mg.

PartieB ; 1. Après une injection initiale de 1 mg, le patient est placé sous perfusion à un débit de 0,5 mg par heure. La quantité de médicament dans le sang, en fonction du temps t (en heures), est modélisée par f(t) = 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}2t} sur [0~;~+\infty[. Le médicament est-il réellement efficace au bout de 3 h 45 min ?

3 h 45 min = 3+\dfrac{45}{60} = 3+0{,}75 = 3{,}75 heures.
f(3{,}75) = 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}2\times3{,}75} = 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}75} \approx 1{,}791.
Comme 1{,}791<1{,}8, le médicament n'est pas encore réellement efficace au bout de 3 h 45 min selon ce modèle.

PartieB ; 2. Selon ce modèle, déterminer au bout de combien de temps le médicament devient réellement efficace.

On cherche t\geqslant0 tel que f(t)\geqslant1{,}8, soit 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}2t}\geqslant1{,}8 \iff 1{,}5\text{e}^{-0{,}2t}\leqslant0{,}7 \iff \text{e}^{-0{,}2t}\leqslant\dfrac{7}{15}.
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante, cette inégalité équivaut à -0{,}2t\leqslant\ln\left(\dfrac{7}{15}\right), soit, en divisant par -0{,}2<0 (ce qui inverse le sens), t\geqslant -5\ln\left(\dfrac{7}{15}\right).
Or -5\ln\left(\dfrac{7}{15}\right) \approx 3{,}811 heures, soit 3 heures et 0{,}811\times60\approx48{,}6 minutes. Donc, la réponse est que le médicament devient réellement efficace au bout d'environ 3 h 49 min.

PartieB ; 3. Comparer le résultat obtenu avec celui de la question 4.b du modèle discret de la Partie A.

Dans le modèle discret, le médicament devient efficace au bout de 4 heures, alors que dans le modèle continu il le devient au bout d'environ 3 h 49 min, un délai plus court. Le modèle continu prévoit donc une efficacité un peu plus rapide que le modèle discret.

Principaux domaines abordés : Suites numériques. Algorithmique et programmation.

On s'intéresse au développement d'une bactérie.

Dans cet exercice, on modélise son développement avec les hypothèses suivantes : cette bactérie a une probabilité 0,3 de mourir sans descendance et une probabilité 0,7 de se diviser en deux bactéries filles.

Dans le cadre de cette expérience, on admet que les lois de reproduction des bactéries sont les mêmes pour toutes les générations de bactéries qu'elles soient mère ou fille.

Pour tout entier naturel n, on appelle p_n la probabilité d'obtenir au plus n descendances pour une bactérie.

On admet que, d'après ce modèle, la suite \left(p_n\right) est définie de la façon suivante :

p_0 = 0,3 et, pour tout entier naturel n,

p_{n+1} = 0,3 + 0,7p_n^2.

  1. La feuille de calcul ci-dessous donne des valeurs approchées de la suite \left(p_n\right)
    1. Déterminer les valeurs exactes de p_1 et p_2 (masquées dans la feuille de calcul) et interpréter ces valeurs dans le contexte de l'énoncé.
    2. Quelle est la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, d'obtenir au moins 11 générations de bactéries à partir d'une bactérie de ce type ?
    3. Formuler des conjectures sur les variations et la convergence de la suite \left(p_n\right).
    1. Démontrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n,\: 0 \leqslant p_n \leqslant p_{n+1} \leqslant0,5.
    2. Justifier que la suite \left(p_n\right) est convergente.
  2. On appelle L la limite de la suite \left(p_n\right).
    1. Justifier que L est solution de l'équation

      0,7x^2 - x\quad + 0,3 = 0
    2. Déterminer alors la limite de la suite \left(p_n\right).
AB
1np_n
200,3
31
42
530,40769562
640,416351
750,42134371
860,42427137
970,42600433
1080,42703578
1190,42765169
12100,42802018
13110,42824089
14120,42837318
15130,42845251
16140,42850009
17150,42852863
18160,42854575
19170,42855602
  1. La fonction suivante, écrite en langage Python, a pour objectif de renvoyer les n premiers termes de la suite \left(p_n\right).

    1def suite(n) :
    2p= ...
    3s=[p]
    4for i in range (...) :
    5p=...
    6s.append(p)
    7return (s)


    Recopier, sur votre copie, cette fonction en complétant les lignes 2, 4 et 5 de façon à ce que la fonction suite (n) retourne, sous forme de liste, les n premiers termes de la suite.
Voir la correction

1.aOn étudie le développement d'une bactérie, qui a une probabilité 0{,}3 de mourir sans descendance et 0{,}7 de se diviser en deux bactéries filles, ces probabilités étant les mêmes à chaque génération. On note p_n la probabilité d'obtenir au plus n descendances pour une bactérie, avec p_0=0{,}3 et p_{n+1}=0{,}3+0{,}7p_n^2 pour tout entier naturel n. Déterminer les valeurs exactes de p_1 et p_2, et interpréter ces valeurs dans le contexte de l'énoncé.

\begin{aligned}p_1 &= 0{,}3+0{,}7\times p_0^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}3^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}09 \\ &= 0{,}3+0{,}063 \\ &= 0{,}363\end{aligned}
\begin{aligned}p_2 &= 0{,}3+0{,}7\times p_1^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}363^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}131769 \\ &= 0{,}3+0{,}0922383 \\ &= 0{,}3922383\end{aligned}
Donc, la réponse est p_1=0{,}363 et p_2=0{,}3922383 : p_1 est la probabilité d'obtenir au plus une descendance (c'est-à-dire de mourir sans descendance, ou de se diviser puis que les deux bactéries filles meurent sans descendance), et p_2 celle d'obtenir au plus deux descendances.

1.bSachant que p_{10}\approx0{,}42802018 (valeur fournie par une feuille de calcul), quelle est la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, d'obtenir au moins 11 générations de bactéries à partir d'une bactérie de ce type ?

L'évènement « obtenir au moins 11 descendances » est l'évènement contraire de « obtenir au plus 10 descendances », de probabilité p_{10}.
La probabilité cherchée vaut donc \begin{aligned}1-p_{10} &\approx 1-0{,}42802018 \\ &\approx 0{,}57198\end{aligned}
Donc, la réponse est environ 0{,}57210^{-3} près).

1.cEn observant que les valeurs successives de p_n (fournies par une feuille de calcul) augmentent progressivement de 0{,}3 vers une valeur proche de 0{,}4285, formuler des conjectures sur les variations et la convergence de la suite (p_n).

Au vu de ces valeurs, la suite (p_n) semble croissante, et semble converger vers une limite proche de 0{,}4285 (les derniers termes calculés se rapprochant de plus en plus les uns des autres autour de cette valeur).

2.aDémontrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.

Initialisation : on a p_0=0{,}3 et p_1=0{,}363 (question 1.a), donc {0\leqslant0{,}3\leqslant0{,}363\leqslant0{,}5}, c'est-à-dire {0\leqslant p_0\leqslant p_1\leqslant0{,}5} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : soit n\in\mathbb{N}, supposons que {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.
La fonction carré étant croissante sur [0~;~+\infty[, on en déduit {0\leqslant p_n^2\leqslant p_{n+1}^2\leqslant0{,}5^2}, puis en multipliant chaque membre par 0{,}7>0 : {0\leqslant0{,}7p_n^2\leqslant0{,}7p_{n+1}^2\leqslant0{,}7\times0{,}25}.
En ajoutant 0{,}3 à chaque membre : {0{,}3\leqslant0{,}3+0{,}7p_n^2\leqslant0{,}3+0{,}7p_{n+1}^2\leqslant0{,}3+0{,}175}, c'est-à-dire {0{,}3\leqslant p_{n+1}\leqslant p_{n+2}\leqslant0{,}475}.
Comme 0\leqslant0{,}3 et 0{,}475\leqslant0{,}5, on obtient {0\leqslant p_{n+1}\leqslant p_{n+2}\leqslant0{,}5} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.

2.bJustifier que la suite (p_n) est convergente.

D'après la question précédente, la suite (p_n) est croissante (car p_n\leqslant p_{n+1} pour tout n) et majorée par 0{,}5. Donc, la réponse est que, d'après le théorème de convergence monotone, la suite (p_n) est convergente.

3.aOn note L la limite de la suite (p_n). Justifier que L est solution de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0.

Comme (p_n) converge vers L, la suite (p_{n+1}) converge aussi vers L (suite extraite en décalant les indices).
En passant à la limite dans la relation de récurrence p_{n+1}=0{,}3+0{,}7p_n^2 (la fonction carré étant continue), on obtient L=0{,}3+0{,}7L^2, soit 0{,}7L^2-L+0{,}3=0.
Donc, la réponse est que L est bien solution de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0.

3.bDéterminer la limite de la suite (p_n).

Le discriminant de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0 vaut \Delta = (-1)^2-4\times0{,}7\times0{,}3 = 1-0{,}84=0{,}16=0{,}4^2>0 : l'équation admet donc deux solutions distinctes.
\begin{aligned}x_1 &= \dfrac{1+0{,}4}{2\times0{,}7} \\ &= \dfrac{1{,}4}{1{,}4} \\ &= 1\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{1-0{,}4}{2\times0{,}7} \\ &= \dfrac{0{,}6}{1{,}4} \\ &= \dfrac{6}{14} \\ &= \dfrac37\end{aligned}
D'après la question 2.a, la suite (p_n) est majorée par 0{,}5, donc sa limite L vérifie L\leqslant0{,}5 : la solution x_1=1 est donc à exclure.
Donc, la réponse est L=\dfrac37 (soit environ 0{,}4286, cohérent avec la conjecture de la question 1.c).

4.La fonction Python ci-dessous doit renvoyer, sous forme de liste, les n premiers termes de la suite (p_n) : def suite(n): puis, en corps de fonction, une ligne d'initialisation de p, une ligne s=[p], une boucle for i in range(...) contenant une ligne de mise à jour de p et une ligne s.append(p), puis return(s). Recopier cette fonction en complétant les lignes d'initialisation, de boucle et de mise à jour.

  • def suite(n):
  • p = 0.3
  • s = [p]
  • for i in range(n - 1):
  • p = 0.3 + 0.7 * p2
  • s.append(p)
  • return(s)
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Principaux domaines abordés : suites, fonctions, primitives

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par

    u_n\quad = \dfrac{(- 1)^n}{n + 1}.

    On peut affirmer que:
    a. la suite \left(u_n\right) diverge vers +\infty.b. la suite \left(u_n\right) diverge vers -\infty.
    c. la suite \left(u_n\right) n'a pas de limite.d. la suite \left(u_n\right) converge.


    \decosix \decosix \decosix

Dans les questions 2 et 3, on considère deux suites \left(v_n\right) et \left(w_n\right) vérifiant la relation :

w_n = \e^{- 2v_n} + 2.

  1. Soit a un nombre réel strictement positif. On a v_0 = \ln (a).

    a. w_0 = \dfrac{1}{a^2}\quad +2b. w_0 = \dfrac{1}{a^2\quad +2}
    c. w_0 = -2a +2d. w_0 = \dfrac{1}{- 2a} + 2
  2. On sait que la suite \left(v_n\right) est croissante. On peut affirmer que la suite \left(w_n\right) est :

    a. décroissante et majorée par 3.b. décroissante et minorée par 2 .
    c. croissante et majorée par 3 .d. croissante et minorée par 2.
  3. On considère la suite \left(a_n\right) ainsi définie :

    a_0 = 2 \:\:\text{et, pour tout entier naturel}\: n,\quad a_{n+1} = \dfrac13a_n + \dfrac83.

    Pour tout entier naturel n, on a :
    a. a_n = 4 \times \left(\dfrac13\right)^n - 2b. a_n = - \dfrac{2}{3^n} + 4
    c. a_n = 4 - \left(\dfrac13\right)^nd. a_n = 2 \times \left(\dfrac13\right)^n + \dfrac{8n}{3}
  4. On considère une suite \left(b_n\right) telle que, pour tout entier naturel n, on a :

    b_{n+1} = b_n + \ln \left(\dfrac{2}{\left(b_n \right)^2 + 3}\right).

    On peut affirmer que :

    a. la suite \left(b_n\right) est croissante.b. la suite \left(b_n\right) est décroissante.
    c. la suite \left(b_n\right) n'est pas monotone.d. le sens de variation de la suite \left(b_n\right) dépend de b_0.
  5. On considère la fonction g définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par :

    g(x) = \dfrac{\e^x}{x}.

    On note \mathcal{C}_g la courbe représentative de la fonction g dans un repère orthogonal.

    La courbe \mathcal{C}_g admet :

    a. une asymptote verticale et une asymptote horizontale.b. une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.
    c. aucune asymptote verticale et une asymptote horizontale.d. aucune asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.
  6. Soit f la fonction définie sur \R par

    f(x) = x\e^{x^2+1}.

    Soit F une primitive sur \R de la fonction f. Pour tout réel x, on a :

    a. F(x) = \dfrac12x^2\e^{x^2+1}b. F(x) = \left(1 + 2x^2 \right)\e^{x^2+1}
    c. F(x) = \e^{x^2+1}d. F(x) = \dfrac12\e^{x^2+1}
Voir la correction

1.On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{(-1)^n}{n+1}. Peut-on affirmer qu'elle diverge vers +\infty, qu'elle diverge vers -\infty, qu'elle n'a pas de limite, ou qu'elle converge ?

Pour tout entier naturel n, on a {-1 \leqslant (-1)^n \leqslant 1}. Comme {n+1 \geqslant 1 > 0}, en divisant par n+1 : {-\dfrac{1}{n+1} \leqslant u_n \leqslant \dfrac{1}{n+1}}.
Or \lim\limits_{n\to+\infty}\left(-\dfrac{1}{n+1}\right) = 0 et \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{1}{n+1} = 0, donc, d'après le théorème des gendarmes, \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 0.
La suite (u_n) admet donc une limite finie : elle converge.

2.On considère deux suites (v_n) et (w_n) liées par w_n = \text{e}^{-2v_n}+2. Soit a un réel strictement positif, avec v_0=\ln(a). Que vaut w_0 : \dfrac{1}{a^2}+2, \dfrac{1}{a^2+2}, -2a+2, ou \dfrac{1}{-2a}+2 ?

On remplace v_0 par \ln(a) dans l'expression de w_0 : w_0 = \text{e}^{-2v_0}+2 = \text{e}^{-2\ln(a)}+2.
Or \text{e}^{-2\ln(a)} = \text{e}^{\ln\left(a^{-2}\right)} = a^{-2} = \dfrac{1}{a^2} (car a>0), donc w_0 = \dfrac{1}{a^2}+2.
Donc, la réponse est w_0 = \dfrac{1}{a^2}+2.

3.On sait que la suite (v_n) de la question précédente est croissante. Peut-on affirmer que (w_n) est décroissante et majorée par 3, décroissante et minorée par 2, croissante et majorée par 3, ou croissante et minorée par 2 ?

Comme (v_n) est croissante, pour tout entier naturel n : v_n \leqslant v_{n+1}, donc -2v_n \geqslant -2v_{n+1} (multiplication par -2, qui renverse le sens de l'inégalité).
La fonction exponentielle étant strictement croissante sur \mathbb{R}, cette inégalité entraîne \text{e}^{-2v_n} \geqslant \text{e}^{-2v_{n+1}}, puis, en ajoutant 2 des deux côtés : \text{e}^{-2v_n}+2 \geqslant \text{e}^{-2v_{n+1}}+2, soit w_n \geqslant w_{n+1}.
La suite (w_n) est donc décroissante.
Par ailleurs, pour tout réel \beta, \text{e}^{\beta} > 0, donc w_n = \text{e}^{-2v_n}+2 > 2 pour tout entier naturel n : la suite (w_n) est minorée par 2.
Donc, la réponse est : la suite (w_n) est décroissante et minorée par 2.

4.On considère la suite (a_n) définie par a_0=2 et, pour tout entier naturel n, a_{n+1}=\dfrac13a_n+\dfrac83. Pour tout entier naturel n, laquelle de ces expressions donne a_n : 4\times\left(\dfrac13\right)^n-2, -\dfrac{2}{3^n}+4, 4-\left(\dfrac13\right)^n, ou 2\times\left(\dfrac13\right)^n+\dfrac{8n}{3} ?

Cherchons le réel \ell tel que la suite constante égale à \ell soit solution de la relation de récurrence : \begin{aligned}\ell = \dfrac13\ell+\dfrac83 &\iff \dfrac23\ell = \dfrac83 \\ &\iff \ell = 4 \end{aligned}
Posons alors, pour tout entier naturel n, b_n = a_n-4. On a \begin{aligned}b_{n+1} &= a_{n+1}-4 \\ &= \dfrac13a_n+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13(b_n+4)+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13b_n+\dfrac43+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13b_n+4-4 \\ &= \dfrac13b_n\end{aligned}
La suite (b_n) est donc géométrique de raison \dfrac13 et de premier terme \begin{aligned}b_0 &= a_0-4 \\ &= 2-4 \\ &= -2\end{aligned}
Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}b_n &= b_0\times\left(\dfrac13\right)^n \\ &= -2\times\left(\dfrac13\right)^n \\ &= -\dfrac{2}{3^n}\end{aligned}
Donc \begin{aligned}a_n &= b_n+4 \\ &= -\dfrac{2}{3^n}+4\end{aligned}

5.On considère une suite (b_n) telle que, pour tout entier naturel n, b_{n+1} = b_n+\ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right). Peut-on affirmer que cette suite est croissante, décroissante, non monotone, ou que son sens de variation dépend de b_0 ?

Pour tout entier naturel n : b_{n+1}-b_n = \ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right).
Or, quel que soit le réel b_n, on a (b_n)^2 \geqslant 0, donc (b_n)^2+3 \geqslant 3.
Comme 3 > 2, on en déduit (b_n)^2+3 > 2, donc {0 < \dfrac{2}{(b_n)^2+3} < 1}.
La fonction logarithme népérien étant strictement négative sur ]0~;~1[, on a \ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right) < 0, donc b_{n+1}-b_n < 0.
Cette inégalité est vraie pour tout entier naturel n, quel que soit le premier terme b_0 : donc, la réponse est que la suite (b_n) est décroissante.

6.On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = \dfrac{\text{e}^x}{x}, de courbe représentative \mathcal{C}_g dans un repère orthogonal. La courbe \mathcal{C}_g admet-elle une asymptote verticale et une asymptote horizontale, une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale, aucune asymptote verticale et une asymptote horizontale, ou aucune des deux ?

Au voisinage de 0 (avec x>0) : \lim\limits_{x\to0}\text{e}^x = 1 et \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}}x = 0^+, donc, par quotient de limites, \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}}g(x) = +\infty : la courbe \mathcal{C}_g admet donc l'axe des ordonnées comme asymptote verticale.
Au voisinage de +\infty : par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\text{e}^x}{x} = +\infty (l'exponentielle l'emporte sur x). La courbe \mathcal{C}_g ne présente donc aucune asymptote horizontale en +\infty.
Donc, la réponse est : la courbe \mathcal{C}_g admet une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.

7.Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = x\,\text{e}^{x^2+1}, et F une primitive de f sur \mathbb{R}. Laquelle de ces expressions donne F(x) pour tout réel x : \dfrac12x^2\text{e}^{x^2+1}, \left(1+2x^2\right)\text{e}^{x^2+1}, \text{e}^{x^2+1}, ou \dfrac12\text{e}^{x^2+1} ?

Posons u(x) = x^2+1, de dérivée u'(x) = 2x. On peut alors écrire f(x) = x\,\text{e}^{x^2+1} = \dfrac12\times2x\times\text{e}^{u(x)} = \dfrac12u'(x)\text{e}^{u(x)}.
Or une primitive de u'\text{e}^{u} est \text{e}^{u}, donc une primitive de \dfrac12u'\text{e}^u est \dfrac12\text{e}^u, c'est-à-dire \dfrac12\text{e}^{x^2+1}.
Vérification directe : si F(x) = \dfrac12\text{e}^{x^2+1}, alors F'(x) = \dfrac12\times2x\times\text{e}^{x^2+1} = x\,\text{e}^{x^2+1} = f(x), ce qui confirme le résultat.
Donc, la réponse est F(x) = \dfrac12\text{e}^{x^2+1}.

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Soit k un nombre réel.

On considère la suite \left(u_n\right) définie par son premier terme u_0 et pour tout entier naturel n,

u_{n+1} = ku_n\left(1- u_n\right).

Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.

On y étudie deux cas de figure selon les valeurs de k.

Partie 1

Dans cette partie, k = 1,9 et u_0 = 0,1.

On a donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 1,9u_n\left(1 - u_n\right).

  1. On considère la fonction f définie sur [0 ; 1] par f(x) = 1,9x(1 - x).
    1. Étudier les variations de f sur l'intervalle [0 ; 1].
    2. En déduire que si x \in [0~;~1] alors f(x) \in [0~;~1].
  2. Ci-dessous sont représentés les premiers termes de la suite \left(u_n\right) construits à partir de la courbe \mathcal{C}_f de la fonction f et de la droite D d'équation y = x.

    Conjecturer le sens de variation de la suite \left(u_n\right) et sa limite éventuelle.

    1. En utilisant les résultats de la question 1, démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n :

      {0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant \dfrac12.}
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.
    3. Déterminer sa limite.

Partie 2

Dans cette partie, k= \dfrac12 et u_0 = \dfrac14.

On a donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac12 u_n \left(1 - u_n\right) et u_0 = \dfrac14.

On admet que pour tout entier naturel n : {0 \leqslant u_n \leqslant \left(\dfrac12\right)^n}.

  1. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge et déterminer sa limite.
  2. On considère la fonction Python algo (p)p désigne un entier naturel non nul:

    def algo(p) :
    u =1/4
    n = 0
    while u > 10**(-p):
    u = 1/2*u*(1 - u)
    n = n+1
    return(n)
    Expliquer pourquoi, pour tout entier naturel non nul p, la boucle while ne tourne pas indéfiniment, ce qui permet à la commande algo (p) de renvoyer une valeur.
Voir la correction

Dansun pays, 7 % de la population est atteinte d'une certaine maladie. Un test de dépistage a été mis au point : chez les personnes malades, le test est négatif dans 20 % des cas ; chez les personnes saines, le test est positif dans 1 % des cas. On choisit une personne au hasard dans la population et on la teste. On note M l'évènement « la personne est malade » et T l'évènement « le test est positif ». 1. Calculer la probabilité de l'évènement M\cap T (un arbre pondéré peut aider).

On construit un arbre pondéré à deux niveaux. Le premier niveau distingue M (probabilité P(M)=0{,}07) et \overline{M}, probabilité \begin{aligned}P(\overline{M}) &= 1-0{,}07 \\ &= 0{,}93\end{aligned}
Chez les malades, le test est négatif dans 20 % des cas, donc positif dans les 80 % restants : P_M(T)=0{,}8 et P_M(\overline{T})=0{,}2.
Chez les personnes saines, le test est positif dans 1 % des cas : P_{\overline{M}}(T)=0{,}01 et P_{\overline{M}}(\overline{T})=0{,}99.
D'après la définition des probabilités conditionnelles sur une branche de l'arbre : P(M\cap T) = P(M)\times P_M(T) = 0{,}07\times0{,}8 = 0,056.

2.Démontrer que la probabilité que le test de la personne choisie soit positif vaut 0{,}0653.

Les évènements M et \overline{M} forment une partition de l'univers (chaque personne est soit malade, soit saine). D'après la formule des probabilités totales : P(T) = P(M\cap T) + P(\overline{M}\cap T).
On calcule la seconde branche : \begin{aligned}P(\overline{M}\cap T) &= P(\overline{M})\times P_{\overline{M}}(T) \\ &= 0{,}93\times0{,}01 \\ &= 0{,}0093\end{aligned}
D'où P(T) = 0{,}056 + 0{,}0093 = 0,0653, ce qui est le résultat annoncé.

3.Dans un contexte de dépistage de la maladie, est-il plus pertinent de connaître P_M(T) ou P_T(M) ?

P_M(T) est la probabilité que le test soit positif sachant que la personne est malade : c'est une caractéristique technique du test, fixée à l'avance et connue avant tout dépistage.
P_T(M) est la probabilité que la personne soit réellement malade sachant que son test est positif : c'est l'information qui intéresse un patient ou un médecin une fois le résultat du test obtenu.
Donc, la réponse est que, dans un contexte de dépistage, il est plus pertinent de connaître P_T(M), qui répond directement à la question « ce test positif signifie-t-il vraiment que je suis malade ? ».

4.On considère que la personne choisie a eu un test positif. Quelle est la probabilité qu'elle soit malade ? (arrondir au centième)

D'après la définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_T(M) &= \dfrac{P(M\cap T)}{P(T)} \\ &= \dfrac{0{,}056}{0{,}0653}\end{aligned}
Donc, la réponse est P_T(M)\approx 0,86 au centième près.

5.aOn choisit, avec remise, 10 personnes au hasard dans la population, et X compte parmi elles le nombre de tests positifs. Préciser la nature et les paramètres de la loi de probabilité suivie par X.

Le tirage avec remise assure l'indépendance des 10 tirages, chacun ayant deux issues possibles (test positif ou non) avec la même probabilité de succès \begin{aligned}p &= P(T) \\ &= 0{,}0653\end{aligned} à chaque tirage. Donc, la réponse est que X suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}0653.

5.bDéterminer la probabilité pour qu'exactement deux personnes aient un test positif (arrondir au centième).

D'après la formule de la loi binomiale : P(X=2) = \dbinom{10}{2}\times0{,}0653^2\times(1-0{,}0653)^8.
Donc, la réponse est P(X=2)\approx 0,11 au centième près.

6.Déterminer le nombre minimum de personnes à tester dans ce pays pour que la probabilité qu'au moins l'une d'entre elles ait un test positif soit supérieure à 99 %.

Soit n le nombre de personnes testées et Y la variable aléatoire qui compte, parmi elles, le nombre de tests positifs. Le tirage avec remise assure que Y suit la loi binomiale de paramètres n et p=0{,}0653.
L'évènement contraire de « au moins un test positif » est « aucun test positif », c'est-à-dire Y=0. On cherche donc le plus petit entier n tel que \begin{aligned}P(Y\geqslant1) &= 1-P(Y=0) \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}
Or \begin{aligned}P(Y=0) &= (1-0{,}0653)^n \\ &= 0{,}9347^n\end{aligned} donc l'inégalité devient \begin{aligned}1-0{,}9347^n \geqslant 0{,}99 &\iff 0{,}9347^n \leqslant 0{,}01 \end{aligned}
En appliquant le logarithme népérien, strictement croissant, des deux côtés : n\ln(0{,}9347) \leqslant \ln(0{,}01). Comme \ln(0{,}9347)<0, diviser par ce nombre inverse le sens de l'inégalité : n \geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}9347)}.
À la calculatrice, \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}9347)}\approx68{,}19. Le plus petit entier n vérifiant cette inégalité est donc n=69, on vérifie qu'avec n=68, 1-0{,}9347^{68}\approx0{,}9899<0{,}99, alors qu'avec n=69, \begin{aligned}1-0{,}9347^{69} &\approx 0{,}9905 \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}
Donc, la réponse est qu'il faut tester au minimum 69 personnes.

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Au début de l'année 2021, une colonie d'oiseaux comptait 40 individus. L'observation conduit à modéliser l'évolution de la population par la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par:

\left\{\begin{array}{l c l} u_0&=&40\\ u_{n+1}&=&0,008u_n\left(200 - u_n\right) \end{array}\right.

u_n désigne le nombre d'individus au début de l'année (2021+n).

  1. Donner une estimation, selon ce modèle, du nombre d'oiseaux dans la colonie au début de l'année 2022.

On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0 ; 100] par f(x) = 0,008x(200 - x).

  1. Résoudre dans l'intervalle [0 ; 100] l'équation f(x) = x.
    1. Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0 ; 100] et dresser son tableau de variations.
    2. En remarquant que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = f\left(u_n\right) démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n :

      {0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 100.}
    3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    4. Déterminer la limite \ell de la suite \left(u_n\right). Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  2. On considère l'algorithme suivant:

    def seuil(p) :
    n=0
    u = 40
    while u < p :
    n =n+1
    u = 0.008*u*(200-u)
    return(n+2021)


    L'exécution de seuil(100) ne renvoie aucune valeur. Expliquer pourquoi à l'aide de la question 3.
Voir la correction

1.Au début de l'année 2021, une colonie d'oiseaux comptait 40 individus. L'évolution de la population est modélisée par la suite (u_n) définie par u_0=40 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0{,}008u_n(200-u_n), où u_n désigne le nombre d'individus au début de l'année (2021+n). Donner une estimation du nombre d'oiseaux au début de l'année 2022.

L'année 2022 correspond à 2021+1, donc le nombre d'oiseaux recherché est estimé par u_1.
\begin{aligned}u_1 &= 0{,}008\,u_0(200-u_0) \\ &= 0{,}008\times40\times(200-40) \\ &= 0{,}008\times40\times160 \\ &= 51{,}2\end{aligned}
Donc, la réponse est qu'on estime la population à environ 51 oiseaux au début de l'année 2022.

2.On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0~;~100] par f(x)=0{,}008x(200-x). Résoudre dans [0~;~100] l'équation f(x)=x.

Pour x\in[0~;~100] : \begin{aligned}f(x) = x &\iff 0{,}008x(200-x) = x \\ &\iff 1{,}6x-0{,}008x^2 = x \\ &\iff 0{,}008x^2-0{,}6x = 0 \end{aligned}
En factorisant : \begin{aligned}0{,}008x^2-0{,}6x = 0 &\iff x(0{,}008x-0{,}6) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou 0{,}008x-0{,}6=0.
L'équation 0{,}008x-0{,}6=0 donne \begin{aligned}x &= \dfrac{0{,}6}{0{,}008} \\ &= 75\end{aligned} valeur bien comprise dans [0~;~100].
Donc, la réponse est que l'équation f(x)=x admet exactement deux solutions dans [0~;~100] : 0 et 75.

3.aDémontrer que la fonction f est croissante sur [0~;~100] et dresser son tableau de variations.

Pour tout x de [0~;~100], en développant : \begin{aligned}f(x) &= 0{,}008x(200-x) \\ &= 1{,}6x-0{,}008x^2 \\ &= -0{,}008x^2+1{,}6x\end{aligned}
f est donc une fonction polynôme du second degré, de coefficient dominant -0{,}008<0 : sa courbe représentative est une parabole tournée vers le bas, dont le sommet a pour abscisse \begin{aligned}x_S &= -\dfrac{1{,}6}{2\times(-0{,}008)} \\ &= \dfrac{1{,}6}{0{,}016} \\ &= 100\end{aligned}
Une telle fonction est strictement croissante sur ]-\infty~;~x_S] et strictement décroissante sur [x_S~;~+\infty[. Comme x_S=100 est la borne droite de [0~;~100], f est donc strictement croissante sur tout l'intervalle [0~;~100].
On calcule les valeurs aux bornes : \begin{aligned}f(0) &= 0{,}008\times0\times200 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}f(100) &= 0{,}008\times100\times100 \\ &= 80\end{aligned} Le tableau de variations de f sur [0~;~100] montre donc une croissance stricte de 0 (en x=0) à 80 (en x=100).

3.bEn remarquant que, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f(u_n), démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100}.

Pour tout entier naturel n, notons P_n la propriété : « {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100} ».
Initialisation. On a u_0=40 et u_1=51{,}2 (question 1), donc {0\leqslant40\leqslant51{,}2\leqslant100} : la propriété P_0 est vraie.
Hérédité. Soit n un entier naturel tel que P_n est vraie, c'est-à-dire {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100}. Les trois nombres 0, u_n, u_{n+1} et 100 appartiennent à [0~;~100], et f est croissante sur cet intervalle (question 3.a), donc l'inégalité est conservée par f : {f(0)\leqslant f(u_n)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(100)}.
Or f(0)=0, f(u_n)=u_{n+1}, f(u_{n+1})=u_{n+2} (par définition de la suite) et f(100)=80, donc {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant80}. Comme 80\leqslant100, on en déduit {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant100} : la propriété P_{n+1} est vraie.
Conclusion. La propriété P_0 est vraie, et elle est héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n : {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100}.

3.cEn déduire que la suite (u_n) est convergente.

D'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_n\leqslant u_{n+1} : la suite (u_n) est donc croissante.
De plus, pour tout entier naturel n, u_n\leqslant100 : la suite (u_n) est donc majorée par 100.
Une suite croissante et majorée converge, donc, la réponse est que la suite (u_n) converge vers une limite \ell.

3.dDéterminer la limite \ell de la suite (u_n) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

La suite (u_n) converge vers \ell et est définie par la relation de récurrence u_{n+1}=f(u_n), où f est continue sur [0~;~100] (car f est une fonction polynôme) et où l'intervalle [0~;~100] contient tous les termes de la suite ainsi que sa limite \ell (d'après la question 3.b).
D'après le théorème du point fixe, \ell est donc solution de l'équation f(x)=x dans [0~;~100], dont on a montré (question 2) qu'elle admet exactement deux solutions : 0 et 75.
Par ailleurs, la suite (u_n) est croissante à partir de u_0=40 (question 3.b), donc \ell\geqslant40. Cela exclut la solution 0, donc \ell=75.
Donc, la réponse est que la suite converge vers \ell=75. Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que, selon ce modèle, la population d'oiseaux de la colonie se stabilise à long terme autour de 75 individus.

4.On considère l'algorithme Python suivant, où p est un réel donné.

  • def seuil(p) :# fonction qui cherche l'annee ou le seuil p est depasse
  • n = 0# compteur d'annees ecoulees depuis 2021
  • u = 40# valeur initiale u0
  • while u < p :# tant que le seuil n'est pas atteint
  • n = n + 1# on avance d'une annee
  • u = 0.008 * u * (200 - u)# on applique la relation de recurrence
  • return (n + 2021)# on renvoie l'annee correspondante

4.(suite) L'exécution de seuil(100) ne renvoie aucune valeur. Expliquer pourquoi, à l'aide de la question 3.

La fonction seuil(p) calcule successivement les termes de la suite (u_n) en partant de u_0=40, et s'arrête dès qu'un terme atteint ou dépasse la valeur p, en renvoyant alors l'année correspondante.
Or, d'après la question 3, la suite (u_n) est croissante et converge vers \ell=75 : tous ses termes restent donc strictement inférieurs à 75, et a fortiori strictement inférieurs à 100.
Ainsi, pour p = 100, la condition u < p (c'est-à-dire u_n<100) reste vraie pour toutes les valeurs successives de n : la boucle while ne s'arrête donc jamais, et la fonction tourne indéfiniment sans jamais renvoyer de résultat.

Bac Terminale 2021 : Métropole, Mayotte, La Réunion, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Cécile a invité des amis à déjeuner sur sa terrasse. Elle a prévu en dessert un assortiment de gâteaux individuels qu'elle a achetés surgelés.

Elle sort les gâteaux du congélateur à -19 °C et les apporte sur la terrasse où la température est de 25 °C.

Au bout de 10 minutes la température des gâteaux est de 1,3 °C.

I -- Premier modèle

On suppose que la vitesse de décongélation est constante c'est-à-dire que l'augmentation de la température est la même minute après minute.

Selon ce modèle, déterminer quelle serait la température des gâteaux 25 minutes après leur sortie du congélateur.

Ce modèle semble-t-il pertinent ?

II -- Second modèle

On note T_n la température des gâteaux en degré Celsius, au bout de n minutes après leur sortie du congélateur ; ainsi T_0 = - 19.

On admet que pour modéliser l'évolution de la température, on doit avoir la relation suivante

\text{Pour tout entier naturel } n,\ T_{n+1}-T_n=-0.06\times \left(T_n - 25\right).

  1. Justifier que, pour tout entier n, on a T_{n+1}=0.94T_n + 1.5
  2. Calculer T_1 et T_2. On donnera des valeurs arrondies au dixième.
  3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a T_n\leqslant 25.

    En revenant à la situation étudiée, ce résultat était-il prévisible ?
  4. Étudier le sens de variation de la suite \left(T_n\right).
  5. Démontrer que la suite \left(T_n\right) est convergente.
  6. On pose pour tout entier naturel n, U_n = T_n - 25.
    1. Montrer que la suite \left(U_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme U_0.
    2. En déduire que pour tout entier naturel n, T_n=-44\times 0.94^n+25.
    3. En déduire la limite de la suite \left(T_n\right). Interpréter ce résultat dans le contexte de la situation étudiée.
    1. Le fabricant conseille de consommer les gâteaux au bout d'une demi-heure à température ambiante après leur sortie du congélateur.

      Quelle est alors la température atteinte par les gâteaux ? On donnera une valeur arrondie à l'entier le plus proche.
    2. Cécile est une habituée de ces gâteaux, qu'elle aime déguster lorsqu'ils sont encore frais, à la température de 10 °C. Donner un encadrement entre deux entiers consécutifs du temps en minutes après lequel Cécile doit déguster son gâteau.
    3. Le programme suivant, écrit en langage Python, doit renvoyer après son exécution la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n \geqslant 10.

      []{|p{4.5cm}|}

      def seuil() :
      n=0
      T= ...
      while T...
      T= ...
      n=n+1
      return


      Recopier ce programme sur la copie et compléter les lignes incomplètes afin que le programme renvoie la valeur attendue.

\textsc{Exercice} au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: Exercice A ou Exercice B

Pour éclairer le choix, les principaux domaines abordés sont indiqués en début de chaque exercice.

Exercice A

[]{|l|}

Principaux domaines abordés :

Géométrie de l'espace rapporté à un repère orthonormé ; orthogonalité dans l'espace

Dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) on considère

  • le point A de coordonnées (1 ; 3 ; 2),
  • le vecteur \vect{u} de coordonnées \begin{pmatrix} 1\\1\\0\\\end{pmatrix}
  • la droite d passant par l'origine O du repère et admettant pour vecteur directeur \vect{u}.

Le but de cet exercice est de déterminer le point de d le plus proche du point A et d’étudier quelques propriétés de ce point.

On pourra s’appuyer sur la figure ci-contre pour raisonner au fur et à mesure des questions.

x y z M 0 A A ı k O u

  1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d.
  2. Soit t un nombre réel quelconque, et M un point de la droite d, le point M ayant pour coordonnées (t~;~t~;~0).
    1. On note AM la distance entre les points A et M. Démontrer que:

      AM^2 = 2t^2 - 8t+ 14.
    2. Démontrer que le point M_0 de coordonnées (2~;~2~;~0) est le point de la droite d pour lequel la distance AM est minimale.

      On admettra que la distance AM est minimale lorsque son carré AM^2 est minimal.
  3. Démontrer que les droites (AM_0) et d sont orthogonales.
  4. On appelle A' le projeté orthogonal du point A sur le plan d'équation cartésienne z = 0. Le point A' admet donc pour coordonnées (1~;~3~;~0).

    Démontrer que le point M_0 est le point du plan (AA'M_0) le plus proche du point O, origine du repère.
  5. Calculer le volume de la pyramide OM_0A'A.

    On rappelle que le volume d'une pyramide est donné par: V = \frac{1}{3}\mathcal{B}h, où \mathcal{B} est l'aire

    d'une base et h est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.

Exercice B

[]{|l|}

Principaux domaines abordés :

Équations différentielles ; fonction exponentielle.

On considère l’équation différentielle

(E)\quad y'= y + 2x\e^x

On cherche l'ensemble des fonctions définies et dérivables sur l'ensemble \R des nombres réels qui sont solutions de cette équation.

  1. Soit u la fonction définie sur \R par u(x) = x^2\e^x. On admet que u est dérivable et on note u' sa fonction dérivée. Démontrer que u est une solution particulière de (E).
  2. Soit f une fonction définie et dérivable sur \R. On note g la fonction définie sur \R par :

    g(x) = f(x) - u(x)

    1. Démontrer que si la fonction f est solution de l'équation différentielle (E) alors la fonction g est solution de l'équation différentielle: y' =y.

      On admet que la réciproque de cette propriété est également vraie.
    2. À l'aide de la résolution de l'équation différentielle y' =y, résoudre l'équation différentielle (E).
  3. Étude de la fonction u
    1. Étudier le signe de u' (x) pour x variant dans \R.
    2. Dresser le tableau de variations de la fonction u sur \R (les limites ne sont pas demandées).
    3. Déterminer le plus grand intervalle sur lequel la fonction u est concave.
Voir la correction

PartieI : Cécile sort des gâteaux du congélateur, où ils étaient à -19\,^{\circ}C, pour les poser sur une terrasse à 25\,^{\circ}C. Au bout de 10 minutes, ils sont à 1,3\,^{\circ}C. En supposant que la température augmente à vitesse constante (même hausse chaque minute), quelle serait la température des gâteaux au bout de 25 minutes ? Ce modèle est-il pertinent ?

En 10 minutes, la température a augmenté de 1{,}3-(-19) = 20{,}3\,^{\circ}C, soit une hausse constante supposée de \dfrac{20{,}3}{10} = 2{,}03\,^{\circ}C par minute.
Au bout de 25 minutes, la hausse totale serait de 25\times2{,}03 = 50{,}75\,^{\circ}C, donc une température de -19+50{,}75 = 31{,}75\,^{\circ}C.
Or la température de la terrasse est de 25\,^{\circ}C : les gâteaux ne peuvent pas dépasser cette température ambiante. Donc, ce modèle n'est pas pertinent.

PartieII : On note T_n la température des gâteaux, en degré Celsius, n minutes après leur sortie du congélateur, avec T_0=-19. On admet la relation T_{n+1}-T_n = -0,06\times(T_n-25) pour tout entier naturel n. 1. Montrer que, pour tout entier naturel n, T_{n+1} = 0,94\,T_n+1,5.

En développant : \begin{aligned}T_{n+1}-T_n &= -0{,}06T_n+0{,}06\times25 \\ &= -0{,}06T_n+1{,}5\end{aligned}
D'où \begin{aligned}T_{n+1} &= T_n-0{,}06T_n+1{,}5 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5\end{aligned}

2.Calculer T_1 et T_2 (arrondir au dixième).

Avec n=0 : \begin{aligned}T_1 &= 0{,}94\times(-19)+1{,}5 \\ &= -17{,}86+1{,}5 \\ &= -16{,}36\end{aligned} soit T_1\approx-16{,}4.
Avec n=1 : \begin{aligned}T_2 &= 0{,}94\times(-16{,}36)+1{,}5 \\ &= -15{,}3784+1{,}5 \\ &= -13{,}8784\end{aligned} soit T_2\approx-13{,}9.

3.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25. Ce résultat était-il prévisible dans le contexte de l'énoncé ?

Initialisation. \begin{aligned}T_0 &= -19 \\ &\leqslant 25\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité. Supposons que, pour un entier n, T_n\leqslant25. En multipliant par 0{,}94>0 : \begin{aligned}0{,}94\,T_n &\leqslant 0{,}94\times25 \\ &= 23{,}5\end{aligned}
En ajoutant 1{,}5 aux deux membres : 0{,}94\,T_n+1{,}5\leqslant25, soit T_{n+1}\leqslant25 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25.
Ce résultat était prévisible : la température des gâteaux ne peut pas dépasser la température ambiante de la terrasse, qui est justement de 25\,^{\circ}C.

4.Étudier le sens de variation de la suite (T_n).

D'après la relation de récurrence, T_{n+1}-T_n = -0{,}06\times(T_n-25).
D'après la question précédente, T_n\leqslant25 pour tout n, donc T_n-25\leqslant0, donc -0{,}06\times(T_n-25)\geqslant0.
Ainsi T_{n+1}-T_n\geqslant0 pour tout n : la suite (T_n) est croissante.

5.Démontrer que la suite (T_n) est convergente.

La suite (T_n) est croissante (question précédente) et majorée par 25 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell vérifiant \ell\leqslant25.

6.aOn pose, pour tout entier naturel n, U_n = T_n-25. Montrer que (U_n) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}U_{n+1} &= T_{n+1}-25 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5-25 \\ &= 0{,}94\,T_n-23{,}5\end{aligned}
Or 0{,}94\times(T_n-25) = 0{,}94\,T_n-23{,}5, donc \begin{aligned}U_{n+1} &= 0{,}94\times(T_n-25) \\ &= 0{,}94\,U_n\end{aligned}
La suite (U_n) est donc géométrique de raison 0{,}94, de premier terme \begin{aligned}U_0 &= T_0-25 \\ &= -19-25 \\ &= -44\end{aligned}

6.bEn déduire que, pour tout entier naturel n, T_n = -44\times0,94^n+25.

Comme (U_n) est géométrique de raison 0{,}94 et de premier terme -44 : U_n = -44\times0{,}94^n pour tout n.
Or U_n = T_n-25, donc \begin{aligned}T_n &= U_n+25 \\ &= -44\times0{,}94^n+25\end{aligned}

6.cEn déduire la limite de la suite (T_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

Comme {0<0{,}94<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}94^n = 0, donc par somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}T_n = 25.
Cela signifie que la température des gâteaux se rapproche indéfiniment de la température ambiante de la terrasse, 25\,^{\circ}C, sans jamais la dépasser, ce qui est cohérent avec la situation physique.

7.aLe fabricant conseille de consommer les gâteaux une demi-heure après leur sortie du congélateur. Quelle température ont-ils alors atteinte (arrondir à l'entier le plus proche) ?

Avec n=30 minutes : \begin{aligned}T_{30} &= -44\times0{,}94^{30}+25 \\ &\approx 18{,}1\end{aligned} Donc, les gâteaux ont atteint une température d'environ 18 ^{\circ}C.

7.bCécile aime déguster ces gâteaux encore frais, à 10 ^{\circ}C. Donner un encadrement, entre deux entiers consécutifs, du nombre de minutes après lesquelles elle doit les déguster.

À la calculatrice, T_{17}\approx9{,}6 et T_{18}\approx10{,}6 : la température franchit donc 10\,^{\circ}C entre les minutes 17 et 18.
Donc, Cécile doit déguster son gâteau entre la 17^{\text{e}} et la 18^{\text{e}} minute après sa sortie du congélateur.

7.cLe programme Python suivant doit renvoyer la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n\geqslant10. Recopier et compléter les lignes manquantes.

  • def seuil():
  • n = 0
  • T = -19
  • while T < 10 :
  • T = 0.94 * T + 1.5
  • n = n + 1
  • return n

Commun à tous les candidats

En 2020, une influenceuse sur les réseaux sociaux compte 1000 abonnés à son profil. On modélise le nombre d'abonnés ainsi: chaque année, elle perd 10 % de ses abonnés auxquels s'ajoutent 250 nouveaux abonnés.

Pour tout entier naturel n, on note u_n le nombre d'abonnés à son profil en l'année (2020 + n), suivant cette modélisation. Ainsi u_0 = 1000.

  1. Calculer u_1.
  2. Justifier que pour tout entier naturel n,\quad u_{n+1} = 0,9u_n + 250.
  3. La fonction Python nommée « suite » est définie ci-dessous. Dans le contexte de l'exercice, interpréter la valeur renvoyée par suite(10).

    def suite( n) :
    u = 1000
    for i in range(n) :
    u = 0,9*u + 250
    return u
    1. Montrer, à l'aide d'un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant\quad 2500.
    2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
    3. Déduire des questions précédentes que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  4. Soit \left(v_n\right) la suite définie par v_n = u_n - 2500 pour tout entier naturel n.
    1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,9 et de terme initial v_0 = - 1500.
    2. Pour tout entier naturel n, exprimer v_n en fonction de n et montrer que :

      u_n = - 1500 \times\quad 0,9^n + 2500.
    3. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right) et interpréter dans le contexte de l'exercice.
  5. Écrire un programme qui permet de déterminer en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2200.

    Déterminer cette année.

EXERCICE 2 commun à tous les candidats 5 points

On considère un cube ABCDEFGH d'arête 8 cm et de centre \Omega.

Les points P, Q et R sont définis par \vect{\text{AP}} = \dfrac{3}{4}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\text{AQ}} = ~\dfrac{3}{4}\vect{\text{AE}} et \vect{\text{FR}} = \dfrac{1}{4}\vect{\text{FG}}.

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) avec : \vect{\imath} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\jmath}= \dfrac{1}{8}\vect{\text{AD}} et

\vect{k} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AE}}.

B C G F D H E A P Q R ı k

Partie I

  1. Dans ce repère, on admet que les coordonnées du point R sont (8 ; 2 ; 8).

    Donner les coordonnées des points P et Q.
  2. Montrer que le vecteur \vect{n}(1~;~-5~;~1) est un vecteur normal au plan (PQR).
  3. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (PQR) est x - 5y + z - 6 = 0.

Partie II

On note L le projeté orthogonal du point \Omega sur le plan (PQR).

  1. Justifier que les coordonnées du point \Omega sont (4 ; 4 ; 4).
  2. Donner une représentation paramétrique de la droite d perpendiculaire au plan (PQR) et passant par \Omega.
  3. Montrer que les coordonnées du point L sont \left(\dfrac{14}{3}~;~ \dfrac{2}{3}~;~\dfrac{14}{3}\right)
  4. Calculer la distance du point \Omega au plan (PQR).

EXERCICE 3 commun à tous les candidats 5 points

Un sac contient les huit lettres suivantes: A B C D E F G H (2 voyelles et 6 consonnes).

Un jeu consiste à tirer simultanément au hasard deux lettres dans ce sac.

On gagne si le tirage est constitué d'une voyelle et d'une consonne.

  1. Un joueur extrait simultanément deux lettres du sac.
    1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
    2. Déterminer la probabilité que le joueur gagne à ce jeu.

Les questions 2 et 3 de cet exercice sont indépendantes.

Pour la suite de l'exercice, on admet que la probabilité que le joueur gagne est égale à \dfrac{3}{7}.

  1. Pour jouer, le joueur doit payer k euros, k désignant un entier naturel non nul.

    Si le joueur gagne, il remporte la somme de 10 euros, sinon il ne remporte rien.

    On note G la variable aléatoire égale au gain algébrique d'un joueur (c'est-à-dire la somme remportée à laquelle on soustrait la somme payée).
    1. Déterminer la loi de probabilité de G.
    2. Quelle doit être la valeur maximale de la somme payée au départ pour que le jeu reste favorable au joueur ?
  2. Dix joueurs font chacun une partie. Les lettres tirées sont remises dans le sac après chaque partie.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre de joueurs gagnants.
    1. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, qu'il y ait exactement quatre joueurs gagnants.
    3. Calculer P(X \geqslant 5) en arrondissant à 10^{-3}. Donner une interprétation du résultat obtenu.
    4. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que P(X \leqslant n) \geqslant 0,9.
EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- convexité
-- fonction logarithme

Partie I : lectures graphiques

f désigne une fonction définie et dérivable sur \R.

On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction dérivée f'.

0123456 1 2 3 4 5 6 71 Courbedelafonctiondérivée f

Avec la précision permise par le graphique, répondre aux questions suivantes

  1. Déterminer le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction f en 0.
    1. Donner les variations de la fonction dérivée f'.
    2. En déduire un intervalle sur lequel f est convexe.

Partie II : étude de fonction

La fonction f est définie sur \R par

f(x) = \ln \left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right).

  1. Calculer les limites de la fonction f en +\infty et en -\infty.
  2. Déterminer une expression f'(x) de la fonction dérivée de f pour tout x \in \R.
  3. En déduire le tableau des variations de f. On veillera à placer les limites dans ce tableau.
    1. Justifier que l'équation f(x) = 2 a une unique solution \alpha dans l'intervalle \left[-\dfrac{1}{2}~;~+ \infty\right[.
    2. Donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près.
  4. La fonction f' est dérivable sur \R. On admet que, pour tout x \in\quad \R, f''(x) = \dfrac{-2x^2 - 2x + 4}{\left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right)^2}.

    Déterminer le nombre de points d'inflexion de la courbe représentative de f.

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Étude de fonction, fonction exponentielle
-- Équations différentielles

Partie I

Considérons l'équation différentielle

y'= -0,4y + 0,4

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.

    1. Déterminer une solution particulière constante de cette équation différentielle.
    2. En déduire l'ensemble des solutions de cette équation différentielle.
    3. Déterminer la fonction g, solution de cette équation différentielle, qui vérifie g(0) = 10.

Partie II

Soit p la fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+ \infty[ par

\begin{aligned}p(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{1 + 9\e^{-0,4t}}.\end{aligned}

  1. Déterminer la limite de p en + \infty.
  2. Montrer que p'(t) = \dfrac{3,6\e^{-0,4t}}{ \left(1 + 9\e^{-0,4t}\right)^2} pour tout t \in\quad [0~;~+ \infty[.
    1. Montrer que l'équation p(t) = \dfrac{1}{2} admet une unique solution \alpha sur [0~;~+ \infty[.
    2. Déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près à l'aide d'une calculatrice.

Partie III

  1. p désigne la fonction de la partie II.

    Vérifier que p est solution de l'équation différentielle y' = 0,4y(1 - y) avec la condition initiale y(0) = \dfrac{1}{10}y désigne une fonction définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.
  2. Dans un pays en voie de développement, en l'année 2020, 10 % des écoles ont accès à internet.

    Une politique volontariste d'équipement est mise en œuvre et on s'intéresse à l'évolution de la proportion des écoles ayant accès à internet.

    On note t le temps écoulé, exprimé en année, depuis l'année 2020.

    La proportion des écoles ayant accès à internet à l'instant t est modélisée par p(t).

    Interpréter dans ce contexte la limite de la question II 1 puis la valeur approchée de \alpha de la question II 3. b. ainsi que la valeur p(0).
Voir la correction

1.Une influenceuse compte u_0=1\,000 abonnés en 2020. Chaque année, elle perd 10\,\% de ses abonnés puis en gagne 250 nouveaux. On note u_n le nombre d'abonnés en l'année (2020+n). Calculer u_1.

Perdre 10\,\% revient à multiplier par 0{,}9. Donc u_1 = 1\,000\times0{,}9 + 250 = 900+250 = 1 150 abonnés.

2.Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

Multiplier par 0{,}9 traduit la perte de 10\,\% des abonnés d'une année sur l'autre.
On ajoute ensuite chaque année 250 nouveaux abonnés, donc pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

3.Une fonction Python suite(n) initialise u = 1000, puis répète n fois u = 0.9*u + 250, avant de renvoyer u. Interpréter, dans le contexte de l'exercice, la valeur renvoyée par l'appel suite(10).

La fonction calcule u_{10}, c'est-à-dire le nombre d'abonnés estimé en l'année 2030 ; la calculatrice donne u_{10}\approx 1 977 abonnés.

4.aMontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 1\,000 \\ &\leqslant 2\,500\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 2\,500. Comme 0{,}9>0, la multiplication conserve l'ordre : \begin{aligned}0{,}9u_n &\leqslant 0{,}9\times2\,500 \\ &= 2\,250\end{aligned} puis en ajoutant 250 aux deux membres, 0{,}9u_n+250 \leqslant 2\,500, soit u_{n+1} \leqslant 2\,500 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

4.bDémontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= 0{,}9u_n+250-u_n \\ &= -0{,}1u_n+250\end{aligned}
Or, d'après la question précédente, u_n \leqslant 2\,500, donc 0{,}1u_n \leqslant 250, soit -0{,}1u_n+250 \geqslant 0.
On a donc u_{n+1}-u_n \geqslant 0 pour tout entier naturel n : la suite (u_n) est croissante.

4.cDéduire des deux questions précédentes que la suite (u_n) est convergente.

La suite (u_n) est croissante et majorée par 2\,500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite inférieure ou égale à 2\,500.

5.aOn pose v_n = u_n - 2\,500 pour tout entier naturel n. Montrer que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1}-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n+250-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n-2\,250 \\ &= 0{,}9(u_n-2\,500) \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=0{,}9v_n, vraie pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9.
Son premier terme vaut v_0 = u_0 - 2\,500 = 1\,000-2\,500 = -1\,500.

5.bExprimer v_n en fonction de n, puis montrer que u_n = 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}.

Comme (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500, pour tout entier naturel n : v_n = -1\,500\times0{,}9^{n}.
Or v_n = u_n - 2\,500, donc \begin{aligned}u_n &= v_n + 2\,500 \\ &= 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}\end{aligned}

5.cDéterminer la limite de la suite (u_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Comme {0<0{,}9<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^{n} = 0, donc par produit puis somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n = 2\,500.
Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que le nombre d'abonnés de l'influenceuse se stabilise autour de 2 500 au fil des années.

6.Écrire un programme qui détermine en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2 200, puis donner cette année.

  • n = 0
  • u = 1000
  • tant que u <= 2200 :
  • u = 0.9 * u + 250
  • n = n + 1
  • renvoyer n
  • En simulant l'évolution terme à terme, on obtient \begin{aligned}u_{15} &\approx 2\,191{,}2 \\ &\leqslant 2\,200\end{aligned} et u_{16}\approx2\,222{,}0 > 2\,200 : le programme renvoie n=16.
  • Donc, la réponse est que le nombre d'abonnés dépasse 2 200 la seizième année suivant 2020, c'est-à-dire en 2036.

Commun à tous les candidats

Une société de jeu en ligne propose une nouvelle application pour smartphone nommée « Tickets coeurs! ».

Chaque participant génère sur son smartphone un ticket comportant une grille de taille 3 \times 3 sur laquelle sont placés trois cœurs répartis au hasard, comme par exemple ci-dessous.

♡♡♡

Le ticket est gagnant si les trois cœurs sont positionnés côte à côte sur une même ligne, sur une même colonne ou sur une même diagonale.

  1. Justifier qu'il y a exactement 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur une grille.
  2. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant est égale à \dfrac{2}{21}.
  3. Lorsqu'un joueur génère un ticket, la société prélève 1 € sur son compte en banque. Si le ticket est gagnant, la société verse alors au joueur 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur?
  4. Un joueur décide de générer 20 tickets sur cette application. On suppose que les générations des tickets sont indépendantes entre elles.
    1. Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire X qui compte le nombre de tickets gagnants parmi les 20 tickets générés.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X\quad =\quad 5).
    3. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X \geqslant 1) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- Suites
-- Équations différentielles

Dans cet exercice, on s'intéresse à la croissance du bambou Moso de taille maximale 20 mètres.

Le modèle de croissance de Ludwig von Bertalanffy suppose que la vitesse de croissance pour un tel bambou est proportionnelle à l'écart entre sa taille et la taille maximale.

Partie I : modèle discret

Dans cette partie, on observe un bambou de taille initiale 1 mètre.

Pour tout entier naturel n, on note u_n la taille, en mètre, du bambou n jours après le début de l'observation. On a ainsi u_0 = 1.

Le modèle de von Bertalanffy pour la croissance du bambou entre deux jours consécutifs se traduit par l'égalité :

u_{n+1} = u_n + 0,05\left(20 - u_n\right)\quad \text{pour tout entier naturel}\quad n.

  1. Vérifier que u_1 = 1,95.
    1. Montrer que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,95u_n + 1.
    2. On pose pour tout entier naturel n, v_n = 20 - u_n.

      Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique dont on précisera le terme initial v_0 et la raison.
    3. En déduire que, pour tout entier naturel n, u_n = 20 - 19 \times 0,95^n.
  2. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II : modèle continu

Dans cette partie, on souhaite modéliser la taille du même bambou Moso par une fonction donnant sa taille, en mètre, en fonction du temps t exprimé en jour.

D'après le modèle de von Bertalanffy, cette fonction est solution de l'équation différentielle

(E)\quad y' = 0,05(20 - y)

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~+\infty[ et y' désigne sa fonction dérivée.

Soit la fonction L définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par

L(t) = 20 - 19\e^{-0,05t}.

  1. Vérifier que la fonction L est une solution de (E) et qu'on a également L(0) = 1.
  2. On prend cette fonction L comme modèle et on admet que, si on note L' sa fonction dérivée, L'(t) représente la vitesse de croissance du bambou à l'instant t.
    1. Comparer L'(0) et L'(5).
    2. Calculer la limite de la fonction dérivée L' en +\infty.

      Ce résultat est-il en cohérence avec la description du modèle de croissance exposé au début de l'exercice ?

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Suites, étude de fonction
-- Fonction logarithme

Soit la fonction f définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

On considère la suite \left(u_n\right) de terme initial u_0 = 10 et telle que u_{n+1} = f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.

Partie I :

La feuille de calcul ci-dessous a permis d'obtenir des valeurs approchées des premiers termes de la suite \left(u_n\right).

AB
1nu_n
2010
317,80277542
425,88544474
534,29918442
643,10550913
752,36095182
862,0527675
972,00134509
1082,0000009
  1. Quelle formule a été saisie dans la cellule B3 pour permettre le calcul des valeurs approchées de \left(u_n\right) par recopie vers le bas ?
  2. À l'aide de ces valeurs, conjecturer le sens de variation et la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II :

On rappelle que la fonction f est définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

  1. Calculer \displaystyle\lim_{x \to 1} f(x). On admettra que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty.
    1. Soit f' la fonction dérivée de f. Montrer que pour tout x \in ]1~;~ +\infty[, f'(x) = \dfrac{x - 2}{x - 1}.
    2. En déduire le tableau des variations de f sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[, complété par les limites.
    3. Justifier que pour tout x \geqslant\quad 2, f(x) \geqslant\quad 2.

Partie III :

  1. En utilisant les résultats de la partie II, démontrer par récurrence que u_n \geqslant\quad 2 pour tout entier naturel n.
  2. Montrer que la suite \left(u_n\right) est décroissante.
  3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente. On note \ell sa limite.
  4. On admet que \ell vérifie f(\ell) = \ell. Donner la valeur de \ell.
Voir la correction

1.Une application génère un ticket sur une grille 3\times3 où trois cases contiennent chacune un cœur, disposées au hasard. Justifier qu'il existe exactement 84 façons différentes de placer ces trois cœurs sur la grille.

Placer trois cœurs sur la grille revient à choisir 3 cases parmi les 9 de la grille, sans tenir compte de l'ordre : le nombre de façons est donc \binom{9}{3}.
\begin{aligned}\binom{9}{3} &= \dfrac{9!}{3!\times6!} \\ &= \dfrac{9\times8\times7}{3\times2\times1} \\ &= \dfrac{504}{6} \\ &= 84\end{aligned}
Il y a bien 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur la grille.

2.Un ticket est gagnant si les trois cœurs sont alignés côte à côte sur une même ligne, une même colonne ou une même diagonale. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant vaut \dfrac{2}{21}.

La grille compte 3 lignes, 3 colonnes et 2 diagonales, soit 8 alignements possibles de trois cases : il y a donc 8 grilles gagnantes parmi les 84 grilles possibles (équiprobables).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est \dfrac{8}{84} = \dfrac{2}{21} (en simplifiant par 4).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est donc bien égale à \dfrac{2}{21}.

3.À chaque ticket généré, le joueur verse 1 € ; si le ticket est gagnant, la société lui reverse 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur ?

Soit X le gain algébrique du joueur pour un ticket. Un ticket gagnant rapporte 5-1=4 € (le joueur récupère les 5 € mais a déjà versé 1 €), un ticket perdant coûte 1 €.
P(X=4) = \dfrac{2}{21} et \begin{aligned}P(X=-1) &= 1-\dfrac{2}{21} \\ &= \dfrac{19}{21}\end{aligned}
\begin{aligned}E(X) &= 4\times\dfrac{2}{21} + (-1)\times\dfrac{19}{21} \\ &= \dfrac{8-19}{21} \\ &= -\dfrac{11}{21} \\ &\approx -0{,}524\end{aligned}
L'espérance de gain est négative : en moyenne, le joueur perd environ 0,52 € par ticket généré. Le jeu est donc défavorable au joueur.

4.aUn joueur génère 20 tickets de façon indépendante. Soit X le nombre de tickets gagnants parmi ces 20 tickets. Donner la loi de probabilité de X.

Chaque génération de ticket est une épreuve à deux issues (gagnant / perdant) de probabilité de succès p=\dfrac{2}{21}, répétée n=20 fois de façon indépendante.
X suit donc la loi binomiale de paramètres n=20 et p=\dfrac{2}{21}.

4.bCalculer la probabilité de l'évènement (X=5), arrondie à 10^{-3}.

P(X=5) = \dbinom{20}{5}\times\left(\dfrac{2}{21}\right)^5\times\left(\dfrac{19}{21}\right)^{15} \approx 0,02710^{-3} près).

4.cCalculer la probabilité de l'évènement (X\geqslant1), arrondie à 10^{-3}, puis interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

(X\geqslant1) est l'évènement contraire de (X=0), donc P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac{19}{21}\right)^{20} \approx 1-0{,}135 \approx 0,86510^{-3} près).
Sur 20 tickets générés, le joueur a donc environ 86,5 % de chances d'obtenir au moins un ticket gagnant.

Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Au 1er janvier 2020, la centrale solaire de Big Sun possédait 10560 panneaux solaires.

On observe, chaque année, que 2 % des panneaux se sont détériorés et nécessitent d'être retirés tandis que 250 nouveaux panneaux solaires sont installés.

Partie A - Modélisation à l'aide d'une suite

On modélise l'évolution du nombre de panneaux solaires par la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 10560 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,98u_n +250, où u_n est le nombre de panneaux solaires au 1er janvier de l'année 2020 +n.

    1. Expliquer en quoi cette modélisation correspond à la situation étudiée.
    2. On souhaite savoir au bout de combien d'années le nombre de panneaux solaires sera strictement supérieur à 12000.

      À l'aide de la calculatrice, donner la réponse à ce problème.
    3. Recopier et compléter le programme en Python ci-dessous de sorte que la valeur cherchée à la question précédente soit stockée dans la variable n à l'issue de l'exécution de ce dernier.
      u = 10560
      n =0
      while ... ... :
      u = ... ...
      n = ... ...
  1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a u_n \leqslant 12500.
  2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
  3. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge. Il n'est pas demandé, ici, de calculer sa limite.
  4. On définit la suite \left(v_n\right) par v_n = u_n - 12500, pour tout entier naturel n.
    1. Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,98 dont on précisera le premier terme.
    2. Exprimer, pour tout entier naturel n, v_n en fonction de n.
    3. En déduire, pour tout entier naturel n, u_n en fonction de n.
    4. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

      Interpréter ce résultat dans le contexte du modèle.

Partie B - Modélisation à l'aide d'une fonction

Une modélisation plus précise a permis d'estimer le nombre de panneaux solaires de la centrale à l'aide de la fonction f définie pour tout x \in [0~;~ +\infty[ par

f(x) = 12500 - 500 \e^{-0,02x+1,4},

x représente le nombre d'années écoulées depuis le 1er janvier 2020.

  1. Étudier le sens de variation de la fonction f.
  2. Déterminer la limite de la fonction f en +\infty.
  3. En utilisant ce modèle, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux solaires dépassera 12000.
Voir la correction

PartieA ; 1.a Une centrale solaire compte 10 560 panneaux au 1er janvier 2020. Chaque année, 2 % des panneaux se détériorent et sont retirés, tandis que 250 panneaux neufs sont installés. On modélise le nombre de panneaux par u_0 = 10\,560 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}98u_n + 250, où u_n est le nombre de panneaux au 1er janvier de l'année 2020+n. Justifier ce choix de modélisation.

Retirer 2 % des panneaux revient à multiplier leur nombre par 1 - \dfrac{2}{100} = 0{,}98.
En ajoutant ensuite les 250 panneaux neufs installés chaque année, on obtient bien la relation u_{n+1} = 0{,}98u_n + 250, ce qui justifie la modélisation.

PartieA ; 1.b À l'aide de la calculatrice, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux dépassera strictement 12 000.

En saisissant u_0 = 10\,560 puis en appliquant successivement u \mapsto 0{,}98u + 250, on obtient u_1 \approx 10\,599, puis u_2, u_3, etc.
On trouve u_{67} \approx 11\,999 et u_{68} \approx 12\,009.
Donc, le nombre de panneaux dépassera 12 000 au bout de 68 ans, soit en 2088.

PartieA ; 1.c Compléter le programme Python suivant pour qu'il stocke dans la variable n le nombre d'années trouvé à la question précédente : u = 10560 / n = 0 / while ... : / u = ... / n = ...

  • while u <= 12000:
  • u = 0.98*u + 250
  • n = n + 1

PartieA ; 2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 12\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 10\,560 \\ &\leqslant 12\,500\end{aligned} la propriété est donc vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 12\,500. En multipliant par 0{,}98 (positif) : \begin{aligned}0{,}98u_n &\leqslant 0{,}98\times12\,500 \\ &= 12\,250\end{aligned} En ajoutant 250 aux deux membres : 0{,}98u_n + 250 \leqslant 12\,500, c'est-à-dire u_{n+1} \leqslant 12\,500 : la propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc par récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 12\,500.

PartieA ; 3. Démontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1} - u_n &= 0{,}98u_n + 250 - u_n \\ &= 250 - 0{,}02u_n\end{aligned}
D'après la question précédente, u_n \leqslant 12\,500, donc \begin{aligned}0{,}02u_n &\leqslant 0{,}02\times12\,500 \\ &= 250\end{aligned} c'est-à-dire 250 - 0{,}02u_n \geqslant 0.
On a donc u_{n+1} - u_n \geqslant 0 : la suite (u_n) est croissante.

PartieA ; 4. En déduire que la suite (u_n) converge (sans calculer sa limite).

La suite (u_n) est croissante et majorée par 12 500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell vérifiant \ell \leqslant 12\,500.

PartieA ; 5.a On pose v_n = u_n - 12\,500 pour tout entier naturel n. Démontrer que (v_n) est géométrique et préciser sa raison et son premier terme.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1} - 12\,500 \\ &= 0{,}98u_n + 250 - 12\,500 \\ &= 0{,}98u_n - 12\,250\end{aligned}
Or 0{,}98\times12\,500 = 12\,250, donc \begin{aligned}v_{n+1} &= 0{,}98u_n - 0{,}98\times12\,500 \\ &= 0{,}98(u_n - 12\,500) \\ &= 0{,}98v_n\end{aligned}
Cette relation étant vraie pour tout n, (v_n) est géométrique de raison 0{,}98, de premier terme \begin{aligned}v_0 &= u_0 - 12\,500 \\ &= 10\,560 - 12\,500 \\ &= -1\,940\end{aligned}

PartieA ; 5.b Exprimer v_n en fonction de n.

(v_n) étant géométrique de premier terme -1\,940 et de raison 0{,}98, on a pour tout entier naturel n : v_n = -1\,940\times0{,}98^{n}.

PartieA ; 5.c En déduire l'expression de u_n en fonction de n.

Comme v_n = u_n - 12\,500, on a u_n = v_n + 12\,500, soit u_n = 12\,500 - 1\,940\times0{,}98^{n}.

PartieA ; 5.d Déterminer la limite de (u_n) et interpréter le résultat.

Comme {0 < 0{,}98 < 1}, on sait que \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}98^{n} = 0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 12\,500.
Dans le contexte du modèle, le nombre de panneaux solaires de la centrale se stabilise autour de 12 500 à long terme.

PartieB ; 1. Une modélisation plus fine utilise la fonction f définie sur [0~;~+\infty[ par f(x) = 12\,500 - 500\text{e}^{-0,02x+1,4}, où x est le nombre d'années écoulées depuis le 1er janvier 2020. Étudier le sens de variation de f.

f est dérivable sur [0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et pour tout x de cet intervalle : f'(x) = -500\times(-0{,}02)\text{e}^{-0,02x+1,4} = 10\text{e}^{-0,02x+1,4}.
La fonction exponentielle étant strictement positive, f'(x) > 0 pour tout x : la fonction f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.

PartieB ; 2. Déterminer la limite de f en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}02x+1{,}4) = -\infty, donc par composition \lim\limits_{x\to+\infty}\text{e}^{-0,02x+1,4} = 0, d'où \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = 12\,500.

PartieB ; 3. À l'aide de ce modèle, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux dépassera 12 000.

On résout f(x) > 12\,000 \iff 12\,500 - 500\text{e}^{-0,02x+1,4} > 12\,000 \iff 500 > 500\text{e}^{-0,02x+1,4} \iff 1 > \text{e}^{-0,02x+1,4}.
Comme 1 = \text{e}^0 et que la fonction exponentielle est strictement croissante, cela équivaut à 0 > -0{,}02x + 1{,}4 \iff 0{,}02x > 1{,}4 \iff x > 70.
Donc, il faut attendre strictement plus de 70 ans, soit 71 ans, pour que le nombre de panneaux dépasse 12 000 selon ce modèle, ce qui correspond à l'année 2091.