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Annales officielles · Logimaths

Statistiques descriptives : Tous les exercices

46 exercices officiels tirés des annales, un par sujet.

Brevet 2026 : Métropole Voir le sujet complet →

Le tableau ci-dessous présente le nombre de médailles obtenues par 9 pays lors des Jeux Paralympiques de Paris 2024.

PaysOrArgentBronzeTotal
Chine947650220
Grande-Bretagne494431124
États-Unis364227105
Pays-Bas27171256
Brésil25263889
Italie24153271
Ukraine22283282
France19282875
Australie?172863
  1. Combien de médailles d'or ont été obtenues par les Pays-Bas?
  2. Calculer le nombre de médailles d'or obtenues par l'Australie.
  3. Montrer que l'affirmation suivante est vraie.

    « Plus de 20~% des médailles obtenues par la Grande-Bretagne sont en bronze.»
    1. Déterminer la médiane de la série des nombres de médailles obtenues par ces 9 pays (colonne « Total » du tableau).

      Détailler la réponse en précisant la démarche.
    2. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  4. Aux Jeux Paralympiques de Tokyo en 2021, le Brésil avait obtenu 20 médailles d'argent. Pour ceux de Paris en 2024, il a obtenu 26 médailles d'argent.

    Quel est le pourcentage d'augmentation du nombre de médailles d'argent obtenues par le Brésil entre 2021 et 2024 ?
Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un navire assure la liaison entre deux ports de la Méditerranée.

Lors d'une traversée, une famille a la possibilité de réserver une cabine ainsi qu'un emplacement pour un véhicule.

Partie A

Parmi l'ensemble des familles effectuant la traversée, on constate que 30 % réservent un emplacement pour un véhicule et, parmi ces dernières, 80 % réservent une cabine.

On sait par ailleurs que 75 % des familles effectuant la traversée réservent une cabine.

On choisit au hasard une famille effectuant la traversée, et on considère les évènements suivants :

  • V : « la famille réserve un emplacement pour un véhicule »;
  • C : « la famille réserve une cabine » .

Pour un évènement quelconque E, on désigne par \overline{E} son évènement contraire et par P(E) sa probabilité.

    1. Donner P(C).
    2. Reproduire l'arbre ci-contre et compléter les quatre pointillés.


    V C C V C C . . . . . . . . . . . .
  1. Calculer la probabilité qu'une famille réserve un emplacement pour un véhicule et une cabine.
  2. Une famille a réservé une cabine.

    Déterminer la probabilité qu'elle réserve un emplacement pour un véhicule.
  3. Déterminer P_{\overline{V}}(C).

    On arrondira le résultat à 10^{-2}.

    Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B Sur ce trajet, la réservation d'une cabine et d'un emplacement pour un véhicule sont facturés en supplément du coût de la traversée.

Ces suppléments sont d'un montant de :

  • 100 € pour une cabine ;
  • 70 € pour l'emplacement d'un véhicule.

On suppose qu'une famille peut réserver au maximum une cabine et au maximum un emplacement pour un véhicule.

À ces suppléments peuvent s'ajouter le prix payé pour des extras (repas, boissons, etc.).

On note X la variable aléatoire qui associe, à chaque famille effectuant la traversée, le prix qu'elle paie, en euro, pour les suppléments.

On donne ci-dessous la loi de probabilité de X.

x_{i}070100170
P\left(X=x_{i}\right)0,190,060,510,24

On note Y la variable aléatoire qui associe, à chaque famille effectuant la traversée, le prix qu'elle paie, en euro, pour les extras.

On admet que la variable aléatoire Y a pour espérance \mathrm{E}(Y)=104 et pour variance \mathrm{V}(Y)=1686.

On suppose que les variables X et Y sont indépendantes.

  1. Justifier que \mathrm{E}(X)=96 et que \mathrm{V}(X)=3114.
  2. À titre exceptionnel, la compagnie propose une remise de 40 % sur les suppléments et les extras.

    On note Z la variable aléatoire qui, à chaque famille effectuant la traversée, associe le montant total pour les suppléments et les extras, en euro, payé par cette famille après réduction.

    1. Justifier que Z = 0,6(X + Y).
    2. En déduire que \mathrm{E}(Z)=120 et que \mathrm{V}(Z)=1728,

      \mathrm{E}(Z) est l'espérance de la variable aléatoire Z et \mathrm{V}(Z) sa variance.
  3. On note n un entier naturel non nul et on choisit au hasard un échantillon de n familles effectuant cette traversée bénéficiant de la réduction exceptionnelle définie en question 2.

    On admet que ce choix peut être assimilé à un tirage avec remise.

    On désigne par Z_{1} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la première famille, Z_{2} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la deuxième famille et ainsi de suite, Z_{n} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la n-ième famille.

    On considère la variable aléatoire M_{n}=\dfrac{Z_{1}+Z_{2}+...+Z_{n}}{n} donnant le prix total moyen pour les suppléments et les extras, payé par ces familles.

    On admet que les variables Z_{1} , Z_{2} , ..., Z_{n} sont indépendantes et suivent la même loi de probabilité que la variable aléatoire Z.

    1. Montrer que l'espérance \mathrm{E}\big(M_{n}\big) de la variable M_{n} est égale à 120, et que sa variance \mathrm{V}\big(M_{n}\big) est égale à \dfrac{1728}{n}.
    2. Déterminer le plus petit entier n pour lequel l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d'affirmer que \mathrm{P}\big(114<M_{n}<126\big) \geqslant 0,85.

      Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

A.1.aDonner P(C).

L'énoncé indique directement que 75 % des familles réservent une cabine : P(C) = 0,75.

A.1.bReproduire l'arbre et compléter les quatre pointillés.

  • Sur la première branche : P(V) = 0{,}3
  • Sur la deuxième branche : P(\overline{V}) = 0{,}7
  • Sur les branches issues de V : P_V(C) = 0{,}8 et P_V(\overline{C}) = 0{,}2

A.2Calculer la probabilité qu'une famille réserve un emplacement pour un véhicule et une cabine.

P(V \cap C) = P(V) \times P_V(C) = 0{,}3 \times 0{,}8 = 0,24.

A.3Une famille a réservé une cabine. Déterminer la probabilité qu'elle réserve un emplacement pour un véhicule.

On cherche P_C(V) = \dfrac{P(V \cap C)}{P(C)}.
P_C(V) = \dfrac{0{,}24}{0{,}75} = 0,32.

A.4Déterminer la probabilité qu'une famille n'ayant pas réservé de véhicule réserve tout de même une cabine, arrondie à 10^{-2}. Interpréter le résultat.

D'après la formule des probabilités totales, P(C) = P(V) \times P_V(C) + P(\overline{V}) \times P_{\overline{V}}(C).
0{,}75 = 0{,}24 + 0{,}7 \times P_{\overline{V}}(C)
P_{\overline{V}}(C) = \dfrac{0{,}75 - 0{,}24}{0{,}7} = \dfrac{0{,}51}{0{,}7} \approx 0,73.
Interprétation : parmi les familles qui ne réservent pas d'emplacement pour un véhicule, environ 73 % réservent tout de même une cabine.

B.1Justifier que E(X) = 96 et que V(X) = 3114.

E(X) = 0 \times 0{,}19 + 70 \times 0{,}06 + 100 \times 0{,}51 + 170 \times 0{,}24 = 4{,}2 + 51 + 40{,}8 = 96.
\begin{aligned}E(X^{2}) &= 0^{2} \times 0{,}19 + 70^{2} \times 0{,}06 + 100^{2} \times 0{,}51 + 170^{2} \times 0{,}24 \\ &= 294 + 5\,100 + 6\,936 \\ &= 12\,330\end{aligned}
V(X) = E(X^{2}) - (E(X))^{2} = 12\,330 - 96^{2} = 12\,330 - 9\,216 = 3 114.

B.2.aJustifier que Z = 0,6(X + Y).

Une remise de 40 % revient à ne payer que 60 % du montant total des suppléments et des extras, soit X + Y : donc Z = 0{,}6(X + Y).

B.2.bEn déduire que E(Z) = 120 et que V(Z) = 1728.

E(Z) = 0{,}6 \times (E(X) + E(Y)) = 0{,}6 \times (96 + 104) = 0{,}6 \times 200 = 120.
X et Y étant indépendantes, V(Z) = 0{,}6^{2} \times (V(X) + V(Y)) = 0{,}36 \times (3\,114 + 1\,686) = 0{,}36 \times 4\,800 = 1 728.

B.3.aMontrer que E(Mn) = 120 et que V(Mn) = 1728/n.

Les variables Z_1, \ldots, Z_n suivent toutes la même loi que Z, donc E(M_n) = \dfrac{n \times E(Z)}{n} = E(Z) = 120.
Les variables étant indépendantes, V(M_n) = \dfrac{1}{n^{2}} \times n \times V(Z) = \dfrac{V(Z)}{n} = \dfrac{1\,728}{n}.

B.3.bDéterminer le plus petit entier n pour lequel l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d'affirmer que P(114 < Mn < 126) \geq 0,85. Interpréter.

L'évènement {114 < M_n < 126} équivaut à |M_n - 120| < 6, dont le contraire est |M_n - 120| \geq 6.
D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, \begin{aligned}P(|M_n - 120| \geq 6) &\leq \dfrac{V(M_n)}{6^{2}} \\ &= \dfrac{1\,728}{36n} \\ &= \dfrac{48}{n}\end{aligned}
On veut P(114 < M_n < 126) \geq 0{,}85, soit P(|M_n - 120| \geq 6) \leq 0{,}15 : il suffit donc que \dfrac{48}{n} \leq 0{,}15.
\begin{aligned}n &\geq \dfrac{48}{0{,}15} \\ &= 320\end{aligned}
Le plus petit entier qui convient est n = 320 : un échantillon d'au moins 320 familles garantit, via cette inégalité, que le prix moyen payé a au moins 85 % de chances d'être compris entre 114 € et 126 €.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Dans le repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), on considère les points :

A(2 ; 1 ; 1), B(3 ;-2 ; 0), C(0 ;-1 ; 1) et D(0 ; 0 ; 2).

ı k O A B C D

  1. Montrer que les points A, B et C définissent un plan.
    1. Montrer que le vecteur \vect{n} \begin{pmatrix} 1 \\ -1 \\ 4 \end{pmatrix} est normal au plan (ABC).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est : x-y+4 z-5=0.
  2. Vérifier qu'une représentation paramétrique de la droite \Delta passant par D et orthogonale au plan (ABC) est donnée par : \begin{cases} x=t \\ y=-t \\ z=2+4 t \end{cases}\quad \text { avec } t \in \R.
  3. Montrer que le projeté orthogonal de D sur le plan (ABC) est le point H\left(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; \dfrac{4}{3}\right).
    1. Montrer que le triangle ABC est isocèle en B.
    2. Montrer que l'aire du triangle ABC est 3 \sqrt{2}.
    1. En déduire que le volume du tétraèdre ABCD est égal à 1.

      On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par: V=\dfrac{1}{3} \mathcal{B} h, \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base.
    2. On admet que la distance du point A au plan (BCD) est égale à \sqrt{2}.

      En déduire l'aire du triangle BCD.
  4. Dans cette question, on note \mathrm{D}_{k} le point ayant pour coordonnées (0 ; 0 ; k), où k est un réel.
    1. Déterminer la valeur de k pour laquelle les points A, B, C et \mathrm{D}_{k} sont coplanaires.

      Quel est alors le projeté orthogonal du point D_{k} sur le plan (ABC)?
    2. Peut-on trouver une valeur de k telle que A soit le projeté orthogonal de \mathrm{D}_{k} sur le plan (ABC) ?
Voir la correction

1.Montrer que les points A, B et C définissent un plan (A(2 ; 1 ; 1), B(3 ; -2 ; 0), C(0 ; -1 ; 1)).

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}3-2 \\ -2-1 \\ 0-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}1 \\ -3 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}0-2 \\ -1-1 \\ 1-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-2 \\ -2 \\ 0\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ont des coordonnées non proportionnelles (par exemple \dfrac{1}{-2} \neq \dfrac{-3}{-2}), donc ils ne sont pas colinéaires.
Les points A, B et C ne sont donc pas alignés : ils définissent bien un plan.

2.aMontrer que le vecteur n(1 ; -1 ; 4) est normal au plan (ABC).

On calcule les produits scalaires (le repère est orthonormé) :
\begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{AB} &= 1 \times 1 + (-1) \times (-3) + 4 \times (-1) \\ &= 1 + 3 - 4 \\ &= 0\end{aligned}
\begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{AC} &= 1 \times (-2) + (-1) \times (-2) + 4 \times 0 \\ &= -2 + 2 + 0 \\ &= 0\end{aligned}
\vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : \vec{n} est donc un vecteur normal à (ABC).

2.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est x - y + 4z - 5 = 0.

\vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 4\end{pmatrix} étant normal à (ABC), une équation de ce plan est de la forme x - y + 4z + d = 0.
Comme A appartient à (ABC) : 2 - 1 + 4 \times 1 + d = 0, soit 5 + d = 0, donc d = -5.
Une équation cartésienne de (ABC) est donc x - y + 4z - 5 = 0.

3.Vérifier la représentation paramétrique donnée de la droite \Delta passant par D et orthogonale au plan (ABC).

Une droite orthogonale au plan (ABC) est dirigée par un vecteur normal à ce plan, ici \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 4\end{pmatrix}.
Comme \Delta passe par D(0 ; 0 ; 2), une représentation paramétrique de \Delta est x = 0 + 1t, y = 0 - 1t, z = 2 + 4t, soit bien x = t, y = -t, z = 2 + 4t avec t \in \mathbb{R}.

4.Montrer que le projeté orthogonal de D sur le plan (ABC) est le point H(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; \dfrac{4}{3}).

Le projeté orthogonal de D sur (ABC) est le point d'intersection de \Delta et de (ABC).
Un point de \Delta a pour coordonnées (t ; -t ; 2+4t). En le substituant dans l'équation du plan :
\begin{aligned}t - (-t) + 4(2+4t) - 5 &= 0 \\ &\Leftrightarrow 2t + 8 + 16t - 5 = 0 \\ &\Leftrightarrow 18t = -3 \\ &\Leftrightarrow t = -\dfrac{1}{6}\end{aligned}
Les coordonnées de H sont donc \left(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; 2 - \dfrac{4}{6}\right) = \left(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; \dfrac{4}{3}\right).

5.aMontrer que le triangle ABC est isocèle en B.

\begin{aligned}AB &= \sqrt{(3-2)^{2} + (-2-1)^{2} + (0-1)^{2}} \\ &= \sqrt{1+9+1} \\ &= \sqrt{11}\end{aligned}
\begin{aligned}CB &= \sqrt{(3-0)^{2} + (-2-(-1))^{2} + (0-1)^{2}} \\ &= \sqrt{9+1+1} \\ &= \sqrt{11}\end{aligned}
Comme AB = CB, le triangle ABC est isocèle en B.

5.bMontrer que l'aire du triangle ABC est 3\sqrt{2}.

Dans un triangle isocèle, la hauteur issue du sommet principal (ici B) passe par le milieu I de la base [AC].
\begin{aligned}I &= \left(\dfrac{2+0}{2} ; \dfrac{1-1}{2} ; \dfrac{1+1}{2}\right) \\ &= (1 ; 0 ; 1)\end{aligned}
\begin{aligned}AC &= \sqrt{(0-2)^{2} + (-1-1)^{2} + (1-1)^{2}} \\ &= \sqrt{8} \\ &= 2\sqrt{2}\end{aligned} et \begin{aligned}BI &= \sqrt{(1-3)^{2} + (0-(-2))^{2} + (1-0)^{2}} \\ &= \sqrt{9} \\ &= 3\end{aligned}
Aire = \dfrac{AC \times BI}{2} = \dfrac{2\sqrt{2} \times 3}{2} = 3\sqrt{2}.

6.aEn déduire que le volume du tétraèdre ABCD est égal à 1.

En choisissant ABC comme base, la hauteur associée est la distance DH (H étant le projeté orthogonal de D sur (ABC), question 4).
\begin{aligned}DH &= \sqrt{\left(-\dfrac{1}{6}\right)^{2} + \left(\dfrac{1}{6}\right)^{2} + \left(\dfrac{4}{3}-2\right)^{2}} \\ &= \sqrt{\dfrac{1}{36}+\dfrac{1}{36}+\dfrac{4}{9}} \\ &= \sqrt{\dfrac{18}{36}} \\ &= \dfrac{\sqrt{2}}{2}\end{aligned}
V = \dfrac{1}{3} \times \text{Aire}_{ABC} \times DH = \dfrac{1}{3} \times 3\sqrt{2} \times \dfrac{\sqrt{2}}{2} = \dfrac{1}{3} \times 3 = 1.

6.bSachant que la distance de A au plan (BCD) vaut \sqrt{2}, en déduire l'aire du triangle BCD.

En reprenant le volume avec BCD comme base et h = \sqrt{2} comme hauteur associée : V = \dfrac{1}{3} \times \text{Aire}_{BCD} \times h.
1 = \dfrac{1}{3} \times \text{Aire}_{BCD} \times \sqrt{2}, donc \text{Aire}_{BCD} = \dfrac{3}{\sqrt{2}} = \dfrac{3\sqrt{2}}{2}.

7.aDéterminer k pour lequel A, B, C et Dk(0 ; 0 ; k) sont coplanaires. Quel est alors le projeté orthogonal de Dk sur (ABC) ?

D_k appartient au plan (ABC) si et seulement si ses coordonnées vérifient l'équation du plan :
\begin{aligned}0 - 0 + 4k - 5 &= 0 \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{5}{4}\end{aligned}
Pour k = \dfrac{5}{4}, le point D_k appartient déjà au plan (ABC) : son projeté orthogonal sur (ABC) est donc lui-même.

7.bPeut-on trouver une valeur de k telle que A soit le projeté orthogonal de Dk sur (ABC) ?

Pour que A soit le projeté orthogonal de D_k sur (ABC), le vecteur \overrightarrow{AD_k} devrait être colinéaire au vecteur normal \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 4\end{pmatrix}.
\overrightarrow{AD_k}\begin{pmatrix}0-2 \\ 0-1 \\ k-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-2 \\ -1 \\ k-1\end{pmatrix}.
Les deux premières coordonnées seraient dans un rapport \dfrac{-2}{1} = -2 pour \overrightarrow{AD_k}, contre \dfrac{-1}{-1} = 1 pour \vec{n} : ces rapports sont différents, quelle que soit la valeur de k.
Non, il n'existe aucune valeur de k pour laquelle A est le projeté orthogonal de D_k sur (ABC).

Bac Terminale 2026 : Antilles et Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Les trois parties de cet exercice peuvent être traitées indépendamment.

On s'intéresse à un réseau de communication constitué d'une chaîne de relais (satellites, antennes, opérateurs ...) pour transmettre des messages.

À chaque transmission entre deux relais successifs, des erreurs peuvent apparaitre dans le message.

Une étude statistique a permis d'établir que pour chaque relai :

  • si le message reçu est sans erreur, il a 94 % de chances d'être transmis sans erreur au relai suivant ;
  • si le message reçu comporte des erreurs, il y a 35 % de chances que les erreurs soient corrigées et donc que le message soit transmis sans erreur au relai suivant.

On choisit au hasard un message envoyé au cours d'une journée.

Pour un évènement E quelconque, on désigne par \overline{E} son évènement contraire et par P(E) sa probabilité.

Partie A On considère les évènements suivants :

  • A_{1} : « le message reçu par le premier relai est sans erreur » ;
  • A_{2} : « le message reçu par le deuxième relai est sans erreur ».

On admet que P\left(A_{1}\right)=0,96.

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-contre.
  2. Montrer que P\left(A_{2}\right)=0,9164.
  3. Calculer P_{A_{2}}\big( \overline{A_{1}} \big).

    On arrondira le résultat à 10^{-4}.

    Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

A 1 A 2 A 2 A 1 A 2 A 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Partie B Pour vérifier le bon fonctionnement d'un relai, des tests indépendants les uns des autres sont effectués.

Un test est positif si la présence d'au moins une erreur est détectée.

On admet que la probabilité qu'un test soit positif est égale à 0,04.

On choisit au hasard un échantillon de 50 tests réalisés sur le relai.

Le nombre de tests réalisés est suffisamment grand pour assimiler ce choix à un tirage avec remise.

  1. On note X la variable aléatoire qui à chaque échantillon de 50 tests associe le nombre de tests positifs.

    Ainsi la variable aléatoire X suit la loi binomiale de paramètres n=50 et p=0,04.

    1. Déterminer la probabilité que 4 tests soient positifs dans cet échantillon.

      On arrondira le résultat à 10^{-2}.
    2. Donner la probabilité qu'au moins un test soit positif dans cet échantillon.

      On arrondira le résultat à 10^{-2}.
    3. Calculer l'espérance et la variance de la variable aléatoire X.
  2. On étudie une chaîne de transmission de l'information composée de 25 relais.

    On considère la variable aléatoire X_{1} qui à chaque échantillon de 50 tests pratiqués sur le relai 1 associe le nombre de tests positifs.

    On définit de la même manière les variables aléatoires X_{2} pour le relai 2, ..., X_{25} pour le relai 25.

    On admet que ces 25 variables aléatoires sont indépendantes entre elles et qu'elles admettent la même espérance égale à 2 et la même variance égale à 1,92.

    On note M la variable aléatoire donnant la moyenne du nombre de tests positifs lors des contrôles effectués sur les 25 relais.

    On a donc M=\dfrac{X_{1}+X_{2}+\cdots+X_{25}}{25}.
    1. Vérifier que \mathrm{E}(M)=2 et montrer que \mathrm{V}(M)=0,0768.
    2. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que la probabilité que la moyenne des tests positifs soit strictement inférieure à 7 est supérieure à 0,99.

      Indication : on pourra utiliser, sans justification, le fait que : P(M<7)=P(-3<M<7).

Partie C On désigne par n un entier naturel non nul.

On s'intéresse à une chaîne de transmission de l'information composée de n relais.

On considère l'évènement A_{n} : « le message reçu par le n-ième relai est sans erreur ».

On note p_{n} la probabilité que le message reçu au n-ième relai soit sans erreur.

On a ainsi p_{n}=P\left(A_{n}\right) et p_{1}=0,96.

On admet que pour tout entier naturel n \geqslant 1, p_{n+1}=0,59 p_{n}+0,35.

  1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n \geqslant 1, p_{n+1} \leqslant p_{n}.
  2. Montrer que la suite (p_{n}) est convergente.
  3. Déterminer la valeur exacte de sa limite.
Voir la correction

A.1Recopier et compléter l'arbre pondéré.

P(A_1) = 0{,}96 et P(\overline{A_1}) = 1 - 0{,}96 = 0,04.
D'après l'énoncé : P_{A_1}(A_2) = 0,94, P_{A_1}(\overline{A_2}) = 0,06, P_{\overline{A_1}}(A_2) = 0,35, P_{\overline{A_1}}(\overline{A_2}) = 0,65.

A.2Montrer que P(A_{2}) = 0,9164.

A_1 et \overline{A_1} formant une partition de l'univers, d'après la formule des probabilités totales :
P(A_2) = P(A_1) \times P_{A_1}(A_2) + P(\overline{A_1}) \times P_{\overline{A_1}}(A_2)
P(A_2) = 0{,}96 \times 0{,}94 + 0{,}04 \times 0{,}35 = 0,9164.

A.3Calculer P_{A_2}(\overline{A_1}) et interpréter.

P_{A_2}(\overline{A_1}) = \dfrac{P(\overline{A_1} \cap A_2)}{P(A_2)} = \dfrac{0{,}04 \times 0{,}35}{0{,}9164} \approx 0,0153 (arrondi à 10^{-4}).
Sachant que le message reçu par le deuxième relai est sans erreur, il y a environ 1,53 % de chances que le message reçu par le premier relai comportait des erreurs.

B.1.aDéterminer la probabilité que 4 tests soient positifs.

P(X=4) = \binom{50}{4} \times 0{,}04^{4} \times 0{,}96^{46} \approx 0,09 (arrondi au centième).

B.1.bDonner la probabilité qu'au moins un test soit positif.

À la calculatrice, P(X \geq 1) \approx 0,87 (arrondi au centième).

B.1.cCalculer l'espérance et la variance de X.

X suit la loi binomiale (50 ; 0{,}04), donc E(X) = 50 \times 0{,}04 = 2 et V(X) = 50 \times 0{,}04 \times 0{,}96 = 1,92.

B.2.aVérifier que E(M) = 2 et montrer que V(M) = 0,0768.

M est la moyenne de 25 variables indépendantes de même loi que X : E(M) = E(X) = 2.
V(M) = \dfrac{V(X)}{25} = \dfrac{1{,}92}{25} = 0,0768.

B.2.bÀ l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que P(M < 7) > 0,99.

\begin{aligned}P(M < 7) &= P(-3 < M < 7) \\ &= P(-5 < M - 2 < 5) \\ &= 1 - P(|M-2| \geq 5)\end{aligned}
D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, pour t=5 : \begin{aligned}P(|M-2| \geq 5) &\leq \dfrac{V(M)}{5^{2}} \\ &= \dfrac{0{,}0768}{25} \\ &= 0{,}003072\end{aligned}
Donc \begin{aligned}P(M < 7) &\geq 1 - 0{,}003072 \\ &= 0{,}996928\end{aligned} qui est bien supérieur à 0,99.

C.1Montrer par récurrence que, pour tout n \geq 1, p_{n+1} \leq p_{n}.

Initialisation : \begin{aligned}p_2 &= 0{,}59 \times p_1 + 0{,}35 \\ &= 0{,}59 \times 0{,}96 + 0{,}35 \\ &= 0{,}9164 \\ &\leq 0{,}96 \\ &= p_1\end{aligned} La propriété est vraie au rang 1.
Hérédité : supposons p_{n+1} \leq p_n pour un n donné. Comme 0{,}59 > 0 : 0{,}59 p_{n+1} \leq 0{,}59 p_n, donc 0{,}59 p_{n+1} + 0{,}35 \leq 0{,}59 p_n + 0{,}35, soit p_{n+2} \leq p_{n+1} : vraie au rang n+1.
Conclusion : d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n \geq 1, p_{n+1} \leq p_n.

C.2Montrer que la suite (p_{n}) est convergente.

La suite (p_n) est décroissante (question C.1) et minorée par 0 (une probabilité est toujours positive) : elle est donc convergente.

C.3Déterminer la valeur exacte de sa limite.

Notons f(x) = 0{,}59x + 0{,}35, fonction continue telle que p_{n+1} = f(p_n). D'après le théorème du point fixe, la limite \ell vérifie f(\ell) = \ell.
\begin{aligned}0{,}59\ell + 0{,}35 &= \ell \\ &\Leftrightarrow 0{,}35 = 0{,}41\ell \\ &\Leftrightarrow \ell = \dfrac{35}{41}\end{aligned}
La suite (p_n) converge donc vers \dfrac{35}{41}.

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Dans une salle d'escalade, un nouveau module en forme de tétraèdre, destiné à être posé au sol, est en cours de fabrication.

Ce module servira à créer des plans inclinés.

On munit l'espace d'un repère orthonormé \left(\mathrm{A} ; \vect{\imath}, \vect{\jmath}, \vect{k}\right).

L'unité est le mètre.

On considère les trois points suivants : B\left(\dfrac{9}{2} ; 0 ; 0\right), C\left(\dfrac{9}{4} ; 3 ; 0\right) et D\left(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 3\right).

On modélise le module par le tétraèdre ABCD.

On souhaite analyser ce module pour des raisons de construction et de sécurité.

B C D H L ı k A

Partie A

  1. On représente ci-contre le triangle ABC et sa hauteur issue de C.

    1. Montrer que le triangle ABC est isocèle en C.
    2. Montrer que l'aire du triangle ABC est égale à 6,75 \mathrm{m}^{2}.


    A B C
    1. Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est : z=0.
    2. Montrer que le point H\left(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 0\right) est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).
  2. On rappelle que le volume \mathcal{V} d'un tétraèdre est donné par \mathcal{V} = \dfrac{1}{3} \times \mathcal{B} \times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur relative à la base \mathcal{B}.

    En déduire le volume du module.

Partie B

  1. On considère le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix} 4\\3\\3 \end{pmatrix}.
    1. Montrer que le vecteur \vect{n} est un vecteur normal au plan (BCD).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (BCD) est : 4x+3y+3z-18=0.
    3. Donner une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (BCD) et passant par D.
  2. On admet que la droite \Delta et le plan (ABC) sont sécants et on désigne par L leur point d'intersection.

    Montrer que L a pour coordonnées \left(-\dfrac{5}{2} ; -2 ; 0\right).
  3. Le module est considéré adapté aux débutants si l'angle \widehat{\mathrm{LDH}} est strictement inférieur à 60 °.

    Montrer que ce module est adapté aux débutants.

Voir la correction

A.1.aMontrer que le triangle ABC est isocèle en C.

Le repère étant orthonormé : \begin{aligned}AC &= \sqrt{\left(\frac{9}{4}\right)^{2}+3^{2}} \\ &= \sqrt{\frac{81}{16}+\frac{144}{16}} \\ &= \sqrt{\frac{225}{16}} \\ &= \frac{15}{4}\end{aligned}
\begin{aligned}CB &= \sqrt{\left(\frac{9}{4}-\frac{9}{2}\right)^{2}+3^{2}} \\ &= \sqrt{\left(-\frac{9}{4}\right)^{2}+3^{2}} \\ &= \sqrt{\frac{225}{16}} \\ &= \frac{15}{4}\end{aligned}
Comme AC = CB, le triangle ABC est isocèle en C.

A.1.bMontrer que l'aire du triangle ABC est 6,75 m^{2}.

Dans un triangle isocèle, la hauteur issue du sommet principal C est aussi une médiane : elle passe par I, milieu de [AB], de coordonnées \left(\dfrac{9}{4} ; 0 ; 0\right).
AB = \dfrac{9}{2} et \begin{aligned}CI &= \sqrt{0^{2}+3^{2}+0^{2}} \\ &= 3\end{aligned}
Aire = \dfrac{AB \times CI}{2} = \dfrac{1}{2} \times \dfrac{9}{2} \times 3 = 6,75 m^{2}.

A.2.aVérifier qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est z = 0.

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}\dfrac{9}{2} \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}\dfrac{9}{4} \\ 3 \\ 0\end{pmatrix} ont des coordonnées non proportionnelles : A, B, C ne sont pas alignés et définissent un plan.
Comme \begin{aligned}z_A &= z_B \\ &= z_C \\ &= 0\end{aligned} une équation cartésienne du plan (ABC) est bien z=0.

A.2.bMontrer que H(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 0) est le projeté orthogonal de D sur (ABC).

z_H = 0, donc H appartient à (ABC).
\overrightarrow{HD}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 3\end{pmatrix} est colinéaire au vecteur \vec{m}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, normal à (ABC) (car l'équation du plan est z=0) : la droite (HD) est donc orthogonale à (ABC).
H est donc bien le projeté orthogonal de D sur (ABC).

A.3En déduire le volume du module.

En choisissant ABC comme base, la hauteur associée est \begin{aligned}DH &= \sqrt{0^{2}+0^{2}+3^{2}} \\ &= 3\end{aligned}
V = \dfrac{1}{3} \times 6{,}75 \times 3 = 6,75 m^{3}.

B.1.aMontrer que n(4 ; 3 ; 3) est normal au plan (BCD).

\overrightarrow{BC}\begin{pmatrix}-\dfrac{9}{4} \\ 3 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{BD}\begin{pmatrix}-3 \\ 1 \\ 3\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires : B, C, D définissent bien un plan.
\begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{BC} &= 4 \times \left(-\frac{9}{4}\right) + 3 \times 3 + 3 \times 0 \\ &= -9+9 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{BD} &= 4\times(-3)+3\times1+3\times3 \\ &= -12+3+9 \\ &= 0\end{aligned}
\vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (BCD) : \vec{n} est donc normal à (BCD).

B.1.bEn déduire qu'une équation cartésienne de (BCD) est 4x + 3y + 3z - 18 = 0.

Une équation de (BCD) est de la forme 4x+3y+3z+d=0. Comme B\left(\frac{9}{2};0;0\right) \in (BCD) : 4\times\frac{9}{2}+d=0, donc d=-18.
Une équation cartésienne de (BCD) est donc bien 4x+3y+3z-18=0.

B.1.cDonner une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale à (BCD) passant par D.

\Delta est dirigée par \vec{n}(4;3;3) et passe par D\left(\frac{3}{2};1;3\right) : \begin{cases}x = \frac{3}{2}+4t \\ y = 1+3t \\ z = 3+3t\end{cases} avec t \in \mathbb{R}.

B.2Montrer que L a pour coordonnées (-\dfrac{5}{2} ; -2 ; 0).

L, point de \Delta, a pour coordonnées \left(\frac{3}{2}+4t_0 ; 1+3t_0 ; 3+3t_0\right) pour un certain t_0, et vérifie l'équation de (ABC), soit z=0.
\begin{aligned}3+3t_0 &= 0 \\ &\Leftrightarrow t_0 = -1\end{aligned}
En remplaçant : \begin{aligned}x &= \frac{3}{2}-4 \\ &= -\frac{5}{2}\end{aligned} \begin{aligned}y &= 1-3 \\ &= -2\end{aligned} z=0 : L a bien pour coordonnées \left(-\frac{5}{2} ; -2 ; 0\right).

B.3Montrer que le module est adapté aux débutants.

\overrightarrow{DH}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ -3\end{pmatrix} et \overrightarrow{DL}\begin{pmatrix}-4 \\ -3 \\ -3\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{DH} \cdot \overrightarrow{DL} &= 0\times(-4)+0\times(-3)+(-3)\times(-3) \\ &= 9\end{aligned}
Or \overrightarrow{DH} \cdot \overrightarrow{DL} = DH \times DL \times \cos(\widehat{LDH}), avec DH=3 et \begin{aligned}DL &= \sqrt{16+9+9} \\ &= \sqrt{34}\end{aligned}
\begin{aligned}\cos(\widehat{LDH}) &= \dfrac{9}{3\sqrt{34}} \\ &= \dfrac{3\sqrt{34}}{34}\end{aligned} donc \widehat{LDH} \approx 59{,}04^{\circ}.
Comme 59{,}04^{\circ} < 60^{\circ}, le module est bien adapté aux débutants.

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On considère la fonction f_{k} définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}k est un réel strictement positif et ln désigne la fonction logarithme népérien.

On désigne par \mathcal{C}_{k} la représentation graphique de la fonction f_{k} dans un repère orthonormé.

On admet que la fonction f_{k} est deux fois dérivable sur ] 0 ;+\infty[.

On note f_{k}' sa dérivée première et f_{k}'' sa dérivée seconde.

Partie A : étude d'un premier cas particulier Dans cette partie, on se place dans le cas k=2.

La courbe \mathcal{C}_{2} est représentée sur le graphique ci-dessous.

On précise que :

  • Le point A est un point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_{2};
  • T_{2} est la tangente à la courbe \mathcal{C}_{2} au point A.

    1 1 0 C 2 T 2 A
  1. On considère une primitive F_{2} de la fonction f_{2} sur ] 0 ;+\infty[.

    Avec la précision permise par le graphique, donner les variations de la fonction F_{2} sur l'intervalle ]0 ; 3].
  2. Parmi les trois courbes ci-dessous, indiquer celle qui représente f_{2}' et celle qui représente f_{2}''.

    Justifier.

1 1 0 1 1 0 1 1 0 Courbe1Courbe2Courbe3

Partie B : étude d'un second cas particulier Dans cette partie on se place dans le cas k=1.

On considère la fonction f_{1} définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{1}(x)=1-x+\dfrac{1+\ln x}{x}

    1. Montrer que pour tout réel x>0 : f_{1}'(x)=-1-\dfrac{\ln x}{x^{2}}.
    2. Déterminer la limite de f_{1}'(x) lorsque x tend vers +\infty.
  1. On admet que :
    • l'axe des ordonnées est une asymptote de la courbe de f_{1}';
    • pour tout réel x>0, f_{1}''(x)=\dfrac{2 \ln x-1}{x^{3}}.


    On donne ci-dessous le tableau de variations de f_{1}' sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[.

    x f 1 0 e 1 2 +∞ +∞ 1 1 2e 1 1 2e 1 1

    1. Justifier les variations de la fonction f_{1}' sur l'intervalle ]0 ;+\infty[ et la valeur de l'extremum.
    2. Justifier la limite de la fonction f_{1}' en 0.
    3. Montrer qu'il existe une unique solution \alpha à l'équation f_{1}'(x)=0 sur ] 0 ;+\infty[.

      En déduire que f_{1} admet un maximum sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[.
    4. Recopier et compléter les pointillés du programme écrit en langage Python ci-dessous, afin qu'il renvoie une valeur approchée à 10^{-2} près de la solution \alpha de l'équation f_{1}'(x)=0 sur ] 0 ;+\infty[.

      def d(x) :
         return -1-ln(x)/x**2
      def alpha() :
         u = 0.5
         while d(u) ... 0 :
            u = ...
         return u


      On rappelle que x**2 désigne x^{2}.

Partie C: \boldsymbol{k} quelconque On considère la fonction h définie sur ] 0 ;+\infty[ par h(x)=\dfrac{1+\ln x}{x},

et la fonction H définie sur ] 0 ;+\infty[ par H(x)=\dfrac{1}{2}(1+\ln x)^{2}.

On admet que H est dérivable sur ] 0 ;+\infty[.

  1. Montrer que la fonction H est une primitive de h.

On rappelle que k est un réel strictement positif et que f_{k} est la fonction définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}

  1. Existe-t-il une valeur de k pour laquelle la valeur moyenne de la fonction f_{k} sur l'intervalle [ 1 ; \e] est égale à 0 ?

    Justifier.
Voir la correction

A.1Donner les variations de F_{2} sur ]0 ; 3].

F_2 est une primitive de f_2, donc ses variations sont données par le signe de f_2. D'après le graphique, F_2 est décroissante sur ]0 ; 0{,}3], croissante sur [0{,}3 ; 2{,}5], puis décroissante sur [2{,}5 ; 3].

A.2Identifier les courbes représentant f_{2}′ et f_{2}″.

f_2 admet un maximum en x \approx 0{,}75 (là où F_2 change de croissante à décroissante) : sa dérivée doit s'y annuler. C'est la courbe 1 qui s'annule vers 0,75 : elle représente f_2'.
Le point A (point d'inflexion de \mathcal{C}_2) est situé vers x \approx 1{,}6 : la dérivée seconde s'y annule. C'est la courbe 2 qui s'annule vers 1,6 : elle représente f_2''.

B.1.aMontrer que f_{1}′(x) = -1 - ln(x)/x^{2}.

f_1 = w + \dfrac{u}{v} avec w(x)=1-x, u(x)=1+\ln x, v(x)=x, donc w'(x)=-1, u'(x)=\dfrac{1}{x}, v'(x)=1.
f_1'(x) = w'(x) + \dfrac{u'(x)v(x)-v'(x)u(x)}{v(x)^{2}} = -1 + \dfrac{1-(1+\ln x)}{x^{2}} = -1-\dfrac{\ln x}{x^{2}}.

B.1.bDéterminer la limite de f_{1}′(x) en +\infty.

Par croissances comparées, \lim\limits_{x \to +\infty} \dfrac{\ln x}{x^{2}} = 0, donc, par somme, \lim\limits_{x \to +\infty} f_1'(x) = -1.

B.2.aJustifier les variations de f_{1}′ et la valeur de l'extremum.

f_1''(x) a le signe de 2\ln x - 1 (car x^{3}>0), positif pour x>e^{\dfrac{1}{2}}.
f_1' est donc décroissante sur ]0 ; e^{\dfrac{1}{2}}] puis croissante sur [e^{\dfrac{1}{2}} ; +\infty[.
f_1'(e^{\dfrac{1}{2}}) = -1-\dfrac{\ln(e^{\dfrac{1}{2}})}{e} = -1-\dfrac{1}{2e} : c'est bien la valeur du minimum du tableau.

B.2.bJustifier la limite de f_{1}′ en 0.

Quand x \to 0^+ : -\ln(x) \to +\infty et x^{2} \to 0^+, donc par quotient puis somme, \lim\limits_{x \to 0^+} f_1'(x) = +\infty.

B.2.cMontrer qu'il existe une unique solution \alpha à f_{1}′(x) = 0, puis que f_{1} admet un maximum.

Sur \left]0 ; e^{\dfrac{1}{2}}\right], f_1' est continue et strictement décroissante, avec \lim\limits_{x\to0^+} f_1'(x) = +\infty > 0 et f_1'(e^{\dfrac{1}{2}}) = -1-\frac{1}{2e} < 0 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f_1'(x)=0 y admet une unique solution.
Sur \left[e^{\dfrac{1}{2}} ; +\infty\right[, f_1' est strictement croissante et tend vers -1, donc reste toujours strictement négative : pas de solution sur cet intervalle.
Il existe donc une unique solution \alpha à f_1'(x)=0 sur ]0;+\infty[, et f_1 admet un maximum en \alpha (signe de f_1' positif puis négatif).

B.2.dCompléter le script Python calculant une valeur approchée de \alpha.

  • Condition de la boucle « while » : while d(u) > 0 :
  • Instruction dans la boucle : u = u + 0.01

C.1Montrer que H est une primitive de h.

H est de la forme \dfrac{1}{2}u^{2} avec u(x)=1+\ln x, donc u'(x)=\dfrac{1}{x}, et H'(x) = u'(x)u(x) = \dfrac{1}{x}(1+\ln x) = h(x).
H est donc bien une primitive de h sur ]0;+\infty[.

C.2Existe-t-il k tel que la valeur moyenne de fₖ sur [1 ; e] soit nulle ?

La valeur moyenne est \begin{aligned}\displaystyle \mu &= \dfrac{1}{e-1}\int\limits_1^{e} f_k(x)\,dx \\ &= \dfrac{1}{e-1}\int\limits_1^{e}\left(1-x+kh(x)\right)dx \\ &= \dfrac{1}{e-1}\left[x-\dfrac{x^{2}}{2}+kH(x)\right]_1^{e}\end{aligned}
= \dfrac{1}{e-1}\left(\left(e-\dfrac{e^{2}}{2}+k\dfrac{(1+1)^{2}}{2}\right) - \left(1-\dfrac{1}{2}+k\dfrac{(1+0)^{2}}{2}\right)\right) = \dfrac{2e-e^{2}+3k-1}{2(e-1)}.
\begin{aligned}\mu &= 0 \\ &\Leftrightarrow 2e-e^{2}+3k-1 = 0 \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{e^{2}-2e+1}{3} \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{(e-1)^{2}}{3}\end{aligned}
Oui, il existe une unique valeur k = \dfrac{(e-1)^{2}}{3} pour laquelle la valeur moyenne de f_k sur [1;e] est nulle.

Bac Première 2026 : Amérique du Nord (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Durant une fête foraine, une urne contient dix boules. Chaque boule est soit verte, soit rouge, indiscernable au toucher.

Un jeu est proposé aux personnes présentes à la fête foraine. Pour y participer le joueur doit d'abord payer 1 euro.

Ensuite,

  • le joueur tire une première boule qu'il donne au forain, celui-ci note sa couleur puis remet la boule dans l'urne;
  • le joueur tire une deuxième boule, le forain note la couleur de ce deuxième tirage et remet à nouveau la boule dans l'urne.

Voici les récompenses qu'il obtient :

  • si le joueur a tiré deux boules rouges, il reçoit 3 euros ;
  • si le joueur a tiré deux boules vertes, il reçoit 1 euro ;
  • sinon il ne reçoit pas d'argent.

Partie A Dans cette partie, on considère que cette urne contient 1 boule rouge et 9 boules vertes.

On note :

  • R_{1} l'événement : « La première boule tirée est rouge. »
  • R_{2} l'événement : « La deuxième boule tirée est rouge. »
  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous représentant la situation.

    R 1 R 2 R 2 R 1 R 2 R 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  2. On note X la variable aléatoire donnant le gain algébrique du joueur, c'est-à-dire la différence entre la somme reçue après les deux tirages et les frais de participation au jeu de 1 euro.
    1. Donner les valeurs prises par la variable aléatoire X.
    2. Montrer que P(X=-1)=\dfrac{18}{100}.
    3. Recopier sur votre feuille et compléter le tableau suivant donnant la loi de probabilité de X :

      k
      P(X=k)
    4. Calculer l'espérance de X. Interpréter le résultat.

Partie B

Dans cette partie, on considère que cette urne contient maintenant n boules rouges et 10-n boules vertes où n est un nombre entier naturel avec {0 \leq n \leq 10}.

On note Y la variable aléatoire donnant le gain algébrique après les deux tirages.

  1. Démontrer que E(Y)=\dfrac{4 n^{2}-20 n}{100}.

    On expliquera la démarche mise en œuvre. Toute démarche, même incomplète, sera prise en compte dans la notation.
  2. Pour combien de boules rouges dans l'urne le jeu est-il équitable entre le joueur et le forain?
Voir la correction

A.1Recopier et compléter l'arbre pondéré (urne à 1 boule rouge, 9 vertes, tirage avec remise).

P(R_1)=\dfrac{1}{10}, P(\overline{R_1})=\dfrac{9}{10} ; P_{R_1}(R_2)=\dfrac{1}{10}, P_{R_1}(\overline{R_2})=\dfrac{9}{10} ; P_{\overline{R_1}}(R_2)=\dfrac{1}{10}, P_{\overline{R_1}}(\overline{R_2})=\dfrac{9}{10} (tirage avec remise : les probabilités sont les mêmes au 2^{\text{e}} tirage).

A.2.aDonner les valeurs prises par la variable aléatoire X.

Le joueur paie 1 € puis reçoit 3 € (deux rouges), 1 € (deux vertes) ou 0 € (sinon) : le gain algébrique prend donc les valeurs X=2 (3-1), X=0 (1-1) et X=-1 (0-1).

A.2.bMontrer que P(X = -1) = \dfrac{18}{100}.

\{X=-1\} correspond à une boule rouge et une boule verte (dans un ordre ou l'autre) : \begin{aligned}\{X &= -1\} \\ &= (R_1\cap\overline{R_2})\cup(\overline{R_1}\cap R_2)\end{aligned} réunion d'évènements disjoints.
P(X=-1) = P(R_1\cap\overline{R_2})+P(\overline{R_1}\cap R_2) = \dfrac{1}{10}\times\dfrac{9}{10}+\dfrac{9}{10}\times\dfrac{1}{10} = \dfrac{9}{100}+\dfrac{9}{100} = \dfrac{18}{100}.

A.2.cRecopier et compléter le tableau de la loi de probabilité de X.

\begin{aligned}P(X=2) &= P(R_1\cap R_2) \\ &= \dfrac{1}{10}\times\dfrac{1}{10} \\ &= \dfrac{1}{100}\end{aligned} et \begin{aligned}P(X=0) &= P(\overline{R_1}\cap\overline{R_2}) \\ &= \dfrac{9}{10}\times\dfrac{9}{10} \\ &= \dfrac{81}{100}\end{aligned}
x_k : -1 ; 0 ; 2 : P(X=x_k) : \dfrac{18}{100} ; \dfrac{81}{100} ; \dfrac{1}{100} (vérification : \frac{18}{100}+\frac{81}{100}+\frac{1}{100}=1).

A.2.dCalculer l'espérance de X et interpréter le résultat.

E(X) = (-1)\times\dfrac{18}{100}+0\times\dfrac{81}{100}+2\times\dfrac{1}{100} = \dfrac{-18+0+2}{100} = \dfrac{-16}{100} = -0,16.
Sur un grand nombre de parties, le joueur perd en moyenne 0,16 € (16 centimes) par partie : le jeu est défavorable au joueur.

B.1Démontrer que E(Y) = (4n^{2} - 20n)/100 (urne à n boules rouges, 10 - n vertes).

Comme en partie A, Y prend les valeurs -1, 0, 2 : \begin{aligned}P(Y=2) &= \left(\dfrac{n}{10}\right)^{2} \\ &= \dfrac{n^{2}}{100}\end{aligned}
\begin{aligned}P(Y=-1) &= 2\times\dfrac{n}{10}\times\dfrac{10-n}{10} \\ &= \dfrac{2n(10-n)}{100}\end{aligned} (on ne calcule pas P(Y=0), sans effet sur l'espérance).
E(Y) = 2\times\dfrac{n^{2}}{100} - 1\times\dfrac{2n(10-n)}{100} = \dfrac{2n^{2}-20n+2n^{2}}{100} = \dfrac{4n^{2}-20n}{100}.

B.2Pour combien de boules rouges le jeu est-il équitable ?

Le jeu est équitable lorsque E(Y)=0 : \begin{aligned}\dfrac{4n^{2}-20n}{100} = 0 &\iff 4n(n-5) = 0 \\ &\iff n = 0 \end{aligned} ou n=5.
n=0 correspond à une urne sans boule rouge (plus vraiment un jeu de hasard) : la situation pertinente est donc n=5 boules rouges (et 5 vertes), pour laquelle le jeu est équitable.

Dans cet exercice, les cinq situations sont indépendantes. Il est rappelé que chaque réponse doit être justifiée sauf indication contraire.

  • Situation 1

    Dans une urne de 40 boules indiscernables au toucher, 5 sont rouges, 20 sont vertes et 15 sont blanches. L'expérience consiste à tirer au hasard une boule de l'urne et à noter sa couleur.

    Calculer la probabilité d'obtenir une boule verte.
  • Situation 2

    Décomposer en produit de facteurs premiers le nombre 1050.

    Aucune justification n'est attendue.
  • Situation 3

    Un article coûte 25 €. Calculer son prix après une augmentation de 14 %.
  • Situation 4

    Lepolygone2estunagrandissementdupolygone1.Lecoefficientdecetagrandissementest2 , 5.L’airedupolygone1estégaleà7 , 5cm 2 .Calculerl’airedupolygone2. Lafigureci-dessousn’estpasàl’échelle . Polygone2Polygone1
  • Situation 5

    Dans une classe de 3e on note la répartition des tailles des élèves dans le tableau suivant:

    Taille (en cm)152157160162165170174180
    Effectif24252465


    1. Quelle est la moyenne des tailles des élèves de cette classe ?
    2. Quelle est la médiane des tailles des élèves de cette classe ?
Voir la correction

Situation 1. Une urne contient 40 boules (5 rouges, 20 vertes, 15 blanches). Calculer la probabilité d'obtenir une boule verte en tirant au hasard.

Il y a 20 boules vertes sur 40 : la probabilité est \begin{aligned}\dfrac{20}{40} &= \dfrac12 \\ &= 0{,}5\end{aligned}

Situation 2. Décomposer 1 050 en produit de facteurs premiers.

\begin{aligned}1\,050 &= 105\times10 \\ &= 5\times21\times2\times5 \\ &= 5\times3\times7\times2\times5 \\ &= 2\times3\times5^2\times7\end{aligned}

Situation 3. Un article coûte 25 €. Calculer son prix après une augmentation de 14 %.

Augmenter de 14 %, c'est multiplier par 1+\dfrac{14}{100} = 1{,}14.
25\times1{,}14 = 28{,}50 € : le nouveau prix est 28,50 €.

Situation 4. Le polygone 2 est un agrandissement du polygone 1, de coefficient 2,5. L'aire du polygone 1 est 7,5 cm^{2}. Calculer l'aire du polygone 2.

Si les longueurs sont multipliées par k, les aires le sont par k^2, ici 2{,}5^2 = 6{,}25.
L'aire du polygone 2 est donc 7{,}5\times6{,}25 = 46,875 cm^{2}.

Situation 5.1 Une classe de 3e a des tailles réparties ainsi : 152 cm (\times2), 157 (\times4), 160 (\times2), 162 (\times5), 165 (\times2), 170 (\times4), 174 (\times6), 180 (\times5). Calculer la moyenne des tailles.

\overline{t} = \dfrac{2\times152+4\times157+2\times160+5\times162+2\times165+4\times170+6\times174+5\times180}{2+4+2+5+2+4+6+5} = \dfrac{5\,016}{30} = 167,2 cm.

Situation 5.2 Quelle est la médiane des tailles de cette classe ?

Il y a 30 élèves : dans l'ordre croissant, la 15e taille est 165 cm et la 16e est 170 cm. Toute valeur entre 165 cm et 170 cm peut être prise comme médiane de cette série.

À l'approche d'une course organisée par son collège, Malo s'entraîne sur un parcours de 13,5 km.

La courbe ci-dessous représente la distance parcourue par Malo (en kilomètres) en fonction du temps écoulé (en minutes).

01020304050607080900123456789101112131415 Temps(enmin) Distance(enkm)

  1. Le temps et la distance parcourue par Malo sont-ils proportionnels ?
  2. Quelle distance Malo a-t-il parcourue au bout de 20 minutes ?

    Aucune justification n'est attendue.
  3. Combien de temps a-t-il mis pour faire les 9 premiers kilomètres ?

    Aucune justification n'est attendue.
  4. Quelle est la vitesse moyenne de Malo lors de cette course? Exprimer le résultat au dixième de km/h près.
  5. Louise et Hillal ont couru sur le même parcours de 13,5 km. Louise à une vitesse régulière égale à 12 km/h et Hillal a une vitesse régulière égale à 10 km/h
    1. Sachant que Louise et Hillal sont partis en même temps, qui a été le premier à franchir la ligne d'arrivée?
    2. Quelle distance sépare Louise et Hillal, lorsque le premier des deux franchit la ligne d'arrivée ?
Voir la correction

1.Malo s'entraîne sur un parcours de 13,5 km ; une courbe donne sa distance parcourue en fonction du temps. Le temps et la distance sont-ils proportionnels ?

La représentation graphique de la distance en fonction du temps n'est pas un segment de droite passant par l'origine : la distance parcourue par Malo n'est pas proportionnelle au temps de course.

2.Quelle distance a-t-il parcourue au bout de 20 minutes (lecture graphique) ?

Au bout de 20 minutes, Malo a parcouru 4,5 km.

3.Combien de temps a-t-il mis pour parcourir les 9 premiers kilomètres (lecture graphique) ?

Malo a parcouru les 9 premiers kilomètres en 50 minutes.

4.Sachant qu'il a parcouru les 13,5 km en 80 minutes, dont un arrêt de 10 minutes, calculer sa vitesse moyenne au dixième de km/h près.

Sans l'arrêt (70 min de course effective) : \begin{aligned}v_1 &= \dfrac{13{,}5}{\dfrac{70}{60}} \\ &= 13{,}5\times\dfrac{60}{70} \\ &= \dfrac{81}{7} \\ &\approx 11{,}6\end{aligned} km/h.
Avec l'arrêt (80 min au total) : v_2 = \dfrac{13{,}5}{\dfrac{80}{60}} = 13{,}5\times\dfrac{60}{80} = \dfrac{81}{8} \approx 10,1 km/h.

5.aLouise (12 km/h) et Hillal (10 km/h), partis en même temps sur les 13,5 km, courent à vitesse régulière. Qui franchit la ligne d'arrivée en premier ?

Louise court plus vite qu'Hillal : c'est elle qui arrive la première.

5.bQuelle distance sépare Louise et Hillal lorsque la première d'entre eux franchit la ligne d'arrivée ?

Louise parcourt les 13,5 km à 12 km/h en un temps t = \dfrac{13{,}5}{12} heures.
Pendant ce temps, Hillal parcourt 10\times\dfrac{13{,}5}{12} = 11{,}25 km.
Hillal est donc à 13{,}5-11{,}25 = 2,25 km de l'arrivée à cet instant.

Cet exercice est un questionnaire à choix multiple ({ QCM}). Aucune justification n'est demandée. Pour chaque question, quatre propositions ({ A, B, C} et { D}) sont données.
Une seule est exacte. Recopier sur la copie le numéro de la question, ainsi que la lettre de la réponse.

Question 1

Dans une urne, on dispose de 4 boules bleues, 6 boules violettes, 7 boules rouges, 3 boules jaunes, toutes indiscernables au toucher. On tire une boule au hasard.

Quelle est la probabilité d'obtenir une boule violette ?

Proposition AProposition BProposition CProposition D
\dfrac{6}{14}\dfrac{1}{4}\dfrac{3}{10}\dfrac{14}{20}\rule[-11pt]{0pt}{30pt}

Question 2

Calculer 70 % d'une quantité revient à multiplier cette quantité par :

Proposition AProposition BProposition CProposition D
0,300,701,701,30

Question 3

On considère la série suivante composée des 5 valeurs : 7 ; 18 ; 12 ; 13 ; 15.

Proposition AProposition BProposition CProposition D
L'étendue de cette série est 8La médiane de cette série est 12La moyenne de cette série est 53La moyenne de cette série est 13

Question 4

Une fonction affine f a pour représentation
graphique la courbe \mathcal{C}_f ci-contre.

L'expression de la fonction f est:

Proposition Af(x) = 2x+4
Proposition Bf(x) = 4x- 2
Proposition Cf(x) = -2x +4
Proposition Df(x) = -4x+ 2

123123 C f

Voir la correction

Question 1. Une urne contient 4 boules bleues, 6 violettes, 7 rouges, 3 jaunes, indiscernables au toucher. Quelle est la probabilité d'obtenir une boule violette en tirant au hasard ?

Il y a 4+6+7+3=20 boules en tout, situation d'équiprobabilité : P = \dfrac{\text{issues favorables}}{\text{issues possibles}}.
Il y a 6 boules violettes sur 20 : \begin{aligned}P &= \dfrac{6}{20} \\ &= \dfrac{3}{10}\end{aligned} Réponse : \dfrac{3}{10}.

Question 2. Calculer 70 % d'une quantité revient à multiplier cette quantité par :

Prendre 70 % d'une quantité revient à multiplier par le coefficient \dfrac{70}{100} = 0{,}70. Réponse : 0,70.
Les autres propositions correspondent à des erreurs classiques : 0{,}30 = 1-0{,}7 (coefficient d'une baisse de 70 %), 1{,}70 = 1+0{,}7 (hausse de 70 %), 1{,}30 = 1+0{,}3 (hausse de 30 %).

Question 3. On considère la série 7 ; 18 ; 12 ; 13 ; 15. Quelle affirmation est vraie parmi : étendue = 8, médiane = 12, moyenne = 53, moyenne = 13 ?

La moyenne vaut \begin{aligned}\dfrac{7+18+12+13+15}{5} &= \dfrac{65}{5} \\ &= 13\end{aligned} Réponse : la moyenne de cette série est 13.
Les autres propositions sont fausses : l'étendue vaut 18-7=11 (et non 8, en oubliant de ranger la série avant de soustraire) ; la médiane, une fois la série rangée (7 ; 12 ; 13 ; 15 ; 18), vaut 13 (et non 12) ; la « moyenne » 53 vient d'un calcul sans les parenthèses (7+18+12+13+15\div5=53, faux).

Question 4. Une fonction affine f a pour représentation une droite passant par (0 ; 4) et (1 ; 2). Quelle est l'expression de f parmi : 2x+4, 4x-2, -2x+4, -4x+2 ?

La droite coupe l'axe des ordonnées en (0~;~4), donc l'ordonnée à l'origine est b=4.
En passant de (0~;~4) à (1~;~2), l'ordonnée diminue de 2 quand l'abscisse augmente de 1 : le coefficient directeur est a=-2.
Réponse : f(x) = -2x+4.

Cette année, les professeurs d'EPS proposent aux élèves un aquathlon (course à pied et natation).

Partie A : La course à pied

Le parcours de la course à pied est représenté par le dessin ci-dessous (le dessin n'est pas à l'échelle) :

Le parcours est représenté par ACDEB avec le départ au point A et l'arrivée au point B.

Les points A, C, B sont alignés.

Les points A, D, E sont alignés.

ADC est un triangle rectangle en A.

AC = 480 m CB = 120 m

AE = 250 m DE = 50 m

A B C D E 480m 120m 50m 250m

  1. Justifier que \mathrm{AD} = 200 \text{m}.
  2. Calculer la longueur CD.
  3. Pour que le parcours soit validé il est nécessaire que les droites (CD) et (BE) soient parallèles et que la mesure de l'angle \widehat{\mathrm{ACD}} soit supérieure à 20°.
    1. Les droites (CD) et (BE) sont-elles parallèles ?
    2. La mesure de l'angle \widehat{\mathrm{ACD}} est-elle supérieure à 20° ?
    3. Le parcours est-il validé ?

Partie B : La natation

Concernant l'épreuve de natation, il s'agit de nager une distance de 200 \text{m}.

Voici les temps de 9 élèves: 5 min 30 s ; 5 min 45 s ; 5 min 49 s ; 5 min 50 s ; 6 min ; 6 min 11 s ;

6 min 12 s ; 6 min 20 s ; 6 min 40.

  1. Quel est le temps médian de cette série ?
  2. Un poisson rouge nage à la vitesse de 5 \text{km/h}.

    Nage-t-il plus vite que l'élève le plus rapide ?
Voir la correction

PartieA ; 1. Un parcours de course à pied ACDEB vérifie : A, C, B alignés ; A, D, E alignés ; ADC rectangle en A ; AC = 480 m, CB = 120 m, AE = 250 m, DE = 50 m. Justifier que AD = 200 m.

AD = AE-DE = 250-50 = 200 m.

PartieA ; 2. Calculer la longueur CD.

Dans le triangle ADC rectangle en A, Pythagore donne \begin{aligned}DC^2 &= DA^2+AC^2 \\ &= 200^2+480^2 \\ &= 40\,000+230\,400 \\ &= 270\,400 \\ &= 520^2\end{aligned} donc DC = 520 m.

PartieA ; 3.a Le parcours est validé si (CD) et (BE) sont parallèles et si l'angle ACD dépasse 20^{\circ}. Les droites (CD) et (BE) sont-elles parallèles ?

A, C, B alignés et A, D, E alignés : on est dans une configuration où l'on peut comparer \dfrac{AC}{AB} et \dfrac{AD}{AE}.
\begin{aligned}\dfrac{AC}{AB} &= \dfrac{480}{600} \\ &= \dfrac45\end{aligned} et \begin{aligned}\dfrac{AD}{AE} &= \dfrac{200}{250} \\ &= \dfrac45\end{aligned} Les deux rapports sont égaux.
D'après la réciproque du théorème de Thalès, les droites (CD) et (BE) sont parallèles.

PartieA ; 3.b La mesure de l'angle ACD est-elle supérieure à 20^{\circ} ?

Dans le triangle ACD rectangle en A : \begin{aligned}\tan(\widehat{ACD}) &= \dfrac{AD}{AC} \\ &= \dfrac{200}{480} \\ &= \dfrac{5}{12}\end{aligned} donc \widehat{ACD} \approx 22,6^{\circ}, qui est bien supérieur à 20^{\circ}.

PartieA ; 3.c Le parcours est-il validé ?

Les droites (CD) et (BE) sont parallèles et l'angle ACD mesure environ 22,6^{\circ} (> 20^{\circ}) : les deux conditions sont réunies, le parcours est validé.

PartieB ; 4. La natation se fait sur 200 m ; les temps de 9 élèves sont 5 min 30 s, 5 min 45 s, 5 min 49 s, 5 min 50 s, 6 min, 6 min 11 s, 6 min 12 s, 6 min 20 s, 6 min 40 s. Quel est le temps médian ?

Les 9 temps sont déjà rangés dans l'ordre croissant ; le 5e temps (car \dfrac{9-1}{2}=4) est 6 minutes, qui partage la série en deux groupes de 4 temps.

PartieB ; 5. Un poisson rouge nage à 5 km/h. Nage-t-il plus vite que l'élève le plus rapide ?

L'élève le plus rapide parcourt 200 m en 5 min 30 s =330 s, soit une vitesse de \dfrac{200}{330} \approx 0{,}606 m/s, soit environ 0{,}606\times3\,600 \approx 2\,182 m/h \approx 2,2 km/h.
Or 5 > 2{,}2 : le poisson rouge nage plus de deux fois plus vite que l'élève le plus rapide.

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Pour accéder au réseau privé d'une entreprise depuis l'extérieur, les connexions des employés transitent aléatoirement via trois serveurs distants différents, notés A, B et C. Ces serveurs ont des caractéristiques techniques différentes et les connexions se répartissent de la manière suivante :

  • 25 % des connexions transitent via le serveur A;
  • 15 % des connexions transitent via le serveur B;
  • le reste des connexions s'effectue via le serveur C.

Les connexions à distance sont parfois instables et, lors du fonctionnement normal des serveurs, les utilisateurs peuvent subir des déconnexions pour différentes raisons (saturation des serveurs, débit internet insuffisant, attaques malveillantes, mises à jour de logiciels, etc.).

On dira qu'une connexion est stable si l'utilisateur ne subit pas de déconnexion après son identification aux serveurs. L'équipe de maintenance informatique a observé statistiquement que, dans le cadre d'un fonctionnement habituel des serveurs :

  • 90 % des connexions via le serveur A sont stables;
  • 80 % des connexions via le serveur B sont stables;
  • 85 % des connexions via le serveur C sont stables.

Les parties A et B sont indépendantes l'une de l'autre et peuvent être traitées séparément.

Partie A

On s'intéresse au hasard à l'état d'une connexion effectuée par un employé de l'entreprise. On considère les évènements suivants :

  • A : « La connexion s'est effectuée via le serveur A »;
  • B : « La connexion s'est effectuée via le serveur B »;
  • C : « La connexion s'est effectuée via le serveur C »;
  • S : « La connexion est stable ».

On note \overline{S} l'évènement contraire de l'évènement S.

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous modélisant la situation de l'énoncé.

    A.P.M.E.P. ;[ n o e u d ]( R a ) a t ( , (0 . 5) )A;[ f e u i l l e ]( R a a ) a t ( , (0) )S;[ f e u i l l e ]( R a b ) a t ( , (1) ) S B S S C S S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  2. Démontrer que la probabilité que la connexion soit stable et passe par le serveur B est égale à 0,12.
  3. Calculer la probabilité P\left(C \cap \overline{S}\right) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  4. Démontrer que la probabilité de l'évènement S est P(S) = 0,855.
  5. On suppose désormais que la connexion est stable.

    Calculer la probabilité que la connexion ait eu lieu depuis le serveur B.

    On donnera la valeur arrondie au millième.

Partie B

D'après la partie A, la probabilité qu'une connexion soit instable est égale à 0,145.

  1. Dans le but de détecter les dysfonctionnements de serveurs, on étudie un échantillon de 50 connexions au réseau, ces connexions étant choisies au hasard. On suppose que le nombre de connexions est suffisamment important pour que ce choix puisse être assimilé à un tirage avec remise.

    On désigne par X la variable aléatoire égale au nombre de connexions instables au réseau de l'entreprise, dans cet échantillon de 50 connexions.

    1. On admet que la variable aléatoire X suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
    2. Donner la probabilité qu'au plus huit connexions soient instables. On donnera la valeur arrondie au millième.
  2. Dans cette question, on constitue désormais un échantillon de n connexions, toujours dans les mêmes conditions, où n désigne un entier naturel strictement positif. On note X_{n} la variable aléatoire égale aux nombres de connexions instables et on admet que X_{n} suit une loi binomiale de paramètres n et 0,145.
    1. Donner l'expression en fonction de n de la probabilité p_{n} qu'au moins une connexion de cet échantillon soit instable.
    2. Déterminer, en justifiant, la plus petite valeur de l'entier naturel n telle que la probabilité p_{n} est supérieure ou égale à 0,99.
  3. On s'intéresse à la variable aléatoire F_{n} égale à la fréquence de connexions instables dans un échantillon de n connexions, où n désigne un entier naturel strictement positif.

    On a donc F_{n}=\dfrac{X_{n}}{n}, où X_{n} est la variable aléatoire définie à la question 2.
    1. Calculer l'espérance E\left(F_{n}\right).

      On admet que V\left(F_{n}\right)=\dfrac{0,123975}{n}.
    2. Vérifier que : P\left(\left|F_{n}-0,145\right| \geqslant 0,1\right) \leqslant \dfrac{12,5}{n}
    3. Un responsable de l'entreprise étudie un échantillon de 1000 connexions et constate que pour cet échantillon F_{1000}=0,3. II soupçonne un dysfonctionnement des serveurs. A-t-il raison ?
Voir la correction

PartieA ; 1. Les connexions se répartissent : 25 % via A, 15 % via B, le reste via C ; 90 % des connexions via A sont stables, 80 % via B, 85 % via C. Compléter l'arbre pondéré.

Le reste des connexions transite via C, soit 1-0{,}25-0{,}15=0{,}6, donc P(C)=0{,}6.
Sur la première branche : P(A)=0{,}25, P(B)=0{,}15, P(C)=0{,}6.
Sur les branches suivantes : P_A(S)=0{,}9 et P_A(\overline{S})=0{,}1 ; P_B(S)=0{,}8 et P_B(\overline{S})=0{,}2 ; P_C(S)=0{,}85 et P_C(\overline{S})=0{,}15.

PartieA ; 2. Démontrer que la probabilité que la connexion soit stable et passe par le serveur B est égale à 0,12.

\begin{aligned}P(S\cap B) &= P(B)\times P_B(S) \\ &= 0{,}15\times0{,}8 \\ &= 0{,}12\end{aligned}

PartieA ; 3. Calculer P(C \cap \overline{S}) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

\begin{aligned}P(C\cap\overline{S}) &= P(C)\times P_C(\overline{S}) \\ &= 0{,}6\times0{,}15 \\ &= 0{,}09\end{aligned}
Cela signifie que 9 % des connexions de l'entreprise transitent via le serveur C et sont instables.

PartieA ; 4. Démontrer que la probabilité de l'évènement S est P(S) = 0,855.

Les évènements A, B et C forment une partition de l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales :
\begin{aligned}P(S) &= P(A)\times P_A(S) + P(B)\times P_B(S) + P(C)\times P_C(S) \\ &= 0{,}25\times0{,}9+0{,}15\times0{,}8+0{,}6\times0{,}85 \\ &= 0{,}225+0{,}12+0{,}51 \\ &= 0{,}855\end{aligned}

PartieA ; 5. Sachant que la connexion est stable, calculer la probabilité qu'elle ait eu lieu via le serveur B (arrondie au millième).

P_S(B) = \dfrac{P(S\cap B)}{P(S)} = \dfrac{0{,}12}{0{,}855} \approx 0,140 (au millième).

PartieB ; 1.a On étudie un échantillon de 50 connexions choisies au hasard (assimilable à un tirage avec remise). On admet que le nombre X de connexions instables suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.

Chaque connexion est une épreuve à deux issues : « instable », de probabilité \begin{aligned}p &= P(\overline{S}) \\ &= 1-0{,}855 \\ &= 0{,}145\end{aligned} répétée n=50 fois de façon indépendante.
X suit donc la loi binomiale de paramètres n=50 et p=0{,}145.

PartieB ; 1.b Donner la probabilité qu'au plus huit connexions soient instables (arrondie au millième).

À la calculatrice, P(X\leqslant8) \approx 0,704 (au millième).

PartieB ; 2.a On constitue un échantillon de n connexions ; X_n suit la loi binomiale de paramètres n et 0,145. Donner l'expression, en fonction de n, de la probabilité p_n qu'au moins une connexion soit instable.

« Au moins une connexion instable » est l'évènement contraire de « aucune connexion instable », c'est-à-dire \{X_n=0\}.
\begin{aligned}P(X_n=0) &= \binom{n}{0}\times0{,}145^{0}\times0{,}855^{n} \\ &= 0{,}855^{n}\end{aligned} donc p_n = 1-0{,}855^{n}.

PartieB ; 2.b Déterminer, en justifiant, la plus petite valeur de l'entier naturel n telle que p_n \geqslant 0,99.

\begin{aligned}p_n \geqslant 0{,}99 &\iff 1-0{,}855^{n} \geqslant 0{,}99 \\ &\iff 0{,}855^{n} \leqslant 0{,}01 \end{aligned}
En passant au logarithme népérien (croissant) : n\ln(0{,}855)\leqslant\ln(0{,}01), et comme \ln(0{,}855)<0, cela équivaut à n\geqslant\dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}855)}.
Or \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}855)} \approx 29{,}4, donc c'est à partir de n= 30 que p_n\geqslant0{,}99.

PartieB ; 3.a On note F_n = X_n/n la fréquence de connexions instables dans un échantillon de n connexions. Calculer l'espérance E(F_n), sachant que V(F_n)=0,123975/n.

\begin{aligned}E(X_n) &= np \\ &= 0{,}145n\end{aligned} et par linéarité de l'espérance, E(F_n) = \dfrac{1}{n}E(X_n) = \dfrac{1}{n}\times0{,}145n = 0,145.

PartieB ; 3.b Vérifier que P(|F_n - 0,145| \geqslant 0,1) \leqslant 12,5/n.

D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev appliquée à F_n avec une précision t=0{,}1 :
P(|F_n-E(F_n)|\geqslant t) \leqslant \dfrac{V(F_n)}{t^{2}}, donc \begin{aligned}P(|F_n-0{,}145|\geqslant0{,}1) &\leqslant \dfrac{0{,}123975/n}{0{,}01} \\ &= \dfrac{12{,}3975}{n}\end{aligned}
Comme 12{,}3975<12{,}5, on a bien P(|F_n-0{,}145|\geqslant0{,}1) \leqslant \dfrac{12{,}5}{n}.

PartieB ; 3.c Un responsable étudie un échantillon de 1 000 connexions et constate F_{1000}=0,3. Doit-il soupçonner un dysfonctionnement des serveurs ?

\begin{aligned}|0{,}3-0{,}145| &= 0{,}155 \\ &\geqslant 0{,}1\end{aligned} Cette observation réalise l'évènement \{|F_{1\,000}-0{,}145|\geqslant0{,}1\}.
D'après la question précédente, cet évènement a une probabilité inférieure ou égale à \dfrac{12{,}5}{1\,000}=0{,}0125 sous un fonctionnement normal : un tel écart est donc très peu probable si les serveurs fonctionnent normalement.
Le responsable a raison de soupçonner un dysfonctionnement.

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Au basket-ball, il est possible de marquer des paniers rapportant un point, deux points ou trois points.

Les parties A et B sont indépendantes.

Partie A

L'entraineur d'une équipe de basket décide d'étudier les statistiques de réussite des lancers de ses joueurs. Il constate qu'à l'entrainement, lorsque Victor tente un panier à trois points, il le réussit avec une probabilité de 0,32.

Lors d'un entrainement, Victor effectue une série de 15 lancers à trois points. On suppose que ces lancers sont indépendants.

On note N la variable aléatoire qui donne le nombre de paniers marqués.

Les résultats des probabilités demandées seront, si nécessaire, arrondis au millième.

  1. On admet que la variable aléatoire N suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
  2. Calculer la probabilité que Victor réussisse exactement 4 paniers lors de cette série.
  3. Déterminer la probabilité que Victor réussisse au plus 6 paniers lors de cette série.
  4. Déterminer l'espérance de la variable aléatoire N.
  5. On note T la variable aléatoire qui donne le nombre de points marqués après cette série de lancers.
    1. Exprimer T en fonction de N.
    2. En déduire l'espérance de la variable aléatoire T. Donner une interprétation de cette valeur dans le contexte de l'exercice.
    3. Calculer P(12 \leqslant T \leqslant 18).

Partie B

On note X la variable aléatoire donnant le nombre de points marqués par Victor lors d'un match.

On admet que l'espérance E(X) = 22 et la variance V(X) = 65.

Victor joue n matchs, où n est un nombre entier strictement positif.

On note X_{1}, X_{2}, ..., X_{n} les variables aléatoires donnant le nombre de points marqués au cours des 1<sup>er</sup>,\quad 2<sup>e</sup>,\quad ..., n-ième matchs. On admet que les variables aléatoires X_{1},\quad X_{2},\quad ...,\quad X_{n} sont indépendantes et suivent la même loi que celle de X.

On pose \quad M_{n}=\dfrac{X_{1} + X_{2} + ... + X_{n}}{n}.

  1. Dans cette question, on prend n = 50.

    1. Que représente la variable aléatoire M_{50} ?
    2. Déterminer l'espérance et la variance de M_{50}.
    3. Démontrer que P\left(\left|M_{50}-22\right| \geqslant 3\right) \leqslant \dfrac{13}{90}.
    4. En déduire que la probabilité de l'évènement « 19<M_{50}<25 » est strictement supérieure à 0,85.
  2. Indiquer, en justifiant, si l'affirmation suivante est vraie ou fausse :

    « Il n'existe aucun entier naturel n tel que P\big(\left|M_{n}-22\right| \geqslant 3\big)< 0,01 ».
Voir la correction

PartieA ; 1. Victor réussit un panier à trois points avec une probabilité de 0,32. Il tente 15 lancers indépendants. On note N le nombre de paniers marqués. On admet que N suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.

L'épreuve est répétée 15 fois de façon indépendante, avec une probabilité de succès de 0{,}32 à chaque lancer : N suit la loi binomiale \mathcal{B}(15~;~0{,}32).

PartieA ; 2. Calculer la probabilité que Victor réussisse exactement 4 paniers.

P(N=4) = \dbinom{15}{4}\times0{,}32^{4}\times0{,}68^{11} \approx 0,206 (au millième).

PartieA ; 3. Déterminer la probabilité que Victor réussisse au plus 6 paniers.

À la calculatrice, P(N\leqslant6) \approx 0,828.

PartieA ; 4. Déterminer l'espérance de N.

\begin{aligned}E(N) &= n\times p \\ &= 15\times0{,}32 \\ &= 4{,}8\end{aligned} En moyenne, sur une série de 15 lancers, Victor marque 4,8 paniers.

PartieA ; 5.a On note T le nombre de points marqués. Exprimer T en fonction de N.

Chaque panier réussi rapporte 3 points : T=3N.

PartieA ; 5.b En déduire l'espérance de T et interpréter cette valeur.

Par linéarité de l'espérance, \begin{aligned}E(T) &= E(3N) \\ &= 3E(N) \\ &= 3\times4{,}8 \\ &= 14{,}4\end{aligned} En moyenne, Victor marque 14,4 points par série de 15 lancers à trois points.

PartieA ; 5.c Calculer P(12 \leq T \leq 18).

\begin{aligned}P(12\leqslant T\leqslant18) &= P(12\leqslant3N\leqslant18) \\ &= P(4\leqslant N\leqslant6)\end{aligned}
P(4\leqslant N\leqslant6) = P(N=4)+P(N=5)+P(N=6) \approx 0{,}206+0{,}213+0{,}167 \approx 0,586.

PartieB ; 1.a On note X les points marqués par Victor lors d'un match, avec E(X) = 22 et V(X) = 65. Victor joue n = 50 matchs indépendants suivant la même loi que X ; on pose M_{50}=(X_1+\dots+X_{50})/50. Que représente M_{50} ?

M_{50} représente la moyenne empirique, sur 50 matchs, du nombre de points marqués par Victor.

PartieB ; 1.b Déterminer l'espérance et la variance de M_{50}.

Chaque X_i suit la même loi que X, donc \begin{aligned}E(M_{50}) &= E(X) \\ &= 22\end{aligned}
Les X_i étant indépendantes : \begin{aligned}V(M_{50}) &= \dfrac{1}{50}V(X) \\ &= \dfrac{65}{50} \\ &= 1{,}3\end{aligned}

PartieB ; 1.c Démontrer que P(|M_{50}-22| \geqslant 3) \leqslant \dfrac{13}{90}.

D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, pour tout réel a>0 : P(|X-E(X)|\geqslant a) \leqslant \dfrac{V(X)}{a^{2}}.
Ici : \begin{aligned}P(|M_{50}-22|\geqslant3) &\leqslant \dfrac{V(M_{50})}{3^{2}} \\ &= \dfrac{1{,}3}{9} \\ &= \dfrac{13}{90}\end{aligned}

PartieB ; 1.d En déduire que la probabilité de l'évènement « 19 < M_{50} < 25 » est strictement supérieure à 0,85.

L'évènement « 19<M_{50}<25 » équivaut à |M_{50}-22|<3, donc P(|M_{50}-22|<3) = 1-P(|M_{50}-22|\geqslant3).
Comme P(|M_{50}-22|\geqslant3) \leqslant \dfrac{13}{90}, on a P(19<M_{50}<25) \geqslant 1-\dfrac{13}{90} = \dfrac{77}{90} \approx 0{,}856 > 0{,}85.

PartieB ; 2. Indiquer, en justifiant, si l'affirmation suivante est vraie ou fausse : « il n'existe aucun entier naturel n tel que P(|M_n-22| \geqslant 3) < 0,01 ».

D'après la loi faible des grands nombres, \lim\limits_{n\to+\infty}P(|M_n-E(X)|\geqslant t)=0 pour tout réel t>0, donc en particulier \lim\limits_{n\to+\infty}P(|M_n-22|\geqslant3)=0.
Il existe donc un rang N à partir duquel P(|M_n-22|\geqslant3)<0{,}01 : l'affirmation est fausse.
Autre méthode : l'inégalité de concentration donne P(|M_n-22|\geqslant3) \leqslant \dfrac{65}{9n}, et \begin{aligned}\dfrac{65}{9n} \leqslant 0{,}01 &\iff n \geqslant \dfrac{6\,500}{9} \\ &\approx 722{,}2\end{aligned} Dès n\geqslant723, l'inégalité voulue est vérifiée, ce qui confirme que l'affirmation est fausse.

Un patient doit prendre toutes les heures une dose de 2 ml d'un médicament.

On introduit la suite \left(u_n\right) telle que le terme u_n représente la quantité de médicament, exprimée en ml présente dans l'organisme immédiatement après n prises de médicament.

On a u_1 = 2 et

pour tout entier naturel n strictement positif : u_{n+1} = 2 + 0,8u_n.

Partie A

En utilisant ce modèle, un médecin cherche à savoir à partir de combien de prises du médicament la quantité présente dans l'organisme du patient est strictement supérieure à 9 mL.

  1. Calculer la valeur u_2.
  2. Montrer par récurrence que : u_n = 10 - 8 \times 0{,}8^{n-1}\quad \text{pour tout entier naturel} \:n \:\text{strictement positif.}
  3. Déterminer \lim\limits_{n \to +\infty} u_n et et donner une interprétation de ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  4. Soit N un entier naturel strictement positif, l'inéquation u_N \geqslant 10 admet-elle des solutions?

    Interpréter le résultat de cette question dans le contexte de l'exercice.
  5. Déterminer à partir de combien de prises de médicament la quantité de médicament présente dans l'organisme du patient est strictement supérieure à 9 mL. Justifier votre démarche.

Partie B

En utilisant la même modélisation, le médecin s'intéresse à la quantité moyenne de médicament présente dans l'organisme du malade au cours du temps.

On définit pour cela la suite \left(S_n\right) définie pour tout entier naturel n strictement positif par

S_n = \frac{u_1 + u_2 + ... + u_n}{n}.

On admet que la suite \left(S_n\right) est croissante.

  1. Calculer S_2.
  2. Montrer que pour tout entier naturel n strictement positif,

    u_1 + u_2 + ... + u_n = 10n - 40 + 40 \times 0{,}8^n.
  3. Calculer \lim\limits_{n \to +\infty} S_n.
  4. On donne la fonction mystere suivante, écrite en langage Python :

    1def mystere(k):
    2n = 1
    3s = 2
    4while s < k:
    5n = n + 1
    6s = 10 - 40/n + (40*0.8**n)/n
    7return n


    Dans le contexte de l'énoncé, que représente la valeur renvoyée par la saisie mystere(9) ?
  5. Justifier que cette valeur est strictement supérieure à 10.
Voir la correction

PartieA ; 1. Un patient prend 2 mL de médicament chaque heure. On pose u_1 = 2 et u_{n+1} = 2 + 0,8u_n pour tout n \geq 1 (u_n = quantité présente après n prises). Calculer u_2.

\begin{aligned}u_2 &= 2+0{,}8\times u_1 \\ &= 2+0{,}8\times2 \\ &= 2+1{,}6 \\ &= 3{,}6\end{aligned} mL.

PartieA ; 2. Montrer par récurrence que u_n = 10 - 8 \times 0,8^{n-1} pour tout entier n \geq 1.

Initialisation : pour n=1, \begin{aligned}10-8\times0{,}8^{0} &= 10-8 \\ &= 2 \\ &= u_1\end{aligned} La propriété est vraie au rang 1.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n\geqslant1, u_n=10-8\times0{,}8^{n-1}. Alors : \begin{aligned}u_{n+1} &= 2+0{,}8u_n \\ &= 2+0{,}8(10-8\times0{,}8^{n-1}) \\ &= 2+8-8\times0{,}8^{n} \\ &= 10-8\times0{,}8^{n}\end{aligned} La propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n\geqslant1, u_n = 10-8\times0{,}8^{n-1}.

PartieA ; 3. Déterminer la limite de u_n et interpréter.

Comme {-1<0{,}8<1}, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}8^{n-1}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 10.
Cela signifie qu'après un grand nombre de prises, la quantité de médicament dans l'organisme se rapproche indéfiniment de 10 mL, sans jamais l'atteindre.

PartieA ; 4. L'inéquation u_N \geqslant 10 admet-elle des solutions pour N entier naturel non nul ? Interpréter.

\begin{aligned}u_N \geqslant 10 &\iff 10-8\times0{,}8^{N-1} \geqslant 10 \\ &\iff -8\times0{,}8^{N-1} \geqslant 0 \end{aligned}
Or -8\times0{,}8^{N-1} est strictement négatif pour tout N : cette inéquation n'a pas de solution.
Cela signifie que la quantité de médicament dans l'organisme reste toujours strictement inférieure à 10 mL, quel que soit le nombre de prises.

PartieA ; 5. Déterminer à partir de combien de prises la quantité de médicament est strictement supérieure à 9 mL.

u_n>9 \iff 10-8\times0{,}8^{n-1}>9 \iff -8\times0{,}8^{n-1}>-1 \iff 0{,}8^{n-1}<\dfrac18 (en divisant par -8<0, ce qui inverse le sens de l'inégalité).
En passant au logarithme népérien (croissant) : (n-1)\ln(0{,}8)<-\ln(8), et comme \ln(0{,}8)<0 : n-1>-\dfrac{\ln(8)}{\ln(0{,}8)} \approx 9{,}3, soit n>10{,}3.
Les solutions entières sont donc les entiers n\geqslant11 : c'est à partir de la 11e prise que la quantité dépasse 9 mL.

PartieB ; 1. On pose S_n = (u_1+u_2+\dots+u_n)/n. Calculer S_2.

\begin{aligned}S_2 &= \dfrac{u_1+u_2}{2} \\ &= \dfrac{2+3{,}6}{2} \\ &= 2{,}8\end{aligned}

PartieB ; 2. Montrer que u_1 + u_2 + \dots + u_n = 10n - 40 + 40 \times 0,8^n.

En sommant l'expression explicite de u_k pour k de 1 à n : \begin{aligned}\sum_{k=1}^n u_k &= \sum_{k=1}^n\left(10-8\times0{,}8^{k-1}\right) \\ &= 10n - 8\sum_{k=1}^n0{,}8^{k-1}\end{aligned}
La somme géométrique \begin{aligned}\sum_{k=1}^n0{,}8^{k-1} &= \dfrac{1-0{,}8^{n}}{1-0{,}8} \\ &= 5(1-0{,}8^{n})\end{aligned}
Donc \begin{aligned}\sum_{k=1}^n u_k &= 10n - 8\times5(1-0{,}8^{n}) \\ &= 10n-40+40\times0{,}8^{n}\end{aligned}

PartieB ; 3. Calculer la limite de S_n.

D'après la question précédente, S_n = 10-\dfrac{40}{n}+\dfrac{40}{n}\times0{,}8^{n}.
\lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{40}{n}=0 et \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}8^{n}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}S_n = 10 : la quantité moyenne de médicament tend elle aussi vers 10 mL.

PartieB ; 4. On donne la fonction mystere(k) (n=1, s=2 ; while s<k: n=n+1, s=10-40/n+40*0.8n/n ; return n). Que représente mystere(9) ?

La fonction calcule les termes successifs de S_n (avec la formule explicite de la question précédente) jusqu'à ce que S_n dépasse le seuil k : mystere(9) renvoie donc le premier rang n à partir duquel la quantité moyenne de médicament dans l'organisme dépasse 9 mL.

PartieB ; 5. Justifier que cette valeur est strictement supérieure à 10.

D'après la partie A, u_n<9 pour tout n\leqslant10 (la quantité ne dépasse 9 mL qu'à partir de la 11e prise).
Or S_n est la moyenne de u_1,\dots,u_n : si tous les u_k (pour k\leqslant10) sont inférieurs à 9, alors S_{10} l'est aussi.
La valeur renvoyée par mystere(9) est donc nécessairement strictement supérieure à 10.

Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On compte quatre groupes sanguins dans l'espèce humaine: A, B, AB et O.

Chaque groupe sanguin peut présenter un facteur rhésus. Lorsqu'il est présent, on dit que le rhésus est positif, sinon on dit qu'il est négatif.

Au sein de la population française, on sait que:

  • 45 % des individus appartiennent au groupe A, et parmi eux 85 % sont de rhésus positif;
  • 10 % des individus appartiennent au groupe B, et parmi eux 84 % sont de rhésus positif;
  • 3 % des individus appartiennent au groupe AB, et parmi eux 82 % sont de rhésus positif.

On choisit au hasard une personne dans la population française.

On désigne par:

  • A l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin A » ;
  • B l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin B » ;
  • AB l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin AB » ;
  • O l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin O » ;
  • R l'évènement « La personne choisie a un facteur rhésus positif ».

Pour un évènement quelconque E, on note \overline{E} l'évènement contraire de E et p(E) la probabilité de E.

  1. Recopier l'arbre ci-contre en complétant les dix pointillés.
  2. Montrer que p(B \cap R) = 0,084. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  3. On précise que p(R) = 0,8397.

    Montrer que p_O(R) = 0,83.
  4. On dit qu'un individu est « donneur universel » lorsque son sang peut être transfusé à toute personne sans risque d'incompatibilité.

    Le groupe O de rhésus négatif est le seul vérifiant cette caractéristique.

    Montrer que la probabilité qu'un individu choisi au hasard dans la population française soit donneur universel est de 0,0714.
\pstree[treemode=R,levelsep=3cm]{\TR} {\pstree{\TR{A~}\taput{...}} {\TR{R} \taput{...} \TR{\overline{R}} \tbput{...} } \pstree{\TR{B~}\taput{...}} {\TR{R} \taput{...} \TR{\overline{R}} \tbput{...} } \pstree{\TR{AB~}\tbput{...}} {\TR{R} \taput{...} \TR{\overline{R}} \tbput{...} } \pstree{\TR{O~}\tbput{...}} {\TR{R} \taput \TR{\overline{R}} \tbput } }
  1. Lors d'une collecte de sang, on choisit un échantillon de 100 personnes dans la population d'une ville française. Cette population est suffisamment grande pour assimiler ce choix à un tirage avec remise. On note X la variable aléatoire qui à chaque échantillon de 100 personnes associe le nombre de donneurs universels dans cet échantillon.

    1. Justifier que X suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
    2. Déterminer à 10^{-3} près la probabilité qu'il y ait au plus 7 donneurs universels dans cet échantillon.
    3. Montrer que l'espérance E(X) de la variable aléatoire X est égale à 7,14 et que sa variance V(X) est égale à 6,63 à 10^{-2} près.
  2. Lors de la semaine nationale du don du sang, une collecte de sang est organisée dans N villes françaises choisies au hasard numérotées 1,2, 3, ... , NN est un entier naturel non nul.

    On considère la variable aléatoire X_1 qui à chaque échantillon de 100 personnes de la ville 1 associe le nombre de donneurs universels dans cet échantillon.

    On définit de la même manière les variables aléatoires X_2 pour la ville 2, ... , X_N pour la ville N.

    On suppose que ces variables aléatoires sont indépendantes et qu'elles admettent la même espérance égale à 7,14 et la même variance égale à 6,63.

    On considère la variable aléatoire M_N = \dfrac{X_1 + X_2 + ... + X_N}{N}.
    1. Que représente la variable aléatoire M_N dans le contexte de l'exercice ?
    2. Calculer l'espérance E(M_N).
    3. On désigne par V(M_N) la variance de la variable aléatoire M_N.

      Montrer que V(M_N) = \dfrac{6,63}{N}.
    4. Déterminer la plus petite valeur de N pour laquelle l'inégalité de Bienaymé- Tchebychev permet d'affirmer que:

      P(7 < M_N < 7,28) \geqslant 0,95.
Voir la correction

1.Dans la population française, 45 % sont du groupe A (85 % rhésus+), 10 % du groupe B (84 % rhésus+), 3 % du groupe AB (82 % rhésus+), le reste du groupe O. Compléter l'arbre pondéré.

Le reste correspond au groupe O : 1-0{,}45-0{,}10-0{,}03=0{,}42. L'arbre a pour première branche P(A)=0{,}45, P(B)=0{,}10, P(AB)=0{,}03, P(O)=0{,}42, puis sur chaque branche P_A(R)=0{,}85, P_B(R)=0{,}84, P_{AB}(R)=0{,}82 (les probabilités P_O(R) ne sont pas encore connues à ce stade).

2.Montrer que P(B\cap R) = 0,084 et interpréter.

\begin{aligned}P(B\cap R) &= P(B)\times P_B(R) \\ &= 0{,}10\times0{,}84 \\ &= 0{,}084\end{aligned}
Cela signifie que 8,4 % de la population française est à la fois de groupe sanguin B et de rhésus positif.

3.On précise que P(R) = 0,8397. Montrer que P_O(R) = 0,83.

Les évènements A, B, AB, O forment une partition, donc, d'après la formule des probabilités totales :
P(R) = P(A\cap R)+P(B\cap R)+P(AB\cap R)+P(O\cap R), soit \begin{aligned}P(O\cap R) &= 0{,}8397-0{,}45\times0{,}85-0{,}084-0{,}03\times0{,}82 \\ &= 0{,}3486\end{aligned}
\begin{aligned}P_O(R) &= \dfrac{P(O\cap R)}{P(O)} \\ &= \dfrac{0{,}3486}{0{,}42} \\ &= 0{,}83\end{aligned}

4.Un donneur universel est de groupe O et de rhésus négatif. Montrer que la probabilité qu'un individu soit donneur universel est 0,0714.

On cherche \begin{aligned}P(O\cap\overline{R}) &= P(O)\times P_O(\overline{R}) \\ &= P(O)\times(1-P_O(R))\end{aligned}
\begin{aligned}P(O\cap\overline{R}) &= 0{,}42\times(1-0{,}83) \\ &= 0{,}42\times0{,}17 \\ &= 0{,}0714\end{aligned}

5.aSur un échantillon de 100 personnes (tirage avec remise), X compte le nombre de donneurs universels. Justifier que X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.

L'épreuve « être donneur universel », de probabilité p=0{,}0714, est répétée 100 fois de façon indépendante (tirage assimilé à un tirage avec remise) : X suit la loi binomiale de paramètres n=100 et p=0{,}0714.

5.bDéterminer, à 10^{-3} près, la probabilité qu'il y ait au plus 7 donneurs universels dans l'échantillon.

À la calculatrice, P(X\leqslant7) \approx 0,577.

5.cMontrer que E(X) = 7,14 et V(X) \approx 6,63 (à 10^{-2} près).

\begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 100\times0{,}0714 \\ &= 7{,}14\end{aligned} et \begin{aligned}V(X) &= np(1-p) \\ &= 100\times0{,}0714\times0{,}9286 \\ &\approx 6{,}63\end{aligned}

6.On organise une collecte dans N villes ; X_1,\dots,X_N (indépendantes, même loi que X) comptent les donneurs universels par ville, avec E=7,14 et V=6,63. On pose M_N=(X_1+\dots+X_N)/N. Que représente M_N ?

M_N représente le nombre moyen de donneurs universels par collecte, sur les N collectes organisées.

7.Calculer E(M_N).

M_N étant la moyenne empirique de variables de même loi que X : \begin{aligned}E(M_N) &= E(X) \\ &= 7{,}14\end{aligned}

8.Montrer que V(M_N) = 6,63/N.

\begin{aligned}V(M_N) &= \dfrac{V(X)}{N} \\ &= \dfrac{6{,}63}{N}\end{aligned}

9.Déterminer la plus petite valeur de N pour laquelle l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d'affirmer que P(7 < M_N < 7,28) \geq 0,95.

L'évènement « 7<M_N<7{,}28 » équivaut à |M_N-7{,}14|<0{,}14, donc P(|M_N-7{,}14|<0{,}14) = 1-P(|M_N-7{,}14|\geqslant0{,}14).
On veut P(|M_N-7{,}14|\geqslant0{,}14)\leqslant0{,}05. D'après Bienaymé-Tchebychev, avec t=0{,}14 : P(|M_N-7{,}14|\geqslant0{,}14) \leqslant \dfrac{6{,}63}{N\times0{,}14^{2}}.
On veut donc \begin{aligned}\dfrac{6{,}63}{0{,}0196\,N} \leqslant 0{,}05 &\iff N \geqslant \dfrac{6{,}63}{0{,}05\times0{,}0196} \\ &\approx 6\,765{,}3\end{aligned}
La plus petite valeur qui convient est donc N=6\,766.

Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Les deux parties peuvent être traitées indépendamment.

Dans cet exercice on s'intéresse à des personnes venues séjourner dans un centre multisports au cours du week-end.

Les résultats des probabilités demandées seront arrondis au millième si nécessaire.

Partie A

Le centre propose aux personnes venues pour un week-end une formule d'initiation au roller composée de deux séances de cours.

On choisit au hasard une personne parmi celles ayant souscrit à cette formule.

On désigne par A et B les évènements suivants :

  • A : « La personne chute pendant la première séance » ;
  • B : « La personne chute pendant la deuxième séance ».

Pour un évènement E quelconque, on note P(E) sa probabilité et \overline{E} son évènement contraire.

Des observations permettent d'admettre que P(A) = 0,6.

De plus on constate que:

  • Si la personne chute pendant la première séance, la probabilité qu'elle chute pendant la deuxième est de 0,3 ;
  • Si la personne ne chute pas pendant la première séance, la probabilité qu'elle chute pendant la deuxième est de 0,4.
  1. Représenter la situation par un arbre pondéré.
  2. Calculer la probabilité P \left (\overline{A} \cap \overline{B} \right ) et interpréter le résultat.
  3. Montrer que P(B) = 0,34.
  4. La personne ne chute pas pendant la deuxième séance de cours.

    Calculer la probabilité qu'elle n'ait pas chuté lors de la première séance.
  5. On appelle X la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de 100 personnes ayant souscrit à la formule, associe le nombre d'entre elles n'ayant chuté ni lors de la première ni lors de la deuxième séance.

    On assimile le choix d'un échantillon de 100 personnes à un tirage avec remise.

    On admet que la probabilité qu'une personne ne chute ni lors de la première ni lors de la deuxième séance est de 0,24.
    1. Montrer que la variable aléatoire X suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
    2. Quelle est la probabilité d'avoir, dans un échantillon de 100 personnes ayant souscrit à la formule, au moins 20 personnes qui ne chutent ni lors de la première ni lors de la deuxième séance ?
    3. Calculer l'espérance E(X) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
Partie B

On choisit au hasard une personne venue un week-end au centre multisport. On note T_1 la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minute avant les accès aux activités sportives pendant la journée du samedi et T_2 la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minutes avant les accès aux activités sportives pendant la journée du dimanche.

On admet que :

  • T_1 suit une loi de probabilité d'espérance E(T_1) = 40 et d'écart-type \sigma(T_1) = 10 ;
  • T_2 suit une loi de probabilité d'espérance E(T_2) = 60 et d'écart-type \sigma(T_2) = 16 ;
  • les variables aléatoires T_1 et T_2 sont indépendantes.

On note T la variable aléatoire donnant le temps total d'attente avant les accès au activités sportives lors des deux jours, exprimé en minute. Ainsi on a T = T_1 + T_2.

  1. Déterminer l'espérance E(T) de la variable aléatoire T. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice,
  2. Montrer que la variance V(T) de la variable aléatoire T est égale à 356.
  3. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que, pour une personne choisie au hasard parmi celles venues un week-end au centre multisports, la probabilité que son temps total d'attente T soit strictement compris entre 60 et 140 minutes est supérieure à 0,77.
Voir la correction

PartieA ; 1. Dans un centre multisports, une personne peut chuter en séance 1 (A, P(A)=0,6) puis en séance 2 (B) ; P_A(B)=0,3 et P_{\overline{A}}(B)=0,4. Représenter la situation par un arbre pondéré.

L'arbre a pour première branche P(A)=0{,}6, P(\overline{A})=0{,}4, puis P_A(B)=0{,}3, P_A(\overline{B})=0{,}7, P_{\overline{A}}(B)=0{,}4, P_{\overline{A}}(\overline{B})=0{,}6.

PartieA ; 2. Calculer P(\overline{A} \cap \overline{B}) et interpréter.

\begin{aligned}P(\overline{A}\cap\overline{B}) &= P(\overline{A})\times P_{\overline{A}}(\overline{B}) \\ &= 0{,}4\times0{,}6 \\ &= 0{,}24\end{aligned}
Cela signifie que 24 % des personnes ne chutent ni lors de la première ni lors de la deuxième séance.

PartieA ; 3. Montrer que P(B) = 0,34.

\{A,\overline{A}\} forme une partition, donc, d'après la formule des probabilités totales : \begin{aligned}P(B) &= P(A)\times P_A(B)+P(\overline{A})\times P_{\overline{A}}(B) \\ &= 0{,}6\times0{,}3+0{,}4\times0{,}4 \\ &= 0{,}18+0{,}16 \\ &= 0{,}34\end{aligned}

PartieA ; 4. Sachant que la personne n'a pas chuté à la deuxième séance, calculer la probabilité qu'elle n'ait pas chuté à la première.

P_{\overline{B}}(\overline{A}) = \dfrac{P(\overline{A}\cap\overline{B})}{P(\overline{B})} = \dfrac{0{,}24}{1-0{,}34} = \dfrac{0{,}24}{0{,}66} \approx 0,364.

PartieA ; 5.a Sur un échantillon de 100 personnes (tirage avec remise), X compte celles n'ayant chuté ni à la première ni à la deuxième séance (probabilité 0,24). Justifier la loi de X et ses paramètres.

L'épreuve « ne pas chuter » (probabilité 0{,}24) est répétée 100 fois de façon indépendante : X suit la loi binomiale de paramètres n=100 et p=0{,}24.

PartieA ; 5.b Quelle est la probabilité d'avoir au moins 20 personnes sur 100 n'ayant chuté à aucune des deux séances ?

P(X\geqslant20) = 1-P(X\leqslant19) \approx 1-0{,}145 \approx 0,855.

PartieA ; 5.c Calculer E(X) et interpréter.

\begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 100\times0{,}24 \\ &= 24\end{aligned} En moyenne, sur 100 personnes, 24 ne chuteront ni lors de la première ni lors de la deuxième séance.

PartieB ; 1. T_1 (temps d'attente samedi, E=40, écart-type=10) et T_2 (dimanche, E=60, écart-type=16) sont indépendantes ; T=T_1+T_2. Déterminer E(T) et interpréter.

Par linéarité de l'espérance : \begin{aligned}E(T) &= E(T_1)+E(T_2) \\ &= 40+60 \\ &= 100\end{aligned} Il faut attendre en moyenne 100 minutes sur les deux jours.

PartieB ; 2. Montrer que V(T) = 356.

T_1 et T_2 étant indépendantes : \begin{aligned}V(T) &= V(T_1)+V(T_2) \\ &= \sigma(T_1)^{2}+\sigma(T_2)^{2} \\ &= 10^{2}+16^{2} \\ &= 100+256 \\ &= 356\end{aligned}

PartieB ; 3. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que P(60 < T < 140) > 0,77.

L'évènement « 60<T<140 » équivaut à |T-100|<40 (en centrant sur E(T)=100).
D'après Bienaymé-Tchebychev, avec t=40 : \begin{aligned}P(|T-100|\geqslant40) &\leqslant \dfrac{V(T)}{40^{2}} \\ &= \dfrac{356}{1\,600}\end{aligned}
Donc P(|T-100|<40) \geqslant 1-\dfrac{356}{1\,600} = \dfrac{1\,244}{1\,600} \approx 0{,}7775 > 0{,}77.

Voici cinq affirmations. Pour chacune d'entre elles, dire si elle est vraie ou fausse. On rappelle que chaque réponse doit être justifiée.

  1. Voici les prix en euros d'un vêtement relevés dans différents magasins.

    12~;~15~;~10~;~7~;~13


    Affirmation A : La moyenne des prix est 11,40 €.


    Affirmation B : La médiane des prix est 10 €.
  2. Lors d'un entraînement, une élève court 20 \text{m} en 6 secondes.


    Affirmation C : Lors de cet entraînement, sa vitesse moyenne était de 14 km/h.
  3. Une urne contient 15 boules indiscernables numérotées de 1 à 15 .


    Affirmation D : La probabilité de tirer au hasard une boule sur laquelle apparaît un nombre premier est \dfrac{7}{15}.
  4. Le triangle A'B'C' est l'image du triangle ABC par l'homothétie de centre O et de rapport (-3).

    A B C O A B C


    Affirmation E : L'aire du triangle A'B'C' est égale à 3 fois l'aire du triangle ABC.
Voir la correction

1.Un magasin relève les prix de cinq vêtements : 12 €, 15 €, 10 €, 7 € et 13 €. Affirmation A : la moyenne des prix est 11,40 €. Affirmation B : la médiane des prix est 10 €. Ces affirmations sont-elles vraies ou fausses ?

Affirmation A : la moyenne vaut \begin{aligned}\dfrac{12+15+10+7+13}{5} &= \dfrac{57}{5} \\ &= 11{,}4\end{aligned} €. L'affirmation A est vraie.
Affirmation B : en rangeant les prix dans l'ordre croissant, on obtient 7~;~10~;~12~;~13~;~15. La valeur centrale (la 3e sur 5) est 12 €, donc la médiane est 12 € et non 10 €. L'affirmation B est fausse.

2.Lors d'un entraînement, une élève parcourt 20 m en 6 secondes. Affirmation C : sa vitesse moyenne est de 14 km/h. Vrai ou faux ?

La vitesse moyenne est \begin{aligned}v &= \dfrac{\text{distance}}{\text{temps}} \\ &= \dfrac{20}{6} \\ &\approx 3{,}33\end{aligned} m/s.
Pour convertir en km/h, on multiplie par 3,6 (puisque 1 m/s = 3{,}6 km/h) : 3{,}33\times3{,}6 \approx 12 km/h.
La vitesse moyenne de l'élève est donc d'environ 12 km/h, et non 14 km/h. L'affirmation C est fausse.

3.Une urne contient 15 boules indiscernables au toucher, numérotées de 1 à 15. Affirmation D : la probabilité de tirer une boule portant un nombre premier est \dfrac{7}{15}. Vrai ou faux ?

Les nombres premiers compris entre 1 et 15 sont 2, 3, 5, 7, 11 et 13 : il y en a 6.
La probabilité de tirer un nombre premier est donc \dfrac{6}{15} = \dfrac{2}{5}, et non \dfrac{7}{15}. L'affirmation D est fausse.

4.Le triangle A'B'C' est l'image du triangle ABC par l'homothétie de centre O et de rapport (-3). Affirmation E : l'aire du triangle A'B'C' est égale à 3 fois l'aire du triangle ABC. Vrai ou faux ?

Une homothétie de rapport k multiplie les longueurs par |k|, et donc les aires par k^2.
Ici k=-3, donc les aires sont multipliées par (-3)^2 = 9, et non par 3.
L'aire du triangle A'B'C' est donc égale à 9 fois celle du triangle ABC, et non à 3 fois. L'affirmation E est fausse.

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM). Aucune justification n'est demandée. Pour chaque question, quatre réponses (A, B, C et D) sont proposées. Une seule réponse est exacte. Recopier sur la copie le numéro de la question et la réponse.

Question 1

Lequel de ces quatre nombres est premier ?

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
1213754

Question 2

L'aire totale du patron d'un cube d'arête 5 cm est égale à...

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
125 cm^2150 cm^2120 cm^2100 cm^2

Question 3

Une forme factorisée de l'expression littérale 4x^2 - 9 est...

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
(4x- 3)(4x +3)(2x- 3)(2x +3)(2x- 3)^2(4x- 9)(4x +9)

Question 4

Un écran de télévision est au format 16 : 9 ce qui signifie que la longueur et la largeur de l'écran sont dans le ratio 16 : 9.

Dans ce cas, si la longueur de l'écran est de 110 cm, sa largeur est d'environ ...

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
62 cm103 cm196 cm94 cm

Question 5

On considère la série de valeurs : 4,1 3,67 4,23 4,5 3,4

Quelle est la médiane de cette série ?

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
0,834,14,233,98
Voir la correction

QCM(une seule réponse exacte par question, aucune justification n'était demandée sur la copie). 1. Parmi les nombres 1, 21, 37 et 54, lequel est un nombre premier ? Réponses proposées : A. 1 B. 21 C. 37 D. 54

1 n'est pas premier : il n'a qu'un seul diviseur (lui-même).
21 est divisible par 1, 3, 7 et 21 : il a donc plus de deux diviseurs.
54 est divisible par 1, 2, 3, 6, 9, 18, 27 et 54 : il a lui aussi plus de deux diviseurs.
37 n'admet que deux diviseurs : 1 et 37. C'est donc le seul nombre premier de la liste. Réponse C.

2.Un cube a pour arête 5 cm. Quelle est l'aire totale de son patron ? Réponses proposées : A. 125 cm^{2} B. 150 cm^{2} C. 120 cm^{2} D. 100 cm^{2}

Le patron d'un cube est constitué de 6 faces carrées, chacune de côté 5 cm.
L'aire d'une face est 5^2 = 25 cm^{2}, donc l'aire totale du patron est 6\times25 = 150 cm^{2}. Réponse B.

3.Quelle est une forme factorisée de l'expression 4x^2-9 ? Réponses proposées : A. (4x-3)(4x+3) B. (2x-3)(2x+3) C. (2x-3)^2 D. (4x-9)(4x+9)

On reconnaît une différence de deux carrés : 4x^2-9 = (2x)^2 - 3^2.
D'après l'identité remarquable a^2-b^2=(a-b)(a+b), on obtient (2x-3)(2x+3). Réponse B.

4.Un écran de télévision est au format 16:9 (rapport longueur/largeur). Sa longueur mesure 110 cm. Quelle est sa largeur, arrondie ? Réponses proposées : A. 62 cm B. 103 cm C. 196 cm D. 94 cm

On cherche la largeur \ell telle que \dfrac{110}{\ell} = \dfrac{16}{9}, ce qui revient à résoudre le tableau de proportionnalité longueur/largeur = \dfrac{16}{9} = 110/\ell.
Par produit en croix : \ell = \dfrac{110\times9}{16} = 61,875, soit environ 62 cm. Réponse A.

5.On donne la série de valeurs : 4,1 ; 3,67 ; 4,23 ; 4,5 ; 3,4. Quelle est la médiane de cette série ? Réponses proposées : A. 0,83 B. 4,1 C. 4,23 D. 3,98

On range d'abord les valeurs dans l'ordre croissant : 3,4 ; 3,67 ; 4,1 ; 4,23 ; 4,5.
Il y a 5 valeurs (nombre impair), la médiane est donc la valeur du milieu, en position \dfrac{5+1}{2}=3 : c'est 4,1. Réponse B.

Dans la revue Lancet Public Health, les chercheurs affirment qu'au 11 mai 2020, 5,7 % des adultes français avaient déjà été infectés par la COVID 19.

Source : https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667 (21) 00064-5/fulltext

On se servira de cette donnée pour les parties A et B de cet exercice.

Partie A

  1. On prélève un individu dans la population française adulte au 11 mai 2020.

    On note I l'évènement : « l'adulte a déjà été infecté par la COVID 19 »

    Quelle est la probabilité que cet individu prélevé ait déjà été infecté par la COVID 19 ?
  2. On prélève un échantillon de 100 personnes de la population supposées choisies de façon indépendante les unes des autres.

    On assimile ce prélèvement à un tirage avec remise.

    On appelle X la variable aléatoire qui compte le nombre de personnes ayant déjà été infectées.
    1. Justifiez que X suit une loi binomiale dont on donnera les paramètres.
    2. Calculer son espérance mathématique. Interpréter ce résultat dans le cadre de l'exercice.
    3. Quelle est la probabilité qu'il n'y ait aucune personne infectée dans l'échantillon ?

      On donnera une valeur approchée à 10^{-4} près du résultat.
    4. Quelle est la probabilité qu'il y ait au moins 2 personnes infectées dans l'échantillon ?

      On donnera une valeur approchée à 10^{-4} près du résultat.
    5. Déterminer le plus petit entier n tel que P(X \leqslant n) > 0,9.

      Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B :

Un test a été mis en place : celui-ci permet de déterminer (même longtemps après l'infection), si une personne a ou non déjà été infectée par la COVID 19.

Si le test est positif, cela signifie que la personne a déjà été infectée par la COVID 19.

Deux paramètres permettent de caractériser ce test: sa sensibilité et sa spécificité.

La sensibilité d'un test est la probabilité qu'il soit positif sachant que la personne a été infectée par la maladie. (II s'agit donc d'un vrai positif).

La spécificité d'un test est la probabilité que le test soit négatif sachant que la personne n'a pas été infectée par la maladie. (II s'agit donc d'un vrai négatif).

Le fabricant du test fournit les caractéristiques suivantes:

  • Sa sensibilité est de 0,8.
  • Sa spécificité est de 0,99.

On prélève un individu soumis au test dans la population française adulte au 11 mai 2020.

On note T l'évènement « le test réalisé est positif ».

  1. Compléter l'arbre des probabilités ci-dessous avec les données de l'énoncé :

    \pstree[treemode=R,levelsep=3cm]{\TR} {\pstree{\TR{I~~}} {\TR{T} \TR{\overline{T}} } \pstree{\TR{\overline{I}~~}} {\TR{T} \TR{\overline{T}} } }
  2. Montrer que p(T) = 0,05503.
  3. Quelle est la probabilité qu'un individu ait été infecté sachant que son test est positif ?

    On donnera une valeur approchée à 10^{-4} près du résultat.

Partie C :

On considère un groupe d'une population d'un autre pays soumis au même test de sensibilité 0,8 et de spécificité 0,99.

Dans ce groupe la proportion d'individus ayant un test positif est de 29,44 %.

On choisit au hasard un individu de ce groupe; quelle est la probabilité qu'il ait été infecté ?

Voir la correction

PartieA ; 1. Au 11 mai 2020, 5,7 % des adultes français avaient été infectés par la COVID-19. On prélève un individu au hasard ; quelle est la probabilité qu'il ait déjà été infecté (évènement I) ?

Par équiprobabilité, P(I) = 0{,}057.

PartieA ; 2.a On prélève 100 personnes (tirage assimilé avec remise) ; X compte les personnes déjà infectées. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.

L'épreuve « être déjà infecté » (probabilité 0,057) est répétée 100 fois de façon indépendante : X suit la loi binomiale de paramètres n=100 et p=0{,}057.

PartieA ; 2.b Calculer son espérance et interpréter.

\begin{aligned}E(X) &= 100\times0{,}057 \\ &= 5{,}7\end{aligned} En moyenne, un échantillon de 100 adultes contient 5,7 personnes déjà infectées.

PartieA ; 2.c Quelle est la probabilité qu'aucune personne de l'échantillon ne soit infectée (à 10^{-4} près) ?

P(X=0) = 0{,}943^{100} \approx 0,0028.

PartieA ; 2.d Quelle est la probabilité qu'au moins 2 personnes soient infectées (à 10^{-4} près) ?

P(X\geqslant2) = 1-P(X\leqslant1) \approx 0,9801.

PartieA ; 2.e Déterminer le plus petit entier n tel que P(X\leqslant n)>0{,}9, et interpréter.

À la calculatrice, P(X\leqslant8)\approx0{,}883 et P(X\leqslant9)\approx0{,}941 : le plus petit entier est n=9. Il y a plus de 9 chances sur 10 que l'échantillon contienne au plus 9 personnes déjà infectées.

PartieB ; 1. Un test a une sensibilité de 0,8 (P_I(T), test positif sachant infecté) et une spécificité de 0,99 (P_{\overline{I}}(\overline{T})). Compléter l'arbre de probabilités.

P(I)=0{,}057, P(\overline{I})=0{,}943 ; P_I(T)=0{,}8, P_I(\overline{T})=0{,}2 ; P_{\overline{I}}(T)=0{,}01, P_{\overline{I}}(\overline{T})=0{,}99.

PartieB ; 2. Montrer que P(T) = 0{,}05503.

Par les probabilités totales : \begin{aligned}P(T) &= P(I\cap T)+P(\overline{I}\cap T) \\ &= 0{,}057\times0{,}8+0{,}943\times0{,}01 \\ &= 0{,}0456+0{,}00943 \\ &= 0{,}05503\end{aligned}

PartieB ; 3. Quelle est la probabilité qu'un individu ait été infecté sachant que son test est positif (à 10^{-4} près) ?

P_T(I) = \dfrac{P(I\cap T)}{P(T)} = \dfrac{0{,}0456}{0{,}05503} \approx 0,8286.

PartieC. Dans un autre pays, avec le même test, la proportion de tests positifs est de 29,44 %. Quelle est la probabilité qu'un individu choisi au hasard ait été infecté ?

En notant x la proportion d'infectés : \begin{aligned}P(T) &= 0{,}8x+0{,}01(1-x) \\ &= 0{,}79x+0{,}01\end{aligned}
\begin{aligned}0{,}79x+0{,}01 = 0{,}2944 &\iff 0{,}79x = 0{,}2844 \\ &\iff x = 0{,}36 \end{aligned} La probabilité d'avoir été infecté est 0,36 (36 % de la population).

Bac Terminale 2024 : Métropole, La Réunion, Mayotte (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

La directrice d'une école souhaite réaliser une étude auprès des étudiants qui ont passé l'examen de fin d'étude, pour analyser la façon dont ils pensent avoir réussi cet examen.

Pour cette étude, on demande aux étudiants à l'issue de l'examen de répondre individuellement à la question : « Pensez-vous avoir réussi l'examen ? ».

Seules les réponses « oui » ou « non » sont possibles, et on observe que 91,7 % des étudiants interrogés ont répondu « oui ».

Suite à la publication des résultats à l'examen, on découvre que :

  • 65 % des étudiants ayant échoué ont répondu « non » ;
  • 98 % des étudiants ayant réussi ont répondu « oui ».

On interroge au hasard un étudiant qui a passé l'examen.

On note R l'évènement « l'étudiant a réussi l'examen » et Q l'évènement « l'étudiant a répondu « oui » à la question ».

Pour un évènement A quelconque, on note P(A) sa probabilité et \overline{A} son évènement contraire.

Dans tout l'exercice, les probabilités sont, si besoin, arrondies à 10^{-3} près.

  1. Préciser les valeurs des probabilités P(Q) et P_{\overline{R}}\left(\overline{Q}\right).
  2. On note x la probabilité que l'étudiant interrogé ait réussi l'examen.
    1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous.

      R Q Q R Q Q x . . . . . . . . . . . . . . .
    2. Montrer que x=0,9.
  3. L'étudiant interrogé a répondu « oui » à la question.

    Quelle est la probabilité qu'il ait réussi l'examen?
  4. La note obtenue par un étudiant interrogé au hasard est un nombre entier entre 0 et 20 . On suppose qu'elle est modélisée par une variable aléatoire N qui suit la loi binomiale de paramètres (20 ~;~0,615).

    La directrice souhaite attribuer une récompense aux étudiants ayant obtenu les meilleurs résultats.

    À partir de quelle note doit-elle attribuer les récompenses pour que 65 % des étudiants soient récompensés?
  5. On interroge au hasard dix étudiants.

    Les variables aléatoires N_{1}, N_{2}, ..., N_{10} modélisent la note sur 20 obtenue à l'examen par chacun d'entre eux. On admet que ces variables sont indépendantes et suivent la même loi binomiale de paramètres (20 ~;~ 0,615).
    Soit S la variable définie par S=N_{1}+N_{2}+\cdots+N_{10}.
    Calculer l'espérance E(S) et la variance V(S) de la variable aléatoire S.
  6. On considère la variable aléatoire M=\dfrac{S}{10}.
    1. Que modélise cette variable aléatoire M dans le contexte de l'exercice ?
    2. Justifier que E(M)=12,3 et V(M)=0,47355.
    3. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, justifier l'affirmation ci-dessous.

      « La probabilité que la moyenne des notes de dix étudiants pris au hasard soit strictement comprise entre 10,3 et 14,3 est d'au moins 80 % ».

Voir la correction

1.À l'issue d'un examen, 91,7 % des étudiants ont répondu « oui » à la question « Pensez-vous avoir réussi ? » ; 65 % des étudiants ayant échoué ont répondu « non », et 98 % de ceux ayant réussi ont répondu « oui ». Préciser P(Q) et P_{\overline{R}}(\overline{Q}).

P(Q) = 0{,}917 (proportion de « oui ») et P_{\overline{R}}(\overline{Q}) = 0{,}65 (probabilité d'avoir répondu « non » sachant qu'on a échoué).

2.aEn notant x = P(R), compléter l'arbre pondéré.

P(R)=x, P(\overline{R})=1-x ; P_R(Q)=0{,}98, P_R(\overline{Q})=0{,}02 ; P_{\overline{R}}(Q)=0{,}35, P_{\overline{R}}(\overline{Q})=0{,}65.

2.bMontrer que x=0{,}9.

Par les probabilités totales : \begin{aligned}P(Q) &= 0{,}98x+0{,}35(1-x) \\ &= 0{,}63x+0{,}35\end{aligned}
\begin{aligned}0{,}63x+0{,}35 = 0{,}917 &\iff 0{,}63x = 0{,}567 \\ &\iff x = 0{,}9 \end{aligned}

3.L'étudiant interrogé a répondu « oui ». Quelle est la probabilité qu'il ait réussi l'examen (à 10^{-3} près) ?

P_Q(R) = \dfrac{P(Q\cap R)}{P(Q)} = \dfrac{0{,}9\times0{,}98}{0{,}917} \approx 0,962.

4.La note N suit la loi binomiale de paramètres (20 ; 0,615). À partir de quelle note la directrice doit-elle récompenser pour que 65 % des étudiants le soient ?

À la calculatrice : P(N\geqslant11)\approx0{,}797 et P(N\geqslant12)\approx0{,}649 : en récompensant à partir de la note 11, environ 80 % des étudiants sont récompensés, ce qui est le premier seuil garantissant au moins 65 %.

5.Les notes N_1,\dots,N_{10} de dix étudiants sont indépendantes et suivent la même loi binomiale (20 ; 0,615). Calculer E(S) et V(S) pour S = N_1+\dots+N_{10}.

Pour chaque note : \begin{aligned}E(N_i) &= 20\times0{,}615 \\ &= 12{,}3\end{aligned} et \begin{aligned}V(N_i) &= 20\times0{,}615\times0{,}385 \\ &= 4{,}7355\end{aligned}
\begin{aligned}E(S) &= 10\times12{,}3 \\ &= 123\end{aligned} et, par indépendance, \begin{aligned}V(S) &= 10\times4{,}7355 \\ &= 47{,}355\end{aligned}

6.aOn pose M = \dfrac{S}{10}. Que modélise cette variable aléatoire ?

M modélise la moyenne des notes obtenues par les dix étudiants choisis au hasard.

6.bJustifier que E(M)=12{,}3 et V(M)=0{,}47355.

\begin{aligned}E(M) &= \dfrac{1}{10}E(S) \\ &= 12{,}3\end{aligned} et \begin{aligned}V(M) &= \dfrac{1}{100}V(S) \\ &= 0{,}47355\end{aligned}

6.cÀ l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, justifier que la probabilité que la moyenne de dix étudiants soit strictement comprise entre 10,3 et 14,3 est d'au moins 80 %.

L'intervalle ]10{,}3~;~14{,}3[ est centré sur E(M)=12{,}3 : l'évènement s'écrit |M-12{,}3|<2.
Bienaymé-Tchebychev : \begin{aligned}P(|M-12{,}3|\geqslant2) &\leqslant \dfrac{0{,}47355}{4} \\ &\approx 0{,}118\end{aligned} donc {P(|M-12{,}3|<2)\geqslant0{,}88\geqslant0{,}8}. L'affirmation est justifiée.

Bac Terminale 2024 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la suite \left(u_n\right) définie par :

u_0 = 8 et pour tout entier naturel n,\:\:~u_{n+1} = u_n -\ln\left(\dfrac{u_n}{4}\right).
    1. Donner les valeurs arrondies au centième de u_1 et u_2.
    2. On considère la fonction mystere définie ci-dessous en \textsf{Python}. On admet que, pour tout réel strictement positif a, log(a) renvoie la valeur du logarithme népérien de a.

      def mystere(k) :
      u = 8
      S = 0
      for i in range(k) :
      S = S + u
      u = u - log( u / 4 )
      return S


      L'exécution de mystere(10) renvoie 58.44045206721732. Que représente ce résultat ?
    3. Modifier la fonction précédente afin qu'elle renvoie la moyenne des k premiers termes de la suite \left(u_n\right).
  1. On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par :

    f(x) = x - \ln\left(\dfrac{x}{4}\right).

    On donne ci-dessous une représentation graphique \mathcal{C}_f de la fonction f pour les valeurs de x comprises entre 0 et 6.

    A.P.M.E.P. 012345012345 01234560123456 C f

    Étudier les variations de f sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations.

    On précisera la valeur exacte du minimum de f sur ]0~;~+\infty[. Les limites ne sont pas demandées.

Dans la suite de l'exercice, on remarquera que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = f\left(u_n\right).

    1. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, on a :

      {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.}
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge vers une limite réelle.

      On note \ell la valeur de cette limite
    3. Résoudre l'équation f(x) = x.
    4. En déduire la valeur de \ell.
Voir la correction

1.aLa suite (u_n) est définie par u_0=8 et u_{n+1}=u_n-\ln\left(\dfrac{u_n}{4}\right). Donner les valeurs arrondies au centième de u_1 et u_2.

u_1 = 8-\ln\left(\dfrac84\right) = 8-\ln(2) \approx 7,31.
u_2 = u_1-\ln\left(\dfrac{u_1}{4}\right) \approx 7{,}3069-\ln(1{,}8267) \approx 6,70.

1.bUne fonction Python mystere(k) initialise u = 8 et S = 0, puis répète k fois S = S + u suivi de u = u - log(u/4), avant de renvoyer S. L'appel mystere(10) renvoie 58,440... Que représente ce résultat ?

À chaque tour de boucle, S accumule la valeur courante de u avant sa mise à jour : après 10 tours, S contient donc u_0+u_1+\cdots+u_9, c'est-à-dire la somme des dix premiers termes de la suite (u_n), de u_0 à u_9.

1.cModifier la fonction pour qu'elle renvoie la moyenne des k premiers termes de la suite.

  • def mystere(k):
  • u = 8
  • S = 0
  • for i in range(k):
  • S = S + u
  • u = u - log(u / 4)
  • return S / k

2.Soit f(x) = x-\ln\left(\dfrac{x}{4}\right) définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[. Étudier les variations de f et préciser la valeur exacte de son minimum.

f'(x) = 1-\dfrac{1}{x} = \dfrac{x-1}{x}. Comme x>0, f'(x) est du signe de x-1 : f'(x)<0 sur ]0~;~1[ et f'(x)>0 sur ]1~;~+\infty[.
f est donc strictement décroissante sur ]0~;~1] puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[, avec un minimum en x=1 valant \begin{aligned}f(1) &= 1-\ln\left(\dfrac14\right) \\ &= 1+\ln(4)\end{aligned}

3.aOn admet que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

Initialisation : u_0=8 et u_1\approx7{,}31, donc {1\leqslant u_1\leqslant u_0} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n} pour un certain n. Comme f est croissante sur [1~;~+\infty[, on a {f(1)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(u_n)}, soit {f(1)\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}}. Or \begin{aligned}f(1) &= 1+\ln(4) \\ &\approx 2{,}39 \\ &\geqslant 1\end{aligned} donc {1\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

3.bEn déduire que (u_n) converge, et noter \ell sa limite.

L'encadrement précédent montre que (u_n) est décroissante (car u_{n+1}\leqslant u_n) et minorée par 1 : elle converge donc vers une limite réelle \ell\geqslant1.

3.cRésoudre l'équation f(x)=x sur ]0~;~+\infty[.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff x-\ln\left(\dfrac{x}{4}\right) = x \\ &\iff \ln\left(\dfrac{x}{4}\right) = 0 \\ &\iff \dfrac{x}{4} = 1 \\ &\iff x = 4 \end{aligned} L'unique solution est 4.

3.dEn déduire la valeur de \ell.

f est continue sur ]0~;~+\infty[ (car dérivable) ; en passant à la limite dans u_{n+1}=f(u_n), \ell vérifie f(\ell)=\ell. D'après la question précédente, la seule solution possible est \ell=4 : \ell=4.

Brevet 2023 : Métropole, Antilles et Guyane Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un opticien vend différents modèles de lunettes de soleil.

Il reporte dans le tableur ci-dessous des informations sur cinq modèles vendus pendant l'année 2022.

\textsf{A}\textsf{B}\textsf{C}\textsf{D}\textsf{E}\textsf{F}\textsf{G}
\textsf{1}Lunettes de soleilModèle 1Modèle 2Modèle 3Modèle 4Modèle 5Total
\textsf{2}Nombre de paires de lunettes vendues1200950875250300
\textsf{3}Prix à l'unité en euro75100110140160
  1. Montrer que l'étendue des prix de ces paires de lunettes de soleil est de 85 euros.
    1. Quelle formule doit-on saisir dans la cellule G2 pour calculer le nombre total de paires de lunettes de soleil vendues en 2022 ?
    2. Calculer le nombre total de paires de lunettes de soleil vendues en 2022.
    1. Calculer le montant total, en euros, des ventes des paires de lunettes de soleil en 2022.
    2. Calculer le prix moyen d'une paire de lunettes de soleil vendue en 2022 , arrondi au centime près.
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1.Un QCM propose trois listes de nombres pour la question « citer trois diviseurs de 84 » : (84, 168, 252), (2, 3, 4) et (2, 5, 7). Laquelle est correcte ?

84 se décompose en 84 = 2^{2}\times3\times7, donc ses diviseurs comprennent notamment 2, 3, 4, 6, 7, 12, 14, 21, 28, 42 et 84.
On vérifie que 84 \div 2 = 42, 84 \div 3 = 28 et 84 \div 4 = 21 : ce sont bien trois diviseurs entiers de 84.
En revanche 168 et 252 sont des multiples de 84 (et non des diviseurs), et 5 ne divise pas 84 : la liste correcte est (2, 3, 4).

2.La pyramide SABCD est un agrandissement de coefficient 2 de la pyramide SA'B'C'D'. Par quel nombre doit-on multiplier le volume de SA'B'C'D' pour obtenir celui de SABCD ?

Dans un agrandissement (ou une réduction) de coefficient k, les longueurs sont multipliées par k, mais les volumes sont multipliés par k^{3}.
Ici k = 2, donc le volume est multiplié par 2^{3} = 8.

3.Quelle est la valeur de l'expression x^{2} + 3x - 5 pour x = -2 ?

On remplace x par -2 : (-2)^{2} + 3\times(-2) - 5 = 4 - 6 - 5.
Soit 4 - 6 - 5 = -7.

4.Un sac opaque contient huit boules numérotées de 1 à 8. On tire une boule au hasard. Quelle est la probabilité d'obtenir un multiple de 2 ?

Parmi les nombres de 1 à 8, les multiples de 2 sont 2, 4, 6 et 8, soit 4 boules favorables sur 8 au total.
La probabilité cherchée est donc \dfrac{4}{8} = \dfrac12.

5.Le triangle DEF est l'image du triangle ABC par une homothétie de centre O. Sur la figure, DEF est situé de l'autre côté de O par rapport à ABC, et ses dimensions sont doublées par rapport à ABC. Quel est le rapport de cette homothétie ?

Une homothétie de rapport positif conserve le côté de O sur lequel se trouve la figure, tandis qu'un rapport négatif la fait basculer de l'autre côté du centre.
Ici DEF se trouve bien de l'autre côté de O par rapport à ABC : le rapport est donc négatif.
De plus, DEF est environ deux fois plus grand qu'ABC : la valeur absolue du rapport est 2.
Le rapport de l'homothétie est donc -2.

Les deux parties sont indépendantes

Partie A : évolution du nombre de visiteurs sur un site touristique

  1. Le diagramme ci-dessous représente le nombre de visiteurs par an de 2010 à 2021 sur ce site.

    Année Nombredevisiteurs Nombredevisiteurssurlesitetouristiqueparannée 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 0 50000 100000 150000 200000 250000 300000 350000 400000 450000

    1. Quel a été le nombre de visiteurs en 2010 ? Aucune justification n'est attendue.
    2. En quelle année le nombre de visiteurs a-t-il été le plus élevé ? Aucune justification n'est attendue.
  2. Le tableau ci-dessous indique le nombre de visiteurs sur le site touristique de cette ville en 2020 et en 2021 :
    Année20202021
    Nombre de visiteurs187216219042


    Le maire de cette ville avait pour objectif que le nombre de visiteurs progresse d'au moins 15 % entre 2020 et 2021.

    L'objectif a-t-il été atteint ?

Partie B : étude des prix des hôtels de cette ville

Sur une période donnée, on relève les prix facturés pour une nuit par les hôtels de cette ville.

Prix facturés pour une nuit (en euro)60808590110120350500
Effectif120013501000110012001300900300
  1. Déterminer l'étendue des prix facturés.
  2. Quelle est la moyenne des prix facturés pour une nuit ? Arrondir à l'euro près.
  3. L'association des hôteliers de cette ville cherche à attirer des touristes et annonce : « Dans les hôtels de notre ville, au moins la moitié des nuits est facturée à moins de 100 € ». Est-ce vrai ?
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PartieA (évolution du nombre de visiteurs). 1.a D'après le diagramme en barres du nombre de visiteurs annuels sur un site touristique entre 2010 et 2021, quel a été le nombre de visiteurs en 2010 (aucune justification attendue) ?

D'après la hauteur de la première barre du diagramme, le nombre de visiteurs en 2010 était de 300 000.

1.bEn quelle année le nombre de visiteurs a-t-il été le plus élevé (aucune justification attendue) ?

La barre la plus haute du diagramme, avant la baisse marquée des deux dernières années, correspond à l'année 2019.

2.En 2020, le site a compté 187 216 visiteurs, puis 219 042 en 2021. Le maire de la ville souhaitait une progression d'au moins 15 % entre 2020 et 2021. Cet objectif a-t-il été atteint ?

Une progression de 15 % correspond à un nombre de visiteurs multiplié par 1+\dfrac{15}{100}=1{,}15.
Le nombre de visiteurs qu'il aurait fallu atteindre est donc 1{,}15\times187\,216 = 215\,298{,}4.
Or le nombre de visiteurs réellement observé en 2021, 219\,042, est supérieur à 215\,298{,}4 : l'objectif du maire a bien été atteint.

PartieB (prix des hôtels). Le tableau des prix facturés pour une nuit (en euro) et de leurs effectifs est : 60 € (1 200 nuits), 80 € (1 350), 85 € (1 000), 90 € (1 100), 110 € (1 200), 120 € (1 300), 350 € (900), 500 € (300). 3. Déterminer l'étendue des prix facturés.

L'étendue d'une série est la différence entre sa plus grande et sa plus petite valeur.
Ici, le prix maximal est 500 € et le prix minimal est 60 €, donc l'étendue vaut 500-60 = 440 euros.

4.Quelle est la moyenne des prix facturés pour une nuit, arrondie à l'euro près ?

Le nombre total de nuits facturées est 1\,200+1\,350+1\,000+1\,100+1\,200+1\,300+900+300 = 8\,350.
La somme totale facturée est 60\times1\,200+80\times1\,350+85\times1\,000+90\times1\,100+110\times1\,200+120\times1\,300+350\times900+500\times300 = 1\,117\,000 euros.
La moyenne est donc \dfrac{1\,117\,000}{8\,350}\approx133{,}77, soit environ 134 euros.

5.L'association des hôteliers affirme : « dans les hôtels de cette ville, au moins la moitié des nuits est facturée à moins de 100 € ». Cette affirmation est-elle vraie ?

Il y a 8 350 nuits au total, dont la moitié représente \dfrac{8\,350}{2} = 4\,175 nuits.
Les nuits facturées strictement en dessous de 100 € correspondent aux prix 60 €, 80 €, 85 € et 90 €, soit 1\,200+1\,350+1\,000+1\,100 = 4\,650 nuits.
Comme 4\,650 > 4\,175, plus de la moitié des nuits sont bien facturées à moins de 100 € : l'affirmation de l'association est vraie.

Un hippodrome est un lieu où se déroule des courses de chevaux.

On s'intéresse à la piste d'un hippodrome.

Cette piste est composée de :

  • deux lignes droites modélisées par des segments de 850 mètres;
  • deux virages modélisés par deux demi-cercles de rayon 40 mètres.

rayon:40m Segmentdelongueur:850m Schémadelapistedecethippodrome

  1. Montrer que la longueur d'un tour de piste est d'environ 1951 m.
  2. Un cheval parcourt un tour de piste en 2 min 9 s.
    1. Calculer la vitesse moyenne de ce cheval sur un tour de piste en mètre par seconde (m/s). Donner une valeur approchée à l'unité près.
    2. Convertir cette vitesse en kilomètre par heure (km/h).
  3. On admet que la surface de la piste a une aire d'environ 73027 m^2.

    On souhaite semer du gazon sur la totalité de la surface de la piste.

    On doit choisir des sacs de gazon à semer parmi les trois marques ci-dessous :

    Surface couverte par sacPrix d'un sac
    Marque A500 m^2141,95 €
    Marque B400 m^287,90 €
    Marque C300 m^266,50 €


    Quelle marque doit-on choisir pour que cela coûte le moins cher possible ?
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1.La piste d'un hippodrome est composée de deux lignes droites de 850 m chacune et de deux virages en demi-cercle de rayon 40 m. Montrer que la longueur d'un tour de piste est d'environ 1 951 m.

Les deux virages en demi-cercle, mis bout à bout, forment un cercle complet de rayon 40 m, de périmètre 2\times\pi\times40\approx251{,}33 m.
La longueur d'un tour de piste est la somme des deux lignes droites et de ce cercle complet : 850\times2+251{,}33 = 1\,951{,}33 m.
La longueur d'un tour de piste est donc bien d'environ 1 951 m.

2.aUn cheval parcourt un tour de piste (1 951 m) en 2 min 9 s. Calculer sa vitesse moyenne en mètre par seconde, arrondie à l'unité.

On convertit d'abord la durée en secondes : 2\ \text{min}\ 9\ \text{s} = 2\times60+9 = 129 s.
La vitesse moyenne est \begin{aligned}v &= \dfrac{\text{distance}}{\text{temps}} \\ &= \dfrac{1\,951}{129} \\ &\approx 15{,}13\end{aligned} soit environ 15 m/s.

2.bConvertir cette vitesse moyenne en kilomètre par heure.

Pour convertir une vitesse de m/s en km/h, on multiplie par 3,6 (puisque 1 m/s = \dfrac{3\,600}{1\,000} km/h =3{,}6 km/h).
En reprenant la valeur exacte, \begin{aligned}v &= \dfrac{1\,951}{129}\times3{,}6 \\ &\approx 54{,}5\end{aligned} soit environ 54 km/h (à comparer à l'arrondi de la question précédente, 15\times3{,}6=54 km/h).

3.La surface de la piste a une aire d'environ 73 027 m^{2} et on souhaite y semer du gazon en totalité. Trois marques de sacs sont disponibles : marque A (500 m^{2} par sac, 141,95 €), marque B (400 m^{2} par sac, 87,90 €), marque C (300 m^{2} par sac, 66,50 €). Quelle marque doit-on choisir pour dépenser le moins possible ?

Marque A : 73\,027\div500\approx146{,}05, il faut donc 147 sacs entiers, pour un coût de 147\times141{,}95 = 20\,866{,}65 €.
Marque B : 73\,027\div400\approx182{,}57, il faut donc 183 sacs entiers, pour un coût de 183\times87{,}90 = 16\,085{,}70 €.
Marque C : 73\,027\div300\approx243{,}42, il faut donc 244 sacs entiers, pour un coût de 244\times66{,}50 = 16\,226 €.
Le coût le plus faible est celui de la marque B, avec 16 085,70 € : il faut choisir la marque B.

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM).

Pour chaque question, une seule des trois réponses proposées est exacte.

Sur la copie, indiquer le numéro de la question et la réponse A, B ou C choisie.
Aucune justification n'est demandée.

Aucun point ne sera enlevé en cas de mauvaise réponse.

Questions RéponseA RéponseB RéponseC 1 D’aprèsdeschercheurs,laprobabilitéqu’unepersonnesubisseuneattaquemortelleparunrequinaucoursdesavie,estde... 2 , 7 × 10 7 2 , 7 × 10 0 2 , 7 × 10 7 2 3 5 2 5 × 7 4 1 10 2 10 7 20 3 Surunsite,unpantalonestvendu60 aulieude80 .Lepourcentagederéductionest... 20% 25% 75% 4 ABCDestunparallélogrammedecentreE. A B C D E F G \ \ L’homothétiedecentreAquitransformeBenF... apourrapport2. trans-formeGenD. trans-formeCenE. 5 Lamédianedelasérieci-dessousest...11 17 8 14 3 20 5 10 12 3 5 11

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1.D'après des chercheurs, la probabilité qu'une personne subisse une attaque mortelle de requin au cours de sa vie est l'une des trois valeurs suivantes : 2,7\times10^{-7}, 2,7\times10^{0} ou 2,7\times10^{7}. Laquelle ?

Une probabilité est toujours comprise entre 0 et 1. Or 2,7\times10^{0}=2,7 et 2,7\times10^{7} sont bien supérieurs à 1 : seule 2,7\times10^{-7} (un nombre très petit, proche de 0) peut être une probabilité.

2.Calculer \dfrac35 - \dfrac25\times\dfrac74.

On commence par le produit : \begin{aligned}\dfrac25\times\dfrac74 &= \dfrac{2\times7}{5\times4} \\ &= \dfrac{14}{20} \\ &= \dfrac{7}{10}\end{aligned}
On met ensuite les deux fractions au même dénominateur : \dfrac35 = \dfrac{6}{10}, donc \begin{aligned}\dfrac35-\dfrac25\times\dfrac74 &= \dfrac{6}{10}-\dfrac{7}{10} \\ &= -\dfrac{1}{10}\end{aligned}

3.Un pantalon vendu 80 € est affiché à 60 € sur un site. Quel est le pourcentage de réduction ?

La réduction représente 80-60=20 € sur un prix de départ de 80 €.
Le taux de réduction est donc \begin{aligned}\dfrac{20}{80} &= \dfrac{1}{4} \\ &= \dfrac{25}{100}\end{aligned} soit 25 %.

4.ABCD est un parallélogramme de centre E. Que peut-on dire de l'homothétie de centre A qui transforme B en F, où F est le milieu de [AB] ?

Dans un parallélogramme ABCD, les diagonales [AC] et [BD] se coupent en leur milieu commun E : E est donc le milieu de [AC].
F étant le milieu de [AB], l'homothétie de centre A qui envoie B sur son milieu F a pour rapport \dfrac12 ; cette même homothétie envoie alors C, par le même rapport, sur le milieu de [AC], c'est-à-dire sur E.

5.Déterminer la médiane de la série de valeurs : 11 ; 17 ; 8 ; 14 ; 3 ; 20 ; 5 ; 10 ; 12.

On range d'abord les 9 valeurs par ordre croissant : 3 ; 5 ; 8 ; 10 ; 11 ; 12 ; 14 ; 17 ; 20.
Comme il y a 9 valeurs (nombre impair), la médiane est la 5e valeur de cette liste triée, soit 11.

À quelques kilomètres au nord du village de Hienghène, se trouve une des plus belles randonnées de Nouvelle-Calédonie appelée « les roches de la Ouaïème ».

Le départ se situe au niveau de la mer près d'une plage de sable blanc.

Le sentier grimpe le long d'un versant de montagne et atteint un point de vue imprenable sur le Mont Panié et le lagon.

Voici quelques informations pratiques sur cette randonnée:

Durée estimée (Aller simple)2 h 30 min
Distance (Aller simple)3,8 km
Altitudeminimale : 0 m / maximale : 741 m

On considère que la pente de la montagne est rectiligne.

On a schématisé le parcours [DV] de la randonnée par la figure ci-dessous:

LespointsD,NetMsontalignés D N M V P 0,741km 3km 3,8km LedépartL’arrivéePanneau

Fabienne s'est engagée sur ce parcours en partant du point D.

Au bout de 2 heures, elle arrive au panneau P indiquant qu'elle a déjà parcouru 3 km.

  1. Justifier que les droites (PN) et (VM) sont parallèles.
  2. Déterminer à quelle altitude PN se trouve Fabienne lorsqu'elle se situe au panneau P.

    Rédiger la réponse en faisant apparaître les différentes étapes.
  3. À quelle vitesse moyenne, en km/h, a-t-elle parcouru le trajet [DP] ?

    Sur la fin du parcours [PV], Fabienne marche à une vitesse moyenne de 1,2 km/h.

    On rappelle que la durée de l'aller simple est estimée à 2 h 30 min.
  4. A-t-elle dépassé cette durée ?

    Justifier en faisant apparaître les différentes étapes.
Voir la correction

1.Le parcours de la randonnée est schématisé par le triangle DMV, avec N sur [DM] et P sur [DV] tels que (NP) et (VM) sont toutes deux perpendiculaires à la droite (DM). Justifier que (PN) et (VM) sont parallèles.

Les droites (PN) et (VM) sont toutes les deux perpendiculaires à la même droite (DM) : deux droites perpendiculaires à une même troisième droite sont parallèles entre elles, donc (PN) et (VM) sont parallèles.

2.On donne DM = 3,8 km (distance totale de la randonnée), MV = 741 m (altitude maximale) et Fabienne, partie de D, atteint le panneau P après avoir parcouru DP = 3 km. Déterminer l'altitude de Fabienne au panneau P.

  • Les droites (PN) et (VM) étant parallèles, avec P sur (DV) et N sur (DM), on se trouve dans une configuration de Thalès dans le triangle DMV.
  • Le théorème de Thalès donne : \dfrac{\text{DP}}{\text{DV}} = \dfrac{\text{PN}}{\text{VM}}.
  • En remplaçant : \dfrac{3}{3,8} = \dfrac{\text{PN}}{741}.
  • On en déduit \text{PN} = \dfrac{3\times741}{3,8} = \dfrac{2223}{3,8} = 585 m. Fabienne se trouve donc à 585 m d'altitude au panneau P.

3.Fabienne a parcouru les 3 km du trajet [DP] en 2 heures. Quelle est sa vitesse moyenne, en km/h, sur ce trajet ?

La vitesse moyenne est la distance parcourue divisée par la durée : \dfrac{3}{2}= 1,5 km/h.

4.Sur la fin du parcours [PV], Fabienne marche à une vitesse moyenne de 1,2 km/h. La durée totale estimée de la randonnée est de 2 h 30 min. A-t-elle dépassé cette durée ?

  • La distance totale de la randonnée est DV = 3,8 km ; Fabienne a déjà parcouru DP = 3 km, il lui reste donc \text{PV} = 3,8-3=0,8 km à parcourir.
  • À la vitesse de 1,2 km/h, le temps nécessaire pour parcourir ces 0,8 km est \dfrac{0,8}{1,2}=\dfrac{2}{3} h.
  • Or \dfrac23 h = \dfrac23\times60 = 40 minutes : Fabienne met donc 2 h (pour [DP]) + 40 min (pour [PV]) = 2 h 40 min au total.
  • Comme 2 h 40 min est supérieur à la durée estimée de 2 h 30 min, Fabienne a bien dépassé cette durée (de 10 minutes).
Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.

Dans une grande ville française, des trottinettes électriques sont mises à disposition des usagers. Une entreprise, chargée de l'entretien du parc de trottinettes, contrôle leur état chaque lundi.

Partie A

On estime que :

  • lorsqu'une trottinette est en bon état un lundi, la probabilité qu'elle soit encore en bon état le lundi suivant est 0,9 ;
  • lorsqu'une trottinette est en mauvais état un lundi, la probabilité qu'elle soit en bon état le lundi suivant est 0,4.

On s'intéresse à l'état d'une trottinette lors des phases de contrôle.

Soit n un entier naturel. On note B_n l'évènement « la trottinette est en bon état n semaines après sa mise en service » et p_n la probabilité de B_n.

Lors de sa mise en service, la trottinette est en bon état. On a donc p_0 = 1.

  1. Donner p_1 et montrer que p_2 = 0,85.

    On pourra s'appuyer sur un arbre pondéré.
  2. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous :

    \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{B_n }\taput{p_n}} {\TR{B_{n+1}}\taput{...} \TR{\overline{B_{n+1}}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{B_n} }\tbput{...}} {\TR{B_{n+1}}\taput{...} \TR{\overline{B_{n+1}}}\tbput{...} }}

  3. En déduire que, pour tout entier naturel n, p_{n+1} = 0,5p_n + 0,4.
    1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, p_n \geqslant 0,8.
    2. À partir de ce résultat, quelle communication l'entreprise peut-elle envisager pour valoriser la fiabilité du parc ?
    1. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = p_n - 0,8.

      Montrer que \left(u_n\right) est une suite géométrique dont on donnera le premier terme et la raison.
    2. En déduire l'expression de u_n puis de p_n en fonction de n.
    3. En déduire la limite de la suite \left(p_n\right).

Partie B

Dans cette partie, on modélise la situation de la façon suivante :

  • l'état d'une trottinette est indépendant de celui des autres ;
  • la probabilité qu'une trottinette soit en bon état est égale à 0,8.

On note X la variable aléatoire qui, à un lot de 15 trottinettes, associe le nombre de trottinettes en bon état.

Le nombre de trottinettes du parc étant très important, le prélèvement de 15 trottinettes peut être assimilé à un tirage avec remise.

  1. Justifier que X suit une loi binomiale et préciser les paramètres de cette loi.
  2. Calculer la probabilité que les 15 trottinettes soient en bon état.
  3. Calculer la probabilité qu'au moins 10 trottinettes soient en bon état dans un lot de 15.
  4. On admet que E(X) = 12. Interpréter le résultat.
Voir la correction

PartieA ; 1. Une entreprise loue des trottinettes électriques et contrôle leur état chaque lundi. On admet que si une trottinette est en bon état un lundi donné, la probabilité qu'elle le soit encore le lundi suivant est 0{,}9 ; si elle est en mauvais état, la probabilité qu'elle passe en bon état la semaine suivante est 0{,}4. On note B_n l'événement « la trottinette est en bon état n semaines après sa mise en service » et p_n=P(B_n), avec p_0=1. Donner p_1 et montrer que p_2=0{,}85.

Comme la trottinette est en bon état à l'instant 0 (p_0=1), on a directement \begin{aligned}p_1 &= P_{B_0}(B_1) \\ &= 0{,}9\end{aligned}
En construisant l'arbre pondéré sur les deux premières semaines (issues B_1 ou \overline{B_1}, puis B_2 ou \overline{B_2} à chaque fois), la formule des probabilités totales donne : \begin{aligned}p_2 &= P(B_1)\times P_{B_1}(B_2) + P(\overline{B_1})\times P_{\overline{B_1}}(B_2) \\ &= 0{,}9\times0{,}9+0{,}1\times0{,}4 \\ &= 0{,}81+0{,}04 \\ &= 0{,}85\end{aligned}
On obtient bien p_1=0{,}9 et p_2=0{,}85.

PartieA ; 2. Reproduire et compléter l'arbre pondéré traduisant le passage de la semaine n à la semaine n+1.

L'arbre a pour première branche B_n avec probabilité p_n (puis B_{n+1} avec probabilité 0{,}9 et \overline{B_{n+1}} avec probabilité 0{,}1), et pour seconde branche \overline{B_n} avec probabilité 1-p_n (puis B_{n+1} avec probabilité 0{,}4 et \overline{B_{n+1}} avec probabilité 0{,}6).

PartieA ; 3. En déduire que, pour tout entier naturel n, p_{n+1}=0{,}5p_n+0{,}4.

Les événements B_n et \overline{B_n} forment une partition de l'univers, donc la formule des probabilités totales donne : \begin{aligned}p_{n+1} &= P(B_n)\times0{,}9 + P(\overline{B_n})\times0{,}4 \\ &= 0{,}9p_n + 0{,}4(1-p_n) \\ &= 0{,}9p_n+0{,}4-0{,}4p_n\end{aligned}
Donc, la réponse est p_{n+1} = 0{,}5p_n+0{,}4.

PartieA ; 4.a Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, p_n\geqslant0{,}8.

Initialisation : \begin{aligned}p_0 &= 1 \\ &\geqslant 0{,}8\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que pour un entier naturel n donné, p_n\geqslant0{,}8. Alors, en multipliant par 0{,}5>0 : 0{,}5p_n\geqslant0{,}4, puis en ajoutant 0{,}4 : 0{,}5p_n+0{,}4\geqslant0{,}8, c'est-à-dire p_{n+1}\geqslant0{,}8. La propriété est donc héréditaire.
Conclusion : par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, p_n\geqslant0{,}8.

PartieA ; 4.b Quelle communication l'entreprise peut-elle envisager à partir de ce résultat ?

En interprétant p_n comme la proportion de trottinettes en bon état, l'entreprise peut communiquer sur le fait qu'au moins 80 % de son parc reste en permanence en bon état, quelle que soit la semaine considérée.

PartieA ; 5.a On pose, pour tout entier naturel n, u_n=p_n-0{,}8. Montrer que \left(u_n\right) est géométrique et préciser son premier terme et sa raison.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1} &= p_{n+1}-0{,}8 \\ &= (0{,}5p_n+0{,}4)-0{,}8 \\ &= 0{,}5p_n-0{,}4 \\ &= 0{,}5(p_n-0{,}8) \\ &= 0{,}5\,u_n\end{aligned}
La suite \left(u_n\right) est donc géométrique de raison q=0{,}5, de premier terme \begin{aligned}u_0 &= p_0-0{,}8 \\ &= 1-0{,}8 \\ &= 0{,}2\end{aligned}

PartieA ; 5.b En déduire l'expression de u_n puis de p_n en fonction de n.

D'après la forme explicite d'une suite géométrique : \begin{aligned}u_n &= u_0\times q^n \\ &= 0{,}2\times0{,}5^n\end{aligned} pour tout entier naturel n. Comme p_n=u_n+0{,}8, on obtient p_n = 0{,}2\times0{,}5^n+0{,}8.

PartieA ; 5.c En déduire la limite de la suite \left(p_n\right).

La raison 0{,}5 est strictement comprise entre -1 et 1, donc \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}5^n=0, puis \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=0. Par limite de somme, \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}p_n &= 0+0{,}8 \\ &= 0{,}8\end{aligned}

PartieB ; 1. On modélise désormais l'état des trottinettes du parc par une probabilité de bon état égale à 0{,}8, indépendamment d'une trottinette à l'autre. On note X le nombre de trottinettes en bon état dans un lot de 15, ce prélèvement pouvant être assimilé à un tirage avec remise. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.

On répète 15 fois, de façon identique et indépendante, une épreuve à deux issues (« la trottinette est en bon état », de probabilité 0{,}8) : X compte le nombre de succès, donc X suit la loi binomiale \mathcal{B}(15~;~0{,}8).

PartieB ; 2. Calculer la probabilité que les 15 trottinettes du lot soient toutes en bon état.

P(X=15) = 0{,}8^{15} \approx 0,0352 (arrondi au dix-millième).

PartieB ; 3. Calculer la probabilité qu'au moins 10 trottinettes du lot soient en bon état.

À la calculatrice, P(X\geqslant10) = 1-P(X\leqslant9) \approx 0,9389 (arrondi au dix-millième).

PartieB ; 4. On admet que E(X)=12. Interpréter ce résultat.

Pour une loi binomiale \mathcal{B}(n~;~p), on a \begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 15\times0{,}8 \\ &= 12\end{aligned} Cela signifie qu'en moyenne, sur un grand nombre de lots de 15 trottinettes prélevées dans le parc, 12 d'entre elles sont en bon état.

Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Une société de production s'interroge sur l'opportunité de programmer un jeu télévisé.

Ce jeu réunit quatre candidats et se déroule en deux phases :

\bullet~~La première phase est une phase de qualification.

Cette phase ne dépend que du hasard. Pour chaque candidat, la probabilité de se qualifier est 0,6.

\bullet~~La deuxième phase est une compétition entre les candidats qualifiés.

Elle n'a lieu que si deux candidats au moins sont qualifiés.

Sa durée dépend du nombre de candidats qualifiés comme l'indique le tableau ci-dessous (lorsqu'il n'y a pas de deuxième phase, on considère que sa durée est nulle).

Nombre de candidats qualifiés pour la deuxième phase01234
Durée de la deuxième phase en minutes005911

Pour que la société décide de retenir ce jeu, il faut que les deux conditions suivantes soient vérifiées :

Condition n°1 : La deuxième phase doit avoir lieu dans au moins 80 % des cas.

Condition n°2 : La durée moyenne de la deuxième phase ne doit pas excéder 6 minutes.

Le jeu peut-il être retenu ?

Voir la correction

Unechaîne de télévision hésite à programmer un jeu réunissant quatre candidats en deux phases : une phase de qualification où chaque candidat est qualifié avec une probabilité de 0{,}6 indépendamment des autres, puis une phase finale qui n'a lieu que si au moins deux candidats sont qualifiés, et dont la durée (en minutes) dépend du nombre de qualifiés selon le tableau : 0 qualifié \rightarrow 0 min, 1 \rightarrow 0 min, 2 \rightarrow 5 min, 3 \rightarrow 9 min, 4 \rightarrow 11 min. Le jeu n'est retenu que si la phase finale a lieu dans au moins 80 % des cas ET si sa durée moyenne ne dépasse pas 6 minutes. Le jeu peut-il être retenu ?

Condition 1. Chaque candidat est qualifié ou non de façon indépendante avec la même probabilité 0{,}6 : en notant X le nombre de candidats qualifiés parmi les quatre, X suit la loi binomiale \mathcal{B}(4~;~0{,}6).
La phase finale a lieu dès que X\geqslant2. À la calculatrice, \begin{aligned}P(X\geqslant2) &= 1-P(X=0)-P(X=1) \\ &\approx 1-0{,}0256-0{,}1536 \\ &\approx 0{,}821\end{aligned}
Comme 0{,}821\geqslant0{,}8, la condition 1 est vérifiée.
Condition 2. Notons T la variable aléatoire égale à la durée de la phase finale ; elle prend les valeurs 0, 5, 9 et 11.
\begin{aligned}P(T=11) &= P(X=4) \\ &= 0{,}6^4 \\ &\approx 0{,}1296\end{aligned} \begin{aligned}P(T=9) &= P(X=3) \\ &= \dbinom43\times0{,}6^3\times0{,}4 \\ &\approx 0{,}3456\end{aligned} \begin{aligned}P(T=5) &= P(X=2) \\ &= \dbinom42\times0{,}6^2\times0{,}4^2 \\ &\approx 0{,}3456\end{aligned} \begin{aligned}P(T=0) &= P(X=0)+P(X=1) \\ &\approx 0{,}0256+0{,}1536 \\ &= 0{,}1792\end{aligned}
L'espérance de T vaut \begin{aligned}E(T) &= 0\times0{,}1792+5\times0{,}3456+9\times0{,}3456+11\times0{,}1296 \\ &= 1{,}728+3{,}1104+1{,}4256 \\ &= 6{,}264\end{aligned} minutes.
Comme 6{,}264>6, la durée moyenne dépasse 6 minutes : la condition 2 n'est pas vérifiée.
Donc, la réponse est : la condition 1 est remplie mais pas la condition 2, donc le jeu ne peut pas être retenu en l'état.

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Une entreprise appelle des personnes par téléphone pour leur vendre un produit.

  • L'entreprise appelle chaque personne une première fois:
    • la probabilité que la personne ne décroche pas est égale à 0,6 ;
    • si la personne décroche, la probabilité qu'elle achète le produit est égale à 0,3.
  • Si la personne n'a pas décroché au premier appel, on procède à un second appel:
    • la probabilité que la personne ne décroche pas est égale à 0,3 ;
    • si la personne décroche, la probabilité qu'elle achète le produit est égale à 0,2.
  • Si une personne ne décroche pas au second appel, on cesse de la contacter.

On choisit une personne au hasard et on considère les évènements suivants :

\begin{description} \item[ ] D_1 : « la personne décroche au premier appel » ; \item[ ] D_2 : « la personne décroche au deuxième appel » ; \item[ ] A : « la personne achète le produit ». \end{description}

Les deux parties peuvent être traitées de manière indépendante

Partie A

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-contre.
  2. En utilisant l'arbre pondéré, montrer que la probabilité de l'évènement A est

    P(A) = 0,204.
  3. On sait que la personne a acheté le produit.

    Quelle est la probabilité qu'elle ait décroché au premier appel ?
\pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.cm]{\TR} {\pstree{\TR{D_1 }\taput{...}} {\TR{A}\taput{0,3} \TR{\overline{A}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{D_1} }\tbput{0,6}} {\pstree{\TR{D_{2}}\taput{...}} {\TR{A}\taput{...} \TR{\overline{A}}\tbput{...} } \TR{\overline{D_{2}}}\tbput{...} } }

Partie B

On rappelle que, pour une personne donnée, la probabilité qu'elle achète le produit est égale à 0,204.

  1. On considère un échantillon aléatoire de 30 personnes.

    On note X la variable aléatoire qui donne le nombre de personnes de l'échantillon qui achètent le produit.
    1. On admet que X suit une loi binomiale. Donner, sans justifier, ses paramètres.
    2. Déterminer la probabilité qu'exactement 6 personnes de l'échantillon achètent le produit. Arrondir le résultat au millième.
    3. Calculer l'espérance de la variable aléatoire X.
    Interpréter le résultat.
  2. Soit n un entier naturel non nul.

    On considère désormais un échantillon de n personnes.

    Déterminer la plus petite valeur de n telle que la probabilité qu'au moins l'une des personnes de l'échantillon achète le produit soit supérieure ou égale à 0,99.
Voir la correction

PartieA ; 1. Un télévendeur relance une personne au premier appel : la probabilité qu'elle ne décroche pas vaut 0,6, et si elle décroche, la probabilité qu'elle achète vaut 0,3. Si elle n'a pas décroché, on tente un second appel : la probabilité qu'elle ne décroche toujours pas vaut 0,3, et si elle décroche cette fois, la probabilité d'achat vaut 0,2. On note D_1, D_2 et A les évènements « décroche au 1er appel », « décroche au 2e appel » et « achète le produit ». Compléter l'arbre pondéré.

L'arbre comporte deux niveaux : sur la première branche, P(D_1)=0{,}4 et P(\overline{D_1})=0{,}6, avec P_{D_1}(A)=0{,}3 et P_{D_1}(\overline{A})=0{,}7 ; sur la seconde branche (issue de \overline{D_1}), P_{\overline{D_1}}(D_2)=0{,}7 et P_{\overline{D_1}}(\overline{D_2})=0{,}3, avec P_{\overline{D_1}\cap D_2}(A)=0{,}2 et P_{\overline{D_1}\cap D_2}(\overline{A})=0{,}8.

PartieA ; 2. En utilisant l'arbre, montrer que P(A) = 0{,}204.

D'après la formule des probabilités totales, l'achat se produit soit dès le premier appel, soit après le second : P(A) = P(D_1\cap A) + P(\overline{D_1}\cap D_2\cap A) = 0{,}4\times0{,}3 + 0{,}6\times0{,}7\times0{,}2 = 0{,}12+0{,}084 = 0,204.

PartieA ; 3. Sachant que la personne a acheté le produit, quelle est la probabilité qu'elle ait décroché dès le premier appel ?

Il s'agit de calculer P_A(D_1) = \dfrac{P(D_1\cap A)}{P(A)} = \dfrac{0{,}4\times0{,}3}{0{,}204} = \dfrac{0{,}12}{0{,}204} \approx 0,588.

PartieB ; 1.a On prélève un échantillon aléatoire de 30 personnes ; X compte le nombre d'entre elles qui achètent le produit (on admet l'indépendance des situations). Donner, sans justification, la loi suivie par X et ses paramètres.

X suit la loi binomiale de paramètres n=30 et p=0{,}204.

PartieB ; 1.b Déterminer, au millième près, la probabilité que 6 personnes exactement de l'échantillon achètent le produit.

P(X=6) = \dbinom{30}{6}\times0{,}204^{6}\times\left(1-0{,}204\right)^{30-6} \approx 0,179.

PartieB ; 1.c Calculer l'espérance de X et interpréter le résultat.

E(X) = np = 30\times0{,}204 = 6,12. Cela signifie que, sur un grand nombre d'échantillons de 30 personnes contactées, le nombre d'acheteurs est en moyenne de 6,12 par échantillon.

PartieB ; 2. Pour un échantillon de n personnes, déterminer la plus petite valeur de n telle que la probabilité qu'au moins une personne achète le produit soit supérieure ou égale à 0,99.

Notons toujours X le nombre d'acheteurs parmi les n personnes, de loi binomiale de paramètres n et p=0{,}204. On veut le plus petit n tel que P(X\geqslant1)\geqslant0{,}99, c'est-à-dire 1-P(X=0)\geqslant0{,}99, soit P(X=0)\leqslant0{,}01.
Or \begin{aligned}P(X=0) &= \dbinom{n}{0}\times0{,}204^{0}\times\left(1-0{,}204\right)^{n} \\ &= 0{,}796^{n}\end{aligned} L'inéquation devient 0{,}796^{n}\leqslant0{,}01.
En passant au logarithme népérien (croissant) : n\ln(0{,}796)\leqslant\ln(0{,}01), puis, comme \ln(0{,}796)<0, on divise en changeant le sens de l'inégalité : \begin{aligned}n &\geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}796)} \\ &\approx 20{,}18\end{aligned}
Le plus petit entier convenable est donc n=21, on vérifie que n=20 donne P(X\geqslant1)\approx0{,}9896<0{,}99, tandis que n=21 donne \begin{aligned}P(X\geqslant1) &\approx 0{,}9917 \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}

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On se place dans l'espace rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

On considère le point A(1 ; 1 ; 0) et le vecteur \vect{u}\begin{pmatrix}0\\2\\- 1\end{pmatrix}.

On considère le plan \mathcal{P} d'équation : x + 4y + 2z + 1 = 0.

  1. On note (d) la droite passant par A et dirigée par le vecteur \vect{u}.

    Déterminer une représentation paramétrique de (d).
  2. Justifier que la droite (d) et le plan \mathcal{P} sont sécants en un point B dont les coordonnées sont (1 ; -1 ; 1).
  3. On considère le point C(1~;~-1~;~-1).
    1. Vérifier que les points A, B et C définissent bien un plan.
    2. Montrer que le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix}1\\0\\0\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (ABC).
    3. Déterminer une équation cartésienne du plan (ABC).
    1. Justifier que le triangle ABC est isocèle en A.
    2. Soit H le milieu du segment [BC].

      Calculer la longueur AH puis l'aire du triangle ABC.
  4. Soit D le point de coordonnées (0~;~-1~;~1).
    1. Montrer que la droite (BD) est une hauteur de la pyramide ABCD.
    2. Déduire des questions précédentes le volume de la pyramide ABCD.


    On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par: V = \dfrac13 \mathcal{B} \times h,

    \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur correspondante.
Voir la correction

1.L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère le point A(1 ; 1 ; 0) et le vecteur \vec{u}\begin{pmatrix}0 \\ 2 \\ -1\end{pmatrix}, ainsi que la droite (d) passant par A et de vecteur directeur \vec{u}. Déterminer une représentation paramétrique de (d).

Un point M(x~;~y~;~z) appartient à (d) si et seulement si \overrightarrow{AM} = t\vec{u} pour un certain réel t, ce qui donne la représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l} x = 1 \\ y = 1+2t \\ z = -t \end{array}\right.,\ t\in\mathbb{R}.

2.On considère le plan \mathcal{P} d'équation x+4y+2z+1=0. Justifier que la droite (d) et le plan \mathcal{P} sont sécants en un point B de coordonnées (1 ; -1 ; 1).

En substituant les coordonnées paramétriques de (d) dans l'équation de \mathcal{P} : 1+4(1+2t)+2(-t)+1=0, soit 1+4+8t-2t+1=0, c'est-à-dire 6t+6=0, d'où t=-1.
En reportant t=-1 dans la représentation paramétrique de (d) : x=1, \begin{aligned}y &= 1-2 \\ &= -1\end{aligned} z=1. Le système admet donc une unique solution, ce qui montre que (d) et \mathcal{P} sont sécants, au point B(1~;~-1~;~1).

3.aOn considère le point C(1 ; -1 ; -1). Vérifier que les points A, B et C définissent bien un plan.

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}0 \\ -2 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}0 \\ -2 \\ -1\end{pmatrix} ont la même première et la même deuxième coordonnée mais des troisièmes coordonnées différentes (1\neq-1) : ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires. Les points A, B et C ne sont donc pas alignés et définissent bien un plan (ABC).

3.bMontrer que le vecteur \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} est normal au plan (ABC).

On calcule \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{AB} &= 1\times0+0\times(-2)+0\times1 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= 1\times0+0\times(-2)+0\times(-1) \\ &= 0\end{aligned} Le vecteur \vec{n} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : il lui est normal.

3.cDéterminer une équation cartésienne du plan (ABC).

Le plan (ABC) admet \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} pour vecteur normal, donc une équation de la forme x+d=0 avec d\in\mathbb{R}. Comme A(1~;~1~;~0) appartient au plan : 1+d=0, soit d=-1. Une équation cartésienne du plan (ABC) est donc x-1=0.

4.aJustifier que le triangle ABC est isocèle en A.

On a \text{AB}^2 = \|\overrightarrow{AB}\|^2 = 0^2+(-2)^2+1^2 = 5 et \text{AC}^2 = \|\overrightarrow{AC}\|^2 = 0^2+(-2)^2+(-1)^2 = 5. Donc \text{AB}^2=\text{AC}^2, c'est-à-dire AB = AC : le triangle ABC est isocèle en A.

4.bSoit H le milieu du segment [BC]. Calculer la longueur AH puis l'aire du triangle ABC.

Les coordonnées de H sont la moyenne de celles de B et C : H\left(\dfrac{1+1}{2}~;~\dfrac{-1-1}{2}~;~\dfrac{1-1}{2}\right), soit H(1~;~-1~;~0).
On obtient \text{AH}^2 = (1-1)^2+(-1-1)^2+(0-0)^2 = 4, d'où \text{AH}=2.
Le triangle ABC étant isocèle en A, la médiane issue de A est aussi la hauteur relative au côté [BC], donc \mathcal{A}(\text{ABC}) = \dfrac{\text{BC}\times\text{AH}}{2}. Or \text{BC}^2 = (1-1)^2+(-1+1)^2+(-1-1)^2 = 4, d'où \text{BC}=2.
Donc, la réponse est \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{ABC}) &= \dfrac{2\times2}{2} \\ &= 2\end{aligned} unité d'aire.

5.aSoit D le point de coordonnées (0 ; -1 ; 1). Montrer que la droite (BD) est une hauteur de la pyramide ABCD.

On calcule \overrightarrow{BD}\begin{pmatrix}-1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix}, donc \overrightarrow{BD} = -\vec{n}. Comme \vec{n} est normal au plan (ABC), \overrightarrow{BD} l'est aussi : la droite (BD), orthogonale au plan de base (ABC) et passant par le sommet D, est donc bien une hauteur de la pyramide ABCD.

5.bEn déduire le volume de la pyramide ABCD (on rappelle que le volume d'une pyramide vaut V=\dfrac13\mathcal{B}\times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur associée).

On prend pour base le triangle (ABC), d'aire \mathcal{A}(\text{ABC})=2, et pour hauteur la longueur BD.
\text{BD}^2 = \|\overrightarrow{BD}\|^2 = (-1)^2+0^2+0^2 = 1, donc \text{BD}=1.
Donc, la réponse est \begin{aligned}V(\text{ABCD}) &= \dfrac13\times2\times1 \\ &= \dfrac23\end{aligned} unité de volume.

Bac Terminale 2023 : Métropole, Mayotte, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère le cube ABCDEFGH d'arête 1.

On appelle I le point d'intersection du plan (GBD) avec la droite (EC).

L'espace est rapporté au repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AE}}\right).

A B C D E F G H I J

  1. Donner dans ce repère les coordonnées des points E, C, G.
  2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EC).
  3. Démontrer que la droite (EC) est orthogonale au plan (GBD).
    1. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (GBD) est : x + y - z - 1 = 0.
    2. Montrer que le point I a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac23~;~\dfrac13\right).
    3. En déduire que la distance du point E au plan (GBD) est égale à \dfrac{2\sqrt 3}{3}.
    1. Démontrer que le triangle BDG est équilatéral.
    2. Calculer l'aire du triangle BDG.

      On pourra utiliser le point J, milieu du segment [BD].
  4. Justifier que le volume du tétraèdre EGBD est égal à \dfrac13.

    On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par V = \dfrac13 BhB est l'aire d'une base du tétraèdre et h est la hauteur relative à cette base.
Voir la correction

1.On considère le cube ABCDEFGH d'arête 1, muni du repère orthonormé (A~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}). Donner les coordonnées des points E, C et G dans ce repère.

En suivant les arêtes du cube depuis A : \text{E}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, \text{C}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} et \text{G}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix}.

2.Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EC).

Le vecteur \overrightarrow{EC} a pour coordonnées \begin{pmatrix}1-0 \\ 1-0 \\ 0-1\end{pmatrix}, soit \begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} : c'est un vecteur directeur de la droite (EC), qui passe par \text{E}(0~;~0~;~1).
Donc, la réponse est : (EC) a pour représentation paramétrique \begin{cases}x = t\\y = t\\z = 1-t\end{cases} avec t\in\mathbb{R}.

3.Démontrer que la droite (EC) est orthogonale au plan (GBD).

Les points G, B, D ne sont pas alignés, donc (GBD) est un plan, dirigé par exemple par \overrightarrow{GB}\begin{pmatrix}0 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{BD}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{EC}\cdot\overrightarrow{GB} &= 1\times0 + 1\times(-1) + (-1)\times(-1) \\ &= 0-1+1 \\ &= 0\end{aligned} donc \overrightarrow{EC}\perp\overrightarrow{GB}.
\begin{aligned}\overrightarrow{EC}\cdot\overrightarrow{BD} &= 1\times(-1) + 1\times1 + (-1)\times0 \\ &= -1+1+0 \\ &= 0\end{aligned} donc \overrightarrow{EC}\perp\overrightarrow{BD}.
Le vecteur \overrightarrow{EC} est orthogonal à deux vecteurs directeurs non colinéaires du plan (GBD), donc la droite (EC) est orthogonale au plan (GBD).

4.aJustifier qu'une équation cartésienne du plan (GBD) est x+y-z-1=0.

Comme (EC) est orthogonale à (GBD), tout vecteur directeur de (EC) est un vecteur normal à (GBD) ; en particulier \overrightarrow{EC}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} convient.
Le plan (GBD) a donc une équation de la forme x+y-z+d=0. En écrivant que \text{B}(1~;~0~;~0) appartient à ce plan : 1+0-0+d=0, donc d=-1.
Donc, la réponse est : le plan (GBD) a pour équation x+y-z-1=0.

4.bMontrer que le point I, intersection de (EC) et (GBD), a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac23~;~\dfrac13\right).

Les coordonnées de I vérifient à la fois la représentation paramétrique de (EC) et l'équation de (GBD) : x=t, y=t, z=1-t et x+y-z-1=0.
En substituant : \begin{aligned}t+t-(1-t)-1 = 0 &\iff 3t-2 = 0 \\ &\iff t = \dfrac23 \end{aligned}
Donc, la réponse est : \text{I}\left(\dfrac23~;~\dfrac23~;~\dfrac13\right), car \begin{aligned}x_I &= t \\ &= \dfrac23\end{aligned} \begin{aligned}y_I &= t \\ &= \dfrac23\end{aligned} et \begin{aligned}z_I &= 1-t \\ &= 1-\dfrac23 \\ &= \dfrac13\end{aligned}

4.cEn déduire que la distance du point E au plan (GBD) est égale à \dfrac{2\sqrt3}{3}.

La droite (EC) étant orthogonale au plan (GBD) et le coupant en I, la distance de E au plan (GBD) est la longueur EI.
\text{EI}^2 = \left(\dfrac23-0\right)^2+\left(\dfrac23-0\right)^2+\left(\dfrac13-1\right)^2 = \dfrac49+\dfrac49+\dfrac49 = \dfrac{12}{9} = \dfrac43.
\text{EI} = \sqrt{\dfrac43} = \dfrac{2}{\sqrt3} = \dfrac{2\sqrt3}{3}. Donc, la réponse est : la distance de E au plan (GBD) vaut \dfrac{2\sqrt3}{3}.

5.aDémontrer que le triangle BDG est équilatéral.

Les segments [BD], [DG] et [GB] sont chacun la diagonale d'une face du cube (respectivement ABCD, CDHG et BCGF), qui sont trois carrés de même côté 1, donc superposables. Leurs diagonales ont donc toutes la même longueur \sqrt2 : le triangle BDG, ayant ses trois côtés égaux, est équilatéral.

5.bCalculer l'aire du triangle BDG, en utilisant le point J milieu de [BD].

Dans un triangle équilatéral, la médiane issue d'un sommet est aussi la hauteur : [GJ] est donc la hauteur issue de G, et l'aire du triangle vaut \mathcal{A} = \dfrac{\text{BD}\times\text{GJ}}{2}.
\text{B}(1~;~0~;~0) et \text{D}(0~;~1~;~0) donnent \text{J}\left(\dfrac12~;~\dfrac12~;~0\right), milieu de [BD].
\text{GJ}^2 = \left(\dfrac12-1\right)^2+\left(\dfrac12-1\right)^2+(0-1)^2 = \dfrac14+\dfrac14+1 = \dfrac32, donc \text{GJ} = \sqrt{\dfrac32} = \dfrac{\sqrt6}{2}.
[BD] est la diagonale d'un carré de côté 1, donc \text{BD} = \sqrt2.
Donc, la réponse est : \begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{\sqrt2\times\frac{\sqrt6}{2}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{12}}{4} \\ &= \dfrac{2\sqrt3}{4} \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned}

6.Justifier que le volume du tétraèdre EGBD est égal à \dfrac13.

En prenant le triangle BDG comme base, d'aire \mathcal{A}=\dfrac{\sqrt3}{2}, et EI comme hauteur associée (E est le sommet opposé, et EI est la distance de E au plan de la base), le volume vaut V = \dfrac13\times\mathcal{A}\times\text{EI} = \dfrac13\times\dfrac{\sqrt3}{2}\times\dfrac{2\sqrt3}{3} = \dfrac13\times\dfrac{2\times3}{6} = \dfrac13\times1 = \dfrac13. Donc, la réponse est : le volume du tétraèdre EGBD vaut \dfrac13.

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM).

Pour chaque question, une seule des trois réponses proposées est exacte.

Sur la copie, indiquer le numéro de la question et la réponse A, B ou C choisie.

Aucune justification n'est demandée.

Aucun point ne sera enlevé en cas de mauvaise réponse.

QuestionsRéponse ARéponse BRéponse C
1Dans un tableur, quelle formule faut-il saisir dans la cellule D1 pour afficher la somme des nombres des cellules A1, B1 et C1 ?
ABCD
1354
=somme(A1: C1)=(A1: C1)somme(A1*C1)
2Soit la série de nombres:
15 ; 10 ; 13 ; 9 ; 10 ; x.

La moyenne de la série est 11 pour x égal à ...

91011
3Sur la Terre, l'équateur est:un méridienun demi-cercleun parallèle
4Le volume exact, en cm^3, d'une boule de 6 cm de diamètre est :

On rappelle le volume V d'une boule de rayon R : V = \dfrac{4\pi R^3}{3}\rule[-3mm]{0mm}{9mm}

36\pi113,0973355288\pi

Voir la correction

1.Dans un tableur, les cellules A1, B1 et C1 contiennent des nombres. Quelle formule saisie en D1 affiche leur somme ?

C'est la formule « =SOMME(A1:C1) » qui additionne le contenu des cellules de A1 à C1.

2.Une série de six nombres est 15 ; 10 ; 13 ; 9 ; 10 ; x. Pour quelle valeur de x la moyenne de la série vaut-elle 11 ?

La moyenne s'écrit \dfrac{15+10+13+9+10+x}{6} = \dfrac{57+x}{6}.
On résout \dfrac{57+x}{6} = 11, soit 57+x = 66, d'où x = 9.

3.Sur la Terre, l'équateur est-il un méridien, un demi-cercle ou un parallèle ?

L'équateur est un cercle qui entoure la Terre perpendiculairement à l'axe des pôles : c'est un parallèle (les méridiens, eux, passent par les pôles).

4.Quel est le volume exact, en cm^{3}, d'une boule de 6 cm de diamètre ? (rappel : V = \dfrac{4\pi R^3}{3})

Un diamètre de 6 cm correspond à un rayon R = 3 cm.
V = \dfrac{4\pi\times3^3}{3} = \dfrac{4\pi\times27}{3} = 4\pi\times9 = 36\pi cm^{3}.

Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Chaque chaque jour où il travaille, Paul doit se rendre à la gare pour rejoindre son lieu de travail en train. Pour cela, il prend son vélo deux fois sur trois et, si il ne prend pas son vélo, il prend sa voiture.

  1. lorsqu'il prend son vélo pour rejoindre la gare, Paul ne rate le train qu'une fois sur 50 alors que, lorsqu'il prend sa voiture pour rejoindre la gare Paul rate son train une fois sur 10.

    On considère une journée au hasard lors de laquelle Paul sera à la gare pour prendre le train qui le conduira au travail.

    On note:

    • V l'évènement « Paul prend son vélo pour rejoindre la gare » ;
    • R l'évènement « Paul rate son train ».


    1. Faire un arbre pondéré résumant la situation.
    2. Montrer que la probabilité que Paul rate son train est égale à \dfrac{7}{150}.
    3. Paul a raté son train. Déterminer la valeur exacte de la probabilité qu'il ait pris son vélo pour rejoindre la gare.
  2. On choisit au hasard un mois pendant lequel Paul s'est rendu 20 jours à la gare pour rejoindre son lieu de travail selon les modalités décrites en préambule.

    On suppose que, pour chacun de ces 20 jours, le choix entre le vélo et la voiture est indépendant des choix des autres jours.

    On note X la variable aléatoire donnant le nombre de jours où Paul prend son vélo sur ces 20 jours.
    1. Déterminer la loi suivie par la variable aléatoire X. Préciser ses paramètres.
    2. Quelle est la probabilité que Paul prenne son vélo exactement 10 jours sur ces 20 jours pour se rendre à la gare ? On arrondira la probabilité cherchée à 10^{-3}.
    3. Quelle est la probabilité que Paul prenne son vélo au moins 10 jours sur ces 20 jours pour se rendre à la gare ? On arrondira la probabilité cherchée à 10^{-3}.
    4. En moyenne, combien de jours sur une période choisie au hasard de 20 jours pour se rendre à la gare, Paul prend-il son vélo ? On arrondira la réponse à l'entier.
  3. Dans le cas où Paul se rend à la gare en voiture, on note T la variable aléatoire donnant le temps de trajet nécessaire pour se rendre à la gare. La durée du trajet est donnée en minutes, arrondie à la minute. La loi de probabilité de T est donnée par le tableau ci-dessous:

    k (en minutes)101112131415161718
    P(T = k)0,140,130,130,120,120,110,100,080,07


    Déterminer l'espérance de la variable aléatoire T et interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

PartieA ; 1.a Chaque jour travaillé, Paul rejoint la gare à vélo avec probabilité \dfrac23, sinon en voiture. À vélo, il rate son train avec probabilité \dfrac{1}{50} ; en voiture, avec probabilité \dfrac{1}{10}. On note V l'évènement « Paul prend son vélo » et R l'évènement « Paul rate son train ». Représenter la situation par un arbre pondéré.

L'arbre part de la racine avec les branches V (probabilité \dfrac23) et \overline{V} (probabilité \dfrac13) ; sous V, les branches R (\dfrac{1}{50}) et \overline{R} (\dfrac{49}{50}) ; sous \overline{V}, les branches R (\dfrac{1}{10}) et \overline{R} (\dfrac{9}{10}).

PartieA ; 1.b Montrer que la probabilité que Paul rate son train vaut \dfrac{7}{150}.

D'après la formule des probabilités totales : \begin{aligned}P(R) &= P(V)\times P_V(R) + P(\overline{V})\times P_{\overline{V}}(R) \\ &= \dfrac23\times\dfrac{1}{50} + \dfrac13\times\dfrac{1}{10} \\ &= \dfrac{2}{150}+\dfrac{5}{150} \\ &= \dfrac{7}{150}\end{aligned}

PartieA ; 1.c Sachant que Paul a raté son train, déterminer la valeur exacte de la probabilité qu'il ait pris son vélo.

P_R(V) = \dfrac{P(R\cap V)}{P(R)} = \dfrac{\dfrac23\times\dfrac{1}{50}}{\dfrac{7}{150}} = \dfrac{\dfrac{2}{150}}{\dfrac{7}{150}} = \dfrac{2}{7}.

PartieA ; 2.a Sur un mois, Paul se rend 20 fois à la gare selon les mêmes modalités, les choix des différents jours étant indépendants. X compte le nombre de jours où il prend son vélo. Déterminer la loi suivie par X et ses paramètres.

La répétition de 20 épreuves identiques et indépendantes à deux issues (vélo ou non, avec probabilité \dfrac23 de prendre le vélo) est un schéma de Bernoulli répété : X suit la loi binomiale de paramètres n=20 et p=\dfrac23, notée X\sim\mathcal{B}\left(20~;~\dfrac23\right).

PartieA ; 2.b Calculer la probabilité que Paul prenne son vélo exactement 10 jours sur les 20 (arrondi au millième).

P(X=10) = \dbinom{20}{10}\left(\dfrac23\right)^{10}\left(\dfrac13\right)^{10} \approx 0,054 (à la calculatrice).

PartieA ; 2.c Calculer la probabilité que Paul prenne son vélo au moins 10 jours sur les 20 (arrondi au millième).

P(X\geqslant10) = 1-P(X\leqslant9) \approx 0,962 (à la calculatrice).

PartieA ; 2.d En moyenne, sur une période de 20 jours, combien de fois Paul prend-il son vélo pour rejoindre la gare (arrondi à l'entier) ?

L'espérance de X vaut \begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 20\times\dfrac23 \\ &= \dfrac{40}{3} \\ &\approx 13{,}33\end{aligned} En moyenne, Paul prend donc son vélo environ 13 jours sur 20.

PartieA ; 3. Quand Paul se rend à la gare en voiture, le temps de trajet T (en minutes, arrondi à la minute) suit la loi donnée par le tableau : k de 10 à 18 minutes avec P(T=k) valant respectivement 0,14 ; 0,13 ; 0,13 ; 0,12 ; 0,12 ; 0,11 ; 0,10 ; 0,08 ; 0,07. Déterminer l'espérance de T et l'interpréter.

\begin{aligned}E(T) &= 10\times0{,}14+11\times0{,}13+12\times0{,}13+13\times0{,}12+14\times0{,}12+15\times0{,}11+16\times0{,}10+17\times0{,}08+18\times0{,}07 \\ &= 13{,}5\end{aligned}
Donc, sur un grand nombre de trajets en voiture, la durée moyenne du trajet est de 13,5 minutes, soit 13 minutes et 30 secondes.

Principaux domaines abordés: Probabilités conditionnelles et indépendance. Variables aléatoires.

Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.

Partie 1

Julien doit prendre l'avion; il a prévu de prendre le bus pour se rendre à l'aéroport.

S'il prend le bus de 8 h, il est sûr d'être à l'aéroport à temps pour son vol.

Par contre, le bus suivant ne lui permettrait pas d'arriver à temps à l'aéroport.

Julien est parti en retard de son appartement et la probabilité qu'il manque son bus est de 0,8.

S'il manque son bus, il se rend à l'aéroport en prenant une compagnie de voitures privées; il a alors une probabilité de 0,5 d'être à l'heure à l'aéroport.

On notera :

  • B l'évènement: « Julien réussit à prendre son bus » ;
  • V l'évènement: « Julien est à l'heure à l'aéroport pour son vol ».
  1. Donner la valeur de P_B(V).
  2. Représenter la situation par un arbre pondéré.
  3. Montrer que P(V) = 0,6.
  4. Si Julien est à l'heure à l'aéroport pour son vol, quelle est la probabilité qu'il soit arrivé à l'aéroport en bus ? Justifier.

Partie 2

Les compagnies aériennes vendent plus de billets qu'il n'y a de places dans les avions car certains passagers ne se présentent pas à l'embarquement du vol sur lequel ils ont réservé. On appelle cette pratique le surbooking.

Au vu des statistiques des vols précédents, la compagnie aérienne estime que chaque passager a 5 % de chance de ne pas se présenter à l'embarquement.

Considérons un vol dans un avion de 200 places pour lequel 206 billets ont été vendus. On suppose que la présence à l'embarquement de chaque passager est indépendante des autres passagers et on appelle X la variable aléatoire qui compte le nombre de passagers se présentant à l'embarquement.

  1. Justifier que X suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
  2. En moyenne, combien de passagers vont-ils se présenter à l'embarquement ?
  3. Calculer la probabilité que 201 passagers se présentent à l'embarquement. Le résultat sera arrondi à 10^{-3} près.
  4. Calculer P(X \leqslant 200), le résultat sera arrondi à 10^{-3} près. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  5. La compagnie aérienne vend chaque billet à 250 euros.

    Si plus de 200 passagers se présentent à l'embarquement, la compagnie doit rembourser le billet d'avion et payer une pénalité de 600 euros à chaque passager lésé.

    On appelle :

    \begin{description}
  6. Y la variable aléatoire égale au nombre de passagers qui ne peuvent pas embarquer bien qu'ayant acheté un billet;
  7. C la variable aléatoire qui totalise le chiffre d'affaire de la compagnie aérienne sur ce vol. \end{description}

    On admet que Y suit la loi de probabilité donnée par le tableau suivant:

    y_i0123456
    P\left(Y = y_i\right)0,947750,030630,014410,005390,001510,00028


    1. Compléter la loi de probabilité donnée ci-dessus en calculant P(Y = 6).
    2. Justifier que: C = 51500 - 850Y.
    3. Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire C sous forme d'un tableau.

      Calculer l'espérance de la variable aléatoire C à l'euro près.
    4. Comparer le chiffre d'affaires obtenu en vendant exactement 200 billets et le chiffre d'affaires moyen obtenu en pratiquant le surbooking.
Voir la correction

Partie1 ; 1. Julien doit prendre l'avion et a prévu de prendre le bus pour se rendre à l'aéroport. S'il prend le bus de 8 h, il est sûr d'arriver à temps ; sinon, il ne peut plus arriver à temps. On note B l'évènement « Julien réussit à prendre son bus », de probabilité P(B)=0{,}2, et V l'évènement « Julien est à l'heure à l'aéroport pour son vol ». Donner la valeur de P_B(V).

S'il réussit à prendre son bus, Julien est certain d'être à l'heure à l'aéroport pour son vol. Donc, la réponse est P_B(V)=1.

Partie1 ; 2. S'il manque son bus, Julien prend une compagnie de voitures privées, avec une probabilité 0{,}5 d'être à l'heure à l'aéroport. Représenter la situation par un arbre pondéré.

On représente un arbre à deux niveaux : le premier niveau donne les branches B (probabilité 0{,}2) et \overline{B} (probabilité 1-0{,}2=0{,}8).
Depuis B partent les branches V (probabilité 1, puisque P_B(V)=1) et \overline V (probabilité 0).
Depuis \overline B partent les branches V (probabilité 0{,}5) et \overline V (probabilité 0{,}5).

Partie1 ; 3. Montrer que P(V)=0{,}6.

D'après la formule des probabilités totales, appliquée au système complet d'évènements \{B,\overline B\} : \begin{aligned}P(V) &= P(B\cap V)+P(\overline B\cap V) \\ &= P(B)\times P_B(V) + P(\overline B)\times P_{\overline B}(V)\end{aligned}
\begin{aligned}P(V) &= 0{,}2\times1+0{,}8\times0{,}5 \\ &= 0{,}2+0{,}4 \\ &= 0{,}6\end{aligned}
Donc, la réponse est P(V)=0{,}6.

Partie1 ; 4. Si Julien est à l'heure à l'aéroport pour son vol, quelle est la probabilité qu'il soit arrivé à l'aéroport en bus ?

On cherche \begin{aligned}P_V(B) &= \dfrac{P(V\cap B)}{P(V)} \\ &= \dfrac{P(B\cap V)}{P(V)} \\ &= \dfrac{0{,}2\times1}{0{,}6} \\ &= \dfrac{0{,}2}{0{,}6} \\ &= \dfrac13\end{aligned}
Donc, la réponse est P_V(B)=\dfrac13.

Partie2 ; 1. Une compagnie aérienne pratique le surbooking : chaque passager a 5 % de chance de ne pas se présenter à l'embarquement, indépendamment des autres. Pour un vol de 200 places où 206 billets ont été vendus, on note X la variable aléatoire comptant le nombre de passagers se présentant à l'embarquement. Justifier que X suit une loi binomiale, en précisant ses paramètres.

On répète 206 fois, de façon indépendante, une épreuve à deux issues : « le passager se présente » (probabilité 1-0{,}05=0{,}95) ou « le passager ne se présente pas » (probabilité 0{,}05). X compte le nombre de succès.
Donc, la réponse est que X suit la loi binomiale de paramètres n=206 et p=0{,}95.

Partie2 ; 2. En moyenne, combien de passagers vont-ils se présenter à l'embarquement ?

L'espérance d'une loi binomiale de paramètres n et p vaut n\times p, donc \begin{aligned}E(X) &= 206\times0{,}95 \\ &= 195{,}7\end{aligned}
Donc, la réponse est qu'en moyenne, environ 196 passagers se présentent à l'embarquement.

Partie2 ; 3. Calculer la probabilité que 201 passagers se présentent à l'embarquement, arrondie à 10^{-3} près.

P(X=201) = \dbinom{206}{201}\times0{,}95^{201}\times0{,}05^{5}.
Donc, la réponse est P(X=201)\approx0{,}03110^{-3} près).

Partie2 ; 4. Calculer P(X\leqslant200), arrondi à 10^{-3} près, puis interpréter ce résultat.

La calculatrice donne P(X\leqslant200)\approx0{,}94810^{-3} près).
Donc, la réponse est qu'il y a environ 94,8 % de chances qu'au plus 200 passagers se présentent, c'est-à-dire que tous les passagers présents puissent embarquer : il est donc très probable que l'avion ne soit pas en surcapacité.

Partie2 ; 5.a Chaque billet coûte 250 €. Si plus de 200 passagers se présentent, la compagnie doit rembourser le billet et payer une pénalité de 600 € à chaque passager lésé. On note Y le nombre de passagers qui ne peuvent pas embarquer bien qu'ayant acheté un billet ; sa loi de probabilité est donnée par P(Y{=}0)=0{,}94775, P(Y{=}1)=0{,}03063, P(Y{=}2)=0{,}01441, P(Y{=}3)=0{,}00539, P(Y{=}4)=0{,}00151, P(Y{=}5)=0{,}00028. Compléter la loi de probabilité en calculant P(Y=6).

Y ne peut prendre que les valeurs 0 à 6 (au maximum 206-200=6 passagers surnuméraires), et la somme de toutes les probabilités d'une loi vaut 1.
P(Y=6) = 1-\big(P(Y{=}0)+P(Y{=}1)+P(Y{=}2)+P(Y{=}3)+P(Y{=}4)+P(Y{=}5)\big).
\begin{aligned}P(Y=6) &= 1-(0{,}94775+0{,}03063+0{,}01441+0{,}00539+0{,}00151+0{,}00028) \\ &= 1-0{,}99997 \\ &= 0{,}00003\end{aligned}
Donc, la réponse est P(Y=6)=0{,}00003.

Partie2 ; 5.b Justifier que C=51\,500-850Y, où C est le chiffre d'affaires de la compagnie sur ce vol.

La compagnie encaisse d'abord la vente des 206 billets, soit 206\times250=51\,500 €.
Pour chacun des Y passagers ne pouvant pas embarquer, elle doit rembourser le billet (250 €) et verser une pénalité de 600 €, soit 250+600=850 € par passager lésé, donc un total de 850Y € à déduire.
Donc, la réponse est C = 51\,500-850Y.

Partie2 ; 5.c Donner la loi de probabilité de C sous forme d'un tableau, puis calculer l'espérance de C à l'euro près.

D'après la relation C=51\,500-850Y et la loi de Y, on obtient les valeurs suivantes : c_0=51\,500, c_1=50\,650, c_2=49\,800, c_3=48\,950, c_4=48\,100, c_5=47\,250, c_6=46\,400 (chacune avec la même probabilité que la valeur y_i correspondante de Y).
Par linéarité de l'espérance, E(C) = 51\,500-850\times E(Y), ou directement E(C)=\sum_i c_i\times P(Y{=}y_i).
\begin{aligned}E(C) &\approx 51\,500\times0{,}94775+50\,650\times0{,}03063+49\,800\times0{,}01441+48\,950\times0{,}00539+48\,100\times0{,}00151+47\,250\times0{,}00028+46\,400\times0{,}00003 \\ &\approx 51\,429{,}25\end{aligned}
Donc, la réponse est E(C)\approx51\,429 € (à l'euro près).

Partie2 ; 5.d Comparer le chiffre d'affaires obtenu en vendant exactement 200 billets et le chiffre d'affaires moyen obtenu en pratiquant le surbooking.

En vendant exactement 200 billets (sans risque de pénalité), la compagnie réalise un chiffre d'affaires de 200\times250=50\,000 €.
En pratiquant le surbooking à 206 billets, elle peut espérer un chiffre d'affaires moyen de 51\,429 € (question précédente), soit 1\,429 € de plus.
Donc, la réponse est que le surbooking est en moyenne plus avantageux pour la compagnie que la vente de 200 billets seulement.

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Les parties A et B peuvent être traitées de façon indépendante.

Au cours de la fabrication d'une paire de lunettes, la paire de verres doit subir deux traitements notés T1 et T2.

Partie A

On prélève au hasard une paire de verres dans la production.

On désigne par A l'évènement : « la paire de verres présente un défaut pour le traitement T1 ».

On désigne par B l'évènement : « la paire de verres présente un défaut pour le traitement T2 ».

On note respectivement \overline{A} et \overline{B} les évènements contraires de A et B.

Une étude a montré que :

  • la probabilité qu'une paire de verres présente un défaut pour le traitement T1 notée P(A) est égale à 0,1.
  • la probabilité qu'une paire de verres présente un défaut pour le traitement T2 notée P(B) est égale à 0,2.
  • la probabilité qu'une paire de verres ne présente aucun des deux défauts est 0,75.
  1. Recopier et compléter le tableau suivant avec les probabilités correspondantes.

    A\overline{A}Total
    B
    \overline{B}
    Total1
    1. Déterminer, en justifiant la réponse, la probabilité qu'une paire de verres, prélevée au hasard dans la production, présente un défaut pour au moins un des deux traitements T1 ou T2.
    2. Donner la probabilité qu'une paire de verres, prélevée au hasard dans la production, présente deux défauts, un pour chaque traitement T1 et T2.
    3. Les évènements A et B sont-ils indépendants ? Justifier la réponse.
  2. Calculer la probabilité qu'une paire de verres, prélevée au hasard dans la production, présente un défaut pour un seul des deux traitements.
  3. Calculer la probabilité qu'une paire de verres, prélevée au hasard dans la production, présente un défaut pour le traitement T2, sachant que cette paire de verres présente un défaut pour le traitement T1.

Partie B

On prélève, au hasard, un échantillon de 50 paires de verres dans la production. On suppose que la production est suffisamment importante pour assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise.

On note X la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de ce type, associe le nombre de paires de verres qui présentent le défaut pour le traitement T1.

  1. Justifier que la variable aléatoire X suit une loi binomiale et préciser les paramètres de cette loi.
  2. Donner l'expression permettant de calculer la probabilité d'avoir, dans un tel échantillon, exactement 10 paires de verres qui présentent ce défaut.

    Effectuer ce calcul et arrondir le résultat à 10^{-3}.
  3. En moyenne, combien de paires de verres ayant ce défaut peut-on trouver dans un échantillon de 50 paires ?
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PartieA ; 1. Lors de la fabrication d'une paire de lunettes, la paire de verres subit deux traitements T1 et T2. On prélève au hasard une paire de verres dans la production et on note A l'évènement « la paire de verres présente un défaut pour le traitement T1 » et B l'évènement « la paire de verres présente un défaut pour le traitement T2 ». On donne P(A)=0{,}1, P(B)=0{,}2, et la probabilité qu'une paire ne présente aucun des deux défauts est 0{,}75. Recopier et compléter le tableau à double entrée des probabilités (lignes B/\overline{B}, colonnes A/\overline{A}).

On sait que P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right) = 0{,}75, donc, comme la ligne « Total » vaut 1, \begin{aligned}P\left(\overline{B}\right) &= 1-P(B) \\ &= 1-0{,}2 \\ &= 0{,}8\end{aligned} et \begin{aligned}P\left(\overline{A}\right) &= 1-P(A) \\ &= 1-0{,}1 \\ &= 0{,}9\end{aligned}
Dans la ligne \overline{B}, la case A\cap\overline{B} vaut donc \begin{aligned}P\left(\overline{B}\right)-P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right) &= 0{,}8-0{,}75 \\ &= 0{,}05\end{aligned}
Dans la colonne A, le total vaut P(A) = 0{,}1, donc la case A\cap B vaut 0{,}1-0{,}05 = 0{,}05.
Dans la ligne B, la case \overline{A}\cap B vaut \begin{aligned}P(B)-P(A\cap B) &= 0{,}2-0{,}05 \\ &= 0{,}15\end{aligned} on vérifie que la colonne \overline{A} totalise bien \begin{aligned}0{,}15+0{,}75 &= 0{,}9 \\ &= P\left(\overline{A}\right)\end{aligned}
Le tableau complété est donc : ligne B : 0{,}05 (A), 0{,}15 (\overline{A}), 0{,}2 (total) ; ligne \overline{B} : 0{,}05 (A), 0{,}75 (\overline{A}), 0{,}8 (total) ; ligne Total : 0{,}1, 0{,}9, 1.

PartieA ; 2.a Déterminer, en justifiant, la probabilité qu'une paire de verres prélevée au hasard présente un défaut pour au moins un des deux traitements T1 ou T2.

L'évènement « la paire présente un défaut pour au moins un des deux traitements » est l'évènement A\cup B, contraire de l'évènement « la paire ne présente aucun des deux défauts », c'est-à-dire \overline{A}\cap\overline{B}.
Donc \begin{aligned}P(A\cup B) &= 1-P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right) \\ &= 1-0{,}75 \\ &= 0{,}25\end{aligned}

PartieA ; 2.b Donner la probabilité qu'une paire de verres prélevée au hasard présente deux défauts, un pour chaque traitement T1 et T2.

D'après le tableau de la question 1, la probabilité que la paire présente les deux défauts à la fois est directement lue dans la case A\cap B : P(A\cap B) = 0{,}05.

PartieA ; 2.c Les évènements A et B sont-ils indépendants ? Justifier.

Si A et B étaient indépendants, on aurait P(A\cap B) = P(A)\times P(B).
Or \begin{aligned}P(A)\times P(B) &= 0{,}1\times0{,}2 \\ &= 0{,}02\end{aligned} alors que P(A\cap B) = 0{,}05 (question précédente).
Comme 0{,}02\neq0{,}05, les évènements A et B ne sont donc pas indépendants.

PartieA ; 3. Calculer la probabilité qu'une paire de verres prélevée au hasard présente un défaut pour un seul des deux traitements.

Présenter un défaut pour un seul des deux traitements correspond à l'évènement \left(A\cap\overline{B}\right)\cup\left(\overline{A}\cap B\right), réunion de deux évènements incompatibles.
D'après le tableau de la question 1, P\left(A\cap\overline{B}\right) = 0{,}05 et P\left(\overline{A}\cap B\right) = 0{,}15.
Donc, la probabilité cherchée vaut 0{,}05+0{,}15 = 0{,}2.

PartieA ; 4. Calculer la probabilité qu'une paire de verres prélevée au hasard présente un défaut pour le traitement T2, sachant qu'elle présente un défaut pour le traitement T1.

Il s'agit de calculer la probabilité conditionnelle P_A(B) = \dfrac{P(A\cap B)}{P(A)}.
\begin{aligned}P_A(B) &= \dfrac{0{,}05}{0{,}1} \\ &= 0{,}5\end{aligned}

PartieB ; 1. On prélève au hasard un échantillon de 50 paires de verres, assimilé à un tirage avec remise vu la taille de la production. X est la variable aléatoire comptant, dans un tel échantillon, le nombre de paires présentant un défaut pour le traitement T1. Justifier que X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.

Le prélèvement est assimilé à la répétition de 50 tirages indépendants et identiques, chacun ayant deux issues : la paire présente le défaut T1 (probabilité P(A)=0{,}1) ou non.
X compte le nombre de succès (le défaut T1) parmi ces 50 répétitions indépendantes d'une même épreuve de Bernoulli : X suit donc une loi binomiale de paramètres n=50 et p=0{,}1, notée X\sim\mathcal{B}(50~;~0{,}1).

PartieB ; 2. Donner l'expression permettant de calculer la probabilité d'avoir, dans un tel échantillon, exactement 10 paires de verres présentant ce défaut. Effectuer ce calcul et arrondir le résultat à 10^{-3}.

P(X=10) = \dbinom{50}{10}\times0{,}1^{10}\times0{,}9^{40}.
La calculatrice donne P(X=10)\approx 0,015 au millième près.

PartieB ; 3. En moyenne, combien de paires de verres présentant ce défaut peut-on trouver dans un échantillon de 50 paires ?

Le nombre moyen de paires présentant le défaut correspond à l'espérance de X, qui vaut \begin{aligned}E(X) &= n\times p \\ &= 50\times0{,}1 \\ &= 5\end{aligned}
Donc, en moyenne, on trouve 5 paires de verres présentant ce défaut dans un échantillon de 50 paires.

Bac Terminale 2022 : Métropole, La Réunion, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Le directeur d'une grande entreprise a proposé à l'ensemble de ses salariés un stage de formation à l'utilisation d'un nouveau logiciel.

Ce stage a été suivi par 25 % des salariés.

  1. Dans cette entreprise, 52 % des salariés sont des femmes, parmi lesquelles 40 % ont suivi le stage.

    On interroge au hasard un salarié de l'entreprise et on considère les évènements:

    • F : « le salarié interrogé est une femme »,
    • S : « le salarié interrogé a suivi le stage ».


    \overline{F} et \overline{S} désignent respectivement les évènements contraires des évènements F et S.

a. Donner la probabilité de l'évènement S.

b. Recopier et compléter les pointillés de l'arbre pondéré ci-contre sur les quatre branches indiquées.

c. Démontrer que la probabilité que la personne interrogée soit une femme ayant suivi le stage est égale à 0,208.

d. On sait que la personne interrogée a suivi le stage. Quelle est la probabilité que ce soit une femme ?

e. Le directeur affirme que, parmi les hommes salariés de l'entreprise, moins de 10 % ont suivi le stage.

Justifier l'affirmation du directeur.

\pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep=1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{F }\taput{...}} {\TR{S}\taput{...} \TR{\overline{S}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{F} }\tbput{...}} {\TR{S} \TR{\overline{S}} } }
  1. On note X la variable aléatoire qui à un échantillon de 20 salariés de cette entreprise choisis au hasard associe le nombre de salariés de cet échantillon ayant suivi le stage. On suppose que l'effectif des salariés de l'entreprise est suffisamment important pour assimiler ce choix à un tirage avec remise.
    1. Déterminer, en justifiant, la loi de probabilité suivie par la variable aléatoire X.
    2. Déterminer, à 10^{-3} près, la probabilité que 5 salariés dans un échantillon de 20 aient suivi le stage.
    3. Le programme ci-dessous, écrit en langage Python, utilise la fonction binomiale(i, n, p) créée pour l'occasion qui renvoie la valeur de la probabilité P(X = i) dans le cas où la variable aléatoire X suit une loi binomiale de paramètres n et p.

      def proba(k):
      P=0
      for i in range(0,k+1) :
      P=P+binomiale(i,20,0.25)
      return P


      Déterminer, à 10^{-3} près, la valeur renvoyée par ce programme lorsque l'on saisit proba(5) dans la console Python.

      Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
    4. Déterminer, à 10^{-3} près, la probabilité qu'au moins 6 salariés dans un échantillon de 20 aient suivi le stage.
  2. Cette question est indépendante des questions 1 et 2.

    Pour inciter les salariés à suivre le stage, l'entreprise avait décidé d'augmenter les salaires des salariés ayant suivi le stage de 5 %, contre 2 % d'augmentation pour les salariés n'ayant pas suivi le stage.

    Quel est le pourcentage moyen d'augmentation des salaires de cette entreprise dans ces conditions ?
Voir la correction

1.Le directeur d'une grande entreprise a proposé à tous ses salariés un stage de formation à un nouveau logiciel, suivi par 25 % des salariés. Parmi les 52 % de femmes de l'entreprise, 40 % ont suivi le stage. On interroge au hasard un salarié et on note F l'évènement « le salarié interrogé est une femme » et S l'évènement « le salarié interrogé a suivi le stage ». a. Donner la probabilité de l'évènement S.

L'énoncé indique directement que le stage a été suivi par 25 % des salariés interrogés au hasard, donc P(S)=0,25.

1.bRecopier et compléter les branches de l'arbre pondéré associé aux évènements F et S.

L'arbre part de la racine avec les branches F (probabilité 0,52) et \overline{F} (probabilité 1-0,52=0,48) ; sous F, les branches S (probabilité 0,40, donnée par l'énoncé) et \overline{S} (probabilité 1-0,40=0,60) ; sous \overline{F}, les branches S et \overline{S} (probabilités encore inconnues à ce stade).

1.cDémontrer que la probabilité que la personne interrogée soit une femme ayant suivi le stage vaut 0,208.

On cherche P(F\cap S). D'après la formule des probabilités composées : P(F\cap S) = P(F)\times P_F(S) = 0,52\times0,40 = 0,208.

1.dSachant que la personne interrogée a suivi le stage, quelle est la probabilité que ce soit une femme ?

On cherche P_S(F)=\dfrac{P(S\cap F)}{P(S)} = \dfrac{0,208}{0,25} = 0,832. Donc, la probabilité que ce soit une femme sachant qu'elle a suivi le stage vaut 0,832.

1.eLe directeur affirme que, parmi les hommes salariés, moins de 10 % ont suivi le stage. Justifier cette affirmation.

D'après la formule des probabilités totales appliquée à S : P(S) = P(S\cap F)+P\left(S\cap\overline{F}\right), donc P\left(S\cap\overline{F}\right) = P(S)-P(S\cap F) = 0,25-0,208 = 0,042.
On cherche P_{\overline{F}}(S) = \dfrac{P\left(S\cap\overline{F}\right)}{P\left(\overline{F}\right)} = \dfrac{0,042}{0,48} = 0,0875.
Comme 0,0875<0,1, l'affirmation du directeur est vérifiée : moins de 10 % des hommes salariés ont suivi le stage.

2.aOn note X la variable aléatoire qui, à un échantillon de 20 salariés choisis au hasard, associe le nombre d'entre eux ayant suivi le stage (l'effectif de l'entreprise est assez grand pour assimiler ce choix à un tirage avec remise). Déterminer, en justifiant, la loi de probabilité suivie par X.

Choisir 20 salariés indépendamment, chacun ayant suivi ou non le stage avec la même probabilité p=P(S)=0,25 (tirage assimilé à un tirage avec remise), constitue la répétition de 20 épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes. X compte le nombre de succès (« a suivi le stage ») : X suit donc la loi binomiale de paramètres n=20 et p=0,25, notée X\sim\mathcal{B}(20~;~0,25).

2.bDéterminer, à 10^{-3} près, la probabilité que 5 salariés dans un échantillon de 20 aient suivi le stage.

P(X=5) = \dbinom{20}{5}\times0,25^5\times0,75^{15} \approx 0,202 (à la calculatrice). Donc, la probabilité que 5 salariés exactement aient suivi le stage vaut environ 0,202.

2.cOn donne un programme Python qui utilise la fonction binomiale(i, n, p) renvoyant P(X=i) pour X\sim\mathcal{B}(n~;~p) : def proba(k): puis P = 0, for i in range(0, k+1): P = P + binomiale(i, 20, 0.25), return P. Déterminer, à 10^{-3} près, la valeur renvoyée par proba(5), et interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.

La boucle for i in range(0, k+1) cumule les probabilités P(X=i) pour i allant de 0 à k inclus. Donc proba(5) calcule P(X\leqslant5) = \displaystyle\sum_{i=0}^{5}P(X=i). À la calculatrice, P(X\leqslant5)\approx0,617. Dans le contexte de l'exercice, cela signifie qu'il y a environ 61,7 % de chances qu'au plus 5 salariés, sur un échantillon de 20, aient suivi le stage.

2.dDéterminer, à 10^{-3} près, la probabilité qu'au moins 6 salariés dans un échantillon de 20 aient suivi le stage.

L'évènement « au moins 6 salariés ont suivi le stage » est l'évènement contraire de « au plus 5 salariés ont suivi le stage ». Donc P(X\geqslant6) = 1-P(X\leqslant5) \approx 1-0,617 = 0,383. Donc, la probabilité qu'au moins 6 salariés sur 20 aient suivi le stage vaut environ 0,383.

3.Cette question est indépendante des précédentes. Pour inciter les salariés à se former, l'entreprise a décidé d'augmenter de 5 % le salaire des salariés ayant suivi le stage, et de 2 % celui des salariés ne l'ayant pas suivi. Quel est le pourcentage moyen d'augmentation des salaires de l'entreprise dans ces conditions ?

Le pourcentage moyen d'augmentation dépend en réalité de la répartition des salaires entre les deux catégories de salariés (ceux ayant suivi le stage et les autres), et pas seulement des proportions de salariés (25 % et 75 %). Illustrons avec deux répartitions différentes de la masse salariale, à effectifs identiques (25 salariés ayant suivi le stage, 75 ne l'ayant pas suivi, sur un échantillon de 100).
Premier cas : les 25 salariés formés touchent 1000 € et les 75 autres touchent 1200 €. La masse salariale totale avant augmentation est 25\times1000+75\times1200=115\,000 €, soit un salaire moyen de 1150 €. Après augmentation, la masse salariale devient 25\times1000\times1,05+75\times1200\times1,02=118\,050 €, soit un salaire moyen de 1180,50 €. Le coefficient multiplicateur moyen est \dfrac{1180,50}{1150}\approx1,0265, soit une augmentation moyenne d'environ 2,65 %.
Deuxième cas : les 25 salariés formés touchent 1200 € et les 75 autres touchent 1000 €. La masse salariale totale avant augmentation est 25\times1200+75\times1000=105\,000 €, soit un salaire moyen de 1050 €. Après augmentation, la masse salariale devient 25\times1200\times1,05+75\times1000\times1,02=108\,000 €, soit un salaire moyen de 1080 €. Le coefficient multiplicateur moyen est \dfrac{1080}{1050}\approx1,0286, soit une augmentation moyenne d'environ 2,86 %.
Les deux répartitions donnent des pourcentages moyens différents (2,65 % contre 2,86 %) alors que les proportions de salariés formés (25 %) et non formés (75 %) sont identiques. Donc, le pourcentage moyen d'augmentation ne peut pas être déterminé avec les seules données de l'énoncé : il dépend de la répartition des salaires entre les deux groupes.

Bac Terminale 2022 : Nouvelle-Calédonie (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Principaux domaines abordés : Probabilités

Au basket-ball, il existe deux sortes de tir :

  • les tirs à deux points.

    Ils sont réalisés près du panier et rapportent deux points s'ils sont réussis.
  • les tirs à trois points.

    Ils sont réalisés loin du panier et rapportent trois points s'ils sont réussis.

Stéphanie s'entraîne au tir. On dispose des données suivantes :

  • Un quart de ses tirs sont des tirs à deux points. Parmi eux, 60 % sont réussis.
  • Trois quarts de ses tirs sont des tirs à trois points. Parmi eux, 35 % sont réussis.
  1. Stéphanie réalise un tir.

    On considère les évènements suivants :

    \begin{description}
  2. D : « Il s'agit d'un tir à deux points ».
  3. R : « le tir est réussi ». \end{description}
    1. Représenter la situation à l'aide d'un arbre de probabilités.
    2. Calculer la probabilité p\left(\overline{D} \cap R\right).
    3. Démontrer que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir est égale à 0,4125.
    4. Stéphanie réussit un tir. Calculer la probabilité qu'il s'agisse d'un tir à trois points. Arrondir le résultat au centième.
  4. Stéphanie réalise à présent une série de 10 tirs à trois points.

    On note X la variable aléatoire qui compte le nombre de tirs réussis.

    On considère que les tirs sont indépendants. On rappelle que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir à trois points est égale à 0,35.
    1. Justifier que X suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
    2. Calculer l'espérance de X. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
    3. Déterminer la probabilité que Stéphanie rate 4 tirs ou plus. Arrondir le résultat au centième.
    4. Déterminer la probabilité que Stéphanie rate au plus 4 tirs. Arrondir le résultat au centième.
  5. Soit n un entier naturel non nul.

    Stéphanie souhaite réaliser une série de n tirs à trois points.

    On considère que les tirs sont indépendants. On rappelle que la probabilité qu'elle réussisse un tir à trois points est égale à 0,35.

    Déterminer la valeur minimale de n pour que la probabilité que Stéphanie réussisse au moins un tir parmi les n tirs soit supérieure ou égale à 0,99.
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Partie1 : Stéphanie s'entraîne au basket-ball. Un quart de ses tirs sont des tirs à deux points, et parmi eux 60 % sont réussis ; les trois quarts restants sont des tirs à trois points, et parmi eux 35 % sont réussis. Elle réalise un tir ; on note D l'évènement « le tir choisi est un tir à deux points » et R l'évènement « le tir est réussi ». 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

L'arbre part de la racine avec les branches D (probabilité 0{,}25) et \overline{D} (probabilité 0{,}75). Sur la branche D, les sous-branches sont R (probabilité 0{,}6) et \overline{R} (probabilité 0{,}4). Sur la branche \overline{D}, les sous-branches sont R (probabilité 0{,}35) et \overline{R} (probabilité 0{,}65).

2.Calculer la probabilité P\left(\overline{D}\cap R\right).

D'après la lecture de l'arbre : P\left(\overline{D}\cap R\right) = P\left(\overline{D}\right)\times P_{\overline{D}}(R) = 0{,}75\times0{,}35 = 0,2625.

3.Démontrer que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir quelconque est égale à 0{,}4125.

On calcule de même \begin{aligned}P(D\cap R) &= P(D)\times P_D(R) \\ &= 0{,}25\times0{,}6 \\ &= 0{,}15\end{aligned}
Les évènements D et \overline{D} partitionnent l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(R) = P(D\cap R) + P\left(\overline{D}\cap R\right) = 0{,}15 + 0{,}2625 = 0,4125, ce qui est le résultat annoncé.

4.Sachant que Stéphanie a réussi son tir, calculer la probabilité qu'il s'agisse d'un tir à trois points (arrondir au centième).

D'après la définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_R\left(\overline{D}\right) &= \dfrac{P\left(R\cap\overline{D}\right)}{P(R)} \\ &= \dfrac{0{,}2625}{0{,}4125}\end{aligned}
On obtient P_R\left(\overline{D}\right) \approx 0{,}6364, soit, arrondi au centième, 0,64.

Partie2 : Stéphanie réalise une série de 10 tirs à trois points, supposés indépendants ; on rappelle que la probabilité de réussir un tir à trois points vaut 0{,}35. On note X la variable aléatoire comptant le nombre de tirs réussis. 1. Justifier que X suit une loi binomiale, et préciser ses paramètres.

Les 10 tirs sont indépendants et chacun n'a que deux issues possibles (réussi ou raté), avec la même probabilité de succès 0{,}35 à chaque tir : X suit donc une loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}35.

2.Calculer l'espérance de X, et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

Pour une loi binomiale, E(X) = np = 10\times0{,}35 = 3,5. Cela signifie que, si Stéphanie répète très souvent des séries de 10 tirs à trois points, elle réussira en moyenne 3,5 tirs par série.

3.Déterminer la probabilité que Stéphanie rate 4 tirs ou plus sur cette série de 10 (arrondir au centième).

Rater 4 tirs ou plus sur 10, c'est en réussir au plus 10-4=6 : l'évènement demandé correspond donc à (X\leqslant6).
À la calculatrice, avec X suivant la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}35 : P(X\leqslant6) \approx 0,97.

4.Déterminer la probabilité que Stéphanie rate au plus 4 tirs sur cette série de 10 (arrondir au centième).

Rater au plus 4 tirs sur 10, c'est en réussir au moins 10-4=6 : l'évènement demandé correspond donc à (X\geqslant6).
À la calculatrice : P(X\geqslant6) = 1 - P(X\leqslant5) \approx 0,09.

Partie3 : Stéphanie souhaite réaliser une série de n tirs à trois points indépendants, avec n entier naturel non nul, la probabilité de réussir chaque tir restant égale à 0{,}35. Déterminer la plus petite valeur de n pour laquelle la probabilité qu'elle réussisse au moins un tir parmi les n soit supérieure ou égale à 0{,}99.

La probabilité de rater un tir donné vaut 1-0{,}35=0{,}65. Comme les tirs sont indépendants, la probabilité de les rater tous les n vaut 0{,}65^n.
La probabilité de réussir au moins un tir parmi les n est donc l'évènement contraire de « tout rater », de probabilité 1-0{,}65^n.
On cherche le plus petit entier naturel non nul n tel que 1-0{,}65^n \geqslant 0{,}99, c'est-à-dire 0{,}65^n \leqslant 0{,}01.
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[, cette inégalité équivaut à \ln\left(0{,}65^n\right) \leqslant \ln(0{,}01), soit n\ln(0{,}65) \leqslant \ln(0{,}01).
Comme \ln(0{,}65) < 0, diviser par \ln(0{,}65) inverse le sens de l'inégalité : n \geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}65)}.
Or \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}65)} \approx 10{,}69, donc le plus petit entier naturel qui convient est n=11 : Stéphanie doit prévoir une série d'au moins 11 tirs.

Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère le cube ABCDEFGH d'arête de longueur 1.

L'espace est muni du repère orthonormé \left(\text{A}~;\quad \vect{\text{AB}}, \vect{\text{AD}}, \vect{\text{AE}}\right). Le point I est le milieu du segment [EF], K le centre du carré ADHE et O le milieu du segment [AG].

A B C D E F G H I O K

Le but de l'exercice est de calculer de deux manières différentes, la distance du point B au plan (AIG).

Partie 1. Première méthode

  1. Donner, sans justification, les coordonnées des points A, B, et G.

    On admet que les points I et K ont pour coordonnées I\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right) et K\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
  2. Démontrer que la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG).
  3. Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (AIG) est : 2x - y - z = 0.
  4. Donner une représentation paramétrique de la droite (BK).
  5. En déduire que le projeté orthogonal L du point B sur le plan (AIG) a pour coordonnées L\left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right).
  6. Déterminer la distance du point B au plan (AIG).

Partie 2. Deuxième méthode

On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule V = \dfrac{1}{3} \times\quad b \times h, où b est l'aire d'une base et h la hauteur associée à cette base.

    1. Justifier que dans le tétraèdre ABIG, [GF] est la hauteur relative à la base AIB.
    2. En déduire le volume du tétraèdre ABIG.
  1. On admet que AI = IG = \dfrac{\sqrt{5}}{2} et que AG = \sqrt 3.

    Démontrer que l'aire du triangle isocèle AIG est égale à \dfrac{\sqrt{6}}{4} unité d'aire.
  2. En déduire la distance du point B au plan (AIG).
Voir la correction

Partie1 (première méthode) : On considère le cube ABCDEFGH d'arête de longueur 1, muni du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},\overrightarrow{\text{AD}},\overrightarrow{\text{AE}}\right). Le point I est le milieu du segment [EF], K le centre du carré ADHE et O le milieu du segment [AG]. On donne I\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right) et K\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right). Le but de l'exercice est de calculer, de deux manières différentes, la distance du point B au plan (AIG). 1. Donner, sans justification, les coordonnées des points A, B et G.

Le repère étant \left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},\overrightarrow{\text{AD}},\overrightarrow{\text{AE}}\right) et le cube ayant pour arête 1, on lit directement : A(0~;~0~;~0) (origine du repère), B(1~;~0~;~0) et G(1~;~1~;~1).

2.Démontrer que la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG).

Les points A, I, G ne sont pas alignés (I n'est ni sur (AG), ni confondu avec A ou G), donc les vecteurs \overrightarrow{\text{AI}} et \overrightarrow{\text{AG}} forment une base du plan (AIG).
On calcule les coordonnées : \overrightarrow{\text{AI}}\begin{pmatrix}0{,}5 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, \overrightarrow{\text{AG}}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix}, et \overrightarrow{\text{BK}}\begin{pmatrix}0-1 \\ 0{,}5-0 \\ 0{,}5-0\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-1 \\ 0{,}5 \\ 0{,}5\end{pmatrix}.
Le repère étant orthonormé, on calcule les produits scalaires à l'aide des coordonnées : \begin{aligned}\overrightarrow{\text{BK}}\cdot\overrightarrow{\text{AI}} &= (-1)\times0{,}5+0{,}5\times0+0{,}5\times1 \\ &= -0{,}5+0+0{,}5 \\ &= 0\end{aligned}
De même, \begin{aligned}\overrightarrow{\text{BK}}\cdot\overrightarrow{\text{AG}} &= (-1)\times1+0{,}5\times1+0{,}5\times1 \\ &= -1+0{,}5+0{,}5 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur \overrightarrow{\text{BK}} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (AIG) : il est donc orthogonal à ce plan tout entier, donc la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG).

3.Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (AIG) est 2x-y-z=0.

D'après la question précédente, la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG), donc tout vecteur directeur de (BK) est un vecteur normal à (AIG). Le vecteur \vec{n}=-2\,\overrightarrow{\text{BK}}, de coordonnées \begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix}, est donc normal à (AIG).
Le plan (AIG) admet donc une équation cartésienne de la forme 2x-y-z+d=0, où d est un réel à déterminer.
Comme A(0~;~0~;~0) appartient au plan (AIG), ses coordonnées vérifient l'équation : \begin{aligned}2\times0-0-0+d = 0 &\iff d = 0 \end{aligned}
Donc, la réponse est qu'une équation cartésienne du plan (AIG) est bien 2x-y-z=0.

4.Donner une représentation paramétrique de la droite (BK).

La droite (BK) passe par B(1~;~0~;~0) et est dirigée par \overrightarrow{\text{BK}}\begin{pmatrix}-1 \\ 0{,}5 \\ 0{,}5\end{pmatrix}.
Donc, la réponse est que (BK) admet pour représentation paramétrique \begin{cases}x=1-t\\y=0{,}5t\\z=0{,}5t\end{cases}, avec t\in\mathbb{R}.

5.En déduire que le projeté orthogonal L du point B sur le plan (AIG) a pour coordonnées L\left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right).

On cherche la valeur du paramètre t pour laquelle le point de (BK) a pour coordonnées \left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right) : d'après la représentation paramétrique, 1-t=\dfrac{1}{3} donne t=\dfrac{2}{3}, et on vérifie que 0{,}5\times\dfrac{2}{3}=\dfrac{1}{3} pour les deux autres coordonnées. Le point L de coordonnées \left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right) appartient donc bien à la droite (BK).
On vérifie aussi que L appartient au plan (AIG), d'équation 2x-y-z=0 (question 3) : \begin{aligned}2\times\dfrac{1}{3}-\dfrac{1}{3}-\dfrac{1}{3} &= \dfrac{2}{3}-\dfrac{2}{3} \\ &= 0\end{aligned} Les coordonnées de L vérifient donc l'équation du plan.
Le point L appartient donc à la fois à la droite (BK) et au plan (AIG) : c'est le point d'intersection de cette droite et de ce plan. Comme (BK) est orthogonale à (AIG) (question 2), L est donc bien le projeté orthogonal de B sur le plan (AIG).

6.Déterminer la distance du point B au plan (AIG).

La distance de B au plan (AIG) est la distance BL, puisque L est le projeté orthogonal de B sur ce plan. Le repère étant orthonormé, on calcule cette distance à partir des coordonnées de B(1~;~0~;~0) et L\left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right) :
\text{BL}=\sqrt{\left(\dfrac{1}{3}-1\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}-0\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}-0\right)^2}=\sqrt{\left(-\dfrac{2}{3}\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}\right)^2}=\sqrt{\dfrac{4}{9}+\dfrac{1}{9}+\dfrac{1}{9}}=\sqrt{\dfrac{6}{9}}=\dfrac{\sqrt{6}}{3}.
Donc, la réponse est que la distance du point B au plan (AIG) vaut \dfrac{\sqrt{6}}{3}.

Partie2 (deuxième méthode) : On rappelle que le volume V d'une pyramide vaut V=\dfrac{1}{3}\times b\times h, où b est l'aire d'une base et h la hauteur associée. 1.a Justifier que, dans le tétraèdre ABIG, [GF] est la hauteur relative à la base AIB.

Le triangle AIB est inclus dans le plan (ABF), qui est le plan contenant la face avant du cube ABFE (car A, I, B appartiennent tous trois à cette face, I étant le milieu de [EF]).
Comme ABCDEFGH est un cube, l'arête [GF] est perpendiculaire à la face ABFE, donc perpendiculaire au plan (AIB). Le segment [GF] joint le sommet G du tétraèdre au plan de la base AIB en formant un angle droit avec ce plan : c'est donc bien la hauteur du tétraèdre ABIG relative à la base AIB.

1.bEn déduire le volume du tétraèdre ABIG.

Le triangle AIB a pour base [AB], de longueur 1 (arête du cube), et pour hauteur associée la distance de I à la droite (AB), qui vaut ici 1 (même longueur que l'arête [AE], puisque I est le milieu de [EF] à la même hauteur que E et F). Son aire est donc \begin{aligned}b_{\text{AIB}} &= \dfrac{1\times1}{2} \\ &= \dfrac{1}{2}\end{aligned}
La hauteur du tétraèdre relative à cette base est h_{\text{GF}}=\text{GF}=1 (arête du cube).
Donc, la réponse est \begin{aligned}V_{\text{ABIG}} &= \dfrac{1}{3}\times b_{\text{AIB}}\times h_{\text{GF}} \\ &= \dfrac{1}{3}\times\dfrac{1}{2}\times1 \\ &= \dfrac{1}{6}\end{aligned}

2.On admet que AI = IG =\dfrac{\sqrt{5}}{2} et que AG =\sqrt{3}. Démontrer que l'aire du triangle isocèle AIG est égale à \dfrac{\sqrt{6}}{4} unité d'aire.

Le triangle AIG est isocèle en I (car AI = IG), donc la hauteur issue de I est aussi la médiane issue de I : elle passe par le milieu O du côté [AG], qui est précisément le point défini dans l'énoncé comme le milieu de [AG].
On calcule la longueur IO à l'aide des coordonnées : I\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right) et O, milieu de [AG] avec A(0~;~0~;~0) et G(1~;~1~;~1), a pour coordonnées O\left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
\text{IO}=\sqrt{\left(\dfrac{1}{2}-\dfrac{1}{2}\right)^2+\left(\dfrac{1}{2}-0\right)^2+\left(\dfrac{1}{2}-1\right)^2}=\sqrt{0+\dfrac{1}{4}+\dfrac{1}{4}}=\sqrt{\dfrac{1}{2}}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}.
L'aire du triangle AIG, dont [AG] est la base et [IO] la hauteur associée, vaut donc \begin{aligned}A_{\text{AIG}} &= \dfrac{\text{AG}\times\text{IO}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{3}\times\dfrac{\sqrt{2}}{2}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{6}}{4}\end{aligned}
Donc, la réponse est que l'aire du triangle AIG est bien \dfrac{\sqrt{6}}{4} unité d'aire.

3.En déduire la distance du point B au plan (AIG).

On peut aussi calculer le volume du tétraèdre ABIG en considérant le triangle AIG comme base : la hauteur associée est alors la distance h du point B au plan (AIG), c'est-à-dire la distance cherchée.
D'après les questions précédentes, V_{\text{ABIG}}=\dfrac{1}{6} et A_{\text{AIG}}=\dfrac{\sqrt{6}}{4}, donc : \begin{aligned}\dfrac{1}{6} &= \dfrac{1}{3}\times A_{\text{AIG}}\times h \\ &= \dfrac{1}{3}\times\dfrac{\sqrt{6}}{4}\times h\end{aligned}
On en déduit \begin{aligned}h &= \dfrac{1}{6}\times\dfrac{3\times4}{\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{12}{6\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{2}{\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{2\sqrt{6}}{6} \\ &= \dfrac{\sqrt{6}}{3}\end{aligned}
Donc, la réponse est que l'on retrouve bien la distance du point B au plan (AIG) égale à \dfrac{\sqrt{6}}{3}, ce qui confirme le résultat obtenu par la première méthode.

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Cette feuille de calcul présente les températures moyennes mensuelles à Tours en 2019.

ABCDEFGHIJKLMN
1MoisJFMAMJJASONDMoyenne sur l'année
2Températu\-re en ° C4,47,89,611,213,419,422,620,517,914,48,27,8
  1. D'après le tableau ci-dessus, quelle a été la température moyenne à Tours en novembre 2019 ?
  2. Déterminer l'étendue de cette série.
  3. Quelle formule doit-on saisir en cellule N2 pour calculer la température moyenne annuelle ?
  4. Vérifier que la température moyenne annuelle est 13,1~°C.
  5. La température moyenne annuelle à Tours en 2009 était de 11,9~°C.

    Le pourcentage d'augmentation entre 2009 et 2019, arrondi à l'unité, est-il de : 7 % ; 10 % ou 13 % ? Justifier la réponse.
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1.Un tableur donne les températures moyennes mensuelles relevées à Tours en 2019 (en ^{\circ}C) : J 4,4 ; F 7,8 ; M 9,6 ; A 11,2 ; M 13,4 ; J 19,4 ; J 22,6 ; A 20,5 ; S 17,9 ; O 14,4 ; N 8,2 ; D 7,8. Quelle était la température moyenne en novembre 2019 ?

D'après le tableau, le mois de novembre correspond à la valeur 8,2 ^{\circ}C.

2.Déterminer l'étendue de cette série de températures.

L'étendue d'une série est la différence entre sa plus grande et sa plus petite valeur.
La température la plus élevée est 22{,}6~^{\circ}C (juillet) et la plus basse est 4{,}4~^{\circ}C (janvier).
L'étendue est donc 22{,}6-4{,}4 = 18,2 ^{\circ}C.

3.Quelle formule peut-on saisir dans la cellule prévue pour la moyenne annuelle, afin qu'elle calcule automatiquement la moyenne des douze températures mensuelles ?

On peut saisir une formule utilisant la fonction moyenne du tableur, du type =MOYENNE(...) appliquée à la plage des douze cellules contenant les températures mensuelles (on pourrait aussi utiliser la fonction SOMME puis diviser par 12).

4.Vérifier que la température moyenne annuelle à Tours en 2019 est bien 13,1~^{\circ}C.

En admettant que les mois ont sensiblement la même durée, la moyenne annuelle est la moyenne simple des 12 valeurs mensuelles.
\begin{aligned}\dfrac{4{,}4+7{,}8+9{,}6+11{,}2+13{,}4+19{,}4+22{,}6+20{,}5+17{,}9+14{,}4+8{,}2+7{,}8}{12} &= \dfrac{157{,}2}{12} \\ &= 13{,}1\end{aligned}
On obtient bien 13,1 ^{\circ}C, ce qui confirme la valeur annoncée.

5.En 2009, la température moyenne annuelle à Tours était de 11,9~^{\circ}C. Le pourcentage d'augmentation entre 2009 et 2019, arrondi à l'unité, est-il de 7 %, 10 % ou 13 % ?

Le taux d'évolution entre 2009 et 2019 se calcule par \dfrac{\text{valeur d'arrivée}-\text{valeur de départ}}{\text{valeur de départ}}, soit \begin{aligned}\dfrac{13{,}1-11{,}9}{11{,}9} &= \dfrac{1{,}2}{11{,}9} \\ &\approx 0{,}1008\end{aligned}
Cela représente une augmentation d'environ 10{,}08~\%, soit 10 % arrondi à l'unité.

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Le Futuroscope est un parc de loisirs situé dans la Vienne. L'année 2019 a enregistré 1,9 million de visiteurs.

  1. Combien aurait-il fallu de visiteurs en plus en 2019 pour atteindre 2 millions de visiteurs?
  2. L'affirmation « Il y a eu environ 5200 visiteurs par jour en 2019 » est-elle vraie? Justifier la réponse.
  3. Un professeur organise une sortie pédagogique au Futuroscope pour ses élèves de troisième. Il veut répartir les 126 garçons et les 90 filles par groupes. Il souhaite que chaque groupe comporte le même nombre de filles et le même nombre de garçons.
    1. Décomposer en produit de facteurs premiers les nombres 126 et 90
    2. Trouver tous les entiers qui divisent à la fois les nombres 126 et 90.
    3. En déduire le plus grand nombre de groupes que le professeur pourra constituer.

      Combien de filles et de garçons y aura-t-il alors dans chaque groupe?
  4. Deux élèves de 3e, Marie et Adrien, se souviennent avoir vu en mathématiques que les hauteurs inaccessibles pouvaient être déterminées avec l'ombre.

    Ils souhaitent calculer la hauteur de la Gyrotour du Futuroscope.

    Marie se place comme indiquée sur la figure ci-dessous, de telle sorte que son ombre coïncide avec celle de la tour. Après avoir effectué plusieurs mesures, Adrien effectue le schéma ci- dessous (le schéma n'est pas à l'échelle), sur lequel les points A, E et B ainsi que les points A, D et C sont alignés.

    Calculer la hauteur BC de la Gyrotour.

2m 54,25m Marie 1,60m Gyrotour ? A D E C B

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1.Le parc du Futuroscope a accueilli 1,9 million de visiteurs en 2019. Combien de visiteurs supplémentaires auraient été nécessaires pour atteindre 2 millions ?

1,9 million s'écrit 1\,900\,000 et 2 millions s'écrivent 2\,000\,000.
Il aurait donc fallu 2\,000\,000-1\,900\,000 = 100 000 visiteurs de plus pour atteindre les 2 millions.

2.Peut-on dire qu'il y a eu environ 5 200 visiteurs par jour au Futuroscope en 2019 ? Justifier.

2019 n'est pas une année bissextile, elle compte donc 365 jours.
Le nombre moyen de visiteurs par jour est \dfrac{1\,900\,000}{365} \approx 5\,205.
Cette valeur est bien proche de 5 200 : l'affirmation est vraie, il y a bien eu environ 5 200 visiteurs par jour en 2019.

3.aUn professeur veut répartir 126 garçons et 90 filles en groupes identiques. Décomposer 126 et 90 en produit de facteurs premiers.

En divisant successivement par les nombres premiers : \begin{aligned}126 &= 2\times3\times3\times7 \\ &= 2\times3^{2}\times7\end{aligned} et \begin{aligned}90 &= 2\times3\times3\times5 \\ &= 2\times3^{2}\times5\end{aligned}

3.bTrouver tous les entiers qui divisent à la fois 126 et 90.

En combinant les facteurs premiers communs 2 et 3^{2}, les diviseurs communs à 126 et 90 sont 1, 2, 3, 6, 9 et 18 (ce sont tous les diviseurs de 2\times3^{2}=18, le plus grand diviseur commun aux deux nombres).

3.cEn déduire le plus grand nombre de groupes identiques que le professeur peut constituer, ainsi que le nombre de filles et de garçons par groupe.

Pour que chaque groupe ait le même nombre de filles et le même nombre de garçons, le nombre de groupes doit diviser à la fois 126 et 90.
Le plus grand diviseur commun trouvé précédemment est 18 : le professeur peut donc former au maximum 18 groupes.
Chaque groupe comptera alors 126\div18 = 7 garçons et 90\div18 = 5 filles.

4.Marie (1,60 m) se place à 2 m d'un arbre imaginaire de sorte que son ombre coïncide avec celle de la Gyrotour du Futuroscope. La distance entre Marie et le pied de la tour est alors de 54,25 m. Calculer la hauteur de la Gyrotour.

Notons A le point du sol d'où partent les rayons du soleil, D les pieds de Marie et E le sommet de sa tête, C le pied de la tour et B son sommet ; les points A, D, C sont alignés et les points A, E, B aussi.
Marie et la tour se tiennent toutes deux verticalement sur un sol horizontal : les droites (ED) et (BC) sont donc parallèles.
D'après le théorème de Thalès appliqué aux droites (AC) et (AB) sécantes en A, coupées par les parallèles (DE) et (CB) : \begin{aligned}\dfrac{AD}{AC} &= \dfrac{AE}{AB} \\ &= \dfrac{DE}{CB}\end{aligned}
On a AD = 2 m, \begin{aligned}AC &= 2+54{,}25 \\ &= 56{,}25\end{aligned} m et DE = 1{,}60 m, donc \dfrac{2}{56{,}25} = \dfrac{1{,}60}{CB}.
D'où CB = \dfrac{1{,}60\times56{,}25}{2} = 45 m : la Gyrotour mesure 45 m de haut.

On étudie les précipitations (hauteurs de pluies) sur la ville de Nouméa entre avril et décembre 2020.

On obtient le tableau suivant:

MoisAvrilMaiJuinJuilletAoûtSeptOctNovDéc.
Précipitations en mm147199406747541044563
Source: https://www.historigue-meteo.net/oceanie/nouvelle-caledonie/noumea/2020
  1. Calculer la moyenne des précipitations. Arrondir le résultat au mm près.
  2. Quelle est l'étendue des précipitations ?
  3. Déterminer la médiane des précipitations.
  4. Calculer le pourcentage de mois pour lesquels les précipitations sont supérieures à 100 mm. Arrondir le résultat à l'unité près.
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1.Sur 9 mois (avril à décembre 2020), les précipitations relevées à Nouméa (en mm) sont : 147 ; 199 ; 40 ; 67 ; 47 ; 54 ; 104 ; 45 ; 63. Calculer la moyenne, arrondie au mm.

La moyenne est \begin{aligned}\dfrac{147+199+40+67+47+54+104+45+63}{9} &= \dfrac{766}{9} \\ &\approx 85{,}1\end{aligned} soit 85 mm au mm près.

2.Quelle est l'étendue de cette série ?

L'étendue est la différence entre la plus grande et la plus petite valeur : 199-40 = 159 mm.

3.Déterminer la médiane de cette série.

En rangeant les 9 valeurs dans l'ordre croissant : 40 ; 45 ; 47 ; 54 ; 63 ; 67 ; 104 ; 147 ; 199.
La série comporte 9 valeurs, donc la médiane est la 5e valeur : 63 mm.

4.Quel est le pourcentage de mois où les précipitations dépassent 100 mm, arrondi à l'unité ?

Trois mois dépassent 100 mm (147, 199 et 104), sur 9 relevés au total : \begin{aligned}\dfrac{3}{9}\times100 &= \dfrac{100}{3} \\ &\approx 33{,}3\end{aligned} soit 33 % à l'unité près.

Bac Terminale 2021 : Amérique du Nord Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Les probabilités demandées dans cet exercice seront arrondies à 10^{-3}.

Un laboratoire pharmaceutique vient d'élaborer un nouveau test anti-dopage.

Partie A

Une étude sur ce nouveau test donne les résultats suivants:

  • si un athlète est dopé, la probabilité que le résultat du test soit positif est 0,98 (sensibilité du test) ;
  • si un athlète n'est pas dopé, la probabilité que le résultat du test soit négatif est 0,995 (spécificité du test).

On fait subir le test à un athlète sélectionné au hasard au sein des participants à une compétition d'athlétisme.

On note D l'évènement « l'athlète est dopé » et T l'évènement « le test est positif ».

On admet que la probabilité de l'évènement D est égale à 0,08.

  1. Traduire la situation sous la forme d'un arbre pondéré.
  2. Démontrer que P(T) = 0,083.
    1. Sachant qu'un athlète présente un test positif, quelle est la probabilité qu'il soit dopé ?
    2. Le laboratoire décide de commercialiser le test si la probabilité de l'évènement « un athlète présentant un test positif est dopé » est supérieure ou égale à 0,95.

      Le test proposé par le laboratoire sera-t-il commercialisé ? Justifier.

Partie B

Dans une compétition sportive, on admet que la probabilité qu'un athlète contrôlé présente un test positif est 0,103.

  1. Dans cette question 1., on suppose que les organisateurs décident de contrôler 5 athlètes au hasard parmi les athlètes de cette compétition.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre d'athlètes présentant un test positif parmi les 5 athlètes contrôlés.
    1. Donner la loi suivie par la variable aléatoire X. Préciser ses paramètres.
    2. Calculer l'espérance E(X) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
    3. Quelle est la probabilité qu'au moins un des 5 athlètes contrôlés présente un test positif ?
  2. Combien d'athlètes faut-il contrôler au minimum pour que la probabilité de l'évènement « au moins un athlète contrôlé présente un test positif » soit supérieure ou égale à 0,75 ? Justifier.
Voir la correction

PartieA : Un laboratoire met au point un test anti-dopage. Si un athlète est dopé, le test est positif avec une probabilité de 0,98 ; s'il n'est pas dopé, le test est négatif avec une probabilité de 0,995. On note D l'évènement « l'athlète contrôlé est dopé » et T l'évènement « le test est positif », avec P(D)=0{,}08. 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

Sur la première branche : P(D)=0{,}08 et \begin{aligned}P(\overline{D}) &= 1-0{,}08 \\ &= 0{,}92\end{aligned}
Depuis D : P_D(T)=0{,}98 et \begin{aligned}P_D(\overline{T}) &= 1-0{,}98 \\ &= 0{,}02\end{aligned}
Depuis \overline{D} : le test est négatif avec probabilité 0{,}995 pour un athlète non dopé, donc P_{\overline{D}}(\overline{T})=0{,}995 et \begin{aligned}P_{\overline{D}}(T) &= 1-0{,}995 \\ &= 0{,}005\end{aligned}

PartieA ; 2. Démontrer que P(T) = 0,083.

Les évènements D et \overline{D} forment une partition de l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(T) = P(D\cap T) + P\left(\overline{D}\cap T\right).
\begin{aligned}P(D\cap T) &= P(D)\times P_D(T) \\ &= 0{,}08\times0{,}98 \\ &= 0{,}0784\end{aligned} et \begin{aligned}P\left(\overline{D}\cap T\right) &= P\left(\overline{D}\right)\times P_{\overline{D}}(T) \\ &= 0{,}92\times0{,}005 \\ &= 0{,}0046\end{aligned}
Donc \begin{aligned}P(T) &= 0{,}0784+0{,}0046 \\ &= 0{,}083\end{aligned}

PartieA ; 3.a Sachant que le test d'un athlète est positif, quelle est la probabilité qu'il soit dopé (arrondie au millième) ?

P_T(D) = \dfrac{P(D\cap T)}{P(T)} = \dfrac{0{,}0784}{0{,}083} \approx 0,945 (au millième).

PartieA ; 3.b Le laboratoire commercialise le test si la probabilité qu'un athlète testé positif soit réellement dopé est supérieure ou égale à 0,95. Ce test sera-t-il commercialisé ?

D'après la question précédente, 0{,}945 < 0{,}95, donc le test ne sera pas commercialisé.

PartieB : Dans une compétition, la probabilité qu'un athlète contrôlé présente un test positif est 0,103. 1.a On contrôle 5 athlètes au hasard ; X compte le nombre de tests positifs parmi eux. Donner la loi de X et ses paramètres.

Chaque contrôle est une épreuve à deux issues (positif/négatif) de probabilité p=0{,}103, répétée n=5 fois de façon indépendante : X suit donc la loi binomiale de paramètres n=5 et p=0{,}103.

PartieB ; 1.b Calculer l'espérance E(X) et interpréter le résultat.

\begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 5\times0{,}103 \\ &= 0{,}515\end{aligned}
Cela signifie que, sur un grand nombre de séries de 5 contrôles, on obtient en moyenne environ 0,515 test positif par série, soit à peu près 1 athlète positif sur 10 contrôlés.

PartieB ; 1.c Quelle est la probabilité qu'au moins un des 5 athlètes contrôlés présente un test positif (arrondie au millième) ?

L'évènement contraire de « au moins un test positif » est « aucun test positif », c'est-à-dire \{X=0\}.
\begin{aligned}P(X=0) &= (1-0{,}103)^5 \\ &= 0{,}897^5 \\ &\approx 0{,}581\end{aligned}
Donc P(X\geqslant1) = 1-0{,}581 \approx 0,419 (au millième).

PartieB ; 2. Combien d'athlètes faut-il contrôler au minimum pour que la probabilité d'avoir au moins un test positif soit supérieure ou égale à 0,75 ?

Pour n athlètes contrôlés, en notant X_n le nombre de tests positifs, P(X_n=0) = 0{,}897^{n}, donc P(X_n\geqslant1) = 1-0{,}897^{n}.
On cherche le plus petit entier n tel que \begin{aligned}1-0{,}897^{n} \geqslant 0{,}75 &\iff 0{,}897^{n} \leqslant 0{,}25 \end{aligned}
À la calculatrice : 0{,}897^{12}\approx0{,}271>0{,}25 mais \begin{aligned}0{,}897^{13} &\approx 0{,}243 \\ &\leqslant 0{,}25\end{aligned}
Donc, la réponse est qu'il faut contrôler au minimum 13 athlètes.

Commun à tous les candidats

Une société de jeu en ligne propose une nouvelle application pour smartphone nommée « Tickets coeurs! ».

Chaque participant génère sur son smartphone un ticket comportant une grille de taille 3 \times 3 sur laquelle sont placés trois cœurs répartis au hasard, comme par exemple ci-dessous.

♡♡♡

Le ticket est gagnant si les trois cœurs sont positionnés côte à côte sur une même ligne, sur une même colonne ou sur une même diagonale.

  1. Justifier qu'il y a exactement 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur une grille.
  2. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant est égale à \dfrac{2}{21}.
  3. Lorsqu'un joueur génère un ticket, la société prélève 1 € sur son compte en banque. Si le ticket est gagnant, la société verse alors au joueur 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur?
  4. Un joueur décide de générer 20 tickets sur cette application. On suppose que les générations des tickets sont indépendantes entre elles.
    1. Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire X qui compte le nombre de tickets gagnants parmi les 20 tickets générés.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X\quad =\quad 5).
    3. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X \geqslant 1) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- Suites
-- Équations différentielles

Dans cet exercice, on s'intéresse à la croissance du bambou Moso de taille maximale 20 mètres.

Le modèle de croissance de Ludwig von Bertalanffy suppose que la vitesse de croissance pour un tel bambou est proportionnelle à l'écart entre sa taille et la taille maximale.

Partie I : modèle discret

Dans cette partie, on observe un bambou de taille initiale 1 mètre.

Pour tout entier naturel n, on note u_n la taille, en mètre, du bambou n jours après le début de l'observation. On a ainsi u_0 = 1.

Le modèle de von Bertalanffy pour la croissance du bambou entre deux jours consécutifs se traduit par l'égalité :

u_{n+1} = u_n + 0,05\left(20 - u_n\right)\quad \text{pour tout entier naturel}\quad n.

  1. Vérifier que u_1 = 1,95.
    1. Montrer que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,95u_n + 1.
    2. On pose pour tout entier naturel n, v_n = 20 - u_n.

      Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique dont on précisera le terme initial v_0 et la raison.
    3. En déduire que, pour tout entier naturel n, u_n = 20 - 19 \times 0,95^n.
  2. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II : modèle continu

Dans cette partie, on souhaite modéliser la taille du même bambou Moso par une fonction donnant sa taille, en mètre, en fonction du temps t exprimé en jour.

D'après le modèle de von Bertalanffy, cette fonction est solution de l'équation différentielle

(E)\quad y' = 0,05(20 - y)

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~+\infty[ et y' désigne sa fonction dérivée.

Soit la fonction L définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par

L(t) = 20 - 19\e^{-0,05t}.

  1. Vérifier que la fonction L est une solution de (E) et qu'on a également L(0) = 1.
  2. On prend cette fonction L comme modèle et on admet que, si on note L' sa fonction dérivée, L'(t) représente la vitesse de croissance du bambou à l'instant t.
    1. Comparer L'(0) et L'(5).
    2. Calculer la limite de la fonction dérivée L' en +\infty.

      Ce résultat est-il en cohérence avec la description du modèle de croissance exposé au début de l'exercice ?

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Suites, étude de fonction
-- Fonction logarithme

Soit la fonction f définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

On considère la suite \left(u_n\right) de terme initial u_0 = 10 et telle que u_{n+1} = f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.

Partie I :

La feuille de calcul ci-dessous a permis d'obtenir des valeurs approchées des premiers termes de la suite \left(u_n\right).

AB
1nu_n
2010
317,80277542
425,88544474
534,29918442
643,10550913
752,36095182
862,0527675
972,00134509
1082,0000009
  1. Quelle formule a été saisie dans la cellule B3 pour permettre le calcul des valeurs approchées de \left(u_n\right) par recopie vers le bas ?
  2. À l'aide de ces valeurs, conjecturer le sens de variation et la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II :

On rappelle que la fonction f est définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

  1. Calculer \displaystyle\lim_{x \to 1} f(x). On admettra que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty.
    1. Soit f' la fonction dérivée de f. Montrer que pour tout x \in ]1~;~ +\infty[, f'(x) = \dfrac{x - 2}{x - 1}.
    2. En déduire le tableau des variations de f sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[, complété par les limites.
    3. Justifier que pour tout x \geqslant\quad 2, f(x) \geqslant\quad 2.

Partie III :

  1. En utilisant les résultats de la partie II, démontrer par récurrence que u_n \geqslant\quad 2 pour tout entier naturel n.
  2. Montrer que la suite \left(u_n\right) est décroissante.
  3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente. On note \ell sa limite.
  4. On admet que \ell vérifie f(\ell) = \ell. Donner la valeur de \ell.
Voir la correction

1.Une application génère un ticket sur une grille 3\times3 où trois cases contiennent chacune un cœur, disposées au hasard. Justifier qu'il existe exactement 84 façons différentes de placer ces trois cœurs sur la grille.

Placer trois cœurs sur la grille revient à choisir 3 cases parmi les 9 de la grille, sans tenir compte de l'ordre : le nombre de façons est donc \binom{9}{3}.
\begin{aligned}\binom{9}{3} &= \dfrac{9!}{3!\times6!} \\ &= \dfrac{9\times8\times7}{3\times2\times1} \\ &= \dfrac{504}{6} \\ &= 84\end{aligned}
Il y a bien 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur la grille.

2.Un ticket est gagnant si les trois cœurs sont alignés côte à côte sur une même ligne, une même colonne ou une même diagonale. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant vaut \dfrac{2}{21}.

La grille compte 3 lignes, 3 colonnes et 2 diagonales, soit 8 alignements possibles de trois cases : il y a donc 8 grilles gagnantes parmi les 84 grilles possibles (équiprobables).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est \dfrac{8}{84} = \dfrac{2}{21} (en simplifiant par 4).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est donc bien égale à \dfrac{2}{21}.

3.À chaque ticket généré, le joueur verse 1 € ; si le ticket est gagnant, la société lui reverse 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur ?

Soit X le gain algébrique du joueur pour un ticket. Un ticket gagnant rapporte 5-1=4 € (le joueur récupère les 5 € mais a déjà versé 1 €), un ticket perdant coûte 1 €.
P(X=4) = \dfrac{2}{21} et \begin{aligned}P(X=-1) &= 1-\dfrac{2}{21} \\ &= \dfrac{19}{21}\end{aligned}
\begin{aligned}E(X) &= 4\times\dfrac{2}{21} + (-1)\times\dfrac{19}{21} \\ &= \dfrac{8-19}{21} \\ &= -\dfrac{11}{21} \\ &\approx -0{,}524\end{aligned}
L'espérance de gain est négative : en moyenne, le joueur perd environ 0,52 € par ticket généré. Le jeu est donc défavorable au joueur.

4.aUn joueur génère 20 tickets de façon indépendante. Soit X le nombre de tickets gagnants parmi ces 20 tickets. Donner la loi de probabilité de X.

Chaque génération de ticket est une épreuve à deux issues (gagnant / perdant) de probabilité de succès p=\dfrac{2}{21}, répétée n=20 fois de façon indépendante.
X suit donc la loi binomiale de paramètres n=20 et p=\dfrac{2}{21}.

4.bCalculer la probabilité de l'évènement (X=5), arrondie à 10^{-3}.

P(X=5) = \dbinom{20}{5}\times\left(\dfrac{2}{21}\right)^5\times\left(\dfrac{19}{21}\right)^{15} \approx 0,02710^{-3} près).

4.cCalculer la probabilité de l'évènement (X\geqslant1), arrondie à 10^{-3}, puis interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

(X\geqslant1) est l'évènement contraire de (X=0), donc P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac{19}{21}\right)^{20} \approx 1-0{,}135 \approx 0,86510^{-3} près).
Sur 20 tickets générés, le joueur a donc environ 86,5 % de chances d'obtenir au moins un ticket gagnant.

Voici la série des temps exprimés en secondes, et réalisés par des nageuses lors de la finale du 100 mètres féminin nage libre lors des championnats d'Europe de natation de 2018 :

53,2354,0453,6154,5253,3552,9354,5654,07
  1. La nageuse française, Charlotte BONNET, est arrivée troisième à cette finale. Quel est le temps, exprimé en secondes, de cette nageuse ?
  2. Quelle est la vitesse moyenne, exprimée en m/s, de la nageuse ayant parcouru les 100 mètres en 52,93 secondes ? Arrondir au dixième près.
  3. Comparer moyenne et médiane des temps de cette série.

    Sur une feuille de calcul, on a reporté le classement des dix premiers pays selon le nombre de médailles d'or lors de ces championnats d'Europe de natation, toutes disciplines confondues :

    ABCDEF
    1RangNationOrArgentBronzeTotal
    21Russie2315947
    32Grande-Bretagne1312934
    43Italie8121939
    54Hongrie64212
    65Ukraine56213
    76Pays-Bas55212
    87France42612
    98Suède4004
    109Allemagne361019
    1110Suisse1012
  4. Est-il vrai qu'à elles deux, la Grande-Bretagne et l'Italie ont obtenu autant de médailles d'or que la Russie ?
  5. Est-il vrai que plus de 35 % des médailles remportées par la France sont des médailles d'or ?
  6. Quelle formule a-t-on pu saisir dans la cellule F2 de cette feuille de calcul, avant qu'elle soit étirée vers le bas jusqu'à la cellule F11 ?
Voir la correction

1.Voici les temps (en secondes) des huit nageuses en finale du 100 m nage libre : 53,23 ; 54,04 ; 53,61 ; 54,52 ; 53,35 ; 52,93 ; 54,56 ; 54,07. Charlotte Bonnet est arrivée troisième. Quel est son temps ?

En classant les temps par ordre croissant : 52,93 ; 53,23 ; 53,35 ; 53,61 ; 54,04 ; 54,07 ; 54,52 ; 54,56. Le troisième temps (la troisième meilleure nageuse) est 53,35 s.

2.Quelle est la vitesse moyenne, en m/s arrondie au dixième, de la nageuse ayant réalisé 52,93 s sur 100 m ?

La vitesse moyenne est v = \dfrac{100}{52{,}93} \approx 1,9 m/s.

3.Comparer la moyenne et la médiane de cette série de temps.

La moyenne est \begin{aligned}\overline{t} &= \dfrac{53{,}23+54{,}04+53{,}61+54{,}52+53{,}35+52{,}93+54{,}56+54{,}07}{8} \\ &\approx 53{,}79\end{aligned} s.
Pour la médiane, la série ordonnée compte 8 valeurs : la médiane est la demi-somme des 4e et 5e valeurs, soit \dfrac{53{,}61+54{,}04}{2} \approx 53{,}83 s.
La moyenne (environ 53,79 s) et la médiane (environ 53,83 s) sont donc très proches l'une de l'autre.

4.Le tableau du classement des dix premiers pays par médailles d'or indique : Russie 23 or, Grande-Bretagne 13 or, Italie 8 or (entre autres). Est-il vrai qu'à elles deux, la Grande-Bretagne et l'Italie ont autant de médailles d'or que la Russie ?

La Grande-Bretagne et l'Italie totalisent 13+8 = 21 médailles d'or, alors que la Russie en a 23. Comme 21 < 23, c'est faux : elles n'en ont pas autant que la Russie.

5.La France a remporté 4 médailles d'or sur 12 médailles au total. Est-il vrai que plus de 35 % des médailles françaises sont des médailles d'or ?

La proportion de médailles d'or est \begin{aligned}\dfrac{4}{12} &= \dfrac13 \\ &\approx 0{,}333\end{aligned} soit environ 33,3 %. Comme 33{,}3\,\% < 35\,\%, l'affirmation est fausse.

6.Dans la feuille de calcul, la colonne F donne le total des médailles (or + argent + bronze). Quelle formule a pu être saisie en F2 avant d'être étirée jusqu'en F11 ?

La colonne F additionne les médailles d'or (C), d'argent (D) et de bronze (E) de chaque ligne : la formule saisie en F2 est =SOMME(C2:E2).

Brevet 2019 : Métropole, Antilles et Guyane Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Le premier juillet 2018, la vitesse maximale autorisée sur les routes à double sens de circulation, sans séparateur central, a été abaissée de 90 km/h à 80 km/h.

En 2016, 1911 personnes ont été tuées sur les routes à double sens de circulation, sans séparateur central, ce qui représente environ 55 % des décès sur l'ensemble des routes en France.

Source : www.securite-routiere.gouv.fr

    1. Montrer qu'en 2016, il y a eu environ 3475 décès sur l'ensemble des routes en France.
    2. Des experts ont estimé que la baisse de la vitesse à 80 km/h aurait permis de sauver 400 vies en 2016.

      De quel pourcentage le nombre de morts sur l'ensemble des routes de France aurait-il baissé ? Donner une valeur approchée à 0,1 % près.
  1. En septembre 2018, des gendarmes ont effectué une série de contrôles sur une route dont la vitesse maximale autorisée est 80 km/h. Les résultats ont été entrés dans un tableur dans l'ordre croissant des vitesses. Malheureusement, les données de la colonne B ont été effacées.

    ABCDEFGHIJK
    1vitesse relevée (km/h)7277798286909197TOTAL
    2nombre d'automobilistes210617436


    1. Calculer la moyenne des vitesses des automobilistes contrôlés qui ont dépassé la vitesse maximale autorisée. Donner une valeur approchée à 0,1 km/h près.
    2. Sachant que l'étendue des vitesses relevées est égale à 27 km/h et que la médiane est égale à 82 km/h, quelles sont les données manquantes dans la colonne B ?
    3. Quelle formule doit-on saisir dans la cellule K2 pour obtenir le nombre total d'automobilistes contrôlés?
Voir la correction

1.aUn sablier est formé de deux cylindres C_1 et C_2 (hauteur 4,2 cm, diamètre 1,5 cm), d'un cylindre central C_3 et de deux demi-sphères. Au départ, le sable remplit le cylindre C_2 aux deux tiers. Montrer que le volume de sable est environ 4,95 cm^{3}.

Le rayon du cylindre C_2 est \begin{aligned}r &= \dfrac{1{,}5}{2} \\ &= 0{,}75\end{aligned} cm.
Le volume total de C_2 est \begin{aligned}V &= \pi\times r^2\times h \\ &= \pi\times0{,}75^2\times4{,}2\end{aligned} cm^{3}.
Le sable occupe les deux tiers de ce volume : V_{\text{sable}} = \dfrac23\times\pi\times0{,}75^2\times4{,}2 \approx 4,95 cm^{3}.

1.bOn retourne le sablier ; le débit d'écoulement du sable est constant, égal à 1,98 cm^{3}/min. Calculer le temps d'écoulement du sable dans le cylindre inférieur.

Le temps d'écoulement est \begin{aligned}t &= \dfrac{V_{\text{sable}}}{\text{débit}} \\ &= \dfrac{4{,}95}{1{,}98} \\ &\approx 2{,}5\end{aligned} minutes.
Or 2{,}5 minutes = 2 minutes +0{,}5\times60 secondes = 2 min 30 s.

2.aSur un échantillon de sabliers identiques, on mesure plusieurs fois le temps d'écoulement et on obtient un tableau d'effectifs (temps entre 2 min 22 s et 2 min 38 s). Combien de tests ont été réalisés au total ?

En additionnant tous les effectifs du tableau (1+1+2+6+3+7+6+3+1+2+3+2+3), on obtient 40 tests au total.

2.bUn sablier est mis en vente si l'étendue des temps est inférieure à 20 s, si la médiane est comprise entre 2 min 29 s et 2 min 31 s, et si la moyenne est comprise entre 2 min 28 s et 2 min 32 s. Ce sablier sera-t-il éliminé ?

Étendue : la valeur maximale est 2 min 38 s et la valeur minimale 2 min 22 s, soit une étendue de 38-22 = 16 s, bien inférieure à 20 s.
Médiane : avec 40 valeurs, la médiane est la moyenne entre la 20e et la 21e valeur de la série rangée dans l'ordre croissant. En cumulant les effectifs, on trouve que la 20e valeur est 2 min 29 s et la 21e est 2 min 30 s, donc la médiane vaut 2 min 29,5 s, qui est bien comprise entre 2 min 29 s et 2 min 31 s.
Moyenne : en sommant tous les temps (en secondes après 2 min) pondérés par leurs effectifs et en divisant par 40, on obtient une moyenne d'environ 2 min 30,1 s, bien comprise entre 2 min 28 s et 2 min 32 s.
Les trois conditions étant remplies, le sablier ne sera pas éliminé.

Chris fait une course à vélo tout terrain (VTT). Le graphique ci-dessous représente sa fréquence cardiaque (en battements par minute) en fonction du temps lors de la course.

FréquencecardiaquedeChris 051015202530354045500102030405060708090100110120130140150160170 Durée(enmin) Fréquencecardiaque(bat./min)

  1. Quelle est la fréquence cardiaque de Chris au départ de sa course ?
  2. Quel est le maximum de la fréquence cardiaque atteinte par Chris au cours de sa course ?
  3. Chris est parti à 9 h 33 de chez lui et termine sa course à 10 h 26.

    Quelle a été la durée, en minutes de sa course ?
  4. Chris a parcouru 11 km lors de cette course.

    Montrer que sa vitesse moyenne est d'environ 12,5 km/h.
  5. On appelle FCM (Fréquence Cardiaque Maximale) la fréquence maximale que peut supporter l'organisme. Celle de Chris est FCM = 190 battements par minute.

    En effectuant des recherches sur des sites internet spécialisés, il a trouvé le tableau suivant :

    Effortlégersoutenutemposeuil anaérobie
    Fréquence cardiaque mesuréeInférieur à 70 % de la FCM70 à 85 % de la FCM85 à 92 % de la FCM92 à 97 % de la FCM


    Estimer la durée de la période pendant laquelle Chris a fourni un effort soutenu au cours de sa course.
Voir la correction

1.Un graphique donne la fréquence cardiaque de Chris (en battements par minute) en fonction du temps lors d'une course à VTT. Quelle est sa fréquence cardiaque au départ de la course ?

D'après le graphique, la fréquence cardiaque de Chris au départ de la course est d'environ 52 battements par minute.

2.Quel est le maximum de la fréquence cardiaque atteinte par Chris au cours de sa course ?

D'après le graphique, la fréquence cardiaque maximale atteinte par Chris avoisine 160 battements par minute.

3.Chris est parti à 9 h 33 de chez lui et a terminé sa course à 10 h 26. Quelle a été la durée de sa course, en minutes ?

De 9 h 33 à 10 h 00, il s'écoule 60-33 = 27 minutes.
De 10 h 00 à 10 h 26, il s'écoule 26 minutes.
La durée totale de la course est donc 27+26 = 53 minutes.

4.Chris a parcouru 11 km lors de cette course. Montrer que sa vitesse moyenne est d'environ 12,5 km/h.

La vitesse moyenne est v = \dfrac{\text{distance}}{\text{temps}}, avec une durée de 53 minutes, soit \dfrac{53}{60} heure.
On calcule \begin{aligned}v &= \dfrac{11}{\frac{53}{60}} \\ &= \dfrac{11\times60}{53} \\ &= \dfrac{660}{53} \\ &\approx 12{,}45\end{aligned} km/h.
Donc, la réponse est confirmée : au dixième près, la vitesse moyenne de Chris est bien d'environ 12,5 km/h.

5.La fréquence cardiaque maximale (FCM) de Chris est 190 battements par minute. Un tableau indique qu'un effort est « soutenu » lorsque la fréquence cardiaque mesurée est comprise entre 70 % et 85 % de la FCM. Estimer la durée de la période pendant laquelle Chris a fourni un effort soutenu.

On calcule les deux seuils : 190\times\dfrac{70}{100} = 133 battements par minute, et 190\times\dfrac{85}{100} = 161{,}5 battements par minute.
Il faut donc repérer, sur le graphique, la période où la fréquence cardiaque reste comprise entre 133 et 161,5 battements par minute (en pratique, une fois passé le pic initial, la fréquence de Chris reste supérieure à 133 sur une longue plage).
On lit ainsi que cette fréquence dépasse 133 battements par minute entre environ la 8^{\text{e}} et la 42^{\text{e}} minute de course, soit pendant environ 34 minutes.