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Équations et inéquations : Tous les exercices

140 exercices officiels tirés des annales, un par sujet.

On considère le programme de calcul ci-dessous.

Programme A

  • Choisir un nombre
  • Soustraire 2
  • Multiplier par 5
  • Ajouter le triple du nombre de départ

  1. Vérifier qu'en choisissant 1 comme nombre de départ, on obtient -2 avec ce programme de calcul.
  2. On note x le nombre choisi au départ.
    1. Montrer que le résultat du programme est 8x - 10.
    2. Quel nombre de départ faut-il choisir pour que le résultat du programme soit égal à 0 ?
  3. Question d'algorithmique
    1. On considère ci-dessous le programme de calcul B, réalisé avec le logiciel « Scratch ».



      Programme B
      [6pt]

      Quand estcliqué demander choisirunnombre etattendre mettre résultat à 4 * réponse mettre résultat à résultat - 5 mettre résultat à 2 * résultat dire résultat

      En appliquant ce programme de calcul au nombre 1, quel résultat final obtient-on ?
    2. Montrer que le résultat du programme A est toujours le même que celui du programme B quel que soit le nombre choisi au départ.
Voir la correction

1.Vérifier qu'en choisissant 1 comme nombre de départ, on obtient -2 avec le programme A.

  • Nombre de départ : 1
  • On soustrait 2 : 1 - 2 = -1
  • On multiplie par 5 : 5 \times (-1) = -5
  • On ajoute le triple du nombre de départ : -5 + 3 \times 1 = -2 (vérifié)

2.aMontrer que le résultat du programme est 8x - 10.

  • Nombre de départ : x
  • On soustrait 2 : x - 2
  • On multiplie par 5 : 5(x - 2) = 5x - 10
  • On ajoute le triple de x : 5x - 10 + 3x = 8x - 10

2.bQuel nombre de départ faut-il choisir pour que le résultat du programme soit égal à 0 ?

On résout 8x - 10 = 0 : 8x = 10.
x = \dfrac{10}{8} = 1,25.

3.aEn appliquant le programme B (Scratch) au nombre 1, quel résultat final obtient-on ?

  • réponse = 1
  • résultat = 4 \times 1 = 4
  • résultat = 4 - 5 = -1
  • résultat = 2 \times (-1) = -2

3.bMontrer que le résultat du programme A est toujours le même que celui du programme B.

Pour un nombre de départ x, le programme B calcule 4x, puis 4x - 5, puis 2(4x - 5) = 8x - 10.
C'est la même expression que le résultat du programme A (question 2.a).
Donc les deux programmes donnent toujours le même résultat, quel que soit le nombre choisi au départ.

On considère les fonctions f et g définies par : f(x) = (x-1)(x+3) et g(x) = 2x+1.

  1. Calculer f(-4).
  2. Déterminer l'antécédent de 2 par la fonction g.
  3. On utilise un tableur pour donner les images des nombres entiers de 0 à 8 par les fonctions f et g.

    ABCDEFGHIJ
    1x012345678
    2f(x)-305122132456077
    3g(x)1357911131517


    1. Quelle formule doit-on saisir en cellule B3 puis étirer vers la droite pour compléter la ligne 3 ?
      Aucune justification n'est demandée.
    2. Par lecture du tableau ci-dessus, donner une solution de l'équation f(x) = g(x).
      Aucune justification n'est demandée.
  4. On représente graphiquement chacune de ces fonctions.

    0123 1 2 3 40 1 2 3 4 512345 C 1 C 2

    1. Associer à chacune des fonctions f et g sa représentation graphique.
      Aucune justification n'est demandée.
    2. Par lecture graphique, déterminer les deux solutions de l'équation f(x) = g(x).
      Aucune justification n'est demandée.
  5. Lola affirme que les solutions de l'équation f(x) = g(x) sont les mêmes que les solutions de l'équation x^2 - 4 = 0. A-t-elle raison ? Justifier.
Voir la correction

1.Calculer f(-4).

f(-4) = (-4 - 1)(-4 + 3) = (-5) \times (-1) = 5.

2.Déterminer l'antécédent de 2 par la fonction g.

On résout g(x) = 2 : 2x + 1 = 2, donc 2x = 1.
L'antécédent de 2 par g est x = \dfrac{1}{2} = 0,5.

3.aQuelle formule doit-on saisir en cellule B3 puis étirer vers la droite pour compléter la ligne 3 ?

On saisit = 2*B1 + 1 dans la cellule B3.

3.bPar lecture du tableau, donner une solution de l'équation f(x) = g(x).

Pour x = 2, le tableau donne f(2) = 5 et g(2) = 5.
Donc x = 2 est une solution de l'équation f(x) = g(x).

4.aAssocier à chacune des fonctions f et g sa représentation graphique.

f est une fonction du second degré : sa courbe est la parabole, c'est la courbe C1.
g est une fonction affine : sa représentation est la droite, c'est la courbe C2.

4.bPar lecture graphique, déterminer les deux solutions de l'équation f(x) = g(x).

Les deux courbes se coupent aux points d'abscisses -2 et 2.
Les solutions sont donc -2 et 2.

5.Lola affirme que les solutions de f(x) = g(x) sont les mêmes que celles de x^{2} - 4 = 0. A-t-elle raison ?

On développe f : \begin{aligned}(x - 1)(x + 3) &= x^{2} + 3x - x - 3 \\ &= x^{2} + 2x - 3\end{aligned}
L'équation f(x) = g(x) s'écrit alors x^{2} + 2x - 3 = 2x + 1.
En soustrayant 2x + 1 des deux côtés : x^{2} + 2x - 3 - 2x - 1 = 0, soit x^{2} - 4 = 0.
Les deux équations sont équivalentes : Lola a raison.

Lola souhaite acheter un smartphone. Elle étudie deux propositions.

Offre AOffre B
Le client paie 175 € à l'achat, puis son abonnement est de 16 € par mois avec un engagement de 24 mois minimum.Le client ne paie rien à l'achat, puis l'abonnement est de 23 € par mois avec un engagement de 24 mois minimum.
  1. Au bout de 24 mois, laquelle des deux offres est la plus intéressante ?
  2. x est un nombre positif qui représente le nombre de mois. On exprime le prix de ces deux tarifs en fonction de x, avec les fonctions suivantes :

    • f(x) = 175 + 16x
    • g(x) = 23x


    1. Associer chaque fonction à l'offre correspondante (A ou B).

      Aucune justification n'est attendue.
    2. Au bout de combien de mois paie-t-on le même prix avec ces deux offres ?
    3. Est-on encore dans la période d'engagement ?
Voir la correction

1.Au bout de 24 mois, laquelle des deux offres est la plus intéressante ?

Offre A : 175 + 16 \times 24 = 175 + 384 = 559 €.
Offre B : 23 \times 24 = 552 €.
Comme 552 < 559, l'offre B est la plus intéressante au bout de 24 mois.

2.aAssocier chaque fonction à l'offre correspondante.

f(x) = 175 + 16x correspond à l'offre A (175 € à l'achat puis 16 €/mois).
g(x) = 23x correspond à l'offre B (rien à l'achat, 23 €/mois).

2.bAu bout de combien de mois paie-t-on le même prix avec ces deux offres ?

On résout f(x) = g(x) : 175 + 16x = 23x.
\begin{aligned}175 &= 23x - 16x \\ &= 7x\end{aligned}
x = \dfrac{175}{7} = 25 mois.

2.cEst-on encore dans la période d'engagement ?

La période d'engagement minimum est de 24 mois pour les deux offres.
Au bout de 25 mois, on a dépassé ces 24 mois : on n'est plus dans la période d'engagement.

On considère le programme A suivant :

Choisirunnombre Calculersoncarré Multiplierpar7 Multiplierpar3 Additionnerlesdeuxnombres Soustraire6

  1. Appliquer le programme A au nombre 5.
  2. On utilise un tableur pour trouver les résultats correspondants à quelques nombres comme l'indique le tableau ci-contre.

    Parmi les quatre formules ci-dessous, recopier celle qui a été saisie dans la cellule \textsf{B2}, puis étirée vers le bas afin de calculer les résultats donnés par le programme A.

    Aucune justification n'est attendue.

    = 3 * A2 * 2 + 7 * A2 - 6= 3 * 1 * 1 + 7 * 1 - 6
    = 3 * A2 * A2 + 7 * A2 - 6= 3 * A2 * 2 - 7 * A2 + 6
\SetCell{halign=r,valign=b}\tikz[baseline={(0,0.15)}]{\clip(0,0) rectangle (0.6,0.5) ;\fill[gray!50] (0,0)--(0.5,0.5)--(0.5,0);}AB
1Nombre de départRésultat du programme A
2-3,56,25
3-30
4-2,5-4,75
5-2-8
6-1,5-9,75
7-1-10
8-0,5-8,75
90-6
100,5-1,75
1114
121,511,25
13220
  1. \`A l'aide du tableur, donner une valeur pour laquelle le programme A donne 0.

    Aucune justification n'est attendue.
  2. Si on note x le nombre de départ, donner une expression littérale du programme A en fonction de x.

On considère maintenant le programme B suivant :

Choisirunnombre Multiplierpar3 Additionner3 Soustraire2 Multiplierlesdeuxnombres

  1. Appliquer le programme B au nombre 5.
  2. Si on note x le nombre de départ, donner une expression littérale du programme B en fonction de x.
  3. Mathis affirme que, quel que soit le nombre qu'il choisit, il trouvera le même résultat avec le programme A et le programme B. A-t-il raison ? Justifier.
  4. Résoudre l'équation (3x-2)(x+3) = 0.

    En déduire les valeurs de x pour lesquelles les programmes A et B donnent 0.
Voir la correction

1.Appliquer le programme A au nombre 5.

  • Nombre de départ : 5
  • Carré : 5^{2} = 25, puis multiplié par 3 : 3 \times 25 = 75
  • Multiplié par 7 : 7 \times 5 = 35
  • On additionne les deux nombres : 75 + 35 = 110
  • On soustrait 6 : 110 - 6 = 104

2.Parmi les quatre formules, recopier celle saisie dans la cellule B2 puis étirée vers le bas.

La formule saisie est = 3 * A2 * A2 + 7 * A2 - 6 (elle doit fonctionner pour toute valeur de A2, donc utiliser A2 au carré et non une valeur fixe comme 1).

3.À l'aide du tableur, donner une valeur pour laquelle le programme A donne 0.

D'après le tableau, pour un nombre de départ égal à -3, le programme A donne 0.

4.Donner une expression littérale du programme A en fonction de x.

Carré de x, multiplié par 3 : 3x^{2}.
x multiplié par 7 : 7x.
On additionne puis on soustrait 6 : 3x^{2} + 7x - 6.
L'expression littérale du programme A est 3x^{2} + 7x - 6.

5.Appliquer le programme B au nombre 5.

  • Nombre de départ : 5
  • Multiplié par 3 puis diminué de 2 : 3 \times 5 - 2 = 13
  • Augmenté de 3 : 5 + 3 = 8
  • On multiplie les deux nombres : 13 \times 8 = 104

6.Donner une expression littérale du programme B en fonction de x.

L'expression littérale du programme B est (3x - 2)(x + 3).

7.Mathis affirme que, quel que soit le nombre choisi, il trouvera le même résultat avec le programme A et le programme B. A-t-il raison ?

On développe l'expression du programme B :
\begin{aligned}(3x - 2)(x + 3) &= 3x^{2} + 9x - 2x - 6 \\ &= 3x^{2} + 7x - 6\end{aligned}
C'est exactement l'expression du programme A trouvée à la question 4.
Donc Mathis a raison : les deux programmes donnent toujours le même résultat.

8.Résoudre l'équation (3x - 2)(x + 3) = 0. En déduire les valeurs pour lesquelles les programmes A et B donnent 0.

Un produit de facteurs est nul si (et seulement si) l'un au moins des facteurs est nul.
3x - 2 = 0, donc x = \dfrac{2}{3} ; ou x + 3 = 0, donc x = -3.
Les deux programmes étant équivalents à ce produit de facteurs, ils donnent 0 pour x = \dfrac{2}{3} ou x = -3 (on retrouve bien la valeur -3 lue au tableur à la question 3).

Voici deux programmes de calcul :

Programme A

\usetikzlibrary{positioning} Choisirunnombre Ajouter6 Soustraire4 Multiplierlesdeuxnombresobtenus

Programme B
[0.3em] \begin{flushleft} \textbullet \ Choisir un nombre.
\textbullet \ Calculer le carré de ce nombre.
\textbullet \ Soustraire 9. \end{flushleft}

  1. On choisit 1 comme nombre de départ. Vérifier que le résultat obtenu avec le programme A est - 21.
  2. On choisit 10 comme nombre de départ. Calculer le résultat obtenu avec le programme B.
  3. Donner tous les nombres de départ possibles qui permettent d'obtenir 16 avec le programme B.
  4. (Question algorithmique)

    Le programme ci-contre a été conçu avec le logiciel Scratch.

    Recopier et compléter sur la copie les lignes 3, 4 et 5 pour qu'il affiche le résultat obtenu avec le programme A lorsqu'un nombre de départ est saisi.

    Aucune justification n'est attendue.

    Quand estcliqué 1 demander choisirunnombre etattendre 2 mettre Valeur1 à réponse + 3 mettre Valeur2 à réponse - 4 mettre Résultat à * 5 dire regrouper LerésultatduprogrammeAest et Résultat 6
  5. On choisit x comme nombre de départ. Montrer que le résultat obtenu avec le programme A est x^2 + 2x - 24.
  6. On cherche quel nombre de départ choisir pour que les programmes A et B donnent le même résultat. Écrire une équation permettant d'obtenir ce nombre de départ, puis la résoudre.
Voir la correction

1.On choisit 1 comme nombre de départ. Vérifier que le résultat obtenu avec le programme A est -21.

  • Nombre de départ : 1
  • On ajoute 6 : 1 + 6 = 7
  • On soustrait 4 : 1 - 4 = -3
  • On multiplie les deux nombres obtenus : 7 \times (-3) = -21 (vérifié)

2.On choisit 10 comme nombre de départ. Calculer le résultat obtenu avec le programme B.

Carré de 10 : 10^{2} = 100.
On soustrait 9 : 100 - 9 = 91.

3.Donner tous les nombres de départ possibles qui permettent d'obtenir 16 avec le programme B.

On résout x^{2} - 9 = 16, soit x^{2} = 25.
Donc x = 5 ou x = -5 : les deux nombres de départ possibles sont 5 et -5.

4.Recopier et compléter les lignes 3, 4 et 5 pour que le programme Scratch affiche le résultat du programme A.

  • Ligne 3 : mettre Valeur 1 à (réponse) + 6
  • Ligne 4 : mettre Valeur 2 à (réponse) - 4
  • Ligne 5 : mettre Résultat à (Valeur 1) * (Valeur 2)

5.On choisit x comme nombre de départ. Montrer que le résultat obtenu avec le programme A est x^{2} + 2x - 24.

Le programme A calcule (x + 6) d'une part et (x - 4) d'autre part, puis multiplie les deux :
(x + 6)(x - 4) = x^{2} - 4x + 6x - 24 = x^{2} + 2x - 24.

6.Écrire une équation permettant de trouver le nombre de départ pour que les programmes A et B donnent le même résultat, puis la résoudre.

Le programme B donne x^{2} - 9 ; l'équation à résoudre est donc x^{2} + 2x - 24 = x^{2} - 9.
2x - 24 = -9
\begin{aligned}2x &= -9 + 24 \\ &= 15\end{aligned}
x = \dfrac{15}{2} = 7,5.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un navire assure la liaison entre deux ports de la Méditerranée.

Lors d'une traversée, une famille a la possibilité de réserver une cabine ainsi qu'un emplacement pour un véhicule.

Partie A

Parmi l'ensemble des familles effectuant la traversée, on constate que 30 % réservent un emplacement pour un véhicule et, parmi ces dernières, 80 % réservent une cabine.

On sait par ailleurs que 75 % des familles effectuant la traversée réservent une cabine.

On choisit au hasard une famille effectuant la traversée, et on considère les évènements suivants :

  • V : « la famille réserve un emplacement pour un véhicule »;
  • C : « la famille réserve une cabine » .

Pour un évènement quelconque E, on désigne par \overline{E} son évènement contraire et par P(E) sa probabilité.

    1. Donner P(C).
    2. Reproduire l'arbre ci-contre et compléter les quatre pointillés.


    V C C V C C . . . . . . . . . . . .
  1. Calculer la probabilité qu'une famille réserve un emplacement pour un véhicule et une cabine.
  2. Une famille a réservé une cabine.

    Déterminer la probabilité qu'elle réserve un emplacement pour un véhicule.
  3. Déterminer P_{\overline{V}}(C).

    On arrondira le résultat à 10^{-2}.

    Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B Sur ce trajet, la réservation d'une cabine et d'un emplacement pour un véhicule sont facturés en supplément du coût de la traversée.

Ces suppléments sont d'un montant de :

  • 100 € pour une cabine ;
  • 70 € pour l'emplacement d'un véhicule.

On suppose qu'une famille peut réserver au maximum une cabine et au maximum un emplacement pour un véhicule.

À ces suppléments peuvent s'ajouter le prix payé pour des extras (repas, boissons, etc.).

On note X la variable aléatoire qui associe, à chaque famille effectuant la traversée, le prix qu'elle paie, en euro, pour les suppléments.

On donne ci-dessous la loi de probabilité de X.

x_{i}070100170
P\left(X=x_{i}\right)0,190,060,510,24

On note Y la variable aléatoire qui associe, à chaque famille effectuant la traversée, le prix qu'elle paie, en euro, pour les extras.

On admet que la variable aléatoire Y a pour espérance \mathrm{E}(Y)=104 et pour variance \mathrm{V}(Y)=1686.

On suppose que les variables X et Y sont indépendantes.

  1. Justifier que \mathrm{E}(X)=96 et que \mathrm{V}(X)=3114.
  2. À titre exceptionnel, la compagnie propose une remise de 40 % sur les suppléments et les extras.

    On note Z la variable aléatoire qui, à chaque famille effectuant la traversée, associe le montant total pour les suppléments et les extras, en euro, payé par cette famille après réduction.

    1. Justifier que Z = 0,6(X + Y).
    2. En déduire que \mathrm{E}(Z)=120 et que \mathrm{V}(Z)=1728,

      \mathrm{E}(Z) est l'espérance de la variable aléatoire Z et \mathrm{V}(Z) sa variance.
  3. On note n un entier naturel non nul et on choisit au hasard un échantillon de n familles effectuant cette traversée bénéficiant de la réduction exceptionnelle définie en question 2.

    On admet que ce choix peut être assimilé à un tirage avec remise.

    On désigne par Z_{1} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la première famille, Z_{2} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la deuxième famille et ainsi de suite, Z_{n} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la n-ième famille.

    On considère la variable aléatoire M_{n}=\dfrac{Z_{1}+Z_{2}+...+Z_{n}}{n} donnant le prix total moyen pour les suppléments et les extras, payé par ces familles.

    On admet que les variables Z_{1} , Z_{2} , ..., Z_{n} sont indépendantes et suivent la même loi de probabilité que la variable aléatoire Z.

    1. Montrer que l'espérance \mathrm{E}\big(M_{n}\big) de la variable M_{n} est égale à 120, et que sa variance \mathrm{V}\big(M_{n}\big) est égale à \dfrac{1728}{n}.
    2. Déterminer le plus petit entier n pour lequel l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d'affirmer que \mathrm{P}\big(114<M_{n}<126\big) \geqslant 0,85.

      Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

A.1.aDonner P(C).

L'énoncé indique directement que 75 % des familles réservent une cabine : P(C) = 0,75.

A.1.bReproduire l'arbre et compléter les quatre pointillés.

  • Sur la première branche : P(V) = 0{,}3
  • Sur la deuxième branche : P(\overline{V}) = 0{,}7
  • Sur les branches issues de V : P_V(C) = 0{,}8 et P_V(\overline{C}) = 0{,}2

A.2Calculer la probabilité qu'une famille réserve un emplacement pour un véhicule et une cabine.

P(V \cap C) = P(V) \times P_V(C) = 0{,}3 \times 0{,}8 = 0,24.

A.3Une famille a réservé une cabine. Déterminer la probabilité qu'elle réserve un emplacement pour un véhicule.

On cherche P_C(V) = \dfrac{P(V \cap C)}{P(C)}.
P_C(V) = \dfrac{0{,}24}{0{,}75} = 0,32.

A.4Déterminer la probabilité qu'une famille n'ayant pas réservé de véhicule réserve tout de même une cabine, arrondie à 10^{-2}. Interpréter le résultat.

D'après la formule des probabilités totales, P(C) = P(V) \times P_V(C) + P(\overline{V}) \times P_{\overline{V}}(C).
0{,}75 = 0{,}24 + 0{,}7 \times P_{\overline{V}}(C)
P_{\overline{V}}(C) = \dfrac{0{,}75 - 0{,}24}{0{,}7} = \dfrac{0{,}51}{0{,}7} \approx 0,73.
Interprétation : parmi les familles qui ne réservent pas d'emplacement pour un véhicule, environ 73 % réservent tout de même une cabine.

B.1Justifier que E(X) = 96 et que V(X) = 3114.

E(X) = 0 \times 0{,}19 + 70 \times 0{,}06 + 100 \times 0{,}51 + 170 \times 0{,}24 = 4{,}2 + 51 + 40{,}8 = 96.
\begin{aligned}E(X^{2}) &= 0^{2} \times 0{,}19 + 70^{2} \times 0{,}06 + 100^{2} \times 0{,}51 + 170^{2} \times 0{,}24 \\ &= 294 + 5\,100 + 6\,936 \\ &= 12\,330\end{aligned}
V(X) = E(X^{2}) - (E(X))^{2} = 12\,330 - 96^{2} = 12\,330 - 9\,216 = 3 114.

B.2.aJustifier que Z = 0,6(X + Y).

Une remise de 40 % revient à ne payer que 60 % du montant total des suppléments et des extras, soit X + Y : donc Z = 0{,}6(X + Y).

B.2.bEn déduire que E(Z) = 120 et que V(Z) = 1728.

E(Z) = 0{,}6 \times (E(X) + E(Y)) = 0{,}6 \times (96 + 104) = 0{,}6 \times 200 = 120.
X et Y étant indépendantes, V(Z) = 0{,}6^{2} \times (V(X) + V(Y)) = 0{,}36 \times (3\,114 + 1\,686) = 0{,}36 \times 4\,800 = 1 728.

B.3.aMontrer que E(Mn) = 120 et que V(Mn) = 1728/n.

Les variables Z_1, \ldots, Z_n suivent toutes la même loi que Z, donc E(M_n) = \dfrac{n \times E(Z)}{n} = E(Z) = 120.
Les variables étant indépendantes, V(M_n) = \dfrac{1}{n^{2}} \times n \times V(Z) = \dfrac{V(Z)}{n} = \dfrac{1\,728}{n}.

B.3.bDéterminer le plus petit entier n pour lequel l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d'affirmer que P(114 < Mn < 126) \geq 0,85. Interpréter.

L'évènement {114 < M_n < 126} équivaut à |M_n - 120| < 6, dont le contraire est |M_n - 120| \geq 6.
D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, \begin{aligned}P(|M_n - 120| \geq 6) &\leq \dfrac{V(M_n)}{6^{2}} \\ &= \dfrac{1\,728}{36n} \\ &= \dfrac{48}{n}\end{aligned}
On veut P(114 < M_n < 126) \geq 0{,}85, soit P(|M_n - 120| \geq 6) \leq 0{,}15 : il suffit donc que \dfrac{48}{n} \leq 0{,}15.
\begin{aligned}n &\geq \dfrac{48}{0{,}15} \\ &= 320\end{aligned}
Le plus petit entier qui convient est n = 320 : un échantillon d'au moins 320 familles garantit, via cette inégalité, que le prix moyen payé a au moins 85 % de chances d'être compris entre 114 € et 126 €.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère :

    • la droite (d) dont une représentation paramétrique est :
    \begin{cases} x=t \\ y=-1,5-t \\ z=2-2 t \end{cases}\text { où } t \in \R;
    • les points A(3 ; 0 ; 2) et B(2 ; 1 ;-3);
    • le plan (\mathcal{P}) d'équation : -x+y-5 z-0,5=0.


    1. Affirmation 1 :

      Le plan (\mathcal{P}) est orthogonal à la droite (AB), et passe par le milieu du segment [AB].
    2. Affirmation 2 :

      Les droites (d) et (AB) sont sécantes.
    3. On considère le point C de coordonnées (1,5 ; -3 ; -1).


      Affirmation 3 :

      La mesure de l'angle \widehat{\mathrm{ACB}}, arrondie à 10^{-1}, est égale à 70,5 °.
  2. Titouan et Clotilde participent à un escape game. Ils se retrouvent dans une salle possédant deux portes de sortie, A et B, chacune protégée par un digicode équipé de 8 touches portant des symboles différents :

    • le digicode de la porte A utilise un code de 3 symboles différents devant être saisis dans l'ordre;
    • celui de la porte B utilise un code de 4 symboles différents qui peuvent être saisis dans n'importe quel ordre.


    N'étant pas parvenus à obtenir d'indices, ils décident de procéder au hasard à la saisie des codes.

    Clotilde choisit un code pour la porte A, et Titouan choisit un code pour la porte B.

    On considère que les choix des codes sont équiprobables.


    Affirmation 4 :

    Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.
Voir la correction

1.aAffirmation 1 : Le plan (P) est orthogonal à la droite (AB), et passe par le milieu de [AB].

Un vecteur normal au plan (P) : -x + y - 5z - 0{,}5 = 0 est \vec{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix}.
Le vecteur \overrightarrow{AB} a pour coordonnées \begin{pmatrix}2-3 \\ 1-0 \\ -3-2\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix}.
\vec{n} et \overrightarrow{AB} sont égaux, donc colinéaires : la droite (AB) est donc orthogonale au plan (P).
Le milieu de [AB] a pour coordonnées \left(\dfrac{3+2}{2} ; \dfrac{0+1}{2} ; \dfrac{2-3}{2}\right) = (2{,}5 ; 0{,}5 ; -0{,}5).
On vérifie : \begin{aligned}-2{,}5 + 0{,}5 - 5 \times (-0{,}5) - 0{,}5 &= -2{,}5 + 0{,}5 + 2{,}5 - 0{,}5 \\ &= 0\end{aligned} Le milieu appartient bien à (P).
L'affirmation 1 est VRAIE.

1.bAffirmation 2 : Les droites (d) et (AB) sont sécantes.

Un vecteur directeur de (d) est \vec{u}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ -2\end{pmatrix}, non colinéaire à \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix} : les droites ne sont pas parallèles.
Cherchons un éventuel point d'intersection en résolvant t = 3 - s et -1{,}5 - t = s (paramètres de (d) et (AB)).
En substituant : -1{,}5 - (3 - s) = s, soit -4{,}5 + s = s, soit -4{,}5 = 0, ce qui est impossible.
Le système n'a donc pas de solution : les droites (d) et (AB) ne sont pas sécantes (elles sont non coplanaires).
L'affirmation 2 est FAUSSE.

1.cAffirmation 3 : La mesure de l'angle ACB, arrondie à 10^{-1}, est égale à 70,5^{\circ} (C(1,5 ; -3 ; -1)).

\overrightarrow{CA}\begin{pmatrix}3-1{,}5 \\ 0-(-3) \\ 2-(-1)\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}1{,}5 \\ 3 \\ 3\end{pmatrix} et \overrightarrow{CB}\begin{pmatrix}2-1{,}5 \\ 1-(-3) \\ -3-(-1)\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}0{,}5 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{CA} \cdot \overrightarrow{CB} &= 1{,}5 \times 0{,}5 + 3 \times 4 + 3 \times (-2) \\ &= 0{,}75 + 12 - 6 \\ &= 6{,}75\end{aligned}
\begin{aligned}CA &= \sqrt{1{,}5^{2} + 3^{2} + 3^{2}} \\ &= \sqrt{20{,}25} \\ &= 4{,}5\end{aligned} et \begin{aligned}CB &= \sqrt{0{,}5^{2} + 4^{2} + (-2)^{2}} \\ &= \sqrt{20{,}25} \\ &= 4{,}5\end{aligned}
\begin{aligned}\cos(\widehat{ACB}) &= \dfrac{\overrightarrow{CA} \cdot \overrightarrow{CB}}{CA \times CB} \\ &= \dfrac{6{,}75}{4{,}5 \times 4{,}5} \\ &= \dfrac{6{,}75}{20{,}25} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
\begin{aligned}\widehat{ACB} &= \arccos\left(\dfrac{1}{3}\right) \\ &\approx 70{,}5^{\circ}\end{aligned}
L'affirmation 3 est VRAIE.

2.Affirmation 4 : Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.

Le digicode de la porte A utilise 3 symboles distincts parmi 8, saisis dans un ordre précis : il y a 8 \times 7 \times 6 = 336 codes possibles.
Le digicode de la porte B utilise 4 symboles distincts parmi 8, saisis dans n'importe quel ordre : il y a \binom{8}{4} = 70 codes possibles.
Clotilde choisit un code au hasard pour la porte A : \begin{aligned}P(\text{ouvrir}) &= \dfrac{1}{336} \\ &\approx 0{,}0030\end{aligned}
Titouan choisit un code au hasard pour la porte B : \begin{aligned}P(\text{ouvrir}) &= \dfrac{1}{70} \\ &\approx 0{,}0143\end{aligned}
Comme \dfrac{1}{70} > \dfrac{1}{336}, Titouan a bien plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.
L'affirmation 4 est VRAIE.

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On étudie le fonctionnement d'un système de chauffage installé dans une pièce.

Ce système se déclenche automatiquement dès que la température de la pièce est inférieure ou égale à 18 °C (degrés Celsius), et s'éteint lorsqu'elle atteint 20 °C.

Partie A : Phase de chauffage Pour une température de la pièce variant de 18 °C à 20 °C, le système de chauffage fonctionne en continu. La température de la pièce augmente progressivement.

Dans cette partie, on modélise la température de la pièce, en degré Celsius, à l'instant t, exprimé en dizaines de minutes, par une fonction T définie sur [0 ;+\infty[.

On admet que la fonction T est :

  • dérivable sur [0 ;+\infty[;
  • solution de l'équation différentielle (E):\quad y'=-0,035 y+0,91y est une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0 ;+\infty[.

On note T' la fonction dérivée de la fonction T.

On suppose qu'au début de l'étude, la température de la pièce est de 18 °C.

Ainsi T(0)=18.

  1. Donner les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0 ; +\infty[.
  2. En déduire que, pour tout nombre réel t appartenant à l'intervalle [0 ;+\infty[, on a : T(t)=26-8 \e^{-0,035 t}.
  3. Selon ce modèle, déterminer au bout de combien de temps la pièce atteindra la température de 20 °C.

    On exprimera le résultat en heures et minutes arrondi à la minute.
  4. Si une panne du système de chauffage l'empêche de s'éteindre lorsque la température de la pièce atteint 20 °C, la température de la pièce pourra-t-elle dépasser 28 °C selon ce modèle ?

    Justifier.

Partie B: Phase de refroidissement Lorsque la pièce atteint la température de 20 °C, le système de chauffage s'éteint et la pièce refroidit.

On modélise la température de la pièce par la suite (u_{n}) définie par u_{0}=20 et pour tout entier naturel n : u_{n+1}=0,965 u_{n}+0,35+0,07 \e^{-0,1 n} ,n est un nombre entier exprimant le temps écoulé en dizaines de minutes.

  1. Montrer que u_{1}=19,72.
  2. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a u_{n}>10.

On admet que la suite (u_{n}) est décroissante.

  1. En déduire que la suite (u_{n}) est convergente.
  2. On note \ell la limite de la suite \left(u_{n}\right).

    1. Justifier que cette limite est solution de l'équation x=0,965 x+0,35.
    2. Déterminer \ell et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  3. On rappelle que le système de chauffage se met en marche automatiquement dès que la température de la pièce, est inférieure ou égale à 18 °C.
    1. Recopier et compléter les lignes 4,5 et 6 du programme écrit en langage Python ci-dessous, afin qu'il renvoie le nombre de dizaines de minutes à partir duquel le système de chauffage se remettra en marche.
      1.	 def marche() :
      2.	    n = 0
      3.	    u = 20
      4.	    while ... :
      5.	       u = ...
      6.	       n = ...
      7.	    return n
    2. Déterminer le temps, en dizaines de minutes, à partir duquel le système de chauffage se remettra en marche.
Voir la correction

A.1Donner les solutions de l'équation différentielle (E) : y' = -0,035y + 0,91 sur [0 ; +\infty[.

(E) est une équation différentielle linéaire du premier ordre de la forme y' = ay + b avec a = -0{,}035 et b = 0{,}91.
La solution constante particulière vérifie 0 = -0{,}035 y_p + 0{,}91, soit \begin{aligned}y_p &= \dfrac{0{,}91}{0{,}035} \\ &= 26\end{aligned}
Les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[ sont les fonctions t \mapsto K e^{-0{,}035t} + 26, où K est une constante réelle.

A.2En déduire que, pour tout réel t de [0 ; +\infty[, T(t) = 26 - 8e^{-0{,}035t}.

D'après la question précédente, T(t) = K e^{-0{,}035t} + 26.
Comme T(0) = 18 : K e^{0} + 26 = 18, soit \begin{aligned}K &= 18 - 26 \\ &= -8\end{aligned}
Donc, pour tout t \in [0 ; +\infty[, T(t) = -8e^{-0{,}035t} + 26 = 26 - 8e^{-0{,}035t}.

A.3Déterminer au bout de combien de temps la pièce atteindra 20^{\circ}C (en heures et minutes, arrondi à la minute).

On résout T(t) = 20 : 26 - 8e^{-0{,}035t} = 20, soit 8e^{-0{,}035t} = 6, soit e^{-0{,}035t} = 0{,}75.
-0{,}035t = \ln(0{,}75), donc \begin{aligned}t &= \dfrac{-\ln(0{,}75)}{0{,}035} \\ &\approx 8{,}22\end{aligned} dizaines de minutes, soit environ 82,2 minutes.
82{,}2 minutes \approx 1 h 22 min.

A.4Si le système ne s'éteignait pas à 20^{\circ}C, la température pourrait-elle dépasser 28^{\circ}C selon ce modèle ?

Pour tout t \geq 0, e^{-0{,}035t} > 0, donc T(t) = 26 - 8e^{-0{,}035t} < 26.
La température modélisée par T reste donc toujours strictement inférieure à 26^{\circ}C, quelle que soit la durée de chauffe.
Non, selon ce modèle, la température de la pièce ne pourra jamais dépasser 28^{\circ}C (elle ne dépasse même jamais 26^{\circ}C).

B.1Montrer que u1 = 19,72.

u_1 = 0{,}965 \times u_0 + 0{,}35 + 0{,}07e^{-0{,}1 \times 0} = 0{,}965 \times 20 + 0{,}35 + 0{,}07 \times 1 = 19{,}3 + 0{,}35 + 0{,}07 = 19,72.

B.2Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a un > 10.

Initialisation : u_0 = 20 > 10, la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que u_n > 10 pour un entier n donné. Montrons que u_{n+1} > 10.
u_{n+1} = 0{,}965 u_n + 0{,}35 + 0{,}07e^{-0{,}1n}. Comme u_n > 10, on a 0{,}965 u_n > 9{,}65.
De plus, 0{,}07e^{-0{,}1n} > 0 pour tout n (une exponentielle est toujours strictement positive).
Donc u_{n+1} > 9{,}65 + 0{,}35 + 0 = 10 : la propriété est vraie au rang n+1.
Par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, on a u_n > 10.

B.3En déduire que la suite (un) est convergente.

La suite (u_n) est décroissante (admis dans l'énoncé) et minorée par 10 (question précédente) : d'après le théorème de convergence monotone, la suite (u_n) est convergente.

B.4.aJustifier que la limite \ell est solution de l'équation x = 0,965x + 0,35.

Comme (u_n) converge vers \ell, la suite (u_{n+1}) converge aussi vers \ell.
De plus, e^{-0{,}1n} \to 0 quand n \to +\infty.
En passant à la limite dans la relation u_{n+1} = 0{,}965 u_n + 0{,}35 + 0{,}07e^{-0{,}1n}, on obtient \ell = 0{,}965\ell + 0{,}35.

B.4.bDéterminer \ell et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

\ell - 0{,}965\ell = 0{,}35, soit 0{,}035\ell = 0{,}35, soit \ell = \dfrac{0{,}35}{0{,}035} = 10.
Interprétation : si le chauffage ne se remettait jamais en marche, la température de la pièce se rapprocherait indéfiniment de 10^{\circ}C sans jamais l'atteindre.

B.5.aRecopier et compléter les lignes 4, 5 et 6 du programme Python pour qu'il renvoie le nombre de dizaines de minutes à partir duquel le chauffage se remet en marche.

  • Ligne 4 : while u > 18 :
  • Ligne 5 : u = 0.965*u + 0.35 + 0.07*math.exp(-0.1*n)
  • Ligne 6 : n = n + 1

B.5.bDéterminer le temps, en dizaines de minutes, à partir duquel le système de chauffage se remettra en marche.

En calculant successivement les termes de la suite, on obtient u_7 \approx 18{,}14 (encore supérieur à 18) puis u_8 \approx 17{,}90 (inférieur à 18).
Le chauffage se remet donc en marche à partir de n = 8 dizaines de minutes, soit 80 minutes (1 h 20 min) après le début du refroidissement.

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On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]-1 ;+\infty[ par : f(x)=a+\dfrac{b \ln (x+1)}{x+1}.a et b sont des réels, et ln désigne la fonction logarithme népérien.

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]-1 ; +\infty [.

On note f' sa fonction dérivée et f'' sa fonction dérivée seconde.

Partie A L'objectif de cette partie est de déterminer les valeurs de a et b de sorte que la courbe représentative de la fonction f sur ]-1 ;+\infty[ corresponde à celle tracée dans le repère orthonormé ci-dessous :

0 1 1 A T A

On précise que la droite T_{\mathrm{A}} est la tangente à la courbe représentative de la fonction f au point A(0 ; 1).

  1. Justifier que a=1.
  2. En utilisant le graphique :
    1. Donner la valeur de f'(0).

      Justifier.
    2. Donner le signe de f''(1).

      Justifier.
    1. Montrer que pour tout réel x appartenant à ]-1 ;+\infty[, on a : f'(x)=\dfrac{b(1-\ln (x+1))}{(x+1)^{2}}
    2. En déduire la valeur de b.

Partie B On admet dans la suite de l'exercice que la fonction f est définie sur ]-1 ;+\infty[ par : f(x)=1+\dfrac{4 \ln (x+1)}{x+1}

  1. Justifier que la droite d'équation y=1 est asymptote à la courbe représentative de la fonction f.
  2. Résoudre l'inéquation 1-\ln (x+1)>0 sur ]-1 ;+\infty[.
  3. On admet que \lim\limits_{x \to -1} f(x)=-\infty.

    Dresser le tableau de variation complet de la fonction f en indiquant la valeur exacte de son extremum.

    Justifier.
  4. Montrer que l'équation f(x)=1,5 admet une unique solution dans l'intervalle [2 ; +\infty[.

    En donner une valeur arrondie à 10^{-1}.
    1. Montrer que : \int_{0}^{2} \dfrac{\ln (x+1)}{x+1} \d x=\dfrac{1}{2}\big(\ln 3\big)^{2}.
    2. En déduire l'aire, en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe représentative de la fonction f, l'axe des ordonnées et la droite d'équation x=2.
Voir la correction

A.1Justifier que a = 1.

Le point A(0 ; 1) appartient à la courbe, donc f(0) = 1. Or \begin{aligned}f(0) &= a + \dfrac{b\ln(1)}{1} \\ &= a + 0 \\ &= a\end{aligned} Donc a = 1.

A.2.aEn utilisant le graphique, donner la valeur de f'(0). Justifier.

La tangente T_A passe par A(0 ; 1) et semble également passer par le point de coordonnées (0{,}5 ; 3) (lecture graphique).
Son coefficient directeur est donc \begin{aligned}\dfrac{3-1}{0{,}5-0} &= \dfrac{2}{0{,}5} \\ &= 4\end{aligned}
f'(0) = 4 (coefficient directeur de la tangente en A).

A.2.bEn utilisant le graphique, donner le signe de f''(1). Justifier.

Le graphique montre que la courbe atteint son maximum peu avant x = 1, puis décroît en restant concave (tournée vers le bas) au voisinage de x = 1.
Le signe de f''(1) correspond donc au sens de variation de f' (la pente) à cet endroit, qui diminue juste après le maximum.
f''(1) est négatif.

A.3.aMontrer que, pour tout réel x appartenant à ]-1 ; +\infty[, on a f'(x) = b(1 - ln(x+1))/(x+1)^{2}.

On dérive \dfrac{\ln(x+1)}{x+1} par la formule du quotient \left(\dfrac{u}{v}\right)' = \dfrac{u'v - uv'}{v^{2}} avec u = \ln(x+1) et v = x+1.
u' = \dfrac{1}{x+1} et v' = 1, donc u'v - uv' = \dfrac{1}{x+1} \times (x+1) - \ln(x+1) \times 1 = 1 - \ln(x+1).
Donc f'(x) = b \times \dfrac{1 - \ln(x+1)}{(x+1)^{2}}.

A.3.bEn déduire la valeur de b.

D'après la question 2.a, f'(0) = 4. Or f'(0) = b \times \dfrac{1 - \ln(1)}{1^{2}} = b \times 1 = b. Donc b = 4.

B.1Justifier que la droite d'équation y = 1 est asymptote à la courbe représentative de f.

Quand x \to +\infty, on sait que \dfrac{\ln(x+1)}{x+1} \to 0 (limite usuelle du type \dfrac{\ln(t)}{t} \to 0 quand t \to +\infty).
Donc \begin{aligned}f(x) &= 1 + \dfrac{4\ln(x+1)}{x+1} \to 1 + 0 \\ &= 1\end{aligned} quand x \to +\infty.
La droite d'équation y = 1 est donc asymptote horizontale à la courbe représentative de f en +\infty.

B.2Résoudre l'inéquation 1 - ln(x+1) > 0 sur ]-1 ; +\infty[.

{1 - \ln(x+1) > 0 \Leftrightarrow \ln(x+1) < 1 \Leftrightarrow x + 1 < e} (la fonction ln étant strictement croissante), soit x < e - 1.
L'ensemble des solutions, en tenant compte du domaine x > -1, est ]-1 ; e-1[.

B.3Dresser le tableau de variation complet de f, en indiquant la valeur exacte de son extremum.

Le signe de f'(x) = \dfrac{4(1-\ln(x+1))}{(x+1)^{2}} est celui de 1-\ln(x+1) (le dénominateur est toujours positif).
D'après la question précédente, f'(x) > 0 sur ]-1 ; e-1[ et f'(x) < 0 sur ]e-1 ; +\infty[ : f est donc croissante puis décroissante, avec un maximum en x = e-1.
\begin{aligned}f(e-1) &= 1 + \dfrac{4\ln(e)}{e} \\ &= 1 + \dfrac{4}{e}\end{aligned} (valeur exacte du maximum).
Aux bornes : \lim_{x \to -1} f(x) = -\infty (admis) et \lim_{x \to +\infty} f(x) = 1 (question B.1).
Tableau : f décroît de -\infty à -1 (exclu), croît de -\infty à 1+\dfrac{4}{e} sur ]-1 ; e-1], puis décroît de 1+\dfrac{4}{e} vers 1 (sans l'atteindre) sur [e-1 ; +\infty[.

B.4Montrer que l'équation f(x) = 1,5 admet une unique solution dans [2 ; +\infty[. En donner une valeur approchée à 10^{-1}.

Sur [2 ; +\infty[ (inclus dans ]e-1 ; +\infty[ puisque e-1 \approx 1{,}72 < 2), f est continue et strictement décroissante.
\begin{aligned}f(2) &= 1 + \dfrac{4\ln(3)}{3} \\ &\approx 2{,}46\end{aligned} et \lim_{x \to +\infty} f(x) = 1.
Comme 1{,}5 est compris entre ces deux valeurs, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x) = 1,5 admet une unique solution dans [2 ; +\infty[.
À l'aide de la calculatrice, on trouve une valeur approchée de cette solution : x_0 \approx 25,1.

B.5.aMontrer que l'intégrale de ln(x+1)/(x+1) entre 0 et 2 est égale à (\dfrac{1}{2})(ln3)^{2}.

On pose u = \ln(x+1), donc du = \dfrac{1}{x+1}dx ; quand x=0, \begin{aligned}u &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned} et quand x=2, u=\ln(3).
\displaystyle \int\limits_0^2 \dfrac{\ln(x+1)}{x+1}dx = \int\limits_0^{\ln(3)} u \, du = \left[\dfrac{u^{2}}{2}\right]_0^{\ln(3)} = \dfrac{(\ln 3)^{2}}{2} - 0 = \dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2}.

B.5.bEn déduire l'aire, en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe de f, l'axe des ordonnées et la droite d'équation x = 2.

Sur [0 ; 2], la fonction f est strictement positive (elle vaut 1 en x=0 et reste au-dessus de 2,4 ensuite) : l'aire cherchée est donc \displaystyle \int\limits_0^2 f(x)\,dx.
\begin{aligned}\displaystyle \int\limits_0^2 f(x)\,dx &= \int\limits_0^2 1\,dx + 4\int\limits_0^2 \dfrac{\ln(x+1)}{x+1}dx \\ &= [x]_0^2 + 4 \times \dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2} \\ &= 2 + 2(\ln 3)^{2}\end{aligned}
L'aire cherchée est 2 + 2(\ln 3)^{2} unités d'aire, soit environ 4,41 u.a.

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Dans le repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), on considère les points :

A(2 ; 1 ; 1), B(3 ;-2 ; 0), C(0 ;-1 ; 1) et D(0 ; 0 ; 2).

ı k O A B C D

  1. Montrer que les points A, B et C définissent un plan.
    1. Montrer que le vecteur \vect{n} \begin{pmatrix} 1 \\ -1 \\ 4 \end{pmatrix} est normal au plan (ABC).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est : x-y+4 z-5=0.
  2. Vérifier qu'une représentation paramétrique de la droite \Delta passant par D et orthogonale au plan (ABC) est donnée par : \begin{cases} x=t \\ y=-t \\ z=2+4 t \end{cases}\quad \text { avec } t \in \R.
  3. Montrer que le projeté orthogonal de D sur le plan (ABC) est le point H\left(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; \dfrac{4}{3}\right).
    1. Montrer que le triangle ABC est isocèle en B.
    2. Montrer que l'aire du triangle ABC est 3 \sqrt{2}.
    1. En déduire que le volume du tétraèdre ABCD est égal à 1.

      On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par: V=\dfrac{1}{3} \mathcal{B} h, \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base.
    2. On admet que la distance du point A au plan (BCD) est égale à \sqrt{2}.

      En déduire l'aire du triangle BCD.
  4. Dans cette question, on note \mathrm{D}_{k} le point ayant pour coordonnées (0 ; 0 ; k), où k est un réel.
    1. Déterminer la valeur de k pour laquelle les points A, B, C et \mathrm{D}_{k} sont coplanaires.

      Quel est alors le projeté orthogonal du point D_{k} sur le plan (ABC)?
    2. Peut-on trouver une valeur de k telle que A soit le projeté orthogonal de \mathrm{D}_{k} sur le plan (ABC) ?
Voir la correction

1.Montrer que les points A, B et C définissent un plan (A(2 ; 1 ; 1), B(3 ; -2 ; 0), C(0 ; -1 ; 1)).

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}3-2 \\ -2-1 \\ 0-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}1 \\ -3 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}0-2 \\ -1-1 \\ 1-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-2 \\ -2 \\ 0\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ont des coordonnées non proportionnelles (par exemple \dfrac{1}{-2} \neq \dfrac{-3}{-2}), donc ils ne sont pas colinéaires.
Les points A, B et C ne sont donc pas alignés : ils définissent bien un plan.

2.aMontrer que le vecteur n(1 ; -1 ; 4) est normal au plan (ABC).

On calcule les produits scalaires (le repère est orthonormé) :
\begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{AB} &= 1 \times 1 + (-1) \times (-3) + 4 \times (-1) \\ &= 1 + 3 - 4 \\ &= 0\end{aligned}
\begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{AC} &= 1 \times (-2) + (-1) \times (-2) + 4 \times 0 \\ &= -2 + 2 + 0 \\ &= 0\end{aligned}
\vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : \vec{n} est donc un vecteur normal à (ABC).

2.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est x - y + 4z - 5 = 0.

\vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 4\end{pmatrix} étant normal à (ABC), une équation de ce plan est de la forme x - y + 4z + d = 0.
Comme A appartient à (ABC) : 2 - 1 + 4 \times 1 + d = 0, soit 5 + d = 0, donc d = -5.
Une équation cartésienne de (ABC) est donc x - y + 4z - 5 = 0.

3.Vérifier la représentation paramétrique donnée de la droite \Delta passant par D et orthogonale au plan (ABC).

Une droite orthogonale au plan (ABC) est dirigée par un vecteur normal à ce plan, ici \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 4\end{pmatrix}.
Comme \Delta passe par D(0 ; 0 ; 2), une représentation paramétrique de \Delta est x = 0 + 1t, y = 0 - 1t, z = 2 + 4t, soit bien x = t, y = -t, z = 2 + 4t avec t \in \mathbb{R}.

4.Montrer que le projeté orthogonal de D sur le plan (ABC) est le point H(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; \dfrac{4}{3}).

Le projeté orthogonal de D sur (ABC) est le point d'intersection de \Delta et de (ABC).
Un point de \Delta a pour coordonnées (t ; -t ; 2+4t). En le substituant dans l'équation du plan :
\begin{aligned}t - (-t) + 4(2+4t) - 5 &= 0 \\ &\Leftrightarrow 2t + 8 + 16t - 5 = 0 \\ &\Leftrightarrow 18t = -3 \\ &\Leftrightarrow t = -\dfrac{1}{6}\end{aligned}
Les coordonnées de H sont donc \left(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; 2 - \dfrac{4}{6}\right) = \left(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; \dfrac{4}{3}\right).

5.aMontrer que le triangle ABC est isocèle en B.

\begin{aligned}AB &= \sqrt{(3-2)^{2} + (-2-1)^{2} + (0-1)^{2}} \\ &= \sqrt{1+9+1} \\ &= \sqrt{11}\end{aligned}
\begin{aligned}CB &= \sqrt{(3-0)^{2} + (-2-(-1))^{2} + (0-1)^{2}} \\ &= \sqrt{9+1+1} \\ &= \sqrt{11}\end{aligned}
Comme AB = CB, le triangle ABC est isocèle en B.

5.bMontrer que l'aire du triangle ABC est 3\sqrt{2}.

Dans un triangle isocèle, la hauteur issue du sommet principal (ici B) passe par le milieu I de la base [AC].
\begin{aligned}I &= \left(\dfrac{2+0}{2} ; \dfrac{1-1}{2} ; \dfrac{1+1}{2}\right) \\ &= (1 ; 0 ; 1)\end{aligned}
\begin{aligned}AC &= \sqrt{(0-2)^{2} + (-1-1)^{2} + (1-1)^{2}} \\ &= \sqrt{8} \\ &= 2\sqrt{2}\end{aligned} et \begin{aligned}BI &= \sqrt{(1-3)^{2} + (0-(-2))^{2} + (1-0)^{2}} \\ &= \sqrt{9} \\ &= 3\end{aligned}
Aire = \dfrac{AC \times BI}{2} = \dfrac{2\sqrt{2} \times 3}{2} = 3\sqrt{2}.

6.aEn déduire que le volume du tétraèdre ABCD est égal à 1.

En choisissant ABC comme base, la hauteur associée est la distance DH (H étant le projeté orthogonal de D sur (ABC), question 4).
\begin{aligned}DH &= \sqrt{\left(-\dfrac{1}{6}\right)^{2} + \left(\dfrac{1}{6}\right)^{2} + \left(\dfrac{4}{3}-2\right)^{2}} \\ &= \sqrt{\dfrac{1}{36}+\dfrac{1}{36}+\dfrac{4}{9}} \\ &= \sqrt{\dfrac{18}{36}} \\ &= \dfrac{\sqrt{2}}{2}\end{aligned}
V = \dfrac{1}{3} \times \text{Aire}_{ABC} \times DH = \dfrac{1}{3} \times 3\sqrt{2} \times \dfrac{\sqrt{2}}{2} = \dfrac{1}{3} \times 3 = 1.

6.bSachant que la distance de A au plan (BCD) vaut \sqrt{2}, en déduire l'aire du triangle BCD.

En reprenant le volume avec BCD comme base et h = \sqrt{2} comme hauteur associée : V = \dfrac{1}{3} \times \text{Aire}_{BCD} \times h.
1 = \dfrac{1}{3} \times \text{Aire}_{BCD} \times \sqrt{2}, donc \text{Aire}_{BCD} = \dfrac{3}{\sqrt{2}} = \dfrac{3\sqrt{2}}{2}.

7.aDéterminer k pour lequel A, B, C et Dk(0 ; 0 ; k) sont coplanaires. Quel est alors le projeté orthogonal de Dk sur (ABC) ?

D_k appartient au plan (ABC) si et seulement si ses coordonnées vérifient l'équation du plan :
\begin{aligned}0 - 0 + 4k - 5 &= 0 \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{5}{4}\end{aligned}
Pour k = \dfrac{5}{4}, le point D_k appartient déjà au plan (ABC) : son projeté orthogonal sur (ABC) est donc lui-même.

7.bPeut-on trouver une valeur de k telle que A soit le projeté orthogonal de Dk sur (ABC) ?

Pour que A soit le projeté orthogonal de D_k sur (ABC), le vecteur \overrightarrow{AD_k} devrait être colinéaire au vecteur normal \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 4\end{pmatrix}.
\overrightarrow{AD_k}\begin{pmatrix}0-2 \\ 0-1 \\ k-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-2 \\ -1 \\ k-1\end{pmatrix}.
Les deux premières coordonnées seraient dans un rapport \dfrac{-2}{1} = -2 pour \overrightarrow{AD_k}, contre \dfrac{-1}{-1} = 1 pour \vec{n} : ces rapports sont différents, quelle que soit la valeur de k.
Non, il n'existe aucune valeur de k pour laquelle A est le projeté orthogonal de D_k sur (ABC).

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Un bassin destiné à l'élevage des truites contient 30000 litres d'eau, régulièrement renouvelée.

Pour vérifier la présence éventuelle de substances polluantes dans le bassin, on procède à des analyses régulières.

On étudie dans les deux parties ci-dessous un cas de contamination de l'eau par une substance polluante à l'aide de deux modèles différents.

Les deux parties sont indépendantes.

Partie A : modèle discret

On note V_{n} le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin, n heures après le début du phénomène de pollution.

On a ainsi V_{0}=0.

On admet que pour tout entier naturel n, V_{n+1}=0,995 V_{n}+6.

  1. Calculer V_{1} et V_{2}.
  2. Recopier et compléter le programme ci-contre pour qu'il renvoie le volume en litre de substance polluante présente dans le bassin après n heures.
  3. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, V_{n} \leqslant\quad V_{n+1} \leqslant\quad 1200.

    def volume(n):
       v = ...
       for k in range(n):
          v = ...
       return v
  4. Justifier que la suite (V_{n}) converge, et calculer sa limite.

Partie B : modèle continu

On note v(t) le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin à l'instant t, en heure.

On admet que la fonction v est définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+\infty[, et on note v' sa fonction dérivée.

On considère que le phénomène de pollution débute au temps t=0; ainsi v(0) = 0.

On admet que la fonction v est solution de l'équation différentielle :

(E) :\quad y'=-0,005 y+6,

y est une fonction inconnue et où y' est la fonction dérivée de y.

\begin{enumerate} \item \begin{enumerate} \item Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0~;~+\infty[. \item Montrer que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[ :

v(t)=1200\left(1-\e^{-0,005 t}\right).

\item Calculer la limite de v en +\infty.

\item Déterminer le sens de variation de la fonction v sur l'intervalle [0 ;+\infty[. \end {enumerate} \item Un taux de substance polluante supérieur à 5 % du volume du bassin nécessite un nettoyage complet.

Selon ce modèle, le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage?

\item Pour pouvoir dépolluer rapidement le bassin et éviter de lourdes conséquences sur l'élevage, il est préconisé que le volume de la substance polluante ne dépasse pas 50 litres.

Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume de la substance dépasse 50 litres dans le bassin.

En donner la valeur en heure et minute, arrondie à la minute. \end{enumerate}

Voir la correction

A.1Calculer V1 et V2 (V0 = 0, Vn+1 = 0,995 Vn + 6).

V_1 = 0{,}995 \times 0 + 6 = 6 litres.
V_2 = 0{,}995 \times 6 + 6 = 5{,}97 + 6 = 11,97 litres.

A.2Recopier et compléter le programme Python pour qu'il renvoie le volume après n heures.

  • def volume(n) :
  • Ligne 2 : v = 0
  • Ligne 3 : for k in range(n) :
  • Ligne 4 : v = 0.995*v + 6
  • Ligne 5 : return v

A.3Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, Vn \leq Vn+1 \leq 1200.

Initialisation : V_0 = 0 et V_1 = 6 (question 1), donc V_0 \leq V_1 \leq 1\,200 : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que V_n \leq V_{n+1} \leq 1\,200 pour un entier n donné.
Comme 0{,}995 > 0, on peut multiplier chaque membre : 0{,}995V_n \leq 0{,}995V_{n+1} \leq 0{,}995 \times 1\,200, soit 0{,}995V_n \leq 0{,}995V_{n+1} \leq 1\,194.
En ajoutant 6 partout : 0{,}995V_n + 6 \leq 0{,}995V_{n+1} + 6 \leq 1\,200, c'est-à-dire V_{n+1} \leq V_{n+2} \leq 1\,200 : la propriété est vraie au rang n+1.
Par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, V_n \leq V_{n+1} \leq 1\,200.

A.4Justifier que la suite (Vn) converge, et calculer sa limite.

D'après la question précédente, la suite (V_n) est croissante et majorée par 1\,200.
D'après le théorème de convergence monotone, la suite (V_n) converge vers une limite \ell.
La fonction associée à la récurrence, x \mapsto 0{,}995x + 6, est continue (fonction affine), donc \ell est solution de l'équation x = 0{,}995x + 6.
\begin{aligned}0{,}005x = 6 &\Leftrightarrow x = \dfrac{6}{0{,}005} \\ &\Leftrightarrow x = 1\,200\end{aligned}
La suite (V_n) converge donc vers 1 200 : le volume de substance polluante se stabilise autour de 1 200 litres.

B.1.aDéterminer les solutions de l'équation différentielle (E) : y' = -0,005y + 6 sur [0 ; +\infty[.

(E) est de la forme y' = ay + b avec a = -0{,}005 et b = 6. Sa solution particulière constante est \begin{aligned}y_p &= -\dfrac{b}{a} \\ &= \dfrac{6}{0{,}005} \\ &= 1\,200\end{aligned}
Les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[ sont les fonctions t \mapsto Ce^{-0{,}005t} + 1\,200, où C est une constante réelle.

B.1.bMontrer que, pour tout réel t de [0 ; +\infty[, v(t) = 1200(1 - e^{-0,005t}).

Comme v(0) = 0 : Ce^{0} + 1\,200 = 0, donc C = -1\,200.
v(t) = -1\,200e^{-0{,}005t} + 1\,200 = 1\,200\left(1 - e^{-0{,}005t}\right).

B.1.cCalculer la limite de v en +\infty.

Quand t \to +\infty, e^{-0{,}005t} \to 0, donc v(t) \to 1\,200 \times (1-0) = 1 200.

B.1.dDéterminer le sens de variation de la fonction v sur [0 ; +\infty[.

v'(t) = 1\,200 \times 0{,}005 \times e^{-0{,}005t} = 6e^{-0{,}005t}, toujours strictement positif.
La fonction v est donc strictement croissante sur [0 ; +\infty[.

B.2Un taux de substance polluante supérieur à 5 % du volume du bassin (30 000 L) nécessite un nettoyage complet. Le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage ?

Le seuil critique est 0{,}05 \times 30\,000 = 1 500 litres.
La fonction v est strictement croissante et tend vers 1 200 sans jamais l'atteindre : elle est donc toujours strictement inférieure à 1 200, donc à 1 500.
Non, selon ce modèle, le volume de substance polluante n'atteindra jamais le seuil de 1 500 litres : un nettoyage complet ne sera jamais nécessaire.

B.3Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume dépasse 50 litres (en heure et minute, arrondi à la minute).

On résout v(t) = 50 : 1\,200\left(1-e^{-0{,}005t}\right) = 50, soit \begin{aligned}1 - e^{-0{,}005t} &= \dfrac{50}{1\,200} \\ &= \dfrac{1}{24}\end{aligned}
e^{-0{,}005t} = \dfrac{23}{24}, donc -0{,}005t = \ln\left(\dfrac{23}{24}\right).
t = \dfrac{\ln\left(\frac{23}{24}\right)}{-0{,}005} = 200\ln\left(\dfrac{24}{23}\right) (valeur exacte), soit environ 8,51 heures.
8{,}51 heures \approx 8 h 31 min.

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Partie A

Soit f une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0 ;+\infty[ dont on donne ci-dessous une partie de la courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère orthogonal.

On note f' sa fonction dérivée.

On précise que:

  • la courbe \mathcal{C}_f admet une tangente parallèle à l'axe des abscisses au point C d'abscisse 1;
  • la tangente T_{\mathrm{A}} à la courbe \mathcal{C}_f au point A\left(\dfrac{1}{2} ; 0 \right) passe par le point B\left(1 ; \e^{2}\right).
  1. À l'aide du graphique ci-contre :
    1. Donner f'(1).
    2. Donner la solution de l'équation f(x)=0 sur l'intervalle [0~;~3].
  2. Déterminer f'\left(\dfrac{1}{2}\right).

1 1 T A 0 C f A B C

  1. Parmi les trois courbes \mathcal{C}_{1}, \mathcal{C}_{2} et \mathcal{C}_{3} ci-dessous, deux représentent des primitives de la fonction f.

    Indiquer lesquelles et justifier.

    1 1 0 C 1 C 2 C 3

Partie B

Un industriel doit créer un logo représentant la forme ci-contre (Fig. 1).

La dimension de 0,3 \text{cm} indiquée sur la figure est une contrainte imposée par le client.

L'industriel choisit de modéliser le contour de ce logo à l'aide d'une portion de la courbe de la fonction f vue en partie A, et de l'image de cette portion par la symétrie par rapport à l'axe des abscisses, sur un intervalle [0,5 ; \alpha].

Le nombre \alpha est un réel supérieur à 1 que l'on déterminera dans cette partie.

L'ensemble est représenté graphiquement dans un repère orthonormé (Fig. 2) d'unité 1 cm.

0 , 3cm Fig.1

On admet que la fonction f est définie sur l'intervalle [0 ;+\infty[ par : f(x)=(2 x-1) \e^{-2 x+3}.

    1. Vérifier que pour tout réel x appartenant à l'intervalle [0 ;+\infty[ :

      f(x)=\e^{2} \times \dfrac{2 x-1}{\e^{2 x-1}}.
    2. En déduire la limite de f en +\infty.

      (On pourra poser X = 2x-1).
    1. Montrer que,

      pour tout x de l'intervalle [0 ; +\infty[, f'(x)=(-4 x+4) \e^{-2 x+3}.
    2. Construire le tableau complet des variations de la fonction f sur l'intervalle [0 ;+\infty[.
  1. Justifier que la contrainte imposée par le client se traduit par l'égalité f(\alpha)=0,15.

    Montrer qu'il existe une unique valeur de \alpha dans l'intervalle [1 ;+\infty[ qui permette de vérifier cette égalité.

    En donner une valeur arrondie au dixième.

1 1 0 α C f Fig.2

Partie C

On fabrique un porte-clé en découpant une plaque d'acier suivant la forme du logo représenté par la surface grisée en figure 2 de la partie B.

On précise que cette plaque a une épaisseur de 0,2 \text{cm}.

  1. On considère :

    I=\int_{0,5}^{3,3} f(x)\quad \mathrm{d} x

    À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale I arrondie au dixième est égale à 3,6.
  2. On précise que le volume du porte-clé est égal à :

    Aire du logo \times épaisseur de la plaque


    Déterminer le volume du porte-clé en \mathrm{cm}^{3}, arrondi au dixième.
Voir la correction

A.1.aÀ l'aide du graphique, donner f'(1) (la courbe admet une tangente horizontale au point C d'abscisse 1).

La tangente en C (abscisse 1) est parallèle à l'axe des abscisses, donc de coefficient directeur nul : f'(1) = 0.

A.1.bDonner la solution de l'équation f(x) = 0 sur [0 ; 3] (la courbe coupe l'axe des abscisses au point A d'abscisse \dfrac{1}{2}).

La courbe ne coupe l'axe des abscisses qu'au point A, d'abscisse \dfrac{1}{2} : la solution de f(x)=0 sur [0;3] est \dfrac{1}{2}.

A.2Déterminer f'(\dfrac{1}{2}) (la tangente en A(\dfrac{1}{2} ; 0) passe par B(1 ; e^{2})).

f'\left(\dfrac{1}{2}\right) est le coefficient directeur de la tangente en A, c'est-à-dire de la droite (AB) :
\dfrac{y_B - y_A}{x_B - x_A} = \dfrac{e^{2} - 0}{1 - \frac{1}{2}} = 2e^{2}.

A.3Parmi les courbes C1, C2 et C3, indiquer lesquelles représentent des primitives de f.

Deux primitives d'une même fonction diffèrent uniquement d'une constante : leurs courbes se déduisent l'une de l'autre par une translation verticale.
C'est le cas de \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2, qui ont la même forme décalée verticalement.
\mathcal{C}_3 est décroissante là où f est positive (autour de x = 0,5 à 0,7), ce qui est incompatible avec une primitive de f à cet endroit.
Les courbes \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 représentent des primitives de f.

B.1.aVérifier que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f(x) = e^{2} \times (2x-1)/e^{2x-1} (avec f(x) = (2x-1)e^{-2x+3}).

On remarque que -2x+3 = -(2x-1)+2, donc e^{-2x+3} = e^{-(2x-1)} \times e^{2}.
\begin{aligned}f(x) &= (2x-1) \times e^{-(2x-1)} \times e^{2} \\ &= e^{2} \times \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}}\end{aligned}

B.1.bEn déduire la limite de f en +\infty (on pourra poser X = 2x-1).

Quand x \to +\infty, X = 2x-1 \to +\infty, et par croissances comparées \dfrac{X}{e^{X}} \to 0.
Donc \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}} \to 0, puis f(x) = e^{2} \times \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}} \to 0.

B.2.aMontrer que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f'(x) = (-4x+4)e^{-2x+3}.

En dérivant le produit f(x) = (2x-1)e^{-2x+3} :
f'(x) = 2 \times e^{-2x+3} + (2x-1) \times (-2)e^{-2x+3} = \left(2 - 2(2x-1)\right)e^{-2x+3} = (2-4x+2)e^{-2x+3} = (-4x+4)e^{-2x+3}.

B.2.bConstruire le tableau complet des variations de f sur [0 ; +\infty[.

L'exponentielle étant toujours strictement positive, f'(x) est du signe de (-4x+4), positif avant x=1 et négatif après.
f est donc croissante sur [0;1] puis décroissante sur [1;+\infty[.
\begin{aligned}f(0) &= (0-1)e^{3} \\ &= -e^{3}\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= (2-1)e^{1} \\ &= e\end{aligned}
Tableau : f croît de -e^{3} à e sur [0;1], puis décroît de e vers 0 (sans l'atteindre) sur [1;+\infty[.

B.3Justifier que la contrainte du client se traduit par f(\alpha) = 0,15, puis montrer qu'il existe une unique valeur de \alpha dans [1 ; +\infty[ vérifiant cette égalité. En donner une valeur arrondie au dixième.

Le point (\alpha ; f(\alpha)) et son symétrique (\alpha ; -f(\alpha)) par rapport à l'axe des abscisses sont distants verticalement de 2f(\alpha).
Cette distance doit valoir 0,3 cm : \begin{aligned}2f(\alpha) &= 0{,}3 \\ &\Leftrightarrow f(\alpha) = 0{,}15\end{aligned}
Sur [1 ; +\infty[, f est continue et strictement décroissante, de \begin{aligned}f(1) &= e \\ &\approx 2{,}7\end{aligned} vers 0 (sans l'atteindre).
Comme {0 < 0{,}15 < e}, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x) = 0,15 admet une unique solution \alpha dans [1 ; +\infty[.
À la calculatrice, on trouve \alpha \approx 3{,}3.

C.1À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale I de f entre 0,5 et 3,3 est, arrondie au dixième, égale à 3,6.

On pose u(x) = 2x-1 et v'(x) = e^{-2x+3}, donc u'(x) = 2 et v(x) = -\dfrac{1}{2}e^{-2x+3}.
\displaystyle I = \left[u(x)v(x)\right]_{0,5}^{3,3} - \int\limits_{0,5}^{3,3} u'(x)v(x)\,dx = \left[-\dfrac{1}{2}(2x-1)e^{-2x+3}\right]_{0,5}^{3,3} + \int\limits_{0,5}^{3,3} e^{-2x+3}\,dx
Le crochet vaut -\dfrac{1}{2}\left(5{,}6e^{-3,6} - 0\right) = -2{,}8e^{-3,6}.
L'intégrale restante vaut \left[-\dfrac{1}{2}e^{-2x+3}\right]_{0,5}^{3,3} = -\dfrac{1}{2}e^{-3,6} + \dfrac{1}{2}e^{2}.
I = -2{,}8e^{-3,6} - 0{,}5e^{-3,6} + 0{,}5e^{2} = 0{,}5e^{2} - 3{,}3e^{-3,6} \approx 3,6.

C.2Déterminer le volume du porte-clé en cm^{3}, arrondi au dixième (volume = aire du logo \times épaisseur de 0,2 cm).

Le logo est symétrique par rapport à l'axe des abscisses : son aire est le double de l'aire sous la courbe de f entre 0,5 et 3,3, c'est-à-dire \begin{aligned}2I &\approx 2 \times 3{,}6 \\ &= 7{,}2\end{aligned} cm^{2}.
Volume \approx 7{,}2 \times 0{,}2 = 1,4 cm^{3}.

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Les trois parties de cet exercice peuvent être traitées indépendamment.

On s'intéresse à un réseau de communication constitué d'une chaîne de relais (satellites, antennes, opérateurs ...) pour transmettre des messages.

À chaque transmission entre deux relais successifs, des erreurs peuvent apparaitre dans le message.

Une étude statistique a permis d'établir que pour chaque relai :

  • si le message reçu est sans erreur, il a 94 % de chances d'être transmis sans erreur au relai suivant ;
  • si le message reçu comporte des erreurs, il y a 35 % de chances que les erreurs soient corrigées et donc que le message soit transmis sans erreur au relai suivant.

On choisit au hasard un message envoyé au cours d'une journée.

Pour un évènement E quelconque, on désigne par \overline{E} son évènement contraire et par P(E) sa probabilité.

Partie A On considère les évènements suivants :

  • A_{1} : « le message reçu par le premier relai est sans erreur » ;
  • A_{2} : « le message reçu par le deuxième relai est sans erreur ».

On admet que P\left(A_{1}\right)=0,96.

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-contre.
  2. Montrer que P\left(A_{2}\right)=0,9164.
  3. Calculer P_{A_{2}}\big( \overline{A_{1}} \big).

    On arrondira le résultat à 10^{-4}.

    Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

A 1 A 2 A 2 A 1 A 2 A 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Partie B Pour vérifier le bon fonctionnement d'un relai, des tests indépendants les uns des autres sont effectués.

Un test est positif si la présence d'au moins une erreur est détectée.

On admet que la probabilité qu'un test soit positif est égale à 0,04.

On choisit au hasard un échantillon de 50 tests réalisés sur le relai.

Le nombre de tests réalisés est suffisamment grand pour assimiler ce choix à un tirage avec remise.

  1. On note X la variable aléatoire qui à chaque échantillon de 50 tests associe le nombre de tests positifs.

    Ainsi la variable aléatoire X suit la loi binomiale de paramètres n=50 et p=0,04.

    1. Déterminer la probabilité que 4 tests soient positifs dans cet échantillon.

      On arrondira le résultat à 10^{-2}.
    2. Donner la probabilité qu'au moins un test soit positif dans cet échantillon.

      On arrondira le résultat à 10^{-2}.
    3. Calculer l'espérance et la variance de la variable aléatoire X.
  2. On étudie une chaîne de transmission de l'information composée de 25 relais.

    On considère la variable aléatoire X_{1} qui à chaque échantillon de 50 tests pratiqués sur le relai 1 associe le nombre de tests positifs.

    On définit de la même manière les variables aléatoires X_{2} pour le relai 2, ..., X_{25} pour le relai 25.

    On admet que ces 25 variables aléatoires sont indépendantes entre elles et qu'elles admettent la même espérance égale à 2 et la même variance égale à 1,92.

    On note M la variable aléatoire donnant la moyenne du nombre de tests positifs lors des contrôles effectués sur les 25 relais.

    On a donc M=\dfrac{X_{1}+X_{2}+\cdots+X_{25}}{25}.
    1. Vérifier que \mathrm{E}(M)=2 et montrer que \mathrm{V}(M)=0,0768.
    2. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que la probabilité que la moyenne des tests positifs soit strictement inférieure à 7 est supérieure à 0,99.

      Indication : on pourra utiliser, sans justification, le fait que : P(M<7)=P(-3<M<7).

Partie C On désigne par n un entier naturel non nul.

On s'intéresse à une chaîne de transmission de l'information composée de n relais.

On considère l'évènement A_{n} : « le message reçu par le n-ième relai est sans erreur ».

On note p_{n} la probabilité que le message reçu au n-ième relai soit sans erreur.

On a ainsi p_{n}=P\left(A_{n}\right) et p_{1}=0,96.

On admet que pour tout entier naturel n \geqslant 1, p_{n+1}=0,59 p_{n}+0,35.

  1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n \geqslant 1, p_{n+1} \leqslant p_{n}.
  2. Montrer que la suite (p_{n}) est convergente.
  3. Déterminer la valeur exacte de sa limite.
Voir la correction

A.1Recopier et compléter l'arbre pondéré.

P(A_1) = 0{,}96 et P(\overline{A_1}) = 1 - 0{,}96 = 0,04.
D'après l'énoncé : P_{A_1}(A_2) = 0,94, P_{A_1}(\overline{A_2}) = 0,06, P_{\overline{A_1}}(A_2) = 0,35, P_{\overline{A_1}}(\overline{A_2}) = 0,65.

A.2Montrer que P(A_{2}) = 0,9164.

A_1 et \overline{A_1} formant une partition de l'univers, d'après la formule des probabilités totales :
P(A_2) = P(A_1) \times P_{A_1}(A_2) + P(\overline{A_1}) \times P_{\overline{A_1}}(A_2)
P(A_2) = 0{,}96 \times 0{,}94 + 0{,}04 \times 0{,}35 = 0,9164.

A.3Calculer P_{A_2}(\overline{A_1}) et interpréter.

P_{A_2}(\overline{A_1}) = \dfrac{P(\overline{A_1} \cap A_2)}{P(A_2)} = \dfrac{0{,}04 \times 0{,}35}{0{,}9164} \approx 0,0153 (arrondi à 10^{-4}).
Sachant que le message reçu par le deuxième relai est sans erreur, il y a environ 1,53 % de chances que le message reçu par le premier relai comportait des erreurs.

B.1.aDéterminer la probabilité que 4 tests soient positifs.

P(X=4) = \binom{50}{4} \times 0{,}04^{4} \times 0{,}96^{46} \approx 0,09 (arrondi au centième).

B.1.bDonner la probabilité qu'au moins un test soit positif.

À la calculatrice, P(X \geq 1) \approx 0,87 (arrondi au centième).

B.1.cCalculer l'espérance et la variance de X.

X suit la loi binomiale (50 ; 0{,}04), donc E(X) = 50 \times 0{,}04 = 2 et V(X) = 50 \times 0{,}04 \times 0{,}96 = 1,92.

B.2.aVérifier que E(M) = 2 et montrer que V(M) = 0,0768.

M est la moyenne de 25 variables indépendantes de même loi que X : E(M) = E(X) = 2.
V(M) = \dfrac{V(X)}{25} = \dfrac{1{,}92}{25} = 0,0768.

B.2.bÀ l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que P(M < 7) > 0,99.

\begin{aligned}P(M < 7) &= P(-3 < M < 7) \\ &= P(-5 < M - 2 < 5) \\ &= 1 - P(|M-2| \geq 5)\end{aligned}
D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, pour t=5 : \begin{aligned}P(|M-2| \geq 5) &\leq \dfrac{V(M)}{5^{2}} \\ &= \dfrac{0{,}0768}{25} \\ &= 0{,}003072\end{aligned}
Donc \begin{aligned}P(M < 7) &\geq 1 - 0{,}003072 \\ &= 0{,}996928\end{aligned} qui est bien supérieur à 0,99.

C.1Montrer par récurrence que, pour tout n \geq 1, p_{n+1} \leq p_{n}.

Initialisation : \begin{aligned}p_2 &= 0{,}59 \times p_1 + 0{,}35 \\ &= 0{,}59 \times 0{,}96 + 0{,}35 \\ &= 0{,}9164 \\ &\leq 0{,}96 \\ &= p_1\end{aligned} La propriété est vraie au rang 1.
Hérédité : supposons p_{n+1} \leq p_n pour un n donné. Comme 0{,}59 > 0 : 0{,}59 p_{n+1} \leq 0{,}59 p_n, donc 0{,}59 p_{n+1} + 0{,}35 \leq 0{,}59 p_n + 0{,}35, soit p_{n+2} \leq p_{n+1} : vraie au rang n+1.
Conclusion : d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n \geq 1, p_{n+1} \leq p_n.

C.2Montrer que la suite (p_{n}) est convergente.

La suite (p_n) est décroissante (question C.1) et minorée par 0 (une probabilité est toujours positive) : elle est donc convergente.

C.3Déterminer la valeur exacte de sa limite.

Notons f(x) = 0{,}59x + 0{,}35, fonction continue telle que p_{n+1} = f(p_n). D'après le théorème du point fixe, la limite \ell vérifie f(\ell) = \ell.
\begin{aligned}0{,}59\ell + 0{,}35 &= \ell \\ &\Leftrightarrow 0{,}35 = 0{,}41\ell \\ &\Leftrightarrow \ell = \dfrac{35}{41}\end{aligned}
La suite (p_n) converge donc vers \dfrac{35}{41}.

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Dans une salle d'escalade, un nouveau module en forme de tétraèdre, destiné à être posé au sol, est en cours de fabrication.

Ce module servira à créer des plans inclinés.

On munit l'espace d'un repère orthonormé \left(\mathrm{A} ; \vect{\imath}, \vect{\jmath}, \vect{k}\right).

L'unité est le mètre.

On considère les trois points suivants : B\left(\dfrac{9}{2} ; 0 ; 0\right), C\left(\dfrac{9}{4} ; 3 ; 0\right) et D\left(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 3\right).

On modélise le module par le tétraèdre ABCD.

On souhaite analyser ce module pour des raisons de construction et de sécurité.

B C D H L ı k A

Partie A

  1. On représente ci-contre le triangle ABC et sa hauteur issue de C.

    1. Montrer que le triangle ABC est isocèle en C.
    2. Montrer que l'aire du triangle ABC est égale à 6,75 \mathrm{m}^{2}.


    A B C
    1. Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est : z=0.
    2. Montrer que le point H\left(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 0\right) est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).
  2. On rappelle que le volume \mathcal{V} d'un tétraèdre est donné par \mathcal{V} = \dfrac{1}{3} \times \mathcal{B} \times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur relative à la base \mathcal{B}.

    En déduire le volume du module.

Partie B

  1. On considère le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix} 4\\3\\3 \end{pmatrix}.
    1. Montrer que le vecteur \vect{n} est un vecteur normal au plan (BCD).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (BCD) est : 4x+3y+3z-18=0.
    3. Donner une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (BCD) et passant par D.
  2. On admet que la droite \Delta et le plan (ABC) sont sécants et on désigne par L leur point d'intersection.

    Montrer que L a pour coordonnées \left(-\dfrac{5}{2} ; -2 ; 0\right).
  3. Le module est considéré adapté aux débutants si l'angle \widehat{\mathrm{LDH}} est strictement inférieur à 60 °.

    Montrer que ce module est adapté aux débutants.

Voir la correction

A.1.aMontrer que le triangle ABC est isocèle en C.

Le repère étant orthonormé : \begin{aligned}AC &= \sqrt{\left(\frac{9}{4}\right)^{2}+3^{2}} \\ &= \sqrt{\frac{81}{16}+\frac{144}{16}} \\ &= \sqrt{\frac{225}{16}} \\ &= \frac{15}{4}\end{aligned}
\begin{aligned}CB &= \sqrt{\left(\frac{9}{4}-\frac{9}{2}\right)^{2}+3^{2}} \\ &= \sqrt{\left(-\frac{9}{4}\right)^{2}+3^{2}} \\ &= \sqrt{\frac{225}{16}} \\ &= \frac{15}{4}\end{aligned}
Comme AC = CB, le triangle ABC est isocèle en C.

A.1.bMontrer que l'aire du triangle ABC est 6,75 m^{2}.

Dans un triangle isocèle, la hauteur issue du sommet principal C est aussi une médiane : elle passe par I, milieu de [AB], de coordonnées \left(\dfrac{9}{4} ; 0 ; 0\right).
AB = \dfrac{9}{2} et \begin{aligned}CI &= \sqrt{0^{2}+3^{2}+0^{2}} \\ &= 3\end{aligned}
Aire = \dfrac{AB \times CI}{2} = \dfrac{1}{2} \times \dfrac{9}{2} \times 3 = 6,75 m^{2}.

A.2.aVérifier qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est z = 0.

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}\dfrac{9}{2} \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}\dfrac{9}{4} \\ 3 \\ 0\end{pmatrix} ont des coordonnées non proportionnelles : A, B, C ne sont pas alignés et définissent un plan.
Comme \begin{aligned}z_A &= z_B \\ &= z_C \\ &= 0\end{aligned} une équation cartésienne du plan (ABC) est bien z=0.

A.2.bMontrer que H(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 0) est le projeté orthogonal de D sur (ABC).

z_H = 0, donc H appartient à (ABC).
\overrightarrow{HD}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 3\end{pmatrix} est colinéaire au vecteur \vec{m}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, normal à (ABC) (car l'équation du plan est z=0) : la droite (HD) est donc orthogonale à (ABC).
H est donc bien le projeté orthogonal de D sur (ABC).

A.3En déduire le volume du module.

En choisissant ABC comme base, la hauteur associée est \begin{aligned}DH &= \sqrt{0^{2}+0^{2}+3^{2}} \\ &= 3\end{aligned}
V = \dfrac{1}{3} \times 6{,}75 \times 3 = 6,75 m^{3}.

B.1.aMontrer que n(4 ; 3 ; 3) est normal au plan (BCD).

\overrightarrow{BC}\begin{pmatrix}-\dfrac{9}{4} \\ 3 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{BD}\begin{pmatrix}-3 \\ 1 \\ 3\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires : B, C, D définissent bien un plan.
\begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{BC} &= 4 \times \left(-\frac{9}{4}\right) + 3 \times 3 + 3 \times 0 \\ &= -9+9 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{BD} &= 4\times(-3)+3\times1+3\times3 \\ &= -12+3+9 \\ &= 0\end{aligned}
\vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (BCD) : \vec{n} est donc normal à (BCD).

B.1.bEn déduire qu'une équation cartésienne de (BCD) est 4x + 3y + 3z - 18 = 0.

Une équation de (BCD) est de la forme 4x+3y+3z+d=0. Comme B\left(\frac{9}{2};0;0\right) \in (BCD) : 4\times\frac{9}{2}+d=0, donc d=-18.
Une équation cartésienne de (BCD) est donc bien 4x+3y+3z-18=0.

B.1.cDonner une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale à (BCD) passant par D.

\Delta est dirigée par \vec{n}(4;3;3) et passe par D\left(\frac{3}{2};1;3\right) : \begin{cases}x = \frac{3}{2}+4t \\ y = 1+3t \\ z = 3+3t\end{cases} avec t \in \mathbb{R}.

B.2Montrer que L a pour coordonnées (-\dfrac{5}{2} ; -2 ; 0).

L, point de \Delta, a pour coordonnées \left(\frac{3}{2}+4t_0 ; 1+3t_0 ; 3+3t_0\right) pour un certain t_0, et vérifie l'équation de (ABC), soit z=0.
\begin{aligned}3+3t_0 &= 0 \\ &\Leftrightarrow t_0 = -1\end{aligned}
En remplaçant : \begin{aligned}x &= \frac{3}{2}-4 \\ &= -\frac{5}{2}\end{aligned} \begin{aligned}y &= 1-3 \\ &= -2\end{aligned} z=0 : L a bien pour coordonnées \left(-\frac{5}{2} ; -2 ; 0\right).

B.3Montrer que le module est adapté aux débutants.

\overrightarrow{DH}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ -3\end{pmatrix} et \overrightarrow{DL}\begin{pmatrix}-4 \\ -3 \\ -3\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{DH} \cdot \overrightarrow{DL} &= 0\times(-4)+0\times(-3)+(-3)\times(-3) \\ &= 9\end{aligned}
Or \overrightarrow{DH} \cdot \overrightarrow{DL} = DH \times DL \times \cos(\widehat{LDH}), avec DH=3 et \begin{aligned}DL &= \sqrt{16+9+9} \\ &= \sqrt{34}\end{aligned}
\begin{aligned}\cos(\widehat{LDH}) &= \dfrac{9}{3\sqrt{34}} \\ &= \dfrac{3\sqrt{34}}{34}\end{aligned} donc \widehat{LDH} \approx 59{,}04^{\circ}.
Comme 59{,}04^{\circ} < 60^{\circ}, le module est bien adapté aux débutants.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Justifier chaque réponse.
Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Le plan est muni d'un repère orthonormé.
    1. On considère l'équation différentielle \left(E_{1}\right):\quad y'+2 y=0, où y est une fonction de la variable x définie sur \R.

      On note f la solution de l'équation différentielle (E_{1}) telle que f(0)=1.


      Affirmation 1 : La courbe représentative de la fonction f passe par le point A de coordonnées \left(\ln 2 ; \dfrac{1}{2}\right).
    2. On considère la fonction f définie sur l'intervalle \left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right] par : f(x)=x-\cos (x)


      Affirmation 2 : Sur l'intervalle \left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right], la courbe représentative de la fonction f est au-dessus de ses tangentes.
    3. On considère la fonction f définie sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[ par : f(x)=1+\dfrac{\sin (x)}{x}


      Affirmation 3 : La droite d'équation y=1 est une asymptote horizontale de la courbe représentative de la fonction f.
  2. On considère l'équation différentielle \left(E_{2}\right):\quad y'-3 y=2-6 x, où y est une fonction de la variable x définie sur \R.


    Affirmation 4 : La fonction f définie sur \R par f(x)=2 x-\e^{3 x} est une solution de l'équation (E_{2}).
Voir la correction

1.aAffirmation 1 : la courbe de f passe par A(ln 2 ; \dfrac{1}{2}). Vrai ou faux ?

L'équation y'+2y=0 s'écrit y'=-2y, de solutions x \mapsto Ce^{-2x} avec C \in \mathbb{R}.
Comme f(0)=1 : C=1, donc f(x)=e^{-2x}.
\begin{aligned}f(\ln 2) &= e^{-2\ln 2} \\ &= e^{\ln(\dfrac{1}{4})} \\ &= \dfrac{1}{4} \\ &\neq \dfrac{1}{2}\end{aligned}
L'affirmation 1 est FAUSSE.

1.bAffirmation 2 : sur [π/2 ; π], la courbe de f est au-dessus de ses tangentes. Vrai ou faux ?

f'(x) = 1+\sin(x), donc f''(x) = \cos(x).
Sur \left[\frac{\pi}{2} ; \pi\right], \cos(x) \leq 0 : f est donc concave, et sa courbe est en dessous de ses tangentes (pas au-dessus).
L'affirmation 2 est FAUSSE.

1.cAffirmation 3 : y = 1 est asymptote horizontale à la courbe de f. Vrai ou faux ?

Pour tout x>0 : {-1 \leq \sin(x) \leq 1}, donc {-\dfrac{1}{x} \leq \dfrac{\sin(x)}{x} \leq \dfrac{1}{x}}, soit {1-\dfrac{1}{x} \leq f(x) \leq 1+\dfrac{1}{x}}.
Comme \lim\limits_{x \to +\infty} \dfrac{1}{x} = 0, les deux bornes tendent vers 1 : d'après le théorème des gendarmes, \lim\limits_{x \to +\infty} f(x) = 1.
L'affirmation 3 est VRAIE : y=1 est bien asymptote horizontale en +\infty.

2.Affirmation 4 : f(x) = 2x - e^{3x} est solution de (E_{2}). Vrai ou faux ?

f est dérivable sur \mathbb{R} et f'(x) = 2-3e^{3x}.
f'(x) - 3f(x) = (2-3e^{3x}) - 3(2x-e^{3x}) = 2-3e^{3x}-6x+3e^{3x} = 2-6x.
f vérifie donc bien l'équation (E_2) : l'affirmation 4 est VRAIE.

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On considère la fonction f_{k} définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}k est un réel strictement positif et ln désigne la fonction logarithme népérien.

On désigne par \mathcal{C}_{k} la représentation graphique de la fonction f_{k} dans un repère orthonormé.

On admet que la fonction f_{k} est deux fois dérivable sur ] 0 ;+\infty[.

On note f_{k}' sa dérivée première et f_{k}'' sa dérivée seconde.

Partie A : étude d'un premier cas particulier Dans cette partie, on se place dans le cas k=2.

La courbe \mathcal{C}_{2} est représentée sur le graphique ci-dessous.

On précise que :

  • Le point A est un point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_{2};
  • T_{2} est la tangente à la courbe \mathcal{C}_{2} au point A.

    1 1 0 C 2 T 2 A
  1. On considère une primitive F_{2} de la fonction f_{2} sur ] 0 ;+\infty[.

    Avec la précision permise par le graphique, donner les variations de la fonction F_{2} sur l'intervalle ]0 ; 3].
  2. Parmi les trois courbes ci-dessous, indiquer celle qui représente f_{2}' et celle qui représente f_{2}''.

    Justifier.

1 1 0 1 1 0 1 1 0 Courbe1Courbe2Courbe3

Partie B : étude d'un second cas particulier Dans cette partie on se place dans le cas k=1.

On considère la fonction f_{1} définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{1}(x)=1-x+\dfrac{1+\ln x}{x}

    1. Montrer que pour tout réel x>0 : f_{1}'(x)=-1-\dfrac{\ln x}{x^{2}}.
    2. Déterminer la limite de f_{1}'(x) lorsque x tend vers +\infty.
  1. On admet que :
    • l'axe des ordonnées est une asymptote de la courbe de f_{1}';
    • pour tout réel x>0, f_{1}''(x)=\dfrac{2 \ln x-1}{x^{3}}.


    On donne ci-dessous le tableau de variations de f_{1}' sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[.

    x f 1 0 e 1 2 +∞ +∞ 1 1 2e 1 1 2e 1 1

    1. Justifier les variations de la fonction f_{1}' sur l'intervalle ]0 ;+\infty[ et la valeur de l'extremum.
    2. Justifier la limite de la fonction f_{1}' en 0.
    3. Montrer qu'il existe une unique solution \alpha à l'équation f_{1}'(x)=0 sur ] 0 ;+\infty[.

      En déduire que f_{1} admet un maximum sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[.
    4. Recopier et compléter les pointillés du programme écrit en langage Python ci-dessous, afin qu'il renvoie une valeur approchée à 10^{-2} près de la solution \alpha de l'équation f_{1}'(x)=0 sur ] 0 ;+\infty[.

      def d(x) :
         return -1-ln(x)/x**2
      def alpha() :
         u = 0.5
         while d(u) ... 0 :
            u = ...
         return u


      On rappelle que x**2 désigne x^{2}.

Partie C: \boldsymbol{k} quelconque On considère la fonction h définie sur ] 0 ;+\infty[ par h(x)=\dfrac{1+\ln x}{x},

et la fonction H définie sur ] 0 ;+\infty[ par H(x)=\dfrac{1}{2}(1+\ln x)^{2}.

On admet que H est dérivable sur ] 0 ;+\infty[.

  1. Montrer que la fonction H est une primitive de h.

On rappelle que k est un réel strictement positif et que f_{k} est la fonction définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}

  1. Existe-t-il une valeur de k pour laquelle la valeur moyenne de la fonction f_{k} sur l'intervalle [ 1 ; \e] est égale à 0 ?

    Justifier.
Voir la correction

A.1Donner les variations de F_{2} sur ]0 ; 3].

F_2 est une primitive de f_2, donc ses variations sont données par le signe de f_2. D'après le graphique, F_2 est décroissante sur ]0 ; 0{,}3], croissante sur [0{,}3 ; 2{,}5], puis décroissante sur [2{,}5 ; 3].

A.2Identifier les courbes représentant f_{2}′ et f_{2}″.

f_2 admet un maximum en x \approx 0{,}75 (là où F_2 change de croissante à décroissante) : sa dérivée doit s'y annuler. C'est la courbe 1 qui s'annule vers 0,75 : elle représente f_2'.
Le point A (point d'inflexion de \mathcal{C}_2) est situé vers x \approx 1{,}6 : la dérivée seconde s'y annule. C'est la courbe 2 qui s'annule vers 1,6 : elle représente f_2''.

B.1.aMontrer que f_{1}′(x) = -1 - ln(x)/x^{2}.

f_1 = w + \dfrac{u}{v} avec w(x)=1-x, u(x)=1+\ln x, v(x)=x, donc w'(x)=-1, u'(x)=\dfrac{1}{x}, v'(x)=1.
f_1'(x) = w'(x) + \dfrac{u'(x)v(x)-v'(x)u(x)}{v(x)^{2}} = -1 + \dfrac{1-(1+\ln x)}{x^{2}} = -1-\dfrac{\ln x}{x^{2}}.

B.1.bDéterminer la limite de f_{1}′(x) en +\infty.

Par croissances comparées, \lim\limits_{x \to +\infty} \dfrac{\ln x}{x^{2}} = 0, donc, par somme, \lim\limits_{x \to +\infty} f_1'(x) = -1.

B.2.aJustifier les variations de f_{1}′ et la valeur de l'extremum.

f_1''(x) a le signe de 2\ln x - 1 (car x^{3}>0), positif pour x>e^{\dfrac{1}{2}}.
f_1' est donc décroissante sur ]0 ; e^{\dfrac{1}{2}}] puis croissante sur [e^{\dfrac{1}{2}} ; +\infty[.
f_1'(e^{\dfrac{1}{2}}) = -1-\dfrac{\ln(e^{\dfrac{1}{2}})}{e} = -1-\dfrac{1}{2e} : c'est bien la valeur du minimum du tableau.

B.2.bJustifier la limite de f_{1}′ en 0.

Quand x \to 0^+ : -\ln(x) \to +\infty et x^{2} \to 0^+, donc par quotient puis somme, \lim\limits_{x \to 0^+} f_1'(x) = +\infty.

B.2.cMontrer qu'il existe une unique solution \alpha à f_{1}′(x) = 0, puis que f_{1} admet un maximum.

Sur \left]0 ; e^{\dfrac{1}{2}}\right], f_1' est continue et strictement décroissante, avec \lim\limits_{x\to0^+} f_1'(x) = +\infty > 0 et f_1'(e^{\dfrac{1}{2}}) = -1-\frac{1}{2e} < 0 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f_1'(x)=0 y admet une unique solution.
Sur \left[e^{\dfrac{1}{2}} ; +\infty\right[, f_1' est strictement croissante et tend vers -1, donc reste toujours strictement négative : pas de solution sur cet intervalle.
Il existe donc une unique solution \alpha à f_1'(x)=0 sur ]0;+\infty[, et f_1 admet un maximum en \alpha (signe de f_1' positif puis négatif).

B.2.dCompléter le script Python calculant une valeur approchée de \alpha.

  • Condition de la boucle « while » : while d(u) > 0 :
  • Instruction dans la boucle : u = u + 0.01

C.1Montrer que H est une primitive de h.

H est de la forme \dfrac{1}{2}u^{2} avec u(x)=1+\ln x, donc u'(x)=\dfrac{1}{x}, et H'(x) = u'(x)u(x) = \dfrac{1}{x}(1+\ln x) = h(x).
H est donc bien une primitive de h sur ]0;+\infty[.

C.2Existe-t-il k tel que la valeur moyenne de fₖ sur [1 ; e] soit nulle ?

La valeur moyenne est \begin{aligned}\displaystyle \mu &= \dfrac{1}{e-1}\int\limits_1^{e} f_k(x)\,dx \\ &= \dfrac{1}{e-1}\int\limits_1^{e}\left(1-x+kh(x)\right)dx \\ &= \dfrac{1}{e-1}\left[x-\dfrac{x^{2}}{2}+kH(x)\right]_1^{e}\end{aligned}
= \dfrac{1}{e-1}\left(\left(e-\dfrac{e^{2}}{2}+k\dfrac{(1+1)^{2}}{2}\right) - \left(1-\dfrac{1}{2}+k\dfrac{(1+0)^{2}}{2}\right)\right) = \dfrac{2e-e^{2}+3k-1}{2(e-1)}.
\begin{aligned}\mu &= 0 \\ &\Leftrightarrow 2e-e^{2}+3k-1 = 0 \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{e^{2}-2e+1}{3} \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{(e-1)^{2}}{3}\end{aligned}
Oui, il existe une unique valeur k = \dfrac{(e-1)^{2}}{3} pour laquelle la valeur moyenne de f_k sur [1;e] est nulle.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant la réponse. Un réponse non justifiée n'est pas prise en compte.

Les trois questions sont indépendantes.
  1. On considère un réel u.

    On considère sur \R l'équation (E)\quad x^2+x-u^2=0


    Affirmation : Quelle que soit la valeur du réel u, l'équation (E) possède deux solutions réelles distinctes.
  2. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n=2^{-n}


    Affirmation : La suite (u_n) est une suite géométrique de raison \dfrac12.
  3. On considère la fonction f définie sur \R par f(x)=\e^x-1

    On note \mathcal{C} la courbe représentative de la fonction f dans un repère.

    On note \mathcal{T} la tangente à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

    On note A le point de coordonnées (3;3).


    Affirmation : Le point A appartient à la tangente \mathcal{T}.
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Affirmation 1 : quelle que soit la valeur de u, x^{2} + x - u^{2} = 0 possède deux solutions réelles distinctes. Vrai ou faux ?

Le discriminant de cette équation du second degré est \begin{aligned}\Delta &= 1^{2}-4\times1\times(-u^{2}) \\ &= 1+4u^{2}\end{aligned}
Comme 4u^{2}\geq0 pour tout réel u, {\Delta\geq1>0} : le discriminant est toujours strictement positif, l'équation admet donc toujours deux solutions réelles distinctes. L'affirmation 1 est VRAIE.

Affirmation 2 : la suite (u_{n}) définie par u_{n} = 2^{-}ⁿ est géométrique de raison \dfrac{1}{2}. Vrai ou faux ?

\begin{aligned}u_n &= 2^{-n} \\ &= \dfrac{1}{2^{n}} \\ &= \left(\dfrac12\right)^{n}\end{aligned} (u_n) est bien géométrique de raison \dfrac12, de premier terme u_0=1.
L'affirmation 2 est VRAIE.

Affirmation 3 : le point A(3;3) appartient à la tangente à Cf en x=0, pour f(x) = eˣ - 1. Vrai ou faux ?

f'(x)=e^{x}, donc f'(0)=1 et f(0)=0. L'équation de la tangente en x=0 est y=f'(0)(x-0)+f(0) = x.
Le point A(3;3) vérifie y=x (puisque 3=3) : il appartient bien à la tangente. L'affirmation 3 est VRAIE.

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Dans le plan muni d'un repère orthonormal, on considère les points P (4;0) et K (1;0).

On considère le réel x et on note M le point de coordonnées (x;3). 1 2 3 4 1 2 3 0 K P M

  1. Donner les coordonnées du vecteur \vectt{KP} ainsi que sa norme.
  2. Exprimer en fonction de x les coordonnées du vecteur \vectt{KM} ainsi que sa norme.
  3. Montrer que le produit scalaire \vectt{KP}\cdot\vectt{KM} est égal à 3x-3.
  4. Montrer que si l'angle \widehat{\text{PKM}} est égal à \dfrac\pi 3, alors le réel x est solution de l'équation (E)\quad \sqrt{(x-1)^2+9}=2x-2
  5. Vérifier que le réel 1+\sqrt3 est solution de l'équation (E).
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1.Donner les coordonnées du vecteur KP et sa norme. (P(4;0), K(1;0))

\overrightarrow{KP}\begin{pmatrix}3 \\ 0 \\ \end{pmatrix}, de norme 3.

2.Exprimer en fonction de x les coordonnées du vecteur KM et sa norme. (M(x;3))

\overrightarrow{KM}\begin{pmatrix}x-1 \\ 3 \\ \end{pmatrix}, de norme \sqrt{(x-1)^{2}+9}.

3.Montrer que le produit scalaire KP \cdot KM est égal à 3x - 3.

\overrightarrow{KP}\cdot\overrightarrow{KM} = 3(x-1)+0\times3 = 3x-3.

4.Montrer que, si l'angle PKM vaut π/3, alors x est solution de (E) : \surd((x-1)^{2} + 9) = 2x - 2.

\begin{aligned}\overrightarrow{KP}\cdot\overrightarrow{KM} &= KP\times KM\times\cos(\widehat{PKM}) \\ &= 3\times\sqrt{(x-1)^{2}+9}\times\cos\left(\dfrac\pi3\right) \\ &= \dfrac32\sqrt{(x-1)^{2}+9}\end{aligned} (car \cos(\pi/3)=\frac12).
Or ce produit scalaire vaut aussi 3x-3 (question 3) : \begin{aligned}\dfrac32\sqrt{(x-1)^{2}+9} = 3x-3 &\iff \sqrt{(x-1)^{2}+9} = 2x-2 \end{aligned}
x est donc bien solution de l'équation (E) lorsque l'angle \widehat{PKM} vaut \dfrac\pi3.

5.Vérifier que 1 + \sqrt{3} est solution de (E).

En élevant au carré (valide car 2x-2\geq0 pour une solution) : \begin{aligned}(x-1)^{2}+9 = (2x-2)^{2} &\iff 3x^{2}-6x-6 = 0 \end{aligned}
Discriminant : \begin{aligned}\Delta &= 36+72 \\ &= 108 \\ &= (6\sqrt3)^{2}\end{aligned} Les solutions sont \dfrac{6\pm6\sqrt3}{6} = 1\pm\sqrt3.
1+\sqrt3 est donc bien solution de l'équation (E).

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3 2 1 1 2 3 4 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 C f A C B ( d ) T

On considère la courbe représentative \mathcal{C}_f d'une fonction f définie sur l'intervalle [-3 ; 4].\par On note f' la fonction dérivée de la fonction f.

On précise que :

  • la droite (d) est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point A et passe par le point C ;
  • la tangente à \mathcal{C}_f au point B est parallèle à l'axe des abscisses.

Par lecture graphique :

  1. Déterminer f(-2) et f(1).
  2. Déterminer f'(-2) et f'(1).
  3. Résoudre l'équation f(x)=0.
  4. Dresser le tableau de variation de f.

On admet que f(x)=-x^2+2x+3 sur l'intervalle [-3 ; 4].

  1. Retrouver par le calcul les résultats de la question 1.
    1. Déterminer f'(x) puis retrouver les résultats de la question 2.
    2. Vérifier par le calcul que f(x)=(x+1)(-x+3).\par Retrouver les résultats de la question 3.
    3. Dresser le tableau de signes de f'(x) sur l'intervalle [-3 ; 4].\par En déduire les variations de la fonction f sur cet intervalle.

Voir la correction

1.Par lecture graphique, déterminer f(-2) et f(1).

D'après les coordonnées des points A et B sur le graphique : f(-2)=-5 et f(1)=4.

2.Par lecture graphique, déterminer f'(-2) et f'(1).

f'(-2) est le coefficient directeur de la tangente (d) en A, soit 6 ; f'(1) est le coefficient directeur de la tangente T en B, horizontale, soit 0.

3.Résoudre l'équation f(x) = 0 par lecture graphique.

La courbe coupe l'axe des abscisses aux points d'abscisses -1 et 3 : \mathcal{S}=\{-1;3\}.

4.Dresser le tableau de variation de f par lecture graphique.

f est croissante sur [-3;1] (de -12 à 4) puis décroissante sur [1;4] (de 4 à -5).

5.On admet que f(x) = -x^{2} + 2x + 3. Retrouver par le calcul les résultats de la question 1.

\begin{aligned}f(-2) &= -4-4+3 \\ &= -5\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= -1+2+3 \\ &= 4\end{aligned} Cela confirme la lecture graphique.

6.aDéterminer f'(x) puis retrouver les résultats de la question 2.

f'(x) = -2x+2. f'(-2) = 4+2 = 6 et f'(1) = -2+2 = 0 : cela confirme la lecture graphique.

6.bVérifier par le calcul que f(x) = (x + 1)(-x + 3), puis retrouver les résultats de la question 3.

\begin{aligned}(x+1)(-x+3) &= -x^{2}+3x-x+3 \\ &= -x^{2}+2x+3\end{aligned} ce qui correspond bien à f(x).
\begin{aligned}(x+1)(-x+3) = 0 &\iff x = -1 \end{aligned} ou x=3 : cela confirme les solutions trouvées en question 3.

6.cDresser le tableau de signes de f'(x) sur [-3 ; 4] et en déduire les variations de f.

f'(x)=-2x+2=0 \iff x=1, et f'(x)>0 \iff x<1 (fonction affine décroissante en x, de coefficient directeur -2).
f est donc croissante sur [-3;1] (où f'\geq0) et décroissante sur [1;4] (où f'\leq0), conformément à la lecture graphique.

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Pour réduire sa facture d'électricité, Camille a décidé de faire poser des panneaux solaires sur le toit de sa maison.

Elle souhaite analyser sa production et estimer le temps nécessaire pour rentabiliser cet investissement.

Les deux parties suivantes sont indépendantes.

Partie A

Lors d'une belle journée ensoleillée, la puissance électrique en kilowatt (kW) des panneaux solaires de Camille peut être modélisée en fonction de l'heure par une fonction f. On admet que f est définie sur [0 ; 24] et on donne sa courbe représentative \mathcal{C}_{f} ci-dessous.

Avec la précision permise par le graphique :

1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0 C f Puissanceélectrique(enkW) Horairedelajournée

  1. Donner la puissance électrique des panneaux solaires à 11 h 00.
  2. Résoudre graphiquement l'inéquation f(x) \geqslant 5 et interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

Partie B Le coût pour 1 kilowattheure (kWh) consommé au tarif réglementé était de 0,15 € en 2020. On admet que ce tarif réglementé augmente de 6 % chaque année.

On note c_{n} le coût en euros (€) pour 1 kWh consommé durant l'année 2020+n, avec n un entier naturel. On a alors c_{0}=0,15.

  1. Déterminer la nature de la suite \left(c_{n}\right). On précisera sa raison.
  2. Pour tout entier naturel n, exprimer c_{n} en fonction de n.
  3. Donner le calcul permettant d'obtenir le coût pour 1 kWh consommé en 2030. II n'est pas demandé d'effectuer ce calcul.
  4. On admet que, chaque année depuis 2020, l'utilisation des panneaux solaires de Camille lui a permis d'éviter l'achat de 2000 \text{kWh} par an. L'installation des panneaux solaires en janvier 2020 a coûté à Camille 7000 €. On considère le programme Python ci-contre.

    1. Dans le contexte de l'énoncé, que représentent les variables c et S du programme ?
    2. On exécute le programme ci-contre.

      II affiche 16.

      Interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.


    n = 0
    c = 0.15
    S = 0
    while S < 7000 :
    S = S + c*2000
    n = n+1
    c = 1.06* c
    print(n)
Voir la correction

A.1Donner la puissance électrique des panneaux à 11 h 00 (lecture graphique).

Avec la précision permise par le graphique, on lit une puissance d'environ 5,75 kW à 11 h.

A.2Résoudre graphiquement f(x) \geq 5 et interpréter.

Graphiquement, f(x)\geq5 pour x\in[10{,}5\,;\,15{,}5] environ : la puissance des panneaux dépasse 5 kW entre environ 10 h 30 et 15 h 30, soit pendant environ 5 heures dans la journée.

B.1Déterminer la nature de la suite (c_{n}) et préciser sa raison.

Chaque année, le tarif est multiplié par 1{,}06 (hausse de 6 %) : (c_n) est géométrique de raison q=1{,}06, de premier terme c_0=0{,}15.

B.2Exprimer c_{n} en fonction de n.

(c_n) étant géométrique : \begin{aligned}c_n &= c_0\times q^{n} \\ &= 0{,}15\times1{,}06^{n}\end{aligned}.

B.3Donner le calcul permettant d'obtenir le coût en 2030.

2030 correspond à 2020+10, soit n=10 : le coût pour 1 kWh en 2030 est c_{10} = 0{,}15\times1{,}06^{10} (calcul non demandé).

B.4.aQue représentent les variables c et S du programme Python ?

c représente le coût (en euros) d'un kWh pour l'année considérée. S représente l'économie totale cumulée (en euros) depuis 2020 : à chaque tour de boucle, on ajoute l'économie de l'année (2000 kWh non achetés, au prix c), puis on met à jour l'année et le prix.

B.4.bLe programme affiche 16. Interpréter ce résultat.

Il faut 16 années pour que l'économie cumulée dépasse 7 000 €, le coût de l'installation : selon ce modèle, l'investissement de Camille est rentabilisé en 2020+16=2036.

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Soit f une fonction définie sur ]0 ; +\infty[.

On a tracé dans le repère ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f} représentative de la fonction f et la droite T_{\mathrm{A}} tangente à la courbe \mathcal{C}_{f} au point A de coordonnées (1 ; 20).

La droite T_{\mathrm{A}} passe par le point B de coordonnées (3 ; 10).

1 2 3 4 5 6 7 10 20 30 40 50 C f T A A B 0

    1. Donner f(1).
    2. Déterminer la valeur de f'(1).
    3. Justifier que l'équation réduite de la tangente T_{A} à \mathcal{C}_{f} au point A est : y=-5x+25.

Pour la suite de l'exercice, la fonction f est définie sur ]0 ; +\infty[ par

f(x)=\dfrac{4x^{2}+7x+9}{x}.

On admet que f est dérivable sur cet intervalle.

    1. Démontrer que pour tout x\in ]0 ; +\infty[, on a

      f'(x)=\dfrac{(2x-3)(2x+3)}{x^{2}}.
    2. Étudier le signe de f'(x) sur ]0 ; +\infty[.
    3. En déduire les variations de la fonction f sur ]0 ; +\infty[.
  1. Existe-t-il une tangente à \mathcal{C}_{f} parallèle à la droite d'équation y=3x+5 ? Justifier votre réponse.
Voir la correction

1.aDonner f(1).

La courbe \mathcal{C}_f passe par A(1;20) : f(1)=20.

1.bDéterminer f'(1).

f'(1) est le coefficient directeur de la tangente T_A, c'est-à-dire de la droite (AB) : f'(1) = \dfrac{10-20}{3-1} = \dfrac{-10}{2} = -5.

1.cJustifier que la tangente TA a pour équation y = -5x + 25.

L'équation de la tangente en x=1 est y=f'(1)(x-1)+f(1) = -5(x-1)+20 = -5x+5+20 = -5x+25.

2.aDémontrer que f'(x) = (2x - 3)(2x + 3)/x^{2} pour f(x) = (4x^{2} + 7x + 9)/x.

Par la formule de dérivation d'un quotient : f'(x) = \dfrac{(8x+7)x-(4x^{2}+7x+9)\times1}{x^{2}} = \dfrac{8x^{2}+7x-4x^{2}-7x-9}{x^{2}} = \dfrac{4x^{2}-9}{x^{2}}.
\begin{aligned}4x^{2}-9 &= (2x)^{2}-3^{2} \\ &= (2x-3)(2x+3)\end{aligned} donc f'(x)= \dfrac{(2x-3)(2x+3)}{x^{2}}.

2.bÉtudier le signe de f'(x) sur ]0 ; +\infty[.

x^{2}>0 sur ]0;+\infty[. 2x+3>0 toujours sur cet intervalle. 2x-3>0 \iff x>\frac32. Donc f'(x)<0 sur \left]0;\frac32\right[ et f'(x)>0 sur \left]\frac32;+\infty\right[.

2.cEn déduire les variations de f sur ]0 ; +\infty[.

f est décroissante sur \left]0;\frac32\right] et croissante sur \left[\frac32;+\infty\right[.

3.Existe-t-il une tangente à Cf parallèle à la droite y = 3x + 5 ?

Deux droites sont parallèles ssi elles ont le même coefficient directeur : on cherche x_0 tel que f'(x_0)=3.
\begin{aligned}\dfrac{4x^{2}-9}{x^{2}} = 3 &\iff 4x^{2}-9 = 3x^{2} \\ &\iff x^{2}-9 = 0 \\ &\iff (x-3)(x+3) = 0 \\ &\iff x = 3 \end{aligned} ou x=-3.
Seule x_0=3 appartient à ]0;+\infty[ : oui, il existe une unique tangente à \mathcal{C}_f parallèle à y=3x+5, c'est la tangente au point d'abscisse 3.

Pour chaque question, quatre réponses sont proposées mais une seule est exacte. Cocher la bonne réponse sans justification.

Une réponse correcte apporte 4 points, une réponse fausse ou l'absence de réponse ne rapporte aucun point.

  1. 25 % de 340 s'obtient en effectuant le calcul suivant :

    340 \times \dfrac{25}{100}340 + \dfrac{25}{100}340 \times \dfrac{100}{25}340 + \dfrac{100}{25}
  2. 3^5 est égal à :

    3+3+3+3+33\times 53 - 53 \times 3\times 3\times 3\times 3
  3. Le tableau suivant correspond à une situation de proportionnalité :
    192
    N6


    N = 12,5N = 23N = 3,5N = 57
  4. Le volume du cube de côté 3 cm est égal à :

    3cm

    9 cm^318 cm^327 cm^381 cm^3
  5. La solution de l'équation 25x + 4 = 108 - x est :

    x = 3x = 4x = 5x = 6
\textbf ANNEXE 2 - À rendre avec la copie
Voir la correction

1.Dans un repère, un point A est placé sur la grille. Quelles sont ses coordonnées ?

D'après le repère, A(4 ; 3).

2.Un sac de 32 billes contient 4 billes vertes. Quelle est la probabilité de tirer une bille verte au hasard ?

Il y a 4 billes vertes sur 32 : la probabilité est \dfrac{4}{32} = \dfrac18.

3.Quelle est la solution de l'équation 5x - 4 = 6 ?

\begin{aligned}5x-4 = 6 &\iff 5x = 10 \\ &\iff x =\end{aligned} 2.

4.Dans la liste 13, 5, 9, 11, 15, 8, 14, 16, 17, quelle est la médiane ?

En rangeant dans l'ordre croissant : 5, 8, 9, 11, 13, 14, 15, 16, 17 : la valeur du milieu (5e sur 9) est 13.

5.Dans une configuration où (DB) est parallèle à (EC), avec A, D, B alignés et A, E, C alignés, quelle égalité donne le théorème de Thalès ?

\dfrac{AD}{AE} = \dfrac{AB}{AC} (les rapports des longueurs sur chaque droite sécante sont égaux).

On considère les deux programmes de calcul suivants :

ProgrammeA ProgrammeB Choisirunnombre Multiplierpar3 Ajouter15 Diviserpar3 Soustrairelenombrededépart Choisirunnombre Soustraire1 Soustraire6 Multiplierlesdeuxrésultatsobtenus Ajouter5

  1. Montrer que, lorsque le nombre choisi est 4, le résultat obtenu avec le programme A est 5.
  2. Montrer que, lorsque le nombre choisi est - 2, le résultat obtenu avec le programme A est 5.
  3. Justifier que l'affirmation suivante est vraie :

    « Le programme A donne toujours le même résultat. »
  4. Lorsque le nombre choisi est 10, quel résultat obtient-on avec le programme B ?
  5. Il existe exactement deux nombres pour lesquels les programmes A et B fournissent à chaque fois des résultats identiques.

    Quels sont ces deux nombres?
Voir la correction

1.Le programme A consiste à : choisir un nombre, multiplier par 3, ajouter 15, diviser par 3, soustraire le nombre de départ. Montrer que, pour le nombre 4, le résultat est 5.

4 \xrightarrow{\times3} 12 \xrightarrow{+15} 27 \xrightarrow{\div3} 9 \xrightarrow{-4} 5 : on obtient bien 5.

2.Montrer que, pour le nombre -2, le résultat du programme A est encore 5.

-2 \xrightarrow{\times3} -6 \xrightarrow{+15} 9 \xrightarrow{\div3} 3 \xrightarrow{-(-2)} 5 : on retrouve 5.

3.Justifier que « le programme A donne toujours le même résultat » est vrai.

En partant d'un nombre a : a \xrightarrow{\times3} 3a \xrightarrow{+15} 3a+15=3(a+5) \xrightarrow{\div3} a+5 \xrightarrow{-a} 5. Quel que soit a, le résultat final est toujours 5.

4.Le programme B consiste à : soustraire 1 au nombre choisi, soustraire 6 au nombre choisi, multiplier les deux résultats, ajouter 5. Lorsque le nombre choisi est 10, quel résultat obtient-on ?

10-1=9 et 10-6=4 : leur produit vaut 9\times4=36, puis 36+5= 41.

5.Il existe exactement deux nombres pour lesquels les programmes A et B donnent des résultats identiques. Lesquels ?

Le programme A donne toujours 5 (question 3). Avec le programme B, en partant de x, on obtient (x-1)(x-6)+5.
Les résultats sont égaux si 5=(x-1)(x-6)+5, c'est-à-dire (x-1)(x-6)=0, dont les solutions sont 1 et 6.

Dans cet exercice, toutes les longueurs sont exprimées en centimètres.

On considère :

  • le rectangle ABCD tel que AD = x et AB = 16 - 2x ;
  • le carré EFGH tel que EF = 2x.

A D B C x 16 2 x 2 x E H F G

PARTIE A : Dans cette partie, x = 1,5 \text{cm}.

  1. Calculer le périmètre du carré EFGH.
  2. Calculer AB.
  3. Construire en vraie grandeur le rectangle ABCD.
  4. Les périmètres de ABCD et EFGH sont-ils égaux ?

PARTIE B : Dans cette partie, on cherche pour quelle(s) valeur(s) de x, le périmètre du rectangle est égal au périmètre du carré.

  1. Pour essayer de répondre au problème, on utilise la feuille de calcul suivante:

    \rowcolor[gray]{0.7}\cellcolor{white}ABCDEFG
    1Valeur de x123456
    2Périmètre du carré81624324048
    3Périmètre du rectangle302826242220


    1. Quel formule a-t-on pu saisir dans la cellule B2 avant de l'étirer jusqu'à G2?
    2. Ce tableau nous permet-il de trouver une valeur de x pour laquelle les deux périmètres sont égaux ?
    1. Montrer que le périmètre du rectangle peut s'écrire -2x + 32.
    2. Déterminer la solution au problème par la résolution d'une équation.
Voir la correction

PartieA ; 1. ABCD est un rectangle avec AD = x et AB = 16-2x ; EFGH est un carré de côté 2x. Pour x = 1,5 cm, calculer le périmètre du carré EFGH.

Périmètre = 4\times2x = 4\times2\times1{,}5 = 12 cm.

PartieA ; 2. Calculer AB pour x = 1,5 cm.

AB = 16-2x = 16-2\times1{,}5 = 13 cm.

PartieA ; 3. Construire en vraie grandeur le rectangle ABCD.

On construit un rectangle de largeur AD = 1,5 cm et de longueur AB = 13 cm, à l'aide de l'équerre et de la règle graduée.

PartieA ; 4. Les périmètres de ABCD et EFGH sont-ils égaux pour x = 1,5 cm ?

Périmètre de ABCD = 2\times(AB+AD) = 2\times(13+1{,}5) = 2\times14{,}5 = 29 cm.
Périmètre de EFGH = 12 cm (question A.1). 29\neq12 : les périmètres ne sont pas égaux.

PartieB ; 1.a Un tableur donne le périmètre du carré (colonne B à G) en fonction de x (ligne 1). Quelle formule saisir en B2 avant de l'étirer jusqu'à G2 ?

Le périmètre du carré vaut 4\times2x = 8x, avec x dans la cellule B1 : la formule est =8*B1 (ou =4*2*B1).

PartieB ; 1.b Le tableau (x de 1 à 6, périmètres du carré 8-16-24-32-40-48, périmètres du rectangle 30-28-26-24-22-20) permet-il de trouver une valeur de x où les deux périmètres sont égaux ?

Non : aucune ligne du tableau ne donne deux périmètres identiques (les valeurs se croisent entre x=3 et x=4 sans jamais coïncider exactement dans le tableau).

PartieB ; 2.a Montrer que le périmètre du rectangle peut s'écrire -2x + 32.

Périmètre = 2\times(AB+AD) = 2\times(x+16-2x) = 2\times(16-x) = 32-2x = -2x+32.

PartieB ; 2.b Déterminer par le calcul la valeur de x pour laquelle les deux périmètres sont égaux.

On résout -2x+32 = 8x (périmètre du carré =4\times2x=8x) : 32 = 10x, donc x = 3{,}2.
La solution est x = 3,2 cm.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

L'espace est rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

On considère la droite (d) dont une représentation paramétrique est :

\left\{\begin{array}{l c l} x&=&\phantom{-}3 - 2 t \\ y&=&-1 \\ z&=&\phantom{-}2 - 6 t \end{array}\quad , \text { où } t \in \R\right.

On considère également les points suivants :

  • A(3~;~-3~;~-2)
  • B(5~;~-4~;~-1)
  • C le point de la droite (d) d'abscisse 2
  • H le projeté orthogonal du point B sur le plan \mathcal{P} d'équation x + 3z -7 = 0

Affirmation 1

La droite (d) et l'axe des ordonnées sont deux droites non coplanaires.

Affirmation 2

Le plan passant par A et orthogonal à la droite (d) a pour équation cartésienne :

x + 3z + 3= 0

Affirmation 3

Une mesure, exprimée en radian, de l'angle géométrique \widehat{\mathrm{BAC}} est \dfrac{\pi}{6}.

Affirmation 4

La distance BH est égale à \dfrac{\sqrt{10}}{2}.

Voir la correction

L'espace est muni d'un repère orthonormé. La droite (d) a pour représentation paramétrique x = 3-2t, y = -1, z = 2-6t (t réel). On donne A(3 ; -3 ; -2), B(5 ; -4 ; -1), C le point de (d) d'abscisse 2, et H le projeté orthogonal de B sur le plan P d'équation x + 3z - 7 = 0. Affirmation 1 : la droite (d) et l'axe des ordonnées sont deux droites non coplanaires. Vraie ou fausse ?

(d) est dirigée par \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}-2 \\ 0 \\ -6\end{pmatrix} et l'axe des ordonnées par \overrightarrow{\jmath}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} : ces vecteurs ne sont pas colinéaires (ils sont même orthogonaux), donc les droites ne sont ni parallèles ni confondues.
L'axe des ordonnées passe par l'origine et a pour représentation paramétrique x = 0, y = s, z = 0. Chercher un point commun revient à résoudre 3-2t=0, -1=s, 2-6t=0, soit t=1{,}5 et t=\frac13 simultanément : système impossible, donc les droites ne sont pas sécantes.
Les droites ne sont ni parallèles, ni confondues, ni sécantes : elles sont donc non coplanaires. L'affirmation est vraie.

Affirmation 2 : le plan passant par A et orthogonal à la droite (d) a pour équation cartésienne x + 3z + 3 = 0. Vraie ou fausse ?

(d) est dirigée par \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}-2 \\ 0 \\ -6\end{pmatrix}, colinéaire à \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 3\end{pmatrix}, qui est donc un vecteur normal du plan cherché : une équation du plan est de la forme x+3z+d=0.
Le point A appartient au plan : \begin{aligned}3+3\times(-2)+d = 0 &\iff d = 3 \end{aligned}
Le plan a donc pour équation x+3z+3=0. L'affirmation est vraie.

Affirmation 3 : une mesure, en radian, de l'angle géométrique BAC est π/6. Vraie ou fausse ?

C appartient à (d) et a pour abscisse 2 : \begin{aligned}3-2t = 2 &\iff t = \frac12 \end{aligned} d'où \begin{aligned}z_C &= 2-6\times\frac12 \\ &= -1\end{aligned} soit C(2~;~-1~;~-1).
\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 1\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} &= 2\times(-1)+(-1)\times2+1\times1 \\ &= -3\end{aligned}
\begin{aligned}\|\overrightarrow{AB}\| &= \sqrt{2^{2}+(-1)^{2}+1^{2}} \\ &= \sqrt6\end{aligned} et \begin{aligned}\|\overrightarrow{AC}\| &= \sqrt{(-1)^{2}+2^{2}+1^{2}} \\ &= \sqrt6\end{aligned}
Or \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} = AB\times AC\times\cos(\widehat{BAC}), donc \begin{aligned}\cos(\widehat{BAC}) &= \dfrac{-3}{\sqrt6\times\sqrt6} \\ &= -\dfrac12\end{aligned} soit \widehat{BAC}=\dfrac{2\pi}{3}.
\dfrac{2\pi}{3}\neq\dfrac{\pi}{6} : l'affirmation est fausse.

Affirmation 4 : la distance BH est égale à \surd\dfrac{10}{2}. Vraie ou fausse ?

Le vecteur \overrightarrow{u'}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 3\end{pmatrix}, normal au plan P, dirige la droite \Delta orthogonale à P passant par B : une représentation paramétrique de \Delta est x = 5+t, y = -4, z = -1+3t.
L'intersection avec P vérifie \begin{aligned}(5+t)+3(-1+3t)-7 = 0 &\iff 10t = 5 \\ &\iff t = \frac12 \end{aligned} donc H\left(\frac{11}{2}~;~-4~;~\frac12\right).
\overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}\dfrac{1}{2} \\ 0 \\ \dfrac{3}{2}\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\|\overrightarrow{BH}\|^{2} &= \frac14+\frac94 \\ &= \frac{10}{4}\end{aligned} soit \begin{aligned}BH &= \sqrt{\frac{10}{4}} \\ &= \dfrac{\sqrt{10}}{2}\end{aligned}
L'affirmation est vraie.

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La partie C est indépendante des parties A et B.

Partie A

On donne ci-dessous, dans un repère orthogonal, les courbes \mathcal{C}_{1} et \mathcal{C}_{2}, représentations graphiques de deux fonctions définies et dérivables sur \R. L'une des deux fonctions représentées est la fonction dérivée de l'autre. On les notera g et g’.

On précise également que :

  • La courbe \mathcal{C}_{1} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0~;~1).
  • La courbe \mathcal{C}_{2} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0~;~2) et l'axe des abscisses aux points de coordonnées (-2~;~0) et (1~;~0).

A.P.M.E.P. 2 1 1 2 3 4 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6 0 C 1 C 2

  1. En justifiant, associer à chacune des fonctions g et g' sa représentation graphique.
  2. Justifier que l'équation réduite de la tangente à la courbe représentative de la fonction g au point d'abscisse 0 est y=2x + 1.

Partie B

On considère (E) l'équation différentielle

y+y’=(2x + 3) \e^{-x},y est une fonction de la variable réelle x.

  1. Montrer que la fonction f_{0} définie pour tout nombre réel x par f_{0}(x)=\left(x^{2}+3 x\right) \e^{-x} est une solution particulière de l'équation différentielle (E).
  2. Résoudre l'équation différentielle \left(E_{0}\right): y+ y'= 0.
  3. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E).
  4. On admet que la fonction g décrite dans la partie A est une solution de l'équation différentielle (E).

    Déterminer alors l'expression de la fonction g.
  5. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

Partie C

On considère la fonction f définie pour tout nombre réel x par :

f(x)=\left(x^{2}+3 x+2\right) \e^{-x}

  1. Démontrer que la limite de la fonction f en +\infty est égale à 0.

    On admet par ailleurs que la limite de la fonction f en -\infty est égale à +\infty.
  2. On admet que la fonction f est dérivable sur \R. On note f’ la fonction dérivée de f sur \R.
    1. Vérifier que, pour tout nombre réel x, f’(x)=\left(-x^{2}-x+1\right) \e^{-x}.
    2. Déterminer le signe de la fonction dérivée f’ sur \R puis en déduire les variations de la fonction f sur \R.
  3. Expliquer pourquoi la fonction f est positive sur l'intervalle [0;+\infty[.
  4. On notera \mathcal{C}_{f} la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthogonal \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right). On admet que la fonction F définie pour tout nombre réel x par F(x)=\left(-x^{2}-5 x-7\right) \e^{-x} est une primitive de la fonction f.

    Soit \alpha un nombre réel positif.

    Déterminer l'aire \mathcal{A}(\alpha), exprimée en unité d'aire, du domaine du plan délimité par l'axe des abscisses, la courbe \mathcal{C}_{f} et les droites d'équation x=0 et x=\alpha.
Voir la correction

PartieA ; 1. Les courbes C_{1} et C_{2} représentent deux fonctions définies et dérivables sur \mathbb{R}, l'une étant la dérivée de l'autre ; C_{1} coupe l'axe des ordonnées en (0 ; 1), C_{2} le coupe en (0 ; 2) et coupe l'axe des abscisses en (-2 ; 0) et (1 ; 0). Associer à g et g' leur courbe.

La fonction représentée par \mathcal{C}_1 est décroissante sur ]-\infty~;~-2] et [1~;~+\infty[, croissante sur [-2~;~1].
La fonction représentée par \mathcal{C}_2 est négative sur ]-\infty~;~-2] et [1~;~+\infty[, positive sur [-2~;~1] : ce sont exactement les intervalles où la fonction de \mathcal{C}_1 croît ou décroît.
Le signe de la dérivée déterminant les variations, \mathcal{C}_1 représente g et \mathcal{C}_2 représente g'.

PartieA ; 2. Justifier que l'équation réduite de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 0 est y = 2x + 1.

La tangente en 0 a pour équation y=g'(0)x+g(0).
\mathcal{C}_1 coupe l'axe des ordonnées en (0~;~1) donc g(0)=1 ; \mathcal{C}_2 le coupe en (0~;~2) donc g'(0)=2.
L'équation de la tangente est donc y=2x+1.

PartieB ; 1. On considère l'équation différentielle (E) : y + y' = (2x+3)e^{-x}. Montrer que f_0(x) = (x^2+3x)e^{-x} est une solution particulière de (E).

f_0 est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables : f_0'(x) = (2x+3)e^{-x} + (x^{2}+3x)(-e^{-x}) = (2x+3-x^{2}-3x)e^{-x} = (-x^{2}-x+3)e^{-x}.
f_0(x)+f_0'(x) = (x^{2}+3x)e^{-x} + (-x^{2}-x+3)e^{-x} = (2x+3)e^{-x} : f_0 vérifie bien (E).

PartieB ; 2. Résoudre l'équation différentielle (E_{0}) : y + y' = 0.

(E_0) équivaut à y'=-y : ses solutions sont les fonctions x\longmapsto Ce^{-x}, avec C\in\mathbb{R}.

PartieB ; 3. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E).

(E) est de la forme y'=ay+f avec f_0 solution particulière : ses solutions sont les fonctions x\longmapsto Ce^{-x}+f_0(x) = (x^{2}+3x+C)e^{-x}, avec C\in\mathbb{R}.

PartieB ; 4. On admet que g est solution de (E). Déterminer l'expression de g.

Il existe C\in\mathbb{R} tel que g(x)=(x^{2}+3x+C)e^{-x}. Comme g(0)=1 : \begin{aligned}1 &= (0+0+C)e^{0} \\ &= C\end{aligned}
g(x) = (x^{2}+3x+1)e^{-x}.

PartieB ; 5. Déterminer les solutions de (E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

Une courbe admet exactement deux points d'inflexion si et seulement si sa dérivée seconde s'annule exactement deux fois en changeant de signe.
Soit f(x)=(x^{2}+3x+C)e^{-x} une solution de (E) : f'(x) = (-x^{2}-x+3-C)e^{-x} et f''(x) = (x^{2}-x-4+C)e^{-x}.
L'exponentielle étant strictement positive, f''(x) est du signe de x^{2}-x-4+C, dont le discriminant est \begin{aligned}\Delta &= 1-4(-4+C) \\ &= 17-4C\end{aligned}
Ce polynôme change deux fois de signe si et seulement si \Delta>0, soit C<\dfrac{17}{4}.
Les solutions cherchées sont les fonctions x\longmapsto(x^{2}+3x+C)e^{-x} avec C<\dfrac{17}{4}.

PartieC ; 1. On considère f(x) = (x^{2}+3x+2)e^{-x} sur \mathbb{R}. Démontrer que la limite de f en +\infty est égale à 0.

f(x) = \dfrac{x^{2}}{e^{x}}+3\dfrac{x}{e^{x}}+\dfrac{2}{e^{x}}.
Par croissances comparées, pour tout entier n non nul, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{x^{n}}{e^{x}}=0 ; donc, par somme, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0.

PartieC ; 2.a Vérifier que, pour tout réel x, f'(x) = (-x^{2} - x + 1)e^{-x}.

f'(x) = (2x+3)e^{-x}+(x^{2}+3x+2)(-e^{-x}) = (2x+3-x^{2}-3x-2)e^{-x} = (-x^{2}-x+1)e^{-x}.

PartieC ; 2.b Déterminer le signe de f' sur \mathbb{R} puis en déduire les variations de f.

L'exponentielle étant strictement positive, f'(x) est du signe de -x^{2}-x+1, de discriminant \Delta=1+4=5>0.
Ses racines sont x_1=\dfrac{-1-\sqrt5}{2} et x_2=\dfrac{-1+\sqrt5}{2} ; le coefficient dominant étant négatif, -x^2-x+1 est négatif à l'extérieur des racines et positif entre elles.
f est décroissante sur ]-\infty~;~x_1] et sur [x_2~;~+\infty[, croissante sur [x_1~;~x_2].

PartieC ; 3. Expliquer pourquoi f est positive sur [0 ; +\infty[.

L'exponentielle étant strictement positive, f(x) est du signe de x^{2}+3x+2=(x+2)(x+1), de racines -2 et -1.
Le coefficient dominant étant positif, ce polynôme est positif sur ]-1~;~+\infty[, donc en particulier sur [0~;~+\infty[ : f est positive sur [0~;~+\infty[.

PartieC ; 4. On admet que F(x) = (-x^{2} - 5x - 7)e^{-x} est une primitive de f. Pour \alpha réel positif, déterminer l'aire A(\alpha) du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe de f et les droites x = 0 et x = \alpha.

f étant positive sur [0~;~\alpha], l'aire cherchée est \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A}(\alpha) &= \displaystyle\int\limits_0^{\alpha}f(x)\,\mathrm{d}x \\ &= F(\alpha)-F(0)\end{aligned}
\begin{aligned}F(0) &= (0-0-7)e^{0} \\ &= -7\end{aligned} donc \mathcal{A}(\alpha) = (-\alpha^{2}-5\alpha-7)e^{-\alpha}+7 unités d'aire.

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Un des objectifs de cet exercice est de déterminer une approximation du nombre réel \ln(2), en utilisant une des méthodes du mathématicien anglais Henry Briggs au XVIe siècle.

On désigne par \left(u_{n}\right) la suite définie par :

u_{0}=2\quad \text { et, pour tout entier naturel } n,\quad u_{n+1}=\sqrt{u_{n}}

Partie A

    1. Donner la valeur exacte de u_{1} et de u_{2}.
    2. Émettre une conjecture, à l'aide de la calculatrice, sur le sens de variation et la limite éventuelle de la suite.
    1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n}}.
    2. En déduire que la suite \left(u_{n}\right) est convergente.
    3. Résoudre dans l'intervalle [0~;~+\infty[ l'équation \sqrt{x} =x.
    4. Déterminer, en justifiant, la limite de la suite \left(u_{n}\right).

Partie B

On désigne par \left(v_{n}\right) la suite définie pour tout entier naturel n par v_{n}=\ln \left(u_{n}\right).

    1. Démontrer que la suite \left(v_{n}\right) est géométrique de raison \dfrac{1}{2}.
    2. Exprimer v_{n} en fonction de n, pour tout entier naturel n.
    3. En déduire que, pour tout entier naturel n, \ln (2)=2^{n} \ln \left(u_{n}\right).
  1. On a tracé ci-dessous dans un repère orthonormé la courbe \mathscr{C} de la fonction ln et la tangente T à la courbe \mathscr{C} au point d'abscisse 1.

    Une équation de la droite T est y = x - 1.

    Les points \mathrm{A}_{0}, \mathrm{A}_{1}, \mathrm{A}_{2} ont pour abscisses respectives u_{0}, u_{1} et u_{2} et pour ordonnée 0.

    A.P.M.E.P. 1 2 0 ,5 1 0 C T A 0 A 1 A 2

    On décide de prendre x - 1 comme approximation de \ln (x) lorsque x appartient à l'intervalle ]0,99~;~1,01[.

    1. Déterminer à l'aide de la calculatrice le plus petit entier naturel k tel que u_{k} appartienne à l'intervalle ]0,99 ~;~1,01[ et donner une valeur approchée de u_{k} à 10^{-5} près.
    2. En déduire une approximation de \ln \left(u_{k}\right).
    3. Déduire des questions 1. c. et 2. b. de la partie B une approximation de \ln (2).
  2. On généralise la méthode précédente à tout réel a strictement supérieur à 1.

    Recopier et compléter l'algorithme ci-dessous afin que l'appel Briggs(a) renvoie une approximation de \ln (a).

    On rappelle que l'instruction en langage Python sqrt(a) correspond à \sqrt{a}.

    from math import*
    def Briggs(a):
    n = 0
    while a >= 1.01:
    a = sqrt(a)
    n = n+1
    L =...
    return L
Voir la correction

PartieA ; 1.a On considère la suite (u_n) définie par u_0=2 et u_{n+1}=\sqrt{u_n}. Donner la valeur exacte de u_1 et u_2.

\begin{aligned}u_1 &= \sqrt{u_0} \\ &= \sqrt2\end{aligned} et \begin{aligned}u_2 &= \sqrt{u_1} \\ &= \sqrt{\sqrt2}\end{aligned}

PartieA ; 1.b Émettre une conjecture, à la calculatrice, sur le sens de variation et la limite éventuelle de la suite.

À la calculatrice, on conjecture que la suite (u_n) est décroissante et converge vers 1.

PartieA ; 2.a Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n}.

Initialisation : \begin{aligned}u_1 &= \sqrt2 \\ &\approx 1{,}414\end{aligned} et u_0=2, donc {1\leqslant u_1\leqslant u_0} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}. La fonction racine carrée étant croissante sur \mathbb{R}^{+} : {\sqrt1\leqslant\sqrt{u_{n+1}}\leqslant\sqrt{u_n}}, soit {1\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

PartieA ; 2.b En déduire que la suite (u_n) est convergente.

D'après la question précédente, (u_n) est minorée par 1 et décroissante : toute suite décroissante et minorée étant convergente, (u_n) converge vers une limite \ell\geqslant1.

PartieA ; 2.c Résoudre dans [0 ; +\infty[ l'équation \sqrt{x} = x.

Pour x\geqslant0 : \begin{aligned}\sqrt{x} = x &\iff x = x^{2} \\ &\iff x^{2}-x = 0 \\ &\iff x(x-1) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou x=1.
L'équation admet deux solutions sur [0~;~+\infty[ : 0 et 1.

PartieA ; 2.d Déterminer, en justifiant, la limite de la suite (u_n).

(u_n) converge vers \ell et vérifie u_{n+1}=f(u_n) avec f la fonction racine carrée, continue sur [0~;~+\infty[ : par le théorème du point fixe, \ell est solution de f(x)=x.
D'après la question précédente, les solutions sont 0 et 1, et comme \ell\geqslant1, on a \ell=1.
La suite (u_n) converge vers 1.

PartieB ; 1.a On pose v_n = \ln(u_n). Démontrer que la suite (v_n) est géométrique de raison \dfrac{1}{2}.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= \ln(u_{n+1}) \\ &= \ln(\sqrt{u_n}) \\ &= \dfrac12\ln(u_n) \\ &= \dfrac12v_n\end{aligned}
(v_n) est géométrique de raison \dfrac12, de premier terme \begin{aligned}v_0 &= \ln(u_0) \\ &= \ln(2)\end{aligned}

PartieB ; 1.b Exprimer v_n en fonction de n.

\begin{aligned}v_n &= v_0\times\left(\dfrac12\right)^{n} \\ &= \dfrac{\ln(2)}{2^{n}}\end{aligned}

PartieB ; 1.c En déduire que, pour tout entier naturel n, ln(2) = 2ⁿ ln(u_n).

Comme v_n=\ln(u_n) et v_n=\dfrac{\ln(2)}{2^{n}}, on a \dfrac{\ln(2)}{2^{n}}=\ln(u_n), soit \ln(2)=2^{n}\ln(u_n).

PartieB ; 2.a Déterminer à la calculatrice le plus petit entier naturel k tel que u_k appartienne à ]0,99 ; 1,01[, et une valeur approchée de u_k à 10^{-5} près.

À la calculatrice, pour tout k<7, u_k>1{,}01, et u_7\approx1{,}00543 : la plus petite valeur est k=7.

PartieB ; 2.b En déduire une approximation de ln(u_k).

En prenant x-1 comme approximation de \ln(x) pour x\in\,]0{,}99~;~1{,}01[ : \begin{aligned}\ln(u_7) &\approx u_7-1 \\ &\approx 0{,}00543\end{aligned}

PartieB ; 2.c Déduire des questions précédentes une approximation de ln(2).

D'après ce qui précède, \ln(2)\approx2^{7}\ln(u_7) \approx 2^{7}\times0{,}00543 \approx 0,695.

PartieB ; 3. On généralise à tout réel a strictement supérieur à 1. Compléter l'algorithme Python (from math import * ; def Briggs(a): n=0 ; while a>=1.01: a=sqrt(a) ; n=n+1 ; L=... ; return L) pour que Briggs(a) approche ln(a).

En s'appuyant sur la relation \ln(a)\approx2^{n}(a-1) établie précédemment, il faut compléter la ligne par L = 2n * (a-1).

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée.

Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

PARTIE A

ABCDEFGH est un cube d'arête de longueur 1.

Les points I, J, K, L et M sont les milieux respectifs des arêtes [AB], [BF], [AE], [CD] et [DH].

A.P.M.E.P. A B C D E F G H I J K L M

Affirmation 1 : « \vect{\text{JH}} = 2\vect{\text{BI}} + \vect{\text{DM}} - \vect{\text{CB}} »

Affirmation 2 : « Le triplet de vecteurs \left(\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AH}},~\vect{\text{AG}}\right) est une base de l'espace. »

Affirmation 3 : « \vect{\text{IB}} \cdot \vect{\text{LM}} = - \dfrac 14. »

PARTIE B

Dans l'espace muni d'un repère orthonormé, on considère :

  • le plan \mathcal{P} d'équation cartésienne 2x - y + 3z + 6 = 0
  • les points A(2~;~0~;~-1) et B(5~;~-3~;~7)

Affirmation 4 : « Le plan \mathcal{P} et la droite (AB) sont parallèles. »

Affirmation 5 : « Le plan \mathcal{P}' parallèle à \mathcal{P} passant par B a pour équation cartésienne -2x + y - 3z + 34 = 0 »

Affirmation 6 : « La distance du point A au plan \mathcal{P} est égale à \dfrac{\sqrt{14}}{2}. »

On note (d) la droite de représentation paramétrique

\left\{\begin{array}{l c l} x &=&-12 + 2k\\ y &=&\phantom{-}6\\ z &=&\phantom{-}3 - \phantom{-}5k \end{array}\right., \text{où}\quad \:k \in \R

Affirmation 7 : « Les droites (AB) et (d) ne sont pas coplanaires. »

Voir la correction

PartieA : ABCDEFGH est un cube d'arête 1 ; I, J, K, L, M sont les milieux respectifs de [AB], [BF], [AE], [CD], [DH]. Affirmation 1 : JH = 2BI + DM - CB. Vraie ou fausse ?

\begin{aligned}\overrightarrow{JH} &= \overrightarrow{JF}+\overrightarrow{FE}+\overrightarrow{EH} \\ &= \dfrac12\overrightarrow{BF}+\overrightarrow{BA}+\overrightarrow{BC}\end{aligned}
Or \begin{aligned}\dfrac12\overrightarrow{BF} &= \dfrac12\overrightarrow{DH} \\ &= \overrightarrow{DM}\end{aligned} (M milieu de [DH]) et \overrightarrow{BA}+\overrightarrow{BC}=2\overrightarrow{BI}-\overrightarrow{CB} (I milieu de [AB]), donc \overrightarrow{JH} = \overrightarrow{DM}+2\overrightarrow{BI}-\overrightarrow{CB}.
L'affirmation est vraie.

PartieA : Affirmation 2 : le triplet de vecteurs (AB, AH, AG) est une base de l'espace. Vraie ou fausse ?

\begin{aligned}\overrightarrow{AG} &= \overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BG} \\ &= \overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AH}\end{aligned} \overrightarrow{AG} s'exprime comme combinaison linéaire de \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AH}.
Les trois vecteurs sont donc coplanaires : l'affirmation est fausse.

PartieA : Affirmation 3 : IB \cdot LM = -\dfrac{1}{4}. Vraie ou fausse ?

\overrightarrow{LM} = \overrightarrow{IK}, donc \overrightarrow{IB}\cdot\overrightarrow{LM} = \overrightarrow{IB}\cdot\overrightarrow{IK}.
K se projette orthogonalement en A sur (AB), donc \overrightarrow{IB}\cdot\overrightarrow{IK} = \overrightarrow{IB}\cdot\overrightarrow{IA}, or ces deux vecteurs sont colinéaires de sens contraires : \begin{aligned}\overrightarrow{IB}\cdot\overrightarrow{IA} &= -IB\times IA \\ &= -\dfrac12\times\dfrac12 \\ &= -\dfrac14\end{aligned} (arête de longueur 1, I milieu de [AB]).
L'affirmation est vraie.

PartieB : Dans l'espace muni d'un repère orthonormé, on considère le plan P : 2x - y + 3z + 6 = 0, A(2 ; 0 ; -1) et B(5 ; -3 ; 7). Affirmation 4 : le plan P et la droite (AB) sont parallèles. Vraie ou fausse ?

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}3 \\ -3 \\ 8\end{pmatrix} dirige (AB) ; \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix} est normal à P.
\begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{n} &= 3\times2+(-3)\times(-1)+8\times3 \\ &= 6+3+24 \\ &= 33 \\ &\neq 0\end{aligned}
Le vecteur normal au plan et le vecteur directeur de la droite ne sont pas orthogonaux : l'affirmation est fausse (le plan et la droite ne sont pas parallèles).

PartieB : Affirmation 5 : le plan P' parallèle à P passant par B a pour équation cartésienne -2x + y - 3z + 34 = 0. Vraie ou fausse ?

P et P' étant parallèles, \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix} est aussi normal à P' : une équation de P' est de la forme 2x-y+3z+d=0.
Le point B appartient à P' : \begin{aligned}2\times5-(-3)+3\times7+d = 0 &\iff 10+3+21+d = 0 \\ &\iff d = -34 \end{aligned}
P' a donc pour équation 2x-y+3z-34=0, soit, en multipliant par -1 : -2x+y-3z+34=0. L'affirmation est vraie.

PartieB : Affirmation 6 : la distance du point A au plan P est égale à \surd\dfrac{14}{2}. Vraie ou fausse ?

Notons H le projeté orthogonal de A sur P : \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix} dirige la droite \Delta orthogonale à P passant par A, de représentation paramétrique x = 2+2t, y = -t, z = -1+3t.
L'intersection avec P vérifie \begin{aligned}2(2+2t)-(-t)+3(-1+3t)+6 = 0 &\iff 14t = -7 \\ &\iff t = -\dfrac12 \end{aligned} donc H\left(1~;~\dfrac12~;~-\dfrac52\right).
\overrightarrow{AH}\begin{pmatrix}-1 \\ \dfrac{1}{2} \\ -\dfrac{3}{2}\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\|\overrightarrow{AH}\|^{2} &= 1+\dfrac14+\dfrac94 \\ &= \dfrac{14}{4}\end{aligned} soit AH=\dfrac{\sqrt{14}}{2}.
L'affirmation est vraie.

PartieB : On note (d) la droite de représentation paramétrique x = -12+2k, y = 6, z = 3-5k (k réel). Affirmation 7 : les droites (AB) et (d) ne sont pas coplanaires. Vraie ou fausse ?

(d) est dirigée par \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}2 \\ 0 \\ -5\end{pmatrix} et (AB) par \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}3 \\ -3 \\ 8\end{pmatrix} : ces vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les droites ne sont ni parallèles ni confondues.
(AB) a pour représentation paramétrique x = 2+3t, y = -3t, z = -1+8t. Chercher un point commun revient à résoudre 2+3t=-12+2k, -3t=6, -1+8t=3-5k, soit t=-2 et k=4 dans les trois équations : le système admet une solution.
Les droites sont donc sécantes, au point C(-4~;~6~;~-17), donc coplanaires. L'affirmation est fausse.

Bac Terminale 2025 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On désigne par f la fonction définie sur l'intervalle [0~;~\pi] par

f(x) = \e^x \sin (x).

On note \mathcal{C}_f la courbe représentative de f dans un repère.

PARTIE A

    1. Démontrer que pour tout réel x de l'intervalle [0~;~\pi],

      f'(x) = \e^x[\sin(x) + \cos(x)].
    2. Justifier que la fonction f est strictement croissante sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]
    1. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.
    2. Démontrer que la fonction f est convexe sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].
    3. En déduire que pour tout réel x de l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \e^x \sin (x) \geqslant x.
  1. Justifier que le point d'abscisse \dfrac{\pi}{2} de la courbe représentative de la fonction f est un point d'inflexion.

PARTIE B

On note

I = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \e^x \sin (x)\quad \text{d}x\quad \text{et}\quad J = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \e^x \cos (x)\quad \text{d}x.

  1. En intégrant par parties l'intégrale I de deux manières différentes, établir les deux relations suivantes :

    I= 1+J\quad \text{et}\quad I= \e^{\frac{\pi}{2}} - J.
  2. En déduire que I = \dfrac{1 + \e^{\frac{\pi}{2}}}{2}.
  3. On note g la fonction définie sur \R par g(x) = x.

    Les courbes représentatives des fonctions f et g sont tracées dans le repère orthogonal ci-dessous sur l'intervalle [0~;~\pi].

    Calculer la valeur exacte de l'aire du domaine hachuré situé entre les courbes \mathcal{C}_f et \mathcal{C}_g et les droites d'équation x = 0 et x = \dfrac{\pi}{2}.

    A.P.M.E.P. 012302468 C f C g
Voir la correction

PartieA ; 1.a On considère f(x) = eˣsin(x) sur [0 ; π]. Démontrer que f'(x) = eˣ[sin(x) + cos(x)] sur cet intervalle.

f est un produit de fonctions dérivables : f'(x) = e^{x}\sin(x)+e^{x}\cos(x) = e^{x}[\sin(x)+\cos(x)].

PartieA ; 1.b Justifier que f est strictement croissante sur [0 ; π/2].

Sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \cos(x)\geqslant0 et \sin(x)\geqslant0, et ils ne s'annulent jamais simultanément (\sin ne s'annule qu'en 0 où \cos(0)=1, \cos ne s'annule qu'en \frac{\pi}{2}\sin(\frac{\pi}{2})=1) : donc \sin(x)+\cos(x)>0 sur cet intervalle.
Comme e^{x}>0 pour tout réel x, f'(x)>0 comme produit de deux facteurs strictement positifs : f est strictement croissante sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].

PartieA ; 2.a Déterminer une équation de la tangente T à la courbe de f au point d'abscisse 0.

\begin{aligned}f(0) &= e^{0}\sin(0) \\ &= 0\end{aligned} et f'(0) = e^{0}[\sin(0)+\cos(0)] = 1.
La tangente en 0 a pour équation y=f'(0)x+f(0), soit y=x.

PartieA ; 2.b Démontrer que f est convexe sur [0 ; π/2].

Pour tout réel x : f''(x) = e^{x}[\sin(x)+\cos(x)] + e^{x}[\cos(x)-\sin(x)] = 2e^{x}\cos(x).
Sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \cos(x)\geqslant0 et e^{x}>0, donc f''(x)\geqslant0 : f est convexe sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].

PartieA ; 2.c En déduire que, pour tout réel x de [0 ; π/2], eˣsin(x) \geq x.

La courbe d'une fonction convexe est au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier au-dessus de la tangente T d'équation y=x au point d'abscisse 0.
Donc, pour tout x\in\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], f(x)\geqslant x, c'est-à-dire e^{x}\sin(x)\geqslant x.

PartieA ; 3. Justifier que le point d'abscisse π/2 de la courbe de f est un point d'inflexion.

f''(x)=2e^{x}\cos(x) s'annule en changeant de signe en x=\dfrac{\pi}{2} (positive avant, négative après, car \cos change de signe en \frac{\pi}{2}) : le point d'abscisse \dfrac{\pi}{2} est donc un point d'inflexion de la courbe de f.

PartieB : On note I = ∫₀^{π/2} eˣsin(x) dx et J = ∫₀^{π/2} eˣcos(x) dx. En intégrant par parties de deux manières différentes, établir I = 1 + J et I = e^{π/2} - J.

En posant u(x)=e^{x}, v'(x)=\sin(x) (donc u'(x)=e^{x}, v(x)=-\cos(x)), l'intégration par parties donne : \begin{aligned}\displaystyle I &= \left[-\cos(x)e^{x}\right]_0^{\pi/2} + \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}e^{x}\cos(x)\,\mathrm{d}x \\ &= 0+1+J \\ &= 1+J\end{aligned}
En posant u(x)=\sin(x), v'(x)=e^{x} (donc u'(x)=\cos(x), v(x)=e^{x}), l'intégration par parties donne : \begin{aligned}\displaystyle I &= \left[\sin(x)e^{x}\right]_0^{\pi/2} - \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}e^{x}\cos(x)\,\mathrm{d}x \\ &= e^{\pi/2}-J\end{aligned}
On obtient donc bien I=1+J et I=e^{\pi/2}-J.

PartieB : En déduire que I = (1 + e^{π/2}) / 2.

En additionnant les deux relations : \begin{aligned}2I &= 1+J+e^{\pi/2}-J \\ &= 1+e^{\pi/2}\end{aligned} donc I = \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2}.

PartieB : On note g(x) = x. Calculer l'aire exacte du domaine hachuré entre les courbes de f et g sur [0 ; π/2].

D'après la partie A, f(x)\geqslant g(x) sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], donc l'aire cherchée est \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A} &= \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}(f(x)-x)\,\mathrm{d}x \\ &= I - \left[\dfrac{x^{2}}{2}\right]_0^{\pi/2}\end{aligned}
\begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2} - \dfrac12\left(\dfrac{\pi}{2}\right)^{2} \\ &= \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2} - \dfrac{\pi^{2}}{8}\end{aligned} unités d'aire (\approx1{,}67 u.a.).

L'espace est rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

On considère :

  • \alpha un réel quelconque ;
  • les points A(1 ; 1 ; 0), B(2 ; 1 ; 0) et C(\alpha~;~3~;~\alpha) ;
  • (d) la droite dont une représentation paramétrique est :

    \left\{ \begin{array}{l} x = 1 + t\\ y = \phantom{11} 2t\\ z = \phantom{1}- t \end{array} \right.,\quad t \in \mathbb{R}

Pour chacune des affirmations suivantes, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier la réponse donnée. Une réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.

Affirmation 1 : Pour toutes les valeurs de \alpha, les points A, B et C définissent un plan et un vecteur normal à ce plan est \vect{\jmath}\begin{pmatrix}0\\1\\0\end{pmatrix}.

Affirmation 2 : Il existe exactement une valeur de \alpha telle que les droites (AC) et (d) soient parallèles.

Affirmation 3 : Une mesure de l'angle \widehat{\text{OAB}} est 135°.

Affirmation 4 : Le projeté orthogonal du point A sur la droite (d) est le point H(1 ; 2 ; 2).

Affirmation 5 : La sphère de centre O et de rayon 1 rencontre la droite (d) en deux points distincts.

On rappelle que la sphère de centre \Omega et de rayon r est l'ensemble des points de l'espace situés à une distance r de \Omega.

Voir la correction

L'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne \alpha réel, A(1 ; 1 ; 0), B(2 ; 1 ; 0), C(\alpha ; 3 ; \alpha), et (d) : x=1+t, y=2t, z=-t. Affirmation 1 : pour toute valeur de \alpha, A, B, C définissent un plan dont un vecteur normal est ȷ(0 ; 1 ; 0). Vraie ou fausse ?

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}\alpha-1 \\ 2 \\ \alpha\end{pmatrix} ne sont jamais colinéaires (leurs deuxièmes coordonnées sont 0 et 2) : A, B, C définissent bien un plan quel que soit \alpha.
Le repère étant orthonormé : \begin{aligned}\overrightarrow{AC}\cdot\overrightarrow{\jmath} &= (\alpha-1)\times0+2\times1+\alpha\times0 \\ &= 2 \\ &\neq 0\end{aligned}
\overrightarrow{\jmath} n'est donc pas orthogonal à \overrightarrow{AC}, donc ce n'est pas un vecteur normal au plan (ABC). L'affirmation est fausse.

Affirmation 2 : il existe exactement une valeur de \alpha telle que (AC) et (d) soient parallèles. Vraie ou fausse ?

(d) est dirigée par \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}1 \\ 2 \\ -1\end{pmatrix} et (AC) par \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}\alpha-1 \\ 2 \\ \alpha\end{pmatrix} : ces deux vecteurs ont la même deuxième coordonnée (2), donc pour qu'ils soient colinéaires, il faudrait qu'ils soient égaux.
Cela exigerait \alpha-1=1 (soit \alpha=2) et \alpha=-1 simultanément, ce qui est impossible.
Quel que soit \alpha, les vecteurs ne sont donc jamais colinéaires : l'affirmation est fausse.

Affirmation 3 : une mesure de l'angle OAB est 135^{\circ}. Vraie ou fausse ?

\overrightarrow{AO}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\overrightarrow{AO}\cdot\overrightarrow{AB} &= -1\times1+(-1)\times0+0\times0 \\ &= -1\end{aligned}
\begin{aligned}AO &= \sqrt{(-1)^{2}+(-1)^{2}} \\ &= \sqrt2\end{aligned} et \begin{aligned}AB &= \sqrt{1^{2}} \\ &= 1\end{aligned} donc \begin{aligned}\overrightarrow{AO}\cdot\overrightarrow{AB} &= AO\times AB\times\cos(\widehat{OAB}) \\ &= \sqrt2\cos(\widehat{OAB})\end{aligned}
\begin{aligned}-1 = \sqrt2\cos(\widehat{OAB}) &\iff \cos(\widehat{OAB}) = -\dfrac{1}{\sqrt2} \\ &\iff \cos(\widehat{OAB}) = -\dfrac{\sqrt2}{2}\end{aligned} ce qui correspond à un angle de \pi-\dfrac{\pi}{4}=\dfrac{3\pi}{4}, soit 135^{\circ}. L'affirmation est vraie.

Affirmation 4 : le projeté orthogonal de A sur (d) est le point H(1 ; 2 ; 2). Vraie ou fausse ?

Pour que x_H=1+t avec x_H=1, il faut t=0 ; mais alors \begin{aligned}y &= 2\times0 \\ &= 0 \\ &\neq 2\end{aligned} et \begin{aligned}z &= -0 \\ &= 0 \\ &\neq 2\end{aligned} H ne vérifie pas la représentation paramétrique de (d), donc H n'appartient même pas à (d) : l'affirmation est fausse.

Affirmation 5 : la sphère de centre O et de rayon 1 rencontre (d) en deux points distincts. Vraie ou fausse ?

Un point M_t de (d) vérifie \begin{aligned}OM_t &= \sqrt{(1+t)^{2}+(2t)^{2}+(-t)^{2}} \\ &= \sqrt{6t^{2}+2t+1}\end{aligned}
\begin{aligned}OM_t = 1 &\iff 6t^{2}+2t+1 = 1 \\ &\iff 6t^{2}+2t = 0 \\ &\iff 2t(3t+1) = 0 \\ &\iff t = 0 \end{aligned} ou t=-\dfrac13.
Cette équation a deux solutions distinctes : la sphère rencontre bien (d) en deux points. L'affirmation est vraie.

Une entreprise qui fabrique des jouets doit effectuer des contrôles de conformité avant leur commercialisation. Dans cet exercice, on s'intéresse à deux tests effectués par l'entreprise de jouets : un test de fabrication et un test de sécurité.

À la suite d'un grand nombre de vérifications, l'entreprise affirme que:

  • 95 % des jouets réussissent le test de fabrication ;
  • Parmi les jouets qui réussissent le test de fabrication, 98 % réussissent le test de sécurité ;
  • 1 % des jouets ne réussissent aucun des deux tests.

On choisit au hasard un jouet parmi les jouets produits. On note:

  • F l'évènement : « le jouet réussit le test de fabrication » ;
  • S l'évènement : « le jouet réussit le test de sécurité ».

Partie A

  1. À partir des données de l'énoncé, donner les probabilités P(F) et P_F(S).
    1. Construire un arbre pondéré qui illustre la situation avec les données disponibles dans l'énoncé.
    2. Montrer que P_{\overline{F}}\left(\overline{S}\right) = 0,2.
  2. Calculer la probabilité que le jouet choisi réussisse les deux tests.
  3. Montrer que la probabilité que le jouet réussisse le test de sécurité vaut 0,97 arrondi au centième.
  4. Lorsque le jouet a réussi le test de sécurité, quelle est la probabilité qu'il réussisse le test de fabrication? Donner une valeur approchée du résultat au centième.

Partie B

On prélève au hasard dans la production de l'entreprise un lot de n jouets, où n est un entier strictement positif. On suppose que ce prélèvement se fait sur une quantité suffisamment grande de jouets pour être assimilé à une succession de n tirages indépendants avec remise.

On rappelle que la probabilité qu'un jouet réussisse le test de fabrication est égale à 0,95.

Soit S_n la variable aléatoire qui compte le nombre de jouets ayant réussi le test de fabrication. On admet que S_n suit la loi binomiale de paramètres n et p = 0,95.

  1. Exprimer l'espérance et la variance de la variable aléatoire S_n en fonction de n.
  2. Dans cette question, on pose n = 150.
    1. Déterminer une valeur approchée à 10^{-3} près de P\left(S_{150} = 145\right). Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
    2. Déterminer la probabilité qu'au moins 94 % des jouets de ce lot réussissent le test de fabrication. Donner une valeur approchée du résultat à 10^{-3} près.
  3. Dans cette question, l'entier naturel non nul n n'est plus fixé.

    Soit F_n la variable aléatoire définie par : F_n = \dfrac{S_n}{n}. La variable aléatoire F_n représente la proportion des jouets qui réussissent le test de fabrication dans un lot de n jouets prélevés.

    On note E(F_n) l'espérance et V(F_n) la variance de la variable aléatoire F_n.
    1. Montrer que E(F_n) = 0,95 et que V(F_n) = \dfrac{0,0475}{n}.
    2. On s'intéresse à l'évènement I suivant: « la proportion de jouets qui réussissent le test de fabrication dans un lot de n jouets est strictement comprise entre 93 % et 97 % ».

      En utilisant l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, déterminer une valeur n de la taille du lot de jouets à prélever, à partir de laquelle la probabilité de l'évènement I est supérieure ou égale à 0,96.
Voir la correction

PartieA ; 1. 95 % des jouets réussissent le test de fabrication F ; parmi eux, 98 % réussissent le test de sécurité S. Donner P(F) et P_F(S).

D'après l'énoncé : P(F)=0{,}95 et P_F(S)=0{,}98.

PartieA ; 2.a Construire un arbre pondéré illustrant la situation.

L'arbre a pour première branche P(F)=0{,}95 et P(\overline{F})=0{,}05 ; sur la branche F, P_F(S)=0{,}98 et P_F(\overline{S})=0{,}02 ; sur la branche \overline{F}, les probabilités P_{\overline{F}}(S) et P_{\overline{F}}(\overline{S}) restent à déterminer.

PartieA ; 2.b 1 % des jouets ne réussissent aucun des deux tests. Montrer que P_{\overline{F}}(\overline{S}) = 0,2.

D'après l'énoncé, P(\overline{F}\cap\overline{S})=0{,}01.
\begin{aligned}P_{\overline{F}}(\overline{S}) &= \dfrac{P(\overline{F}\cap\overline{S})}{P(\overline{F})} \\ &= \dfrac{0{,}01}{0{,}05} \\ &= 0{,}2\end{aligned}

PartieA ; 3. Calculer la probabilité que le jouet choisi réussisse les deux tests.

\begin{aligned}P(F\cap S) &= P(F)\times P_F(S) \\ &= 0{,}95\times0{,}98 \\ &= 0{,}931\end{aligned} soit 0,93 arrondi au centième.

PartieA ; 4. Montrer que la probabilité que le jouet réussisse le test de sécurité vaut 0,97 arrondi au centième.

\{F,\overline{F}\} forme une partition, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(S) = P(F\cap S)+P(\overline{F}\cap S).
\begin{aligned}P(\overline{F}\cap S) &= P(\overline{F})\times P_{\overline{F}}(S) \\ &= 0{,}05\times0{,}8 \\ &= 0{,}04\end{aligned}, car \begin{aligned}P_{\overline{F}}(S) &= 1-0{,}2 \\ &= 0{,}8\end{aligned}
P(S) = 0{,}931+0{,}04 = 0{,}971 \approx 0,97.

PartieA ; 5. Lorsque le jouet a réussi le test de sécurité, quelle est la probabilité qu'il réussisse le test de fabrication (arrondie au centième) ?

P_S(F) = \dfrac{P(F\cap S)}{P(S)} = \dfrac{0{,}931}{0{,}971} \approx 0,96.

PartieB ; 1. On note S_n le nombre de jouets sur n réussissant le test de fabrication, suivant la loi binomiale de paramètres n et 0,95. Exprimer E(S_n) et V(S_n) en fonction de n.

\begin{aligned}E(S_n) &= np \\ &= 0{,}95n\end{aligned} et \begin{aligned}V(S_n) &= np(1-p) \\ &= n\times0{,}95\times0{,}05 \\ &= 0{,}0475n\end{aligned}

PartieB ; 2.a Pour n = 150, déterminer une valeur approchée de P(S_{150} = 145) à 10^{-3} près et interpréter.

À la calculatrice : P(S_{150}=145) \approx 0,109.
Cela signifie que, dans environ 10,9 % des cas, exactement 145 des 150 jouets du lot réussissent le test de fabrication.

PartieB ; 2.b Déterminer la probabilité qu'au moins 94 % des jouets du lot réussissent le test de fabrication (arrondie à 10^{-3}).

94 % de 150 jouets correspond à 141 jouets : la probabilité cherchée est P(S_{150}\geqslant141).
À la calculatrice, P(S_{150}\geqslant141) \approx 0,781.

PartieB ; 3.a On pose F_n = S_n/n. Montrer que E(F_n) = 0,95 et V(F_n) = 0,0475/n.

\begin{aligned}E(F_n) &= E\left(\dfrac{S_n}{n}\right) \\ &= \dfrac{E(S_n)}{n} \\ &= \dfrac{0{,}95n}{n} \\ &= 0{,}95\end{aligned}
\begin{aligned}V(F_n) &= V\left(\dfrac{S_n}{n}\right) \\ &= \dfrac{V(S_n)}{n^{2}} \\ &= \dfrac{0{,}0475n}{n^{2}} \\ &= \dfrac{0{,}0475}{n}\end{aligned}

PartieB ; 3.b On note I l'évènement « la proportion de jouets réussissant le test de fabrication est strictement comprise entre 93 % et 97 % ». Déterminer, à l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, une taille de lot n à partir de laquelle P(I) \geq 0,96.

L'évènement I s'écrit |F_n-0{,}95|<0{,}02, donc P(I) = 1-P(|F_n-0{,}95|\geqslant0{,}02).
D'après Bienaymé-Tchebychev, avec t=0{,}02 : \begin{aligned}P(|F_n-0{,}95|\geqslant0{,}02) &\leqslant \dfrac{V(F_n)}{0{,}02^{2}} \\ &= \dfrac{0{,}0475}{0{,}0004\,n}\end{aligned}
On veut \begin{aligned}1-\dfrac{0{,}0475}{0{,}0004n} \geqslant 0{,}96 &\iff \dfrac{0{,}0475}{0{,}0004n} \leqslant 0{,}04 \\ &\iff n \geqslant \dfrac{0{,}0475}{0{,}04\times0{,}0004} \\ &\iff n \geqslant 2\,968{,}75\end{aligned}
Il faut donc un lot d'au moins 2 969 jouets pour garantir P(I)\geqslant0{,}96.

Un patient doit prendre toutes les heures une dose de 2 ml d'un médicament.

On introduit la suite \left(u_n\right) telle que le terme u_n représente la quantité de médicament, exprimée en ml présente dans l'organisme immédiatement après n prises de médicament.

On a u_1 = 2 et

pour tout entier naturel n strictement positif : u_{n+1} = 2 + 0,8u_n.

Partie A

En utilisant ce modèle, un médecin cherche à savoir à partir de combien de prises du médicament la quantité présente dans l'organisme du patient est strictement supérieure à 9 mL.

  1. Calculer la valeur u_2.
  2. Montrer par récurrence que : u_n = 10 - 8 \times 0{,}8^{n-1}\quad \text{pour tout entier naturel} \:n \:\text{strictement positif.}
  3. Déterminer \lim\limits_{n \to +\infty} u_n et et donner une interprétation de ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  4. Soit N un entier naturel strictement positif, l'inéquation u_N \geqslant 10 admet-elle des solutions?

    Interpréter le résultat de cette question dans le contexte de l'exercice.
  5. Déterminer à partir de combien de prises de médicament la quantité de médicament présente dans l'organisme du patient est strictement supérieure à 9 mL. Justifier votre démarche.

Partie B

En utilisant la même modélisation, le médecin s'intéresse à la quantité moyenne de médicament présente dans l'organisme du malade au cours du temps.

On définit pour cela la suite \left(S_n\right) définie pour tout entier naturel n strictement positif par

S_n = \frac{u_1 + u_2 + ... + u_n}{n}.

On admet que la suite \left(S_n\right) est croissante.

  1. Calculer S_2.
  2. Montrer que pour tout entier naturel n strictement positif,

    u_1 + u_2 + ... + u_n = 10n - 40 + 40 \times 0{,}8^n.
  3. Calculer \lim\limits_{n \to +\infty} S_n.
  4. On donne la fonction mystere suivante, écrite en langage Python :

    1def mystere(k):
    2n = 1
    3s = 2
    4while s < k:
    5n = n + 1
    6s = 10 - 40/n + (40*0.8**n)/n
    7return n


    Dans le contexte de l'énoncé, que représente la valeur renvoyée par la saisie mystere(9) ?
  5. Justifier que cette valeur est strictement supérieure à 10.
Voir la correction

PartieA ; 1. Un patient prend 2 mL de médicament chaque heure. On pose u_1 = 2 et u_{n+1} = 2 + 0,8u_n pour tout n \geq 1 (u_n = quantité présente après n prises). Calculer u_2.

\begin{aligned}u_2 &= 2+0{,}8\times u_1 \\ &= 2+0{,}8\times2 \\ &= 2+1{,}6 \\ &= 3{,}6\end{aligned} mL.

PartieA ; 2. Montrer par récurrence que u_n = 10 - 8 \times 0,8^{n-1} pour tout entier n \geq 1.

Initialisation : pour n=1, \begin{aligned}10-8\times0{,}8^{0} &= 10-8 \\ &= 2 \\ &= u_1\end{aligned} La propriété est vraie au rang 1.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n\geqslant1, u_n=10-8\times0{,}8^{n-1}. Alors : \begin{aligned}u_{n+1} &= 2+0{,}8u_n \\ &= 2+0{,}8(10-8\times0{,}8^{n-1}) \\ &= 2+8-8\times0{,}8^{n} \\ &= 10-8\times0{,}8^{n}\end{aligned} La propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n\geqslant1, u_n = 10-8\times0{,}8^{n-1}.

PartieA ; 3. Déterminer la limite de u_n et interpréter.

Comme {-1<0{,}8<1}, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}8^{n-1}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 10.
Cela signifie qu'après un grand nombre de prises, la quantité de médicament dans l'organisme se rapproche indéfiniment de 10 mL, sans jamais l'atteindre.

PartieA ; 4. L'inéquation u_N \geqslant 10 admet-elle des solutions pour N entier naturel non nul ? Interpréter.

\begin{aligned}u_N \geqslant 10 &\iff 10-8\times0{,}8^{N-1} \geqslant 10 \\ &\iff -8\times0{,}8^{N-1} \geqslant 0 \end{aligned}
Or -8\times0{,}8^{N-1} est strictement négatif pour tout N : cette inéquation n'a pas de solution.
Cela signifie que la quantité de médicament dans l'organisme reste toujours strictement inférieure à 10 mL, quel que soit le nombre de prises.

PartieA ; 5. Déterminer à partir de combien de prises la quantité de médicament est strictement supérieure à 9 mL.

u_n>9 \iff 10-8\times0{,}8^{n-1}>9 \iff -8\times0{,}8^{n-1}>-1 \iff 0{,}8^{n-1}<\dfrac18 (en divisant par -8<0, ce qui inverse le sens de l'inégalité).
En passant au logarithme népérien (croissant) : (n-1)\ln(0{,}8)<-\ln(8), et comme \ln(0{,}8)<0 : n-1>-\dfrac{\ln(8)}{\ln(0{,}8)} \approx 9{,}3, soit n>10{,}3.
Les solutions entières sont donc les entiers n\geqslant11 : c'est à partir de la 11e prise que la quantité dépasse 9 mL.

PartieB ; 1. On pose S_n = (u_1+u_2+\dots+u_n)/n. Calculer S_2.

\begin{aligned}S_2 &= \dfrac{u_1+u_2}{2} \\ &= \dfrac{2+3{,}6}{2} \\ &= 2{,}8\end{aligned}

PartieB ; 2. Montrer que u_1 + u_2 + \dots + u_n = 10n - 40 + 40 \times 0,8^n.

En sommant l'expression explicite de u_k pour k de 1 à n : \begin{aligned}\sum_{k=1}^n u_k &= \sum_{k=1}^n\left(10-8\times0{,}8^{k-1}\right) \\ &= 10n - 8\sum_{k=1}^n0{,}8^{k-1}\end{aligned}
La somme géométrique \begin{aligned}\sum_{k=1}^n0{,}8^{k-1} &= \dfrac{1-0{,}8^{n}}{1-0{,}8} \\ &= 5(1-0{,}8^{n})\end{aligned}
Donc \begin{aligned}\sum_{k=1}^n u_k &= 10n - 8\times5(1-0{,}8^{n}) \\ &= 10n-40+40\times0{,}8^{n}\end{aligned}

PartieB ; 3. Calculer la limite de S_n.

D'après la question précédente, S_n = 10-\dfrac{40}{n}+\dfrac{40}{n}\times0{,}8^{n}.
\lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{40}{n}=0 et \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}8^{n}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}S_n = 10 : la quantité moyenne de médicament tend elle aussi vers 10 mL.

PartieB ; 4. On donne la fonction mystere(k) (n=1, s=2 ; while s<k: n=n+1, s=10-40/n+40*0.8n/n ; return n). Que représente mystere(9) ?

La fonction calcule les termes successifs de S_n (avec la formule explicite de la question précédente) jusqu'à ce que S_n dépasse le seuil k : mystere(9) renvoie donc le premier rang n à partir duquel la quantité moyenne de médicament dans l'organisme dépasse 9 mL.

PartieB ; 5. Justifier que cette valeur est strictement supérieure à 10.

D'après la partie A, u_n<9 pour tout n\leqslant10 (la quantité ne dépasse 9 mL qu'à partir de la 11e prise).
Or S_n est la moyenne de u_1,\dots,u_n : si tous les u_k (pour k\leqslant10) sont inférieurs à 9, alors S_{10} l'est aussi.
La valeur renvoyée par mystere(9) est donc nécessairement strictement supérieure à 10.

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[ par

f(x) = \frac{\e^{\sqrt{x}}}{2\sqrt{x}}

et on appelle \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

  1. On définit la fonction g sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[ par g(x) = \e^{\sqrt{x}}.
    1. Montrer que g'(x) = f(x) pour tout x de l'intervalle ]0~;~ + \infty[.
    2. Pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ + \infty[, calculer f'(x) et montrer que:

      f'(x) = \dfrac{\e^{\sqrt{x}}\left(\sqrt x - 1\right)}{4x\sqrt x}.
    1. Déterminer la limite de la fonction f en 0.
    2. Interpréter graphiquement ce résultat.
    1. Déterminer la limite de la fonction f en + \infty.
    2. Étudier le sens de variation de la fonction f sur ]0~;~+ \infty[.

      Dresser le tableau de variations de la fonction f en y faisant figurer les limites aux bornes de l'intervalle de définition.
    3. Montrer que l'équation f(x) = 2 admet une unique solution sur l'intervalle [1~;~+\infty[ et donner une valeur approchée à 10^{-1} près de cette solution.
  2. On pose I = \displaystyle\int_1^2 f(x)\quad \text{d}x.
    1. Calculer I.
    2. Interpréter graphiquement le résultat.
  3. On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[ et que:

    f"(x) = \dfrac{\e^{\sqrt{x}}\left(x - 3\sqrt x + 3\right)}{8x^2\sqrt x}.

    1. En posant X = \sqrt x, montrer que x - 3\sqrt x + 3 > 0 pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ + \infty[.
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[.
Voir la correction

1.aOn considère g(x) = e^{\sqrt{x}} sur ]0 ; +\infty[, et f(x) = e^{\sqrt{x}} / (2\sqrt{x}). Montrer que g'(x) = f(x).

g est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme composée de fonctions dérivables : g'(x) = \dfrac{1}{2\sqrt{x}}\times e^{\sqrt{x}} = \dfrac{e^{\sqrt{x}}}{2\sqrt{x}} = f(x).

1.bCalculer f'(x) et montrer que f'(x) = e^{\sqrt{x}}(\sqrt{x} - 1) / (4x\sqrt{x}).

f est dérivable comme quotient de fonctions dérivables sur ]0~;~+\infty[. En dérivant f=\dfrac{g}{2\sqrt{x}} (avec g'=f) : f'(x) = \dfrac{f(x)\times2\sqrt{x} - g(x)\times\frac{1}{\sqrt{x}}}{4x} = \dfrac{e^{\sqrt{x}} - \frac{e^{\sqrt{x}}}{\sqrt{x}}}{4x}.
En réduisant au même dénominateur : f'(x) = \dfrac{\frac{\sqrt{x}e^{\sqrt{x}}-e^{\sqrt{x}}}{\sqrt{x}}}{4x} = \dfrac{e^{\sqrt{x}}(\sqrt{x}-1)}{4x\sqrt{x}}.

2.aDéterminer la limite de f en 0.

\lim\limits_{x\to0}e^{\sqrt{x}}=1 et \lim\limits_{x\to0}2\sqrt{x}=0^{+}, avec f(x)>0 : donc \lim\limits_{x\to0}f(x)=+\infty.

2.bInterpréter graphiquement ce résultat.

La courbe \mathcal{C}_f admet une asymptote verticale d'équation x=0.

3.aDéterminer la limite de f en +\infty.

Par croissances comparées, \lim\limits_{u\to+\infty}\dfrac{e^{u}}{u}=+\infty ; en posant u=\sqrt{x} (qui tend vers +\infty quand x\to+\infty), par composition, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

3.bÉtudier le sens de variation de f sur ]0 ; +\infty[ et dresser son tableau de variation.

Pour tout x>0, e^{\sqrt{x}}>0 et 4x\sqrt{x}>0, donc f'(x) est du signe de \sqrt{x}-1.
\begin{aligned}\sqrt{x}-1 \geqslant 0 &\iff x \geqslant 1 \end{aligned} f est donc décroissante sur ]0~;~1] et croissante sur [1~;~+\infty[, avec un minimum f(1)=\dfrac{e}{2}.

3.cMontrer que l'équation f(x) = 2 admet une unique solution sur [1 ; +\infty[, avec une valeur approchée à 10^{-1} près.

Sur [1~;~+\infty[, f est continue et strictement croissante, de \begin{aligned}f(1) &= \dfrac{e}{2} \\ &\approx 1{,}36\end{aligned} à +\infty.
Comme 2\in\left[\dfrac{e}{2}~;~+\infty\right[, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=2 admet une unique solution \alpha sur [1~;~+\infty[.
À la calculatrice, \alpha\approx4{,}6.

4.aOn pose I = ∫₁^{2} f(x) dx. Calculer I.

D'après la question 1.a, g est une primitive de f sur ]0~;~+\infty[.
\begin{aligned}I &= \left[g(x)\right]_1^{2} \\ &= \left[e^{\sqrt{x}}\right]_1^{2} \\ &= e^{\sqrt2}-e\end{aligned}

4.bInterpréter graphiquement ce résultat.

f étant positive, I=e^{\sqrt2}-e représente l'aire du domaine compris entre la courbe \mathcal{C}_f, l'axe des abscisses et les droites x=1 et x=2, en unités d'aire.

5.aOn admet que f''(x) = e^{\sqrt{x}}(x - 3\sqrt{x} + 3) / (8x^2\sqrt{x}). En posant X = \sqrt{x}, montrer que x - 3\sqrt{x} + 3 > 0 sur ]0 ; +\infty[.

En posant X=\sqrt{x}, l'expression devient X^{2}-3X+3, un polynôme du second degré de discriminant \Delta = 9-12 = -3 < 0.
Comme \Delta<0 et que le coefficient dominant est positif, X^{2}-3X+3>0 pour tout réel X, donc x-3\sqrt{x}+3>0 pour tout x>0.

5.bÉtudier la convexité de f sur ]0 ; +\infty[.

Pour tout x>0 : e^{\sqrt{x}}>0, x-3\sqrt{x}+3>0 (question précédente) et 8x^{2}\sqrt{x}>0, donc f''(x)>0 : f est convexe sur ]0~;~+\infty[.

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiple. Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie. Aucune justification n'est demandée. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.

Les quatre questions sont indépendantes.

Pour chaque question, une seule réponse correcte. Aucune justification n’est demandée.

Dans tout l'exercice, on considère que l'espace est muni d'un repère orthonormé

\left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

On considère:

  • les points A(-3~;~1~;~4) et B(1 ; 5 ; 2)
  • le plan \mathcal{P} d'équation cartésienne 4x + 4y -2z + 3 = 0
  • la droite (d) dont une représentation paramétrique est \left\{\begin{array}{l c l} x&=&- 6 + 3t\\y&=&\phantom{-}1\\z&=&\phantom{-}9 - 5t \end{array}\right.,t \in~\R.
  1. Les droites (AB) et (d) sont:
    1. sécantes non perpendiculaires.
    2. perpendiculaires.
    3. non coplanaires.
    4. parallèles.
  2. La droite (AB) est:
    1. incluse dans le plan \mathcal{P}.
    2. strictement parallèle au plan \mathcal{P}.
    3. sécante et non orthogonale au plan \mathcal{P}.
    4. orthogonale au plan \mathcal{P}.
  3. On considère le plan P' d'équation cartésienne 2x+y+6z+5 = 0.

    Les plans \mathcal{P} et \mathcal{P}' sont:
    1. sécants et non perpendiculaires.
    2. perpendiculaires.
    3. confondus.
    4. strictement parallèles.
  4. On considère le point C(0~;~1~;~-1). La valeur de l'angle \widehat{\text{BAC}} arrondie au degré est:
    1. 90°
    2. 51°
    3. 39°
Voir la correction

1.On donne A(-3 ; 1 ; 4), B(1 ; 5 ; 2), la droite (d) : x=-6+3t, y=1, z=9-5t. Les droites (AB) et (d) sont : a) sécantes non perpendiculaires, b) perpendiculaires, c) non coplanaires, d) parallèles.

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix} (colinéaire à \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}2 \\ 2 \\ -1\end{pmatrix}) dirige (AB), et \overrightarrow{u'}\begin{pmatrix}3 \\ 0 \\ -5\end{pmatrix} dirige (d) : ces vecteurs ne sont pas colinéaires, les droites ne sont pas parallèles.
\begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{u'} &= 6+0+5 \\ &= 11 \\ &\neq 0\end{aligned} Les droites ne sont pas perpendiculaires.
En résolvant le système de recherche d'un point commun (avec (AB) paramétrée par s), on trouve une solution unique (t,s)=(1,0) : les droites sont sécantes.
Réponse a) sécantes non perpendiculaires.

2.On considère le plan P : 4x+4y-2z+3=0. La droite (AB) est : a) incluse dans P, b) strictement parallèle à P, c) sécante et non orthogonale à P, d) orthogonale à P.

\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix} est normal à P, et c'est exactement le vecteur \overrightarrow{AB}.
Réponse d) la droite (AB) est orthogonale au plan P.

3.On considère le plan P' : 2x+y+6z+5=0. Les plans P et P' sont : a) sécants et non perpendiculaires, b) perpendiculaires, c) confondus, d) strictement parallèles.

\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix} (normal à P) et \overrightarrow{n'}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ 6\end{pmatrix} (normal à P') ne sont pas colinéaires : les plans ne sont pas parallèles.
\begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{n'} &= 8+4-12 \\ &= 0\end{aligned} Les vecteurs normaux sont orthogonaux.
Réponse b) les plans sont perpendiculaires.

4.On considère C(0 ; 1 ; -1). La valeur de l'angle BAC arrondie au degré est : a) 90^{\circ}, b) 51^{\circ}, c) 39^{\circ}, d) 0^{\circ}.

\overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}3 \\ 0 \\ -5\end{pmatrix} et \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\overrightarrow{AC}\cdot\overrightarrow{AB} &= 12+0+10 \\ &= 22\end{aligned}
\begin{aligned}AC &= \sqrt{9+0+25} \\ &= \sqrt{34}\end{aligned} et \begin{aligned}AB &= \sqrt{16+16+4} \\ &= \sqrt{36} \\ &= 6\end{aligned}
\cos(\widehat{BAC}) = \dfrac{22}{6\sqrt{34}}, soit \widehat{BAC}\approx51^{\circ}.
Réponse b) 51^{\circ}.

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Partie A

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ] - 1~;~+\infty[ par

f(x) = 4\ln(x + 1) - \dfrac{x^2}{25}

On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle ] - 1~;~+\infty[.

  1. Déterminer la limite de la fonction f en -1.
  2. Montrer que, pour tout x appartenant à l'intervalle ]- 1~;~+\infty[ , on a : f'(x) = \dfrac{100- 2x - 2x^2}{25(x+1)}
  3. Étudier les variations de la fonction f sur l'intervalle ] - 1~;~+\infty[ puis en déduire que la fonction f est strictement croissante sur l'intervalle [2 ; 6,5].
  4. On considère h la fonction définie sur l'intervalle [2 ; 6,5] par h(x) = f(x) - x.

    On donne ci-dessous le tableau de variations de la fonction h :

    x 2 m 2 , 364 6 , 5 h ( x ) h (2) M 2 , 265 h (6 , 5) Montrer que l’équation h(x) = 0 admet une unique solution \alpha \in [2~;~6,5].
  5. On considère le script suivant, écrit en langage Python:

    from math import *
    def f(x):
    return 4*log(1+x)-(x**2)/25
    def bornes(n):
    p = 1/10**n
    x = 6
    while f(x)-x > 0:
    x = x + p
    return (x-p, x)


    On rappelle qu'en langage Python:

    • la commande \text{log} (x) renvoie la valeur \ln x ;
    • la commande c**d renvoie la valeur de \text{c}^{\text{d}}.


    1. Donner les valeurs renvoyées par la commande bornes(2).

      On donnera les valeurs arrondies au centième.
    2. Interpréter ces valeurs dans le contexte de l'exercice.

Partie B

Dans cette partie, on pourra utiliser les résultats obtenus dans la partie A.

On considère la suite (u_n) définie par u_0 = 2, et, pour tout entier naturel n,\: u_{n+1} = f\left(u_n\right)

  1. Montrer par récurrence que pour tout n entier naturel,

    2 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} < 6,5.
  2. En déduire que la suite (u_n) converge vers une limite \ell.
  3. On rappelle que le réel \alpha, défini dans la partie A, est la solution de l'équation h(x)~=~0 sur l'intervalle [2 ; 6,5].

    Justifier que \ell = \alpha.
Voir la correction

PartieA ; 1. On considère f(x) = 4ln(x+1) - x^{2}/25 sur ]-1 ; +\infty[. Déterminer la limite de f en -1.

\lim\limits_{x\to-1^{+}}(x+1)=0^{+}, donc, par composition avec \ln (qui tend vers -\infty en 0^{+}), \lim\limits_{x\to-1}4\ln(x+1)=-\infty.
Par ailleurs \lim\limits_{x\to-1}\left(-\dfrac{x^{2}}{25}\right) = -\dfrac{1}{25}, donc par somme, \lim\limits_{x\to-1}f(x)=-\infty.

PartieA ; 2. Montrer que, pour tout x de ]-1 ; +\infty[, f'(x) = (100 - 2x - 2x^{2}) / (25(x+1)).

f est dérivable sur ]-1~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables : la dérivée de 4\ln(x+1) est \dfrac{4}{x+1}, et celle de -\dfrac{x^{2}}{25} est -\dfrac{2x}{25}.
f'(x) = \dfrac{4}{x+1}-\dfrac{2x}{25} = \dfrac{4\times25-(x+1)\times2x}{25(x+1)} = \dfrac{100-2x-2x^{2}}{25(x+1)}.

PartieA ; 3. Étudier les variations de f sur ]-1 ; +\infty[ et en déduire que f est strictement croissante sur [2 ; 6,5].

Comme 25(x+1)>0 sur ]-1~;~+\infty[, f'(x) est du signe de 100-2x-2x^{2}, trinôme de coefficient dominant négatif (-2).
\Delta = 4+800 = 804>0 : les racines sont \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-1+\sqrt{201}}{2} \\ &\approx 6{,}6\end{aligned} et x_2=\dfrac{-1-\sqrt{201}}{2}\approx-7{,}6<-1.
Le coefficient dominant étant négatif, f'(x)>0 sur ]-1~;~x_1[ et f'(x)<0 sur ]x_1~;~+\infty[ : f est croissante sur ]-1~;~x_1] puis décroissante.
Comme [2~;~6{,}5]\subset\,]-1~;~x_1[ (car x_1\approx6{,}6>6{,}5), f est strictement croissante sur [2~;~6{,}5].

PartieA ; 4. On pose h(x) = f(x) - x sur [2 ; 6,5], avec un maximum M \approx 2,265 atteint en m \approx 2,364. Montrer que h(x) = 0 admet une unique solution \alpha sur [2 ; 6,5].

h(2) = f(2)-2 \approx 2{,}23 > 0. Sur [2~;~m], h est strictement croissante et h(2)>0, donc h(x)>0 sur cet intervalle : pas de solution ici.
Sur [m~;~6{,}5], h est continue et strictement décroissante, avec h(m)=M\approx2{,}265>0 et h(6{,}5)\approx-0{,}13<0.
0 est compris entre h(m) et h(6{,}5) : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, h(x)=0 admet une unique solution \alpha sur [m~;~6{,}5], donc sur [2~;~6{,}5].

PartieA ; 5.a On donne un script Python bornes(n) qui affine un encadrement de \alpha. Donner les valeurs renvoyées par bornes(2) (arrondies au centième).

À la calculatrice, bornes(2) renvoie (6,36 ; 6,37).

PartieA ; 5.b Interpréter ces valeurs.

Ces valeurs donnent un encadrement de \alpha : {6{,}36<\alpha<6{,}37}.

PartieB ; 1. On considère (u_n) définie par u_0 = 2 et u_{n+1} = f(u_n). Montrer par récurrence que, pour tout n, 2 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} < 6,5.

Initialisation : u_0=2 et \begin{aligned}u_1 &= f(2) \\ &\approx 4{,}23\end{aligned} donc {2\leqslant u_0\leqslant u_1<6{,}5} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n, {2\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}<6{,}5}. Comme f est strictement croissante sur [2~;~6{,}5] : f(2)\leqslant f(u_n)\leqslant f(u_{n+1})<f(6{,}5).
Or f(2)\approx4{,}23>2 et f(6{,}5)\approx6{,}37<6{,}5, donc {2\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}<6{,}5} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, {2\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}<6{,}5}.

PartieB ; 2. En déduire que la suite (u_n) converge vers une limite ℓ.

D'après la question précédente, (u_n) est croissante et majorée par 6,5 : toute suite croissante et majorée étant convergente, (u_n) converge vers une limite \ell\leqslant6{,}5.

PartieB ; 3. On rappelle que \alpha est l'unique solution de h(x) = 0 sur [2 ; 6,5]. Justifier que ℓ = \alpha.

(u_n) vérifie u_{n+1}=f(u_n) avec f continue : d'après le théorème du point fixe, \ell est solution de f(x)=x, c'est-à-dire de h(x)=0. Comme \ell\in[2~;~6{,}5] et que cette équation y admet l'unique solution \alpha, on a \ell=\alpha.

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Partie A

On considère l'équation différentielle

(E_1) :\quad y' + 0{,}48y = \dfrac{1}{250},

y est une fonction de la variable t appartenant à l'intervalle [0~;~ +\infty[.

  1. On considère la fonction constante h définie sur l'intervalle [0~;~ +\infty[ par h(t) = \dfrac{1}{120}.

    Montrer que la fonction h est solution de l'équation différentielle (E_1).
  2. Donner la forme générale des solutions de l'équation différentielle y' + 0,48y = 0.
  3. En déduire l'ensemble des solutions de l'équation différentielle (E_1).

Partie B

On s'intéresse à présent à l'évolution d'une population de bactéries dans un milieu de culture.

À un instant t = 0, on introduit une population initiale de 30000 bactéries dans le milieu. On note p(t) la quantité de bactéries, exprimée en millier d'individus, présente dans le milieu après un temps t, exprimé en heure.

On a donc p(0) = 30.

On admet que la fonction p définie sur l'intervalle [0~;~ +\infty[ est dérivable, strictement positive sur cet intervalle et qu'elle est solution de l'équation différentielle (E_2) :

p' = \dfrac{1}{250}p \times (120 - p)

Soit y la fonction strictement positive sur l'intervalle [0~;~ +\infty[ telle que, pour tout t appartenant à l'intervalle [0~;~ +\infty[ , on a p(t) = \dfrac{1}{y(t)}.

  1. Montrer que si p est solution de l'équation différentielle (E_2), alors y est solution de l'équation différentielle (E_1) : y' + 0,48y = \dfrac{1}{250}.
  2. On admet réciproquement que, si y est une solution strictement positive de l'équation différentielle (E_1), alors p = \dfrac 1y est solution de l'équation différentielle (E_2).

    Montrer que, pour tout t appartenant à l'intervalle [0~;~ +\infty[ , on a :

    p(t) = \dfrac{120}{1 + K\e^{-0,48t}}~ \text{avec}\: K\: \text{une constante réelle}.
  3. En utilisant la condition initiale, déterminer la valeur de K.
  4. Déterminer \displaystyle\lim_{t \to + \infty} p(t). En donner une interprétation dans le contexte de l'exercice.
  5. Déterminer le temps nécessaire pour que la population de bactéries dépasse 60000 individus.

    On donnera le résultat sous la forme d'une valeur arrondie exprimée en heures et minutes.
Voir la correction

PartieA ; 1. On considère (E_{1}) : y' + 0,48y = \dfrac{1}{250}. Montrer que la fonction constante h(t) = \dfrac{1}{120} est solution de (E_{1}).

h est dérivable et h'(t)=0 pour tout t, donc h'(t)+0{,}48h(t) = 0+0{,}48\times\dfrac{1}{120} = \dfrac{1}{250} : h est bien solution de (E_{1}).

PartieA ; 2. Donner la forme générale des solutions de y' + 0,48y = 0.

Les solutions sont les fonctions t\longmapsto Ce^{-0,48t}, avec C\in\mathbb{R}.

PartieA ; 3. En déduire l'ensemble des solutions de (E_{1}).

Les solutions de (E_{1}) sont les fonctions t\longmapsto Ce^{-0,48t}+\dfrac{1}{120}, avec C\in\mathbb{R}.

PartieB ; 1. Une population de bactéries p(t) (en milliers, p(0)=30) vérifie (E_{2}) : p' = p(120-p)/250. On pose y = 1/p. Montrer que si p est solution de (E_{2}), alors y est solution de (E_{1}).

p=\dfrac1y donne p'=-\dfrac{y'}{y^{2}}. En remplaçant dans (E_{2}) : -\dfrac{y'}{y^{2}} = \dfrac{1}{250}\times\dfrac1y\times\left(120-\dfrac1y\right).
En multipliant par -y^{2} : y' = -\dfrac{y}{250}\times(120y-1) = -0{,}48y+\dfrac{1}{250}, soit y'+0{,}48y = \dfrac{1}{250}.
y est donc bien solution de (E_{1}).

PartieB ; 2. En admettant la réciproque, montrer que p(t) = 120 / (1 + Ke^{-0,48t}), avec K une constante réelle.

D'après la partie A, y(t) = Ce^{-0,48t}+\dfrac{1}{120}, avec C\in\mathbb{R}.
\begin{aligned}p(t) &= \dfrac{1}{y(t)} \\ &= \dfrac{1}{Ce^{-0,48t}+\frac{1}{120}} \\ &= \dfrac{120}{120Ce^{-0,48t}+1}\end{aligned}
En posant K=120C : p(t) = \dfrac{120}{Ke^{-0,48t}+1}.

PartieB ; 3. En utilisant la condition initiale p(0) = 30, déterminer la valeur de K.

\begin{aligned}p(0) = 30 &\iff \dfrac{120}{K+1} = 30 \\ &\iff K+1 = \dfrac{120}{30} \\ &\iff K+1 = 4 \\ &\iff K = 3 \end{aligned}

PartieB ; 4. Déterminer la limite de p(t) en +\infty et interpréter.

\lim\limits_{t\to+\infty}(-0{,}48t)=-\infty, donc \lim\limits_{t\to+\infty}e^{-0,48t}=0, et \lim\limits_{t\to+\infty}(3e^{-0,48t}+1)=1.
Par quotient, \lim\limits_{t\to+\infty}p(t) = 120 : la population de bactéries se stabilise autour de 120 000 individus.

PartieB ; 5. Déterminer le temps nécessaire pour que la population dépasse 60 000 individus (en heures et minutes).

\begin{aligned}p(t) = 60 &\iff \dfrac{120}{3e^{-0,48t}+1} = 60 \\ &\iff 3e^{-0,48t}+1 = 2 \\ &\iff e^{-0,48t} = \dfrac13 \end{aligned}
\begin{aligned}-0{,}48t = \ln\left(\dfrac13\right) = -\ln(3) &\iff t = \dfrac{\ln(3)}{0{,}48} \\ &\approx 2{,}289\end{aligned} heures.
Il faut environ 2 heures et 17 minutes pour que la population dépasse 60 000 individus.

Bac Terminale 2025 : Centres étrangers G1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On se propose de comparer l'évolution d'une population animale dans deux milieux distincts A et B.

Au 1er janvier 2025, on introduit 6000 individus dans chacun des milieux A et B.

Partie A

Dans cette partie, on étudie l'évolution de la population dans le milieu A.

On suppose que dans ce milieu, l'évolution de la population est modélisée par une suite géométrique (u_n) de premier terme u_0 = 6 et de raison 0,93.

Pour tout entier naturel n,\: u_n représente la population au 1er janvier de l'année 2025+n, exprimée en millier d'individus.

  1. Donner, selon ce modèle, la population au 1er janvier 2026.
  2. Pour tout entier naturel n, exprimer u_n en fonction de n.
  3. Déterminer la limite de la suite (u_n).

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B

Dans cette partie, on étudie l'évolution de la population dans le milieu B.

On suppose que dans ce milieu, l'évolution de la population est modélisée par la suite (v_n) définie par

v_0 = 6 et pour tout entier naturel n,\: v_{n+1} = -0,05v_n^2 +1,1v_n.

Pour tout entier naturel n, v_n représente la population au 1er janvier de l'année 2025 + n, exprimée en millier d'individus.

  1. Donner, selon ce modèle, la population au 1er janvier 2026.

Soit f la fonction définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par

f(x) = -0,05x^2 + 1,1x.

  1. Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0 ; 11].
  2. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a

    {2 \leqslant v_{n+1} \leqslant v_n \leqslant 6.}
  3. En déduire que la suite (v_n) est convergente vers une limite \ell.
    1. Justifier que la limite \ell vérifie f(\ell) = \ell puis en déduire la valeur de \ell.
    2. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie C

Cette partie a pour but de comparer l'évolution de la population dans les deux milieux.

  1. En résolvant une inéquation, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu A sera strictement inférieure à 3000 individus.
  2. À l'aide de la calculatrice, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu B sera strictement inférieure à 3000 individus.
  1. Justifier qu'à partir d'une certaine année, la population du milieu B dépassera la population du milieu A.
  2. On considère le programme Python ci-contre.
    1. Recopier et compléter ce programme afin qu'après exécution, il affiche l'année à partir de laquelle la population du milieu B est strictement supérieure à la population du milieu A.
    2. Déterminer l'année affichée après exécution du programme.
n=0
u = 6
v = 6
while ... :
u = ...
v= ...
n = n+1
print (2025 + n)
Voir la correction

PartieA ; 1. Une population animale du milieu A est modélisée par une suite géométrique (u_n), u_0=6 (en milliers), de raison 0,93 (n = années depuis 2025). Donner la population au 1er janvier 2026.

\begin{aligned}u_1 &= u_0\times0{,}93 \\ &= 6\times0{,}93 \\ &= 5{,}58\end{aligned} (milliers), soit 5 580 individus.

PartieA ; 2. Exprimer u_n en fonction de n.

(u_n) étant géométrique de premier terme 6 et de raison 0,93 : u_n = 6\times0{,}93^{n}.

PartieA ; 3. Déterminer la limite de (u_n) et interpréter.

Comme 0{,}93\in\,]-1~;~1[, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}93^{n}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=0.
Cela signifie qu'au bout d'un grand nombre d'années, la population du milieu A tend vers l'extinction.

PartieB ; 1. On modélise la population du milieu B par v_0=6 et v_{n+1}=-0,05v_n^2+1,1v_n. Donner la population au 1er janvier 2026.

\begin{aligned}v_1 &= -0{,}05\times6^{2}+1{,}1\times6 \\ &= -1{,}8+6{,}6 \\ &= 4{,}8\end{aligned} (milliers), soit 4 800 individus.

PartieB ; 2. On pose f(x) = -0,05x^{2} + 1,1x sur [0 ; +\infty[. Démontrer que f est croissante sur [0 ; 11].

f est dérivable sur [0~;~+\infty[ : f'(x) = -0{,}1x+1{,}1.
f'(x)\geqslant0 \iff x\leqslant\dfrac{1{,}1}{0{,}1}=11 : f est donc croissante sur [0~;~11].

PartieB ; 3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {2 \leqslant v_{n+1} \leqslant v_n \leqslant 6}.

Initialisation : v_0=6 et v_1=4{,}8, donc {2\leqslant v_1\leqslant v_0\leqslant6} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n, {2\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n\leqslant6}. Comme v_n, v_{n+1}\in[0~;~11] et que f est croissante sur [0~;~11] : {f(2)\leqslant f(v_{n+1})\leqslant f(v_n)\leqslant f(6)}.
Or \begin{aligned}f(2) &= -0{,}05\times4+2{,}2 \\ &= 2\end{aligned} et \begin{aligned}f(6) &= v_1 \\ &= 4{,}8 \\ &\leqslant 6\end{aligned} donc {2\leqslant v_{n+2}\leqslant v_{n+1}\leqslant6} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, {2\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n\leqslant6}.

PartieB ; 4. En déduire que la suite (v_n) est convergente vers une limite ℓ.

D'après la question précédente, (v_n) est décroissante (car v_{n+1}\leqslant v_n) et minorée par 2 : toute suite décroissante et minorée étant convergente, (v_n) converge vers une limite \ell\geqslant2.

PartieB ; 5.a Justifier que ℓ vérifie f(ℓ) = ℓ, puis en déduire la valeur de ℓ.

(v_n) vérifie v_{n+1}=f(v_n) avec f continue : d'après le théorème du point fixe, \ell vérifie f(\ell)=\ell.
\begin{aligned}f(\ell) = \ell &\iff -0{,}05\ell^{2}+1{,}1\ell = \ell \\ &\iff 0{,}05\ell^{2}-0{,}1\ell = 0 \\ &\iff 0{,}05\ell(\ell-2) = 0 \end{aligned} soit \ell=0 ou \ell=2.
Comme \ell\geqslant2, on a \ell=2.

PartieB ; 5.b Interpréter ce résultat.

Au bout d'un grand nombre d'années, la population du milieu B se stabilise autour de 2 000 individus, soit le tiers de la population initiale.

PartieC ; 1. En résolvant une inéquation, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu A sera strictement inférieure à 3 000 individus.

On cherche u_n<3 \iff 6\times0{,}93^{n}<3 \iff 0{,}93^{n}<\dfrac12.
En passant au logarithme népérien (croissant) : n\ln(0{,}93)<-\ln(2), et comme \ln(0{,}93)<0 : n>-\dfrac{\ln(2)}{\ln(0{,}93)} \approx 9{,}55, soit n\geqslant10.
La population du milieu A passera sous 3 000 individus à partir de 2035.

PartieC ; 2. À l'aide de la calculatrice, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu B sera strictement inférieure à 3 000 individus.

(v_n) étant décroissante, on calcule : v_5\approx3{,}14 et v_6\approx2{,}96 : la population du milieu B passera sous 3 000 individus à partir de 2031 (n=6).

PartieC ; 3. Justifier qu'à partir d'une certaine année, la population du milieu B dépassera celle du milieu A.

(u_n) converge vers 0 et (v_n) converge vers 2, toutes deux décroissantes à partir de la même valeur initiale \begin{aligned}u_0 &= v_0 \\ &= 6\end{aligned} Il existera donc nécessairement un rang N à partir duquel v_N>u_N.

PartieC ; 4.a Compléter le programme Python (n=0, u=6, v=6 ; while ... : u=... ; v=... ; n=n+1 ; print(2025+n)) pour qu'il affiche l'année où la population B dépasse la population A.

Il faut compléter par while u >= v:, u = 0.93*u, v = -0.05*v2+1.1*v (les formules de récurrence des deux suites).

PartieC ; 4.b Déterminer l'année affichée après exécution du programme.

À la calculatrice : u_{12}\approx2{,}51 et v_{12}\approx2{,}41 (encore u>v) ; u_{13}\approx2{,}34 et v_{13}\approx2{,}36 (désormais v>u) : le programme affiche 2038.

Bac Terminale 2025 : Centres étrangers G1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Partie A

On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par :

f(x) = \dfrac{1}{a+ \e^{-bx}}

a et b sont deux constantes réelles strictement positives.

On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

La fonction f admet pour représentation graphique la courbe \mathcal{C}_f ci-dessous :

05101520253000 , 51 , 0 A B C f

On considère les points A(0 ; 0,5) et B(10 ; 1).

On admet que la droite (AB) est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point A.

  1. Par lecture graphique, donner une valeur approchée de f(10).
  2. On admet que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = 1.

    Donner une interprétation graphique de ce résultat.
  3. Justifier que a = 1.
  4. Déterminer le coefficient directeur de la droite (AB).
    1. Déterminer l'expression de f'(x) en fonction de x et de la constante b.
    2. En déduire la valeur de b.

Partie B

On admet, dans la suite de l'exercice, que la fonction f est définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par :

f(x) = \dfrac{1}{1 + \e^{-0,2x}}

  1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
  2. Étudier les variations de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
  3. Montrer qu'il existe un unique réel \alpha positif tel que f(\alpha) = 0,97.
  4. À l'aide de la calculatrice, donner un encadrement du réel \alpha par deux nombres entiers consécutifs.

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

Partie C

  1. Montrer que, pour tout x appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[, f(x) = \dfrac{\e^{0,2x}}{1 + \e^{0,2x}}.
  2. En déduire une primitive de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
  3. Calculer la valeur moyenne de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 40], c'est-à-dire:

    I = \dfrac{1}{40}\displaystyle\int_0^{40} \dfrac{1}{1 + \e^{-0,2x}} \text{d}x.

    On donnera la valeur exacte et une valeur approchée au millième.
Voir la correction

PartieA ; 1. On considère f(x) = 1/(a+e^{-bx}) sur [0 ; +\infty[, avec a, b > 0. Par lecture graphique (points A(0 ; 0,5), B(10 ; 1) sur la courbe), donner une valeur approchée de f(10).

Par lecture graphique, f(10) \approx 0{,}9.

PartieA ; 2. On admet que la limite de f en +\infty est 1. Interpréter graphiquement.

La courbe \mathcal{C}_f admet une asymptote horizontale d'équation y=1 en +\infty.

PartieA ; 3. Justifier que a = 1.

f(0) = \dfrac{1}{a+1}, et le point A(0~;~0{,}5) appartient à la courbe, donc \begin{aligned}\dfrac{1}{a+1} = 0{,}5 &\iff a+1 = 2 \\ &\iff a = 1 \end{aligned}

PartieA ; 4. Déterminer le coefficient directeur de la droite (AB).

\begin{aligned}m &= \dfrac{y_B-y_A}{x_B-x_A} \\ &= \dfrac{1-0{,}5}{10-0} \\ &= \dfrac{0{,}5}{10} \\ &= 0{,}05\end{aligned}

PartieA ; 5.a Déterminer l'expression de f'(x) en fonction de x et b.

f est de la forme \dfrac{1}{1+e^{-bx}}, de dérivée -\dfrac{-be^{-bx}}{(1+e^{-bx})^{2}} = \dfrac{be^{-bx}}{(1+e^{-bx})^{2}}.

PartieA ; 5.b En déduire la valeur de b.

(AB) étant tangente à \mathcal{C}_f en 0, son coefficient directeur est f'(0) = \dfrac{b}{(1+1)^{2}} = \dfrac{b}{4}.
\begin{aligned}\dfrac{b}{4} = 0{,}05 &\iff b = 0{,}2 \end{aligned}

PartieB ; 1. On admet que f(x) = 1/(1+e^{-0,2x}) sur [0 ; +\infty[. Déterminer la limite de f en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}e^{-0,2x}=0 (par composition), donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=1.

PartieB ; 2. Étudier les variations de f sur [0 ; +\infty[.

f'(x) = \dfrac{0{,}2e^{-0,2x}}{(1+e^{-0,2x})^{2}} (même calcul que ci-dessus avec b=0{,}2).
Pour tout x\geqslant0, le numérateur et le dénominateur sont strictement positifs : f'(x)>0, donc f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.

PartieB ; 3. Montrer qu'il existe un unique réel \alpha positif tel que f(\alpha) = 0,97.

f(0)=\dfrac12 et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=1 : f est continue et strictement croissante sur [0~;~+\infty[, à valeurs dans \left[\dfrac12~;~1\right[.
Comme 0{,}97\in\left[\dfrac12~;~1\right[, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0{,}97 admet une unique solution \alpha sur [0~;~+\infty[.

PartieB ; 4. À l'aide de la calculatrice, encadrer \alpha par deux entiers consécutifs et interpréter.

À la calculatrice, \alpha\approx17{,}4, donc \alpha\in\,]17~;~18[.

PartieC ; 1. Montrer que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f(x) = e^{0,2x} / (1 + e^{0,2x}).

En multipliant numérateur et dénominateur de f(x)=\dfrac{1}{1+e^{-0,2x}} par e^{0,2x} : f(x) = \dfrac{e^{0,2x}}{e^{0,2x}+1}.

PartieC ; 2. En déduire une primitive de f sur [0 ; +\infty[.

En écrivant \begin{aligned}f(t) &= \dfrac{1}{0{,}2}\times\dfrac{0{,}2e^{0,2t}}{1+e^{0,2t}} \\ &= 5\times\dfrac{0{,}2e^{0,2t}}{1+e^{0,2t}}\end{aligned} on reconnaît une forme \dfrac{u'}{u} (avec u(t)=1+e^{0,2t}>0), de primitive \ln(u).
Une primitive de f est donc F(t) = 5\ln(1+e^{0,2t}).

PartieC ; 3. Calculer la valeur moyenne de f sur [0 ; 40] (valeur exacte puis approchée au millième).

\begin{aligned}\displaystyle I &= \dfrac{1}{40}\displaystyle\int\limits_0^{40}f(t)\,\mathrm{d}t \\ &= \dfrac{1}{40}\left[5\ln(1+e^{0,2t})\right]_0^{40} \\ &= \dfrac{5}{40}\left(\ln(e^{8}+1)-\ln(2)\right)\end{aligned}
I = \dfrac18\ln\left(\dfrac{e^{8}+1}{2}\right) \approx 0,913.

Bac Terminale 2025 : Centres étrangers G1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On se place dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) de l'espace.

On considère les points A(1 ; 0 ; 3), B( -2~;~1~;~2) et C(0 ; 3 ; 2).

    1. Montrer que les points A, B et C ne sont pas alignés.
    2. Soit \vect{n} le vecteur de coordonnées \begin{pmatrix}-1\\1\\4\end{pmatrix}Vérifier que le vecteur \vect{n} est orthogonal au plan (ABC).
    3. En déduire que le plan (ABC) admet pour équation cartésienne

      -x + y + 4z - 11 = 0.

On considère le plan \mathcal{P} d'équation cartésienne 3x - 3y + 2z - 9 = 0 et le plan \mathcal{P}' d'équation cartésienne x - y- z + 2 = 0.

    1. Démontrer que les plans \mathcal{P} et \mathcal{P}' sont sécants. On note (d) leur droite d'intersection.
    2. Déterminer si les plans \mathcal{P} et \mathcal{P}' sont perpendiculaires.
  1. Montrer que la droite (d) est dirigée par le vecteur \vect{u}\begin{pmatrix}1\\1\\0\end{pmatrix}.
  2. Montrer que le point M(2 ; 1 ; 3) appartient aux plans \mathcal{P} et \mathcal{P}'. En déduire une représentation paramétrique de la droite (d).
  3. Montrer que la droite (d) est aussi incluse dans le plan (ABC).

    Que peut-on dire des trois plans (ABC), \mathcal{P} et \mathcal{P}' ?
Voir la correction

1.aL'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne A(1 ; 0 ; 3), B(-2 ; 1 ; 2), C(0 ; 3 ; 2). Montrer que A, B, C ne sont pas alignés.

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-3 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-1 \\ 3 \\ -1\end{pmatrix} : ces vecteurs ne sont pas colinéaires (car \dfrac{-3}{-1}\neq\dfrac{1}{3}), donc A, B, C ne sont pas alignés.

1.bSoit n(-1 ; 1 ; 4). Vérifier que n est orthogonal au plan (ABC).

\begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AB} &= 3+1-4 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= 1+3-4 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : il est donc normal à ce plan.

1.cEn déduire que le plan (ABC) admet pour équation cartésienne -x + y + 4z - 11 = 0.

\overrightarrow{n} étant normal à (ABC), ce plan a une équation de la forme -x+y+4z+d=0.
A appartient au plan : \begin{aligned}-1+0+12+d = 0 &\iff d = -11 \end{aligned}
Le plan (ABC) a donc pour équation -x+y+4z-11=0.

2.aOn considère P : 3x-3y+2z-9=0 et P' : x-y-z+2=0. Démontrer que P et P' sont sécants.

\overrightarrow{v}\begin{pmatrix}3 \\ -3 \\ 2\end{pmatrix} est normal à P et \overrightarrow{v'}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix} est normal à P' : ces vecteurs ne sont pas colinéaires (car \dfrac31\neq\dfrac{2}{-1}).
P et P' ne sont donc ni parallèles ni confondus : ils sont sécants, leur intersection étant une droite (d).

2.bDéterminer si les plans P et P' sont perpendiculaires.

\begin{aligned}\overrightarrow{v}\cdot\overrightarrow{v'} &= 3+3-2 \\ &= 4 \\ &\neq 0\end{aligned} Les vecteurs normaux ne sont pas orthogonaux, donc les plans P et P' ne sont pas perpendiculaires.

3.Montrer que la droite (d) est dirigée par le vecteur u(1 ; 1 ; 0).

Il suffit de vérifier que \overrightarrow{u} est orthogonal aux deux vecteurs normaux \overrightarrow{v} et \overrightarrow{v'} (donc contenu dans les deux plans, comme direction).
\begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{v} &= 3-3+0 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{v'} &= 1-1+0 \\ &= 0\end{aligned}
(d) est donc bien dirigée par \overrightarrow{u}.

4.Montrer que M(2 ; 1 ; 3) appartient à P et P', et en déduire une représentation paramétrique de (d).

\begin{aligned}3\times2-3\times1+2\times3-9 &= 6-3+6-9 \\ &= 0\end{aligned} M appartient à P.
2-1-3+2 = 0 : M appartient à P'.
(d) passe donc par M et est dirigée par \overrightarrow{u}(1~;~1~;~0) : une représentation paramétrique est x=2+t, y=1+t, z=3, avec t\in\mathbb{R}.

5.Montrer que (d) est aussi incluse dans le plan (ABC). Que peut-on dire des trois plans (ABC), P et P' ?

En substituant la représentation paramétrique de (d) dans l'équation de (ABC) : \begin{aligned}-(2+t)+(1+t)+4\times3-11 &= -2-t+1+t+12-11 \\ &= 0\end{aligned} vérifiée pour tout t.
(d) est donc incluse dans (ABC), comme dans P et P'.
Les vecteurs normaux \overrightarrow{n}, \overrightarrow{v}, \overrightarrow{v'} n'étant pas colinéaires deux à deux, les trois plans ne sont ni confondus ni parallèles entre eux : les trois plans (ABC), P et P' sont simplement sécants deux à deux selon la même droite (d).

Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère une fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[. On admet qu'elle est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[. On note f' sa fonction dérivée et f'' sa fonction dérivée seconde.

Dans un repère orthogonal, on a tracé ci-dessous:

  • la courbe représentative de f, notée \mathcal{C}_f sur l'intervalle ]0 ; 3] ;
  • la droite T_{\text{A}},tangente à \mathcal{C}_f au point A(1 ; 2) ;
  • la droite T_{\text{B}} tangente à \mathcal{C}_f au point B(e ; e).

On précise par ailleurs que la tangente T_{\text{A}} passe par le point C(3 ; 0).

A B C T A e e 0,2 T B C f 01230123 0101

Partie A : Lectures graphiques

On répondra aux questions suivantes en les justifiant à l'aide du graphique.

  1. Déterminer le nombre dérivé f'(1).
  2. Combien de solutions l'équation f'(x) = 0 admet-elle dans l'intervalle ]0 ; 3] ?
  3. Quel est le signe de f''(0,2) ?
Partie B : étude de la fonction f

On admet dans cette partie que la fonction f est définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par

f(x) = x[2(\ln x)^2 - 3\ln x + 2 ]

\ln désigne la fonction logarithme népérien.

  1. Résoudre dans \R l'équation 2X^2- 3X + 2 = 0.

    En déduire que \mathcal{C}_f ne coupe pas l'axe des abscisses.
  2. Déterminer, en justifiant, la limite de f en +\infty.

    On admettra que la limite de f en 0 est égale à 0.
  3. On admet que pour tout x appartenant à ]0~;~ +\infty[, f'(x) = 2(\ln x)^2 + \ln x - 1.
    1. Montrer que pour tout x appartenant à ]0~;~ +\infty[, f''(x)= \dfrac 1x(4\ln x + 1).
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ et préciser la valeur exacte de l'abscisse du point d'inflexion.
    3. Montrer que la courbe \mathcal{C}_f est au-dessus de la tangente T_{\text{B}} sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[.
Partie C : Calcul d'aire
  1. Justifier que la tangente T_{\text{B}} a pour équation réduite y = 2x - \e.
  2. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que

    \displaystyle\int_1^{\e} x\ln x\quad \text{d}x = \dfrac{\e^2 + 1}{4}.
  3. On note \mathcal{A} l'aire du domaine hachuré sur la figure, délimité par la courbe \mathcal{C}_f, la tangente T_{\text{B}}, et les droites d'équation x = 1 et x = \e.

    On admet que \displaystyle\int_1^{\e} x(\ln x)^2 \text{d}x = \dfrac{\e^2 - 1}{4}.

    En déduire la valeur exacte de \mathcal{A} en unité d'aire.
Voir la correction

PartieA ; 1. On donne la courbe de f, avec la tangente T_A en A(1 ; 2) passant par C(3 ; 0). Déterminer f'(1).

f'(1) est le coefficient directeur de T_A : \dfrac{0-2}{3-1} = -1.

PartieA ; 2. Combien de solutions l'équation f'(x) = 0 admet-elle sur ]0 ; 3] ?

f'(x)=0 correspond aux points où la tangente est horizontale : d'après le graphique, cela se produit 2 fois sur ]0~;~3].

PartieA ; 3. Quel est le signe de f''(0,2) ?

Sur [0~;~0{,}5], la courbe semble concave d'après le graphique, donc f''(0{,}2)<0.

PartieB ; 1. On admet que f(x) = x[2(ln x)^{2} - 3ln x + 2] sur ]0 ; +\infty[. Résoudre 2X^{2} - 3X + 2 = 0 dans \mathbb{R}, et en déduire que la courbe de f ne coupe pas l'axe des abscisses.

\Delta = (-3)^{2}-4\times2\times2 = 9-16 = -7<0 : l'équation 2X^{2}-3X+2=0 n'a pas de solution réelle.
\begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x[2(\ln x)^{2}-3\ln x+2] = 0 \end{aligned} Comme x>0, cela équivaut à 2(\ln x)^{2}-3\ln x+2=0, soit, en posant X=\ln x, à 2X^{2}-3X+2=0, qui n'a pas de solution.
L'équation f(x)=0 n'a donc pas de solution : la courbe de f ne coupe pas l'axe des abscisses.

PartieB ; 2. Déterminer, en justifiant, la limite de f en +\infty (on admet que la limite en 0 est 0).

f(x) = x(\ln x)^{2}\left(2-\dfrac{3}{\ln x}+\dfrac{2}{(\ln x)^{2}}\right).
\lim\limits_{x\to+\infty}\ln x=+\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}x(\ln x)^{2}=+\infty, et \lim\limits_{x\to+\infty}\left(2-\dfrac{3}{\ln x}+\dfrac{2}{(\ln x)^{2}}\right)=2.
Par produit : \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

PartieB ; 3.a On admet que f'(x) = 2(ln x)^{2} + ln x - 1. Montrer que f''(x) = (1/x)(4ln x + 1).

f''(x) = 2\times2\ln x\times\dfrac1x+\dfrac1x = \dfrac{1}{x}(4\ln x+1).

PartieB ; 3.b Étudier la convexité de f sur ]0 ; +\infty[ et préciser l'abscisse exacte du point d'inflexion.

Sur ]0~;~+\infty[, \dfrac1x>0, donc f''(x) est du signe de 4\ln x+1.
\begin{aligned}4\ln x+1 = 0 &\iff \ln x = -\dfrac14 \\ &\iff x = e^{-\dfrac{1}{4}} \end{aligned} 4\ln x+1>0 \iff x>e^{-\dfrac{1}{4}}.
f est donc concave sur \left]0~;~e^{-\dfrac{1}{4}}\right] et convexe sur \left[e^{-\dfrac{1}{4}}~;~+\infty\right[, avec un point d'inflexion d'abscisse exacte e^{-\dfrac{1}{4}}\approx0{,}779.

PartieB ; 3.c Montrer que la courbe de f est au-dessus de la tangente T_B sur ]1 ; +\infty[.

Comme e^{-\dfrac{1}{4}}<1, f est convexe sur [1~;~+\infty[ : sur cet intervalle, la courbe est donc au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier T_B.

PartieC ; 1. Justifier que la tangente T_B (au point d'abscisse e) a pour équation réduite y = 2x - e.

f'(e) = 2(\ln e)^{2}+\ln e-1 = 2+1-1 = 2 et \begin{aligned}f(e) &= e(2\times1-3+2) \\ &= e\times1 \\ &= e\end{aligned}
La tangente en e a pour équation y=f'(e)(x-e)+f(e) = 2(x-e)+e = 2x-e.

PartieC ; 2. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale de x ln x entre 1 et e vaut (e^{2} + 1)/4.

On pose u(x)=\ln x et v'(x)=x (donc u'(x)=\dfrac1x et v(x)=\dfrac{x^{2}}{2}).
\begin{aligned}\displaystyle \displaystyle\int\limits_1^{e}x\ln x\,\mathrm{d}x &= \left[\ln x\times\dfrac{x^{2}}{2}\right]_1^{e} - \displaystyle\int\limits_1^{e}\dfrac{x}{2}\,\mathrm{d}x \\ &= \dfrac{e^{2}}{2} - \left[\dfrac{x^{2}}{4}\right]_1^{e} \\ &= \dfrac{e^{2}}{2}-\dfrac{e^{2}}{4}+\dfrac14 \\ &= \dfrac{e^{2}+1}{4}\end{aligned}

PartieC ; 3. On admet que l'intégrale de x(ln x)^{2} entre 1 et e vaut (e^{2} - 1)/4. En déduire l'aire A du domaine entre la courbe de f, la tangente T_B et les droites x=1 et x=e.

Sur [1~;~e], la courbe est au-dessus de T_B, donc \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A} &= \displaystyle\int\limits_1^{e}[f(x)-(2x-e)]\,\mathrm{d}x \\ &= \displaystyle\int\limits_1^{e}[2x(\ln x)^{2}-3x\ln x+e]\,\mathrm{d}x\end{aligned}
Par linéarité : \begin{aligned}\mathcal{A} &= 2\times\dfrac{e^{2}-1}{4} - 3\times\dfrac{e^{2}+1}{4} + \left[ex\right]_1^{e} \\ &= \dfrac{-e^{2}-5}{4}+(e^{2}-e)\end{aligned}
\mathcal{A} = \dfrac{3e^{2}-4e-5}{4} unités d'aire (soit environ 1,57 u.a.).

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

On munit l'espace d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

  1. On considère les points A(-1~;~0~;~5) et B(3~;~2~;~-1).

    Affirmation 1 : Une représentation paramétrique de la droite (AB) est \left\{\begin{array}{l c l} x &=& \phantom{-}3 - 2t\\ y &=&\phantom{-}2- \phantom{2}t\\ z&=&- 1 + 3t \end{array}\right.\:\text{avec } t \in \R.

    Affirmation 2 : Le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix}5\\ -2\\1\end{pmatrix} est normal au plan (OAB).
  2. On considère :

    • la droite d de représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l c l}x &=&15+ \phantom{-}k\\y &=& \phantom{1}8 - \phantom{-}k\\z &=& - 6 + 2k \end{array}\right. avec k\in \R ;
    • la droite d' de représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l c l}x&=&1 + 4s\\ y &=& 2 + 4s\\z&=&1- 6s \end{array}\right. avec s \in \R.


    Affirmation 3 : Les droites d et d' ne sont pas coplanaires.
  3. On considère le plan \mathcal{P} d'équation x- y + z + 1 = 0.

    Affirmation 4 : La distance du point C(2~;~-1~;~2) au plan \mathcal{P} est égale à 2\sqrt 3.
Voir la correction

L'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne A(-1 ; 0 ; 5) et B(3 ; 2 ; -1). Affirmation 1 : une représentation paramétrique de (AB) est x=3-2t, y=2-t, z=-1+3t. Vraie ou fausse ?

Cette représentation décrit une droite passant par B (pour t=0) et dirigée par \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}-2 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix}.
\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}4 \\ 2 \\ -6\end{pmatrix} = -2\overrightarrow{u} : \overrightarrow{u} est colinéaire à \overrightarrow{AB}, donc cette droite est bien (AB). L'affirmation est vraie.

Affirmation 2 : le vecteur n(5 ; -2 ; 1) est normal au plan (OAB). Vraie ou fausse ?

\overrightarrow{OA}\begin{pmatrix}-1 \\ 0 \\ 5\end{pmatrix} et \overrightarrow{OB}\begin{pmatrix}3 \\ 2 \\ -1\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires : O, A, B définissent bien un plan.
\begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{OA} &= -5+0+5 \\ &= 0\end{aligned} (orthogonal), mais \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{OB} &= 15-4-1 \\ &= 10 \\ &\neq 0\end{aligned} (non orthogonal).
\overrightarrow{n} n'est pas orthogonal aux deux vecteurs directeurs du plan : l'affirmation est fausse.

Onconsidère (d) : x=15+k, y=8-k, z=-6+2k et (d') : x=1+4s, y=2+4s, z=1-6s. Affirmation 3 : les droites (d) et (d') ne sont pas coplanaires. Vraie ou fausse ?

\overrightarrow{v}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 2\end{pmatrix} dirige (d) et \overrightarrow{v'}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -6\end{pmatrix} dirige (d') : ces vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les droites ne sont ni parallèles ni confondues.
En résolvant le système de recherche d'un point commun, on trouve une solution unique k=-4, s=2{,}5, correspondant au point (11~;~12~;~-14).
Les droites sont donc sécantes en ce point, donc coplanaires : l'affirmation est fausse.

Onconsidère le plan P : x-y+z+1=0. Affirmation 4 : la distance du point C(2 ; -1 ; 2) au plan P est 2\sqrt{3}. Vraie ou fausse ?

\overrightarrow{n'}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} est normal à P, donc la droite \Delta orthogonale à P passant par C a pour représentation paramétrique x=2+l, y=-1-l, z=2+l.
L'intersection avec P vérifie \begin{aligned}(2+l)-(-1-l)+(2+l)+1 = 0 &\iff 3l+6 = 0 \\ &\iff l = -2 \end{aligned} donc H(0~;~1~;~0).
\begin{aligned}CH &= \sqrt{(0-2)^{2}+(1-(-1))^{2}+(0-2)^{2}} \\ &= \sqrt{4+4+4} \\ &= \sqrt{12} \\ &= 2\sqrt3\end{aligned}
L'affirmation est vraie.

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Une équipe de biologistes étudie l'évolution de la superficie recouverte par une algue marine appelée posidonie, sur le fond de la baie de l'Alycastre, près de l'île de Porquerolles.

La zone étudiée est d'une superficie totale de 20 hectares (ha), et au premier juillet 2024, la posidonie recouvrait 1 ha de cette zone.

Partie A : étude d'un modèle discret

Pour tout entier naturel n, on note u_n la superficie de la zone, en hectare, recouverte par la posidonie au premier juillet de l'année 2024 + n. Ainsi, u_0 = 1.

Une étude conduite sur cette superficie a permis d'établir que pour tout entier naturel n :

u_{n+1} = - 0,02u_n^2 + 1,3u_n.

  1. Calculer la superficie que devrait recouvrir la posidonie au premier juillet 2025 d'après ce modèle.
  2. On note h la fonction définie sur [0 ; 20] par

    h(x) = - 0,02x^2 + 1,3x.

    On admet que h est croissante sur [0 ; 20].
    1. Démontrer que pour tout entier naturel n,\: 1 \leqslant u_n\quad \leqslant u_{n+1} \leqslant 20.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge. On note L sa limite.
    3. Justifier que L = 15.
  1. Les biologistes souhaitent savoir au bout de combien de temps la surface recouverte par la posidonie dépassera les 14 hectares.
    1. Sans aucun calcul, justifier que, d'après ce modèle, cela se produira.
    2. Recopier et compléter l'algorithme suivant pour qu'en fin d'exécution, il affiche la réponse à la question des biologistes.
def seuil():
  n=0
  u= 1
  while ...... :
    n=......
    u=......
  return n

Partie B : étude d'un modèle continu

On souhaite décrire la superficie de la zone étudiée recouverte par la posidonie au cours du temps avec un modèle continu.

Dans ce modèle, pour une durée t, en année, écoulée à partir du premier juillet 2024, la superficie de la zone étudiée recouverte par la posidonie est donnée par f(t), où f est une fonction définie sur [0~;~ +\infty[ vérifiant :

  • f(0) = 1 ;
  • f ne s'annule pas sur [0~;~ +\infty[ ;
  • f est dérivable sur [0~;~ +\infty[ ;
  • f est solution sur [0~;~ +\infty[ de l'équation différentielle

    (E_1) :\quad y' =0,02y(15 - y).

On admet qu'une telle fonction f existe; le but de cette partie est d'en déterminer une expression.

On note f' la fonction dérivée de f.

  1. Soit g la fonction définie sur [0~;~ +\infty[ par g(t) = \dfrac{1}{f(t)}.

    Montrer que g est solution de l'équation différentielle

    (E_2) :\quad y' = - 0,3y + 0,02.
  2. Donner les solutions de l'équation différentielle (E_2).
  3. En déduire que pour tout t \in\quad [0~;~ +\infty[ :

    f(t)=\quad \dfrac{15}{14\e^{-0,3t} + 1}.
  4. Déterminer la limite de f en +\infty.
  5. Résoudre dans l'intervalle [0~;~ +\infty[ l'inéquation f(t) > 14. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

PartieA ; 1. Une zone de 20 ha voit sa posidonie occuper 1 ha au 1er juillet 2024 (u_0=1). On modélise u_{n+1} = −0,02u_n^2 + 1,3u_n. Calculer la superficie au 1er juillet 2025.

\begin{aligned}u_1 &= -0{,}02\times1^{2}+1{,}3\times1 \\ &= 1{,}28\end{aligned} D'où 1,28 ha.

PartieA ; 2.a On pose h(x) = -0,02x^{2} + 1,3x sur [0 ; 20] (croissante). Démontrer que, pour tout entier naturel n, {1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 20}.

Initialisation : u_0=1 et u_1=1{,}28, donc {1\leqslant u_0\leqslant u_1\leqslant20} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n, {1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant20}. Comme h est croissante sur [0~;~20] : {h(1)\leqslant h(u_n)\leqslant h(u_{n+1})\leqslant h(20)}, soit {1{,}28\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant18}.
Comme 1\leqslant1{,}28 et 18\leqslant20 : {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant20} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, {1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant20}.

PartieA ; 2.b En déduire que la suite (u_n) converge, vers une limite L.

D'après la question précédente, (u_n) est croissante et majorée par 20 : elle converge donc vers une limite L\in[1~;~20].

PartieA ; 2.c Justifier que L = 15.

(u_n) vérifie u_{n+1}=h(u_n) avec h continue : L est solution de h(x)=x.
\begin{aligned}h(x) = x &\iff -0{,}02x^{2}+0{,}3x = 0 \\ &\iff -0{,}02x(x-15) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou x=15.
Comme L\in[1~;~20], seule x=15 convient : L=15.

PartieA ; 3.a Sans calcul, justifier que la surface dépassera 14 hectares.

(u_n) converge vers 15 : tout intervalle ouvert contenant 15, comme ]14~;~+\infty[, contient tous les termes de la suite à partir d'un certain rang. La surface dépassera donc bien 14 ha.

PartieA ; 3.b Compléter l'algorithme (def seuil(): n=0, u=1 ; while ...: n=... ; u=... ; return n) pour qu'il affiche l'année où la surface dépasse 14 ha.

Il faut compléter par while u <= 14:, n = n+1, u = -0.02*u2 + 1.3*u. L'appel seuil() renvoie 18 (car u_{17}\approx13{,}8 et u_{18}\approx14{,}1).

PartieB : On modélise f(t) (superficie au temps t, en continu) avec f(0)=1, f ne s'annulant pas, dérivable, solution de (E_{1}) : y' = 0,02y(15-y). On pose g(t) = 1/f(t). Montrer que g est solution de (E_{2}) : y' = -0,3y + 0,02.

g'(t) = -\dfrac{f'(t)}{f(t)^{2}} = -\dfrac{0{,}02f(t)(15-f(t))}{f(t)^{2}} = -\dfrac{0{,}02(15-f(t))}{f(t)} = -0{,}3\times\dfrac{1}{f(t)}+0{,}02 = -0{,}3g(t)+0{,}02.
g est donc bien solution de (E_{2}).

PartieB ; 2. Donner les solutions de (E_{2}).

Les solutions de (E_{2}) sont les fonctions t\longmapsto Ce^{-0,3t}+\dfrac{1}{15}, avec C\in\mathbb{R} (solution particulière constante \frac{0,02}{0,3}=\frac1{15} plus solution homogène).

PartieB ; 3. En déduire que, pour tout t \geq 0, f(t) = 15 / (14e^{-0,3t} + 1).

\begin{aligned}g(0) &= \dfrac{1}{f(0)} \\ &= 1\end{aligned} donc \begin{aligned}C+\dfrac{1}{15} = 1 &\iff C = \dfrac{14}{15} \end{aligned}
g(t) = \dfrac{14}{15}e^{-0,3t}+\dfrac{1}{15}, donc \begin{aligned}f(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{\frac{14}{15}e^{-0,3t}+\frac{1}{15}} \\ &= \dfrac{15}{14e^{-0,3t}+1}\end{aligned}

PartieB ; 4. Déterminer la limite de f en +\infty.

\lim\limits_{t\to+\infty}e^{-0,3t}=0, donc \lim\limits_{t\to+\infty}(14e^{-0,3t}+1)=1, et par quotient \lim\limits_{t\to+\infty}f(t)=15 : cohérent avec le modèle discret.

PartieB ; 5. Résoudre f(t) > 14 sur [0 ; +\infty[ et interpréter.

f(t)>14 \iff \dfrac{15}{14e^{-0,3t}+1}>14 \iff 15>14(14e^{-0,3t}+1) \iff 1>196e^{-0,3t} \iff e^{-0,3t}<\dfrac{1}{196}.
En passant au logarithme : -0{,}3t<-\ln(196) \iff t>\dfrac{\ln(196)}{0{,}3}.
L'ensemble des solutions est \left]\dfrac{\ln(196)}{0{,}3}~;~+\infty\right[, soit t>17{,}6 : il faudra environ 17,6 ans (17 ans et 7 mois) pour dépasser 14 ha, cohérent avec le modèle discret.

Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right). On considère :

  • les points A(-1~;~2~;~1), B(1~;~-1~;~2) et C(1 ; 1 ; 1) ;
  • la droite d dont une représentation paramétrique est donnée par:

    d : \:\: \left\{\begin{array}{l c l} x& =& \frac 32 + 2t\\ y&=&2 +t\\ z&=&3 - t \end{array}\right. \:\text{avec}\: t \in\R ;
  • la droite d' dont une représentation paramétrique est donnée par :

    d' : \:\: \left\{\begin{array}{l c l} x& =&\phantom{3 - 2}s\\ y&=&\frac 32 + s\\ z&=&3 - 2s \end{array}\right. \:\text{avec}\: s \in\R ;
Partie A
  1. Montrer que les droites d et d' sont sécantes au point S\left(- \frac 12~;~1~;~4\right).
    1. Montrer que le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix} 1\\2\\4\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (ABC).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est:

      x + 2y + 4z - 7 = 0.
  2. Démontrer que les points A, B, C et S ne sont pas coplanaires.
    1. Démontrer que le point H(-1~;~0~;~2) est le projeté orthogonal de S sur le plan (ABC)
    2. En déduire qu'il n'existe aucun point M du plan (ABC) tel que SM < \dfrac{\sqrt{21}}{2}.
Partie B

On considère un point M appartenant au segment [CS]. On a donc \vect{\text{C}M} = k\vect{\text{CS}} avec k réel de l'intervalle [0 ; 1].

  1. Déterminer les coordonnées du point M en fonction de k.
  2. Existe-t-il un point M sur le segment [CS] tel que le triangle (MAB) soit rectangle en M ?
Voir la correction

PartieA ; 1. L'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne A(-1 ; 2 ; 1), B(1 ; -1 ; 2), C(1 ; 1 ; 1), la droite (d) : x=\dfrac{3}{2}+2t, y=2+t, z=3-t, et (d') : x=s, y=\dfrac{3}{2}+s, z=3-2s. Montrer que (d) et (d') sont sécantes au point S(-\dfrac{1}{2} ; 1 ; 4).

Chercher un point commun revient à résoudre \frac32+2t=s, 2+t=\frac32+s, 3-t=3-2s.
En substituant s=\frac32+2t dans les deux dernières équations : \begin{aligned}2+t = 3+2t &\iff t = -1 \end{aligned} et \begin{aligned}3-t = -4t &\iff 3t = -3 \\ &\iff t = -1 \end{aligned} (cohérent), d'où \begin{aligned}s &= \frac32-2 \\ &= -\frac12\end{aligned}
Ces deux valeurs donnent bien le même point \left(-\frac12~;~1~;~4\right) sur les deux droites : elles sont donc sécantes en S.

PartieA ; 2.a Montrer que le vecteur n(1 ; 2 ; 4) est normal au plan (ABC).

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}2 \\ -3 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires.
\begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AB} &= 2-6+4 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= 2-2+0 \\ &= 0\end{aligned} \overrightarrow{n} est donc normal au plan (ABC).

PartieA ; 2.b En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est x + 2y + 4z - 7 = 0.

\overrightarrow{n} étant normal à (ABC), ce plan a une équation de la forme x+2y+4z+d=0 ; comme C(1~;~1~;~1) appartient au plan : \begin{aligned}1+2+4+d = 0 &\iff d = -7 \end{aligned} soit x+2y+4z-7=0.

PartieA ; 3. Démontrer que A, B, C et S ne sont pas coplanaires.

A, B, C définissant un plan, il suffit de vérifier que S n'appartient pas à ce plan : \begin{aligned}-\frac12+2\times1+4\times4-7 &= -\frac12+2+16-7 \\ &= \frac{21}{2} \\ &\neq 0\end{aligned} S n'appartient pas au plan (ABC), donc A, B, C, S ne sont pas coplanaires.

PartieA ; 4.a Démontrer que H(-1 ; 0 ; 2) est le projeté orthogonal de S sur (ABC).

Si H est ce projeté, \overrightarrow{SH} doit être colinéaire à \overrightarrow{n} : \overrightarrow{SH}\begin{pmatrix}-\dfrac{1}{2} \\ -1 \\ -2\end{pmatrix}, et \overrightarrow{n}=-2\overrightarrow{SH} : colinéaires.
De plus, H appartient au plan : \begin{aligned}-1+2\times0+4\times2-7 &= -1+0+8-7 \\ &= 0\end{aligned} ✓.
H est donc bien le projeté orthogonal de S sur (ABC).

PartieA ; 4.b En déduire qu'il n'existe aucun point M du plan (ABC) tel que SM < \surd\dfrac{21}{2}.

\begin{aligned}SH^{2} &= \frac14+1+4 \\ &= \frac{21}{4}\end{aligned} donc SH = \dfrac{\sqrt{21}}{2}.
H étant le projeté orthogonal de S, c'est le point du plan le plus proche de S : pour tout autre point M du plan, [SM] est l'hypoténuse du triangle rectangle SHM, donc SM>SH.
Il n'existe donc aucun point M du plan (ABC) tel que SM<\dfrac{\sqrt{21}}{2}.

PartieB ; 1. Soit M sur [CS] avec CM = k\cdotCS, k \in [0 ; 1]. Déterminer les coordonnées de M en fonction de k.

\overrightarrow{CS}\begin{pmatrix}-\dfrac{3}{2} \\ 0 \\ 3\end{pmatrix}, donc \overrightarrow{CM}=k\overrightarrow{CS} donne x-1=-\frac32k, y-1=0, z-1=3k.
M a pour coordonnées \left(1-\frac32k~;~1~;~1+3k\right).

PartieB ; 2. Existe-t-il un point M sur [CS] tel que le triangle MAB soit rectangle en M ?

Le triangle MAB est rectangle en M si \overrightarrow{AM}\cdot\overrightarrow{BM}=0.
\overrightarrow{AM}\begin{pmatrix}2-\frac32k \\ -1 \\ 3k\end{pmatrix} et \overrightarrow{BM}\begin{pmatrix}-\frac32k \\ 2 \\ 3k-1\end{pmatrix}, donc \overrightarrow{AM}\cdot\overrightarrow{BM} = -\frac32k\left(2-\frac32k\right)-2+3k(3k-1).
En développant : 45k^{2}-24k-8=0, de discriminant \Delta = 24^{2}+4\times45\times8 = 2\,016>0, avec racines \begin{aligned}k_1 &= \dfrac{24+\sqrt{2\,016}}{90} \\ &\approx 0{,}765\end{aligned} et k_2\approx-0{,}232.
Seul k_1\in[0~;~1] convient : il existe un unique point M_1 sur [CS] tel que le triangle M_1AB soit rectangle en M_1.

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L'objet de cet exercice est l'étude de l'arrêt d'un chariot sur un manège, à partir du moment où il entre dans la zone de freinage en fin de parcours.

On note t le temps écoulé, exprimé en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.

On modélise la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage, exprimée en mètre, en fonction de t, à l'aide d'une fonction notée d définie sur [0 ~;~+\infty[.

On a ainsi d(0) = 0.

Par ailleurs, on admet que cette fonction d est dérivable sur son ensemble de définition. On note d' sa fonction dérivée.

Partie A

Sur la figure (Fig. 2) ci-dessous, on a tracé dans un repère orthonormé :

  • la courbe représentative \mathcal{C}_d de la fonction d ;
  • la tangente T à la courbe \mathcal{C}_d au point A d'abscisse 4,7 ;
  • l'asymptote \Delta à \mathcal{C}_d en +\infty.

F i g . 2 01001020 A t T C d 1 1

Dans cette partie, aucune justification n'est attendue.

Avec la précision que permet le graphique, répondre aux questions ci-dessous.

D'après ce modèle :

  1. Au bout de combien de temps le chariot aura-t-il parcouru 15 m dans la zone de freinage ?
  2. Quelle longueur minimale doit-être prévue pour la zone de freinage ?
  3. Que vaut d'(4,7) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Partie B

On rappelle que t désigne le temps écoulé, en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.

On modélise la vitesse instantanée du chariot, en mètre par seconde \left(\text{m}.\text{s}^{-1}\right), en fonction de t, par une fonction v définie sur [0~;~+\infty[.

On admet que :

  • la fonction v est dérivable sur son ensemble de définition, et on note v' sa fonction dérivée ;
  • la fonction v est une solution de l'équation différentielle (E) :\quad y' + 0,6y = \e^{-0,6t},

    y est une fonction inconnue et où y' est la fonction dérivée de y.

    On précise de plus que, lors de son arrivée sur la zone de freinage, la vitesse du chariot est égale à 12 m.s^{-1}, c'est-à-dire v(0) = 12.
    1. On considère l'équation différentielle (E') :\quad y' + 0,6y = 0.

      Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E') sur [0~;~+\infty[.
    2. Soit g la fonction définie sur [0~;~+\infty[ par g(t) = t\e^{-0,6t}.

      Vérifier que la fonction g est une solution de l'équation différentielle (E).
    3. En déduire les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0~;~+\infty[.
    4. En déduire que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[, on a : v(t) = (12+t)\e^{-0,6t}.
  1. Dans cette question, on étudie la fonction v sur [0~;~+\infty[.
    1. Montrer que pour tout réel t \in [0~;~ +\infty[,\: v'(t) = (-6,2 - 0,6t)\e^{-0,6t}.
    2. En admettant que:

      v(t) = 12\e^{-0,6t} + \dfrac{1}{0,6} \times\quad \dfrac{0,6t}{\e^{0,6t}}, déterminer la limite de v en +\infty.
    3. Étudier le sens de variation de la fonction v et dresser son tableau de variation complet. Justifier.
    4. Montrer que l'équation v(t) = 1 admet une solution unique \alpha, dont on donnera une valeur approchée au dixième.
  2. Lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde, un système mécanique se déclenche permettant son arrêt complet.

    Déterminer au bout de combien de temps ce système entre en action. Justifier.
Partie C

On rappelle que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~ +\infty[ :

v(t) = (12 + t)\e^{-0,6t}.

On admet que pour tout réel t dans l'intervalle [0~;~ +\infty[ :

d(t) = \displaystyle\int_0^t v(x)\:\text{d}x.

  1. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que la distance parcourue par le chariot entre les instants 0 et t est donnée par :

    d(t)= \e^{-0,6t} \left(- \dfrac53 t - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}.
  2. On rappelle que le dispositif d'arrêt se déclenche lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde.

    Déterminer, selon ce modèle, une valeur approchée au centième de la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage avant le déclenchement de ce dispositif.
Voir la correction

PartieA ; 1. D'après le graphique (courbe de d, la distance parcourue par un chariot en zone de freinage), au bout de combien de temps le chariot a-t-il parcouru 15 m ?

Par lecture graphique, d(2)\approx15 : le chariot a parcouru 15 m au bout de 2 secondes.

PartieA ; 2. Quelle longueur minimale prévoir pour la zone de freinage ?

L'asymptote horizontale \Delta de la courbe est proche de y=23 : une zone de 23 mètres semble suffisante.

PartieA ; 3. Que vaut d'(4,7) ? Interpréter.

Le coefficient directeur de la tangente T (passant par (0~;~16{,}5) et (4{,}7~;~21)) vaut \dfrac{21-16{,}5}{4{,}7} \approx 0{,}96 : d'(4{,}7)\approx0{,}96 m/s, c'est la vitesse instantanée du chariot à t=4{,}7 s.

PartieB ; 1.a On modélise la vitesse v, solution de (E) : y' + 0,6y = e^{-0,6t}, avec v(0)=12. Résoudre (E') : y' + 0,6y = 0.

Les solutions de (E') sont les fonctions t\longmapsto Ke^{-0,6t}, avec K\in\mathbb{R}.

PartieB ; 1.b Soit g(t) = te^{-0,6t}. Vérifier que g est solution de (E).

g'(t) = e^{-0,6t}-0{,}6te^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-0{,}6t).
g'(t)+0{,}6g(t) = e^{-0,6t}(1-0{,}6t)+0{,}6te^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-0{,}6t+0{,}6t) = e^{-0,6t}.
g est bien solution de (E).

PartieB ; 1.c En déduire les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[.

Les solutions de (E) sont les fonctions t\longmapsto e^{-0,6t}(t+K), avec K\in\mathbb{R}.

PartieB ; 1.d En déduire que v(t) = (12 + t)e^{-0,6t}.

v est de cette forme et vérifie v(0)=12 : \begin{aligned}e^{0}(0+K) = 12 &\iff K = 12 \end{aligned} donc v(t)=(12+t)e^{-0,6t}.

PartieB ; 2.a Montrer que v'(t) = (-6,2 - 0,6t)e^{-0,6t}.

v vérifie (E) : v'(t)+0{,}6v(t)=e^{-0,6t}, donc v'(t) = e^{-0,6t}-0{,}6(12+t)e^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-7{,}2-0{,}6t) = e^{-0,6t}(-6{,}2-0{,}6t).

PartieB ; 2.b En admettant que v(t) = 12e^{-0,6t} + t/e^{0,6t}, déterminer la limite de v en +\infty.

\lim\limits_{t\to+\infty}12e^{-0,6t}=0, et par croissances comparées \lim\limits_{t\to+\infty}\dfrac{t}{e^{0,6t}}=0 : par somme, \lim\limits_{t\to+\infty}v(t)=0 (le chariot finit par s'arrêter).

PartieB ; 2.c Étudier le sens de variation de v sur [0 ; +\infty[ et dresser son tableau de variation.

e^{-0,6t}>0 pour tout t, donc v'(t) est du signe de -6{,}2-0{,}6t, qui est strictement négatif pour tout t\geqslant0.
v est donc strictement décroissante sur [0~;~+\infty[, de v(0)=12 vers 0.

PartieB ; 2.d Montrer que l'équation v(t) = 1 admet une unique solution \alpha, avec une valeur approchée au dixième.

v est continue (dérivable) et strictement décroissante sur [0~;~+\infty[, de 12 à 0 ; comme 1\in\,]0~;~12], d'après le théorème des valeurs intermédiaires, l'équation v(t)=1 admet une unique solution \alpha.
À la calculatrice : v(4)\approx1{,}5, v(5)\approx0{,}85 (donc {4<\alpha<5}) ; v(4{,}6)\approx1{,}05, v(4{,}7)\approx0{,}995 : \alpha\approx4{,}7.

PartieB ; 3. Déterminer, en justifiant, au bout de combien de temps le système d'arrêt se déclenche (vitesse \leq 1 m/s).

D'après la question précédente, v(t)=1 pour \begin{aligned}t &= \alpha \\ &\approx 4{,}7\end{aligned} s, et v étant décroissante, v(t)\leqslant1 pour t\geqslant\alpha : le système se déclenche au bout d'environ 4,7 secondes.

PartieC ; 1. On admet que d(t) = ∫₀ᵗ v(x) dx. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que d(t) = e^{-0,6t}(-(\dfrac{5}{3})t - \dfrac{205}{9}) + \dfrac{205}{9}.

On pose u(x)=12+x et v'(x)=e^{-0,6x} (donc u'(x)=1 et v(x)=-\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}).
\begin{aligned}\displaystyle d(t) &= \left[-(12+x)\times\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}\right]_0^t + \displaystyle\int\limits_0^t\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}\,\mathrm{d}x \\ &= \left[-(12+x)\times\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x} - \dfrac{1}{0,36}e^{-0,6x}\right]_0^t\end{aligned}
En simplifiant (\frac{1}{0,6}=\frac53 et \frac{1}{0,36}=\frac{25}{9}) : d(t) = e^{-0,6t}\left(-\dfrac53t-\dfrac{205}{9}\right)+\dfrac{205}{9}.

PartieC ; 2. Déterminer, au centième près, la distance parcourue par le chariot avant le déclenchement du dispositif d'arrêt.

Le dispositif se déclenche à t\approx4{,}7 s : d(4{,}7) = e^{-0,6\times4,7}\left(-\dfrac53\times4{,}7-\dfrac{205}{9}\right)+\dfrac{205}{9} \approx 20,95 m.

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On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]2~;~ +\infty[ par

f(x) = x \ln (x - 2).

Une partie de la courbe représentative \mathcal{C}_f de la fonction f est donnée ci-dessous.

A.P.M.E.P. 0123456780 5 10 1551015 C f

  1. Conjecturer, à l'aide du graphique, le sens de variation de f ses limites aux bornes de son ensemble de définition ainsi que les éventuelles asymptotes.
  2. Résoudre l'équation f(x) = 0 sur ]2~;~+\infty[.
  3. Calculer \displaystyle\lim_{\substack{x \to 2\\x > 2}} f(x).

    Ce résultat confirme-t-il l'une des conjectures faites à la question 1. ?
  4. Démontrer que pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[ :

    f'(x) = \ln (x - 2) + \dfrac{x}{x - 2}.
  5. On considère la fonction g définie sur l'intervalle ]2~;~+\infty[ par g(x) = f'(x).
    1. Démontrer que pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[, on a:

      g'(x) = \dfrac{x - 4}{(x - 2)^2}.
    2. On admet que \displaystyle\lim_{\substack{x \to 2\\x>2}} g(x) = + \infty et que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = +\infty.

      En déduire le tableau des variations de la fonction g sur ]2~;~+\infty[. On fera apparaître la valeur exacte de l'extremum de la fonction g.
    3. En déduire que, pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[, g(x) > 0.
    4. En déduire le sens de variation de la fonction f sur ]2~;~+\infty[.
  6. Étudier la convexité de la fonction f sur ]2~;~+\infty[ et préciser les coordonnées d'un éventuel point d'inflexion de la courbe représentative de la fonction f.
  7. Combien de valeurs de x existe-t-il pour lesquelles la courbe représentative de f admet une tangente de coefficient directeur égal à 3 ?
Voir la correction

1.On considère f(x) = x ln(x-2) sur ]2 ; +\infty[, dont la courbe est donnée. Conjecturer le sens de variation, les limites aux bornes et les asymptotes éventuelles.

D'après le graphique, f semble strictement croissante sur ]2~;~+\infty[, avec \lim\limits_{x\to2}f(x)=-\infty (asymptote verticale x=2) et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

2.Résoudre l'équation f(x) = 0 sur ]2 ; +\infty[.

\begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x\ln(x-2) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou \ln(x-2)=0. Comme x>2, x\neq0, donc \begin{aligned}\ln(x-2) = 0 &\iff x-2 = 1 \\ &\iff x = 3 \end{aligned}
L'équation a une unique solution : x=3.

3.Calculer la limite de f(x) quand x tend vers 2 par valeurs supérieures. Ce résultat confirme-t-il une conjecture de la question 1 ?

\lim\limits_{x\to2^{+}}(x-2)=0^{+}, donc par composition \lim\limits_{x\to2^{+}}\ln(x-2)=-\infty ; et \lim\limits_{x\to2^{+}}x=2, donc par produit \lim\limits_{x\to2^{+}}f(x)=-\infty.
Ce résultat confirme la conjecture de limite en 2 et l'asymptote verticale d'équation x=2.

4.Démontrer que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, f'(x) = ln(x-2) + x/(x-2).

f est un produit de fonctions dérivables : f'(x) = 1\times\ln(x-2)+x\times\dfrac{1}{x-2} = \ln(x-2)+\dfrac{x}{x-2}.

5.aOn pose g(x) = f'(x). Démontrer que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, g'(x) = (x-4)/(x-2)^{2}.

g'(x) = f''(x) = \dfrac{1}{x-2}+\dfrac{1\times(x-2)-x\times1}{(x-2)^{2}} = \dfrac{x-2}{(x-2)^{2}}-\dfrac{2}{(x-2)^{2}} = \dfrac{x-4}{(x-2)^{2}}.

5.bOn admet que la limite de g en 2 (à droite) et en +\infty vaut +\infty. En déduire le tableau de variation de g, avec la valeur exacte de son extremum.

(x-2)^{2}>0, donc g'(x) est du signe de x-4 : négatif sur ]2~;~4[, positif sur ]4~;~+\infty[.
g est donc décroissante sur ]2~;~4] puis croissante sur [4~;~+\infty[, avec un minimum \begin{aligned}g(4) &= \ln(2)+\dfrac{4}{2} \\ &= 2+\ln(2)\end{aligned}

5.cEn déduire que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, g(x) > 0.

Le minimum de g est g(4)=2+\ln(2) ; comme \ln(2)>0, {g(4)>2>0} : g(x)>0 pour tout x de ]2~;~+\infty[.

5.dEn déduire le sens de variation de f sur ]2 ; +\infty[.

g=f' est strictement positive sur ]2~;~+\infty[ : f est donc strictement croissante sur cet intervalle.

6.Étudier la convexité de f sur ]2 ; +\infty[ et préciser les coordonnées d'un éventuel point d'inflexion.

f'=g est décroissante sur ]2~;~4] (donc f concave) et croissante sur [4~;~+\infty[ (donc f convexe) : f change de convexité en x=4.
\begin{aligned}f(4) &= 4\ln(2) \\ &= \ln(16)\end{aligned} Le point d'inflexion a pour coordonnées (4~;~\ln(16)).

7.Combien de valeurs de x donnent une tangente à la courbe de f de coefficient directeur 3 ?

On cherche f'(x)=3, soit g(x)=3. Or \begin{aligned}g(4) &= 2+\ln(2) \\ &\approx 2{,}7\end{aligned}
Sur ]2~;~4], g est continue et strictement décroissante de +\infty à 2{,}7 : comme 3 est dans cet intervalle, il existe une unique solution \alpha.
Sur [4~;~+\infty[, g est continue et strictement croissante de 2{,}7 à +\infty : il existe de même une unique solution \beta.
Il existe donc exactement deux valeurs de x pour lesquelles la tangente a un coefficient directeur égal à 3.

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L'espace est rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

On considère les points suivants:

A(1 ; 3 ; 0), B(-1~;~4~;~5), C(0 ; 1 ; 0) et D(- 2~;~2~;~1).
  1. Montrer que les points A, B et C déterminent un plan.
  2. Montrer que le triangle ABC est rectangle en A.
  3. Soit \Delta la droite passant par le point D et de vecteur directeur \vect{u}\begin{pmatrix}2\\-1\\1\end{pmatrix}.
    1. Démontrer que la droite \Delta est orthogonale au plan (ABC).
    2. Justifier que le plan (ABC) admet pour équation cartésienne:

      2x - y + z + 1 = 0.
    3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta.
  4. On appelle H le point de coordonnées \left(-\frac 23~ ~\frac 43~;~\frac 53\right).

    Vérifier que H est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).
  5. On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par V = \dfrac 13 B \times h, où B est l'aire d'une base du tétraèdre et h est sa hauteur relative à cette base.
    1. Montrer que DH =\dfrac{2\sqrt 6}{3}.
    2. En déduire le volume du tétraèdre ABCD.
  6. On considère la droite d de représentation paramétrique :

    \left\{\begin{array}{l c r} x&=&1 - 2k\\ y&=& - 3k\\ z&=&1 + \phantom{3}k\end{array}\right. \: \text{où}\:\: k \:\ \text{décrit}\:\: \R.

    La droite d et le plan (ABC) sont-ils sécants ou parallèles ?
Voir la correction

1.L'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne A(1 ; 3 ; 0), B(-1 ; 4 ; 5), C(0 ; 1 ; 0), D(-2 ; 2 ; 1). Montrer que A, B, C déterminent un plan.

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-2 \\ 1 \\ 5\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-1 \\ -2 \\ 0\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires : A, B, C ne sont pas alignés, ils déterminent bien un plan.

2.Montrer que le triangle ABC est rectangle en A.

\begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} &= -2\times(-1)+1\times(-2)+5\times0 \\ &= 2-2+0 \\ &= 0\end{aligned} \overrightarrow{AB}\perp\overrightarrow{AC}, donc le triangle ABC est rectangle en A.

3.aSoit \Delta la droite passant par D, de vecteur directeur u(2 ; -1 ; 1). Démontrer que \Delta est orthogonale au plan (ABC).

\begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{AB} &= 2\times(-2)+(-1)\times1+1\times5 \\ &= -4-1+5 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{AC} &= 2\times(-1)+(-1)\times(-2)+1\times0 \\ &= -2+2+0 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{u} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : \Delta (dirigée par \overrightarrow{u}) est donc orthogonale au plan (ABC).

3.bJustifier que le plan (ABC) admet pour équation cartésienne 2x - y + z + 1 = 0.

\overrightarrow{u} étant normal à (ABC), ce plan a une équation de la forme 2x-y+z+d=0 ; A appartient au plan : \begin{aligned}2\times1-3+0+d = 0 &\iff d = 1 \end{aligned} soit 2x-y+z+1=0.

3.cDéterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta.

\Delta passe par D et est dirigée par \overrightarrow{u} : x=-2+2t, y=2-t, z=1+t, avec t\in\mathbb{R}.

4.On appelle H le point de coordonnées (-\dfrac{2}{3} ; \dfrac{4}{3} ; \dfrac{5}{3}). Vérifier que H est le projeté orthogonal de D sur (ABC).

Le point de \Delta appartenant à (ABC) vérifie \begin{aligned}2(-2+2t)-(2-t)+(1+t)+1 = 0 &\iff 6t-4 = 0 \\ &\iff t = \dfrac23 \end{aligned}
Pour t=\dfrac23 : x=-\dfrac23, y=\dfrac43, z=\dfrac53 : on retrouve H. Comme \Delta\perp(ABC), H est bien le projeté orthogonal de D sur (ABC).

5.aMontrer que DH = 2\surd\dfrac{6}{3}.

\begin{aligned}DH &= \sqrt{\left(\frac43\right)^{2}+\left(-\frac23\right)^{2}+\left(\frac23\right)^{2}} \\ &= \sqrt{\frac{16}{9}+\frac49+\frac49} \\ &= \sqrt{\frac{24}{9}} \\ &= \dfrac{2\sqrt6}{3}\end{aligned}

5.bEn déduire le volume du tétraèdre ABCD.

En prenant ABC (rectangle en A) comme base : son aire est \begin{aligned}B &= \dfrac{AB\times AC}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{30}\times\sqrt5}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{150}}{2} \\ &= \dfrac52\sqrt6\end{aligned}
La hauteur relative à cette base est DH=\dfrac{2\sqrt6}{3}, donc \begin{aligned}V &= \dfrac13\times B\times DH \\ &= \dfrac13\times\dfrac52\sqrt6\times\dfrac{2\sqrt6}{3} \\ &= \dfrac{10}{3} \\ &\approx 3{,}33\end{aligned}

6.On considère la droite d : x=1-2k, y=-3k, z=1+k. La droite d et le plan (ABC) sont-ils sécants ou parallèles ?

d est dirigée par \overrightarrow{u'}\begin{pmatrix}-2 \\ -3 \\ 1\end{pmatrix}. \begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{u'} &= 2\times(-2)+(-1)\times(-3)+1\times1 \\ &= -4+3+1 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{u'} est orthogonal au vecteur normal \overrightarrow{u} du plan (ABC), donc \overrightarrow{u'} dirige une droite parallèle au plan.
Le point E(1~;~0~;~1) de d (pour k=0) ne vérifie pas \begin{aligned}2\times1-0+1+1 &= 4 \\ &\neq 0\end{aligned} E n'appartient pas au plan, donc d est strictement parallèle au plan (ABC).

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Soient E et F les ensembles E = \{1~;~2~;~3~;~4~;~5~;~6~;~7\} et

    F = \{0~;~1~;~2~;~3~;~ 4~;~5~;~6~;~7~;~8~;~9\}.

    Affirmation n°1 : Il y a davantage de 3-uplets d'éléments distincts de E que de combinaisons à 4 éléments de F.
  1. Dans le repère orthonormé ci-contre, on a représenté la fonction carré, notée f, ainsi que le carré ABCD de côté 3.

    Affirmation n°2 : La zone hachurée et le carré ABCD ont la même aire.

A.P.M.E.P. 0123 1 2 3 4123456789 A B C D

  1. On considère l'intégrale J ci-dessous :

    J = \displaystyle\int_1^2 x \ln (x) \text{d}x.

    Affirmation n°3 : Une intégration par parties permet d'obtenir: J = \dfrac{7}{11}.
  2. Sur \R, on considère l'équation différentielle

    (E) :\quad y' = 2y - \e^x.

    Affirmation n°4 : La fonction f définie sur \R par f(x) = \e^x + \e^{2x} est solution de l'équation différentielle (E).
  3. Soit x donné dans [0 ; 1[. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par:

    u_n = (x - 1)\e^n + \cos (n).

    Affirmation n°5 : La suite (u_n) diverge vers -\infty.
Voir la correction

Ondonne E = {1,...,7} et F = {0,...,9}. Affirmation 1 : il y a plus de 3-uplets d'éléments distincts de E que de combinaisons à 4 éléments de F. Vraie ou fausse ?

Les 3-uplets d'éléments distincts de E (ordre compté, sans répétition) : \begin{aligned}\dfrac{7!}{4!} &= 7\times6\times5 \\ &= 210\end{aligned}
Les combinaisons à 4 éléments de F : \begin{aligned}\dbinom{10}{4} &= \dfrac{10\times9\times8\times7}{4\times3\times2} \\ &= 210\end{aligned}
Les deux quantités sont égales (210 = 210), pas l'une supérieure à l'autre : l'affirmation est fausse.

Onreprésente la fonction carré f et un carré ABCD de côté 3. Affirmation 2 : la zone hachurée (sous la courbe de f entre 0 et 3) et le carré ABCD ont la même aire. Vraie ou fausse ?

L'aire du carré ABCD est 3^{2}=9 unités d'aire.
L'aire sous la courbe (f positive) est \begin{aligned}\displaystyle \displaystyle\int\limits_0^3x^{2}\,\mathrm{d}x &= \left[\dfrac{x^{3}}{3}\right]_0^3 \\ &= 9\end{aligned} unités d'aire.
Les deux aires sont égales : l'affirmation est vraie.

Onconsidère J, l'intégrale de x ln(x) entre 1 et 2. Affirmation 3 : une intégration par parties donne J = \dfrac{7}{11}. Vraie ou fausse ?

On pose u(x)=\dfrac12x^{2} et v(x)=\ln(x) (donc u'(x)=x et v'(x)=\dfrac1x).
\begin{aligned}\displaystyle J &= \left[\dfrac12x^{2}\ln(x)\right]_1^{2} - \displaystyle\int\limits_1^2\dfrac12x\,\mathrm{d}x \\ &= 2\ln(2) - \dfrac12\left[\dfrac{x^{2}}{2}\right]_1^2 \\ &= 2\ln(2)-\dfrac34 \\ &\approx 0{,}636\end{aligned}
Or \dfrac{7}{11}\approx0{,}6364 : J\neq\dfrac{7}{11} (l'écart est réel bien que très faible). L'affirmation est fausse.

Onconsidère (E) : y' = 2y - e^{x}. Affirmation 4 : f(x) = e^{x} + e^{2x} est solution de (E). Vraie ou fausse ?

f'(x) = e^{x}+2e^{2x}.
2f(x)-e^{x} = 2(e^{x}+e^{2x})-e^{x} = e^{x}+2e^{2x} = f'(x).
f vérifie bien (E) : l'affirmation est vraie.

Soitx \in [0 ; 1[. On pose u_n = (x-1)e^n + \cos(n). Affirmation 5 : la suite (u_n) diverge vers -\infty. Vraie ou fausse ?

x\in[0~;~1[, donc x-1\in[-1~;~0[ est strictement négatif.
\lim\limits_{n\to+\infty}e^{n}=+\infty et (x-1)<0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}(x-1)e^{n}=-\infty, puis \lim\limits_{n\to+\infty}[(x-1)e^{n}+1]=-\infty.
Comme \cos(n)\leqslant1 pour tout n : u_n\leqslant(x-1)e^{n}+1, donc par comparaison, \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=-\infty. L'affirmation est vraie.

Voici un programme de calcul :

Nombrechoisiaudépart Ajouter2 Multiplierpar4 Multiplierpar5 Soustraire3 Multiplierlesdeuxnombres Résultatobtenuàl’arrivée

  1. Montrer que si on choisit 2 comme nombre de départ, le résultat à l'arrivée est 112 .
  2. Quel est le résultat obtenu à l'arrivée quand on choisit -3 comme nombre de départ?
  3. On choisit x comme nombre de départ.

    Parmi les expressions suivantes, lesquelles permettent d'exprimer le résultat à l'arrivée de ce programme de calcul. Aucune justification n'est demandée.

    Expression AExpression BExpression CExpression D
    (x+2 \times 4)(x \times 5-3)(4 x+2)(5 x-3)(4 x+8)(5 x-3)(x+2) \times 4 \times(5 x-3)
  4. Trouver les deux nombres de départ qui permettent d'obtenir 0 à l'arrivée. Expliquer la démarche.
  5. Développer et réduire l'expression B.
Voir la correction

1.Un programme de calcul propose deux chaînes d'opérations à partir d'un nombre de départ : à gauche, ajouter 2 puis multiplier par 4 ; à droite, multiplier par 5 puis soustraire 3 ; puis multiplier les deux résultats obtenus. Montrer qu'en partant de 2, le résultat final est 112.

En partant de 2 : à gauche, 2+2=4 puis 4\times4=16 ; à droite, 2\times5=10 puis 10-3=7.
Le résultat final est le produit des deux résultats intermédiaires : 16\times7 = 112.

2.Quel est le résultat obtenu en partant du nombre -3 ?

En partant de -3 : à gauche, -3+2=-1 puis -1\times4=-4 ; à droite, -3\times5=-15 puis -15-3=-18.
Le résultat final est (-4)\times(-18) = 72.

3.On choisit x comme nombre de départ. Parmi les quatre expressions suivantes, lesquelles permettent d'exprimer le résultat obtenu par ce programme : A=(x+2\times4)(x\times5-3), B=(4x+2)(5x-3), C=(4x+8)(5x-3), D=(x+2)\times4\times(5x-3) ?

En partant de x : à gauche, x+2 puis 4(x+2)=4x+8 ; à droite, 5x puis 5x-3.
Le résultat général est donc 4(x+2)\times(5x-3), que l'on peut écrire (x+2)\times4\times(5x-3) (expression D, sans distribuer le 4) ou (4x+8)(5x-3) (expression C, après avoir distribué le 4 dans le premier facteur).
Les expressions C et D conviennent toutes les deux ; les expressions A et B ne correspondent pas au programme.

4.Trouver les deux nombres de départ qui donnent 0 comme résultat final, en expliquant la démarche.

Le résultat final s'écrit (4x+8)(5x-3). Ce produit est nul si l'un au moins des deux facteurs est nul.
Soit 4x+8=0, c'est-à-dire 4x=-8, soit x=-2.
Soit 5x-3=0, c'est-à-dire 5x=3, soit \begin{aligned}x &= \dfrac{3}{5} \\ &= 0{,}6\end{aligned}
Les deux nombres de départ qui donnent 0 à l'arrivée sont donc -2 et 0{,}6.

5.Développer et réduire l'expression B=(4x+2)(5x-3).

On développe chaque produit : \begin{aligned}B &= 4x\times5x + 4x\times(-3) + 2\times5x + 2\times(-3) \\ &= 20x^2-12x+10x-6\end{aligned}
En réduisant les termes de même degré : B = 20x^2-2x-6.

Un cinéma propose trois tarifs :

Tarif « Classique » : La personne paye chaque entrée 11€.

Tarif « Essentiel » : La personne paye un abonnement annuel de 50 € puis chaque entrée coûte 5 €.

Tarif « Liberté » : La personne paye un abonnement annuel de 240 € avec un nombre d'entrées illimité.

  1. Avec le tarif « Classique », une personne souhaite acheter trois entrées au cinéma.

    Combien va-t-elle payer ?
  2. Avec le tarif « Essentiel », une personne souhaite aller huit fois au cinéma.

    Montrer qu'elle va payer 90 €.
  3. Dans la suite, x désigne le nombre d'entrées au cinéma.

    On considère les trois fonctions f, g et h suivantes :

    f: x \longmapsto 50+5 x\quad g: x \longmapsto 240\quad h: x \longmapsto 11 x

    Associer, sans justifier, chacune de ces fonctions au tarif correspondant.

Le graphique ci-dessous représente le prix à payer en fonction du nombre d'entrées pour chacun de ces trois tarifs.

Nombred’entrées 5 10 15 20 25 30 35 40 45 Prisàpayer(en ) 50 100 150 200 250 0 (d 1 ) (d 3 ) (d 2 )

La droite (\mathrm{d}_{1}) représente la fonction correspondant au tarif « Classique ».

La droite (\mathrm{d}_{2}) représente la fonction correspondant au tarif « Essentiel ».

La droite (\mathrm{d}_{3}) représente la fonction correspondant au tarif « Liberté ».

  1. Quel tarif propose un prix proportionnel au nombre d'entrées ?
  2. Pour les questions suivantes, aucune justification n'est attendue.

    1. Avec 150 €, combien peut-on acheter d'entrées au maximum avec le tarif « Essentiel »?
    2. À partir de combien d'entrées, le tarif « Liberté » devient-il le tarif le plus intéressant?
    3. Si on décide de ne pas dépasser un budget de 200 €, quel est le tarif qui permet d'acheter le plus grand nombre d'entrées ?
Voir la correction

1.Un cinéma propose le tarif « Classique » à 11 € l'entrée. Combien coûtent 3 entrées avec ce tarif ?

Avec le tarif Classique, 3 entrées coûtent 3\times11 = 33 €.

2.Le tarif « Essentiel » consiste en un abonnement annuel de 50 € puis 5 € par entrée. Montrer qu'avec ce tarif, 8 entrées coûtent 90 €.

Avec le tarif Essentiel, le coût de 8 entrées est 50+8\times5 = 50+40 = 90 €, ce qui confirme l'énoncé.

3.Le tarif « Liberté » consiste en un abonnement annuel de 240 € donnant un accès illimité. En notant x le nombre d'entrées, on considère les fonctions f: x\mapsto50+5x, g: x\mapsto240 et h: x\mapsto11x. Associer chacune de ces fonctions au tarif correspondant.

La fonction f, qui combine un montant fixe de 50 et un coût de 5 par entrée, correspond au tarif « Essentiel ».
La fonction g, constante et égale à 240 quel que soit le nombre d'entrées, correspond au tarif « Liberté ».
La fonction h, proportionnelle au nombre d'entrées avec un coefficient de 11, correspond au tarif « Classique ».

4.Sur un graphique, les droites (d1), (d2) et (d3) représentent respectivement les tarifs Classique, Essentiel et Liberté en fonction du nombre d'entrées. Quel tarif propose un prix proportionnel au nombre d'entrées ?

Seule la fonction h (tarif Classique) est linéaire, de la forme x\mapsto11x sans terme constant : c'est donc le tarif « Classique » qui propose un prix proportionnel au nombre d'entrées.

5.aAvec 150 €, combien d'entrées peut-on acheter au maximum avec le tarif « Essentiel » (aucune justification attendue) ?

On résout 50+5x\leqslant150, soit 5x\leqslant100, soit x\leqslant20.
Avec 150 €, on peut acheter au maximum 20 entrées avec le tarif Essentiel.

5.bÀ partir de combien d'entrées le tarif « Liberté » devient-il le plus intéressant (aucune justification attendue) ?

Le tarif Liberté (240 €) devient plus avantageux que l'Essentiel lorsque 50+5x>240, soit 5x>190, soit x>38.
À partir de 39 entrées, le tarif Liberté est le plus intéressant.

5.cAvec un budget de 200 € maximum, quel tarif permet d'acheter le plus grand nombre d'entrées (aucune justification attendue) ?

Tarif Classique : 11x\leqslant200 donne au plus 18 entrées (11\times18=198).
Tarif Essentiel : 50+5x\leqslant200 donne au plus 30 entrées (50+5\times30=200).
Tarif Liberté : l'abonnement de 240 € dépasse déjà le budget de 200 €, donc ce tarif est inaccessible.
C'est donc le tarif « Essentiel » qui permet d'acheter le plus grand nombre d'entrées, soit 30.

Des amis habitent Strasbourg et préparent leurs vacances.

Cette année ils ont décidé de partir découvrir une grande ville française pendant une semaine.

Pour s'y rendre, ils louent une voiture. Une fois arrivés sur place, ils feront ensuite tous leurs trajets à pied ou en transport en commun.

Une agence de location de voitures propose les trois formules suivantes pour une location sur une semaine :

Formule AFormule BFormule C
0,50 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 300 € puis 0,25 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 900 € pour un kilométrage illimité.

Tableau indicatif des distances (en km) entre des villes françaises

Bordeaux
675Grenoble
792771Lille
5552801005Marseille
338741584909Nantes
546585215772379Paris
907506498803864442Strasbourg

Exemple: la distance la plus courte entre Nantes et Grenoble est de 741 km.

PARTIE A : Les amis souhaitent se rendre à Marseille. Ils ont un budget de 1000 € pour le voyage.

  1. Quelle distance, en km, vont-ils parcourir pour le trajet aller-retour ?
  2. En choisissant la formule B, montrer que la location de voiture coûtera 701,50 €.
  3. Quelle est la formule la plus avantageuse ?
  4. Voici des informations pour le voyage :

    Information 1Information 2Information 3
    Prix moyen du gazole en 2023Voiture proposéeCoût total pour les péages
    1,87 € par litreType de carburant: gazole. Consommation: 5,6 L pour 100 km115,80 €


    Leur budget sera-t-il suffisant ?

    Dans cette question, toute trace de recherche sera prise en compte dans la correction.

PARTIE B : Étude des formules

Formule AFormule BFormule C
0,50 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 300 € puis 0,25 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 900 € pour un kilométrage illimité.
  1. Soit x le nombre de kilomètres parcourus, exprimer en fonction de x le prix payé pour chaque formule de location.
  2. On a représenté ci-dessous, pour chacune des formules, le coût de la location (en euros) en fonction de la distance parcourue (en kilomètres).

    Associer chaque courbe à la formule de location correspondante. Ne pas justifier.

    Coûtdelalocation(en ) Distanceparcourue(enkm) Courbe3 Courbe2 Courbe1 200 200
  3. Résoudre l'équation 0,25x + 300 = 0,5x. Interpréter ce résultat.
    1. Si la distance parcourue est de 2500 km, quelle formule doit-on choisir pour payer le moins cher ? Ne pas justifier.
    2. Donner une distance parcourue pour laquelle la formule A est la plus intéressante. Ne pas justifier.
    3. Déterminer graphiquement quelle formule de location est la moins chère en fonction de la distance parcourue pour une distance inférieure à 2600 km.
Voir la correction

PARTIEA. Des amis, habitant Strasbourg, veulent se rendre à Marseille en voiture de location, puis se déplacer sur place à pied ou en transports en commun. Une agence propose trois formules : A à 0,50 € par kilomètre parcouru ; B avec un forfait fixe de 300 € puis 0,25 € par kilomètre parcouru ; C avec un forfait fixe de 900 € pour un kilométrage illimité. Un tableau des distances indique que Marseille est à 803 km de Strasbourg. Leur budget total pour le voyage est de 1 000 €. 1. Quelle distance vont-ils parcourir pour l'aller-retour ?

Pour l'aller-retour, la distance parcourue est 803\times2 = 1 606 km.

2.En choisissant la formule B, montrer que la location de voiture coûtera 701,50 €.

Avec la formule B, le prix payé est 300 + 1\,606\times0,25.
1\,606\times0,25 = 401,50, donc le prix total est 300 + 401,50 = 701,50 €, ce qui confirme le montant annoncé.

3.Quelle formule de location est la plus avantageuse pour ce trajet de 1 606 km ?

Avec la formule A, le prix payé serait 1\,606\times0,50 = 803 €.
Avec la formule C, le prix payé serait fixe, 900 €.
En comparant les trois montants : 701,50 < 803 < 900, la formule B est donc la plus avantageuse pour ce trajet.

4.On donne : prix moyen du gazole en 2023 : 1,87 € par litre ; consommation de la voiture : 5,6 L pour 100 km ; coût total des péages : 115,80 €. Leur budget de 1 000 € sera-t-il suffisant pour ce voyage (location + carburant + péages), en choisissant la formule B ?

La consommation totale de carburant pour 1 606 km est 1\,606\times\dfrac{5,6}{100} = 89,936 L.
Le coût du carburant est donc 89,936\times1,87 \approx 168,18 € (arrondi au centime).
Le coût total du voyage est la somme de la location, du carburant et des péages : 701,50 + 168,18 + 115,80 = 985,48 €.
Comme 985,48 \leqslant 1\,000, le budget de 1 000 € est suffisant pour ce voyage.

PARTIEB. On étudie maintenant les trois formules de location de façon plus générale, en fonction de la distance parcourue. 5. En notant x le nombre de kilomètres parcourus, exprimer en fonction de x le prix payé avec chacune des trois formules.

  • Formule A : prix =0,5x
  • Formule B : prix =0,25x+300
  • Formule C : prix =900 (constant, quel que soit x)

6.Sur un graphique, trois courbes représentent le coût de la location (en euros) en fonction de la distance parcourue (en kilomètres) : la courbe 1 est une droite horizontale coupant l'axe des ordonnées à 900, la courbe 2 est une droite croissante coupant l'axe des ordonnées à 300, et la courbe 3 est une droite croissante passant par l'origine. Associer chaque courbe à sa formule (aucune justification n'était demandée, on en donne une ici).

La formule A, 0,5x, est une fonction linéaire : sa représentation est une droite passant par l'origine du repère. C'est donc la courbe 3.
La formule B, 0,25x+300, est une fonction affine dont l'ordonnée à l'origine est 300 : c'est donc la courbe 2.
La formule C, constante et égale à 900, est représentée par une droite horizontale coupant l'axe des ordonnées à 900 : c'est donc la courbe 1.

7.Résoudre l'équation 0,25x+300=0,5x et interpréter le résultat obtenu.

0,25x+300=0,5x \iff 300 = 0,5x-0,25x \iff 300=0,25x \iff x=\dfrac{300}{0,25} \iff x= 1 200.
Cela signifie que pour une distance parcourue de 1 200 km, le prix payé avec la formule A est égal à celui payé avec la formule B.

8.a.Si la distance parcourue est de 2 500 km, quelle formule permet de payer le moins cher (sans justifier) ?

D'après une lecture graphique, pour une distance parcourue de 2 500 km, c'est la formule C qui est la moins chère.

8.b.Donner une distance parcourue pour laquelle la formule A est la plus intéressante (sans justifier).

Toute distance strictement comprise entre 0 et 1 200 km convient, par exemple 600 km (pour ces distances, la courbe 3, qui représente la formule A, est la plus basse).

8.c.Déterminer graphiquement quelle formule est la moins chère en fonction de la distance parcourue, pour une distance inférieure à 2 600 km.

  • de 0 à 1 200 km parcourus : la formule A est la moins chère ;
  • de 1 200 à 2 400 km parcourus : la formule B est la moins chère ;
  • de 2 400 à 2 600 km parcourus : la formule C est la moins chère.

Dans l'espace muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) d'unité 1 cm, on considère les points : A(3~;~-1~;~1) ; B(4~;~-1~;~0) ; C(0 ~;~3~;~2) ; D(4~;~3~;~-2) et S(2~;~1~;~4).

Dans cet exercice on souhaite montrer que SABDC est une pyramide à base ABDC trapézoïdale de sommet S, afin de calculer son volume.

A B C D S

  1. Montrer que les points A, B et C ne sont pas alignés.
    1. Montrer que les points A, B, C et D sont coplanaires.
    2. Montrer que le quadrilatère ABDC est un trapèze de bases [AB] et [CD].

      On rappelle qu'un trapèze est un quadrilatère ayant deux côtés opposés parallèles appelés bases.
    1. Démontrer que le vecteur \vect{n}(2~;~1~;~2) est un vecteur normal au plan (ABC).
    2. En déduire une équation cartésienne du plan (ABC).
    3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta passant par le point S et orthogonale au plan (ABC).
    4. On note I le point d'intersection de la droite \Delta et du plan (ABC).

      Montrer que le point I a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac83~\right), puis montrer que \mathrm{SI} = 2 \text{cm}.
    1. Vérifier que le projeté orthogonal H du point B sur la droite (CD) a pour coordonnées H(3~;~3~;~-1) et montrer que HB = 3\sqrt 2 cm.
    2. Calculer la valeur exacte de l'aire du trapèze ABDC.

      On rappelle que l'aire d'un trapèze est donnée par la formule \mathcal{A} = \dfrac{b + B}{2} \times h

      b et B sont les longueurs des bases du trapèze et h sa hauteur.
  2. Déterminer le volume de la pyramide SABDC.

    On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule

    V = \dfrac13 \times aire de la base \times hauteur
Voir la correction

1.Dans un repère orthonormé (unité 1 cm), on donne A(3 ; -1 ; 1), B(4 ; -1 ; 0), C(0 ; 3 ; 2), D(4 ; 3 ; -2) et S(2 ; 1 ; 4). Montrer que A, B, C ne sont pas alignés.

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-3 \\ 4 \\ 1\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires (les premières coordonnées donneraient un rapport -3, mais 0\times(-3)\neq4) : A, B, C ne sont pas alignés.

2.aMontrer que les points A, B, C et D sont coplanaires.

\overrightarrow{CD}\begin{pmatrix}4 \\ 0 \\ -4\end{pmatrix} vérifie \overrightarrow{CD} = 4\overrightarrow{AB} : c'est une combinaison linéaire de vecteurs du plan (ABC).
Le point C appartenant au plan (ABC), D y appartient aussi : les quatre points sont coplanaires.

2.bMontrer que le quadrilatère ABDC est un trapèze de bases [AB] et [CD].

\overrightarrow{CD} = 4\overrightarrow{AB} montre que (AB) et (CD) sont strictement parallèles (C n'est pas sur (AB)) : ABDC est un quadrilatère plan non croisé dont deux côtés opposés sont parallèles, c'est-à-dire un trapèze de bases [AB] et [CD].

3.aDémontrer que le vecteur \overrightarrow{n}(2~;~1~;~2) est un vecteur normal au plan (ABC).

\begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AB} &= 2+0-2 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= -6+4+2 \\ &= 0\end{aligned} \overrightarrow{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan, donc normal à (ABC).

3.bEn déduire une équation cartésienne du plan (ABC).

(ABC) a une équation de la forme 2x+y+2z+d=0 ; A(3 ; -1 ; 1) y appartient : \begin{aligned}6-1+2+d = 0 &\iff d = -7 \end{aligned} D'où 2x+y+2z-7=0.

3.cDéterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta passant par S et orthogonale au plan (ABC).

\Delta est dirigée par \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix} et passe par S(2 ; 1 ; 4) : x=2+2t, y=1+t, z=4+2t, avec t\in\mathbb{R}.

3.dMontrer que le point I d'intersection de \Delta et (ABC) a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac83\right), puis que SI = 2 cm.

En substituant dans l'équation du plan : \begin{aligned}2(2+2t)+(1+t)+2(4+2t)-7 = 9t+6 = 0 &\iff t = -\dfrac23 \end{aligned}
D'où I\left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac83\right), et SI = \sqrt{\left(\dfrac43\right)^2+\left(\dfrac23\right)^2+\left(\dfrac43\right)^2} = \sqrt{\dfrac{36}{9}} = 2 cm.

4.aVérifier que le projeté orthogonal H de B sur la droite (CD) a pour coordonnées H(3 ; 3 ; -1), et montrer que HB =3\sqrt2 cm.

\overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-1 \\ 4 \\ -1\end{pmatrix} vérifie \begin{aligned}\overrightarrow{CD}\cdot\overrightarrow{BH} &= -4+0+4 \\ &= 0\end{aligned} (BH) est orthogonale à (CD).
\overrightarrow{CH}\begin{pmatrix}3 \\ 0 \\ -3\end{pmatrix} = \dfrac34\overrightarrow{CD} : H est bien sur la droite (CD). H est donc le projeté orthogonal de B sur (CD).
\begin{aligned}HB &= \sqrt{1+16+1} \\ &= \sqrt{18} \\ &= 3\sqrt2\end{aligned} cm.

4.bCalculer la valeur exacte de l'aire du trapèze ABDC.

\begin{aligned}AB &= \sqrt{1+0+1} \\ &= \sqrt2\end{aligned} et \begin{aligned}CD &= 4AB \\ &= 4\sqrt2\end{aligned} (bases du trapèze), la hauteur étant HB = 3\sqrt2.
\mathcal{A} = \dfrac{\sqrt2+4\sqrt2}{2}\times3\sqrt2 = \dfrac{5\sqrt2}{2}\times3\sqrt2 = 15 cm^{2}.

5.Déterminer le volume de la pyramide SABDC.

V = \dfrac13\times\mathcal{A}_{ABDC}\times SI = \dfrac13\times15\times2 = 10 cm^{3}.

Dans la revue Lancet Public Health, les chercheurs affirment qu'au 11 mai 2020, 5,7 % des adultes français avaient déjà été infectés par la COVID 19.

Source : https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667 (21) 00064-5/fulltext

On se servira de cette donnée pour les parties A et B de cet exercice.

Partie A

  1. On prélève un individu dans la population française adulte au 11 mai 2020.

    On note I l'évènement : « l'adulte a déjà été infecté par la COVID 19 »

    Quelle est la probabilité que cet individu prélevé ait déjà été infecté par la COVID 19 ?
  2. On prélève un échantillon de 100 personnes de la population supposées choisies de façon indépendante les unes des autres.

    On assimile ce prélèvement à un tirage avec remise.

    On appelle X la variable aléatoire qui compte le nombre de personnes ayant déjà été infectées.
    1. Justifiez que X suit une loi binomiale dont on donnera les paramètres.
    2. Calculer son espérance mathématique. Interpréter ce résultat dans le cadre de l'exercice.
    3. Quelle est la probabilité qu'il n'y ait aucune personne infectée dans l'échantillon ?

      On donnera une valeur approchée à 10^{-4} près du résultat.
    4. Quelle est la probabilité qu'il y ait au moins 2 personnes infectées dans l'échantillon ?

      On donnera une valeur approchée à 10^{-4} près du résultat.
    5. Déterminer le plus petit entier n tel que P(X \leqslant n) > 0,9.

      Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B :

Un test a été mis en place : celui-ci permet de déterminer (même longtemps après l'infection), si une personne a ou non déjà été infectée par la COVID 19.

Si le test est positif, cela signifie que la personne a déjà été infectée par la COVID 19.

Deux paramètres permettent de caractériser ce test: sa sensibilité et sa spécificité.

La sensibilité d'un test est la probabilité qu'il soit positif sachant que la personne a été infectée par la maladie. (II s'agit donc d'un vrai positif).

La spécificité d'un test est la probabilité que le test soit négatif sachant que la personne n'a pas été infectée par la maladie. (II s'agit donc d'un vrai négatif).

Le fabricant du test fournit les caractéristiques suivantes:

  • Sa sensibilité est de 0,8.
  • Sa spécificité est de 0,99.

On prélève un individu soumis au test dans la population française adulte au 11 mai 2020.

On note T l'évènement « le test réalisé est positif ».

  1. Compléter l'arbre des probabilités ci-dessous avec les données de l'énoncé :

    \pstree[treemode=R,levelsep=3cm]{\TR} {\pstree{\TR{I~~}} {\TR{T} \TR{\overline{T}} } \pstree{\TR{\overline{I}~~}} {\TR{T} \TR{\overline{T}} } }
  2. Montrer que p(T) = 0,05503.
  3. Quelle est la probabilité qu'un individu ait été infecté sachant que son test est positif ?

    On donnera une valeur approchée à 10^{-4} près du résultat.

Partie C :

On considère un groupe d'une population d'un autre pays soumis au même test de sensibilité 0,8 et de spécificité 0,99.

Dans ce groupe la proportion d'individus ayant un test positif est de 29,44 %.

On choisit au hasard un individu de ce groupe; quelle est la probabilité qu'il ait été infecté ?

Voir la correction

PartieA ; 1. Au 11 mai 2020, 5,7 % des adultes français avaient été infectés par la COVID-19. On prélève un individu au hasard ; quelle est la probabilité qu'il ait déjà été infecté (évènement I) ?

Par équiprobabilité, P(I) = 0{,}057.

PartieA ; 2.a On prélève 100 personnes (tirage assimilé avec remise) ; X compte les personnes déjà infectées. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.

L'épreuve « être déjà infecté » (probabilité 0,057) est répétée 100 fois de façon indépendante : X suit la loi binomiale de paramètres n=100 et p=0{,}057.

PartieA ; 2.b Calculer son espérance et interpréter.

\begin{aligned}E(X) &= 100\times0{,}057 \\ &= 5{,}7\end{aligned} En moyenne, un échantillon de 100 adultes contient 5,7 personnes déjà infectées.

PartieA ; 2.c Quelle est la probabilité qu'aucune personne de l'échantillon ne soit infectée (à 10^{-4} près) ?

P(X=0) = 0{,}943^{100} \approx 0,0028.

PartieA ; 2.d Quelle est la probabilité qu'au moins 2 personnes soient infectées (à 10^{-4} près) ?

P(X\geqslant2) = 1-P(X\leqslant1) \approx 0,9801.

PartieA ; 2.e Déterminer le plus petit entier n tel que P(X\leqslant n)>0{,}9, et interpréter.

À la calculatrice, P(X\leqslant8)\approx0{,}883 et P(X\leqslant9)\approx0{,}941 : le plus petit entier est n=9. Il y a plus de 9 chances sur 10 que l'échantillon contienne au plus 9 personnes déjà infectées.

PartieB ; 1. Un test a une sensibilité de 0,8 (P_I(T), test positif sachant infecté) et une spécificité de 0,99 (P_{\overline{I}}(\overline{T})). Compléter l'arbre de probabilités.

P(I)=0{,}057, P(\overline{I})=0{,}943 ; P_I(T)=0{,}8, P_I(\overline{T})=0{,}2 ; P_{\overline{I}}(T)=0{,}01, P_{\overline{I}}(\overline{T})=0{,}99.

PartieB ; 2. Montrer que P(T) = 0{,}05503.

Par les probabilités totales : \begin{aligned}P(T) &= P(I\cap T)+P(\overline{I}\cap T) \\ &= 0{,}057\times0{,}8+0{,}943\times0{,}01 \\ &= 0{,}0456+0{,}00943 \\ &= 0{,}05503\end{aligned}

PartieB ; 3. Quelle est la probabilité qu'un individu ait été infecté sachant que son test est positif (à 10^{-4} près) ?

P_T(I) = \dfrac{P(I\cap T)}{P(T)} = \dfrac{0{,}0456}{0{,}05503} \approx 0,8286.

PartieC. Dans un autre pays, avec le même test, la proportion de tests positifs est de 29,44 %. Quelle est la probabilité qu'un individu choisi au hasard ait été infecté ?

En notant x la proportion d'infectés : \begin{aligned}P(T) &= 0{,}8x+0{,}01(1-x) \\ &= 0{,}79x+0{,}01\end{aligned}
\begin{aligned}0{,}79x+0{,}01 = 0{,}2944 &\iff 0{,}79x = 0{,}2844 \\ &\iff x = 0{,}36 \end{aligned} La probabilité d'avoir été infecté est 0,36 (36 % de la population).

On considère la fonction f définie sur ]0 ~;~+ \infty[ par

f(x) = x^2 - x \ln (x).

On admet que f est deux fois dérivable sur ]0 ~;~+ \infty[.

On note f' la fonction dérivée de la fonction f et f'' la fonction dérivée de la fonction f'.

Partie A : Étude de la fonction f

  1. Déterminer les limites de la fonction f en 0 et en +\infty.
  2. Pour tout réel x strictement positif, calculer f'(x).
  3. Montrer que pour tout réel x strictement positif:

    f''(x) = \dfrac{2x - 1}{x}.
  4. Étudier les variations de la fonction f' sur ]0 ~;~+ \infty[, puis dresser le tableau des variations de la fonction f' sur ]0 ~;~+ \infty[.

    On veillera à faire apparaître la valeur exacte de l'extremum de la fonction f' sur ]0 ~;~+ \infty[.

    Les limites de la fonction f' aux bornes de l'intervalle de définition ne sont pas attendues.
  5. Montrer que la fonction f est strictement croissante sur ]0 ~;~+ \infty[.

Partie B : Étude d'une fonction auxiliaire pour la résolution de l'équation f(x) = x

On considère dans cette partie la fonction g définie sur ]0 ~;~+ \infty[ par

g(x) = x - \ln (x).

On admet que la fonction g est dérivable sur ]0 ~;~+ \infty[, on note g' sa dérivée.

  1. Pour tout réel strictement positif, calculer g'(x), puis dresser le tableau des variations de la fonction g.

    Les limites de la fonction g aux bornes de l'intervalle de définition ne sont pas attendues.
  2. On admet que 1 est l'unique solution de l'équation g(x) = 1.

    Résoudre, sur l'intervalle ]0 ~;~+ \infty[, l'équation f(x) = x.

Partie C : Étude d'une suite récurrente

On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = \dfrac12 et pour tout entier naturel n,

u_{n+1} = f\left(u_n\right) = u_n^2\quad - u_n \ln \left(u_n\right).

  1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n: \dfrac12\quad \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 1.
  2. Justifier que la suite \left(u_n\right) converge.

    On appelle \ell la limite de la suite \left(u_n\right) et on admet que \ell vérifie l'égalité f(\ell) = \ell.
  3. Déterminer la valeur de \ell.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit f(x) = x^2-x\ln(x) sur ]0~;~+\infty[. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.

En 0 : x^2\to0 et, par croissances comparées, x\ln(x)\to0 : \lim\limits_{x\to0}f(x) = 0.
En +\infty : f(x) = x^2\left(1-\dfrac{\ln(x)}{x}\right), avec \dfrac{\ln(x)}{x}\to0 : le facteur entre parenthèses tend vers 1, et x^2\to+\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

PartieA ; 2. Calculer f'(x) pour tout réel x>0.

f'(x) = 2x-\ln(x)-x\times\dfrac1x = 2x-1-\ln(x).

PartieA ; 3. Montrer que f''(x) = \dfrac{2x-1}{x}.

f''(x) = 2-\dfrac1x = \dfrac{2x-1}{x}.

PartieA ; 4. Étudier les variations de f' sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations (avec la valeur exacte de l'extremum).

Sur ]0~;~+\infty[, x>0, donc f''(x) est du signe de 2x-1 : négatif sur \left]0~;~\dfrac12\right[, positif au-delà.
f' décroît puis croît, avec un minimum en x=\dfrac12 : f'\left(\dfrac12\right) = 1-1-\ln\left(\dfrac12\right) = \ln(2).

PartieA ; 5. Montrer que la fonction f est strictement croissante sur ]0~;~+\infty[.

Le minimum de f' vaut \ln(2)>0 : f'(x)>0 sur tout l'intervalle, donc f est strictement croissante sur ]0~;~+\infty[.

PartieB ; 1. Soit g(x) = x-\ln(x) sur ]0~;~+\infty[. Calculer g'(x) et dresser le tableau des variations de g.

g'(x) = 1-\dfrac1x = \dfrac{x-1}{x}, du signe de x-1 : g décroît sur ]0~;~1] puis croît sur [1~;~+\infty[, avec un minimum \begin{aligned}g(1) &= 1-0 \\ &= 1\end{aligned}

PartieB ; 2. Sachant que 1 est l'unique solution de g(x)=1, résoudre l'équation f(x)=x sur ]0~;~+\infty[.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff x^2-x\ln(x)-x = 0 \\ &\iff x\big(x-1-\ln(x)\big) = 0 \end{aligned} comme x>0, cela équivaut à x-\ln(x) = 1, soit g(x)=1.
L'unique solution est donc x=1.

PartieC ; 1. Soit (u_n) définie par u_0=\dfrac12 et u_{n+1}=f(u_n). Montrer par récurrence que, pour tout n, {\dfrac12\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant1}.

Initialisation : \begin{aligned}u_1 &= f\left(\dfrac12\right) \\ &= \dfrac14+\dfrac{\ln(2)}{2} \\ &\approx 0{,}597\end{aligned} donc {\dfrac12\leqslant u_0\leqslant u_1\leqslant1} : vrai au rang 0.
Hérédité : si {\dfrac12\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant1}, la stricte croissance de f donne f\left(\dfrac12\right)\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant f(1)=1 ; comme \begin{aligned}f\left(\dfrac12\right) &\approx 0{,}6 \\ &\geqslant \dfrac12\end{aligned} l'encadrement est vrai au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {\dfrac12\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant1}.

PartieC ; 2. Justifier que la suite (u_n) converge.

(u_n) est croissante et majorée par 1 : elle converge vers une limite \ell avec {\dfrac12\leqslant\ell\leqslant1}.

PartieC ; 3. Sachant que la limite vérifie f(\ell)=\ell, déterminer \ell.

D'après la partie B, l'équation f(x)=x a pour unique solution 1 sur ]0~;~+\infty[ : \ell=1.

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Soit \left(u_n\right) une suite définie pour tout entier naturel n et vérifiant la relation suivante:

    pour tout entier naturel n,\:\: \dfrac12\quad < u_n \leqslant \dfrac{3n^2 + 4n + 7}{6n^2 + 1}.


    Affirmation 1 \displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n =\dfrac12.
  2. Soit h une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [-4 ; 4].

    La représentation graphique \mathcal{C}_{h'} de sa fonction dérivée h' est donnée ci-dessous.

    01234 1 2 3 40 2 4246810 C h

    Affirmation 2 : La fonction h est convexe sur [-1~;~3].
  3. Le code d'un immeuble est composé de 4 chiffres (qui peuvent être identiques) suivis de deux lettres distinctes parmi A, B et C (exemple: 1232BA).

    Affirmation 3 : Il existe 20 634 codes qui contiennent au moins un 0.`
  4. On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x \ln x.

    Affirmation 4 : La fonction f est une solution sur ]0~;~ +\infty[ de l'équation différentielle

    xy' - y = x.
Voir la correction

Affirmation 1. Si, pour tout n, {\dfrac12 < u_n \leqslant \dfrac{3n^2+4n+7}{6n^2+1}}, alors \lim u_n = \dfrac12. Vraie ou fausse ?

En factorisant par n^2 : \begin{aligned}\dfrac{3n^2+4n+7}{6n^2+1} &= \dfrac{3+\frac4n+\frac{7}{n^2}}{6+\frac{1}{n^2}} \to \dfrac36 \\ &= \dfrac12\end{aligned}
(u_n) est encadrée par deux suites de limite \dfrac12 : par le théorème des gendarmes, \lim u_n = \dfrac12. L'affirmation est vraie.

Affirmation 2. La dérivée h' d'une fonction h est représentée graphiquement sur [-4~;~4]. La fonction h est convexe sur [-1~;~3]. Vraie ou fausse ?

Sur [-1~;~3], la courbe de h' n'est pas croissante (elle monte puis redescend) : h n'est donc pas convexe sur tout cet intervalle. L'affirmation est fausse.

Affirmation 3. Un code est composé de 4 chiffres (répétitions permises) suivis de 2 lettres distinctes parmi A, B, C. Il existe 20 634 codes contenant au moins un 0. Vraie ou fausse ?

Nombre total de codes : 10^4\times3\times2 = 60\,000. Codes sans aucun 0 : 9^4\times3\times2 = 39\,366.
Codes avec au moins un 0 : 60\,000-39\,366 = 20\,634. L'affirmation est vraie.

Affirmation 4. La fonction f(x) = x\ln(x) est solution sur ]0~;~+\infty[ de l'équation différentielle xy'-y=x. Vraie ou fausse ?

f'(x) = \ln(x)+1, donc xf'(x)-f(x) = x\ln(x)+x-x\ln(x) = x : l'équation est bien vérifiée. L'affirmation est vraie.

Dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) de l'espace, on considère le plan (P) d'équation: (P) :\quad 2x + 2y - 3z + 1 = 0.

On considère les trois points A, B et C de coordonnées:

A(1 ; 0 ; 1) , B(2~;~- 1~;~1) et C( - 4~;~- 6~;~5) .

Le but de cet exercice est d'étudier le rapport des aires entre un triangle et son projeté orthogonal dans un plan.

Partie A

  1. Pour chacun des points A, B et C, vérifier s'il appartient au plan (P).
  2. Montrer que le point C'(0~;~- 2~;~- 1) est le projeté orthogonal du point C sur le plan (P).
  3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AB).
  4. On admet l'existence d'un unique point H vérifiant les deux conditions

    \left\{\begin{array}{l} \text{H} \in \text{(AB)}\\ \text{(AB) et (HC) sont orthogonales}. \end{array}\right.

    Déterminer les coordonnées du point H.

    A B C C ( P )

Partie B

On admet que les coordonnées du vecteur \vect{\text{HC}} sont : \vect{\text{HC}}\begin{pmatrix}- \frac{11}{2}\\- \frac{11}{2}\\4\end{pmatrix}.

  1. Calculer la valeur exacte de \left\|\vect{\text{HC}}\right\|.
  2. Soit S l'aire du triangle ABC. Déterminer la valeur exacte de S.

Partie C

On admet que HC'= \sqrt{\dfrac{17}{2}}.

  1. Soit \alpha = \widehat{\text{CHC}'}. Déterminer la valeur de \cos(\alpha).
    1. Montrer que les droites (C'H) et (AB) sont perpendiculaires.
    2. Calculer S' l'aire du triangle ABC', on donnera la valeur exacte.
    3. Donner une relation entre S,\: S' et \cos (\alpha).
Voir la correction

PartieA ; 1. Dans un repère orthonormé, (P) : 2x+2y-3z+1=0, et A(1 ; 0 ; 1), B(2 ; -1 ; 1), C(-4 ; -6 ; 5). Vérifier pour chaque point s'il appartient à (P).

A : 2+0-3+1 = 0 : A appartient à (P). B : 4-2-3+1 = 0 : B appartient à (P).
C : \begin{aligned}-8-12-15+1 &= -34 \\ &\neq 0\end{aligned} C n'appartient pas à (P).

PartieA ; 2. Montrer que C′(0 ; -2 ; -1) est le projeté orthogonal de C sur le plan (P).

\overrightarrow{CC'}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -6\end{pmatrix} = 2\overrightarrow{n}, où \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ 2 \\ -3\end{pmatrix} est normal à (P) : la droite (CC′) est orthogonale à (P).
C′ vérifie l'équation de (P) : 0-4+3+1 = 0. ✓ C′ est donc bien le projeté orthogonal de C sur (P).

PartieA ; 3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AB).

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} dirige la droite passant par A : x=1+t, y=-t, z=1, avec t\in\mathbb{R}.

PartieA ; 4. Déterminer les coordonnées du point H de (AB) tel que (AB) et (HC) soient orthogonales.

Pour le point de paramètre t : \overrightarrow{CH}\begin{pmatrix}5+t \\ 6-t \\ -4\end{pmatrix}, et \begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{CH} &= (5+t)-(6-t) \\ &= 2t-1\end{aligned}
L'orthogonalité impose 2t-1=0, soit t=\dfrac12 : H(1{,}5~;~-0{,}5~;~1) (c'est le milieu de [AB]).

PartieB ; 1. On admet \overrightarrow{HC}\begin{pmatrix}-\dfrac{11}{2} \\ -\dfrac{11}{2} \\ 4\end{pmatrix}. Calculer la valeur exacte de \|\overrightarrow{HC}\|.

\begin{aligned}\|\overrightarrow{HC}\| &= \sqrt{\dfrac{121}{4}+\dfrac{121}{4}+16} \\ &= \sqrt{\dfrac{153}{2}}\end{aligned}

PartieB ; 2. Déterminer la valeur exacte de l'aire S du triangle ABC.

H est le pied de la hauteur issue de C : \begin{aligned}S &= \dfrac{AB\times HC}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt2\times\sqrt{\dfrac{153}{2}}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{153}}{2}\end{aligned}

PartieC ; 1. On admet HC′ =\sqrt{\dfrac{17}{2}}. Soit \alpha = \widehat{CHC'}. Déterminer \cos(\alpha).

(CC′) est orthogonale à (P), donc à (C′H) : le triangle CHC′ est rectangle en C′.
\begin{aligned}\cos(\alpha) &= \dfrac{HC'}{HC} \\ &= \dfrac{\sqrt{\dfrac{17}{2}}}{\sqrt{\dfrac{153}{2}}} \\ &= \sqrt{\dfrac{17}{153}} \\ &= \sqrt{\dfrac19} \\ &= \dfrac13\end{aligned}

PartieC ; 2.a Montrer que les droites (C′H) et (AB) sont perpendiculaires.

(CH) est orthogonale à (AB) (définition de H), et (CC′), orthogonale au plan (P), est orthogonale à (AB) qui y est incluse.
(AB) est donc orthogonale à deux droites sécantes du plan (CC′H), donc à ce plan tout entier, et en particulier à (C′H). Ces deux droites étant sécantes en H : elles sont perpendiculaires.

PartieC ; 2.b Calculer S', l'aire du triangle ABC′ (valeur exacte).

[C′H] est la hauteur issue de C′ relative à la base [AB] : S' = \dfrac{AB\times C'H}{2} = \dfrac{\sqrt2\times\sqrt{\dfrac{17}{2}}}{2} = \dfrac{\sqrt{17}}{2}.

PartieC ; 2.c Donner une relation entre S, S' et \cos(\alpha).

\begin{aligned}\dfrac{S'}{S} &= \dfrac{C'H}{CH} \\ &= \cos(\alpha)\end{aligned} autrement dit S' = S\cos(\alpha) : l'aire du triangle projeté est celle du triangle initial multipliée par le cosinus de l'angle entre les deux plans.

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On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]-\infty~;~1[ par

f(x) = \dfrac{\e^x}{x - 1}.

On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle ]-\infty~;~1[ .

On appelle \mathcal{C} sa courbe représentative dans un repère.

    1. Déterminer la limite de la fonction f en 1.
    2. En déduire une interprétation graphique.
  1. Déterminer la limite de la fonction f en -\infty.
    1. Montrer que pour tout réel x de l'intervalle ]-\infty~;~1[ , on a f'(x) = \dfrac{(x - 2)\e^x}{(x - 1)^2}.
    2. Dresser, en justifiant, le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
  2. On admet que pour tout réel x de l'intervalle ]]-\infty~;~1[, on a

    f''(x) = \dfrac{\left(x^2 -4x + 5\right)\e^x}{(x - 1)^3}.

    1. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
    2. Déterminer l'équation réduite de la tangente T à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.
    3. En déduire que, pour tout réel x de l'intervalle ]-\infty~;~1[, on a :

      \e^x \geqslant\quad (-2x - 1)(x-1).
    1. Justifier que l'équation f(x) = -2 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
    2. À l'aide de la calculatrice, déterminer un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.
Voir la correction

1.aSoit f(x) = \dfrac{e^x}{x-1} sur ]-\infty~;~1[. Déterminer la limite de f en 1.

e^x\to e>0 et x-1\to0^- (négatif sur l'intervalle) : par quotient, \lim\limits_{x\to1^-}f(x) = -\infty.

1.bEn déduire une interprétation graphique.

La courbe \mathcal{C} admet la droite d'équation x=1 comme asymptote verticale.

2.Déterminer la limite de f en -\infty.

e^x\to0 et x-1\to-\infty : \lim\limits_{x\to-\infty}f(x) = 0 ; la droite y=0 est asymptote horizontale en -\infty.

3.aMontrer que f'(x) = \dfrac{(x-2)e^x}{(x-1)^2}.

f'(x) = \dfrac{e^x(x-1)-e^x}{(x-1)^2} = \dfrac{(x-2)e^x}{(x-1)^2}.

3.bDresser, en justifiant, le tableau de variations de f sur ]-\infty~;~1[.

e^x>0 et (x-1)^2>0 : f'(x) est du signe de x-2, strictement négatif sur ]-\infty~;~1[. f est strictement décroissante, de 0 (limite en -\infty) vers -\infty (limite en 1).

4.aOn admet f''(x) = \dfrac{(x^2-4x+5)e^x}{(x-1)^3}. Étudier la convexité de f sur ]-\infty~;~1[.

x^2-4x+5 = (x-2)^2+1 > 0 pour tout réel x, et e^x>0 ; sur ]-\infty~;~1[, (x-1)^3<0.
f''(x)<0 sur tout l'intervalle : f est concave sur ]-\infty~;~1[.

4.bDéterminer l'équation réduite de la tangente T à \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

f(0) = -1 et f'(0) = \dfrac{-2\times1}{1} = -2 : T : y = -2x-1.

4.cEn déduire que, pour tout x de ]-\infty~;~1[, e^x \geqslant (-2x-1)(x-1).

f étant concave, sa courbe est sous ses tangentes : f(x)\leqslant-2x-1, soit \dfrac{e^x}{x-1}\leqslant-2x-1.
En multipliant par x-1<0 (le sens change) : e^x \geqslant (-2x-1)(x-1).

5.aJustifier que l'équation f(x)=-2 admet une unique solution \alpha sur ]-\infty~;~1[.

f est continue et strictement décroissante sur ]-\infty~;~1[, et -2 est compris entre \lim\limits_{-\infty}f = 0 et \lim\limits_{1}f = -\infty : par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation admet une unique solution \alpha.

5.bÀ l'aide de la calculatrice, déterminer un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.

f(0{,}31)\approx-1{,}98>-2 et f(0{,}32)\approx-2{,}03<-2 : {0{,}31<\alpha<0{,}32}.

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Le cube ABCDEFGH a pour arête 1 cm.

Le point I est le milieu du segment [AB] et le point J est le milieu du segment [CG].

A B C D E F G H I J

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~~\vect{\text{AE}}\right).

  1. Donner les coordonnées des points I et J.
  2. Montrer que le vecteur \vect{\text{EJ}} est normal au plan (FHI).
  3. Montrer qu'une équation cartésienne du plan (FHI) est - 2x - 2y + z + 1 = 0.
  4. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EJ).
    1. On note K le projeté orthogonal du point E sur le plan (FHI). Calculer ses coordonnées.
    2. Montrer que le volume de la pyramide EFHI est \dfrac16 cm^3.

      On pourra utiliser le point { L}, milieu du segment { [EF]}. On admet que ce point est le projeté orthogonal du point { I} sur le plan (EFH).
    3. Déduire des deux questions précédentes l'aire du triangle FHI.
Voir la correction

1.ABCDEFGH est un cube d'arête 1 cm ; I est le milieu de [AB], J le milieu de [CG]. Dans le repère (A~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}), donner les coordonnées de I et J.

I\left(\dfrac12~;~0~;~0\right) et J\left(1~;~1~;~\dfrac12\right).

2.Montrer que le vecteur \overrightarrow{EJ} est normal au plan (FHI).

\overrightarrow{EJ}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -\dfrac{1}{2}\end{pmatrix}, \overrightarrow{FH}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{FI}\begin{pmatrix}-\dfrac{1}{2} \\ 0 \\ -1\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{EJ}\cdot\overrightarrow{FH} &= -1+1+0 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{EJ}\cdot\overrightarrow{FI} &= -\dfrac12+0+\dfrac12 \\ &= 0\end{aligned} \overrightarrow{EJ} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan, donc normal à (FHI).

3.Montrer qu'une équation cartésienne du plan (FHI) est -2x-2y+z+1=0.

-2\overrightarrow{EJ}\begin{pmatrix}-2 \\ -2 \\ 1\end{pmatrix} est aussi normal au plan : l'équation est de la forme -2x-2y+z+d=0 ; F(1 ; 0 ; 1) donne \begin{aligned}-2+1+d = 0 &\iff d = 1 \end{aligned} D'où -2x-2y+z+1=0.

4.Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EJ).

(EJ) passe par E(0 ; 0 ; 1) et est dirigée par \overrightarrow{EJ} : x=t, y=t, z=1-\dfrac12t, avec t\in\mathbb{R}.

5.aOn note K le projeté orthogonal de E sur le plan (FHI). Calculer ses coordonnées.

En substituant dans l'équation du plan : \begin{aligned}-2t-2t+1-\dfrac12t+1 = 0 &\iff -\dfrac92t = -2 \\ &\iff t = \dfrac49 \end{aligned}
D'où K\left(\dfrac49~;~\dfrac49~;~\dfrac79\right).

5.bMontrer que le volume de la pyramide EFHI est \dfrac16 cm^{3} (on utilisera L, milieu de [EF], projeté orthogonal de I sur (EFH)).

Avec le triangle EFH comme base : EFH est rectangle en E, d'aire \dfrac{1\times1}{2} = \dfrac12.
La hauteur correspondante est IL, avec L\left(\dfrac12~;~0~;~1\right) : \begin{aligned}IL &= \sqrt{0+0+1} \\ &= 1\end{aligned}
\begin{aligned}V &= \dfrac13\times\dfrac12\times1 \\ &= \dfrac16\end{aligned} cm^{3}.

5.cDéduire des deux questions précédentes l'aire du triangle FHI.

En reprenant le volume avec FHI comme base et EK comme hauteur : \begin{aligned}EK &= \sqrt{\dfrac{16}{81}+\dfrac{16}{81}+\dfrac{4}{81}} \\ &= \dfrac69 \\ &= \dfrac23\end{aligned}
\dfrac16 = \dfrac13\times\mathcal{A}_{FHI}\times\dfrac23 donne \mathcal{A}_{FHI} = \dfrac34 cm^{2}.

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Partie A

On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par f(x) = \sqrt{x + 1}.

On admet que cette fonction est dérivable sur ce même intervalle.

  1. Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
  2. Démontrer que pour tout nombre réel x appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[ :

    f(x) - x = \dfrac{-x^2 + x + 1}{\sqrt{x + 1} + x}.
  3. En déduire que sur l'intervalle [0~;~+\infty[ l'équation f(x) = x admet pour unique solution :

    \ell = \dfrac{1 +\sqrt 5}{2}.

Partie B

On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 5 et pour tout entier naturel n, par

u_{n+1} = f\left(u_n\right)f est la fonction étudiée dans la partie A.

On admet que la suite de terme général u_n est bien définie pour tout entier naturel n.

  1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a

    {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.}
  2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.
  3. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge vers \ell = \dfrac{1 +\sqrt 5}{2}.
  4. On considère le script Python ci-dessous :
    1 	from math import *
    2 	def seuil(n):
    3 	     u=5
    4 	     i=0
    5 	     \ell =(1 + sqrt(5))/2
    6 	     while abs(u-\ell)>=10**(-n):
    7 	          u=sqrt(u+1)
    8 	          i=i+1
    9 	     return(i)


    On rappelle que la commande abs(x) renvoie la valeur absolue de x.

    1. Donner la valeur renvoyée par seuil (2).
    2. La valeur renvoyée par seuil (4) est 9.

      Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit f(x) = \sqrt{x+1} sur [0~;~+\infty[. Démontrer que f est croissante sur cet intervalle.

f'(x) = \dfrac{1}{2\sqrt{x+1}} > 0 sur [0~;~+\infty[ : f est croissante.

PartieA ; 2. Démontrer que, pour tout x\geqslant0, f(x)-x = \dfrac{-x^2+x+1}{\sqrt{x+1}+x}.

En multipliant par la quantité conjuguée : \begin{aligned}\sqrt{x+1}-x &= \dfrac{(\sqrt{x+1}-x)(\sqrt{x+1}+x)}{\sqrt{x+1}+x} \\ &= \dfrac{(x+1)-x^2}{\sqrt{x+1}+x} \\ &= \dfrac{-x^2+x+1}{\sqrt{x+1}+x}\end{aligned}

PartieA ; 3. En déduire que l'équation f(x)=x admet pour unique solution \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2} sur [0~;~+\infty[.

Le dénominateur étant strictement positif, \begin{aligned}f(x) = x &\iff -x^2+x+1 = 0 \end{aligned} de discriminant \Delta = 5.
Les racines sont \dfrac{1+\sqrt5}{2}>0 et \dfrac{1-\sqrt5}{2}<0 : seule la première appartient à [0~;~+\infty[. \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2} (le nombre d'or).

PartieB ; 1. Soit (u_n) définie par u_0=5 et u_{n+1}=f(u_n). Démontrer par récurrence que, pour tout n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

Initialisation : \begin{aligned}u_1 &= \sqrt6 \\ &\approx 2{,}45\end{aligned} donc 1\leqslant u_1\leqslant u_0=5 : vrai au rang 0.
Hérédité : si {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}, la croissance de f donne f(1)=\sqrt2\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}, et \sqrt2\geqslant1 : vrai au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

PartieB ; 2. En déduire que la suite (u_n) converge.

(u_n) est décroissante et minorée par 1 : elle converge.

PartieB ; 3. Démontrer que la suite (u_n) converge vers \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2}.

f étant continue sur [0~;~+\infty[, la limite vérifie f(\ell)=\ell ; d'après la partie A, l'unique solution de cette équation est \dfrac{1+\sqrt5}{2} : c'est la limite de la suite.

PartieB ; 4.a Un script Python seuil(n) compte les itérations nécessaires pour que |u_i-\ell|<10^{-n}. Donner la valeur renvoyée par seuil(2).

À la calculatrice, \begin{aligned}|u_4-\ell| &\approx 0{,}02 \\ &\geqslant 10^{-2}\end{aligned} et |u_5-\ell|\approx0{,}007<10^{-2} : la fonction renvoie 5.

PartieB ; 4.b La valeur renvoyée par seuil(4) est 9. Interpréter.

u_9 est le premier terme de la suite qui approche le nombre d'or \ell à moins de 10^{-4} près : il faut 9 itérations pour obtenir une valeur approchée de \ell à 10^{-4} près.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. On considère la fonction f définie sur \R par : f(x)=5 x \e^{-x}.
    On note C_{f} la courbe représentative de f dans un repère orthonormé.


    Affirmation 1 :
    L'axe des abscisses est une asymptote horizontale à la courbe C_{f}.


    Affirmation 2 :
    La fonction f est solution sur \R de l'équation différentielle (E) : y'+y=5 \e^{-x}.
  2. On considère les suites \left(u_{n}\right), \left(v_{n}\right) et \left(w_{n}\right), telles que, pour tout entier naturel n : {u_{n} \leqslant v_{n} \leqslant w_{n}.} De plus, la suite \left(u_{n}\right) converge vers -1 et la suite \left(w_{n}\right) converge vers 1 .


    Affirmation 3 :
    La suite \left(v_{n}\right) converge vers un nombre réel \ell appartenant à l'intervalle [-1 ; 1].

    On suppose de plus que la suite \left(u_{n}\right) est croissante et que la suite \left(w_{n}\right) est décroissante.


    Affirmation 4 :
    Pour tout entier naturel n, on a alors : {u_{0} \leqslant v_{n} \leqslant w_{0}}.

Voir la correction

Affirmation 1. Soit f(x) = 5xe^{-x} sur \mathbb{R}. L'axe des abscisses est asymptote horizontale à la courbe C_f. Vraie ou fausse ?

Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{x}{e^x} = 0, donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = 0 : l'axe des abscisses est asymptote horizontale au voisinage de +\infty. L'affirmation est vraie.

Affirmation 2. La fonction f est solution sur \mathbb{R} de l'équation différentielle (E) : y'+y = 5e^{-x}. Vraie ou fausse ?

f'(x) = 5e^{-x}-5xe^{-x} = 5e^{-x}(1-x), donc f'(x)+f(x) = 5e^{-x}(1-x)+5xe^{-x} = 5e^{-x}. L'affirmation est vraie.

Affirmation 3. Si {u_n\leqslant v_n\leqslant w_n} pour tout n, avec (u_n) convergeant vers -1 et (w_n) vers 1, alors (v_n) converge vers un réel de [-1~;~1]. Vraie ou fausse ?

Rien ne garantit la convergence de (v_n) : par exemple u_n = -1-\dfrac1n, v_n = (-1)^n et w_n = 1+\dfrac1n vérifient l'encadrement, mais (v_n) diverge.
L'affirmation est fausse.

Affirmation 4. Si de plus (u_n) est croissante et (w_n) décroissante, alors pour tout n, {u_0\leqslant v_n\leqslant w_0}. Vraie ou fausse ?

Par croissance de (u_n) : {u_0\leqslant u_n\leqslant v_n} ; par décroissance de (w_n) : {v_n\leqslant w_n\leqslant w_0}. L'affirmation est vraie.

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L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

On considère les points A(5~;~5~;~0), B(0~;~5~;~0), C(0~;~0~;~10) et D\left(0~;~0 ~;~-\dfrac{5}{2}\right).

A C B H i j k D O

    1. Montrer que \vect{n_{1}}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (CAD).
    2. En déduire que le plan (CAD) a pour équation cartésienne : x-y=0.
  1. On considère la droite \mathcal{D} de représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l c l}x&=&\phantom{5 -}\dfrac{5}{2} t \\ y&=&5-\dfrac{5}{2} t \\ z&=&0\end{array}\right.t \in \R.

    1. On admet que la droite \mathcal{D} et le plan (CAD) sont sécants en un point H. Justifier que les coordonnées de H sont \left(\dfrac{5}{2}~;~\dfrac{5}{2}~;~0\right).
    2. Démontrer que le point H est le projeté orthogonal de B sur le plan (CAD).
    1. Démontrer que le triangle ABH est rectangle en H.
    2. En déduire que l'aire du triangle ABH est égale à \dfrac{25}{4}.
    1. Démontrer que (CO) est la hauteur du tétraèdre ABCH issue de C.
    2. En déduire le volume du tétraèdre ABCH.

      On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par : V=\dfrac{1}{3} \mathcal{B }h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base.
  2. On admet que le triangle ABC est rectangle en B. Déduire des questions précédentes la distance du point H au plan (ABC).
Voir la correction

1.aDans un repère orthonormé, on donne A(5 ; 5 ; 0), B(0 ; 5 ; 0), C(0 ; 0 ; 10) et D(0 ; 0 ; -\dfrac{5}{2}). Montrer que \overrightarrow{n_1}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} est normal au plan (CAD).

\overrightarrow{CA}\begin{pmatrix}5 \\ 5 \\ -10\end{pmatrix} et \overrightarrow{DC}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ \dfrac{25}{2}\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires ; \begin{aligned}\overrightarrow{n_1}\cdot\overrightarrow{CA} &= 5-5+0 \\ &= 0\end{aligned} et \overrightarrow{n_1}\cdot\overrightarrow{DC} = 0 : \overrightarrow{n_1} est normal au plan (CAD).

1.bEn déduire que le plan (CAD) a pour équation cartésienne x-y=0.

L'équation est de la forme x-y+d=0 ; C(0 ; 0 ; 10) donne \begin{aligned}0-0+d = 0 &\iff d = 0 \end{aligned} D'où x-y=0.

2.aLa droite \mathcal{D} a pour représentation paramétrique x=\dfrac52t, y=5-\dfrac52t, z=0. Justifier que son intersection H avec (CAD) a pour coordonnées \left(\dfrac52~;~\dfrac52~;~0\right).

En substituant : \begin{aligned}\dfrac52t-\left(5-\dfrac52t\right) = 0 &\iff 5t = 5 \\ &\iff t = 1 \end{aligned} d'où H\left(\dfrac52~;~\dfrac52~;~0\right).

2.bDémontrer que H est le projeté orthogonal de B sur le plan (CAD).

Pour t=0, \mathcal{D} passe par (0 ; 5 ; 0) = B, et son vecteur directeur \begin{pmatrix}\dfrac{5}{2} \\ -\dfrac{5}{2} \\ 0\end{pmatrix} = \dfrac52\overrightarrow{n_1} est normal au plan (CAD).
\mathcal{D} est donc la droite orthogonale à (CAD) passant par B, et H son point d'intersection avec le plan : H est le projeté orthogonal de B sur (CAD).

3.aDémontrer que le triangle ABH est rectangle en H.

\overrightarrow{HA}\begin{pmatrix}\dfrac{5}{2} \\ \dfrac{5}{2} \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{HB} = -\dfrac52\overrightarrow{n_1} vérifient \begin{aligned}\overrightarrow{n_1}\cdot\overrightarrow{HA} &= \dfrac52-\dfrac52 \\ &= 0\end{aligned} Les droites (BH) et (HA) sont perpendiculaires, le triangle ABH est rectangle en H.

3.bEn déduire que l'aire du triangle ABH est égale à \dfrac{25}{4}.

\begin{aligned}BH &= HA \\ &= \sqrt{\dfrac{25}{4}+\dfrac{25}{4}} \\ &= \dfrac{5\sqrt2}{2}\end{aligned} donc \begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{BH\times HA}{2} \\ &= \dfrac12\times\dfrac{50}{4} \\ &= \dfrac{25}{4}\end{aligned}

4.aDémontrer que (CO) est la hauteur du tétraèdre ABCH issue de C.

A, B, H ont une cote nulle : ils sont dans le plan z=0 ; C est sur l'axe (O~;~\overrightarrow{k}), perpendiculaire à ce plan. (CO) est donc la hauteur issue de C.

4.bEn déduire le volume du tétraèdre ABCH.

CO = 10, donc \begin{aligned}V &= \dfrac13\times\dfrac{25}{4}\times10 \\ &= \dfrac{125}{6}\end{aligned}

5.On admet que le triangle ABC est rectangle en B. En déduire la distance du point H au plan (ABC).

BA = 5 et \begin{aligned}BC &= \sqrt{25+100} \\ &= 5\sqrt5\end{aligned} donc \begin{aligned}\mathcal{A}(ABC) &= \dfrac{5\times5\sqrt5}{2} \\ &= \dfrac{25\sqrt5}{2}\end{aligned}
En égalant les deux expressions du volume : \dfrac{125}{6} = \dfrac13\times\dfrac{25\sqrt5}{2}\times d, d'où \begin{aligned}d &= \dfrac{125}{6}\times\dfrac{6}{25\sqrt5} \\ &= \dfrac{5}{\sqrt5} \\ &= \sqrt5\end{aligned}

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La directrice d'une école souhaite réaliser une étude auprès des étudiants qui ont passé l'examen de fin d'étude, pour analyser la façon dont ils pensent avoir réussi cet examen.

Pour cette étude, on demande aux étudiants à l'issue de l'examen de répondre individuellement à la question : « Pensez-vous avoir réussi l'examen ? ».

Seules les réponses « oui » ou « non » sont possibles, et on observe que 91,7 % des étudiants interrogés ont répondu « oui ».

Suite à la publication des résultats à l'examen, on découvre que :

  • 65 % des étudiants ayant échoué ont répondu « non » ;
  • 98 % des étudiants ayant réussi ont répondu « oui ».

On interroge au hasard un étudiant qui a passé l'examen.

On note R l'évènement « l'étudiant a réussi l'examen » et Q l'évènement « l'étudiant a répondu « oui » à la question ».

Pour un évènement A quelconque, on note P(A) sa probabilité et \overline{A} son évènement contraire.

Dans tout l'exercice, les probabilités sont, si besoin, arrondies à 10^{-3} près.

  1. Préciser les valeurs des probabilités P(Q) et P_{\overline{R}}\left(\overline{Q}\right).
  2. On note x la probabilité que l'étudiant interrogé ait réussi l'examen.
    1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous.

      R Q Q R Q Q x . . . . . . . . . . . . . . .
    2. Montrer que x=0,9.
  3. L'étudiant interrogé a répondu « oui » à la question.

    Quelle est la probabilité qu'il ait réussi l'examen?
  4. La note obtenue par un étudiant interrogé au hasard est un nombre entier entre 0 et 20 . On suppose qu'elle est modélisée par une variable aléatoire N qui suit la loi binomiale de paramètres (20 ~;~0,615).

    La directrice souhaite attribuer une récompense aux étudiants ayant obtenu les meilleurs résultats.

    À partir de quelle note doit-elle attribuer les récompenses pour que 65 % des étudiants soient récompensés?
  5. On interroge au hasard dix étudiants.

    Les variables aléatoires N_{1}, N_{2}, ..., N_{10} modélisent la note sur 20 obtenue à l'examen par chacun d'entre eux. On admet que ces variables sont indépendantes et suivent la même loi binomiale de paramètres (20 ~;~ 0,615).
    Soit S la variable définie par S=N_{1}+N_{2}+\cdots+N_{10}.
    Calculer l'espérance E(S) et la variance V(S) de la variable aléatoire S.
  6. On considère la variable aléatoire M=\dfrac{S}{10}.
    1. Que modélise cette variable aléatoire M dans le contexte de l'exercice ?
    2. Justifier que E(M)=12,3 et V(M)=0,47355.
    3. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, justifier l'affirmation ci-dessous.

      « La probabilité que la moyenne des notes de dix étudiants pris au hasard soit strictement comprise entre 10,3 et 14,3 est d'au moins 80 % ».

Voir la correction

1.À l'issue d'un examen, 91,7 % des étudiants ont répondu « oui » à la question « Pensez-vous avoir réussi ? » ; 65 % des étudiants ayant échoué ont répondu « non », et 98 % de ceux ayant réussi ont répondu « oui ». Préciser P(Q) et P_{\overline{R}}(\overline{Q}).

P(Q) = 0{,}917 (proportion de « oui ») et P_{\overline{R}}(\overline{Q}) = 0{,}65 (probabilité d'avoir répondu « non » sachant qu'on a échoué).

2.aEn notant x = P(R), compléter l'arbre pondéré.

P(R)=x, P(\overline{R})=1-x ; P_R(Q)=0{,}98, P_R(\overline{Q})=0{,}02 ; P_{\overline{R}}(Q)=0{,}35, P_{\overline{R}}(\overline{Q})=0{,}65.

2.bMontrer que x=0{,}9.

Par les probabilités totales : \begin{aligned}P(Q) &= 0{,}98x+0{,}35(1-x) \\ &= 0{,}63x+0{,}35\end{aligned}
\begin{aligned}0{,}63x+0{,}35 = 0{,}917 &\iff 0{,}63x = 0{,}567 \\ &\iff x = 0{,}9 \end{aligned}

3.L'étudiant interrogé a répondu « oui ». Quelle est la probabilité qu'il ait réussi l'examen (à 10^{-3} près) ?

P_Q(R) = \dfrac{P(Q\cap R)}{P(Q)} = \dfrac{0{,}9\times0{,}98}{0{,}917} \approx 0,962.

4.La note N suit la loi binomiale de paramètres (20 ; 0,615). À partir de quelle note la directrice doit-elle récompenser pour que 65 % des étudiants le soient ?

À la calculatrice : P(N\geqslant11)\approx0{,}797 et P(N\geqslant12)\approx0{,}649 : en récompensant à partir de la note 11, environ 80 % des étudiants sont récompensés, ce qui est le premier seuil garantissant au moins 65 %.

5.Les notes N_1,\dots,N_{10} de dix étudiants sont indépendantes et suivent la même loi binomiale (20 ; 0,615). Calculer E(S) et V(S) pour S = N_1+\dots+N_{10}.

Pour chaque note : \begin{aligned}E(N_i) &= 20\times0{,}615 \\ &= 12{,}3\end{aligned} et \begin{aligned}V(N_i) &= 20\times0{,}615\times0{,}385 \\ &= 4{,}7355\end{aligned}
\begin{aligned}E(S) &= 10\times12{,}3 \\ &= 123\end{aligned} et, par indépendance, \begin{aligned}V(S) &= 10\times4{,}7355 \\ &= 47{,}355\end{aligned}

6.aOn pose M = \dfrac{S}{10}. Que modélise cette variable aléatoire ?

M modélise la moyenne des notes obtenues par les dix étudiants choisis au hasard.

6.bJustifier que E(M)=12{,}3 et V(M)=0{,}47355.

\begin{aligned}E(M) &= \dfrac{1}{10}E(S) \\ &= 12{,}3\end{aligned} et \begin{aligned}V(M) &= \dfrac{1}{100}V(S) \\ &= 0{,}47355\end{aligned}

6.cÀ l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, justifier que la probabilité que la moyenne de dix étudiants soit strictement comprise entre 10,3 et 14,3 est d'au moins 80 %.

L'intervalle ]10{,}3~;~14{,}3[ est centré sur E(M)=12{,}3 : l'évènement s'écrit |M-12{,}3|<2.
Bienaymé-Tchebychev : \begin{aligned}P(|M-12{,}3|\geqslant2) &\leqslant \dfrac{0{,}47355}{4} \\ &\approx 0{,}118\end{aligned} donc {P(|M-12{,}3|<2)\geqslant0{,}88\geqslant0{,}8}. L'affirmation est justifiée.

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Les parties { A} et { B} sont indépendantes

Alain possède une piscine qui contient 50\quad \mathrm{~m}^{3} d'eau. On rappelle que 1\quad \mathrm{~m}^{3}=1000\quad \mathrm{~L}.

Pour désinfecter l'eau, il doit ajouter du chlore.

Le taux de chlore dans l'eau, exprimé en \mathrm{mg}\cdot \mathrm{L}^{-1}, est défini comme la masse de chlore par unité de volume d'eau. Les piscinistes préconisent un taux de chlore compris entre 1 et 3\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.

Sous l'action du milieu ambiant, notamment des ultraviolets, le chlore se décompose et disparaît peu à peu.

Alain réalise certains jours, à heure fixe, des mesures avec un appareil qui permet une précision à 0,01\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}. Le mercredi 19 juin, il mesure un taux de chlore de 0,70 \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.

Partie A : étude d'un modèle discret.

Pour maintenir le taux de chlore dans sa piscine, Alain décide, à partir du jeudi 20 juin, d'ajouter chaque jour une quantité de 15\quad \mathrm{~g} de chlore. On admet que ce chlore se mélange uniformément dans l'eau de la piscine.

  1. Justifier que cet ajout de chlore fait augmenter le taux de 0,3\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.
  2. Pour tout entier naturel n, on note v_{n} le taux de chlore, en \mathrm{mg \cdot L}^{-1}, obtenu avec ce nouveau protocole n jours après le mercredi 19 juin. Ainsi v_{0}=0,7.
    On admet que pour tout entier naturel n,

    v_{n+1}=0,92 v_{n}+ 0,3.
    1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n,\quad v_{n} \leqslant v_{n+1} \leqslant 4.
    2. Montrer que la suite \left(v_{n}\right) est convergente et calculer sa limite.
  3. À long terme, le taux de chlore sera-t-il conforme à la préconisation des piscinistes ? Justifier la réponse.
  4. Reproduire et compléter l'algorithme ci-après écrit en langage Python pour que la fonction alerte_chlore renvoie, lorsqu'il existe, le plus petit entier n tel que v_{n}> s.

    def alerte_chlore(s) :
    n = 0
    u = 0.7
    while ... :
    n = ...
    u = ...
    return n
  5. Quelle valeur obtient-on en saisissant l'instruction alerte_chlore(3) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B : étude d'un modèle continu.

Alain décide de faire appel à un bureau d'études spécialisées. Celui-ci utilise un modèle continu pour décrire le taux de chlore dans la piscine.

Dans ce modèle, pour une durée x (en jours écoulés à compter du mercredi 19 juin), f(x) représente le taux de chlore, en \quad \mathrm{mg}\cdot \mathrm{L}^{-1}, dans la piscine.

On admet que la fonction f est solution de l'équation différentielle (E) : y'=-0,08 y+\dfrac{q}{50}, où q est la quantité de chlore, en gramme, rajoutée dans la piscine chaque jour.

  1. Justifier que la fonction f est de la forme f(x)=C \e^{-0,08 x}+\dfrac{q}{4}C est une constante réelle.
    1. Exprimer en fonction de q la limite de f en +\infty.
    2. On rappelle que le taux de chlore observé le mercredi 19 juin est égal à 0,7\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.
      On souhaite que le taux de chlore se stabilise à long terme autour de 2\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}. Déterminer les valeurs de C et q afin que ces deux conditions soient respectées.
Voir la correction

PartieA ; 1. La piscine d'Alain contient 50 m^{3} d'eau ; il ajoute chaque jour 15 g de chlore. Justifier que cet ajout fait augmenter le taux de 0,3 mg/L.

15 g = 15\,000 mg répartis dans 50\,000 L : \dfrac{15\,000}{50\,000} = 0{,}3 mg/L.

PartieA ; 2.a Le taux v_n vérifie v_0=0{,}7 et v_{n+1} = 0{,}92v_n+0{,}3. Montrer par récurrence que, pour tout n, {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}.

Initialisation : \begin{aligned}v_1 &= 0{,}92\times0{,}7+0{,}3 \\ &= 0{,}944\end{aligned} donc {v_0\leqslant v_1\leqslant4} : vrai au rang 0.
Hérédité : si {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}, en multipliant par 0,92 puis en ajoutant 0,3 : {v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant3{,}98\leqslant4} : vrai au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n, {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}.

PartieA ; 2.b Montrer que la suite (v_n) est convergente et calculer sa limite.

(v_n) est croissante et majorée par 4 : elle converge.
La fonction de récurrence x\longmapsto0{,}92x+0{,}3 étant continue, la limite vérifie \begin{aligned}\ell = 0{,}92\ell+0{,}3 &\iff 0{,}08\ell = 0{,}3 \\ &\iff \ell = 3{,}75 \end{aligned}

PartieA ; 3. À long terme, le taux de chlore sera-t-il conforme à la préconisation (entre 1 et 3 mg/L) ?

La suite converge vers 3,75 : à partir d'un certain rang, le taux dépasse strictement 3 mg/L. Le taux ne sera pas conforme à long terme.

PartieA ; 4. Compléter l'algorithme Python alerte_chlore(s) qui renvoie le plus petit entier n tel que v_n>s.

while u <= s :, puis n = n + 1 et u = 0.92*u + 0.3.

PartieA ; 5. Quelle valeur renvoie alerte_chlore(3) ? Interpréter.

\begin{aligned}v_{16} &\approx 2{,}95 \\ &\leqslant 3\end{aligned} et v_{17}\approx3{,}01>3 : la fonction renvoie 17. Avec ce protocole, le taux de chlore dépassera 3 mg/L au bout de 17 jours.

PartieB ; 1. Un modèle continu vérifie (E) : y' = -0{,}08y+\dfrac{q}{50}. Justifier que f est de la forme f(x) = Ce^{-0,08x}+\dfrac{q}{4}.

Les solutions de y'=ay+b sont x\longmapsto Ce^{ax}-\dfrac ba ; ici a=-0{,}08 et b=\dfrac{q}{50}, donc \begin{aligned}-\dfrac ba &= \dfrac{q}{50\times0{,}08} \\ &= \dfrac{q}{4}\end{aligned} D'où f(x) = Ce^{-0,08x}+\dfrac{q}{4}.

PartieB ; 2.a Exprimer, en fonction de q, la limite de f en +\infty.

e^{-0,08x}\to0 : \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = \dfrac{q}{4}.

PartieB ; 2.b Sachant que le taux initial est 0,7 mg/L et que l'on veut une stabilisation à 2 mg/L, déterminer C et q.

Stabilisation à 2 : \begin{aligned}\dfrac q4 = 2 &\iff q = 8 \end{aligned} (grammes de chlore par jour).
\begin{aligned}f(0) = 0{,}7 &\iff C+2 = 0{,}7 \\ &\iff C = -1{,}3 \end{aligned} La fonction est f(x) = -1{,}3e^{-0,08x}+2.

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On considère une fonction f définie et deux fois dérivable sur ]-2 ~;~+\infty[. On note \mathcal{C}_{f} sa courbe représentative dans un repère orthogonal du plan, f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

On a tracé ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f} et sa tangente T au point B d'abscisse -1.

On précise que la droite T passe par le point A(0 ~;~ -1).

0 . 2 1 0 . 5 1 0 A B C f T

Partie A : exploitation du graphique.

À l'aide du graphique, répondre aux questions ci-dessous.

  1. Préciser f(-1) et f'(-1).
  2. La fonction f est-elle convexe sur son ensemble de définition ? Justifier.
  3. Conjecturer le nombre de solutions de l'équation f(x) = 0 et donner une valeur arrondie à 10^{-1} près d'une solution.

Partie B : étude de la fonction f

On considère que la fonction f est définie sur ]-2 ~;~+\infty[ par :

f(x) = x^{2}+ 2x - 1 + \ln (x + 2), où ln désigne la fonction logarithme népérien.

  1. Déterminer par le calcul la limite de la fonction f en -2. Interpréter graphiquement ce résultat.

    On admet que \lim\limits_{x\quad \to +\infty} f(x)=+\infty.
  2. Montrer que pour tout x>-2,\quad f'(x)=\dfrac{2 x^{2}+6 x+5}{x+2}.
  3. Étudier les variations de la fonction f sur ]-2 ~;~+\infty[ puis dresser son tableau de variations complet.
  4. Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]-2 ~;~+\infty[ et donner une valeur arrondie de \alpha à 10^{-2} près.
  5. En déduire le signe de f(x) sur ]-2~;~ +\infty[.
  6. Montrer que \mathcal{C}_{f} admet un unique point d'inflexion et déterminer son abscisse.

Partie C : une distance minimale.

Soit g la fonction définie sur ]-2 ~;~ +\infty[ par g(x)=\ln (x+2).

On note \mathcal{C}_{g} sa courbe représentative dans un repère orthonormé (\mathrm{0} ~;~\quad \mathrm{I}~,~ \mathrm{J}), représentée ci-après.

Soit M un point de \mathcal{C}_{g} d'abscisse x.

Le but de cette partie est de déterminer pour quelle valeur de x la distance \mathrm{J}M est minimale.

On considère la fonction h définie sur ]-2 ~;~ +\infty[ par h(x)=\mathrm{J}M^{2}.

0 . 2 0 . 2 0 . 4 0 . 6 0 . 8 1 0 . 2 0 . 4 0 . 6 0 . 8 1 O I J M x C g

  1. Justifier que pour tout x>-2, on a : h(x)=x^{2}+[\ln (x+2)-1]^{2}.
  2. On admet que la fonction h est dérivable sur ]-2 ~;~ +\infty[ et on note h' sa fonction dérivée.

    On admet également que pour tout réel x>-2,

    h'(x)=\dfrac{2 f(x)}{x+2}

    f est la fonction étudiée en partie B.

    1. Dresser le tableau de variations de h sur ]-2 ~;~ +\infty[.

      Les limites ne sont pas demandées.
    2. En déduire que la valeur de x pour laquelle la distance \mathrm{J}M est minimale est \alpha\alpha est le nombre réel défini à la question 4. de la partie B.
  3. On notera M_{\alpha} le point de \mathcal{C}_{g} d'abscisse \alpha.

    1. Montrer que \ln (\alpha+2)=1-2 \alpha-\alpha^{2}.
    2. En déduire que la tangente à \mathcal{C}_{g} au point M_{\alpha} et la droite \left(\mathrm{J}M_{\alpha}\right) sont perpendiculaires.

      On pourra utiliser le fait que, dans un repère orthonormé, deux droites sont perpendiculaires lorsque le produit de leurs coefficients directeurs est égal à -1.
Voir la correction

PartieA ; 1. La courbe \mathcal{C}_f passe par B(-1 ; -2), où sa tangente T passe aussi par A(0 ; -1). Préciser f(-1) et f'(-1).

f(-1) = -2 (ordonnée de B), et f'(-1) est le coefficient directeur de T = (AB) : \dfrac{-1-(-2)}{0-(-1)} = 1.

PartieA ; 2. La fonction f est-elle convexe sur son ensemble de définition ?

Non : la courbe passe en dessous de sa tangente T pour les abscisses proches de -2, ce qui est impossible pour une fonction convexe. Elle semble concave puis convexe, avec un point d'inflexion vers x\approx-1{,}4.

PartieA ; 3. Conjecturer le nombre de solutions de f(x)=0 et donner une valeur arrondie à 10^{-1} près.

La courbe ne coupe l'axe des abscisses qu'une seule fois, vers x\approx 0,1.

PartieB ; 1. On considère f(x) = x^2+2x-1+\ln(x+2) sur ]-2~;~+\infty[. Déterminer la limite de f en -2 et interpréter.

x^2+2x-1\to-1 et \ln(x+2)\to-\infty : \lim\limits_{x\to-2}f(x) = -\infty. La droite x=-2 est asymptote verticale à \mathcal{C}_f.

PartieB ; 2. Montrer que, pour tout x>-2, f'(x) = \dfrac{2x^2+6x+5}{x+2}.

f'(x) = 2x+2+\dfrac{1}{x+2} = \dfrac{(2x+2)(x+2)+1}{x+2} = \dfrac{2x^2+6x+5}{x+2}.

PartieB ; 3. Étudier les variations de f et dresser son tableau de variations complet.

Le numérateur 2x^2+6x+5 a pour discriminant \Delta = 36-40 = -4<0 : il est strictement positif pour tout x ; le dénominateur x+2 est positif sur l'intervalle.
f'(x)>0 : f est strictement croissante sur ]-2~;~+\infty[, de -\infty à +\infty.

PartieB ; 4. Montrer que f(x)=0 admet une unique solution \alpha, et donner une valeur arrondie à 10^{-2} près.

f est continue, strictement croissante, de -\infty à +\infty : par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation admet une unique solution \alpha. Par balayage : \alpha\approx0{,}12.

PartieB ; 5. En déduire le signe de f(x) sur ]-2~;~+\infty[.

f(x)<0 sur ]-2~;~\alpha[, f(\alpha)=0, et f(x)>0 sur ]\alpha~;~+\infty[.

PartieB ; 6. Montrer que \mathcal{C}_f admet un unique point d'inflexion et déterminer son abscisse.

f''(x) = \dfrac{(4x+6)(x+2)-(2x^2+6x+5)}{(x+2)^2} = \dfrac{2x^2+8x+7}{(x+2)^2}, du signe du numérateur.
Le trinôme 2x^2+8x+7 a pour discriminant \Delta = 64-56 = 8>0, avec pour racines -2\pm\dfrac{\sqrt2}{2} ; seule -2+\dfrac{\sqrt2}{2} appartient à l'intervalle.
f'' s'y annule en changeant de signe : l'unique point d'inflexion a pour abscisse -2+\dfrac{\sqrt2}{2}\approx-1{,}29.

PartieC ; 1. Soit g(x) = \ln(x+2), J(0 ; 1) et M le point de \mathcal{C}_g d'abscisse x. Justifier que \begin{aligned}h(x) &= JM^2 \\ &= x^2+[\ln(x+2)-1]^2\end{aligned}

\begin{aligned}JM^2 &= (x-0)^2+\big(g(x)-1\big)^2 \\ &= x^2+[\ln(x+2)-1]^2\end{aligned} (repère orthonormé).

PartieC ; 2.a On admet h'(x) = \dfrac{2f(x)}{x+2}. Dresser le tableau de variations de h.

\dfrac{2}{x+2}>0 sur l'intervalle : h'(x) est du signe de f(x). h décroît sur ]-2~;~\alpha] puis croît sur [\alpha~;~+\infty[, avec un minimum en \alpha.

PartieC ; 2.b En déduire que la distance JM est minimale pour x=\alpha.

La distance JM est minimale lorsque son carré h(x) est minimal (croissance de la racine carrée), c'est-à-dire pour x=\alpha.

PartieC ; 3.a Montrer que \ln(\alpha+2) = 1-2\alpha-\alpha^2.

\begin{aligned}f(\alpha) = 0 &\iff \alpha^2+2\alpha-1+\ln(\alpha+2) = 0 \\ &\iff \ln(\alpha+2) = 1-2\alpha-\alpha^2 \end{aligned}

PartieC ; 3.b En déduire que la tangente à \mathcal{C}_g en M_\alpha et la droite (JM_\alpha) sont perpendiculaires.

La tangente a pour coefficient directeur g'(\alpha) = \dfrac{1}{\alpha+2} ; la droite (JM_\alpha) a pour coefficient directeur \begin{aligned}\dfrac{\ln(\alpha+2)-1}{\alpha} &= \dfrac{-2\alpha-\alpha^2}{\alpha} \\ &= -2-\alpha\end{aligned}
Le produit vaut \dfrac{1}{\alpha+2}\times(-2-\alpha) = -1 : les deux droites sont perpendiculaires.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

Dans l'espace muni d'un repère orthonormé, on considère les points suivants :

A(2~;~0 ~;~0), B(0 ~;~4~;~3), C(4 ~;~4 ~;~1), D(0 ~;~0 ~;~4) et H(-1~;~1~;~2)

Affirmation 1 : les points A, C et D définissent un plan \mathcal{P} d'équation 8 x- 5 y+ 4z - 16 = 0.

Affirmation 2 : les points A, B, C et D sont coplanaires.

Affirmation 3 : les droites (AC) et (BH) sont sécantes.

On admet que le plan (ABC) a pour équation cartésienne x - y + 2z - 2 = 0.

Affirmation 4 : le point H est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).

Voir la correction

Affirmation 1. Avec A(2 ; 0 ; 0), C(4 ; 4 ; 1), D(0 ; 0 ; 4) : les points A, C, D définissent un plan \mathcal{P} d'équation 8x-5y+4z-16=0. Vraie ou fausse ?

\overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}2 \\ 4 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AD}\begin{pmatrix}-2 \\ 0 \\ 4\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires : les trois points définissent bien un plan.
Le vecteur \begin{pmatrix}8 \\ -5 \\ 4\end{pmatrix} vérifie \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= 16-20+4 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AD} &= -16+0+16 \\ &= 0\end{aligned} Il est normal au plan (ACD), et A vérifie l'équation (16-16=0).
L'affirmation est vraie.

Affirmation 2. Les points A, B(0 ; 4 ; 3), C, D sont coplanaires. Vraie ou fausse ?

Pour B : \begin{aligned}8\times0-5\times4+4\times3-16 &= -24 \\ &\neq 0\end{aligned} B n'appartient pas au plan (ACD). L'affirmation est fausse.

Affirmation 3. Les droites (AC) et (BH), avec H(-1 ; 1 ; 2), sont sécantes. Vraie ou fausse ?

\overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}2 \\ 4 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-1 \\ -3 \\ -1\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires : les droites sont sécantes ou non coplanaires.
La résolution du système d'intersection donne une solution unique (t=8, s=-5), correspondant au point (-8~;~-20~;~-5). L'affirmation est vraie.

Affirmation 4. Le plan (ABC) a pour équation x-y+2z-2=0. Le point H est le projeté orthogonal de D sur (ABC). Vraie ou fausse ?

H vérifie l'équation : -1-1+4-2 = 0. ✓
\overrightarrow{DH}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -2\end{pmatrix} = -\overrightarrow{n}\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 2\end{pmatrix} est normal au plan : (DH) est orthogonale à (ABC).
L'affirmation est vraie : H est bien le projeté orthogonal de D sur (ABC).

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM) qui comprend cinq questions. Les cinq questions sont indépendantes.
Pour chacune des questions, une seule des quatre réponses est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question suivi de la lettre correspondant à la réponse exacte.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou une absence de réponse ne rapporte, ni n'enlève aucun point.

  1. La solution f de l'équation différentielle y'=-3y+7 telle que f(0)=1 est la fonction définie sur \R par :

    A. f(x) = \e^{-3x}B. f(x) = - \dfrac43 \e^{-3x} + \dfrac73
    C. f(x) = \e^{-3x} + \dfrac73D. f(x) = - \dfrac{10}{3} \e^{-3x} - \dfrac73
  2. La courbe d'une fonction f définie sur [0~;~+\infty[ est donnée ci-dessous.

    A.P.M.E.P. 012345601234

    Un encadrement de l'intégrale I = \displaystyle\int_1^5 f(x) \:\text{d}x est :

    A. {0 \leqslant I \leqslant 4}B. {1 \leqslant I \leqslant 5}
    C. {5 \leqslant I \leqslant 10}D. {10 \leqslant I \leqslant 15}
  3. On considère la fonction g définie sur \R par g(x) = x^2 \ln \left(x^2 + 4\right) .

    Alors \displaystyle\int_0^2 g'(x)\:\text{d}x vaut, à 10^{-1} près :

    A. 4,9B. 8,3
    C. 1,7D. 7,5
  4. Une professeure enseigne la spécialité mathématiques dans une classe de 31 élèves de terminale.

    Elle veut former un groupe de 5 élèves. De combien de façons différentes peut-elle former un tel groupe de 5 élèves ?

    A. 31^5B. 31\times30\times29\times28\times27
    C. 31+30+29+28+27D. \dbinom{31}{5}
  5. La professeure s'intéresse maintenant à l'autre spécialité des 31 élèves de son groupe :

    • 10 élèves ont choisi la spécialité physique-chimie ;
    • 20 élèves ont choisi la spécialité SES ;
    • 1 élève a choisi la spécialité LLCE espagnol.


    Elle veut former un groupe de 5 élèves comportant exactement 3 élèves ayant choisi la spécialité SES. De combien de façons différentes peut-elle former un tel groupe ?

    A. \displaystyle\binom{20}{3} \times \binom{11}{2}B. \displaystyle\binom{20}{3} + \binom{11}{2}
    C. \displaystyle\binom{20}{3}D. 20^3 \times 11^2
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QCM ; 1. Quelle est la fonction f, solution de y'=-3y+7 sur \mathbb{R} vérifiant f(0)=1 ? A. f(x)=e^{-3x} B. f(x)=-\dfrac43e^{-3x}+\dfrac73 C. f(x)=e^{-3x}+\dfrac73 D. f(x)=-\dfrac{10}{3}e^{-3x}-\dfrac73

Les solutions de y'=-3y sont les fonctions x\longmapsto Ke^{-3x} (K\in\mathbb{R}) ; une solution constante \alpha de y'=-3y+7 vérifie 0=-3\alpha+7, soit \alpha=\dfrac73.
Les solutions de y'=-3y+7 sont donc x\longmapsto Ke^{-3x}+\dfrac73. La condition f(0)=1 donne \begin{aligned}K+\dfrac73 = 1 &\iff K = -\dfrac43 \end{aligned} Réponse B.

QCM ; 2. La courbe d'une fonction f positive sur [0~;~+\infty[ est donnée dans le sujet, quadrillée en carreaux d'aire 1. Un encadrement de \displaystyle I=\displaystyle\int\limits_1^5 f(x)\,\mathrm{d}x est proposé parmi : A. {0\leqslant I\leqslant4} B. {1\leqslant I\leqslant5} C. {5\leqslant I\leqslant10} D. {10\leqslant I\leqslant15}.

La courbe étant positive sur [1~;~5], I est l'aire sous la courbe entre les droites x=1 et x=5 ; en comptant les carreaux du quadrillage, cette aire est comprise entre 5 et 10 unités d'aire : réponse C.

QCM ; 3. Soit g(x)=x^2\ln(x^2+4) définie sur \mathbb{R}. Que vaut \displaystyle \displaystyle\int\limits_0^2 g'(x)\,\mathrm{d}x à 10^{-1} près ? A. 4,9 B. 8,3 C. 1,7 D. 7,5

g est une primitive de g', donc \displaystyle \displaystyle\int\limits_0^2 g'(x)\,\mathrm{d}x = g(2)-g(0) = 4\ln(8) - 0 = 4\ln(8).
4\ln(8) = 4\ln(2^3) = 12\ln(2) \approx 8,3 : réponse B.

QCM ; 4. Une professeure veut former un groupe de 5 élèves parmi 31. Combien de groupes différents peut-elle former ? A. 31^5 B. 31\times30\times29\times28\times27 C. 31+30+29+28+27 D. \dbinom{31}{5}

Un groupe est un choix de 5 élèves parmi 31 sans ordre ni répétition : le nombre de possibilités est \dbinom{31}{5} : réponse D.

QCM ; 5. Parmi ces 31 élèves : 10 font physique-chimie, 20 font SES, 1 fait LLCE espagnol. Combien de groupes de 5 élèves comportant exactement 3 élèves de SES peut-on former ? A. \dbinom{20}{3}\times\dbinom{11}{2} B. \dbinom{20}{3}+\dbinom{11}{2} C. \dbinom{20}{3} D. 20^3\times11^2

Il faut choisir 3 élèves parmi les 20 faisant SES, soit \dbinom{20}{3} façons, puis 2 élèves parmi les 31-20=11 élèves ne faisant pas SES, soit \dbinom{11}{2} façons ; les deux choix étant indépendants, le nombre total de groupes est \dbinom{20}{3}\times\dbinom{11}{2} : réponse A.

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On considère la suite \left(u_n\right) définie par :

u_0 = 8 et pour tout entier naturel n,\:\:~u_{n+1} = u_n -\ln\left(\dfrac{u_n}{4}\right).
    1. Donner les valeurs arrondies au centième de u_1 et u_2.
    2. On considère la fonction mystere définie ci-dessous en \textsf{Python}. On admet que, pour tout réel strictement positif a, log(a) renvoie la valeur du logarithme népérien de a.

      def mystere(k) :
      u = 8
      S = 0
      for i in range(k) :
      S = S + u
      u = u - log( u / 4 )
      return S


      L'exécution de mystere(10) renvoie 58.44045206721732. Que représente ce résultat ?
    3. Modifier la fonction précédente afin qu'elle renvoie la moyenne des k premiers termes de la suite \left(u_n\right).
  1. On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par :

    f(x) = x - \ln\left(\dfrac{x}{4}\right).

    On donne ci-dessous une représentation graphique \mathcal{C}_f de la fonction f pour les valeurs de x comprises entre 0 et 6.

    A.P.M.E.P. 012345012345 01234560123456 C f

    Étudier les variations de f sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations.

    On précisera la valeur exacte du minimum de f sur ]0~;~+\infty[. Les limites ne sont pas demandées.

Dans la suite de l'exercice, on remarquera que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = f\left(u_n\right).

    1. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, on a :

      {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.}
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge vers une limite réelle.

      On note \ell la valeur de cette limite
    3. Résoudre l'équation f(x) = x.
    4. En déduire la valeur de \ell.
Voir la correction

1.aLa suite (u_n) est définie par u_0=8 et u_{n+1}=u_n-\ln\left(\dfrac{u_n}{4}\right). Donner les valeurs arrondies au centième de u_1 et u_2.

u_1 = 8-\ln\left(\dfrac84\right) = 8-\ln(2) \approx 7,31.
u_2 = u_1-\ln\left(\dfrac{u_1}{4}\right) \approx 7{,}3069-\ln(1{,}8267) \approx 6,70.

1.bUne fonction Python mystere(k) initialise u = 8 et S = 0, puis répète k fois S = S + u suivi de u = u - log(u/4), avant de renvoyer S. L'appel mystere(10) renvoie 58,440... Que représente ce résultat ?

À chaque tour de boucle, S accumule la valeur courante de u avant sa mise à jour : après 10 tours, S contient donc u_0+u_1+\cdots+u_9, c'est-à-dire la somme des dix premiers termes de la suite (u_n), de u_0 à u_9.

1.cModifier la fonction pour qu'elle renvoie la moyenne des k premiers termes de la suite.

  • def mystere(k):
  • u = 8
  • S = 0
  • for i in range(k):
  • S = S + u
  • u = u - log(u / 4)
  • return S / k

2.Soit f(x) = x-\ln\left(\dfrac{x}{4}\right) définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[. Étudier les variations de f et préciser la valeur exacte de son minimum.

f'(x) = 1-\dfrac{1}{x} = \dfrac{x-1}{x}. Comme x>0, f'(x) est du signe de x-1 : f'(x)<0 sur ]0~;~1[ et f'(x)>0 sur ]1~;~+\infty[.
f est donc strictement décroissante sur ]0~;~1] puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[, avec un minimum en x=1 valant \begin{aligned}f(1) &= 1-\ln\left(\dfrac14\right) \\ &= 1+\ln(4)\end{aligned}

3.aOn admet que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

Initialisation : u_0=8 et u_1\approx7{,}31, donc {1\leqslant u_1\leqslant u_0} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n} pour un certain n. Comme f est croissante sur [1~;~+\infty[, on a {f(1)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(u_n)}, soit {f(1)\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}}. Or \begin{aligned}f(1) &= 1+\ln(4) \\ &\approx 2{,}39 \\ &\geqslant 1\end{aligned} donc {1\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

3.bEn déduire que (u_n) converge, et noter \ell sa limite.

L'encadrement précédent montre que (u_n) est décroissante (car u_{n+1}\leqslant u_n) et minorée par 1 : elle converge donc vers une limite réelle \ell\geqslant1.

3.cRésoudre l'équation f(x)=x sur ]0~;~+\infty[.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff x-\ln\left(\dfrac{x}{4}\right) = x \\ &\iff \ln\left(\dfrac{x}{4}\right) = 0 \\ &\iff \dfrac{x}{4} = 1 \\ &\iff x = 4 \end{aligned} L'unique solution est 4.

3.dEn déduire la valeur de \ell.

f est continue sur ]0~;~+\infty[ (car dérivable) ; en passant à la limite dans u_{n+1}=f(u_n), \ell vérifie f(\ell)=\ell. D'après la question précédente, la seule solution possible est \ell=4 : \ell=4.

Bac Terminale 2024 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Une commune décide de remplacer le traditionnel feu d'artifice du 14 juillet par un spectacle de drones lumineux.

Pour le pilotage des drones, l'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) dont l'unité est la centaine de mètres.

La position de chaque drone est modélisée par un point et chaque drone est envoyé d'un point de départ D de coordonnées (2~;~5~;~1).

On souhaite former avec des drones des figures en les positionnant dans un même plan \mathcal{P}.

Trois drones sont positionnés aux points A(-1~;~-1~;~17), B(4~;~-2~;~4) et C(1~;~-3~;~7).

  1. Justifier que les points A, B et C ne sont pas alignés.

Dans la suite, on note \mathcal{P} le plan (ABC) et on considère le vecteur \vect{n} \begin{pmatrix}2\\-3\\1\end{pmatrix}.

    1. Justifier que \vect{n} est normal au plan (ABC).
    2. Démontrer qu'une équation cartésienne du plan \mathcal{P} est 2x - 3y + z - 18 = 0.
  1. Le pilote des drones décide d'envoyer un quatrième drone en prenant comme trajectoire la droite d dont une représentation paramétrique est donnée par

    d~:~\left\{\begin{array}{l c l} x&=&3t+2\\y&=&\phantom{3}t+5\\z&=&4t+1\end{array}\right.\text{, avec } t \in \R.
    1. Déterminer un vecteur directeur de la droite d.
    2. Afin que ce nouveau drone soit également placé dans le plan \mathcal{P}, déterminer par le calcul les coordonnées du point E, intersection de la droite d avec le plan \mathcal{P}.
  2. Le pilote des drones décide d'envoyer un cinquième drone le long de la droite \Delta qui passe par le point D et qui est perpendiculaire au plan \mathcal{P}. Ce cinquième drone est placé lui aussi dans le plan \mathcal{P}, soit à l'intersection entre la droite \Delta et le plan \mathcal{P}. On admet que le point F(6~;~-1~;~3) correspond à cet emplacement.

    Démontrer que la distance entre le point de départ D et le plan \mathcal{P} vaut 2\sqrt{14} centaines de mètres.
  3. L'organisatrice du spectacle demande au pilote d'envoyer un nouveau drone dans le plan (peu importe sa position dans le plan), toujours à partir du point D.

    Sachant qu'il reste 40 secondes avant le début du spectacle et que le drone vole en trajectoire rectiligne à 18,6 \text{m.s}^{-1}, le nouveau drone peut-il arriver à temps ?
Voir la correction

1.L'espace est muni d'un repère orthonormé, l'unité étant la centaine de mètres. Des drones sont positionnés en A(-1~;~-1~;~17), B(4~;~-2~;~4) et C(1~;~-3~;~7). Justifier que A, B et C ne sont pas alignés.

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}5 \\ -1 \\ -13\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ -10\end{pmatrix} : ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles, par exemple \dfrac{5}{2}\neq\dfrac{-1}{-2}), donc les points A, B et C ne sont pas alignés ; ils définissent un plan \mathcal{P}=(\text{ABC}).

2.aJustifier que le vecteur \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ -3 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan \mathcal{P}=(\text{ABC}).

\begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AB} &= 2\times5+(-3)\times(-1)+1\times(-13) \\ &= 10+3-13 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= 2\times2+(-3)\times(-2)+1\times(-10) \\ &= 4+6-10 \\ &= 0\end{aligned} \overrightarrow{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan \mathcal{P}, donc \overrightarrow{n} est normal à \mathcal{P}.

2.bDémontrer qu'une équation cartésienne de \mathcal{P} est 2x-3y+z-18=0.

Le plan de vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ -3 \\ 1\end{pmatrix} a une équation de la forme 2x-3y+z+d=0. En écrivant que A(-1~;~-1~;~17) appartient au plan : \begin{aligned}2(-1)-3(-1)+17+d = 0 &\iff -2+3+17+d = 0 \\ &\iff d = -18 \end{aligned} Une équation de \mathcal{P} est donc 2x-3y+z-18=0 (on vérifie que B et C la vérifient également).

3.aUn quatrième drone suit la droite d : x=3t+2, y=t+5, z=4t+1 (t\in\mathbb{R}). Déterminer un vecteur directeur de d.

Les coefficients de t dans la représentation paramétrique donnent un vecteur directeur : \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}3 \\ 1 \\ 4\end{pmatrix}.

3.bDéterminer les coordonnées du point E, intersection de d avec le plan \mathcal{P}.

On substitue les coordonnées paramétriques de d dans l'équation de \mathcal{P} : 2(3t+2)-3(t+5)+(4t+1)-18=0.
\begin{aligned}6t+4-3t-15+4t+1-18 = 0 &\iff 7t-28 = 0 \\ &\iff t = 4 \end{aligned}
En remplaçant t=4 dans les équations de d : x=14, y=9, z=17. E a pour coordonnées (14~;~9~;~17).

4.Un cinquième drone suit la droite \Delta, passant par D(2~;~5~;~1) et perpendiculaire à \mathcal{P} ; elle coupe \mathcal{P} au point F(6~;~-1~;~3) (donné). Démontrer que la distance de D au plan \mathcal{P} vaut 2\sqrt{14} centaines de mètres.

Comme \Delta est perpendiculaire à \mathcal{P} et coupe \mathcal{P} en F, la distance DF est bien la distance du point D au plan \mathcal{P}.
\overrightarrow{DF}\begin{pmatrix}4 \\ -6 \\ 2\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}DF^2 &= 4^2+(-6)^2+2^2 \\ &= 16+36+4 \\ &= 56 \\ &= 4\times14\end{aligned}
\begin{aligned}DF &= \sqrt{4\times14} \\ &= 2\sqrt{14}\end{aligned} La distance de D au plan \mathcal{P} vaut 2\sqrt{14} centaines de mètres.

5.Il reste 40 secondes avant le spectacle. Un nouveau drone, envoyé de D en ligne droite vers un point quelconque du plan \mathcal{P}, vole à 18,6 m/s. Peut-il arriver à temps ?

La distance la plus courte entre D et le plan \mathcal{P} est DF=2\sqrt{14} centaines de mètres, soit 200\sqrt{14} mètres ; tout autre point du plan est au moins aussi loin de D.
Le temps minimal pour parcourir cette distance à 18,6 m/s est t = \dfrac{200\sqrt{14}}{18{,}6} \approx 40,2 secondes.
Ce temps dépasse les 40 secondes disponibles : le drone ne peut pas arriver à temps, quel que soit le point du plan choisi.

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On considère la fonction f définie sur \R par :

f(x)=\mathrm{e}^{3 x}-(2 x+1) \mathrm{e}^{x}

Le but de cet exercice est d'étudier la fonction f sur \mathbb{R}.

Partie A - Étude d'une fonction auxiliaire

On définit la fonction g sur \mathbb{R} par :

g(x)=3 \mathrm{e}^{2 x}- 2 x - 3

    1. Déterminer la limite de la fonction g en -\infty.
    2. Déterminer la limite de la fonction g en +\infty.
    1. On admet que la fonction g est dérivable sur \mathbb{R}, et on note g' sa fonction dérivée. Démontrer que pour tout nombre réel x, on a g'(x)=6 \mathrm{e}^{2 x}-2.
    2. Étudier le signe de la fonction dérivée g' sur \mathbb{R}.
    3. En déduire le tableau de variations de la fonction g sur \mathbb{R}. Vérifier que la fonction g admet un minimum égal à \ln (3) - 2.
    1. Montrer que x=0 est solution de l'équation g(x) = 0.
    2. Montrer que l'équation g(x)=0 admet une deuxième solution, non nulle, notée \alpha, dont on donnera un encadrement d'amplitude 10^{-1}.
  1. Déduire des questions précédentes le signe de la fonction g sur \mathbb{R}.

Partie B - Étude de la fonction f

  1. La fonction f est dérivable sur \mathbb{R}, et on note f' sa fonction dérivée.

    Démontrer que pour tout nombre réel x, on a f'(x)=\mathrm{e}^{x} g(x), où g est la fonction définie dans la \textbf{partie A}.
  2. En déduire alors le signe de la fonction dérivée f' puis les variations de la fonction f sur \mathbb{R}.
  3. Pourquoi la fonction f n'est-elle pas convexe sur \mathbb{R} ? Expliquer.

Voir la correction

PartieA : On étudie la fonction auxiliaire g définie sur \mathbb{R} par g(x)=3e^{2x}-2x-3. 1.a Déterminer la limite de g en -\infty.

Par composition, \lim\limits_{x\to-\infty}e^{2x}=0, et \lim\limits_{x\to-\infty}(-2x-3)=+\infty ; par somme, \lim\limits_{x\to-\infty}g(x) = +\infty.

PartieA ; 1.b Déterminer la limite de g en +\infty.

La forme est indéterminée : on factorise, pour x\neq0, g(x) = 2x\left(3\times\dfrac{e^{2x}}{2x}-1-\dfrac{3}{2x}\right).
Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}}{2x}=+\infty, donc le facteur entre parenthèses tend vers +\infty, tout comme 2x.
Par produit, \lim\limits_{x\to+\infty}g(x) = +\infty.

PartieA ; 2.a g est dérivable sur \mathbb{R} de dérivée g'. Montrer que g'(x)=6e^{2x}-2.

Pour tout réel x : g'(x) = 3\times2e^{2x}-2 = 6e^{2x}-2.

PartieA ; 2.b Étudier le signe de g' sur \mathbb{R}.

g'(x)>0 \iff 6e^{2x}>2 \iff e^{2x}>\dfrac13 \iff 2x>\ln\left(\dfrac13\right) \iff x>-\dfrac12\ln(3) (la fonction \ln étant strictement croissante).
Donc g' est strictement négative sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\ln(3)\right[, nulle en -\dfrac12\ln(3), et strictement positive sur \left]-\dfrac12\ln(3)~;~+\infty\right[.

PartieA ; 2.c En déduire le tableau de variations de g et vérifier que son minimum vaut \ln(3)-2.

D'après le signe de g', g est strictement décroissante sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\ln(3)\right] puis strictement croissante sur \left[-\dfrac12\ln(3)~;~+\infty\right[ : elle admet donc un minimum en x=-\dfrac12\ln(3).
\begin{aligned}g\left(-\dfrac12\ln(3)\right) &= 3e^{-\ln(3)}-2\times\left(-\dfrac12\ln(3)\right)-3 \\ &= 3\times\dfrac13+\ln(3)-3 \\ &= \ln(3)-2\end{aligned}
On retrouve bien le minimum annoncé, \ln(3)-2\approx-0{,}90, avec g tendant vers +\infty en -\infty et en +\infty.

PartieA ; 3.a Montrer que x=0 est solution de l'équation g(x)=0.

\begin{aligned}g(0) &= 3e^{0}-2\times0-3 \\ &= 3-3 \\ &= 0\end{aligned} donc x=0 est bien solution de g(x)=0.

PartieA ; 3.b Montrer que l'équation g(x)=0 admet une deuxième solution \alpha, non nulle, et en donner un encadrement d'amplitude 10^{-1}.

Sur \left[-\dfrac12\ln(3)~;~+\infty\right[, g est strictement croissante et s'annule en 0 : c'est donc l'unique solution de g(x)=0 sur cet intervalle.
Sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\ln(3)\right], g est continue (car dérivable) et strictement décroissante, avec \lim\limits_{-\infty}g=+\infty et g\left(-\dfrac12\ln(3)\right)=\ln(3)-2<0 : 0 est une valeur intermédiaire, donc, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
L'équation g(x)=0 admet donc exactement deux solutions sur \mathbb{R} : 0 et \alpha.
Un balayage à la calculatrice donne g(-1{,}5)\approx0{,}149>0 et g(-1{,}4)\approx-0{,}018<0, d'où l'encadrement {-1{,}5<\alpha<-1{,}4}.

PartieA ; 4. En déduire le signe de g sur \mathbb{R}.

D'après les variations de g et la question précédente, g est strictement positive sur ]-\infty~;~\alpha[ et sur ]0~;~+\infty[, et strictement négative sur ]\alpha~;~0[.

PartieB : On étudie désormais f(x)=e^{3x}-(2x+1)e^{x}, dérivable sur \mathbb{R} de dérivée f'. 1. Montrer que f'(x)=e^{x}g(x).

Pour tout réel x : f'(x) = 3e^{3x}-2e^{x}-(2x+1)e^{x} = e^{x}\left(3e^{2x}-2-(2x+1)\right) = e^{x}\left(3e^{2x}-2x-3\right) = e^{x}g(x).

PartieB ; 2. En déduire le signe de f' puis les variations de f sur \mathbb{R}.

La fonction exponentielle est strictement positive sur \mathbb{R}, donc f'(x) est du même signe que g(x).
D'après la question A.4, f est donc strictement croissante sur ]-\infty~;~\alpha[ et sur ]0~;~+\infty[, et strictement décroissante sur [\alpha~;~0].

PartieB ; 3. Expliquer pourquoi f n'est pas convexe sur \mathbb{R}.

Si f était convexe sur \mathbb{R}, sa dérivée f' serait croissante sur \mathbb{R}. Or f' est positive sur ]-\infty~;~\alpha[ puis négative sur ]\alpha~;~0[ : par exemple f'(-2)>0 alors que f'(-1)<0, donc f' n'est pas croissante sur \mathbb{R}. La fonction f n'est donc pas convexe sur \mathbb{R}.

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiple.
Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie. Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Les cinq questions sont indépendantes.

L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

On considère les points A(-1~;~2~;~5), B(3~;~6~;~3), C(3~;~0~;~9) et D(8~;~-3~;~-8).

On admet que les points A, B et C ne sont pas alignés.

  1. ABC est un triangle :

    a.isocèle rectangle en Ab.isocèle rectangle en B
    c.isocèle rectangle en Cd.équilatéral
  2. Une équation cartésienne du plan (BCD) est :

    a.2 x+y+z-15=0b.9 x-5 y+3=0
    c.4 x+y+z-21=0d.11 x+5 z-73=0
  3. On admet que le plan (ABC) a pour équation cartésienne x- 2y - 2z + 15 = 0.

    On appelle H le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).

    On peut affirmer que :

    a.H(-2~;~17~;~12)b.H(3~;~7~;~2)
    c.H(3~;~2~;~7)d.H(-15~;~1~;~-1)
  4. Soit la droite \Delta de représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l}x=\phantom{-}5+t \\ y=\phantom{-}3-t \\ z =-1 + 3t\end{array}\right., avec t réel.

    Les droites (BC) et \Delta sont :

    a.confonduesb.strictement parallèles
    c.sécantesd.non coplanaires
  5. On considère le plan \mathcal{P} d'équation cartésienne 2x - y + 2z - 6 = 0.

    On admet que le plan (ABC) a pour équation cartésienne x-2 y-2 z+15=0.

    On peut affirmer que :

    a.les plans \mathcal{P} et (ABC) sont strictement parallèles
    b.les plans \mathcal{P} et (ABC) sont sécants et leur intersection est la droite (AB)
    c.les plans \mathcal{P} et (ABC) sont sécants et leur intersection est la droite (AC)
    d.les plans \mathcal{P} et (ABC) sont sécants et leur intersection est la droite (BC)
Voir la correction

1.L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère les points A(-1 ; 2 ; 5), B(3 ; 6 ; 3), C(3 ; 0 ; 9) (non alignés). Le triangle ABC est : a. isocèle rectangle en A ; b. isocèle rectangle en B ; c. isocèle rectangle en C ; d. équilatéral.

Le repère étant orthonormé, on calcule les longueurs des côtés : \begin{aligned}AB &= \sqrt{(3+1)^2+(6-2)^2+(3-5)^2} \\ &= \sqrt{36} \\ &= 6\end{aligned} \begin{aligned}AC &= \sqrt{(3+1)^2+(0-2)^2+(9-5)^2} \\ &= \sqrt{36} \\ &= 6\end{aligned} \begin{aligned}BC &= \sqrt{0^2+(-6)^2+6^2} \\ &= \sqrt{72} \\ &= 6\sqrt2\end{aligned}
AB=AC donc le triangle est isocèle en A ; de plus \begin{aligned}AB^2+AC^2 &= 36+36 \\ &= 72 \\ &= BC^2\end{aligned} donc, d'après la réciproque du théorème de Pythagore, il est également rectangle en A.
Donc, la réponse est a.

2.On considère en plus D(8 ; -3 ; -8). Une équation cartésienne du plan (BCD) est : a. 2x+y+z-15=0 ; b. 9x-5y+3=0 ; c. 4x+y+z-21=0 ; d. 11x+5z-73=0.

On teste l'appartenance de B, C et D à chaque plan candidat. Pour la proposition c., 4x+y+z-21 vaut : en B, 12+6+3-21=0 ; en C, 12+0+9-21=0 ; en D, 32-3-8-21=0.
Les trois points B, C et D vérifient donc l'équation 4x+y+z-21=0 (on vérifie aussi qu'aucune des trois autres équations n'est satisfaite simultanément par B, C et D).
Donc, la réponse est c.

3.On admet que (ABC) a pour équation x-2y-2z+15=0. Soit H le projeté orthogonal de D sur (ABC). On peut affirmer que : a. H(-2 ; 17 ; 12) ; b. H(3 ; 7 ; 2) ; c. H(3 ; 2 ; 7) ; d. H(-15 ; 1 ; -1).

Le plan (ABC) a pour vecteur normal \vec{u}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ -2\end{pmatrix}. Comme H est le projeté orthogonal de D sur (ABC), H est le point d'intersection de (ABC) avec la droite passant par D et dirigée par \vec{u}, de représentation paramétrique x=8+k, y=-3-2k, z=-8-2k (k\in\mathbb{R}).
On cherche k tel que ce point appartienne à (ABC) : \begin{aligned}(8+k)-2(-3-2k)-2(-8-2k)+15 = 0 &\iff 8+k+6+4k+16+4k+15 = 0 \\ &\iff 9k+45 = 0 \\ &\iff k = -5 \end{aligned}
On obtient H(8-5~;~-3+10~;~-8+10) = H(3~;~7~;~2).
Donc, la réponse est b.

4.Soit \Delta la droite de représentation paramétrique x=5+t, y=3-t, z=-1+3t (t\in\mathbb{R}). Les droites (BC) et \Delta sont : a. confondues ; b. strictement parallèles ; c. sécantes ; d. non coplanaires.

Un vecteur directeur de \Delta est \vec{v}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix}, et un vecteur directeur de (BC) est \overrightarrow{BC}\begin{pmatrix}0 \\ -6 \\ 6\end{pmatrix} (soit encore \begin{pmatrix}0 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} après simplification). Ces vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les droites ne sont ni confondues ni strictement parallèles.
Il reste à savoir si elles ont un point commun. La droite (BC) admet la représentation paramétrique x=3, y=6-s, z=3+s (s\in\mathbb{R}). En égalant les coordonnées : 5+t=3 donne t=-2, d'où le point de \Delta correspondant (3~;~5~;~-7).
En reportant dans (BC) : il faudrait 6-s=5 et 3+s=-7, soit s=1 et s=-10 simultanément, ce qui est impossible.
Les droites n'ont donc aucun point commun et ne sont pas parallèles : elles ne sont pas coplanaires.
Donc, la réponse est d.

5.On considère le plan \mathcal{P} d'équation 2x-y+2z-6=0 (on rappelle que (ABC) a pour équation x-2y-2z+15=0). On peut affirmer que : a. \mathcal{P} et (ABC) sont strictement parallèles ; b. ils sont sécants selon la droite (AB) ; c. selon la droite (AC) ; d. selon la droite (BC).

Un vecteur normal à \mathcal{P} est \vec{n_1}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 2\end{pmatrix}, et un vecteur normal à (ABC) est \vec{n_2}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ -2\end{pmatrix}. Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les plans ne sont pas parallèles : ils sont sécants selon une droite.
On teste l'appartenance de A, B et C à \mathcal{P} : en A, \begin{aligned}2\times(-1)-2+2\times5-6 &= -2-2+10-6 \\ &= 0\end{aligned} en B, \begin{aligned}2\times3-6+2\times3-6 &= 6-6+6-6 \\ &= 0\end{aligned} en C, \begin{aligned}2\times3-0+2\times9-6 &= 6+18-6 \\ &= 18 \\ &\neq 0\end{aligned}
A et B appartiennent donc à \mathcal{P} (et aussi à (ABC), par hypothèse), mais pas C. La droite d'intersection des deux plans est donc la droite (AB).
Donc, la réponse est b.

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On considère la suite \left(u_{n}\right) définie par u_{0}=5 et pour tout entier naturel n,

u_{n+1}=\frac{1}{2}\left(u_{n}+\frac{11}{u_{n}}\right)

On admet que la suite \left(u_{n}\right) est bien définie.

Partie A - Étude de la suite \left(u_{n}\right)

  1. Donner u_{1} et u_{2} sous forme de fractions irréductibles.
  2. On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0 ; +\infty [ par :

    f(x)=\frac{1}{2}\left(x+\frac{11}{x}\right)

    Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[.
  3. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a {: u_{n} \geqslant u_{n+1} \geqslant \sqrt{11}}.
  4. En déduire que la suite \left(u_{n}\right) converge vers une limite réelle. On note a cette limite.
  5. Après avoir déterminé et résolu une équation dont a est solution, préciser la valeur exacte de a.

Partie B - Application géométrique

Pour tout entier naturel n, on considère un rectangle R_{n} d'aire 11 dont la largeur est notée \ell_{n} et longueur L_{n}

La suite \left(L_{n}\right) est définie par L_{0}=5 et, pour tout entier naturel n,

L_{n+1}=\frac{L_{n}+\ell_{n}}{2}

    1. Expliquer pourquoi \ell_{0}=2,2.
    2. Établir que pour tout entier naturel n,

      \ell_{n}=\frac{11}{L_{n}}.
  1. Vérifier que la suite \left(L_{n}\right) correspond à la suite \left(u_{n}\right) de la partie A.
  2. Montrer que pour tout entier naturel n, on a {\ell_{n} \leqslant \sqrt{11} \leqslant L_{n}}.
  3. On admet que les suites \left(L_{n}\right) et \left(\ell_{n}\right) convergent toutes les deux vers \sqrt{11}. Interpréter géométriquement ce résultat dans le contexte de la partie B.
  4. Voici un script, écrit en langage Python, relatif aux suites étudiées dans cette partie :

     
    1 	 def heron(n): 
    2 	    L=5 
    3 	    \ell=2.2 
    4 	    for i in range(n): 
    5 	      L = (L+\ell) / 2 
    6 	      \ell = 11 / L 
    7 	    return round(\ell,6), round(L,6)


    On rappelle que la fonction Python round(x,k) renvoie une version arrondie du nombre x avec k décimales.

    1. Si l'utilisateur tape heron(3) dans une console d'exécution Python, qu'obtient-il comme valeurs de sortie pour \ell et L ?
    2. Donner une interprétation de ces deux valeurs.
Voir la correction

PartieA : On considère la suite (u_n) définie par u_0=5 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=\dfrac12\left(u_n+\dfrac{11}{u_n}\right) (on admet qu'elle est bien définie). 1. Donner u_1 et u_2 sous forme de fractions irréductibles.

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac12\left(u_0+\dfrac{11}{u_0}\right) \\ &= \dfrac12\left(5+\dfrac{11}{5}\right) \\ &= \dfrac12\times\dfrac{36}{5} \\ &= \dfrac{18}{5}\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= \dfrac12\left(u_1+\dfrac{11}{u_1}\right) \\ &= \dfrac12\left(\dfrac{18}{5}+\dfrac{55}{18}\right) \\ &= \dfrac12\times\dfrac{324+275}{90} \\ &= \dfrac{599}{180}\end{aligned}

PartieA ; 2. Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac12\left(x+\dfrac{11}{x}\right). Démontrer que f est croissante sur \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[.

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme fraction rationnelle, et pour tout x>0 : f'(x) = \dfrac12\left(1-\dfrac{11}{x^2}\right) = \dfrac{x^2-11}{2x^2}.
Pour x\geqslant\sqrt{11}, on a x^2\geqslant11 (la fonction carré étant croissante sur \mathbb{R}^+), donc x^2-11\geqslant0, et comme 2x^2>0, on obtient f'(x)\geqslant0.
f est donc croissante sur \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[.

PartieA ; 3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {u_n\geqslant u_{n+1}\geqslant\sqrt{11}}.

On remarque d'abord que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n, et que \begin{aligned}f(\sqrt{11}) &= \dfrac12\left(\sqrt{11}+\dfrac{11}{\sqrt{11}}\right) \\ &= \dfrac12\left(\sqrt{11}+\sqrt{11}\right) \\ &= \sqrt{11}\end{aligned}
Initialisation : u_0=5 et \begin{aligned}u_1 &= \dfrac{18}{5} \\ &= 3{,}6\end{aligned} avec \sqrt{11}\approx3{,}317, donc {u_0\geqslant u_1\geqslant\sqrt{11}} : l'inégalité est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n fixé, {u_n\geqslant u_{n+1}\geqslant\sqrt{11}}. Comme f est croissante sur \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[, on en déduit {f(u_n)\geqslant f(u_{n+1})\geqslant f(\sqrt{11})}, c'est-à-dire {u_{n+1}\geqslant u_{n+2}\geqslant\sqrt{11}} : la propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {u_n\geqslant u_{n+1}\geqslant\sqrt{11}}.

PartieA ; 4. En déduire que (u_n) converge, et noter a sa limite.

D'après la question précédente, la suite (u_n) est décroissante et minorée par \sqrt{11} : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite réelle a telle que a\geqslant\sqrt{11}.

PartieA ; 5. En posant une équation dont a est solution, donner la valeur exacte de a.

La suite (u_n) converge vers a et vérifie u_{n+1}=f(u_n) avec f continue sur \mathbb{R}^{*+}_{} : d'après le théorème du point fixe, a est solution de l'équation f(x)=x sur \mathbb{R}^{*+}_{}.
\begin{aligned}f(x) = x &\iff \dfrac12\left(x+\dfrac{11}{x}\right) = x \\ &\iff x+\dfrac{11}{x} = 2x \\ &\iff \dfrac{11}{x} = x \\ &\iff x^2 = 11 \\ &\iff x = \sqrt{11} \end{aligned} (car x>0).
Cette équation admet une unique solution sur \mathbb{R}^{*+}_{}, donc, la suite étant minorée par \sqrt{11}>0, on conclut a=\sqrt{11}.

PartieB : Pour tout entier naturel n, un rectangle R_n d'aire 11 a pour largeur \ell_n et longueur L_n, avec L_0=5 et L_{n+1}=\dfrac{L_n+\ell_n}{2}. 1.a Expliquer pourquoi \ell_0=2{,}2.

L'aire de R_0 vaut 11 et sa longueur L_0=5, donc sa largeur vérifie L_0\times\ell_0=11, d'où \ell_0=\dfrac{11}{5}= 2,2.

PartieB ; 1.b Établir que, pour tout entier naturel n, \ell_n=\dfrac{11}{L_n}.

Pour tout entier naturel n, le rectangle R_n a pour aire 11 et pour longueur L_n, donc sa largeur vérifie L_n\times\ell_n=11, d'où \ell_n=\dfrac{11}{L_n}.

PartieB ; 2. Vérifier que la suite (L_n) correspond à la suite (u_n) de la partie A.

En remplaçant \ell_n par \dfrac{11}{L_n} dans la relation de récurrence : \begin{aligned}L_{n+1} &= \dfrac{L_n+\ell_n}{2} \\ &= \dfrac12\left(L_n+\dfrac{11}{L_n}\right)\end{aligned} qui est exactement la relation vérifiée par (u_n). Comme de plus \begin{aligned}L_0 &= u_0 \\ &= 5\end{aligned} les deux suites sont identiques.

PartieB ; 3. Montrer que, pour tout entier naturel n, {\ell_n\leqslant\sqrt{11}\leqslant L_n}.

D'après la partie A, (u_n), donc (L_n), est minorée par \sqrt{11}, ce qui donne \sqrt{11}\leqslant L_n.
La fonction inverse étant strictement décroissante sur \mathbb{R}^{*+}_{}, {\sqrt{11}\leqslant L_n \implies \dfrac{1}{\sqrt{11}}\geqslant\dfrac{1}{L_n} \implies \dfrac{11}{\sqrt{11}}\geqslant\dfrac{11}{L_n}}, soit \sqrt{11}\geqslant\ell_n.
En combinant les deux inégalités, on obtient bien {\ell_n\leqslant\sqrt{11}\leqslant L_n}.

PartieB ; 4. On admet que (L_n) et (\ell_n) convergent toutes deux vers \sqrt{11}. Interpréter géométriquement ce résultat.

Géométriquement, les dimensions du rectangle R_n se rapprochent de plus en plus l'une de l'autre et tendent toutes deux vers \sqrt{11} : le rectangle R_n tend donc à devenir un carré de côté \sqrt{11}.

PartieB ; 5.a Un script Python, nommé heron, initialise L=5 et \ell=2{,}2, puis répète n fois les instructions L\leftarrow\dfrac{L+\ell}{2} et \ell\leftarrow\dfrac{11}{L}, avant de renvoyer les deux valeurs arrondies au millionième. Que renvoie l'appel heron(3) ?

  • L'appel heron(3) renvoie \ell_3 et L_3, arrondis au millionième.
  • On obtient les valeurs 0,316606 + 3 (soit \ell_3\approx3{,}316606) et L_3\approx 3,316643.

PartieB ; 5.b Donner une interprétation de ces deux valeurs.

Ces deux valeurs encadrent \sqrt{11} : on a {3{,}316606\leqslant\sqrt{11}\leqslant3{,}316643}, soit un encadrement d'amplitude inférieure à 4\times10^{-5}, obtenu avec seulement trois itérations de l'algorithme.

Partie A

On considère deux cubes ABCDEFGH et BKLCFJMG positionnés comme sur la figure suivante:

A B C D E F G H J K L M I

Le point I est le milieu de [EF].

Dans toute la suite de l'exercice, on se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}}~;~\vect{\text{AD}}~;~\vect{\text{AE}}\right).

Ainsi, par exemple, les points F, G et J ont pour coordonnées

F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et J(2 ; 0 ; 1).
  1. Montrer que le volume du tétraèdre FIGB est égal à \dfrac{1}{12} d'unité de volume.

    On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

    V = \dfrac13 \times \text{aire d'une base} \times\quad \text{hauteur correspondante}.
  2. Déterminer les coordonnées du point I.
  3. Montrer que le vecteur \vect{\text{DJ}} un vecteur normal au plan (BIG).
  4. Montrer qu'une équation cartésienne du plan (BIG) est 2x - y + z - 2 = 0.
  5. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d, orthogonale à (BIG) et passant par F.
    1. La droite d coupe le plan (BIG) au point L'.

      Montrer que les coordonnées du point L' sont \left(\dfrac23~;~\dfrac16~;~\dfrac56\right).
    2. Calculer la longueur FL'.
    3. Déduire des questions précédentes l'aire du triangle IGB.
Voir la correction

PartieA ; 1. Deux cubes ABCDEFGH et BKLCFJMG sont accolés ; dans le repère orthonormé (A~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}), on a par exemple F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et J(2 ; 0 ; 1) ; le point I est le milieu de [EF]. Montrer que le volume du tétraèdre FIGB vaut \dfrac{1}{12} (unité de volume), sachant que V=\dfrac13\times\text{aire de la base}\times\text{hauteur}.

Les arêtes des cubes valent toutes 1, donc BF = FG = 1 ; comme I est le milieu de [EF], la longueur FI vaut \dfrac12\times EF = \dfrac12.
En choisissant le triangle rectangle isocèle BFG comme base (aire =\dfrac12\times BF\times FG=\dfrac12) et [FI] comme hauteur associée (FI est perpendiculaire au plan (BFG), donc à la base) : \begin{aligned}V_{FIGB} &= \dfrac13\times\dfrac12\times\dfrac12 \\ &= \dfrac{1}{12}\end{aligned}
Donc, la réponse est V_{FIGB} = \dfrac{1}{12} unité de volume.

PartieA ; 2. Déterminer les coordonnées du point I.

On décompose \begin{aligned}\overrightarrow{AI} &= \overrightarrow{AE}+\overrightarrow{EI} \\ &= \overrightarrow{AE}+\dfrac12\overrightarrow{EF} \\ &= \overrightarrow{AE}+\dfrac12\overrightarrow{AB}\end{aligned} (car \overrightarrow{EF}=\overrightarrow{AB}). Donc, la réponse est I\left(\dfrac12~;~0~;~1\right).

PartieA ; 3. Montrer que le vecteur \overrightarrow{DJ} est normal au plan (BIG).

Avec J(2 ; 0 ; 1) et D(0 ; 1 ; 0), on obtient \overrightarrow{DJ}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix}.
D'autre part \overrightarrow{BI}\begin{pmatrix}-\frac12 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} (car B(1 ; 0 ; 0) et I\left(\frac12~;~0~;~1\right)) et \overrightarrow{BG}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} (car G(1 ; 1 ; 1)).
On calcule les produits scalaires : \begin{aligned}\overrightarrow{DJ}\cdot\overrightarrow{BI} &= 2\times\left(-\dfrac12\right)+(-1)\times0+1\times1 \\ &= -1+0+1 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{DJ}\cdot\overrightarrow{BG} &= 2\times0+(-1)\times1+1\times1 \\ &= -1+1 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{BI} et \overrightarrow{BG} ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles) et dirigent le plan (BIG) : \overrightarrow{DJ} leur est orthogonal, donc \overrightarrow{DJ} est un vecteur normal au plan (BIG).

PartieA ; 4. Montrer qu'une équation cartésienne du plan (BIG) est 2x-y+z-2=0.

Puisque \overrightarrow{DJ}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan (BIG), ce plan admet une équation de la forme 2x-y+z+d=0, avec d\in\mathbb{R}.
Le point B(1 ; 0 ; 0) appartient au plan, donc 2\times1-0+0+d=0, soit d=-2.
Donc, la réponse est 2x-y+z-2=0.

PartieA ; 5. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d, orthogonale à (BIG) et passant par F.

La droite d, orthogonale au plan (BIG), admet pour vecteur directeur le vecteur normal \overrightarrow{DJ}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix}, et passe par F(1 ; 0 ; 1).
Un point M(x~;~y~;~z) appartient à d si et seulement s'il existe t\in\mathbb{R} tel que \overrightarrow{FM}=t\,\overrightarrow{DJ}.
Donc, la réponse est \begin{cases}x=1+2t\\y=-t\\z=1+t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

PartieA ; 6.a La droite d coupe le plan (BIG) au point L'. Montrer que L' a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac16~;~\dfrac56\right).

On remplace x, y, z par leurs expressions paramétriques dans l'équation du plan (BIG) : 2(1+2t)-(-t)+(1+t)-2=0.
En développant : 2+4t+t+1+t-2=0, soit 6t+1=0, donc t=-\dfrac16.
En reportant dans les équations paramétriques : \begin{aligned}x &= 1+2\times\left(-\dfrac16\right) \\ &= 1-\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} \begin{aligned}y &= -\left(-\dfrac16\right) \\ &= \dfrac16\end{aligned} \begin{aligned}z &= 1+\left(-\dfrac16\right) \\ &= \dfrac56\end{aligned}
Donc, la réponse est L'\left(\dfrac23~;~\dfrac16~;~\dfrac56\right).

PartieA ; 6.b Calculer la longueur FL'.

On calcule \overrightarrow{FL'}\begin{pmatrix}-\frac13 \\ \frac16 \\ -\frac16\end{pmatrix} (différence des coordonnées de L' et de F).
FL'^2 = \left(-\dfrac13\right)^2+\left(\dfrac16\right)^2+\left(-\dfrac16\right)^2 = \dfrac19+\dfrac{1}{36}+\dfrac{1}{36} = \dfrac{4}{36}+\dfrac{1}{36}+\dfrac{1}{36} = \dfrac{6}{36}=\dfrac16.
Donc, la réponse est FL' = \sqrt{\dfrac16} = \dfrac{\sqrt6}{6}.

PartieA ; 6.c En déduire l'aire du triangle BIG.

Le segment [FL'] est la hauteur du tétraèdre FIGB relative à la base (BIG), puisque d est orthogonale à ce plan.
Avec la formule du volume : V_{FIGB} = \dfrac13\times\text{aire(BIG)}\times FL', donc \text{aire(BIG)} = \dfrac{3\,V_{FIGB}}{FL'} = \dfrac{3\times\frac{1}{12}}{\frac{\sqrt6}{6}} = \dfrac{\frac14}{\frac{\sqrt6}{6}} = \dfrac14\times\dfrac{6}{\sqrt6} = \dfrac{6}{4\sqrt6} = \dfrac{6\sqrt6}{24} = \dfrac{\sqrt6}{4}.
Donc, la réponse est aire(BIG) =\dfrac{\sqrt6}{4} unité d'aire.

On considère la fonction f définie sur \R par

f(x) = \ln \left(\e^{2x} - \e^x + 1\right).

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative représentée ci-dessous.

00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 5 0 , 5 1 , 0 1 , 5 2 , 0 2 , 5 3 , 0 3 , 50 0 , 5 1 , 0 1 , 50 , 51 , 01 , 52 , 02 , 5 C f

Un élève formule les conjectures suivantes à partir de cette représentation graphique :

1. L'équation f(x) = 2 semble admettre au moins une solution.
2. Le plus grand intervalle sur lequel la fonction f semble être croissante est [- 0,5~;~+\infty[.
3. L'équation de la tangente au point d'abscisse x = 0 semble être: y = 1,5x.

Le but de cet exercice est de valider ou rejeter les conjectures concernant la fonction f.

Partie A : Étude d'une fonction auxiliaire

On définit sur \R la fonction g définie par g(x) = \e^{2x} - \e^x + 1.

  1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to - \infty} g(x).
  2. Montrer que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = + \infty.
  3. Montrer que g'(x) = \e^x\left(2\e^x - 1\right) pour tout x \in \R.
  4. Étudier le sens de variation de la fonction g sur \R.

    Dresser le tableau des variations de la fonction g en y faisant figurer la valeur exacte des extremums s'il y en a, ainsi que les limites de g en -\infty et + \infty.
  5. En déduire le signe de g sur \R.
  6. Sans en mener nécessairement les calculs, expliquer comment on pourrait établir le résultat de la question 5 en posant X = \e^x.

Partie B

  1. Justifier que la fonction f est bien définie sur \R.
  2. La fonction dérivée de la fonction f est notée f'.

    Justifier que f'(x) = \dfrac{g'(x)}{g(x)} pour tout x \in \R.
  3. Déterminer une équation de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0.
  4. Montrer que la fonction f est strictement croissante sur [-\ln (2)~;~ +\infty[.
  5. Montrer que l'équation f(x) = 2 admet une unique solution \alpha sur [-\ln (2)~;~ +\infty[ et déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-2} près.

Partie C

À l'aide des résultats de la partie B, indiquer, pour chaque conjecture de l'élève, si elle est vraie ou fausse. Justifier.

Voir la correction

PartieA ; 1. Soit g définie sur \mathbb{R} par g(x)=e^{2x}-e^x+1. Déterminer \lim\limits_{x\to-\infty}g(x).

Quand x\to-\infty, 2x\to-\infty donc e^{2x}\to0, et e^x\to0 ; par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty}g(x) = 0-0+1 = 1.

PartieA ; 2. Montrer que \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty.

On factorise par le terme dominant : g(x) = e^x\left(e^x-1+e^{-x}\right).
Quand x\to+\infty, e^x\to+\infty et e^{-x}\to0, donc par somme e^x-1+e^{-x}\to+\infty ; par produit de limites infinies, \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty.

PartieA ; 3. Montrer que g'(x)=e^x(2e^x-1) pour tout x\in\mathbb{R}.

g est dérivable sur \mathbb{R} comme somme de fonctions dérivables, et g'(x) = 2e^{2x}-e^x = e^x(2e^x-1).

PartieA ; 4. Étudier le signe de g' et en déduire le tableau de variations de g sur \mathbb{R} (avec les limites et l'extremum exact).

Comme e^x>0 pour tout réel x, le signe de g'(x) est celui de 2e^x-1.
\begin{aligned}2e^x-1 = 0 &\iff e^x = \dfrac12 \\ &\iff x = \ln\dfrac12 \\ &\iff x = -\ln2\end{aligned} de plus 2e^x-1>0 \iff x>-\ln2, et 2e^x-1<0 \iff x<-\ln2.
La fonction g est donc décroissante sur ]-\infty~;~-\ln2] et croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec un minimum en x=-\ln2.
\begin{aligned}g(-\ln2) &= e^{-2\ln2}-e^{-\ln2}+1 \\ &= \dfrac{1}{e^{2\ln2}}-\dfrac{1}{e^{\ln2}}+1 \\ &= \dfrac14-\dfrac12+1 \\ &= \dfrac34\end{aligned}
Tableau de variations : g vaut 1 en -\infty (limite), décroît jusqu'au minimum \dfrac34 en x=-\ln2, puis croît vers +\infty.

PartieA ; 5. En déduire le signe de g sur \mathbb{R}.

Le minimum de g sur \mathbb{R} vaut \dfrac34, qui est strictement positif. Donc, la réponse est : pour tout x\in\mathbb{R}, g(x)>0.

PartieA ; 6. Sans mener les calculs, expliquer comment retrouver ce résultat en posant X=e^x.

En posant X=e^x (avec X>0), on a g(x) = X^2-X+1, un trinôme du second degré en X.
Sa forme canonique est \left(X-\dfrac12\right)^2+\dfrac34 : c'est une somme d'un carré (toujours positif ou nul) et d'une constante strictement positive \dfrac34, donc ce trinôme est strictement positif pour tout X, ce qui redonne g(x)>0.

PartieB ; 1. La fonction f est définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(e^{2x}-e^x+1\right). Justifier qu'elle est bien définie sur \mathbb{R}.

Pour tout x\in\mathbb{R}, f(x)=\ln(g(x)) avec g(x)=e^{2x}-e^x+1. Or on a montré que g(x)>0 pour tout réel x : le logarithme népérien est donc bien défini, et f est définie sur \mathbb{R}.

PartieB ; 2. Justifier que f'(x)=\dfrac{g'(x)}{g(x)} pour tout x\in\mathbb{R}.

Comme f=\ln\circ g avec g dérivable et strictement positive sur \mathbb{R}, f est dérivable sur \mathbb{R} et, par dérivation d'une composée avec le logarithme, f'(x) = \dfrac{g'(x)}{g(x)} = \dfrac{2e^{2x}-e^x}{e^{2x}-e^x+1}.

PartieB ; 3. Déterminer une équation de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0.

\begin{aligned}f(0) &= \ln(1-1+1) \\ &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned}
f'(0)=\dfrac{2\times1-1}{1-1+1}=\dfrac{1}{1}=1.
L'équation réduite de la tangente au point d'abscisse 0 est y=f'(0)(x-0)+f(0)=x. Donc, la réponse est y=x.

PartieB ; 4. Montrer que f est strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[.

Puisque g(x)>0 pour tout x, le signe de f'(x)=\dfrac{g'(x)}{g(x)} est celui de g'(x).
D'après la partie A, g'(x)>0 sur ]-\ln2~;~+\infty[, donc f'(x)>0 sur cet intervalle. Donc, la réponse est : f est strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[.

PartieB ; 5. Montrer que l'équation f(x)=2 admet une unique solution \alpha sur [-\ln2~;~+\infty[, et donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-2} près.

\begin{aligned}f(-\ln2) &= \ln(g(-\ln2)) \\ &= \ln\left(\dfrac34\right) \\ &\approx -0{,}29\end{aligned} donc f(-\ln2)<2.
Comme \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty, par composition avec le logarithme \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.
f est continue (car dérivable) et strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec {f(-\ln2)<2<\lim\limits_{+\infty}f} : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=2 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
À la calculatrice : f(1{,}12)\approx1{,}99<2 et f(1{,}13)\approx2{,}01>2. Donc, la réponse est \alpha\approx1{,}1210^{-2} près).

PartieC. Au vu des résultats précédents, les trois conjectures de l'élève (l'équation f(x)=2 semble avoir une solution ; f semble croissante sur [-0{,}5~;~+\infty[ ; la tangente en 0 semble être y=1{,}5x) sont-elles vraies ou fausses ?

Conjecture 1 (existence d'une solution à f(x)=2) : vraie, confirmée par la question précédente.
Conjecture 2 (croissance sur [-0{,}5~;~+\infty[) : fausse : on a montré que f est croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec \begin{aligned}-\ln2 &\approx -0{,}69 \\ &\neq -0{,}5\end{aligned}
Conjecture 3 (tangente y=1{,}5x) : fausse : on a établi que l'équation de la tangente au point d'abscisse 0 est y=x.

Marie Sklodowska-Curie (1867-1934) est une physicienne (mais aussi chimiste et mathématicienne), polonaise naturalisée française.
Deux Prix Nobel lui ont été décernés: un en Physique (partagé avec son mari et Henri Becquerel) en 1903 et un en Chimie en 1911 pour la découverte de deux nouveaux éléments, le polonium (nom donné en hommage à ses origines) et le radium
.

On décide d'étudier le rayonnement radioactif du polonium lors de la désintégration des noyaux atomiques au cours du temps.

Au début de l'expérience, on dispose d'un morceau de 2 g de polonium.

On sait que 1 g de polonium contient 3 \times 10^{21} noyaux atomiques.

On admet que, au bout de 24 heures, 0,5 % des noyaux se sont désintégrés et que, pour compenser cette disparition, on ajoute alors 0,005 g de polonium.

On modélise la situation à l'aide d'une suite \left(v_n\right)_{n \in \N} ; on note v_0 le nombre de noyaux contenus dans le polonium au début de l'expérience.

Pour n \geqslant 1,\: v_n désigne le nombre de noyaux contenus dans le polonium au bout de n jours écoulés.

    1. Vérifier que v_0 = 6\times 10^{21}.
    2. Expliquer que, pour tout nombre entier naturel n, on a

      v_{n+1} = 0,995v_n + 1,5 \times\quad 10^{19}.
    1. Démontrer, par récurrence sur n, que {0 \leqslant v_{n+1} \leqslant v_n}.
    2. En déduire que la suite \left(v_n\right)_{n\in \N} est convergente.
  1. On considère la suite \left(u_n\right)_{n \in \N} définie, pour tout entier naturel n, par: u_n = v_n - 3 \times 10^{21}.
    1. Montrer que la suite \left(u_n\right)_{n \in \N} est géométrique de raison 0,995.
    2. En déduire que, pour tout entier naturel n,\: v_n = 3 \times 10^{21}\left(0,995^n + 1\right).
    3. En déduire la limite de la suite \left(v_n\right)_{n \in \N} et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  2. Déterminer, par le calcul, au bout de combien de jours le nombre de noyaux de polonium sera inférieur à 4,5 \times 10^{21}. Justifier la réponse.
  3. On souhaite disposer de la liste des termes de la suite \left(v_n\right)_{n \in \N}.

    Pour cela, on utilise une fonction appelée noyaux programmée en langage Python et retranscrite partiellement ci-après.

    1def noyaux (n) :
    2V =6*10**21
    3L=[V]
    4for k in range (n):
    5V= ...
    6L.append(V)
    7return L


    1. À la lecture des questions précédentes, proposer deux solutions différentes pour compléter la ligne 5 de la fonction noyaux afin qu'elle réponde au problème.
    2. Pour quelle valeur de l'entier n la commande noyaux(n) renverra-t-elle les relevés quotidiens du nombre de noyaux contenus dans l'échantillon de polonium pendant 52 semaines d'étude ?
Voir la correction

1.aOn étudie la désintégration du polonium : on part d'un échantillon de 2 g, sachant que 1 g contient 3\times10^{21} noyaux. On note v_0 le nombre de noyaux au départ. Vérifier que v_0=6\times10^{21}.

L'échantillon initial pèse 2 g, donc \begin{aligned}v_0 &= 2\times3\times10^{21} \\ &= 6\times10^{21}\end{aligned} noyaux. Donc, la réponse est v_0=6\times10^{21}.

1.bChaque jour, 0,5 % des noyaux présents se désintègrent, puis on ajoute 0,005 g de polonium pour compenser. Justifier que, pour tout entier naturel n, v_{n+1}=0{,}995v_n+1{,}5\times10^{19}.

Si v_n désigne le nombre de noyaux au bout de n jours, la disparition de 0,5 % laisse v_n\left(1-\dfrac{0{,}5}{100}\right) = 0{,}995\,v_n noyaux.
L'ajout quotidien de 0,005 g de polonium apporte \begin{aligned}0{,}005\times3\times10^{21} &= 0{,}015\times10^{21} \\ &= 1{,}5\times10^{19}\end{aligned} noyaux supplémentaires.
Donc, la réponse est v_{n+1} = 0{,}995v_n+1{,}5\times10^{19}.

2.aDémontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n}.

Initialisation : v_0=6\times10^{21} et \begin{aligned}v_1 &= 0{,}995\times6\times10^{21}+1{,}5\times10^{19} \\ &= 5{,}97\times10^{21}+0{,}015\times10^{21} \\ &= 5{,}985\times10^{21}\end{aligned} On a bien {0\leqslant v_1\leqslant v_0} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n} pour un entier n donné. La fonction x\mapsto0{,}995x+1{,}5\times10^{19} est croissante (coefficient 0,995 > 0), donc l'encadrement se conserve en appliquant cette fonction : {0{,}995\times0+1{,}5\times10^{19}\leqslant0{,}995v_{n+1}+1{,}5\times10^{19}\leqslant0{,}995v_n+1{,}5\times10^{19}}, c'est-à-dire {1{,}5\times10^{19}\leqslant v_{n+2}\leqslant v_{n+1}}, donc en particulier {0\leqslant v_{n+2}\leqslant v_{n+1}} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n}.

2.bEn déduire que la suite (v_n) converge.

L'inégalité de gauche montre que (v_n) est minorée par 0, et l'inégalité de droite montre qu'elle est décroissante. Donc, la réponse est : une suite décroissante et minorée converge, donc (v_n) converge.

3.aOn pose u_n=v_n-3\times10^{21}. Montrer que (u_n) est géométrique de raison 0,995.

\begin{aligned}u_{n+1} &= v_{n+1}-3\times10^{21} \\ &= 0{,}995v_n+1{,}5\times10^{19}-3\times10^{21}\end{aligned}
On réécrit \begin{aligned}3\times10^{21} &= 0{,}995\times3\times10^{21}+0{,}005\times3\times10^{21} \\ &= 0{,}995\times3\times10^{21}+1{,}5\times10^{19}\end{aligned} donc \begin{aligned}u_{n+1} &= 0{,}995v_n+1{,}5\times10^{19}-0{,}995\times3\times10^{21}-1{,}5\times10^{19} \\ &= 0{,}995\left(v_n-3\times10^{21}\right) \\ &= 0{,}995\,u_n\end{aligned}
Donc, la réponse est : (u_n) est géométrique de raison 0{,}995 et de premier terme \begin{aligned}u_0 &= v_0-3\times10^{21} \\ &= 3\times10^{21}\end{aligned}

3.bEn déduire que, pour tout entier naturel n, v_n=3\times10^{21}\left(0{,}995^n+1\right).

Le terme général d'une suite géométrique donne \begin{aligned}u_n &= u_0\times0{,}995^n \\ &= 3\times10^{21}\times0{,}995^n\end{aligned}
Or u_n=v_n-3\times10^{21}, donc \begin{aligned}v_n &= u_n+3\times10^{21} \\ &= 3\times10^{21}\times0{,}995^n+3\times10^{21}\end{aligned} Donc, la réponse est v_n=3\times10^{21}\left(0{,}995^n+1\right).

3.cEn déduire la limite de (v_n) et interpréter le résultat.

Comme {-1<0{,}995<1}, on a \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}995^n=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}\left(0{,}995^n+1\right)=1, puis \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}v_n &= 3\times10^{21}\times1 \\ &= 3\times10^{21}\end{aligned}
Dans le contexte : à force de désintégrations compensées, le nombre de noyaux de polonium présents se stabilise à long terme autour de 3\times10^{21} noyaux.

4.Déterminer, par le calcul, au bout de combien de jours le nombre de noyaux devient inférieur à 4{,}5\times10^{21}.

On résout v_n<4{,}5\times10^{21} \iff 3\times10^{21}\left(0{,}995^n+1\right)<4{,}5\times10^{21} \iff 0{,}995^n+1<1{,}5 \iff 0{,}995^n<0{,}5.
En appliquant le logarithme népérien (fonction strictement croissante) : n\ln(0{,}995)<\ln(0{,}5) ; comme \ln(0{,}995)<0, l'inégalité change de sens en divisant : n>\dfrac{\ln(0{,}5)}{\ln(0{,}995)}.
La calculatrice donne \dfrac{\ln(0{,}5)}{\ln(0{,}995)}\approx138{,}3, donc le plus petit entier convenable est n=139 (on vérifie que v_{138}\approx4{,}502\times10^{21} est encore supérieur au seuil, et v_{139}\approx4{,}495\times10^{21} est passé sous le seuil).
Donc, la réponse est : au bout de 139 jours.

5.aUn script Python nommé noyaux(n) initialise V = 6*1021, une liste L = [V], puis répète pour k de 0 à n-1 une mise à jour de V suivie de L.append(V). Proposer deux façons différentes de compléter la ligne de mise à jour de V.

  • V = 0.995*V + 1.5*1019V = 3*1021*(0.995(k+1) + 1)

5.bPour quelle valeur de l'entier n l'appel noyaux(n) fournit-il les relevés quotidiens sur 52 semaines d'étude ?

52 semaines représentent 52\times7=364 jours. Donc, la réponse est qu'il faut appeler noyaux(364).

Pour chacune des cinq questions de cet exercice, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.

On considère L une liste de nombres constituée de termes consécutifs d'une suite arithmétique de premier terme 7 et de raison 3, le dernier nombre de la liste est 2023 soit:

L = [7, 10, ... , 2023].

Question 1 : Le nombre de termes de cette liste est :

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
20236736722016

Question 2 : On choisit au hasard un nombre dans cette liste. La probabilité de tirer un nombre pair est:

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
\dfrac12\dfrac{34}{673}\dfrac{336}{673}\dfrac{337}{673}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}

On rappelle qu'on choisit au hasard un nombre dans cette liste.

On s'intéresse aux évènements suivants :

  • Évènement A : « obtenir un multiple de 4 »
  • Évènement B : « obtenir un nombre dont le chiffre des unités est 6 »

Pour répondre aux questions suivantes on pourra utiliser l'arbre pondéré ci-dessous et on donne p(A \cap B) = \dfrac{34}{673}.

\pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{A }\taput\dfrac{168}{673}} {\TR{B }\taput \TR{\overline{B}}\tbput } \pstree{\TR{\overline{A} }\tbput} {\TR{B }\taput \dfrac{33}{505} \TR{\overline{B}}\tbput } }

Question 3 :

La probabilité d'obtenir un multiple de 4 ayant 6 comme chiffre des unités est:

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
\dfrac{168}{673} \times \dfrac{34}{673}\dfrac{34}{673}\dfrac{17}{84}\dfrac{168}{34}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}

Question 4 : P_B(A) est égale à :

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
\dfrac{36}{168}\dfrac12\dfrac{33}{168}\dfrac{34}{67}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}

Question 5: On choisit, au hasard, successivement, 10 éléments de cette liste.

Un élément peut être choisi plusieurs fois. La probabilité qu'aucun de ces 10 nombres ne soit un multiple de 4 est :

Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
\left(\dfrac{505}{673}\right)^{10}1 - \left(\dfrac{505}{673}\right)^{10}\left(\dfrac{168}{673}\right)^{10}1 - \left(\dfrac{168}{673}\right)^{10}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}
Voir la correction

1.On considère la liste L des termes consécutifs d'une suite arithmétique de premier terme 7 et de raison 3, du type L = [7, 10, …, 2023]. Déterminer le nombre de termes de cette liste.

Le terme de rang n (en indexant à partir de 1) de cette suite arithmétique s'écrit 7+3(n-1). On cherche n tel que 7+3(n-1)=2023.
\begin{aligned}3(n-1) = 2016 &\iff n-1 = 672 \\ &\iff n = 673 \end{aligned}
Donc, la réponse est 673 termes.

2.On choisit au hasard un nombre de cette liste. Déterminer la probabilité de tirer un nombre pair.

Un terme de la liste s'écrit 7+3(n-1)=3n+4, pour n entier de 1 à 673. Ce nombre est pair si et seulement si 3n+4 est pair, c'est-à-dire si et seulement si 3n est pair, donc si et seulement si n est pair (3 étant impair).
Parmi les entiers n de 1 à 673 (673 valeurs), les entiers pairs sont 2,4,\dots,672, soit 336 valeurs.
Donc, la réponse est P(\text{nombre pair}) = \dfrac{336}{673}.

3.On note A l'évènement « obtenir un multiple de 4 » et B l'évènement « obtenir un nombre dont le chiffre des unités est 6 », sachant que P(A)=\dfrac{168}{673} et P(A\cap B)=\dfrac{34}{673} (valeurs obtenues par dénombrement direct dans la liste). Donner la probabilité d'obtenir un multiple de 4 se terminant par 6.

Un nombre qui est à la fois un multiple de 4 et qui se termine par 6 est exactement un élément de A\cap B. Donc, la réponse est P(A\cap B) = \dfrac{34}{673} (donnée directement par l'énoncé, qui correspond bien à un dénombrement des multiples de 4 de la liste se terminant par 6).

4.Sachant de plus que P(\overline{A}\cap B) = \dfrac{505}{673}\times\dfrac{33}{505}, calculer P_B(A).

D'abord \begin{aligned}P(B) &= P(A\cap B)+P(\overline{A}\cap B) \\ &= \dfrac{34}{673}+\dfrac{505}{673}\times\dfrac{33}{505} \\ &= \dfrac{34}{673}+\dfrac{33}{673} \\ &= \dfrac{67}{673}\end{aligned} (le facteur \dfrac{505}{673} se simplifie avec le 505 du numérateur).
Par définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_B(A) &= \dfrac{P(A\cap B)}{P(B)} \\ &= \dfrac{\frac{34}{673}}{\frac{67}{673}} \\ &= \dfrac{34}{67}\end{aligned}
Donc, la réponse est P_B(A)=\dfrac{34}{67}.

5.On choisit successivement et au hasard 10 nombres de la liste (un même nombre pouvant être choisi plusieurs fois). Déterminer la probabilité qu'aucun des 10 nombres tirés ne soit un multiple de 4.

La probabilité de ne pas tirer un multiple de 4 en un seul tirage vaut \begin{aligned}P(\overline{A}) &= 1-\dfrac{168}{673} \\ &= \dfrac{505}{673}\end{aligned}
Les 10 tirages sont indépendants et identiques (tirage avec remise) : la probabilité qu'aucun des 10 ne soit un multiple de 4 est donc \left(\dfrac{505}{673}\right)^{10}.
Donc, la réponse est P \approx 0,057 (au millième).

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On considère le prisme droit ABFEDCGH, de base ABFE, trapèze rectangle en A.

On associe à ce prisme le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\imath}, \vect{\jmath},\vect{k}\right) tel que :

\vect{\imath} = \dfrac14\vect{\text{AB}},\quad \vect{\jmath} = \dfrac14\vect{\text{AD}},\quad \vect{k} = \dfrac18\vect{\text{AE}}.

De plus on a \vect{\text{BF}} = \dfrac12\vect{\text{AE}}.

On note I le milieu du segment [EF].

On note J le milieu du segment [AE].

A B C D E F G H I J ı k

  1. Donner les coordonnées des points I et J.
  2. Soit \vect{n} le vecteur de coordonnées \begin{pmatrix}-1\\1\\1\end{pmatrix}.
    1. Montrer que le vecteur \vect{n} est normal au plan (IGJ).
    2. Déterminer une équation cartésienne du plan (IGJ).
  3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d, perpendiculaire au plan (IGJ) et passant par H.
  4. On note L le projeté orthogonal du point H sur le plan (IGJ).

    Montrer que les coordonnées de L sont \left(\dfrac83~;~ \dfrac43~;~\dfrac{16}{3}\right).
  5. Calculer la distance du point H au plan (IGJ).
  6. Montrer que le triangle IGJ est rectangle en I.
  7. En déduire le volume du tétraèdre IGJH.
On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

V = \dfrac13 \times (\text{aire de la base}) \times\quad \text{hauteur}.

Voir la correction

1.On considère le prisme droit ABFEDCGH, de base ABFE trapèze rectangle en A, muni du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right) défini par \vec{\imath}=\dfrac14\overrightarrow{AB}, \vec{\jmath}=\dfrac14\overrightarrow{AD}, \vec{k}=\dfrac18\overrightarrow{AE}, avec de plus \overrightarrow{BF}=\dfrac12\overrightarrow{AE}. On note I le milieu de [EF] et J le milieu de [AE]. Donner les coordonnées de I et J.

Dans ce repère, les sommets du prisme ont pour coordonnées : A(0 ; 0 ; 0), B(4 ; 0 ; 0), C(4 ; 4 ; 0), D(0 ; 4 ; 0), E(0 ; 0 ; 8), F(4 ; 0 ; 4), G(4 ; 4 ; 4), H(0 ; 4 ; 8).
I est le milieu de [EF], donc \mathrm{I}\left(\dfrac{0+4}{2}~;~\dfrac{0+0}{2}~;~\dfrac{8+4}{2}\right), soit I(2 ; 0 ; 6).
J est le milieu de [AE], donc \mathrm{J}\left(\dfrac{0+0}{2}~;~\dfrac{0+0}{2}~;~\dfrac{0+8}{2}\right), soit J(0 ; 0 ; 4).

2.aSoit \vec{n} le vecteur de coordonnées \begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix}. Montrer que \vec{n} est normal au plan (IGJ).

\overrightarrow{\mathrm{IG}}\begin{pmatrix}4-2 \\ 4-0 \\ 4-6\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}2 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix} et \overrightarrow{\mathrm{IJ}}\begin{pmatrix}0-2 \\ 0-0 \\ 4-6\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-2 \\ 0 \\ -2\end{pmatrix} sont deux vecteurs non colinéaires du plan (IGJ).
Le repère étant orthonormé, on calcule les produits scalaires par les coordonnées : \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{IG}} &= -1\times2+1\times4+1\times(-2) \\ &= -2+4-2 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{IJ}} &= -1\times(-2)+1\times0+1\times(-2) \\ &= 2+0-2 \\ &= 0\end{aligned}
\vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (IGJ) : c'est donc un vecteur normal à ce plan.

2.bDéterminer une équation cartésienne du plan (IGJ).

Un vecteur normal étant \vec{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix}, une équation du plan (IGJ) est de la forme -x+y+z+d=0.
Le point G(4 ; 4 ; 4) appartient au plan, donc -4+4+4+d=0, soit d=-4.
Donc, la réponse est -x+y+z-4=0.

3.Déterminer une représentation paramétrique de la droite d, perpendiculaire au plan (IGJ) et passant par H.

La droite d est dirigée par le vecteur normal \vec{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} et passe par H(0 ; 4 ; 8), d'où la représentation paramétrique : \left\{\begin{array}{l}x=-t\\y=4+t\\z=8+t\end{array}\right.\ ,\ t\in\mathbb{R}.

4.On note L le projeté orthogonal de H sur le plan (IGJ). Montrer que L a pour coordonnées \left(\dfrac83~;~\dfrac43~;~\dfrac{16}{3}\right).

L est le point d'intersection de la droite d (perpendiculaire au plan et passant par H) avec le plan (IGJ). On cherche donc le paramètre t du point de d qui vérifie l'équation du plan.
\begin{aligned}-(-t)+(4+t)+(8+t)-4 = 0 &\iff 3t+8 = 0 \\ &\iff t = -\dfrac83 \end{aligned}
En reportant dans la représentation paramétrique : \begin{aligned}x &= -\left(-\dfrac83\right) \\ &= \dfrac83\end{aligned} \begin{aligned}y &= 4-\dfrac83 \\ &= \dfrac{4}{3}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 8-\dfrac83 \\ &= \dfrac{16}{3}\end{aligned}
Donc, la réponse est \mathrm{L}\left(\dfrac83~;~\dfrac43~;~\dfrac{16}{3}\right).

5.Calculer la distance du point H au plan (IGJ).

La distance de H au plan (IGJ) est la longueur HL, où L est le projeté orthogonal de H sur ce plan. Le repère étant orthonormé :
\begin{aligned}\mathrm{HL} &= \sqrt{\left(\dfrac83-0\right)^2+\left(\dfrac43-4\right)^2+\left(\dfrac{16}{3}-8\right)^2} \\ &= \sqrt{\left(\dfrac83\right)^2+\left(\dfrac83\right)^2+\left(\dfrac83\right)^2} \\ &= \sqrt{3\times\dfrac{64}{9}} \\ &= \sqrt{\dfrac{64}{3}} \\ &= \dfrac{8}{\sqrt3} \\ &= \dfrac{8\sqrt3}{3}\end{aligned}
Donc, la réponse est \mathrm{HL} = \dfrac{8\sqrt3}{3}.

6.Montrer que le triangle IGJ est rectangle en I.

\begin{aligned}\overrightarrow{\mathrm{IG}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{IJ}} &= 2\times(-2)+4\times0+(-2)\times(-2) \\ &= -4+0+4 \\ &= 0\end{aligned}
Les vecteurs \overrightarrow{\mathrm{IG}} et \overrightarrow{\mathrm{IJ}} sont non nuls et orthogonaux, donc les droites (IG) et (IJ), sécantes en I, sont perpendiculaires. Donc, la réponse est que le triangle IGJ est rectangle en I.

7.En déduire le volume du tétraèdre IGJH.

Le triangle IGJ étant rectangle en I, son aire vaut \mathcal{A} = \dfrac{\mathrm{IG}\times\mathrm{IJ}}{2}, avec \begin{aligned}\mathrm{IG} &= \sqrt{2^2+4^2+(-2)^2} \\ &= \sqrt{24} \\ &= 2\sqrt6\end{aligned} et \begin{aligned}\mathrm{IJ} &= \sqrt{(-2)^2+0^2+(-2)^2} \\ &= \sqrt8 \\ &= 2\sqrt2\end{aligned}
\begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{2\sqrt6\times2\sqrt2}{2} \\ &= 2\sqrt{12} \\ &= 4\sqrt3\end{aligned}
En prenant IGJ pour base et H comme sommet, la hauteur du tétraèdre est la distance HL calculée en question 5, soit \dfrac{8\sqrt3}{3}. Le volume vaut donc \begin{aligned}V &= \dfrac13\times\mathcal{A}\times\mathrm{HL} \\ &= \dfrac13\times4\sqrt3\times\dfrac{8\sqrt3}{3} \\ &= \dfrac{4\times8\times3}{9} \\ &= \dfrac{96}{9} \\ &= \dfrac{32}{3}\end{aligned}
Donc, la réponse est V=\dfrac{32}{3} (soit environ 10,7 unités de volume, au dixième près).

Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un biologiste a modélisé l'évolution d'une population de bactéries (en milliers d'entités) par la fonction f définie sur [0~;~+\infty[ par

f(t) = \text{e}^3 - \text{e}^{-0,5t^2 + t + 2}

t désigne le temps en heures depuis le début de l'expérience.

À partir de cette modélisation, il propose les trois affirmations ci-dessous.

Pour chacune d'elles, indiquer, en justifiant, si elle est vraie ou fausse.

  • Affirmation 1 : « La population augmente en permanence ».
  • Affirmation 2 : « À très long terme, la population dépassera 21000 bactéries ».
  • Affirmation 3 : « La population de bactéries aura un effectif de 10000 à deux reprises au cours du temps ».
Voir la correction

Unbiologiste modélise l'évolution d'une population de bactéries (en milliers d'individus) par la fonction f définie sur [0~;~+\infty[ par f(t) = e^3-e^{-0{,}5t^2+t+2}, où t désigne le temps en heures. Affirmation 1 : « La population de bactéries augmente en permanence ». Vrai ou faux ?

f est dérivable sur [0~;~+\infty[ comme composée de fonctions dérivables. En posant g(t)=-0{,}5t^2+t+2, donc g'(t)=-t+1, on obtient f'(t) = -g'(t)\,e^{g(t)} = (t-1)\,e^{-0{,}5t^2+t+2}.
L'exponentielle étant strictement positive, f'(t) est du signe de (t-1) : f'(t)<0 sur [0~;~1[ et f'(t)>0 sur ]1~;~+\infty[. La fonction f est donc strictement décroissante sur [0~;~1].
Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse : durant la première heure, la population diminue strictement.

Affirmation 2 : « À très long terme, la population dépassera 21 000 bactéries ». Vrai ou faux ?

Pour tout t\geqslant0, e^{-0{,}5t^2+t+2}>0, donc -e^{-0{,}5t^2+t+2}<0, d'où f(t) = e^3-e^{-0{,}5t^2+t+2} < e^3.
Or e^3\approx20{,}086 (au millième près), donc f(t) reste toujours strictement inférieur à environ 20{,}086 milliers d'individus, soit 20 086 bactéries.
Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse : la population ne dépassera jamais 20 086 bactéries, donc a fortiori jamais 21 000.

Affirmation 3 : « La population de bactéries atteindra un effectif de 10 000 individus à deux reprises au cours du temps ». Vrai ou faux ?

Un effectif de 10 000 bactéries correspond à f(t)=10 (population exprimée en milliers). D'après l'étude de variations précédente, f est strictement décroissante sur [0~;~1] puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[.
On calcule les valeurs utiles : \begin{aligned}f(0) &= e^3-e^2 \\ &\approx 12{,}696\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= e^3-e^{2{,}5} \\ &\approx 7{,}903\end{aligned} De plus, \lim\limits_{t\to+\infty}\left(-0{,}5t^2+t+2\right) = -\infty (le terme en t^2 l'emporte), donc par composition \lim\limits_{t\to+\infty}e^{-0{,}5t^2+t+2}=0, puis \begin{aligned}\lim\limits_{t\to+\infty}f(t) &= e^3 \\ &\approx 20{,}086\end{aligned}
Sur [0~;~1] : f est continue et strictement décroissante, et 10 est compris strictement entre f(1)\approx7{,}903 et f(0)\approx12{,}696, donc par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(t)=10 admet une unique solution sur cet intervalle.
Sur [1~;~+\infty[ : f est continue et strictement croissante, et 10 est compris strictement entre f(1)\approx7{,}903 et \lim\limits_{t\to+\infty}f(t)\approx20{,}086, donc l'équation f(t)=10 admet là aussi une unique solution.
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : l'équation f(t)=10 admet exactement deux solutions sur [0~;~+\infty[, donc la population atteindra bien 10 000 individus à deux reprises.

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On considère la fonction f définie sur ]-1,5~;~ +\infty[ par f(x) = \ln (2x + 3) - 1.

Le but de cet exercice est d'étudier la convergence de la suite \left(u_n\right) définie par :

u_0 = 0 et u_{n+1}\quad = f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.

Partie A : Étude d'une fonction auxiliaire

On considère la fonction g définie sur ]-1,5~;~ +\infty[ par g(x) = f(x) - x.

  1. Déterminer la limite de la fonction g en -1,5.

    On admet que la limite de la fonction g en + \infty est -\infty.
  2. Étudier les variations de la fonction g sur ]-1,5~;~ +\infty[.
    1. Démontrer que, dans l'intervalle ]-0,5~;~ +\infty[, l'équation g(x) = 0 admet une unique solution \alpha.
    2. Déterminer un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.

Partie B : Étude de la suite \left(u_n\right)

On admet que la fonction f est strictement croissante sur ]-1,5~;~ +\infty[.

  1. Soit x un nombre réel. Montrer que si x \in [-1~;~\alpha] alors f(x) \in\quad [-1~;~\alpha].
    1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n : {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant \alpha.}
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.
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PartieA ; 1. On définit f sur ]-1{,}5~;~+\infty[ par f(x)=\ln(2x+3)-1, et g(x)=f(x)-x. Déterminer la limite de g en -1{,}5 (on admet que sa limite en +\infty est -\infty).

Quand x\to-1{,}5^{+}, 2x+3\to0^{+} (car x>-1{,}5), et \lim\limits_{X\to0^+}\ln(X)=-\infty, donc par composition \lim\limits_{x\to-1{,}5}\ln(2x+3)=-\infty.
De plus -1-x\to-1-(-1{,}5)=0{,}5 quand x\to-1{,}5, donc par somme \lim\limits_{x\to-1{,}5}g(x)=-\infty.

PartieA ; 2. Étudier les variations de g sur ]-1{,}5~;~+\infty[.

g(x)=\ln(2x+3)-1-x est dérivable sur ]-1{,}5~;~+\infty[ comme somme et composée de fonctions dérivables sur cet intervalle.
g'(x)=\dfrac{2}{2x+3}-1=\dfrac{2-(2x+3)}{2x+3}=\dfrac{-2x-1}{2x+3}.
Sur ]-1{,}5~;~+\infty[, 2x+3>0, donc g'(x) est du signe de -2x-1, qui s'annule en x=-0{,}5 : g'(x)>0 sur ]-1{,}5~;~-0{,}5[ et g'(x)<0 sur ]-0{,}5~;~+\infty[.
g est donc strictement croissante sur ]-1{,}5~;~-0{,}5[ puis strictement décroissante sur ]-0{,}5~;~+\infty[, avec un maximum en x=-0{,}5.

PartieA ; 3.a Démontrer que l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha dans ]-0{,}5~;~+\infty[.

Sur ]-0{,}5~;~+\infty[, g est continue (car dérivable) et strictement décroissante.
\begin{aligned}g(-0{,}5) &= \ln(2\times(-0{,}5)+3)-1-(-0{,}5) \\ &= \ln(2)-0{,}5 \\ &\approx 0{,}193\end{aligned} et \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=-\infty (admis).
0 est bien compris entre g(-0{,}5)\approx0{,}193 et cette limite : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires appliqué à une fonction strictement monotone, l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]-0{,}5~;~+\infty[.

PartieA ; 3.b Donner un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.

À la calculatrice, g(0{,}2)\approx0{,}024>0 et g(0{,}3)\approx-0{,}019<0, donc {0{,}2<\alpha<0{,}3}.
En affinant, g(0{,}25)\approx0{,}003>0 et g(0{,}26)\approx-0{,}002<0, donc {0{,}25<\alpha<0{,}26}.

PartieB ; 1. On admet que f est strictement croissante sur ]-1{,}5~;~+\infty[. Montrer que si x\in[-1~;~\alpha] alors f(x)\in[-1~;~\alpha].

f est strictement croissante sur ]-1{,}5~;~+\infty[, donc en particulier sur [-1~;~\alpha] : si {-1\leqslant x\leqslant\alpha}, alors {f(-1)\leqslant f(x)\leqslant f(\alpha)}.
Or g(\alpha)=0 signifie f(\alpha)-\alpha=0, donc f(\alpha)=\alpha. Et \begin{aligned}f(-1) &= \ln(2\times(-1)+3)-1 \\ &= \ln(1)-1 \\ &= 0-1 \\ &= -1\end{aligned}
On obtient donc {-1\leqslant f(x)\leqslant\alpha}, c'est-à-dire f(x)\in[-1~;~\alpha].

PartieB ; 2.a Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {-1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant\alpha} (avec u_0=0 et u_{n+1}=f(u_n)).

Initialisation. u_0=0 et \begin{aligned}u_1 &= f(0) \\ &= \ln(3)-1 \\ &\approx 0{,}099\end{aligned} Comme \alpha\in]0{,}25~;~0{,}26[, on a bien {-1\leqslant u_0\leqslant u_1\leqslant\alpha} : la propriété est vraie au rang n=0.
Hérédité. Supposons que, pour un entier naturel n fixé, {-1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant\alpha}.
f étant croissante sur [-1~;~\alpha] (question B.1), on en déduit {f(-1)\leqslant f(u_n)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(\alpha)}, c'est-à-dire {-1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant\alpha} (car f(-1)=-1 et f(\alpha)=\alpha) : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion. La propriété est initialisée au rang 0 et héréditaire, donc, par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {-1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant\alpha}.

PartieB ; 2.b En déduire que la suite (u_n) converge.

D'après la question précédente, la suite (u_n) est croissante (car u_n\leqslant u_{n+1} pour tout n) et majorée par \alpha : elle converge donc, d'après le théorème de la limite monotone.

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La figure ci-dessous correspond à la maquette d'un projet architectural.

Il s'agit d'une maison de forme cubique (ABCDEFGH) accolée à un garage de forme cubique (BIJKLMNO) où L est le milieu du segment [BF] et K est le milieu du segment [BC].

Le garage est surmonté d'un toit de forme pyramidale (LMNOP) de base carrée LMNO et de sommet P positionné sur la façade de la maison.

ı k A B C D E F G H I J K L M N O P

On munit l'espace du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), avec \vect{\imath} = \dfrac12\vect{\text{AB}},~\vect{\jmath} = \dfrac12\vect{\text{AD}} et \vect{k} = \dfrac12\vect{\text{AE}}.

    1. Par lecture graphique, donner les coordonnées des points H, M et N.
    2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (HM).
  1. L'architecte place le point P à l'intersection de la droite (HM) et du plan (BCF).

    Montrer que les coordonnées de P sont \left(2~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right).
    1. Calculer le produit scalaire \vect{\text{PM}} \cdot \vect{\text{PN}}.
    2. Calculer la distance PM.

      On admet que la distance PN est égale à \dfrac{\sqrt{11}}{3}.
    3. Pour satisfaire à des contraintes techniques, le toit ne peut être construit que si l'angle \widehat{\text{MPN}} ne dépasse pas 55°.

      Le toit pourra-t-il être construit ?
  2. Justifier que les droites (HM) et (EN) sont sécantes.

    Quel est leur point d'intersection ?
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1.aLa figure représente une maison cubique ABCDEFGH accolée à un garage cubique BIJKLMNO (L milieu de [BF], K milieu de [BC]), surmonté d'un toit pyramidal LMNOP dont le sommet P est sur la façade de la maison. Dans le repère (A~;~\vec\imath,\vec\jmath,\vec k) avec \vec\imath=\dfrac12\overrightarrow{AB}, \vec\jmath=\dfrac12\overrightarrow{AD} et \vec k=\dfrac12\overrightarrow{AE}, donner par lecture graphique les coordonnées de H, M et N.

Par lecture directe sur la figure : H(0~;~2~;~2), M(3~;~0~;~1) et N(3~;~1~;~1).

1.bDéterminer une représentation paramétrique de la droite (HM).

\overrightarrow{HM}\begin{pmatrix}3-0 \\ 0-2 \\ 1-2\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}3 \\ -2 \\ -1\end{pmatrix} dirige la droite (HM), qui passe par H(0~;~2~;~2).
Donc, la réponse est : \left\{\begin{array}{l}x=3t\\y=2-2t\\z=2-t\end{array}\right.\ ,\ t\in\mathbb{R}.

2.L'architecte place P à l'intersection de (HM) et du plan (BCF). Montrer que P\left(2~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right).

Les points B(2~;~0~;~0), C(2~;~2~;~0) et F(2~;~0~;~2) ont tous pour abscisse 2 : le plan (BCF) est parallèle au plan (y0z) et a pour équation x=2.
Cherchons le paramètre t tel que le point de (HM) de paramètre t appartienne à ce plan : 3t=2, soit t=\dfrac23.
On obtient alors x=2, \begin{aligned}y &= 2-2\times\dfrac23 \\ &= \dfrac63-\dfrac43 \\ &= \dfrac23\end{aligned} et \begin{aligned}z &= 2-\dfrac23 \\ &= \dfrac63-\dfrac23 \\ &= \dfrac43\end{aligned}
Donc, la réponse est P\left(2~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right), ce qui confirme le résultat annoncé.

3.aCalculer le produit scalaire \overrightarrow{PM}\cdot\overrightarrow{PN}.

\overrightarrow{PM}\begin{pmatrix}3-2 \\ 0-\frac23 \\ 1-\frac43\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1 \\ -\frac23 \\ -\frac13\end{pmatrix} et \overrightarrow{PN}\begin{pmatrix}3-2 \\ 1-\frac23 \\ 1-\frac43\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1 \\ \frac13 \\ -\frac13\end{pmatrix}.
Le repère étant orthonormé, \begin{aligned}\overrightarrow{PM}\cdot\overrightarrow{PN} &= 1\times1+\left(-\dfrac23\right)\times\dfrac13+\left(-\dfrac13\right)\times\left(-\dfrac13\right) \\ &= 1-\dfrac29+\dfrac19 \\ &= \dfrac99-\dfrac19 \\ &= \dfrac89\end{aligned}
Donc, la réponse est \overrightarrow{PM}\cdot\overrightarrow{PN}=\dfrac89.

3.bCalculer la distance PM (on admet que PN=\dfrac{\sqrt{11}}{3}).

\begin{aligned}PM &= \sqrt{1^2+\left(-\dfrac23\right)^2+\left(-\dfrac13\right)^2} \\ &= \sqrt{1+\dfrac49+\dfrac19} \\ &= \sqrt{\dfrac99+\dfrac49+\dfrac19} \\ &= \sqrt{\dfrac{14}{9}} \\ &= \dfrac{\sqrt{14}}{3}\end{aligned}
Donc, la réponse est PM=\dfrac{\sqrt{14}}{3}.

3.cLe toit ne peut être construit que si l'angle \widehat{MPN} ne dépasse pas 55\degres. Le toit pourra-t-il être construit ?

On sait que \overrightarrow{PM}\cdot\overrightarrow{PN}=PM\times PN\times\cos\left(\widehat{MPN}\right), donc \dfrac89=\dfrac{\sqrt{14}}{3}\times\dfrac{\sqrt{11}}{3}\times\cos\left(\widehat{MPN}\right).
D'où \begin{aligned}\cos\left(\widehat{MPN}\right) &= \dfrac{8}{\sqrt{14}\times\sqrt{11}} \\ &= \dfrac{8}{\sqrt{154}}\end{aligned} ce qui donne \widehat{MPN}\approx50\degres à la calculatrice.
Comme 50\degres ne dépasse pas 55\degres, donc, la réponse est : le toit pourra être construit.

4.Justifier que les droites (HM) et (EN) sont sécantes, et déterminer leur point d'intersection.

Les droites (EH) et (MN) sont parallèles (elles sont chacune dirigées par \vec\jmath, d'après la construction du garage et du toit), donc les droites (HM) et (EN), qui relient ces deux droites parallèles par des points distincts, sont coplanaires ; comme elles ne sont pas parallèles (leurs vecteurs directeurs \begin{pmatrix}3 \\ -2 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{EN} ne sont pas colinéaires), elles sont donc sécantes.
E(0~;~0~;~2) et N(3~;~1~;~1) donnent \overrightarrow{EN}\begin{pmatrix}3 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix}, donc (EN) a pour représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l}x=3t'\\y=t'\\z=2-t'\end{array}\right.\ ,\ t'\in\mathbb{R}.
En égalant les deux représentations paramétriques (avec t pour (HM)) : 3t=3t', 2-2t=t' et 2-t=2-t'. La première et la troisième équation donnent t=t' ; en reportant dans la deuxième, 2-2t=t, soit 3t=2, donc t=t'=\dfrac23.
Donc, la réponse est : les droites (HM) et (EN) se coupent au point P, déjà déterminé à la question 2.

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Une entreprise appelle des personnes par téléphone pour leur vendre un produit.

  • L'entreprise appelle chaque personne une première fois:
    • la probabilité que la personne ne décroche pas est égale à 0,6 ;
    • si la personne décroche, la probabilité qu'elle achète le produit est égale à 0,3.
  • Si la personne n'a pas décroché au premier appel, on procède à un second appel:
    • la probabilité que la personne ne décroche pas est égale à 0,3 ;
    • si la personne décroche, la probabilité qu'elle achète le produit est égale à 0,2.
  • Si une personne ne décroche pas au second appel, on cesse de la contacter.

On choisit une personne au hasard et on considère les évènements suivants :

\begin{description} \item[ ] D_1 : « la personne décroche au premier appel » ; \item[ ] D_2 : « la personne décroche au deuxième appel » ; \item[ ] A : « la personne achète le produit ». \end{description}

Les deux parties peuvent être traitées de manière indépendante

Partie A

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-contre.
  2. En utilisant l'arbre pondéré, montrer que la probabilité de l'évènement A est

    P(A) = 0,204.
  3. On sait que la personne a acheté le produit.

    Quelle est la probabilité qu'elle ait décroché au premier appel ?
\pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.cm]{\TR} {\pstree{\TR{D_1 }\taput{...}} {\TR{A}\taput{0,3} \TR{\overline{A}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{D_1} }\tbput{0,6}} {\pstree{\TR{D_{2}}\taput{...}} {\TR{A}\taput{...} \TR{\overline{A}}\tbput{...} } \TR{\overline{D_{2}}}\tbput{...} } }

Partie B

On rappelle que, pour une personne donnée, la probabilité qu'elle achète le produit est égale à 0,204.

  1. On considère un échantillon aléatoire de 30 personnes.

    On note X la variable aléatoire qui donne le nombre de personnes de l'échantillon qui achètent le produit.
    1. On admet que X suit une loi binomiale. Donner, sans justifier, ses paramètres.
    2. Déterminer la probabilité qu'exactement 6 personnes de l'échantillon achètent le produit. Arrondir le résultat au millième.
    3. Calculer l'espérance de la variable aléatoire X.
    Interpréter le résultat.
  2. Soit n un entier naturel non nul.

    On considère désormais un échantillon de n personnes.

    Déterminer la plus petite valeur de n telle que la probabilité qu'au moins l'une des personnes de l'échantillon achète le produit soit supérieure ou égale à 0,99.
Voir la correction

PartieA ; 1. Un télévendeur relance une personne au premier appel : la probabilité qu'elle ne décroche pas vaut 0,6, et si elle décroche, la probabilité qu'elle achète vaut 0,3. Si elle n'a pas décroché, on tente un second appel : la probabilité qu'elle ne décroche toujours pas vaut 0,3, et si elle décroche cette fois, la probabilité d'achat vaut 0,2. On note D_1, D_2 et A les évènements « décroche au 1er appel », « décroche au 2e appel » et « achète le produit ». Compléter l'arbre pondéré.

L'arbre comporte deux niveaux : sur la première branche, P(D_1)=0{,}4 et P(\overline{D_1})=0{,}6, avec P_{D_1}(A)=0{,}3 et P_{D_1}(\overline{A})=0{,}7 ; sur la seconde branche (issue de \overline{D_1}), P_{\overline{D_1}}(D_2)=0{,}7 et P_{\overline{D_1}}(\overline{D_2})=0{,}3, avec P_{\overline{D_1}\cap D_2}(A)=0{,}2 et P_{\overline{D_1}\cap D_2}(\overline{A})=0{,}8.

PartieA ; 2. En utilisant l'arbre, montrer que P(A) = 0{,}204.

D'après la formule des probabilités totales, l'achat se produit soit dès le premier appel, soit après le second : P(A) = P(D_1\cap A) + P(\overline{D_1}\cap D_2\cap A) = 0{,}4\times0{,}3 + 0{,}6\times0{,}7\times0{,}2 = 0{,}12+0{,}084 = 0,204.

PartieA ; 3. Sachant que la personne a acheté le produit, quelle est la probabilité qu'elle ait décroché dès le premier appel ?

Il s'agit de calculer P_A(D_1) = \dfrac{P(D_1\cap A)}{P(A)} = \dfrac{0{,}4\times0{,}3}{0{,}204} = \dfrac{0{,}12}{0{,}204} \approx 0,588.

PartieB ; 1.a On prélève un échantillon aléatoire de 30 personnes ; X compte le nombre d'entre elles qui achètent le produit (on admet l'indépendance des situations). Donner, sans justification, la loi suivie par X et ses paramètres.

X suit la loi binomiale de paramètres n=30 et p=0{,}204.

PartieB ; 1.b Déterminer, au millième près, la probabilité que 6 personnes exactement de l'échantillon achètent le produit.

P(X=6) = \dbinom{30}{6}\times0{,}204^{6}\times\left(1-0{,}204\right)^{30-6} \approx 0,179.

PartieB ; 1.c Calculer l'espérance de X et interpréter le résultat.

E(X) = np = 30\times0{,}204 = 6,12. Cela signifie que, sur un grand nombre d'échantillons de 30 personnes contactées, le nombre d'acheteurs est en moyenne de 6,12 par échantillon.

PartieB ; 2. Pour un échantillon de n personnes, déterminer la plus petite valeur de n telle que la probabilité qu'au moins une personne achète le produit soit supérieure ou égale à 0,99.

Notons toujours X le nombre d'acheteurs parmi les n personnes, de loi binomiale de paramètres n et p=0{,}204. On veut le plus petit n tel que P(X\geqslant1)\geqslant0{,}99, c'est-à-dire 1-P(X=0)\geqslant0{,}99, soit P(X=0)\leqslant0{,}01.
Or \begin{aligned}P(X=0) &= \dbinom{n}{0}\times0{,}204^{0}\times\left(1-0{,}204\right)^{n} \\ &= 0{,}796^{n}\end{aligned} L'inéquation devient 0{,}796^{n}\leqslant0{,}01.
En passant au logarithme népérien (croissant) : n\ln(0{,}796)\leqslant\ln(0{,}01), puis, comme \ln(0{,}796)<0, on divise en changeant le sens de l'inégalité : \begin{aligned}n &\geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}796)} \\ &\approx 20{,}18\end{aligned}
Le plus petit entier convenable est donc n=21, on vérifie que n=20 donne P(X\geqslant1)\approx0{,}9896<0{,}99, tandis que n=21 donne \begin{aligned}P(X\geqslant1) &\approx 0{,}9917 \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}

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On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par:

f(x) = 3x + 1 - 2x \ln (x).

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[.

On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère du plan.

  1. Déterminer la limite de la fonction f en 0 et en +\infty.
    1. Démontrer que pour tout réel x strictement positif : f'(x) = 1- 2\ln (x).
    2. Étudier le signe de f' et dresser le tableau de variation de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.

      On fera figurer dans ce tableau les limites ainsi que la valeur exacte de l'extremum.
    1. Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution sur ]0~;~+\infty[. On notera \alpha cette solution.
    2. En déduire le signe de la fonction f sur ]0~;~+\infty[.
  2. On considère une primitive quelconque de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[. On la note F.

    Peut-on affirmer que la fonction F est strictement décroissante sur l'intervalle \left[\e^{\frac12}~;~+ \infty\right[ ? Justifier.
    1. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+\infty[.

      Quelle est la position de la courbe \mathcal{C}_f par rapport à ses tangentes ?
    2. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.
    3. Déduire des questions 5. a et 5 .b que pour tout réel x strictement positif:

      \ln (x) \geqslant\quad 1 - \dfrac 1x..
Voir la correction

1.Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = 3x+1-2x\ln(x), deux fois dérivable, de courbe représentative \mathcal{C}_f. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.

En 0 : on écrit f(x) = 3x+1-2x\ln(x). Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to0^+}x\ln(x)=0, donc \lim\limits_{x\to0^+}f(x) = 0+1-0 = 1.
En +\infty : on factorise, f(x) = x\left(3-2\ln(x)\right)+1. Comme \lim\limits_{x\to+\infty}\ln(x)=+\infty, on a \lim\limits_{x\to+\infty}\left(3-2\ln(x)\right)=-\infty, et donc par produit \lim\limits_{x\to+\infty}x\left(3-2\ln(x)\right)=-\infty. On en déduit \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)= -\infty.

2.aDémontrer que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = 1-2\ln(x).

En dérivant chaque terme : f'(x) = 3 - 2\ln(x) - 2x\times\dfrac{1}{x} = 3-2\ln(x)-2 = 1-2\ln(x).

2.bÉtudier le signe de f' puis dresser le tableau de variation de f sur ]0~;~+\infty[, en faisant apparaître les limites et la valeur exacte de l'extremum.

On résout f'(x)>0 \iff 1-2\ln(x)>0 \iff \ln(x)<\dfrac12 \iff x<e^{\frac12} (la fonction exponentielle étant strictement croissante). Donc f' est strictement positive sur \left]0~;~e^{\frac12}\right[ et strictement négative sur \left]e^{\frac12}~;~+\infty\right[.
La fonction f est donc strictement croissante sur \left]0~;~e^{\frac12}\right] puis strictement décroissante sur \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[, avec un maximum en x=e^{\frac12} valant \begin{aligned}f\left(e^{\frac12}\right) &= 3e^{\frac12}+1-2e^{\frac12}\times\dfrac12 \\ &= 3e^{\frac12}+1-e^{\frac12} \\ &= 2e^{\frac12}+1 \\ &\approx 4{,}3\end{aligned}
Le tableau de variation part de la limite 1 en 0, croît jusqu'au maximum 2e^{\frac12}+1 en x=e^{\frac12}, puis décroît vers -\infty.

3.aDémontrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~+\infty[.

La fonction f est dérivable, donc continue, sur ]0~;~+\infty[.
Sur \left]0~;~e^{\frac12}\right], f est strictement croissante et sa valeur minimale y est \lim\limits_{x\to0^+}f(x)=1>0 : f y est donc strictement positive, et l'équation f(x)=0 n'y a pas de solution.
Sur \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[, f est continue et strictement décroissante, passant de la valeur 2e^{\frac12}+1>0 à -\infty : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0 y admet une unique solution, notée \alpha.
Donc, la réponse est que f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~+\infty[, avec \alpha>e^{\frac12}.

3.bEn déduire le signe de f sur ]0~;~+\infty[.

D'après les variations de f et le résultat précédent : f(x)>0 sur ]0~;~\alpha[, f(\alpha)=0, et f(x)<0 sur ]\alpha~;~+\infty[.

4.Soit F une primitive quelconque de f sur ]0~;~+\infty[. Peut-on affirmer que F est strictement décroissante sur \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[ ?

Non. Par définition d'une primitive, F'=f. Or f est strictement positive sur \left[e^{\frac12}~;~\alpha\right[ (question 3.b), donc F est strictement croissante sur cet intervalle, ce qui contredit l'affirmation proposée : F n'est pas décroissante sur tout \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[.

5.aÉtudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[ et en déduire la position de \mathcal{C}_f par rapport à ses tangentes.

La dérivée seconde vaut f''(x) = -2\times\dfrac{1}{x} = -\dfrac{2}{x}, strictement négative sur ]0~;~+\infty[. La fonction f est donc concave sur cet intervalle, ce qui signifie que la courbe \mathcal{C}_f est située en dessous de chacune de ses tangentes.

5.bDéterminer une équation de la tangente T à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.

On a \begin{aligned}f(1) &= 3\times1+1-2\times1\times\ln(1) \\ &= 4-0 \\ &= 4\end{aligned} et f'(1) = 1-2\ln(1) = 1.
L'équation de la tangente en un point d'abscisse a est y=f'(a)(x-a)+f(a), donc ici y = 1\times(x-1)+4, soit T\,:\ y=x+3.

5.cEn déduire que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, \ln(x) \geqslant 1-\dfrac1x.

Puisque \mathcal{C}_f est sous chacune de ses tangentes (question 5.a), elle est en particulier sous T : pour tout x>0, f(x)\leqslant x+3.
Cette inégalité s'écrit 3x+1-2x\ln(x)\leqslant x+3, soit 2x-2\leqslant2x\ln(x). En divisant par 2x>0 : 1-\dfrac1x\leqslant\ln(x).
Donc, la réponse est que pour tout réel x strictement positif, \ln(x)\geqslant1-\dfrac1x.

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On considère le cube ABCDEFGH ci-dessous tel que AB = 1.

On note M le centre de la face BCGF et N le centre de la face EFGH.

A B C D E F G H

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{D}~;~ \vect{\text{DH}},~\vect{\text{DC}},~\vect{\text{DA}}\right).

  1. Donner sans justifier les coordonnées des points F et C.
  2. Calculer les coordonnées des points M et N.
    1. Démontrer que le vecteur \vect{\text{AG}} est normal au plan (HFC).
    2. En déduire une équation cartésienne du plan (HFC).
  3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AG).
  4. Démontrer que le point R de coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac23;~\dfrac13\right) est le projeté orthogonal du point G sur le plan (HFC).
  5. On admet qu'une représentation paramétrique de la droite (FG) est:

    \left\{\begin{array}{l c l} x&=&1\\ y&=&1\\ z&=&t \end{array}\right.\:\:(t \in \R).

    Démontrer qu'il existe un unique point K sur la droite (FG) tel que le triangle KMN soit rectangle en K.
  6. Quelle fraction du volume du cube ABCDEFGH le volume du tétraèdre FNKM représente-t-il ?
Voir la correction

1.ABCDEFGH est un cube d'arête 1, M est le centre de la face BCGF et N le centre de la face EFGH. Dans le repère orthonormé \left(D~;~\overrightarrow{DH},\overrightarrow{DC},\overrightarrow{DA}\right), donner sans justification les coordonnées de F et de C.

En suivant les arêtes du cube depuis D : F(1 ; 1 ; 1) et C(0 ; 1 ; 0).

2.Calculer les coordonnées de M et de N.

M est le centre de la face BCGF, donc le milieu du segment [CF] (l'une des diagonales de cette face carrée) : M\left(\dfrac{0+1}{2}~;~\dfrac{1+1}{2}~;~\dfrac{0+1}{2}\right), soit M\left(\dfrac12 ; 1 ; \dfrac12\right).
N est le centre de la face EFGH, donc le milieu du segment [FH], avec H(1 ; 0 ; 0) : N\left(\dfrac{1+1}{2}~;~\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{1+0}{2}\right), soit N\left(1 ; \dfrac12 ; \dfrac12\right).

3.aDémontrer que le vecteur \overrightarrow{AG} est normal au plan (HFC).

Les points H, F, C ne sont pas alignés, donc \overrightarrow{HF} et \overrightarrow{CF} dirigent le plan (HFC), avec \overrightarrow{HF}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{CF}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} (en utilisant H(1;0;0)).
De plus, avec A(0;0;1) et G(1;1;0), on a \overrightarrow{AG}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix}.
On calcule les produits scalaires : \begin{aligned}\overrightarrow{AG}\cdot\overrightarrow{HF} &= 1\times0+1\times1+(-1)\times1 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{AG}\cdot\overrightarrow{CF} &= 1\times1+1\times0+(-1)\times1 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur \overrightarrow{AG} est donc orthogonal à deux vecteurs directeurs non colinéaires du plan (HFC) : il est normal à ce plan.

3.bEn déduire une équation cartésienne du plan (HFC).

Le plan (HFC) passe par F(1;1;1) et admet \overrightarrow{AG}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} comme vecteur normal : un point X(x;y;z) appartient à ce plan si et seulement si \overrightarrow{FX}\cdot\overrightarrow{AG}=0.
\overrightarrow{FX}\begin{pmatrix}x-1 \\ y-1 \\ z-1\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\overrightarrow{FX}\cdot\overrightarrow{AG} &= (x-1)+(y-1)-(z-1) \\ &= x+y-z-1\end{aligned}
Le plan (HFC) a donc pour équation cartésienne x+y-z-1=0.

4.Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AG).

La droite (AG) passe par A(0;0;1) et admet \overrightarrow{AG}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} comme vecteur directeur, d'où la représentation paramétrique : \begin{cases} x = t \\ y = t \\ z = 1-t \end{cases} \quad (t\in\mathbb{R}).

5.Démontrer que le point R de coordonnées \left(\dfrac23 ; \dfrac23 ; \dfrac13\right) est le projeté orthogonal de G sur le plan (HFC).

Le projeté orthogonal de G sur (HFC), qu'on note R, est l'unique point qui appartient à la fois au plan (HFC) et à la droite passant par G orthogonale à ce plan : or cette droite est justement (AG), puisque \overrightarrow{AG} est normal au plan (question 3.a).
Les coordonnées de R vérifient donc à la fois la représentation paramétrique de (AG) et l'équation du plan : t+t-(1-t)-1=0, soit 3t-2=0, donc t=\dfrac23.
En reportant dans la représentation paramétrique : x=\dfrac23, y=\dfrac23, \begin{aligned}z &= 1-\dfrac23 \\ &= \dfrac13\end{aligned} On retrouve bien les coordonnées annoncées : R est le projeté orthogonal de G sur (HFC).

6.La droite (FG) admet pour représentation paramétrique x=1, y=1, z=t (t\in\mathbb{R}). Démontrer qu'il existe un unique point K de (FG) tel que le triangle KMN soit rectangle en K.

Un point K de (FG) s'écrit K(1 ; 1 ; t). Le triangle KMN est rectangle en K si et seulement si \overrightarrow{KM}\cdot\overrightarrow{KN}=0.
Avec M\left(\dfrac12;1;\dfrac12\right) : \overrightarrow{KM}\begin{pmatrix}-\frac12 \\ 0 \\ \frac12-t\end{pmatrix}. Avec N\left(1;\dfrac12;\dfrac12\right) : \overrightarrow{KN}\begin{pmatrix}0 \\ -\frac12 \\ \frac12-t\end{pmatrix}.
Le produit scalaire vaut \begin{aligned}\overrightarrow{KM}\cdot\overrightarrow{KN} &= 0+0+\left(\dfrac12-t\right)^2 \\ &= \left(t-\dfrac12\right)^2\end{aligned}
Cette expression s'annule si et seulement si t=\dfrac12 : il existe donc un unique point K, de coordonnées \left(1 ; 1 ; \dfrac12\right), tel que KMN soit rectangle en K.

7.Quelle fraction du volume du cube ABCDEFGH le volume du tétraèdre FNKM représente-t-il ?

Le tétraèdre FNKM admet pour base le triangle rectangle KMN et pour hauteur associée la distance FK, puisque F(1;1;1) et K\left(1;1;\dfrac12\right) ont la même abscisse et la même ordonnée : \begin{aligned}FK &= \left|1-\dfrac12\right| \\ &= \dfrac12\end{aligned}
Dans le triangle KMN rectangle en K : \begin{aligned}KM &= \left\|\overrightarrow{KM}\right\| \\ &= \sqrt{\left(-\frac12\right)^2+0^2+0^2} \\ &= \dfrac12\end{aligned} et de même KN=\dfrac12. Son aire vaut donc \begin{aligned}\dfrac{KM\times KN}{2} &= \dfrac{\frac12\times\frac12}{2} \\ &= \dfrac18\end{aligned}
Le volume d'un tétraèdre étant \dfrac{\text{aire de la base}\times\text{hauteur}}{3}, celui de FNKM vaut \dfrac{\frac18\times\frac12}{3} = \dfrac{1}{48}.
Le cube ayant pour volume 1^3=1 (unité de volume), le tétraèdre FNKM représente donc \dfrac{1}{48} du volume du cube.

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Un commerçant vend deux types de matelas: matelas RESSORTS et matelas MOUSSE.

On suppose que chaque client achète un seul matelas.

On dispose des informations suivantes :

  • 20 % des clients achètent un matelas RESSORTS.

    Parmi eux, 90 % sont satisfaits de leur achat.
  • 82 % des clients sont satisfaits de leur achat.

Les deux parties peuvent être traitées de manière indépendante.

Partie A

On choisit au hasard un client et on note les évènements :

  • R : « le client achète un matelas RESSORTS »,
  • S : « le client est satisfait de son achat ».

On note x = P_{\overline{R}}(S), où P_{\overline{R}}(S) désigne la probabilité de S sachant que R n'est pas réalisé.

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-contre décrivant la situation.
  2. Démontrer que x = 0,8.
  3. On choisit un client satisfait de son achat.

    Quelle est la probabilité qu'il ait acheté un matelas RESSORTS ?

    On arrondira le résultat à 10^{-2}.
\pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{R }\taput{...}} {\TR{S}\taput{...} \TR{\overline{S}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{R} }\tbput{...}} {\TR{S}\taput{x} \TR{\overline{S}}\tbput{...} }}

Partie B

  1. On choisit 5 clients au hasard.

    On considère la variable aléatoire X qui donne le nombre de clients satisfaits de leur achat parmi ces 5 clients.
    1. On admet que X suit une loi binomiale. Donner ses paramètres.
    2. Déterminer la probabilité qu'au plus trois clients soient satisfaits de leur achat.

      On arrondira le résultat à 10^{-3}.
  2. Soit n un entier naturel non nul.

    On choisit à présent n clients au hasard. Ce choix peut être assimilé à un tirage au sort avec remise.
    1. On note p_n la probabilité que les n clients soient tous satisfaits de leur achat.

      Démontrer que p_n = 0,82^n.
    2. Déterminer les entiers naturels n tels que p_n < 0,01.

      Interpréter dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

PartieA ; 1. Un vendeur de matelas propose deux modèles : RESSORTS et MOUSSE, chaque client n'achetant qu'un seul matelas. On sait que 20 % des clients choisissent un matelas RESSORTS, que 90 % d'entre eux sont satisfaits, et que 82 % de l'ensemble des clients sont satisfaits. On note R l'évènement « le client a acheté un matelas RESSORTS » et S « le client est satisfait ». Compléter l'arbre pondéré décrivant la situation.

L'arbre comporte deux branches initiales P(R)=0{,}2 et P(\overline{R})=0{,}8, puis sur la branche R : P_R(S)=0{,}9 et P_R(\overline{S})=0{,}1 ; sur la branche \overline{R} : P_{\overline{R}}(S)=x et P_{\overline{R}}(\overline{S})=1-x, où x désigne la probabilité d'être satisfait sachant que le matelas n'est pas de type RESSORTS.

PartieA ; 2. Montrer que x=0{,}8.

D'après la formule des probabilités totales appliquée à l'évènement S : P(S) = P(R\cap S)+P(\overline{R}\cap S).
Or \begin{aligned}P(R\cap S) &= P(R)\times P_R(S) \\ &= 0{,}2\times0{,}9 \\ &= 0{,}18\end{aligned} et \begin{aligned}P(\overline{R}\cap S) &= P(\overline{R})\times P_{\overline{R}}(S) \\ &= 0{,}8x\end{aligned}
Comme P(S)=0{,}82, on obtient l'équation 0{,}18+0{,}8x=0{,}82, soit 0{,}8x=0{,}64, d'où x=0{,}8.

PartieA ; 3. Un client s'avère satisfait de son achat. Quelle est la probabilité qu'il ait acheté un matelas RESSORTS (résultat arrondi au centième) ?

Il s'agit de calculer P_S(R) = \dfrac{P(R\cap S)}{P(S)} = \dfrac{0{,}18}{0{,}82} = \dfrac{9}{41} \approx 0,22.

PartieB ; 1.a On interroge 5 clients au hasard et X compte le nombre de clients satisfaits parmi eux. On admet que X suit une loi binomiale : donner ses paramètres.

Chaque client interrogé est soumis à une épreuve à deux issues (satisfait ou non, avec probabilité 0,82 de succès), les 5 tirages étant indépendants : X suit la loi binomiale de paramètres n=5 et p=0{,}82.

PartieB ; 1.b Déterminer la probabilité qu'au maximum trois des cinq clients soient satisfaits (résultat arrondi au millième).

À la calculatrice : P(X\leqslant3) \approx 0,222.

PartieB ; 2.a Soit n un entier naturel non nul. On interroge maintenant n clients, ce choix étant assimilable à un tirage avec remise. On note p_n la probabilité que les n clients soient tous satisfaits. Montrer que p_n = 0{,}82^n.

Chaque client est satisfait de façon indépendante avec la probabilité 0,82. La probabilité que les n clients le soient tous est donc le produit de n facteurs égaux à 0,82, c'est-à-dire p_n = 0{,}82^n.

PartieB ; 2.b Déterminer les entiers naturels n tels que p_n<0{,}01, puis interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

On résout dans \mathbb{N} l'inéquation 0{,}82^n<0{,}01. En passant au logarithme népérien (croissant) : n\ln(0{,}82)<\ln(0{,}01).
Comme \ln(0{,}82)<0, l'inégalité change de sens en divisant : n>\dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}82)} \approx 23{,}2.
Le plus petit entier convenable est donc n=24 : dès que l'on interroge au moins 24 clients, la probabilité qu'ils soient tous satisfaits devient inférieure à 1 %.

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On se place dans l'espace rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

On considère le point A(1 ; 1 ; 0) et le vecteur \vect{u}\begin{pmatrix}0\\2\\- 1\end{pmatrix}.

On considère le plan \mathcal{P} d'équation : x + 4y + 2z + 1 = 0.

  1. On note (d) la droite passant par A et dirigée par le vecteur \vect{u}.

    Déterminer une représentation paramétrique de (d).
  2. Justifier que la droite (d) et le plan \mathcal{P} sont sécants en un point B dont les coordonnées sont (1 ; -1 ; 1).
  3. On considère le point C(1~;~-1~;~-1).
    1. Vérifier que les points A, B et C définissent bien un plan.
    2. Montrer que le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix}1\\0\\0\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (ABC).
    3. Déterminer une équation cartésienne du plan (ABC).
    1. Justifier que le triangle ABC est isocèle en A.
    2. Soit H le milieu du segment [BC].

      Calculer la longueur AH puis l'aire du triangle ABC.
  4. Soit D le point de coordonnées (0~;~-1~;~1).
    1. Montrer que la droite (BD) est une hauteur de la pyramide ABCD.
    2. Déduire des questions précédentes le volume de la pyramide ABCD.


    On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par: V = \dfrac13 \mathcal{B} \times h,

    \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur correspondante.
Voir la correction

1.L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère le point A(1 ; 1 ; 0) et le vecteur \vec{u}\begin{pmatrix}0 \\ 2 \\ -1\end{pmatrix}, ainsi que la droite (d) passant par A et de vecteur directeur \vec{u}. Déterminer une représentation paramétrique de (d).

Un point M(x~;~y~;~z) appartient à (d) si et seulement si \overrightarrow{AM} = t\vec{u} pour un certain réel t, ce qui donne la représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l} x = 1 \\ y = 1+2t \\ z = -t \end{array}\right.,\ t\in\mathbb{R}.

2.On considère le plan \mathcal{P} d'équation x+4y+2z+1=0. Justifier que la droite (d) et le plan \mathcal{P} sont sécants en un point B de coordonnées (1 ; -1 ; 1).

En substituant les coordonnées paramétriques de (d) dans l'équation de \mathcal{P} : 1+4(1+2t)+2(-t)+1=0, soit 1+4+8t-2t+1=0, c'est-à-dire 6t+6=0, d'où t=-1.
En reportant t=-1 dans la représentation paramétrique de (d) : x=1, \begin{aligned}y &= 1-2 \\ &= -1\end{aligned} z=1. Le système admet donc une unique solution, ce qui montre que (d) et \mathcal{P} sont sécants, au point B(1~;~-1~;~1).

3.aOn considère le point C(1 ; -1 ; -1). Vérifier que les points A, B et C définissent bien un plan.

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}0 \\ -2 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}0 \\ -2 \\ -1\end{pmatrix} ont la même première et la même deuxième coordonnée mais des troisièmes coordonnées différentes (1\neq-1) : ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires. Les points A, B et C ne sont donc pas alignés et définissent bien un plan (ABC).

3.bMontrer que le vecteur \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} est normal au plan (ABC).

On calcule \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{AB} &= 1\times0+0\times(-2)+0\times1 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= 1\times0+0\times(-2)+0\times(-1) \\ &= 0\end{aligned} Le vecteur \vec{n} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : il lui est normal.

3.cDéterminer une équation cartésienne du plan (ABC).

Le plan (ABC) admet \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} pour vecteur normal, donc une équation de la forme x+d=0 avec d\in\mathbb{R}. Comme A(1~;~1~;~0) appartient au plan : 1+d=0, soit d=-1. Une équation cartésienne du plan (ABC) est donc x-1=0.

4.aJustifier que le triangle ABC est isocèle en A.

On a \text{AB}^2 = \|\overrightarrow{AB}\|^2 = 0^2+(-2)^2+1^2 = 5 et \text{AC}^2 = \|\overrightarrow{AC}\|^2 = 0^2+(-2)^2+(-1)^2 = 5. Donc \text{AB}^2=\text{AC}^2, c'est-à-dire AB = AC : le triangle ABC est isocèle en A.

4.bSoit H le milieu du segment [BC]. Calculer la longueur AH puis l'aire du triangle ABC.

Les coordonnées de H sont la moyenne de celles de B et C : H\left(\dfrac{1+1}{2}~;~\dfrac{-1-1}{2}~;~\dfrac{1-1}{2}\right), soit H(1~;~-1~;~0).
On obtient \text{AH}^2 = (1-1)^2+(-1-1)^2+(0-0)^2 = 4, d'où \text{AH}=2.
Le triangle ABC étant isocèle en A, la médiane issue de A est aussi la hauteur relative au côté [BC], donc \mathcal{A}(\text{ABC}) = \dfrac{\text{BC}\times\text{AH}}{2}. Or \text{BC}^2 = (1-1)^2+(-1+1)^2+(-1-1)^2 = 4, d'où \text{BC}=2.
Donc, la réponse est \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{ABC}) &= \dfrac{2\times2}{2} \\ &= 2\end{aligned} unité d'aire.

5.aSoit D le point de coordonnées (0 ; -1 ; 1). Montrer que la droite (BD) est une hauteur de la pyramide ABCD.

On calcule \overrightarrow{BD}\begin{pmatrix}-1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix}, donc \overrightarrow{BD} = -\vec{n}. Comme \vec{n} est normal au plan (ABC), \overrightarrow{BD} l'est aussi : la droite (BD), orthogonale au plan de base (ABC) et passant par le sommet D, est donc bien une hauteur de la pyramide ABCD.

5.bEn déduire le volume de la pyramide ABCD (on rappelle que le volume d'une pyramide vaut V=\dfrac13\mathcal{B}\times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur associée).

On prend pour base le triangle (ABC), d'aire \mathcal{A}(\text{ABC})=2, et pour hauteur la longueur BD.
\text{BD}^2 = \|\overrightarrow{BD}\|^2 = (-1)^2+0^2+0^2 = 1, donc \text{BD}=1.
Donc, la réponse est \begin{aligned}V(\text{ABCD}) &= \dfrac13\times2\times1 \\ &= \dfrac23\end{aligned} unité de volume.

Bac Terminale 2023 : La Réunion (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une absence de réponse, ou une réponse multiple, ne rapporte ni n'enlève de point.

  1. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = 2x\e^x.

    Le nombre de solutions sur \R de l'équation f(x) = - \dfrac{73}{100} est égal à :

    a. 0b. 1c. 2d. une infinité.
  2. On considère la fonction g définie sur \R par : g(x) = \dfrac{x+ 1}{\e^x}.

    La limite de la fonction g en - \infty est égale à :

    a. -\inftyb. +\inftyc. 0delle n'existe pas.
  3. On considère la fonction h définie sur \R par: h(x) = (4x - 16)\e^{2x}.

    On note \mathcal{C}_h la courbe représentative de h dans un repère orthogonal.

    On peut affirmer que:

    a. h est convexe sur \R.b. \mathcal{C}_h possède un point d'inflexion en x = 3.
    c. h est concave sur \R.d. \mathcal{C}_h possède un point d'inflexion

    en x = 3,5.
  4. On considère la fonction k définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par : k(x) = 3 \ln (x) - x.

    On note \mathcal{C} la courbe représentative de la fonction k dans un repère orthonormé.

    On note T la tangente à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse x = \text{e}.

    Une équation de T est:

    a. y = (3 - \text{e})xb. y = \left(\dfrac{3 - \text{e}}{\text{e}}\right)x
    c. y = \left(\dfrac{3}{\text{e} }- 1\right)x + 1d. y = (\text{e} - 1)x + 1
  5. On considère l'équation [\ln (x)]^2 + 10 \ln (x) + 21 = 0, avec x \in ]0~;~+\infty[.

    Le nombre de solutions de cette équation est égal à :
    a. 0b. 1c. 2d. une infinité.
Voir la correction

1.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=2x\text{e}^x. Le nombre de solutions sur \mathbb{R} de l'équation f(x)=-\dfrac{73}{100} est : a. 0 ; b. 1 ; c. 2 ; d. une infinité.

f est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables, avec f'(x) = 2\text{e}^x+2x\text{e}^x = 2\text{e}^x(1+x), du signe de 1+x.
f est donc strictement décroissante sur ]-\infty~;~-1] et strictement croissante sur [-1~;~+\infty[, avec \lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=0 (croissances comparées) et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty, et f(-1) = -2\text{e}^{-1}\approx-0{,}736.
Sur ]-\infty~;~-1], f est continue et strictement décroissante de 0 (limite, exclue) à f(-1)\approx-0{,}736 : comme {-0{,}736<-0{,}73<0}, le théorème des valeurs intermédiaires assure une unique solution sur cet intervalle.
Sur [-1~;~+\infty[, f est continue et strictement croissante de f(-1)\approx-0{,}736 à +\infty : comme {-0{,}736<-0{,}73<+\infty}, on obtient de même une unique solution sur cet intervalle.
Donc, la réponse est c : l'équation admet exactement 2 solutions sur \mathbb{R}.

2.On considère la fonction g définie sur \mathbb{R} par g(x)=\dfrac{x+1}{\text{e}^x}. La limite de g en -\infty est : a. -\infty ; b. +\infty ; c. 0 ; d. elle n'existe pas.

On écrit g(x) = (x+1)\times\dfrac{1}{\text{e}^x}.
Quand x\to-\infty : x+1\to-\infty et \dfrac{1}{\text{e}^x} = \text{e}^{-x}\to+\infty.
Donc, la réponse est a : par produit de limites, \lim\limits_{x\to-\infty}g(x) = -\infty.

3.On considère la fonction h définie sur \mathbb{R} par h(x)=(4x-16)\text{e}^{2x}, de courbe représentative \mathcal{C}_h. On peut affirmer que : a. h est convexe sur \mathbb{R} ; b. \mathcal{C}_h a un point d'inflexion en x=3 ; c. h est concave sur \mathbb{R} ; d. \mathcal{C}_h a un point d'inflexion en x=3{,}5.

h est dérivable deux fois sur \mathbb{R} comme produit de fonctions qui le sont. On calcule h'(x) = 4\text{e}^{2x}+2(4x-16)\text{e}^{2x} = \text{e}^{2x}(8x-28).
En dérivant à nouveau : h''(x) = 2\text{e}^{2x}(8x-28)+8\text{e}^{2x} = \text{e}^{2x}(16x-56+8) = \text{e}^{2x}(16x-48) = 16\text{e}^{2x}(x-3).
Comme \text{e}^{2x}>0 pour tout réel x, le signe de h''(x) est celui de x-3 : h'' s'annule en changeant de signe en x=3, donc la courbe \mathcal{C}_h admet un unique point d'inflexion, d'abscisse x=3.
Donc, la réponse est b.

4.On considère la fonction k définie sur ]0~;~+\infty[ par k(x)=3\ln(x)-x, de courbe \mathcal{C} dans un repère orthonormé, et T la tangente à \mathcal{C} au point d'abscisse x=\text{e}. Une équation de T est : a. y=(3-\text{e})x ; b. y=\left(\dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}\right)x ; c. y=\left(\dfrac3{\text{e}}-1\right)x+1 ; d. y=(\text{e}-1)x+1.

k est dérivable sur ]0~;~+\infty[ avec k'(x) = \dfrac3x-1. On a k(\text{e}) = 3\ln(\text{e})-\text{e} = 3-\text{e} et k'(\text{e}) = \dfrac3{\text{e}}-1 = \dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}.
L'équation de T s'écrit y = k(\text{e})+k'(\text{e})(x-\text{e}) = (3-\text{e})+\dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}(x-\text{e}) = \dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}x - (3-\text{e}) + (3-\text{e}) = \dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}x.
Donc, la réponse est b (la droite T passe par l'origine).

5.On considère l'équation [\ln(x)]^2+10\ln(x)+21=0, d'inconnue x\in\ ]0~;~+\infty[. Le nombre de solutions de cette équation est : a. 0 ; b. 1 ; c. 2 ; d. une infinité.

On pose X=\ln(x) : l'équation devient X^2+10X+21=0, un polynôme du second degré de discriminant \Delta = 10^2-4\times21 = 100-84 = 16 = 4^2>0, qui admet donc deux racines réelles distinctes.
Ces racines sont \begin{aligned}X_1 &= \dfrac{-10-4}{2} \\ &= -7\end{aligned} et \begin{aligned}X_2 &= \dfrac{-10+4}{2} \\ &= -3\end{aligned}
Chaque valeur de X correspond à une unique valeur de x=\text{e}^X (la fonction exponentielle étant une bijection de \mathbb{R} vers ]0~;~+\infty[), donc x_1=\text{e}^{-7} et x_2=\text{e}^{-3} sont les deux solutions distinctes de l'équation initiale.
Donc, la réponse est c.

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On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 8\ln (x) où ln désigne la fonction logarithme népérien.

On admet que f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, on note f' sa fonction dérivée.

  1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x).
  2. On admet que, pour tout x > 0, f(x) = x^2\left(1 - 8\dfrac{\ln (x)}{x^2}\right).

    En déduire la limite: \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
  3. Montrer que, pour tout réel x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = \dfrac{2\left(x^2 - 4\right)}{x}.
  4. Étudier les variations de f sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations complet.

    On précisera la valeur exacte du minimum de f sur ]0~;~+\infty[.
  5. Démontrer que, sur l'intervalle ]0 ; 2], l'équation f(x) = 0 admet une solution unique \alpha (on ne cherchera pas à déterminer la valeur de \alpha).
  6. On admet que, sur l'intervalle [2~;~ +\infty[, l'équation f(x) = 0 admet une solution unique \beta (on ne cherchera pas à déterminer la valeur de \beta).

    En déduire le signe de f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
  7. Pour tout nombre réel k, on considère la fonction g_k définie sur ]0~;~+\infty[ par: g_k(x) = x^2 - 8\ln (x) + k.

    En s'aidant du tableau de variations de f, déterminer la plus petite valeur de k pour laquelle la fonction g_k est positive sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
Voir la correction

1.On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 8\ln(x). Déterminer la limite de f en 0.

Quand x\to0 avec x>0, x^2\to0 et \ln(x)\to-\infty, donc -8\ln(x)\to+\infty : par somme, \lim\limits_{x\to0}f(x) = +\infty.

2.En utilisant l'écriture f(x) = x^2\left(1-8\dfrac{\ln(x)}{x^2}\right) pour x>0, déterminer la limite de f en +\infty.

Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\ln(x)}{x^2} = 0 (a fortiori, puisque \dfrac{\ln x}{x^2}=\dfrac1x\times\dfrac{\ln x}{x} et que \dfrac{\ln x}{x}\to0, \dfrac1x\to0), donc 1-8\dfrac{\ln(x)}{x^2} \to 1.
Comme x^2\to+\infty, par produit des limites \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

3.Montrer que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = \dfrac{2(x^2-4)}{x}.

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et f'(x) = 2x - 8\times\dfrac1x = \dfrac{2x^2}{x} - \dfrac{8}{x} = \dfrac{2x^2-8}{x} = \dfrac{2(x^2-4)}{x}.

4.Étudier les variations de f sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations complet (en précisant la valeur exacte du minimum).

On factorise : f'(x) = \dfrac{2(x-2)(x+2)}{x}. Sur ]0~;~+\infty[, x>0 et x+2>0, donc f'(x) est du signe de (x-2).
f'(x)<0 sur ]0~;~2[ et f'(x)>0 sur ]2~;~+\infty[ : f est donc strictement décroissante sur ]0~;~2] puis strictement croissante sur [2~;~+\infty[.
f admet donc un minimum en x=2, qui vaut \begin{aligned}f(2) &= 2^2 - 8\ln(2) \\ &= 4-8\ln(2)\end{aligned}
Le tableau de variations part de +\infty en 0, décroît jusqu'au minimum 4-8\ln(2) en x=2, puis croît vers +\infty.

5.Démontrer que, sur ]0~;~2], l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha (sans chercher sa valeur).

Numériquement, 4-8\ln(2) \approx -1{,}545 < 0 : le minimum de f est strictement négatif, donc f s'annule bien quelque part sur ]0~;~2].
f est dérivable donc continue sur ]0~;~2], et strictement décroissante sur cet intervalle. Elle prend une valeur qui tend vers +\infty en 0 et vaut 4-8\ln(2)<0 en 2, donc elle change de signe une seule fois.
D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, appliqué à une fonction continue et strictement monotone, l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~2].

6.On admet que, sur [2~;~+\infty[, l'équation f(x)=0 admet une unique solution \beta. En déduire le signe de f sur ]0~;~+\infty[.

Puisque f est strictement décroissante sur ]0~;~2] et s'annule en \alpha, elle est positive avant \alpha et négative entre \alpha et 2. Puisque f est strictement croissante sur [2~;~+\infty[ et s'annule en \beta, elle reste négative entre 2 et \beta puis positive après \beta. Donc, la réponse est : f(x)>0 sur ]0~;~\alpha[, f(\alpha)=0, f(x)<0 sur ]\alpha~;~\beta[, f(\beta)=0 et f(x)>0 sur ]\beta~;~+\infty[.

7.Pour tout réel k, on définit g_k sur ]0~;~+\infty[ par g_k(x) = x^2-8\ln(x)+k. Déterminer, à l'aide du tableau de variations de f, la plus petite valeur de k pour laquelle g_k reste positive sur ]0~;~+\infty[.

On remarque que g_k(x) = f(x)+k pour tout x : g_k a donc les mêmes variations que f, translatées de k.
Le minimum de g_k sur ]0~;~+\infty[ vaut donc 4-8\ln(2)+k, atteint en x=2 comme pour f.
g_k est positive ou nulle sur tout l'intervalle si et seulement si ce minimum est positif ou nul : \begin{aligned}4-8\ln(2)+k \geqslant 0 &\iff k \geqslant 8\ln(2)-4 \end{aligned}
Donc, la réponse est : la plus petite valeur qui convient est k = 8\ln(2)-4.

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Une entreprise a créé une Foire Aux Questions (« FAQ ») sur son site internet.

On étudie le nombre de questions qui y sont posées chaque mois.

Partie A : Première modélisation

Dans cette partie, on admet que, chaque mois :

  • 90 % des questions déjà posées le mois précédent sont conservées sur la FAQ ;
  • 130 nouvelles questions sont ajoutées à la FAQ.

Au cours du premier mois, 300 questions ont été posées.

Pour estimer le nombre de questions, en centaines, présentes sur la FAQ le n-ième mois, on modélise la situation ci-dessus à l'aide de la suite \left(u_n\right) définie par :

u_1 =3 et, pour tout entier naturel n \geqslant 1,\:u_{n+1} = 0,9u_n + 1,3.

  1. Calculer u_2 et u_3 et proposer une interprétation dans le contexte de l'exercice.
  2. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n \geqslant 1 : u_n = 13 - \dfrac{100}{9} \times 0,9^n.
  1. En déduire que la suite \left(u_n\right) est croissante.
  2. On considère le programme ci-contre, écrit en langage Python.

    Déterminer la valeur renvoyée par la saisie de seuil(8.5) et l'interpréter dans le contexte de l'exercice.
def seuil(p) :
n=1
u=3
while u<=p :
n=n+1
u=0.9*u+1.3
return n

Partie B : Une autre modélisation

Dans cette partie, on considère une seconde modélisation à l'aide d'une nouvelle suite \left(v_n\right) définie pour tout entier naturel n \geqslant 1 par: v_n = 9 - 6 \times \text{e}^{-0,19\times(n - 1)}.

Le terme v_n est une estimation du nombre de questions, en centaines, présentes le n-ième mois sur la FAQ.

  1. Préciser les valeurs arrondies au centième de v_1 et v_2.
  2. Déterminer, en justifiant la réponse, la plus petite valeur de n telle que v_n > 8,5.

Partie C : Comparaison des deux modèles

  1. L'entreprise considère qu'elle doit modifier la présentation de son site lorsque plus de 850 questions sont présentes sur la FAQ.

    Parmi ces deux modélisations, laquelle conduit à procéder le plus tôt à cette modification ?

    Justifier votre réponse.
  2. En justifiant la réponse, pour quelle modélisation y a-t-il le plus grand nombre de questions sur la FAQ à long terme?
Voir la correction

PartieA ; 1. Une entreprise modélise le nombre de questions (en centaines) posées chaque mois sur sa FAQ par la suite (u_n) définie par u_1=3 et, pour tout n\geqslant1, u_{n+1} = 0{,}9u_n+1{,}3 (90 % des questions du mois précédent sont conservées, et 130 nouvelles questions s'ajoutent). Calculer u_2 et u_3, et interpréter.

\begin{aligned}u_2 &= 0{,}9\times u_1 + 1{,}3 \\ &= 0{,}9\times3+1{,}3 \\ &= 2{,}7+1{,}3 \\ &= 4\end{aligned} et \begin{aligned}u_3 &= 0{,}9\times u_2+1{,}3 \\ &= 0{,}9\times4+1{,}3 \\ &= 3{,}6+1{,}3 \\ &= 4{,}9\end{aligned}
Comme u_n représente un nombre de questions en centaines, on peut estimer à 400 questions le 2^{\text{e}} mois et à 490 questions le 3^{\text{e}} mois.

PartieA ; 2. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n\geqslant1, u_n = 13 - \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n.

Initialisation. Pour n=1 : \begin{aligned}13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^1 &= 13-\dfrac{90}{9} \\ &= 13-10 \\ &= 3 \\ &= u_1\end{aligned} La propriété est vraie au rang 1.
Hérédité. Supposons que, pour un entier n\geqslant1, u_n = 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n. Alors \begin{aligned}u_{n+1} &= 0{,}9u_n+1{,}3 \\ &= 0{,}9\left(13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n\right)+1{,}3 \\ &= 11{,}7 - \dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n+1}+1{,}3 \\ &= 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n+1}\end{aligned} La propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion. La propriété est vraie au rang 1 et héréditaire à partir de ce rang : d'après le principe de récurrence, pour tout entier n\geqslant1, u_n = 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n.

PartieA ; 3. En déduire que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout n\geqslant1 : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \left(13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n+1}\right) - \left(13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n}\right) \\ &= \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n\times(1-0{,}9) \\ &= \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n\times0{,}1\end{aligned} Cette quantité est strictement positive car 0{,}9^n>0, donc u_{n+1}-u_n>0 pour tout n\geqslant1 : la suite (u_n) est croissante.

PartieA ; 4. Le script Python ci-dessous renvoie le plus petit rang n tel que u_n dépasse un seuil p donné. Recopier ce script.

  • def seuil(p):
  • n = 1
  • u = 3
  • while u <= p:
  • n = n + 1
  • u = 0.9 * u + 1.3
  • return n

PartieA ; 4 (suite). Déterminer la valeur renvoyée par seuil(8.5) et l'interpréter dans le contexte de l'exercice.

seuil(8.5) renvoie le plus petit rang n tel que u_n>8{,}5. On résout : u_n>8{,}5 \iff 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n>8{,}5 \iff \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n<4{,}5 \iff 0{,}9^n<\dfrac{4{,}5\times9}{100} = 0{,}405.
Par stricte décroissance de \ln : n\ln(0{,}9) < \ln(0{,}405), et comme \ln(0{,}9)<0, cela équivaut à n>\dfrac{\ln(0{,}405)}{\ln(0{,}9)}.
Or \dfrac{\ln(0{,}405)}{\ln(0{,}9)} \approx 8{,}58, donc le plus petit entier n qui convient est 9. Donc, la réponse est : seuil(8.5) renvoie 9, ce qui signifie que c'est le 9^{\text{e}} mois où le nombre de questions dépasse 850.

PartieB ; 1. Une seconde modélisation utilise la suite (v_n) définie pour n\geqslant1 par v_n = 9-6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}. Donner les valeurs de v_1 et v_2 arrondies au centième.

v_1 = 9-6\text{e}^{0} = 9-6 = 3 et v_2 = 9-6\text{e}^{-0{,}19} \approx 9-6\times0{,}8270 \approx 9-4{,}962 \approx 4{,}04.

PartieB ; 2. Déterminer, en justifiant, la plus petite valeur de n telle que v_n>8{,}5.

v_n>8{,}5 \iff 9-6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}>8{,}5 \iff 6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}<0{,}5 \iff \text{e}^{-0{,}19(n-1)}<\dfrac{0{,}5}{6}.
Par stricte croissance de \ln : -0{,}19(n-1) < \ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right), soit n-1 > -\dfrac{1}{0{,}19}\ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right) (le sens s'inverse car on divise par -0{,}19<0), donc n > 1-\dfrac{1}{0{,}19}\ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right).
Or 1-\dfrac{1}{0{,}19}\ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right) \approx 14{,}08, donc le plus petit entier n qui convient est n=15.

PartieC ; 1. L'entreprise change la présentation de son site dès que plus de 850 questions figurent sur la FAQ. Laquelle des deux modélisations conduit à ce seuil le plus tôt ?

D'après la question précédente sur (u_n), le seuil u_n>8{,}5 est atteint dès le 9^{\text{e}} mois.
D'après la question sur (v_n), le seuil v_n>8{,}5 n'est atteint qu'au 15^{\text{e}} mois.
Donc, la réponse est : c'est la première modélisation, avec la suite (u_n), qui conduit à modifier la présentation du site le plus tôt.

PartieC ; 2. Pour quelle modélisation le nombre de questions à long terme est-il le plus grand ?

Pour (u_n) : u_n = 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n, et comme {-1<0{,}9<1}, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}9^n = 0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 13 : à long terme, la première modélisation prévoit 1300 questions.
Pour (v_n) : v_n = 9-6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}, et comme -0{,}19(n-1)\to-\infty quand n\to+\infty, on a \text{e}^{-0{,}19(n-1)}\to0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 9 : la seconde modélisation prévoit 900 questions à long terme.
Donc, la réponse est : c'est la première modélisation, avec la suite (u_n), qui prévoit le plus grand nombre de questions à long terme.

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On considère le cube ABCDEFGH d'arête 1.

On appelle I le point d'intersection du plan (GBD) avec la droite (EC).

L'espace est rapporté au repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AE}}\right).

A B C D E F G H I J

  1. Donner dans ce repère les coordonnées des points E, C, G.
  2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EC).
  3. Démontrer que la droite (EC) est orthogonale au plan (GBD).
    1. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (GBD) est : x + y - z - 1 = 0.
    2. Montrer que le point I a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac23~;~\dfrac13\right).
    3. En déduire que la distance du point E au plan (GBD) est égale à \dfrac{2\sqrt 3}{3}.
    1. Démontrer que le triangle BDG est équilatéral.
    2. Calculer l'aire du triangle BDG.

      On pourra utiliser le point J, milieu du segment [BD].
  4. Justifier que le volume du tétraèdre EGBD est égal à \dfrac13.

    On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par V = \dfrac13 BhB est l'aire d'une base du tétraèdre et h est la hauteur relative à cette base.
Voir la correction

1.On considère le cube ABCDEFGH d'arête 1, muni du repère orthonormé (A~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}). Donner les coordonnées des points E, C et G dans ce repère.

En suivant les arêtes du cube depuis A : \text{E}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, \text{C}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} et \text{G}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix}.

2.Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EC).

Le vecteur \overrightarrow{EC} a pour coordonnées \begin{pmatrix}1-0 \\ 1-0 \\ 0-1\end{pmatrix}, soit \begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} : c'est un vecteur directeur de la droite (EC), qui passe par \text{E}(0~;~0~;~1).
Donc, la réponse est : (EC) a pour représentation paramétrique \begin{cases}x = t\\y = t\\z = 1-t\end{cases} avec t\in\mathbb{R}.

3.Démontrer que la droite (EC) est orthogonale au plan (GBD).

Les points G, B, D ne sont pas alignés, donc (GBD) est un plan, dirigé par exemple par \overrightarrow{GB}\begin{pmatrix}0 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{BD}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{EC}\cdot\overrightarrow{GB} &= 1\times0 + 1\times(-1) + (-1)\times(-1) \\ &= 0-1+1 \\ &= 0\end{aligned} donc \overrightarrow{EC}\perp\overrightarrow{GB}.
\begin{aligned}\overrightarrow{EC}\cdot\overrightarrow{BD} &= 1\times(-1) + 1\times1 + (-1)\times0 \\ &= -1+1+0 \\ &= 0\end{aligned} donc \overrightarrow{EC}\perp\overrightarrow{BD}.
Le vecteur \overrightarrow{EC} est orthogonal à deux vecteurs directeurs non colinéaires du plan (GBD), donc la droite (EC) est orthogonale au plan (GBD).

4.aJustifier qu'une équation cartésienne du plan (GBD) est x+y-z-1=0.

Comme (EC) est orthogonale à (GBD), tout vecteur directeur de (EC) est un vecteur normal à (GBD) ; en particulier \overrightarrow{EC}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} convient.
Le plan (GBD) a donc une équation de la forme x+y-z+d=0. En écrivant que \text{B}(1~;~0~;~0) appartient à ce plan : 1+0-0+d=0, donc d=-1.
Donc, la réponse est : le plan (GBD) a pour équation x+y-z-1=0.

4.bMontrer que le point I, intersection de (EC) et (GBD), a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac23~;~\dfrac13\right).

Les coordonnées de I vérifient à la fois la représentation paramétrique de (EC) et l'équation de (GBD) : x=t, y=t, z=1-t et x+y-z-1=0.
En substituant : \begin{aligned}t+t-(1-t)-1 = 0 &\iff 3t-2 = 0 \\ &\iff t = \dfrac23 \end{aligned}
Donc, la réponse est : \text{I}\left(\dfrac23~;~\dfrac23~;~\dfrac13\right), car \begin{aligned}x_I &= t \\ &= \dfrac23\end{aligned} \begin{aligned}y_I &= t \\ &= \dfrac23\end{aligned} et \begin{aligned}z_I &= 1-t \\ &= 1-\dfrac23 \\ &= \dfrac13\end{aligned}

4.cEn déduire que la distance du point E au plan (GBD) est égale à \dfrac{2\sqrt3}{3}.

La droite (EC) étant orthogonale au plan (GBD) et le coupant en I, la distance de E au plan (GBD) est la longueur EI.
\text{EI}^2 = \left(\dfrac23-0\right)^2+\left(\dfrac23-0\right)^2+\left(\dfrac13-1\right)^2 = \dfrac49+\dfrac49+\dfrac49 = \dfrac{12}{9} = \dfrac43.
\text{EI} = \sqrt{\dfrac43} = \dfrac{2}{\sqrt3} = \dfrac{2\sqrt3}{3}. Donc, la réponse est : la distance de E au plan (GBD) vaut \dfrac{2\sqrt3}{3}.

5.aDémontrer que le triangle BDG est équilatéral.

Les segments [BD], [DG] et [GB] sont chacun la diagonale d'une face du cube (respectivement ABCD, CDHG et BCGF), qui sont trois carrés de même côté 1, donc superposables. Leurs diagonales ont donc toutes la même longueur \sqrt2 : le triangle BDG, ayant ses trois côtés égaux, est équilatéral.

5.bCalculer l'aire du triangle BDG, en utilisant le point J milieu de [BD].

Dans un triangle équilatéral, la médiane issue d'un sommet est aussi la hauteur : [GJ] est donc la hauteur issue de G, et l'aire du triangle vaut \mathcal{A} = \dfrac{\text{BD}\times\text{GJ}}{2}.
\text{B}(1~;~0~;~0) et \text{D}(0~;~1~;~0) donnent \text{J}\left(\dfrac12~;~\dfrac12~;~0\right), milieu de [BD].
\text{GJ}^2 = \left(\dfrac12-1\right)^2+\left(\dfrac12-1\right)^2+(0-1)^2 = \dfrac14+\dfrac14+1 = \dfrac32, donc \text{GJ} = \sqrt{\dfrac32} = \dfrac{\sqrt6}{2}.
[BD] est la diagonale d'un carré de côté 1, donc \text{BD} = \sqrt2.
Donc, la réponse est : \begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{\sqrt2\times\frac{\sqrt6}{2}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{12}}{4} \\ &= \dfrac{2\sqrt3}{4} \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned}

6.Justifier que le volume du tétraèdre EGBD est égal à \dfrac13.

En prenant le triangle BDG comme base, d'aire \mathcal{A}=\dfrac{\sqrt3}{2}, et EI comme hauteur associée (E est le sommet opposé, et EI est la distance de E au plan de la base), le volume vaut V = \dfrac13\times\mathcal{A}\times\text{EI} = \dfrac13\times\dfrac{\sqrt3}{2}\times\dfrac{2\sqrt3}{3} = \dfrac13\times\dfrac{2\times3}{6} = \dfrac13\times1 = \dfrac13. Donc, la réponse est : le volume du tétraèdre EGBD vaut \dfrac13.

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Des biologistes étudient l'évolution d'une population d'insectes dans un jardin botanique.

Au début de l'étude la population est de 100000 insectes.

Pour préserver l'équilibre du milieu naturelle nombre d'insectes ne doit pas dépasser 400000.

Partie A : Étude d'un premier modèle en laboratoire

L'observation de l'évolution de ces populations d'insectes en laboratoire, en l'absence de tout prédateur, montre que le nombre d'insectes augmente de 60 % chaque mois.

En tenant compte de cette observation, les biologistes modélisent l'évolution de la population d'insectes à l'aide d'une suite \left(u_n\right) où, pour tout entier naturel n, u_n modélise le nombre d'insectes, exprimé en millions, au bout de n mois.

On a donc u_0 = 0,1.

  1. Justifier que pour tout entier naturel n : u_n = 0,1 \times 1,6^n.
  2. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).
  3. En résolvant une inéquation, déterminer le plus petit entier naturel n à partir duquel u_n > 0,4.
  4. Selon ce modèle, l'équilibre du milieu naturel serait-il préservé ? Justifier la réponse.

Partie B : Étude d'un second modèle

En tenant compte des contraintes du milieu naturel dans lequel évoluent les insectes, les biologistes choisissent une nouvelle modélisation.

Ils modélisent le nombre d'insectes à l'aide de la suite \left(v_n\right), définie par :

v_0 = 0,1 et, pour tout entier naturel n,\: v_{n+1} = 1,6v_n - 1,6v_n^2,

où, pour tout entier naturel n,\: v_n est le nombre d'insectes, exprimé en millions, au bout de n mois.

  1. Déterminer le nombre d'insectes au bout d'un mois.
  2. On considère la fonction f définie sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac12\right] par f(x) = 1,6x - 1,6x^2.

    1. Résoudre l'équation f(x) = x.
    2. Montrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac12\right].
    1. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n,\: 0 \leqslant v_n\quad \leqslant\quad v_{n+1} \leqslant\quad \dfrac12.
    2. Montrer que la suite \left(v_n\right) est convergente.

      On note \ell la valeur de sa limite. On admet que \ell est solution de l'équation f(x) = x.
    3. Déterminer la valeur de \ell.

      Selon ce modèle, l'équilibre du milieu naturel sera-t-il préservé ? Justifier la réponse.
  1. On donne ci-contre la fonction seuil, écrite en langage Python.
    1. Qu'observe-t-on si on saisit seuil(0.4) ?
    2. Déterminer la valeur renvoyée par la saisie de seuil(0.35).

      Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
def seuil(a) :
v=0.1
n=0
while v
v=1.6*v-1.6*v*v
n=n+1
return n
Voir la correction

PartieA ; 1. Des biologistes suivent une population d'insectes qui compte 100 000 individus au départ. En laboratoire, sans prédateur, cette population augmente de 60 % chaque mois. On modélise le nombre d'insectes, en millions, au bout de n mois par une suite (u_n) avec u_0=0{,}1. Justifier que, pour tout entier naturel n, u_n = 0{,}1\times 1{,}6^{n}.

Augmenter de 60 % chaque mois revient à multiplier l'effectif par 1+\dfrac{60}{100} = 1{,}6 d'un mois sur l'autre : la suite (u_n) est donc géométrique de raison q=1{,}6 et de premier terme u_0=0{,}1.
Or le terme général d'une suite géométrique est u_n = u_0\times q^{n}. Donc, la réponse est u_n = 0{,}1\times 1{,}6^{n} pour tout entier naturel n.

PartieA ; 2. Déterminer la limite de la suite (u_n).

Comme 1{,}6>1, on a \lim\limits_{n\to+\infty} 1{,}6^{n} = +\infty, donc \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty} u_n &= \lim\limits_{n\to+\infty} 0{,}1\times 1{,}6^{n} \\ &= +\infty\end{aligned}

PartieA ; 3. En résolvant une inéquation, déterminer le plus petit entier naturel n à partir duquel u_n>0{,}4.

u_n>0{,}4 \iff 0{,}1\times 1{,}6^{n}>0{,}4 \iff 1{,}6^{n}>4.
En passant au logarithme népérien, qui est strictement croissant : 1{,}6^{n}>4 \iff n\ln(1{,}6)>\ln(4) \iff n>\dfrac{\ln(4)}{\ln(1{,}6)} (l'inégalité garde son sens car \ln(1{,}6)>0).
Or \dfrac{\ln(4)}{\ln(1{,}6)}\approx 2{,}946. Donc, la réponse est n=3.

PartieA ; 4. Selon ce modèle, l'équilibre du milieu naturel (qui impose de ne pas dépasser 400 000 insectes) sera-t-il préservé ?

Comme u_3>0{,}4, le nombre d'insectes dépasse 400 000 dès le 3e mois selon ce modèle : l'équilibre du milieu naturel n'est donc pas préservé.

PartieB ; 1. Un second modèle, tenant compte des contraintes du milieu, définit une suite (v_n) par v_0=0{,}1 et, pour tout entier naturel n, v_{n+1}=1{,}6v_n-1{,}6v_n^{2} (nombre d'insectes en millions). Déterminer le nombre d'insectes au bout d'un mois.

\begin{aligned}v_1 &= 1{,}6\times v_0 - 1{,}6\times v_0^{2} \\ &= 1{,}6\times 0{,}1 - 1{,}6\times 0{,}01 \\ &= 0{,}16-0{,}016 \\ &= 0{,}144\end{aligned} Donc, la réponse est 144 000 insectes.

PartieB ; 2.a On considère la fonction f définie sur \left[0~;~\dfrac12\right] par f(x) = 1{,}6x-1{,}6x^{2}. Résoudre l'équation f(x)=x.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff 1{,}6x-1{,}6x^{2} = x \\ &\iff 0{,}6x-1{,}6x^{2} = 0 \\ &\iff x(0{,}6-1{,}6x) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou 0{,}6-1{,}6x=0, c'est-à-dire \begin{aligned}x &= \dfrac{0{,}6}{1{,}6} \\ &= \dfrac{3}{8}\end{aligned}
Ces deux valeurs appartiennent bien à \left[0~;~\dfrac12\right]. Donc, la réponse est : l'équation f(x)=x admet deux solutions, 0 et \dfrac{3}{8}.

PartieB ; 2.b Montrer que f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right].

f'(x) = 1{,}6-1{,}6\times 2x = 1{,}6(1-2x).
Pour x\in\left[0~;~\dfrac12\right], on a x\leqslant\dfrac12, donc 2x\leqslant 1 et donc 1-2x\geqslant 0, d'où f'(x)\geqslant 0.
Donc, la réponse est : f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right].

PartieB ; 3.a Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant\dfrac12}.

Initialisation : v_0=0{,}1 et v_1=0{,}144 (question précédente), donc {0\leqslant v_0\leqslant v_1\leqslant\dfrac12} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que {0\leqslant v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant\dfrac12} pour un entier n donné. Comme f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right] (question 2.b), on peut appliquer f aux trois membres de l'encadrement : {f(0)\leqslant f(v_n)\leqslant f(v_{n+1})\leqslant f\left(\dfrac12\right)}.
Or f(0)=0, f(v_n)=v_{n+1}, f(v_{n+1})=v_{n+2} et \begin{aligned}f\left(\dfrac12\right) &= 1{,}6\times\dfrac12-1{,}6\times\dfrac14 \\ &= 0{,}8-0{,}4 \\ &= 0{,}4\end{aligned}
On obtient donc {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant 0{,}4}, et comme 0{,}4\leqslant\dfrac12, cela entraîne {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant\dfrac12} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout entier naturel n.

PartieB ; 3.b Montrer que la suite (v_n) est convergente.

D'après la question précédente, pour tout n, v_n\leqslant v_{n+1} : la suite (v_n) est croissante.
Toujours d'après la question précédente, pour tout n, v_n\leqslant\dfrac12 : la suite (v_n) est majorée par \dfrac12.
Une suite croissante et majorée converge, d'après le théorème de la convergence monotone. Donc, la réponse est : (v_n) converge.

PartieB ; 3.c On note \ell la limite de (v_n), solution de f(x)=x. Déterminer la valeur de \ell et conclure sur la préservation de l'équilibre du milieu naturel.

La suite (v_n) est croissante de limite \ell, donc tous ses termes sont inférieurs ou égaux à \ell ; en particulier v_1\leqslant\ell, soit 0{,}144\leqslant\ell, donc \ell\neq 0.
Comme \ell est solution de f(x)=x, elle vaut donc nécessairement \dfrac{3}{8} (l'autre solution possible étant 0, exclue). Donc \begin{aligned}\ell &= \dfrac{3}{8} \\ &= 0{,}375\end{aligned}
Pour tout n, \begin{aligned}v_n &\leqslant \ell \\ &= 0{,}375\end{aligned} donc le nombre d'insectes restera toujours inférieur à 375 000, valeur qui ne dépasse jamais le seuil de 400 000. Donc, la réponse est : selon ce second modèle, l'équilibre du milieu naturel sera préservé.

PartieB ; 4.a On donne la fonction Python ci-dessous, qui simule l'évolution de (v_n) à partir de v_0=0{,}1 tant que v<a.

  • def seuil(a) : v = 0.1
  • n = 0
  • while v < a :
  • v = 1.6*v - 1.6*v*v
  • n = n + 1
  • return n

PartieB ; 4.b Qu'observe-t-on si l'on exécute seuil(0.4) ?

La fonction seuil(a) renvoie le premier rang n à partir duquel v_n\geqslant a. Or on a montré que v_n\leqslant 0{,}375 pour tout n : il n'existe donc aucun rang n pour lequel v_n\geqslant 0{,}4. Donc, la réponse est : le programme ne s'arrête jamais (boucle infinie).

PartieB ; 4.c Déterminer la valeur renvoyée par seuil(0.35) et interpréter ce résultat.

À la calculatrice, en itérant v_{n+1}=1{,}6v_n-1{,}6v_n^{2} à partir de v_0=0{,}1, on obtient v_5\approx 0{,}338<0{,}35 et \begin{aligned}v_6 &\approx 0{,}358 \\ &\geqslant 0{,}35\end{aligned}
Donc, la réponse est : seuil(0.35) renvoie 6, ce qui signifie que c'est au bout du 6e mois que le nombre d'insectes dépasse pour la première fois 350 000, selon ce second modèle.

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Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), on considère :

  • le plan \mathcal{P}_1 dont une équation cartésienne est 2x + y - z +2 = 0,
  • le plan \mathcal{P}_2 passant par le point B(1 ; 1 ; 2) et dont un vecteur normal est \vect{n_2}\begin{pmatrix}1\\-1\\1\end{pmatrix}.
    1. Donner les coordonnées d'un vecteur \vect{n_1} normal au plan \mathcal{P}_1.
    2. On rappelle que deux plans sont perpendiculaires si un vecteur normal à l'un des plans est orthogonal à un vecteur normal à l'autre plan.

      Montrer que les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont perpendiculaires.
    1. Déterminer une équation cartésienne du plan \mathcal{P}_2.
    2. On note \Delta la droite dont une représentation paramétrique est : \left\{\begin{array}{l c l} x&=&0\\y &=& -2 + t\\ z&=&\phantom{2+t}t \end{array}\right.,\quad t \in\quad \R.

      Montrer que la droite \Delta est l'intersection des plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2.
    On considère le point A(1 ; 1 ; 1) et on admet que le point A n'appartient ni à \mathcal{P}_1 ni à \mathcal{P}_2.

    On note H le projeté orthogonal du point A sur la droite \Delta.
  1. On rappelle que, d'après la question 2. b, la droite \Delta est l'ensemble des points M_t de coordonnées (0~;~-2 + t~;~t), où t désigne un nombre réel quelconque.
    1. Montrer que, pour tout réel t, AM_t = \sqrt{2t^2 - 8t + 11}.
    2. En déduire que AH = \sqrt 3.
  2. On note \mathcal{D}_1 la droite orthogonale au plan \mathcal{P}_1 passant par le point A et H_1 le projeté orthogonal du point A sur le plan \mathcal{P}_1.
    1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \mathcal{D}_1.
    2. En déduire que le point H_1 a pour coordonnées \left(- \dfrac13~;~\dfrac13~;~\dfrac53\right).
  1. Soit H_2 le projeté orthogonal de A sur le plan \mathcal{P}_2.

    On admet que H_2 a pour coordonnées \left(\dfrac43~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right) et que H a pour coordonnées (0 ; 0 ; 2).

    Sur le schéma ci-contre, les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont représentés, ainsi que les points A, H_1, H_2, H.

    Montrer que AH_1HH_2 est un rectangle.

P 2 P 1 H H 2 A H 1

Voir la correction

1.aDans l'espace muni d'un repère orthonormé, le plan \mathcal{P}_1 a pour équation cartésienne 2x+y-z+2=0. Donner les coordonnées d'un vecteur normal \vec{n_1} à \mathcal{P}_1.

Les coefficients de x, y et z dans l'équation cartésienne d'un plan donnent directement les coordonnées d'un vecteur normal à ce plan. Donc, la réponse est \vec{n_1}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix}.

1.bLe plan \mathcal{P}_2 passe par B(1 ; 1 ; 2) et admet pour vecteur normal \vec{n_2}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix}. Sachant que deux plans sont perpendiculaires lorsqu'un vecteur normal à l'un est orthogonal à un vecteur normal à l'autre, montrer que \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont perpendiculaires.

\begin{aligned}\vec{n_1}\cdot\vec{n_2} &= 2\times 1 + 1\times(-1) + (-1)\times 1 \\ &= 2-1-1 \\ &= 0\end{aligned}
Les vecteurs \vec{n_1} et \vec{n_2} sont donc orthogonaux. Donc, la réponse est : les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont perpendiculaires.

2.aDéterminer une équation cartésienne du plan \mathcal{P}_2.

Le plan \mathcal{P}_2 admet \vec{n_2}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} pour vecteur normal, donc son équation cartésienne est de la forme x-y+z+d=0, où d est une constante réelle à déterminer.
Le point B(1 ; 1 ; 2) appartient à \mathcal{P}_2, donc ses coordonnées vérifient l'équation : 1-1+2+d=0, soit d=-2.
Donc, la réponse est : \mathcal{P}_2 a pour équation cartésienne x-y+z-2=0.

2.bOn note \Delta la droite de représentation paramétrique x=0, y=-2+t, z=t (avec t\in\mathbb{R}). Montrer que \Delta est l'intersection des plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2.

Les points de l'intersection de \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont les triplets (x~;~y~;~z) vérifiant simultanément 2x+y-z+2=0 et x-y+z-2=0.
En additionnant les deux équations, les termes en y et z s'éliminent partiellement : \begin{aligned}(2x+y-z+2)+(x-y+z-2) &= 3x \\ &= 0\end{aligned} donc x=0.
En reportant x=0 dans la deuxième équation : 0-y+z-2=0, soit y=z-2. En posant z=t (réel quelconque), on obtient x=0, y=-2+t, z=t, ce qui est exactement la représentation paramétrique de \Delta.
Donc, la réponse est : \mathcal{P}_1\cap\mathcal{P}_2 = \Delta.

3.aOn considère le point A(1 ; 1 ; 1), qui n'appartient ni à \mathcal{P}_1 ni à \mathcal{P}_2, et H le projeté orthogonal de A sur \Delta. Les points de \Delta sont notés M_t(0~;~-2+t~;~t). Montrer que, pour tout réel t, \mathrm{AM}_t = \sqrt{2t^2-8t+11}.

\begin{aligned}\mathrm{AM}_t^{2} &= (0-1)^2+(-2+t-1)^2+(t-1)^2 \\ &= (-1)^2+(t-3)^2+(t-1)^2\end{aligned}
= 1+(t^2-6t+9)+(t^2-2t+1) = 2t^2-8t+11.
Une longueur étant positive, \mathrm{AM}_t = \sqrt{\mathrm{AM}_t^{2}}. Donc, la réponse est \mathrm{AM}_t = \sqrt{2t^2-8t+11}.

3.bEn déduire que \mathrm{AH}=\sqrt{3}.

Le point H, projeté orthogonal de A sur \Delta, est le point de \Delta le plus proche de A : la longueur AH est donc le minimum des longueurs \mathrm{AM}_t pour t décrivant \mathbb{R}, ce qui revient à minimiser 2t^2-8t+11.
Cette expression est un trinôme du second degré de coefficient dominant a=2>0 : son minimum est atteint en \begin{aligned}t &= -\dfrac{b}{2a} \\ &= -\dfrac{-8}{2\times2} \\ &= 2\end{aligned}
Ce minimum vaut \begin{aligned}2\times2^2-8\times2+11 &= 8-16+11 \\ &= 3\end{aligned} Donc, la réponse est \mathrm{AH}=\sqrt{3}.

4.aOn note \mathcal{D}_1 la droite orthogonale à \mathcal{P}_1 passant par A, et H_1 le projeté orthogonal de A sur \mathcal{P}_1. Déterminer une représentation paramétrique de \mathcal{D}_1.

La droite \mathcal{D}_1 est orthogonale au plan \mathcal{P}_1, donc le vecteur normal \vec{n_1}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} à \mathcal{P}_1 dirige \mathcal{D}_1 ; celle-ci passe de plus par A(1 ; 1 ; 1).
Donc, la réponse est : \mathcal{D}_1 a pour représentation paramétrique x=1+2t, y=1+t, z=1-t, avec t\in\mathbb{R}.

4.bEn déduire que H_1 a pour coordonnées \left(-\dfrac13~;~\dfrac13~;~\dfrac53\right).

Le point H_1 est l'intersection de \mathcal{D}_1 et \mathcal{P}_1 : ses coordonnées vérifient à la fois la représentation paramétrique de \mathcal{D}_1 et l'équation de \mathcal{P}_1.
En reportant x=1+2t, y=1+t, z=1-t dans 2x+y-z+2=0 : 2(1+2t)+(1+t)-(1-t)+2=0, soit 2+4t+1+t-1+t+2=0, c'est-à-dire 6t+4=0, donc t=-\dfrac{2}{3}.
On en déduit \begin{aligned}x &= 1+2\times\left(-\dfrac23\right) \\ &= 1-\dfrac43 \\ &= -\dfrac13\end{aligned} \begin{aligned}y &= 1-\dfrac23 \\ &= \dfrac13\end{aligned} et \begin{aligned}z &= 1+\dfrac23 \\ &= \dfrac53\end{aligned}
Donc, la réponse est : \mathrm{H_1}\left(-\dfrac13~;~\dfrac13~;~\dfrac53\right).

5.Soit H_2 le projeté orthogonal de A sur \mathcal{P}_2 ; on admet que \mathrm{H_2}\left(\dfrac43~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right) et que \mathrm{H}(0~;~0~;~2). Montrer que le quadrilatère AH_1HH_2 est un rectangle.

Les coordonnées du vecteur \overrightarrow{\mathrm{AH_1}} sont \begin{pmatrix}-\frac13-1 \\ \frac13-1 \\ \frac53-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-\frac43 \\ -\frac23 \\ \frac23\end{pmatrix}.
Les coordonnées du vecteur \overrightarrow{\mathrm{H_2H}} sont \begin{pmatrix}0-\frac43 \\ 0-\frac23 \\ 2-\frac43\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-\frac43 \\ -\frac23 \\ \frac23\end{pmatrix}.
Les vecteurs \overrightarrow{\mathrm{AH_1}} et \overrightarrow{\mathrm{H_2H}} étant égaux, le quadrilatère AH_1HH_2 est un parallélogramme.
La droite (AH_1) est orthogonale au plan \mathcal{P}_1 (car incluse dans \mathcal{D}_1), et H_1 appartient à \mathcal{P}_1 ; donc (AH_1) est orthogonale à toute droite de \mathcal{P}_1 passant par H_1, en particulier à la droite (H_1H), puisque H appartient à \Delta\subset\mathcal{P}_1.
Le parallélogramme AH_1HH_2 possède donc un angle droit en H_1. Donc, la réponse est : AH_1HH_2 est un rectangle.

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On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \ln \left(1 + \text{e}^{-x}\right),

où ln désigne la fonction logarithme népérien.

On note \mathcal{C} sa courbe représentative dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right).

La courbe \mathcal{C} est tracée ci-dessous.

0101 M a N a C T 0

    1. Déterminer la limite de la fonction f en -\infty.
    2. Déterminer la limite de la fonction f en + \infty.

      Interpréter graphiquement ce résultat.
    3. On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

      Calculer f'(x) puis montrer que, pour tout nombre réel x, f'(x) = \dfrac{-1}{1 + \text{e}^x}.
    4. Dresser le tableau de variations complet de la fonction f sur \R.
  1. On note T_0 la tangente à la courbe \mathcal{C} en son point d'abscisse 0.
    1. Déterminer une équation de la tangente T_0.
    2. Montrer que la fonction f est convexe sur \R.
    3. En déduire que, pour tout nombre réel x, on a : f(x) \geqslant\quad - \dfrac12x + \ln (2).
  2. Pour tout nombre réel a différent de 0, on note M_a et N_a les points de la courbe \mathcal{C} d'abscisses respectives -a et a.

    On a donc : M_a\left(-a~;~ f(-a)\right) et N_a\left(a~;~ f(a)\right).
    1. Montrer que, pour tout nombre réel x, on a : f(x) - f(-x) = - x.
    2. En déduire que les droites T_0 et \left(M_aN_a\right) sont parallèles.
Voir la correction

1.aOn considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(1+e^{-x}\right). Déterminer la limite de f en -\infty.

Quand x\to-\infty, -x\to+\infty donc e^{-x}\to+\infty (limite usuelle de l'exponentielle), donc 1+e^{-x}\to+\infty.
Or \lim\limits_{X\to+\infty}\ln(X)=+\infty. Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=+\infty.

1.bDéterminer la limite de f en +\infty et interpréter graphiquement ce résultat.

Quand x\to+\infty, e^{-x}\to0 donc 1+e^{-x}\to1, et \begin{aligned}\lim\limits_{X\to1}\ln(X) &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned}
Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0. Graphiquement, cela signifie que la courbe \mathcal{C} de f admet l'axe des abscisses (droite d'équation y=0) pour asymptote horizontale en +\infty.

1.cOn admet que f est dérivable sur \mathbb{R}. Calculer f'(x) puis montrer que, pour tout réel x, f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

f est de la forme \ln(u) avec u(x)=1+e^{-x} et u'(x)=-e^{-x} ; sa dérivée est donc f'(x)=\dfrac{u'(x)}{u(x)} = \dfrac{-e^{-x}}{1+e^{-x}}.
En multipliant numérateur et dénominateur par e^{x} : f'(x) = \dfrac{-e^{-x}\times e^{x}}{(1+e^{-x})\times e^{x}} = \dfrac{-1}{e^{x}+1}.
Donc, la réponse est f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

1.dDresser le tableau de variations complet de f sur \mathbb{R}.

Pour tout réel x, e^{x}>0, donc 1+e^{x}>0 et f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}<0 : la fonction f est strictement décroissante sur \mathbb{R}.
Avec les limites établies aux questions précédentes (+\infty en -\infty et 0 en +\infty), on obtient le tableau : f'(x) est négatif sur \mathbb{R}, et f décroît strictement de +\infty (en -\infty) vers 0 (en +\infty), sans jamais atteindre 0.

2.aOn note T_0 la tangente à \mathcal{C} au point d'abscisse 0. Déterminer une équation de T_0.

La tangente en un point d'abscisse a a pour équation y=f'(a)(x-a)+f(a) ; ici a=0.
\begin{aligned}f(0) &= \ln\left(1+e^{0}\right) \\ &= \ln(2)\end{aligned} et f'(0) = \dfrac{-1}{1+e^{0}} = -\dfrac12.
Donc, la réponse est : T_0 a pour équation y=-\dfrac12x+\ln(2).

2.bMontrer que f est convexe sur \mathbb{R}.

f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}} ; en dérivant à nouveau, avec u(x)=-1 (constante) et v(x)=1+e^{x} : f''(x) = \dfrac{-v'(x)\times(-1)}{v(x)^2}\times(-1), plus simplement f''(x)=\dfrac{0-(-1)\times e^{x}}{(1+e^{x})^2} = \dfrac{e^{x}}{(1+e^{x})^2}.
Pour tout réel x, e^{x}>0 et (1+e^{x})^2>0, donc f''(x)>0. Donc, la réponse est : f est convexe sur \mathbb{R}.

2.cEn déduire que, pour tout réel x, f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2).

Comme f est convexe sur \mathbb{R}, sa courbe représentative \mathcal{C} est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de T_0. Donc, la réponse est : pour tout réel x, f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2).

3.aPour un réel a\neq0, on note M_a(-a~;~f(-a)) et N_a(a~;~f(a)) deux points de \mathcal{C}. Montrer que, pour tout réel x, f(x)-f(-x)=-x.

\begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(1+e^{-x}\right)-\ln\left(1+e^{x}\right) \\ &= \ln\left(\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}}\right)\end{aligned} (propriété \ln(a)-\ln(b)=\ln\left(\frac{a}{b}\right)).
En factorisant le numérateur par e^{-x} : 1+e^{-x} = e^{-x}\left(e^{x}+1\right), donc \begin{aligned}\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}} &= \dfrac{e^{-x}(1+e^{x})}{1+e^{x}} \\ &= e^{-x}\end{aligned}
Donc \begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(e^{-x}\right) \\ &= -x\end{aligned}

3.bEn déduire que les droites T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

Le coefficient directeur de la droite (M_aN_a) est \dfrac{y_{N_a}-y_{M_a}}{x_{N_a}-x_{M_a}} = \dfrac{f(a)-f(-a)}{a-(-a)}.
D'après la question précédente appliquée en x=a, f(a)-f(-a)=-a, donc ce coefficient vaut \dfrac{-a}{2a} = -\dfrac12.
Or T_0 a pour coefficient directeur -\dfrac12 (question 2.a). Les deux droites ayant le même coefficient directeur, donc, la réponse est : T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

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On considère le cube ABCDEFGH d'arête 1 représenté ci-contre.

On note K le milieu du segment [HG].

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AB}}, \vect{\text{AE}}\right).

  1. Justifier que les points C, F et K définissent un plan.
    1. Donner, sans justifier, les longueurs KG, GF et GC.
    2. Calculer l'aire du triangle FGC.
    3. Calculer le volume du tétraèdre FGCK.

A B C D E F G H x y z K

On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par: V = \dfrac13\mathcal{B} \times h,\mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur correspondante.

    1. On note \vect{n} le vecteur de coordonnées \begin{pmatrix}1\\2\\1\end{pmatrix}.

      Démontrer que \vect{n} est normal au plan (CFK).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (CFK) est: x + 2y + z - 3 = 0.
  1. On note \Delta la droite passant par le point G et orthogonale au plan (CFK).

    Démontrer qu'une représentation paramétrique de la droite \Delta est: \left\{\begin{array}{l c l} x&=&1 + t\\ y&=&1 + 2t\\ z&=&1 + t \end{array}\right.\quad (t \in \R))
  2. Soit L le point d'intersection entre la droite \Delta et le plan (CFK).
    1. Déterminer les coordonnées du point L.
    2. En déduire que LG = \dfrac{\sqrt 6}{6}.
  3. En utilisant la question 2., déterminer la valeur exacte de l'aire du triangle CFK.
Voir la correction

1.On considère un cube ABCDEFGH d'arête 1, muni du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AE}\right), et K le milieu de [HG]. Justifier que les points C, F et K définissent un plan.

Dans ce repère : A(0~;~0~;~0), D(1~;~0~;~0), B(0~;~1~;~0), E(0~;~0~;~1).
Donc \overrightarrow{AC}=\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{AB} donne C(1~;~1~;~0), \overrightarrow{AF}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AE} donne F(0~;~1~;~1), et \overrightarrow{AH}=\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{AE}, \overrightarrow{AG}=\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AE} donnent H(1~;~0~;~1) et G(1~;~1~;~1).
K est le milieu de [HG] donc K\left(1~;~\dfrac{1}{2}~;~1\right).
On a \overrightarrow{CF}\begin{pmatrix}-1 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{CK}\begin{pmatrix}0 \\ -\frac{1}{2} \\ 1\end{pmatrix} : ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (aucun coefficient ne convertit l'un en l'autre).
Donc les points C, F et K ne sont pas alignés : ils définissent bien un plan.

2.aDonner, sans justification, les longueurs KG, GF et GC.

\text{KG} = \dfrac{1}{2}, \text{GF} = 1 et \text{GC} = 1 (déplacements le long des arêtes ou des diagonales de faces du cube d'arête 1).

2.bCalculer l'aire du triangle FGC.

Le triangle FGC est rectangle en G (deux arêtes du cube perpendiculaires), donc son aire vaut \begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{\text{GF}\times\text{GC}}{2} \\ &= \dfrac{1\times1}{2} \\ &= \dfrac{1}{2}\end{aligned} unité d'aire.

2.cCalculer le volume du tétraèdre FGCK, sachant que le volume d'un tétraèdre vaut V=\dfrac{1}{3}\mathcal{B}\times h\mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur associée.

En prenant pour base le triangle FGC (aire \dfrac{1}{2}) et pour hauteur KG =\dfrac{1}{2} (K étant sur la droite (GH), perpendiculaire au plan (FGC)) : \begin{aligned}V &= \dfrac{1}{3}\times\dfrac{1}{2}\times\dfrac{1}{2} \\ &= \dfrac{1}{12}\end{aligned} unité de volume.

3.aOn pose \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ 2 \\ 1\end{pmatrix}. Démontrer que \vec{n} est un vecteur normal au plan (CFK).

\begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{CF} &= 1\times(-1)+2\times0+1\times1 \\ &= 0\end{aligned} donc \vec{n}\perp\overrightarrow{CF}.
\begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{CK} &= 1\times0+2\times\left(-\dfrac{1}{2}\right)+1\times1 \\ &= 0\end{aligned} donc \vec{n}\perp\overrightarrow{CK}.
\vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (CFK) : c'est donc un vecteur normal à ce plan.

3.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (CFK) est x+2y+z-3=0.

Un point M(x~;~y~;~z) appartient au plan (CFK) si et seulement si \overrightarrow{CM}\cdot\vec{n}=0, avec \overrightarrow{CM}\begin{pmatrix}x-1 \\ y-1 \\ z\end{pmatrix} (car C(1~;~1~;~0)).
\begin{aligned}\overrightarrow{CM}\cdot\vec{n} = 0 &\iff (x-1)+2(y-1)+z = 0 \\ &\iff x+2y+z-3 = 0 \end{aligned}
Donc, la réponse est : le plan (CFK) a pour équation cartésienne x+2y+z-3=0.

4.On note \Delta la droite passant par G et orthogonale au plan (CFK). Démontrer qu'une représentation paramétrique de \Delta est x=1+t, y=1+2t, z=1+t (avec t\in\mathbb{R}).

\Delta étant orthogonale au plan (CFK), elle admet \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ 2 \\ 1\end{pmatrix} comme vecteur directeur, et elle passe par G(1~;~1~;~1).
M(x~;~y~;~z)\in\Delta \iff \overrightarrow{GM} = t\,\vec{n} pour un réel t, c'est-à-dire x-1=t, y-1=2t, z-1=t.
Donc, la réponse est : \Delta a pour représentation paramétrique x=1+t, y=1+2t, z=1+t, t\in\mathbb{R}.

5.aSoit L le point d'intersection de \Delta et du plan (CFK). Déterminer les coordonnées de L.

Les coordonnées de L vérifient à la fois le système paramétrique de \Delta et l'équation du plan (CFK) : (1+t)+2(1+2t)+(1+t)-3=0.
Cela donne 1+t+2+4t+1+t-3=0, soit 6t+1=0, donc t=-\dfrac{1}{6}.
On en tire \begin{aligned}x &= 1-\dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{5}{6}\end{aligned} \begin{aligned}y &= 1-\dfrac{2}{6} \\ &= \dfrac{2}{3}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 1-\dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{5}{6}\end{aligned} D'où L\left(\dfrac{5}{6}~;~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{5}{6}\right).

5.bEn déduire que \text{LG}=\dfrac{\sqrt{6}}{6}.

\text{LG} = \sqrt{(x_G-x_L)^2+(y_G-y_L)^2+(z_G-z_L)^2} = \sqrt{\left(\dfrac{1}{6}\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}\right)^2+\left(\dfrac{1}{6}\right)^2}.
= \sqrt{\dfrac{1}{36}+\dfrac{4}{36}+\dfrac{1}{36}} = \sqrt{\dfrac{6}{36}} = \dfrac{\sqrt{6}}{6}.
Donc, la réponse est : \text{LG}=\dfrac{\sqrt{6}}{6}.

6.En utilisant la question précédente, déterminer la valeur exacte de l'aire du triangle CFK.

Le tétraèdre FGCK admet aussi pour base le triangle CFK, d'aire \mathcal{B}, et pour hauteur associée LG (puisque (GL)\perp(CFK)) : son volume vaut donc \dfrac{1}{3}\times\mathcal{B}\times\text{LG}.
Ce volume valant \dfrac{1}{12} (question 2.c) : \begin{aligned}\dfrac{1}{12} &= \dfrac{1}{3}\times\mathcal{B}\times\dfrac{\sqrt{6}}{6} \\ &= \dfrac{\sqrt{6}}{18}\,\mathcal{B}\end{aligned}
D'où \begin{aligned}\mathcal{B} &= \dfrac{18}{12\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{3}{2\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{3\sqrt{6}}{12} \\ &= \dfrac{\sqrt{6}}{4}\end{aligned}
Donc, la réponse est : l'aire du triangle CFK vaut \dfrac{\sqrt{6}}{4} unité d'aire.

Bac Terminale 2023 : Nouvelle-Calédonie (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la fonction f définie sur [0~;~ +\infty[ par: f(x) = x\e^{-x}. On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthonormé du plan.

On admet que f est deux fois dérivable sur [0~;~ +\infty[.

On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

  1. En remarquant que pour tout x dans [0~;~ +\infty[, on a f(x) = \dfrac{x}{\e^x}. démontrer que la courbe \mathcal{C}_f possède une asymptote en + \infty dont on donnera une équation.
  2. Démontrer que pour tout réel x appartenant à [0~;~ +\infty[ : f'(x) = (1 - x)\e^{-x}.
  3. Dresser le tableau de variations de f sur [0~;~ +\infty[ , sur lequel on fera figurer les valeurs aux bornes ainsi que la valeur exacte de l'extremum.
  4. Déterminer, sur l'intervalle [0~;~ +\infty[, le nombre de solutions de l'équation f(x) = \dfrac{367}{1000}.
  5. On admet que pour tout x appartenant à [0~;~ +\infty[ : f''(x) = \e^{-x}(x - 2).

    Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle [0~;~ +\infty[.
  6. Soit a un réel appartenant à [0~;~ +\infty[ et A le point de la courbe \mathcal{C}_f d'abscisse a.

    On note T_a la tangente à \mathcal{C}_f en A.

    On note H_a le point d'intersection de la droite T_a et de l'axe des ordonnées.

    On note g(a) l'ordonnée de H_a.

    La situation est représentée sur la figure ci-contre.

    C f A g ( a ) H a a T a

    1. Démontrer qu'une équation réduite de la tangente T_a est: y = \left[(1- a)\e^{-a}\right]x + a^2\e^{-a}.
    2. En déduire l'expression de g(a).
    3. Démontrer que g(a) est maximum lorsque A est un point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.

      Les traces de recherche, même incomplètes ou infructueuses, seront valorisées.
Voir la correction

1.Soit f définie sur [0~;~+\infty[ par f(x)=x\,e^{-x}, de courbe \mathcal{C}_f. En remarquant que f(x)=\dfrac{x}{e^{x}}, démontrer que \mathcal{C}_f admet une asymptote en +\infty et donner son équation.

Par croissances comparées, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{x}}{x}=+\infty, donc \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{x}{e^{x}}=0, c'est-à-dire \displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=0.
Donc, la réponse est : \mathcal{C}_f admet en +\infty une asymptote horizontale d'équation y=0 (l'axe des abscisses).

2.Démontrer que, pour tout x\in[0~;~+\infty[, f'(x)=(1-x)e^{-x}.

f est un produit de fonctions dérivables : f'(x) = 1\times e^{-x} + x\times(-e^{-x}) = (1-x)e^{-x}.

3.Dresser le tableau de variations de f sur [0~;~+\infty[, avec les valeurs aux bornes et la valeur exacte de l'extremum.

Pour tout x, e^{-x}>0, donc f'(x) est du signe de (1-x) : f'(x)>0 sur [0~;~1[, f'(1)=0, f'(x)<0 sur ]1~;~+\infty[.
f est donc strictement croissante sur [0~;~1] puis strictement décroissante sur [1~;~+\infty[, avec f(0)=0, f(1)=e^{-1} (maximum) et \displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=0 (question 1).
Tableau : x varie de 0 à 1 à +\infty ; f croît de 0 à e^{-1} puis décroît de e^{-1} à 0.

4.Déterminer, sur [0~;~+\infty[, le nombre de solutions de l'équation f(x)=\dfrac{367}{1000}.

On a e^{-1}\approx0{,}368>0{,}367.
Sur [0~;~1], f est continue et strictement croissante, allant de 0 à e^{-1}>0{,}367 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0{,}367 y admet une unique solution.
Sur [1~;~+\infty[, f est continue et strictement décroissante, allant de e^{-1}>0{,}367 à 0 : elle y admet aussi une unique solution.
Donc, la réponse est : l'équation f(x)=\dfrac{367}{1000} admet exactement deux solutions sur [0~;~+\infty[.

5.On admet que, pour tout x\in[0~;~+\infty[, f''(x)=e^{-x}(x-2). Étudier la convexité de f sur [0~;~+\infty[.

Pour tout x, e^{-x}>0, donc f''(x) est du signe de (x-2) : négatif sur [0~;~2[, nul en 2, positif sur ]2~;~+\infty[.
Donc, la réponse est : f est concave sur [0~;~2] et convexe sur [2~;~+\infty[ ; la courbe \mathcal{C}_f admet un point d'inflexion d'abscisse 2.

6.aPour a\in[0~;~+\infty[, soit A le point de \mathcal{C}_f d'abscisse a et T_a la tangente à \mathcal{C}_f en A. Démontrer que T_a a pour équation réduite y=\left[(1-a)e^{-a}\right]x+a^2e^{-a}.

La tangente en A a pour équation y=f'(a)(x-a)+f(a), soit y=(1-a)e^{-a}(x-a)+a\,e^{-a}.
En développant : \begin{aligned}y &= (1-a)e^{-a}x - a(1-a)e^{-a} + a\,e^{-a} \\ &= (1-a)e^{-a}x - a\,e^{-a}+a^2e^{-a}+a\,e^{-a}\end{aligned}
Donc, la réponse est : T_a a pour équation y=\left[(1-a)e^{-a}\right]x+a^2e^{-a}.

6.bT_a coupe l'axe des ordonnées en H_a, d'ordonnée notée g(a). En déduire l'expression de g(a).

L'ordonnée de H_a s'obtient en prenant x=0 dans l'équation de T_a : \begin{aligned}g(a) &= \left[(1-a)e^{-a}\right]\times0+a^2e^{-a} \\ &= a^2e^{-a}\end{aligned}

6.cDémontrer que g(a) est maximum lorsque A est le point d'inflexion de \mathcal{C}_f.

On étudie la fonction g définie sur [0~;~+\infty[ par g(x)=x^2e^{-x} : g'(x) = 2x\,e^{-x}+x^2\times(-e^{-x}) = -x(x-2)e^{-x}.
Pour x>0, e^{-x}>0 et -x<0, donc g'(x) est du signe de -(x-2) : positif sur [0~;~2[, nul en 2, négatif sur ]2~;~+\infty[.
g est donc croissante puis décroissante sur [0~;~+\infty[ : elle admet un maximum unique en x=2.
Or x=2 est exactement l'abscisse du point d'inflexion de \mathcal{C}_f (question 5). Donc, la réponse est : g(a) est maximum lorsque A est le point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.

Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

L'espace est muni d'un repère orthonormée \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

On considère:

  • d_1 la droite passant par le point H(2 ; 3 ; 0) et de vecteur directeur \vect{u}\begin{pmatrix}1\\-1\\1\end{pmatrix} ;
  • d_2 la droite de représentation paramétrique : \left\{\begin{array}{l c l} x &=& 2k - 3\\ y &=&k\\ z &=&5 \end{array}\right.\quad \text{où }\:k \:\text{décrit }\: \R.

Le but de cet exercice est de déterminer une représentation paramétrique d'une droite \Delta qui soit perpendiculaire aux droites d_1 et d_2.

    1. Déterminer un vecteur directeur \vect{v} de la droite d_2.
    2. Démontrer que les droites d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.
    3. Démontrer que les droites d_1 et d_2 ne sont pas sécantes.
    4. Quelle est la position relative des droites d_1 et d_2 ?
    1. Vérifier que le vecteur \vect{w}\begin{pmatrix}-1\\2\\3\end{pmatrix} est orthogonal à \vect{u} et à \vect{v}.
    2. On considère le plan P passant par le point H et dirigé par les vecteurs \vect{u} et \vect{w}.

      On admet qu'une équation cartésienne de ce plan est : 5x + 4y - z - 22 = 0.

      Démontrer que l'intersection du plan P et de la droite d_2 est le point M(3 ; 3 ; 5).
  1. Soit \Delta la droite de vecteur directeur \vect{w} passant par le point M.

    Une représentation paramétrique de \Delta est donc donnée par:

    \left\{\begin{array}{l c l} x &=&- r + 3 \\ y &= &2r + 3\\ z &=& 3r + 5 \end{array}\right.\quad \text{où }\:r\: \text{décrit }\R.

    1. Justifier que les droites \Delta et d_1 sont perpendiculaires en un point L dont on déterminera les coordonnées.
    2. Expliquer pourquoi la droite \Delta est solution du problème posé.
Voir la correction

1.a.L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère la droite d_1 passant par H(2 ; 3 ; 0) de vecteur directeur \vec{u}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix}, et la droite d_2 de représentation paramétrique x=2k-3, y=k, z=5 (k\in\mathbb{R}). Donner un vecteur directeur \vec{v} de d_2.

Les coefficients de k dans les coordonnées de d_2 fournissent un vecteur directeur : \vec{v}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} (obtenu en prenant k=0 puis k=1, ce qui donne les points (-3;0;5) et (-1;1;5), de vecteur \vec{v}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}).

1.b.Montrer que d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.

Les vecteurs \vec{u}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} et \vec{v}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} ne sont clairement pas colinéaires (il n'existe pas de réel k tel que \vec{v}=k\vec{u}, car la troisième coordonnée de \vec{v} est nulle alors que celle de \vec{u} ne l'est pas). Donc, la réponse est que d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.

1.c.Montrer que d_1 et d_2 ne sont pas sécantes.

Une représentation paramétrique de d_1 est x=2+t, y=3-t, z=t (t\in\mathbb{R}). Un point commun à d_1 et d_2 vérifierait 2+t=2k-3, 3-t=k et t=5.
La troisième équation donne t=5, la deuxième donne \begin{aligned}k &= 3-5 \\ &= -2\end{aligned} En reportant dans la première : 2+5=7 d'une part, et 2\times(-2)-3=-7 d'autre part : 7\neq-7, contradiction.
Donc, la réponse est que d_1 et d_2 ne sont pas sécantes.

1.d.Quelle est la position relative des droites d_1 et d_2 ?

Deux droites non parallèles et non sécantes ne peuvent pas être coplanaires. Donc, la réponse est que d_1 et d_2 sont non coplanaires.

2.a.Vérifier que le vecteur \vec{w}\begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 3\end{pmatrix} est orthogonal à \vec{u} et à \vec{v}.

On calcule les produits scalaires : \begin{aligned}\vec{w}\cdot\vec{u} &= -1\times1+2\times(-1)+3\times1 \\ &= -1-2+3 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{w}\cdot\vec{v} &= -1\times2+2\times1+3\times0 \\ &= -2+2+0 \\ &= 0\end{aligned} Donc, la réponse est que \vec{w} est orthogonal à \vec{u} et à \vec{v}.

2.b.Soit P le plan passant par H et dirigé par \vec{u} et \vec{w} ; on admet que P a pour équation cartésienne 5x+4y-z-22=0. Montrer que P coupe d_2 au point M(3 ; 3 ; 5).

Un point de d_2 (de coordonnées x=2k-3, y=k, z=5) appartient à P si 5(2k-3)+4k-5-22=0, soit 10k-15+4k-27=0, c'est-à-dire 14k=42 donc k=3.
Pour k=3, on obtient \begin{aligned}x &= 2\times3-3 \\ &= 3\end{aligned} y=3, z=5. Donc, la réponse est que le point d'intersection est bien M(3 ; 3 ; 5).

3.a.Soit \Delta la droite de vecteur directeur \vec{w} passant par M, de représentation paramétrique x=-r+3, y=2r+3, z=3r+5 (r\in\mathbb{R}). Justifier que \Delta et d_1 sont perpendiculaires en un point L dont on donnera les coordonnées.

Les vecteurs directeurs \vec{w} et \vec{u} de \Delta et d_1 sont orthogonaux (question 2.a), donc si ces deux droites se coupent, elles sont perpendiculaires.
Un point commun vérifierait (avec la représentation x=2+t, y=3-t, z=t de d_1) : 2+t=-r+3, 3-t=2r+3, t=3r+5.
En reportant t=3r+5 dans la deuxième équation : \begin{aligned}3-(3r+5) = 2r+3 &\iff -3r-2 = 2r+3 \\ &\iff -5 = 5r \\ &\iff r = -1 \end{aligned} d'où \begin{aligned}t &= 3\times(-1)+5 \\ &= 2\end{aligned}
On vérifie la première équation : 2+2=4 et -(-1)+3=4 : l'égalité est vérifiée, donc les droites se coupent bien.
En remplaçant t=2 dans les coordonnées de d_1, on obtient le point d'intersection L(4 ; 1 ; 2). Donc, la réponse est que \Delta et d_1 sont perpendiculaires au point L(4 ; 1 ; 2).

3.b.Expliquer pourquoi \Delta résout le problème posé (trouver une droite perpendiculaire commune à d_1 et d_2).

La droite \Delta passe par M, point d'intersection avec d_2, avec un vecteur directeur \vec{w} orthogonal à celui de d_2 : \Delta est donc perpendiculaire à d_2. Elle passe aussi par L, point d'intersection avec d_1, avec \vec{w} orthogonal à \vec{u} : \Delta est donc aussi perpendiculaire à d_1. Donc, la réponse est que \Delta est bien la perpendiculaire commune à d_1 et d_2 recherchée.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

Chaque réponse doit être justifiée.

Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Affirmation : La fonction f définie sur \R par f(x) = \text{e}^x - x est convexe.
  2. Affirmation : L'équation \left(2\text{e}^x - 6\right)\left(\text{e}^x + 2\right) = 0 admet \ln (3) comme unique solution dans \R.
  3. Affirmation : \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\text{e}^{2x} - 1}{\text{e}^x - x} = 0.
  4. Soit f la fonction définie sur \R par f(x) = (6x + 5)\text{e}^{3x} et F la fonction définie sur \R par :

    F(x) = (2x + 1)\text{e}^{3x} + 4.

    Affirmation : F est la primitive de f sur \R qui prend la valeur 5 quand x = 0.
  5. On considère la fonction mystere définie ci-dessous qui prend une liste L de nombres en paramètre.

    On rappelle que len(L) représente la longueur de la liste L.

    def mystere(L) :
    S = 0
    for i in range(len(L)) :
    S = S + L[i]
    return S / len(L)


    Affirmation : L'exécution de mystere([1, 9, 9, 5, 0, 3, 6, 12, 0, 5]) renvoie 50.
Voir la correction

1.Affirmation : la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=e^x-x est convexe. Vrai ou faux ?

f est deux fois dérivable sur \mathbb{R}, avec f'(x)=e^x-1 puis f''(x)=e^x. Comme e^x>0 pour tout réel x, f'' est positive sur \mathbb{R}. Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : f est convexe sur \mathbb{R}.

2.Affirmation : l'équation (2e^x-6)(e^x+2)=0 admet \ln(3) comme unique solution réelle. Vrai ou faux ?

Un produit de facteurs est nul si, et seulement si, l'un des facteurs est nul : 2e^x-6=0 ou e^x+2=0.
Comme e^x>0 pour tout x, on a {e^x+2>2>0} : cette équation n'a donc aucune solution.
L'autre équation donne \begin{aligned}2e^x = 6 &\iff e^x = 3 \\ &\iff x = \ln(3) \end{aligned} (par stricte croissance de la fonction exponentielle, cette solution est unique).
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie.

3.Affirmation : \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x}=0. Vrai ou faux ?

On factorise par le terme dominant de chaque membre : \begin{aligned}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x} &= \dfrac{e^{2x}\left(1-e^{-2x}\right)}{e^x\left(1-xe^{-x}\right)} \\ &= e^x\times\dfrac{1-e^{-2x}}{1-xe^{-x}}\end{aligned}
Or \displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^{-2x}=0 donc le numérateur de la fraction tend vers 1 ; et xe^{-x}=\dfrac{x}{e^x}\to0 par croissances comparées, donc le dénominateur tend aussi vers 1.
Le quotient tend donc vers 1, et comme \displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^x=+\infty, on obtient \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x}=+\infty.
Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse (la limite vaut +\infty, pas 0).

4.Affirmation : avec f(x)=(6x+5)e^{3x} et F(x)=(2x+1)e^{3x}+4 sur \mathbb{R}, F est la primitive de f qui vaut 5 en x=0. Vrai ou faux ?

F est dérivable sur \mathbb{R} comme produit et somme de fonctions dérivables : F'(x) = 2e^{3x}+3(2x+1)e^{3x} = e^{3x}\big(2+6x+3\big) = (6x+5)e^{3x} = f(x).
De plus \begin{aligned}F(0) &= (2\times0+1)e^{0}+4 \\ &= 1+4 \\ &= 5\end{aligned}
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : F est bien la primitive de f sur \mathbb{R} valant 5 en 0.

5.On considère une fonction Python mystere(L) qui parcourt une liste L, cumule la somme S de ses éléments, puis renvoie S divisée par la longueur de L (la moyenne des éléments). Affirmation : mystere([1, 9, 9, 5, 0, 3, 6, 12, 0, 5]) renvoie 50. Vrai ou faux ?

La somme des dix éléments de la liste vaut 1+9+9+5+0+3+6+12+0+5=50, et la fonction renvoie cette somme divisée par la longueur de la liste (ici 10), soit \dfrac{50}{10}=5. Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse (le résultat renvoyé vaut 5, pas 50).

Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

On considère :

  • le point A(1~;~-1~;~-1) ;
  • le plan \mathcal{P}_1, d'équation : 5x +2y + 4z= 17 ;
  • le plan \mathcal{P}_2 d'équation : 10x+ 14y + 3z = 19;
  • la droite \mathcal{D} de représentation paramétrique : \left\{\begin{array}{l c l} x &=& 1+2t\\ y &=& - t\\ z&=&3-2t \end{array}\right.\quad \text{où } \:t \:\text{décrit } \R.
  1. Justifier que les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 ne sont pas parallèles.
  2. Démontrer que \mathcal{D} est la droite d'intersection de \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2.
    1. Vérifier que A n'appartient pas à \mathcal{P}_1.
    2. Justifier que A n'appartient pas à \mathcal{D}.
  3. Pour tout réel t, on note M le point de \mathcal{D} de coordonnées (1 +2t~;~-t~;~3 - 2t).

    On considère alors la fonction f qui à tout réel t associe AM^2, soit f(t) = \text{A}M^2.
    1. Démontrer que pour tout réel t, on a: f(t) = 9t^2 - 18t + 17.
    2. Démontrer que la distance AM est minimale lorsque M a pour coordonnées (3~;~-1~;~1).
  4. On note H le point de coordonnées (3~;~-1~;~1).

    Démontrer que la droite (AH) est perpendiculaire à \mathcal{D}.
Voir la correction

1.L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère le point A(1 ; -1 ; -1), le plan \mathcal{P}_1 d'équation 5x+2y+4z=17 et le plan \mathcal{P}_2 d'équation 10x+14y+3z=19. Justifier que \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 ne sont pas parallèles.

Un vecteur normal à \mathcal{P}_1 est \vec{n_1}\begin{pmatrix}5 \\ 2 \\ 4\end{pmatrix} et un vecteur normal à \mathcal{P}_2 est \vec{n_2}\begin{pmatrix}10 \\ 14 \\ 3\end{pmatrix}. Si ces vecteurs étaient colinéaires, on aurait \begin{aligned}\dfrac{10}{5} &= \dfrac{14}{2} \\ &= \dfrac{3}{4}\end{aligned} or \dfrac{10}{5}=2 et \dfrac{14}{2}=7 : les rapports diffèrent, donc \vec{n_1} et \vec{n_2} ne sont pas colinéaires. Donc, la réponse est que les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 ne sont pas parallèles.

2.Soit \mathcal{D} la droite de représentation paramétrique x=1+2t, y=-t, z=3-2t (avec t\in\mathbb{R}). Démontrer que \mathcal{D} est la droite d'intersection de \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2.

Les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 ne sont pas parallèles (question précédente), donc ils sont sécants selon une droite. Vérifions que tout point de \mathcal{D} appartient à cette droite d'intersection.
Pour tout réel t, en notant M le point de paramètre t : \begin{aligned}5(1+2t)+2(-t)+4(3-2t) &= 5+10t-2t+12-8t \\ &= 17\end{aligned} donc M\in\mathcal{P}_1.
De même : \begin{aligned}10(1+2t)+14(-t)+3(3-2t) &= 10+20t-14t+9-6t \\ &= 19\end{aligned} donc M\in\mathcal{P}_2.
Tout point de \mathcal{D} appartient donc à la fois à \mathcal{P}_1 et à \mathcal{P}_2 : \mathcal{D} est bien la droite d'intersection de ces deux plans.

3.aVérifier que A n'appartient pas à \mathcal{P}_1.

\begin{aligned}5\times1+2\times(-1)+4\times(-1) &= 5-2-4 \\ &= -1\end{aligned} et -1\neq17, donc, la réponse est que A n'appartient pas à \mathcal{P}_1.

3.bJustifier que A n'appartient pas à \mathcal{D}.

A appartiendrait à \mathcal{D} s'il existait un réel t tel que 1=1+2t, -1=-t et -1=3-2t, soit t=0, t=1 et t=2 simultanément. Ces trois valeurs sont incompatibles, le système n'a pas de solution : donc, la réponse est que A n'appartient pas à \mathcal{D}.

4.aPour tout réel t, on note M le point de \mathcal{D} de coordonnées (1+2t~;~-t~;~3-2t) et f(t)=\mathrm{A}M^2. Montrer que f(t)=9t^2-18t+17.

\begin{aligned}f(t) &= (1+2t-1)^2+(-t-(-1))^2+(3-2t-(-1))^2 \\ &= (2t)^2+(1-t)^2+(4-2t)^2\end{aligned}
En développant : 4t^2+(1-2t+t^2)+(16-16t+4t^2)=9t^2-18t+17. Donc, la réponse est f(t)=9t^2-18t+17.

4.bDémontrer que la distance AM est minimale lorsque M a pour coordonnées (3~;~-1~;~1).

La distance AM est minimale exactement quand f(t)=\mathrm{A}M^2 est minimale, car la fonction racine carrée est croissante.
f est un polynôme du second degré de coefficient dominant 9>0 : il admet un minimum en \begin{aligned}t &= -\dfrac{-18}{2\times9} \\ &= \dfrac{18}{18} \\ &= 1\end{aligned}
Pour t=1, le point de \mathcal{D} a pour coordonnées (1+2~;~-1~;~3-2)=(3~;~-1~;~1). Donc, la réponse est que AM est minimale pour M(3~;~-1~;~1).

5.On note H le point de coordonnées (3~;~-1~;~1). Démontrer que la droite (AH) est perpendiculaire à \mathcal{D}.

\overrightarrow{\mathrm{AH}}\begin{pmatrix}3-1 \\ -1-(-1) \\ 1-(-1)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2 \\ 0 \\ 2\end{pmatrix}. Un vecteur directeur de \mathcal{D}, lu sur sa représentation paramétrique, est \vec{u}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ -2\end{pmatrix}.
Le repère étant orthonormé, on calcule le produit scalaire par les coordonnées : \begin{aligned}\vec{u}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AH}} &= 2\times2+(-1)\times0+(-2)\times2 \\ &= 4+0-4 \\ &= 0\end{aligned}
Le produit scalaire est nul, donc les droites (AH) et \mathcal{D} sont orthogonales. De plus, H appartient à \mathcal{D} (c'est le point de paramètre t=1) et H appartient aussi à (AH) : les deux droites sont donc sécantes en H. Étant orthogonales et sécantes, elles sont perpendiculaires.

Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Dans l'espace muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) d'unité 1 cm, on considère les points suivants :

\text{J}(2~;~0~;~1),\quad \text{K}( 1~;~2~;~1)\:\text{et}\quad \text{L}(-2~;~-2~;~-2)

    1. Montrer que le triangle JKL est rectangle en J.
    2. Calculer la valeur exacte de l'aire du triangle JKL en cm^2.
    3. Déterminer une valeur approchée au dixième près de l'angle géométrique \widehat{\text{JKL}}.
    1. Démontrer que le vecteur \vect{n} de coordonnées \begin{pmatrix}6\\3\\-10\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (JKL).
    2. En déduire une équation cartésienne du plan (JKL).

Dans la suite, T désigne le point de coordonnées (10~;~9~;~-6).

    1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (JKL) et passant par T.
    2. Déterminer les coordonnées du point H, projeté orthogonal du point T sur le plan (JKL).
    3. On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

      V\quad = \dfrac13 \mathcal{B} \times h\:\: \text{où }\quad \mathcal{B}\:\text{désigne l'aire d'une base et } \: h \: \text{la hauteur correspondante}

      Calculer la valeur exacte du volume du tétraèdre JKLT en cm^3.
Voir la correction

1.aL'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne J(2 ; 0 ; 1), K(1 ; 2 ; 1) et L(-2 ; -2 ; -2). Montrer que le triangle JKL est rectangle en J.

\overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{JL}\begin{pmatrix}-4 \\ -2 \\ -3\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{JK}\cdot\overrightarrow{JL} &= (-1)\times(-4)+2\times(-2)+0\times(-3) \\ &= 4-4+0 \\ &= 0\end{aligned}
Les vecteurs \overrightarrow{JK} et \overrightarrow{JL} sont orthogonaux, donc le triangle JKL est rectangle en J.

1.bCalculer la valeur exacte de l'aire du triangle JKL (en cm^{2}).

\begin{aligned}JK &= \left\|\overrightarrow{JK}\right\| \\ &= \sqrt{(-1)^2+2^2+0^2} \\ &= \sqrt5\end{aligned} et \begin{aligned}JL &= \left\|\overrightarrow{JL}\right\| \\ &= \sqrt{(-4)^2+(-2)^2+(-3)^2} \\ &= \sqrt{29}\end{aligned}
Le triangle étant rectangle en J, son aire vaut \mathcal{A} = \dfrac{JK\times JL}{2} = \dfrac{\sqrt5\times\sqrt{29}}{2} = \dfrac{\sqrt{145}}{2} cm^{2}.

1.cDéterminer une valeur approchée au dixième de degré près de l'angle géométrique \widehat{JKL}.

Le triangle JKL étant rectangle en J, on utilise SOH-CAH-TOA dans le triangle rectangle JKL : \begin{aligned}\tan\left(\widehat{JKL}\right) &= \dfrac{JL}{JK} \\ &= \dfrac{\sqrt{29}}{\sqrt5}\end{aligned}
Donc, \widehat{JKL} = \arctan\left(\dfrac{\sqrt{29}}{\sqrt5}\right)\approx 67,5^{\circ}.

2.aDémontrer que le vecteur \vec n de coordonnées \begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix} est normal au plan (JKL).

\begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{JK} &= 6\times(-1)+3\times2+(-10)\times0 \\ &= -6+6+0 \\ &= 0\end{aligned}
\begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{JL} &= 6\times(-4)+3\times(-2)+(-10)\times(-3) \\ &= -24-6+30 \\ &= 0\end{aligned}
\vec n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (JKL), donc \vec n est normal au plan (JKL).

2.bEn déduire une équation cartésienne du plan (JKL).

Le plan (JKL), de vecteur normal \vec n\begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix}, a une équation de la forme 6x+3y-10z+d=0.
Comme J(2 ; 0 ; 1) appartient au plan : \begin{aligned}6\times2+3\times0-10\times1+d = 0 &\iff 12-10+d = 0 \\ &\iff d = -2 \end{aligned}
Donc, une équation cartésienne du plan (JKL) est 6x+3y-10z-2=0.

3.aOn note T le point de coordonnées (10 ; 9 ; -6). Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (JKL) et passant par T.

La droite \Delta, orthogonale au plan (JKL), admet \vec n\begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix} comme vecteur directeur ; elle passe par T(10 ; 9 ; -6). Une représentation paramétrique est donc : \begin{cases}x=10+6t\\y=9+3t\\z=-6-10t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

3.bDéterminer les coordonnées du point H, projeté orthogonal de T sur le plan (JKL).

H est l'unique point d'intersection de \Delta et du plan (JKL). On remplace les coordonnées paramétriques dans l'équation du plan : 6(10+6t)+3(9+3t)-10(-6-10t)-2=0.
En développant : \begin{aligned}60+36t+27+9t+60+100t-2 = 0 &\iff 145t+145 = 0 \\ &\iff t = -1 \end{aligned}
En remplaçant t=-1 : \begin{aligned}x &= 10+6\times(-1) \\ &= 4\end{aligned} \begin{aligned}y &= 9+3\times(-1) \\ &= 6\end{aligned} \begin{aligned}z &= -6-10\times(-1) \\ &= 4\end{aligned}
Donc, H a pour coordonnées (4 ; 6 ; 4).

3.cSachant que le volume d'un tétraèdre est donné par V=\dfrac13\mathcal{B}\times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur correspondante, calculer la valeur exacte du volume du tétraèdre JKLT (en cm^{3}).

On prend pour base le triangle JKL, d'aire \mathcal{B}=\dfrac{\sqrt{145}}{2} cm^{2} (question 1.b), et pour hauteur la longueur TH, puisque H est le projeté orthogonal de T sur le plan (JKL).
\overrightarrow{TH}\begin{pmatrix}-6 \\ -3 \\ 10\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}TH &= \sqrt{(-6)^2+(-3)^2+10^2} \\ &= \sqrt{145}\end{aligned}
\begin{aligned}V &= \dfrac13\times\dfrac{\sqrt{145}}{2}\times\sqrt{145} \\ &= \dfrac{145}{6}\end{aligned}
Donc, le volume du tétraèdre JKLT vaut \dfrac{145}{6} cm^{3}.

Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Partie A

Soit p la fonction définie sur l'intervalle [-3~;~4] par :

p(x) = x^3 - 3x^2 + 5x + 1

  1. Déterminer les variations de la fonction p sur l'intervalle [-3~;~4].
  2. Justifier que l'équation p(x) = 0 admet dans l'intervalle [-3~;~4] une unique solution qui sera notée \alpha.
  3. Déterminer une valeur approchée du réel \alpha au dixième près.
  4. Donner le tableau de signes de la fonction p sur l'intervalle [-3~;~4].

Partie B

Soit f la fonction définie sur l'intervalle [-3~;~4] par :

f(x) = \dfrac{\text{e}^x}{1 + x^2}

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthogonal.

    1. Déterminer la dérivée de la fonction f sur l'intervalle [-3~;~4].
    2. Justifier que la courbe \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale au point d'abscisse 1.
  1. Les concepteurs d'un toboggan utilisent la courbe \mathcal{C}_f comme profil d'un toboggan. Ils estiment que le toboggan assure de bonnes sensations si le profil possède au moins deux points d'inflexion.

    01234 1 2 3 41234 Représentationdelacourbe C f C f

    Vuedeprofildutoboggan

    1. D'après le graphique ci-dessus, le toboggan semble-t-il assurer de bonnes sensations ? Argumenter.
    2. On admet que la fonction f'', dérivée seconde de la fonction f, a pour expression pour tout réel x de l'intervalle [-3~;~4] :

      f''(x) = \dfrac{p(x)(x - 1)\text{e}^x}{\left(1 + x^2\right)^3}

      p est la fonction définie dans la partie A.

      En utilisant l'expression précédente de f'', répondre à la question : « le toboggan assure-t-il de bonnes sensations ? ». Justifier.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit p la fonction définie sur [-3~;~4] par p(x) = x^3-3x^2+5x+1. Étudier les variations de p sur [-3~;~4].

p est dérivable sur [-3~;~4], avec p'(x) = 3x^2-6x+5, un trinôme du second degré de discriminant \Delta = (-6)^2-4\times3\times5 = 36-60=-24<0.
Comme \Delta<0 et que le coefficient dominant (3) est positif, p'(x)>0 pour tout x de [-3~;~4] : p est strictement croissante sur [-3~;~4].

PartieA ; 2. Justifier que l'équation p(x)=0 admet, sur [-3~;~4], une unique solution notée \alpha.

p(-3)=-68 et p(4)=37. p est continue (car dérivable) et strictement croissante sur [-3~;~4], à valeurs entre -68 et 37 ; comme 0 appartient à cet intervalle, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation p(x)=0 admet une unique solution \alpha dans [-3~;~4].

PartieA ; 3. Donner une valeur approchée de \alpha au dixième près.

À la calculatrice, p(-0{,}2)\approx-0{,}13<0 et p(-0{,}1)\approx0{,}47>0 : donc, \alpha\approx-0{,}2 au dixième près.

PartieA ; 4. Donner le tableau de signes de p sur [-3~;~4].

p étant strictement croissante et s'annulant uniquement en \alpha\approx-0{,}2 : p(x)<0 sur [-3~;~\alpha[, p(\alpha)=0, et p(x)>0 sur ]\alpha~;~4].

PartieB ; 1.a Soit f la fonction définie sur [-3~;~4] par f(x) = \dfrac{e^x}{1+x^2}, de courbe \mathcal{C}_f. Déterminer f'(x).

f est dérivable sur [-3~;~4] (car 1+x^2\neq0), et par la formule de dérivation d'un quotient : f'(x) = \dfrac{e^x(1+x^2)-e^x\times2x}{(1+x^2)^2} = \dfrac{e^x\left(x^2-2x+1\right)}{(1+x^2)^2} = \dfrac{(x-1)^2\,e^x}{(1+x^2)^2}.

PartieB ; 1.b Justifier que \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale au point d'abscisse 1.

f'(x)=0 \iff (x-1)^2e^x=0 \iff (x-1)^2=0 (car e^x\neq0) \iff x=1.
Donc, f'(1)=0 : la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1 est horizontale, d'équation \begin{aligned}y &= f(1) \\ &= \dfrac{e}{2}\end{aligned}

PartieB ; 2.a Des concepteurs utilisent \mathcal{C}_f comme profil d'un toboggan, en estimant que le profil assure de bonnes sensations s'il possède au moins deux points d'inflexion. D'après le graphique fourni, le toboggan semble-t-il assurer de bonnes sensations ?

Graphiquement, la courbe \mathcal{C}_f semble convexe sur [-3~;~0], concave sur [0~;~1], puis de nouveau convexe sur [1~;~4] : elle change donc deux fois de convexité, aux abscisses 0 et 1. Le toboggan semble assurer de bonnes sensations.

PartieB ; 2.b On admet que, pour tout x de [-3~;~4], f''(x) = \dfrac{p(x)(x-1)e^x}{(1+x^2)^3}, où p est la fonction de la partie A. Confirmer, en justifiant, si le toboggan assure de bonnes sensations.

Sur [-3~;~4], (1+x^2)^3>0 et e^x>0, donc f''(x) est du signe de p(x)(x-1).
D'après le tableau de signes de p (partie A, question 4) : p(x)<0 sur [-3~;~\alpha[ et p(x)>0 sur ]\alpha~;~4] ; par ailleurs x-1<0 sur [-3~;~1[ et x-1>0 sur ]1~;~4].
En croisant les signes : p(x)(x-1) est positif sur [-3~;~\alpha[, négatif sur ]\alpha~;~1[, puis positif sur ]1~;~4] : f'' change donc bien de signe en x=\alpha et en x=1.
\mathcal{C}_f admet donc bien deux points d'inflexion (aux abscisses \alpha et 1) : le toboggan assure de bonnes sensations, ce qui confirme la lecture graphique.

Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Une exposition d'art contemporain a lieu dans une salle en forme de pavé droit de largeur 6 m, de longueur 8 m et de hauteur 4 m.

Elle est représentée par le parallélépipède rectangle OBCDEFGH où OB = 6 m, OD = 8 m et OE = 4 m.

On utilise le repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) tel que \vect{\imath} = \dfrac16\vect{\text{OB}}, \vect{\jmath} = \dfrac18\vect{\text{OD}} et \vect{k} =\dfrac14\vect{\text{OE}}.

A B C D E F G H O R S T ı k

Dans ce repère on a, en particulier C(6 ; 8 ; 0), F(6 ; 0 ; 4) et G(6 ; 8 ; 4).

Une des œuvres exposées est un triangle de verre représenté par le triangle ART qui a pour

sommets A(6 ; 0 ; 2), R(6 ; 3 ; 4) et T(3 ; 0 ; 4), Enfin, S est le point de coordonnées \left(3~;~\dfrac52~;~0\right).

    1. Vérifier que le triangle ART est isocèle en A.
    2. Calculer le produit scalaire \vect{\text{AR}} \cdot \vect{\text{AT}}.
    3. En déduire une valeur approchée à 0,1 degré près de l'angle \widehat{\text{RAT}}.
    1. Justifier que le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix}2\\-2\\3\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (ART).
    2. En déduire une équation cartésienne du plan (ART).
  1. Un rayon laser dirigé vers le triangle ART est émis du plancher à partir du point S. On admet que ce rayon est orthogonal au plan (ART).
    1. Soit \Delta la droite orthogonale au plan (ART) et passant par le point S.

      Justifier que le système ci-dessous est une représentation paramétrique de la droite \Delta :

      \left\{\begin{array}{l c r} x&=&3+2k\\ y&=& \dfrac52 - 2k\\ z &=& 3k \end{array}\right.,\: \text{avec }\:k \in \R.
    2. Soit L le point d'intersection de la droite \Delta, avec le plan (ART).

      Démontrer que L a pour coordonnées \left(5~;~\dfrac12~;~3\right).
  2. L'artiste installe un rail représenté par le segment [DK] ou K est le milieu du segment [EH].

    Sur ce rail, il positionne une source lumineuse laser en un point N du segment [DK] et il oriente ce second rayon laser vers le point S.

    A B C D E F G H O R S T

    1. Montrer que, pour tout réel t de l'intervalle [0 ; 1], le point N de coordonnées (0~;~8 - 4t~;~4t) est un point du segment [DK].
    2. Calculer les coordonnées exactes du point N tel que les deux rayons laser représentés par les segments [SL] et [SN] soient perpendiculaires.
Voir la correction

1.aUne salle d'exposition est représentée par le parallélépipède rectangle OBCDEFGH, muni du repère orthonormé (O~;~\vec\imath,\vec\jmath,\vec k) associé aux dimensions de la pièce, avec A(6 ; 0 ; 2), R(6 ; 3 ; 4) et T(3 ; 0 ; 4). Vérifier que le triangle ART est isocèle en A.

\overrightarrow{AR}\begin{pmatrix}0 \\ 3 \\ 2\end{pmatrix} et \overrightarrow{AT}\begin{pmatrix}-3 \\ 0 \\ 2\end{pmatrix}.
\begin{aligned}AR &= \sqrt{0^2+3^2+2^2} \\ &= \sqrt{13}\end{aligned} et \begin{aligned}AT &= \sqrt{(-3)^2+0^2+2^2} \\ &= \sqrt{13}\end{aligned}
Comme AR=AT, le triangle ART est isocèle en A.

1.bCalculer le produit scalaire \overrightarrow{AR}\cdot\overrightarrow{AT}.

\overrightarrow{AR}\cdot\overrightarrow{AT} = 0\times(-3)+3\times0+2\times2 = 0+0+4 = 4.

1.cEn déduire une valeur approchée à 0,1 degré près de l'angle \widehat{RAT}.

D'après la formule du produit scalaire : \overrightarrow{AR}\cdot\overrightarrow{AT} = AR\times AT\times\cos\left(\widehat{RAT}\right), donc \begin{aligned}\cos\left(\widehat{RAT}\right) &= \dfrac{4}{\sqrt{13}\times\sqrt{13}} \\ &= \dfrac{4}{13}\end{aligned}
Donc, \widehat{RAT} = \arccos\left(\dfrac{4}{13}\right)\approx 72,1^{\circ}.

2.aJustifier que le vecteur \vec n de coordonnées \begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} est normal au plan (ART).

\begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{AR} &= 2\times0+(-2)\times3+3\times2 \\ &= 0-6+6 \\ &= 0\end{aligned}
\begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{AT} &= 2\times(-3)+(-2)\times0+3\times2 \\ &= -6+0+6 \\ &= 0\end{aligned}
\vec n est orthogonal à \overrightarrow{AR} et \overrightarrow{AT}, deux vecteurs non colinéaires du plan (ART) : donc, \vec n est normal au plan (ART).

2.bEn déduire une équation cartésienne du plan (ART).

Le plan (ART), de vecteur normal \vec n\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix}, a une équation de la forme 2x-2y+3z+d=0.
Comme A(6 ; 0 ; 2) appartient au plan : \begin{aligned}2\times6-2\times0+3\times2+d = 0 &\iff 12+6+d = 0 \\ &\iff d = -18 \end{aligned}
Donc, une équation cartésienne du plan (ART) est 2x-2y+3z-18=0.

3.aUn rayon laser orthogonal au plan (ART) est émis du point S de coordonnées \left(3~;~\dfrac52~;~0\right). Justifier que le système x=3+2k, y=\dfrac52-2k, z=3k (k\in\mathbb{R}) est une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (ART) passant par S.

La droite \Delta, orthogonale au plan (ART), admet \vec n\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} comme vecteur directeur ; elle passe par S\left(3~;~\dfrac52~;~0\right). Une représentation paramétrique de \Delta est donc x=3+2k, y=\dfrac52-2k, z=0+3k, soit x=3+2k, y=\dfrac52-2k, z=3k, avec k\in\mathbb{R}.

3.bSoit L le point d'intersection de \Delta et du plan (ART). Démontrer que L a pour coordonnées \left(5~;~\dfrac12~;~3\right).

On remplace les coordonnées paramétriques dans l'équation du plan (ART) : 2(3+2k)-2\left(\dfrac52-2k\right)+3\times3k-18=0.
En développant : \begin{aligned}6+4k-5+4k+9k-18 = 0 &\iff 17k-17 = 0 \\ &\iff k = 1 \end{aligned}
En remplaçant k=1 : \begin{aligned}x &= 3+2 \\ &= 5\end{aligned} \begin{aligned}y &= \dfrac52-2 \\ &= \dfrac12\end{aligned} z=3.
Donc, L a pour coordonnées \left(5~;~\dfrac12~;~3\right).

4.aUn rail est représenté par le segment [DK], où K est le milieu de [EH] et D(0 ; 8 ; 0). Montrer que, pour tout réel t de [0~;~1], le point N de coordonnées (0~;~8-4t~;~4t) appartient au segment [DK].

Avec E(0 ; 0 ; 4) et H(0 ; 8 ; 4), le milieu K de [EH] a pour coordonnées (0~;~4~;~4).
\overrightarrow{DK}\begin{pmatrix}0 \\ -4 \\ 4\end{pmatrix} et \overrightarrow{DN}\begin{pmatrix}0 \\ -4t \\ 4t\end{pmatrix} : on remarque que \overrightarrow{DN} = t\times\overrightarrow{DK}, donc D, N et K sont alignés.
Comme t\in[0~;~1], le point N se situe entre D (obtenu pour t=0) et K (obtenu pour t=1) : N appartient donc bien au segment [DK].

4.bCalculer les coordonnées exactes du point N pour lesquelles les rayons laser représentés par [SL] et [SN] sont perpendiculaires.

\overrightarrow{SL}\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} et \overrightarrow{SN}\begin{pmatrix}-3 \\ \frac{11}{2}-4t \\ 4t\end{pmatrix}.
Les segments [SL] et [SN] sont perpendiculaires si, et seulement si, \overrightarrow{SL}\cdot\overrightarrow{SN}=0 : 2\times(-3)+(-2)\times\left(\dfrac{11}{2}-4t\right)+3\times4t=0.
En développant : \begin{aligned}-6-11+8t+12t = 0 &\iff 20t-17 = 0 \\ &\iff t = \dfrac{17}{20} \end{aligned}
En remplaçant dans les coordonnées de N : x=0, \begin{aligned}y &= 8-4\times\dfrac{17}{20} \\ &= \dfrac{23}{5}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 4\times\dfrac{17}{20} \\ &= \dfrac{17}{5}\end{aligned}
Donc, N a pour coordonnées \left(0~;~\dfrac{23}{5}~;~\dfrac{17}{5}\right).

Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM) qui comprend six questions. Les six questions sont indépendantes. Pour chacune des questions, une seule des quatre réponses est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question suivi de la lettre correspondant à la réponse exacte.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou une absence de réponse ne rapporte ni n'enlève aucun point

Question 1

Le réel a est définie par a = \ln (9) + \ln \left(\dfrac{\sqrt{3}}{3} \right)\quad + \ln \left(\dfrac19 \right) est égal à :

a. 1 - \dfrac12 \ln (3)b. \dfrac12 \ln (3)c. 3 \ln (3) + \dfrac12d. - \dfrac12 \ln (3)

Question 2

On note (E) l'équation suivante \ln x + \ln (x - 10) = \ln 3 + \ln 7 d'inconnue le réel x.

a. 3 est solution de (E).

b. 5 - \sqrt{46} est solution de (E).

c. L'équation (E) admet une unique solution réelle.

d. L'équation (E) admet deux solutions réelles.

Question 3

La fonction f est définie sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[ par l'expression f(x) = x^2(- 1 + \ln x).

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans le plan muni d'un repère.

a. Pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~+ \infty[, f'(x) = 2x + \dfrac1x.

b. La fonction f est croissante sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

c. f'\left(\sqrt{\text{e}} \right) est différent de 0.

d. La droite d'équation y = - \dfrac12 \text{e} est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt{\text{e}}.

Question 4

Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons du sac.

La probabilité de tirer exactement 2 jetons jaunes, arrondie au millième, est :

a. 0,683b. 0,346c. 0,230d. 0,165

Question 5

Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons du sac.

La probabilité de tirer au moins un jeton jaune, arrondie au milllième, est :

a. 0,078b. 0,259c. 0,337d. 0,922

Question 6

Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus.

On réalise l'expérience aléatoire suivante : on tire successivement et avec remise cinq jetons du sac.

On note le nombre de jetons jaunes obtenus après ces cinq tirages.

Si on répète cette expérience aléatoire un très grand nombre de fois alors, en moyenne, le nombre de jetons jaunes est égal à :

a. 0,4b. 1,2c. 2d. 2,5
Voir la correction

1.Le réel a = \ln(9)+\ln\left(\dfrac{\sqrt3}{3}\right)+\ln\left(\dfrac19\right) est égal à : a. 1-\dfrac12\ln(3) ; b. \dfrac12\ln(3) ; c. 3\ln(3)+\dfrac12 ; d. -\dfrac12\ln(3).

\begin{aligned}a &= \ln\left(3^2\right)+\ln\left(\sqrt3\right)-\ln(3)-\ln\left(3^2\right) \\ &= 2\ln(3)+\dfrac12\ln(3)-\ln(3)-2\ln(3) \\ &= -\dfrac12\ln(3)\end{aligned}
Réponse d.

2.On considère l'équation (E) : \ln(x)+\ln(x-10) = \ln(3)+\ln(7), d'inconnue réelle x. a. 3 est solution ; b. 5-\sqrt{46} est solution ; c. (E) admet une unique solution réelle ; d. (E) admet deux solutions réelles.

Le domaine de définition impose x>0 et x>10, donc x\in\,]10~;~+\infty[.
Sur ce domaine, \begin{aligned} (E) &\iff \ln\big(x(x-10)\big) = \ln(21) \\ &\iff x(x-10) = 21 \\ &\iff x^2-10x-21 = 0 \end{aligned} un trinôme de discriminant \begin{aligned}\Delta &= 100+84 \\ &= 184 \\ &= 4\times46\end{aligned} donc \sqrt\Delta=2\sqrt{46}.
Les racines sont x_1=5-\sqrt{46} et x_2=5+\sqrt{46}. Comme \sqrt{46}>5 (car 46>25), x_1<0 n'appartient pas au domaine, tandis que x_2>10 appartient au domaine.
L'équation (E) admet donc une unique solution réelle, 5+\sqrt{46}. Réponse c.

3.Soit f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2(-1+\ln(x)). a. f'(x)=2x+\dfrac1x ; b. f est croissante sur ]0~;~+\infty[ ; c. f'\left(\sqrt{e}\right) est différent de 0 ; d. la droite d'équation y=-\dfrac12e est tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt{e}.

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, avec f'(x) = 2x(-1+\ln(x))+x^2\times\dfrac1x = -2x+2x\ln(x)+x = x\big(2\ln(x)-1\big).
f'(x)=0 \iff 2\ln(x)-1=0 \iff \ln(x)=\dfrac12 \iff x=e^{\dfrac{1}{2}}=\sqrt e : la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt e est donc horizontale, d'équation y=f\left(\sqrt e\right).
\begin{aligned}f\left(\sqrt e\right) &= \left(\sqrt e\right)^2\left(-1+\ln\left(\sqrt e\right)\right) \\ &= e\left(-1+\dfrac12\right) \\ &= -\dfrac12e\end{aligned}
Donc, la tangente au point d'abscisse \sqrt e a bien pour équation y=-\dfrac12e. Réponse d.

4.Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons. La probabilité de tirer exactement 2 jetons jaunes, arrondie au millième, est : a. 0,683 ; b. 0,346 ; c. 0,230 ; d. 0,165.

Les tirages étant successifs, indépendants et avec remise, la variable X comptant le nombre de jetons jaunes obtenus suit la loi binomiale de paramètres n=5 et \begin{aligned}p &= \dfrac{20}{50} \\ &= \dfrac25\end{aligned}
P(X=2) = \dbinom{5}{2}\left(\dfrac25\right)^2\left(\dfrac35\right)^3 \approx 0,346. Réponse b.

5.Dans les mêmes conditions (sac de 20 jetons jaunes, 30 bleus, 5 tirages avec remise), la probabilité de tirer au moins un jeton jaune, arrondie au millième, est : a. 0,078 ; b. 0,259 ; c. 0,337 ; d. 0,922.

X\sim\mathcal{B}\left(5~;~\dfrac25\right). P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac35\right)^5 \approx 0,922.
Réponse d.

6.Toujours dans les mêmes conditions, si on répète l'expérience un très grand nombre de fois, le nombre moyen de jetons jaunes obtenus est égal à : a. 0,4 ; b. 1,2 ; c. 2 ; d. 2,5.

L'espérance d'une loi binomiale \mathcal{B}(n~;~p) vaut E(X)=np. Ici, \begin{aligned}E(X) &= 5\times\dfrac25 \\ &= 2\end{aligned}
Réponse c.

Principaux domaines abordés: Manipulation des vecteurs, des droites et des plans de l'espace. Orthogonalité et distances dans l'espace. Représentations paramétriques et équations cartésiennes.

Le solide ABCDEFGH est un cube. On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) de l'espace dans lequel les coordonnées des points B, D et E sont :

\text{B}(3~;~0 ~;~0),\quad \text{D} (0~;~3~;~0)\quad \text{et\quad E}(0~;~0~;~3).

A B C D E F G H ı k

On considère les points P(0 ; 0 ; 1), Q(0 ; 2 ; 3) et R(1 ; 0 ; 3).

  1. Placer les points P, Q et R sur la figure en ANNEXE qui sera à rendre avec la copie.
  2. Montrer que le triangle PQR est isocèle en R.
  3. Justifier que les points P, Q et R définissent un plan.
  4. On s'intéresse à présent à la distance entre le point E et le plan (PQR).
    1. Montrer que le vecteur \vect{u}(2~;~1~;~- 1) est normal au plan (PQR).
    2. En déduire une équation cartésienne du plan (PQR).
    3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d) passant par le point E et orthogonale au plan (PQR).
    4. Montrer que le point L\left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac83\right) est le projeté orthogonal du point E sur le plan (PQR).
    5. Déterminer la distance entre le point E et le plan (PQR).
  5. En choisissant le triangle EQR comme base, montrer que le volume du tétraèdre EPQR est \dfrac23.

    On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

    V = \dfrac13 \times \text{aire d'une base} \times \text{hauteur correspondante}.
  6. Trouver, à l'aide des deux questions précédentes, l'aire du triangle PQR.
Voir la correction

1.ABCDEFGH est un cube. Dans le repère orthonormé (\text{A}~;~\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}), on donne B(3 ; 0 ; 0), D(0 ; 3 ; 0), E(0 ; 0 ; 3), et on considère les points P(0 ; 0 ; 1), Q(0 ; 2 ; 3) et R(1 ; 0 ; 3). Placer les points P, Q et R sur la figure du cube.

P est sur l'arête [AE] (à un tiers de A en partant vers E), Q est sur la face (DHGC)... plus précisément Q se place à partir de E en avançant de 2 selon \vec{\jmath} et en montant de 3 selon \vec{k} à partir de A, et R se place à 1 selon \vec{\imath} et 3 selon \vec{k} : les trois points sont sur les faces du cube, respectivement sur l'arête [AE] pour P, et sur les faces supérieures pour Q et R (voir figure en annexe du sujet).

2.Montrer que le triangle PQR est isocèle en R.

\overrightarrow{RP}\begin{pmatrix}0-1 \\ 0-0 \\ 1-3\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ 0 \\ -2\end{pmatrix} et \overrightarrow{RQ}\begin{pmatrix}0-1 \\ 2-0 \\ 3-3\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix}.
\begin{aligned}RP^2 &= \left\|\overrightarrow{RP}\right\|^2 \\ &= (-1)^2+0^2+(-2)^2 \\ &= 1+4 \\ &= 5\end{aligned} et \begin{aligned}RQ^2 &= \left\|\overrightarrow{RQ}\right\|^2 \\ &= (-1)^2+2^2+0^2 \\ &= 1+4 \\ &= 5\end{aligned}
Donc \begin{aligned}RP &= RQ \\ &= \sqrt5\end{aligned} Le triangle PQR est isocèle en R.

3.Justifier que les points P, Q et R définissent un plan.

Les coordonnées de \overrightarrow{RP}\begin{pmatrix}-1 \\ 0 \\ -2\end{pmatrix} et \overrightarrow{RQ}\begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix} ne sont pas proportionnelles (par exemple 0\times0 \ne (-2)\times2), donc ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires : les points P, Q et R ne sont pas alignés et définissent donc un plan.

4.aMontrer que le vecteur \vec{u}(2~;~1~;~-1) est normal au plan (PQR).

En posant \overrightarrow{PR}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 2\end{pmatrix} et \overrightarrow{QR}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ 0\end{pmatrix} (deux vecteurs non colinéaires du plan (PQR)) : \begin{aligned}\overrightarrow{PR}\cdot\vec{u} &= 1\times2+0\times1+2\times(-1) \\ &= 2+0-2 \\ &= 0\end{aligned}
\begin{aligned}\overrightarrow{QR}\cdot\vec{u} &= 1\times2+(-2)\times1+0\times(-1) \\ &= 2-2+0 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur \vec{u} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (PQR), donc \vec{u}(2~;~1~;~-1) est normal au plan (PQR).

4.bEn déduire une équation cartésienne du plan (PQR).

Le plan (PQR) admet \vec{u}(2~;~1~;~-1) pour vecteur normal, donc une équation de la forme 2x+y-z=d. Comme \text{P}(0~;~0~;~1)\in(\text{PQR}), on a 2\times0+0-1=d, soit d=-1. Donc, la réponse est que le plan (PQR) a pour équation cartésienne 2x+y-z=-1.

4.cDéterminer une représentation paramétrique de la droite (d) passant par le point E et orthogonale au plan (PQR).

La droite (d) est orthogonale au plan (PQR), donc dirigée par le vecteur normal \vec{u}(2~;~1~;~-1). Comme elle passe par \text{E}(0~;~0~;~3), une représentation paramétrique de (d) est : \begin{cases}x=2t\\y=t\\z=3-t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

4.dMontrer que le point \text{L}\left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac83\right) est le projeté orthogonal du point E sur le plan (PQR).

Le projeté orthogonal de E sur (PQR) est l'unique point appartenant à la fois à la droite (d) et au plan (PQR). Il suffit donc de résoudre le système formé par la représentation paramétrique de (d) et l'équation de (PQR).
En substituant x=2t, y=t, z=3-t dans 2x+y-z=-1 : \begin{aligned}2(2t)+t-(3-t) = -1 &\iff 4t+t-3+t = -1 \\ &\iff 6t = 2 \\ &\iff t = \dfrac13 \end{aligned}
On obtient alors x=\dfrac23, y=\dfrac13 et \begin{aligned}z &= 3-\dfrac13 \\ &= \dfrac83\end{aligned} ce qui correspond bien aux coordonnées de L. Donc, la réponse est que L est le projeté orthogonal de E sur le plan (PQR).

4.eDéterminer la distance entre le point E et le plan (PQR).

\overrightarrow{EL}\begin{pmatrix}\frac23-0 \\ \frac13-0 \\ \frac83-3\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\frac23 \\ \frac13 \\ -\frac13\end{pmatrix}.
\begin{aligned}EL^2 &= \left(\dfrac23\right)^2+\left(\dfrac13\right)^2+\left(-\dfrac13\right)^2 \\ &= \dfrac49+\dfrac19+\dfrac19 \\ &= \dfrac69 \\ &= \dfrac23\end{aligned}
La distance de E au plan (PQR) est \begin{aligned}EL &= \sqrt{\dfrac23} \\ &= \dfrac{\sqrt2}{\sqrt3} \\ &= \dfrac{\sqrt6}{3}\end{aligned}

5.En choisissant le triangle EQR comme base, montrer que le volume du tétraèdre EPQR est \dfrac23 (on rappelle que le volume d'un tétraèdre est V=\dfrac13\times\text{aire de la base}\times\text{hauteur correspondante}).

\overrightarrow{EQ}\begin{pmatrix}0 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{ER}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} sont orthogonaux (leur produit scalaire vaut 0) : le triangle EQR est rectangle en E, d'aire \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{EQR}) &= \dfrac{EQ\times ER}{2} \\ &= \dfrac{2\times1}{2} \\ &= 1\end{aligned}
En prenant EQR comme base, la hauteur correspondante est la distance du point P au plan (EQR), c'est-à-dire PE : \overrightarrow{PE}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 2\end{pmatrix}, donc PE=2 (P et E ont même abscisse et ordonnée, seule l'altitude diffère).
Donc \begin{aligned}V(\text{EPQR}) &= \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{EQR})\times PE \\ &= \dfrac13\times1\times2 \\ &= \dfrac23\end{aligned}

6.À l'aide des deux questions précédentes, trouver l'aire du triangle PQR.

Le volume du tétraèdre EPQR peut aussi s'exprimer avec (PQR) comme base et EL comme hauteur correspondante : V(\text{EPQR}) = \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{PQR})\times EL.
On a donc \begin{aligned}\dfrac23 = \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{PQR})\times\dfrac{\sqrt6}{3} &\iff \mathcal{A}(\text{PQR}) = \dfrac{2\times3}{\sqrt6} \\ &\iff \mathcal{A}(\text{PQR}) = \dfrac{6}{\sqrt6} \\ &\iff \mathcal{A}(\text{PQR}) = \sqrt6\end{aligned}
Donc, la réponse est que l'aire du triangle PQR est \sqrt6 (en unités d'aire).

Principaux domaines abordés: Étude de fonctions. Fonction logarithme.

Soit f une fonction définie et dérivable sur \R. On considère les points A(1 ; 3) et B(3 ; 5).

On donne ci-dessous \mathcal{C}_f la courbe représentative de f dans un repère orthogonal du plan, ainsi que la tangente (AB) à la courbe \mathcal{C}_f au point A.

01234567 1 2 3 4 5 6 70 1 212345 A B C f

Les trois parties de l'exercice peuvent être traitées de manière indépendante.

Partie A

  1. Déterminer graphiquement les valeurs de f(1) et f'(1).
  2. La fonction f est définie par l'expression f(x) = \ln \left(ax^2 + 1\right) + b, où a et b sont des nombres réels positifs.
    1. Déterminer l'expression de f'(x).
    2. Déterminer les valeurs de a et b à l'aide des résultats précédents.

Partie B

On admet que la fonction f est définie sur \R par

f(x) = \ln \left(x^2 + 1\right) + 3 - \ln (2).

  1. Montrer que f est une fonction paire.
  2. Déterminer les limites de f en +\infty et en -\infty.
  3. Déterminer l'expression de f'(x).

    Étudier le sens de variation de la fonction f sur \R.

    Dresser le tableau des variations de f en y faisant figurer la valeur exacte du minimum ainsi que les limites de f en -\infty et +\infty.
  4. À l'aide du tableau des variations de f, donner les valeurs du réel k pour lesquelles l'équation f(x) = k admet deux solutions.
  5. Résoudre l'équation f(x) = 3 + \ln 2.

Partie C

On rappelle que la fonction f est définie sur R par f(x) = \ln \left(x^2 + 1\right) + 3 - \ln (2).

  1. Conjecturer, par lecture graphique, les abscisses des éventuels points d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.
  2. Montrer que, pour tout nombre réel x, on a : f''(x) = \dfrac{2\left(1 - x^2\right)}{\left(x^2 + 1\right)^2}.
  3. En déduire le plus grand intervalle sur lequel la fonction f est convexe.

\textbf ANNEXE à rendre avec la copie

A B C D E F G H ı k

Voir la correction

PartieA ; 1. Soit f une fonction définie et dérivable sur \mathbb{R}. On considère les points A(1 ; 3) et B(3 ; 5), et on donne ci-dessus la courbe représentative \mathcal{C}_f de f ainsi que la tangente (AB) à \mathcal{C}_f au point A. Déterminer graphiquement les valeurs de f(1) et f'(1).

L'ordonnée du point A donne f(1) = 3. Le nombre dérivé f'(1) est le coefficient directeur de la tangente (AB) en A : f'(1) = \dfrac{y_B-y_A}{x_B-x_A} = \dfrac{5-3}{3-1} = \dfrac22 = 1.

PartieA ; 2.a On admet que f est définie par f(x) = \ln(ax^2+1)+b, où a et b sont des réels positifs. Déterminer l'expression de f'(x).

Comme a\geqslant0 et x^2\geqslant0 pour tout réel x, on a {ax^2+1\geqslant1>0} : f est donc dérivable sur \mathbb{R}, avec f'(x) = \dfrac{2ax}{ax^2+1} (dérivée de \ln(u) égale à \dfrac{u'}{u}, avec u(x)=ax^2+1 et u'(x)=2ax).

PartieA ; 2.b Déterminer les valeurs de a et b à l'aide des résultats précédents.

Les résultats de la question 1 donnent le système \begin{cases}f(1)=3\\f'(1)=1\end{cases} \iff \begin{cases}\ln(a+1)+b=3\\\dfrac{2a}{a+1}=1\end{cases}.
La deuxième équation donne \begin{aligned}2a = a+1 &\iff a = 1 \end{aligned} En reportant dans la première : \begin{aligned}\ln(1+1)+b = 3 &\iff b = 3-\ln2 \end{aligned}
Donc, la réponse est a=1 et b=3-\ln2, ce qui donne, sur \mathbb{R}, f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2.

PartieB ; 1. On admet désormais que f est définie sur \mathbb{R} par f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2. Montrer que f est une fonction paire.

Pour tout réel x, \begin{aligned}f(-x) &= \ln\left((-x)^2+1\right)+3-\ln2 \\ &= \ln(x^2+1)+3-\ln2 \\ &= f(x)\end{aligned} Donc, f est une fonction paire (sa courbe représentative est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées).

PartieB ; 2. Déterminer les limites de f en +\infty et en -\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}x^2+1 = +\infty, et par composition avec la fonction \ln, \lim\limits_{x\to+\infty}\ln(x^2+1) = +\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.
f étant paire, \begin{aligned}\lim\limits_{x\to-\infty}f(x) &= \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) \\ &= +\infty\end{aligned}

PartieB ; 3. Déterminer l'expression de f'(x), étudier le sens de variation de f sur \mathbb{R}, puis dresser son tableau de variations complet (limites en \pm\infty et valeur exacte du minimum).

Comme x^2+1>0 pour tout réel x, f est dérivable sur \mathbb{R} et f'(x) = \dfrac{2x}{x^2+1}.
Le dénominateur x^2+1 étant strictement positif, f'(x) est du signe de 2x : f'(x)<0 sur ]-\infty~;~0[ et f'(x)>0 sur ]0~;~+\infty[, avec f'(0)=0.
Donc f est strictement décroissante sur ]-\infty~;~0] et strictement croissante sur [0~;~+\infty[, avec un minimum en x=0 valant \begin{aligned}f(0) &= \ln(1)+3-\ln2 \\ &= 3-\ln2\end{aligned}
Tableau de variations : f décroît de +\infty (limite en -\infty) jusqu'au minimum 3-\ln2 atteint en x=0, puis croît de 3-\ln2 jusqu'à +\infty (limite en +\infty).

PartieB ; 4. À l'aide du tableau de variations de f, donner les valeurs du réel k pour lesquelles l'équation f(x)=k admet exactement deux solutions.

D'après le tableau de variations, f décroît strictement puis croît strictement de part et d'autre du minimum 3-\ln2, avec pour limites +\infty en -\infty et en +\infty. Donc, la réponse est que l'équation f(x)=k admet exactement deux solutions si et seulement si k>3-\ln2.

PartieB ; 5. Résoudre l'équation f(x) = 3+\ln2.

\begin{aligned}f(x) = 3+\ln2 &\iff \ln(x^2+1)+3-\ln2 = 3+\ln2 \\ &\iff \ln(x^2+1) = 2\ln2 \\ &\iff \ln(x^2+1) = \ln4 \end{aligned}
La fonction \ln étant strictement croissante, cette égalité équivaut à x^2+1=4, soit x^2=3, soit x=\sqrt3 ou x=-\sqrt3.
Donc, la réponse est que l'ensemble des solutions est S=\{-\sqrt3~;~\sqrt3\}.

PartieC ; 1. On rappelle que f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2 sur \mathbb{R}. Conjecturer, par lecture graphique, les abscisses des éventuels points d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.

Par lecture graphique de la courbe, la convexité de \mathcal{C}_f semble changer aux points d'abscisses -1 et 1 : on peut conjecturer l'existence de deux points d'inflexion, d'abscisses -1 et 1.

PartieC ; 2. Montrer que, pour tout réel x, f''(x) = \dfrac{2(1-x^2)}{(x^2+1)^2}.

f'(x) = \dfrac{2x}{x^2+1} est le quotient de deux fonctions dérivables sur \mathbb{R} (numérateur 2x, dénominateur x^2+1 ne s'annulant jamais), donc f' est dérivable sur \mathbb{R}.
Avec \left(\dfrac{u}{v}\right)' = \dfrac{u'v-uv'}{v^2}, u(x)=2x, u'(x)=2, v(x)=x^2+1, v'(x)=2x : f''(x) = \dfrac{2(x^2+1)-2x\times2x}{(x^2+1)^2} = \dfrac{2x^2+2-4x^2}{(x^2+1)^2} = \dfrac{2(1-x^2)}{(x^2+1)^2}.

PartieC ; 3. En déduire le plus grand intervalle sur lequel la fonction f est convexe.

Le dénominateur (x^2+1)^2 est toujours strictement positif, donc f''(x) est du signe de 1-x^2, qui s'annule en x=-1 et x=1, et est positif entre les deux racines, soit sur ]-1~;~1[.
f est convexe lorsque f''(x)\geqslant0. Donc, la réponse est que f est convexe sur l'intervalle [-1~;~1], ce qui confirme la conjecture graphique de la question 1 (changements de convexité en x=-1 et x=1).

Principaux domaines abordés: Manipulation des vecteurs, des droites et des plans de l'espace. Orthogonalité et distances dans l'espace. Représentations paramétriques et équations cartésiennes.

Dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) de l'espace, on considère les points

\text{A}(-3~;~1~;~3), \text{B}(2~;~2~;~3),\quad \text{C}(1~;~7~;~-1),\quad \text{D}(-4~;~6~;~-1)\: \text{et K}(-3~;~14~;~14).

    1. Calculer les coordonnées des vecteurs \vect{\text{AB}},\: \vect{\text{DC}} et \vect{\text{AD}}.
    2. Montrer que le quadrilatère ABCD est un rectangle.
    3. Calculer l'aire du rectangle ABCD.
    1. Justifier que les points A, B et D définissent un plan.
    2. Montrer que le vecteur \vect{n}(-2~;~10~;~13) est un vecteur normal au plan (ABD).
    3. En déduire une équation cartésienne du plan (ABD).
    1. Donner une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (ABD) et qui passe par le point K.
    2. Déterminer les coordonnées du point I, projeté orthogonal du point K sur le plan (ABD).
    3. Montrer que la hauteur de la pyramide KABCD de base ABCD et de sommet K vaut \sqrt{273}.
  1. Calculer le volume V de la pyramide KABCD.

    On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule:

    V= \dfrac13 \times \text{aire de la base} \times \text{hauteur}.
Voir la correction

1.aDans un repère orthonormé (O~;~\vec\imath,\vec\jmath,\vec k) de l'espace, on considère les points A(-3 ; 1 ; 3), B(2 ; 2 ; 3), C(1 ; 7 ; -1), D(-4 ; 6 ; -1) et K(-3 ; 14 ; 14). Calculer les coordonnées des vecteurs \overrightarrow{AB}, \overrightarrow{DC} et \overrightarrow{AD}.

On calcule chaque vecteur en soustrayant les coordonnées de l'origine à celles de l'extrémité : \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}2-(-3) \\ 2-1 \\ 3-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}5 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
De même, \overrightarrow{DC}\begin{pmatrix}1-(-4) \\ 7-6 \\ -1-(-1)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}5 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
Enfin, \overrightarrow{AD}\begin{pmatrix}-4-(-3) \\ 6-1 \\ -1-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-1 \\ 5 \\ -4\end{pmatrix}.
Donc, la réponse est \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}5 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}, \overrightarrow{DC}\begin{pmatrix}5 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AD}\begin{pmatrix}-1 \\ 5 \\ -4\end{pmatrix}.

1.bMontrer que le quadrilatère ABCD est un rectangle.

D'après la question précédente, \overrightarrow{AB}=\overrightarrow{DC} : le quadrilatère ABCD est donc un parallélogramme.
Calculons le produit scalaire \begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AD} &= 5\times(-1)+1\times5+0\times(-4) \\ &= -5+5+0 \\ &= 0\end{aligned}
Les vecteurs \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AD} sont donc orthogonaux : le parallélogramme ABCD possède deux côtés consécutifs perpendiculaires.
Donc, la réponse est que ABCD est un rectangle.

1.cCalculer l'aire du rectangle ABCD.

On calcule les longueurs des côtés à l'aide des normes des vecteurs : \begin{aligned}AB^2 &= 5^2+1^2+0^2 \\ &= 26\end{aligned} donc AB=\sqrt{26}.
De même, \begin{aligned}AD^2 &= (-1)^2+5^2+(-4)^2 \\ &= 1+25+16 \\ &= 42\end{aligned} donc AD=\sqrt{42}.
L'aire du rectangle ABCD vaut \begin{aligned}AB\times AD &= \sqrt{26}\times\sqrt{42} \\ &= \sqrt{26\times42} \\ &= \sqrt{1092}\end{aligned}
En factorisant, 1092 = 4\times273, donc \sqrt{1092} = 2\sqrt{273}.
Donc, la réponse est \mathcal{A}(\text{ABCD}) = 2\sqrt{273} (unité d'aire).

2.aJustifier que les points A, B et D définissent un plan.

D'après la question 1.a, les vecteurs \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}5 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AD}\begin{pmatrix}-1 \\ 5 \\ -4\end{pmatrix} ne sont clairement pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles), donc les points A, B et D ne sont pas alignés. Donc, la réponse est qu'ils définissent bien un plan.

2.bMontrer que le vecteur \vec n(-2~;~10~;~13) est un vecteur normal au plan (ABD).

On calcule \begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{AB} &= -2\times5+10\times1+13\times0 \\ &= -10+10+0 \\ &= 0\end{aligned}
On calcule \begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{AD} &= -2\times(-1)+10\times5+13\times(-4) \\ &= 2+50-52 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur \vec n est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABD), \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AD}.
Donc, la réponse est que \vec n est un vecteur normal au plan (ABD).

2.cEn déduire une équation cartésienne du plan (ABD).

Le plan (ABD) admet \vec n(-2~;~10~;~13) pour vecteur normal, donc il a une équation de la forme -2x+10y+13z=d, avec d\in\mathbb{R}.
Le point B(2~;~2~;~3) appartient au plan (ABD), donc ses coordonnées vérifient cette équation : -2\times2+10\times2+13\times3=d, soit -4+20+39=d, donc d=55.
Donc, la réponse est que le plan (ABD) a pour équation cartésienne -2x+10y+13z=55.

3.aDonner une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (ABD) et qui passe par le point K(-3 ; 14 ; 14).

La droite \Delta, orthogonale au plan (ABD), admet le vecteur normal \vec n(-2~;~10~;~13) comme vecteur directeur, et elle passe par le point K.
Donc, la réponse est \Delta : \begin{cases}x=-2t-3\\y=10t+14\\z=13t+14\end{cases}, avec t\in\mathbb{R}.

3.bDéterminer les coordonnées du point I, projeté orthogonal du point K sur le plan (ABD).

Le point I, projeté orthogonal de K sur le plan (ABD), est l'unique point d'intersection de la droite \Delta (perpendiculaire au plan et passant par K) avec ce plan.
On remplace les coordonnées paramétriques de \Delta dans l'équation du plan (ABD) : -2(-2t-3)+10(10t+14)+13(13t+14)=55.
Cela donne 4t+6+100t+140+169t+182 = 55, soit 273t+328=55, donc 273t=-273, d'où t=-1.
En reportant t=-1 dans le système paramétrique : \begin{aligned}x &= -2\times(-1)-3 \\ &= 2-3 \\ &= -1\end{aligned} \begin{aligned}y &= 10\times(-1)+14 \\ &= 4\end{aligned} et \begin{aligned}z &= 13\times(-1)+14 \\ &= 1\end{aligned}
Donc, la réponse est I(-1~;~4~;~1).

3.cMontrer que la hauteur de la pyramide KABCD de base ABCD et de sommet K vaut \sqrt{273}.

ABCD est un rectangle (question 1.b), donc le point D appartient bien au plan (ABD). La hauteur de la pyramide KABCD, relative à la base ABCD, est donc la longueur KI, où I est le projeté orthogonal de K sur ce plan.
\overrightarrow{KI}\begin{pmatrix}-1-(-3) \\ 4-14 \\ 1-14\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2 \\ -10 \\ -13\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}KI^2 &= 2^2+(-10)^2+(-13)^2 \\ &= 4+100+169 \\ &= 273\end{aligned}
Donc, la réponse est KI=\sqrt{273}.

4.Calculer le volume V de la pyramide KABCD. On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule V=\dfrac13\times\text{aire de la base}\times\text{hauteur}.

On applique la formule avec l'aire de la base ABCD (question 1.c) et la hauteur KI (question 3.c) : \begin{aligned}V &= \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{ABCD})\times KI \\ &= \dfrac13\times2\sqrt{273}\times\sqrt{273}\end{aligned}
Or \sqrt{273}\times\sqrt{273}=273, donc \begin{aligned}V &= \dfrac13\times2\times273 \\ &= \dfrac{546}{3} \\ &= 182\end{aligned}
Donc, la réponse est V=182 (unité de volume).

Principaux domaines abordés: Étude des fonctions. Fonction logarithme.

Partie A

01234567891011121314 1 2 3 40 1 2 3 4 51234567 C 2 C 1

Dans le repère orthonormé ci-dessus, sont tracées les courbes représentatives d'une fonction f et de sa fonction dérivée, notée f', toutes deux définies sur ]3~;~+\infty[.

  1. Associer à chaque courbe la fonction qu'elle représente. Justifier.
  2. Déterminer graphiquement la ou les solutions éventuelles de l'équation f(x) = 3.
  3. Indiquer, par lecture graphique, la convexité de la fonction f.

Partie B

  1. Justifier que la quantité \ln \left(x^2- x- 6\right) est bien définie pour les valeurs x de l'intervalle ]3~;~ +\infty[, que l'on nommera I dans la suite.
  2. On admet que la fonction f de la Partie A est définie par f(x) = \ln \left(x^2- x- 6\right) sur I.

    Calculer les limites de la fonction f aux deux bornes de l'intervalle I.

    En déduire une équation d'une asymptote à la courbe représentative de la fonction f sur I.
    1. Calculer f'(x) pour tout x appartenant à I.
    2. Étudier le sens de variation de la fonction f sur I.

      Dresser le tableau des variations de la fonction f en y faisant figurer les limites aux bornes de I.
    1. Justifier que l'équation f(x) = 3 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]5 ; 6[.
    2. Déterminer, à l'aide de la calculatrice, un encadrement de \alpha à 10^{-2} près.
    1. Justifier que f''(x) = \dfrac{- 2x^2 + 2x - 13}{\left(x^2 - x - 6\right)^2}.
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur I.
Voir la correction

PartieA ; 1. Sur un graphique (non reproduit ici) sont tracées les courbes représentatives \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 d'une fonction f et de sa dérivée f', toutes deux définies sur ]3~;~+\infty[ : \mathcal{C}_1 part de -\infty au voisinage de 3 et croît ensuite jusqu'à +\infty ; \mathcal{C}_2 part de valeurs élevées au voisinage de 3 et décroît en restant positive. Associer à chaque courbe la fonction qu'elle représente, en justifiant.

Si \mathcal{C}_1 représentait la dérivée f', celle-ci serait toujours négative puis positive selon la lecture du graphique ; or la fonction représentée par \mathcal{C}_2 n'est pas décroissante puis croissante : elle est toujours décroissante. Il y a donc une contradiction.
\mathcal{C}_2 reste positive sur tout l'intervalle ]3~;~+\infty[, ce qui est cohérent avec une fonction f strictement croissante sur cet intervalle (comme le montre \mathcal{C}_1) : une fonction croissante a une dérivée positive.
Donc, la réponse est que \mathcal{C}_2 représente la fonction dérivée f', et \mathcal{C}_1 représente la fonction f.

PartieA ; 2. Déterminer graphiquement la ou les solutions éventuelles de l'équation f(x)=3.

Par lecture graphique de la courbe \mathcal{C}_1, on lit approximativement f(5{,}6)\approx3. Donc, la réponse est que l'équation f(x)=3 admet une solution proche de x=5{,}6.

PartieA ; 3. Indiquer, par lecture graphique, la convexité de la fonction f.

La courbe \mathcal{C}_1 « tourne le dos » à l'axe des abscisses de façon décroissante sur tout l'intervalle observé : elle est située sous chacune de ses tangentes. Donc, la réponse est que la fonction f semble concave sur ]3~;~+\infty[.

PartieB ; 1. Justifier que la quantité \ln(x^2-x-6) est bien définie pour les valeurs de x de l'intervalle I=\,]3~;~+\infty[.

Le trinôme x^2-x-6 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= (-1)^2-4\times1\times(-6) \\ &= 1+24 \\ &= 25 \\ &= 5^2\end{aligned}
Ses racines sont donc \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{1+5}{2} \\ &= 3\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{1-5}{2} \\ &= -2\end{aligned}
Un trinôme du second degré est du signe de son coefficient dominant (ici positif, a=1) à l'extérieur de ses racines, et du signe opposé entre ses racines : x^2-x-6>0 pour x\in\,]-\infty~;~-2[\,\cup\,]3~;~+\infty[.
Donc, la réponse est que x^2-x-6>0 sur I=\,]3~;~+\infty[, et donc \ln(x^2-x-6) y est bien défini.

PartieB ; 2. On admet que f(x)=\ln(x^2-x-6) sur I. Calculer les limites de f aux deux bornes de I, puis en déduire une équation d'une asymptote à la courbe de f.

Limite en +\infty : pour x>3, on factorise x^2-x-6 = x^2\left(1-\dfrac1x-\dfrac{6}{x^2}\right). Comme \begin{aligned}\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac1x &= \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{6}{x^2} \\ &= 0\end{aligned} on a \lim\limits_{x\to+\infty}\left(1-\dfrac1x-\dfrac{6}{x^2}\right)=1.
Comme \lim\limits_{x\to+\infty}x^2=+\infty, on obtient \lim\limits_{x\to+\infty}x^2-x-6=+\infty, puis par composition avec la fonction logarithme, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.
Limite en 3 : en écrivant x^2-x-6=(x+2)(x-3), on a \begin{aligned}\lim\limits_{x\to3^+}(x+2)(x-3) &= 5\times0^+ \\ &= 0^+\end{aligned} donc par composition avec la fonction logarithme, \lim\limits_{x\to3^+}f(x)=-\infty.
Donc, la réponse est que la droite d'équation x=3 est asymptote verticale à la courbe représentative de f.

PartieB ; 3.a Calculer f'(x) pour tout x\in I.

La fonction x\mapsto x^2-x-6 est dérivable et strictement positive sur I (question B.1), donc f=\ln(x^2-x-6) est dérivable sur I comme composée de fonctions dérivables, et f'(x) = \dfrac{(x^2-x-6)'}{x^2-x-6} = \dfrac{2x-1}{x^2-x-6}.
Donc, la réponse est f'(x)=\dfrac{2x-1}{x^2-x-6}.

PartieB ; 3.b Étudier le sens de variation de f sur I, puis dresser son tableau de variations en y faisant figurer les limites aux bornes de I.

Sur I, le dénominateur x^2-x-6 est strictement positif (question B.1), donc f'(x) est du signe du numérateur 2x-1.
Pour tout x>3, on a 2x-1>2\times3-1=5>0, donc f'(x)>0 sur tout l'intervalle I.
Donc, la réponse est que f est strictement croissante sur I, de -\infty (limite en 3) à +\infty (limite en +\infty).

PartieB ; 4.a Justifier que l'équation f(x)=3 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]5~;~6[.

La fonction f est continue (car dérivable) et strictement croissante sur I, donc en particulier sur [5~;~6].
f(5) = \ln(5^2-5-6) = \ln(14) \approx 2{,}64 < 3 et f(6) = \ln(6^2-6-6) = \ln(24) \approx 3{,}18 > 3.
Comme 3 est une valeur intermédiaire entre f(5) et f(6), d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x)=3 admet une unique solution \alpha sur ]5~;~6[.
Donc, la réponse est que l'équation f(x)=3 admet bien une unique solution \alpha\in\,]5~;~6[.

PartieB ; 4.b Déterminer, à l'aide de la calculatrice, un encadrement de \alpha à 10^{-2} près.

La calculatrice donne f(5{,}63)\approx2{,}999<3 et f(5{,}64)\approx3{,}004>3.
Donc, la réponse est {5{,}63<\alpha<5{,}64}.

PartieB ; 5.a Justifier que f''(x) = \dfrac{-2x^2+2x-13}{(x^2-x-6)^2}.

La fonction f'=\dfrac{2x-1}{x^2-x-6} est un quotient de fonctions dérivables sur I dont le dénominateur ne s'annule pas : elle est donc dérivable sur I, et pour tout x\in I, f''(x) = \dfrac{2\times(x^2-x-6)-(2x-1)\times(2x-1)}{(x^2-x-6)^2}.
On développe le numérateur : \begin{aligned}2(x^2-x-6)-(2x-1)^2 &= 2x^2-2x-12-(4x^2-4x+1) \\ &= 2x^2-2x-12-4x^2+4x-1 \\ &= -2x^2+2x-13\end{aligned}
Donc, la réponse est f''(x) = \dfrac{-2x^2+2x-13}{(x^2-x-6)^2}.

PartieB ; 5.b Étudier la convexité de f sur I.

Le dénominateur (x^2-x-6)^2 est strictement positif sur I, donc f''(x) est du signe du numérateur -2x^2+2x-13.
Le discriminant de ce trinôme vaut \Delta = 2^2-4\times(-2)\times(-13) = 4-104=-100<0 : il n'a donc pas de racine réelle et garde un signe constant, celui de son coefficient dominant a=-2<0 : il est donc strictement négatif pour tout réel x.
Donc, la réponse est que f''(x)<0 pour tout x\in I : la fonction f est concave sur I.

Principaux domaines abordés : Suites numériques. Algorithmique et programmation.

On s'intéresse au développement d'une bactérie.

Dans cet exercice, on modélise son développement avec les hypothèses suivantes : cette bactérie a une probabilité 0,3 de mourir sans descendance et une probabilité 0,7 de se diviser en deux bactéries filles.

Dans le cadre de cette expérience, on admet que les lois de reproduction des bactéries sont les mêmes pour toutes les générations de bactéries qu'elles soient mère ou fille.

Pour tout entier naturel n, on appelle p_n la probabilité d'obtenir au plus n descendances pour une bactérie.

On admet que, d'après ce modèle, la suite \left(p_n\right) est définie de la façon suivante :

p_0 = 0,3 et, pour tout entier naturel n,

p_{n+1} = 0,3 + 0,7p_n^2.

  1. La feuille de calcul ci-dessous donne des valeurs approchées de la suite \left(p_n\right)
    1. Déterminer les valeurs exactes de p_1 et p_2 (masquées dans la feuille de calcul) et interpréter ces valeurs dans le contexte de l'énoncé.
    2. Quelle est la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, d'obtenir au moins 11 générations de bactéries à partir d'une bactérie de ce type ?
    3. Formuler des conjectures sur les variations et la convergence de la suite \left(p_n\right).
    1. Démontrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n,\: 0 \leqslant p_n \leqslant p_{n+1} \leqslant0,5.
    2. Justifier que la suite \left(p_n\right) est convergente.
  2. On appelle L la limite de la suite \left(p_n\right).
    1. Justifier que L est solution de l'équation

      0,7x^2 - x\quad + 0,3 = 0
    2. Déterminer alors la limite de la suite \left(p_n\right).
AB
1np_n
200,3
31
42
530,40769562
640,416351
750,42134371
860,42427137
970,42600433
1080,42703578
1190,42765169
12100,42802018
13110,42824089
14120,42837318
15130,42845251
16140,42850009
17150,42852863
18160,42854575
19170,42855602
  1. La fonction suivante, écrite en langage Python, a pour objectif de renvoyer les n premiers termes de la suite \left(p_n\right).

    1def suite(n) :
    2p= ...
    3s=[p]
    4for i in range (...) :
    5p=...
    6s.append(p)
    7return (s)


    Recopier, sur votre copie, cette fonction en complétant les lignes 2, 4 et 5 de façon à ce que la fonction suite (n) retourne, sous forme de liste, les n premiers termes de la suite.
Voir la correction

1.aOn étudie le développement d'une bactérie, qui a une probabilité 0{,}3 de mourir sans descendance et 0{,}7 de se diviser en deux bactéries filles, ces probabilités étant les mêmes à chaque génération. On note p_n la probabilité d'obtenir au plus n descendances pour une bactérie, avec p_0=0{,}3 et p_{n+1}=0{,}3+0{,}7p_n^2 pour tout entier naturel n. Déterminer les valeurs exactes de p_1 et p_2, et interpréter ces valeurs dans le contexte de l'énoncé.

\begin{aligned}p_1 &= 0{,}3+0{,}7\times p_0^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}3^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}09 \\ &= 0{,}3+0{,}063 \\ &= 0{,}363\end{aligned}
\begin{aligned}p_2 &= 0{,}3+0{,}7\times p_1^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}363^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}131769 \\ &= 0{,}3+0{,}0922383 \\ &= 0{,}3922383\end{aligned}
Donc, la réponse est p_1=0{,}363 et p_2=0{,}3922383 : p_1 est la probabilité d'obtenir au plus une descendance (c'est-à-dire de mourir sans descendance, ou de se diviser puis que les deux bactéries filles meurent sans descendance), et p_2 celle d'obtenir au plus deux descendances.

1.bSachant que p_{10}\approx0{,}42802018 (valeur fournie par une feuille de calcul), quelle est la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, d'obtenir au moins 11 générations de bactéries à partir d'une bactérie de ce type ?

L'évènement « obtenir au moins 11 descendances » est l'évènement contraire de « obtenir au plus 10 descendances », de probabilité p_{10}.
La probabilité cherchée vaut donc \begin{aligned}1-p_{10} &\approx 1-0{,}42802018 \\ &\approx 0{,}57198\end{aligned}
Donc, la réponse est environ 0{,}57210^{-3} près).

1.cEn observant que les valeurs successives de p_n (fournies par une feuille de calcul) augmentent progressivement de 0{,}3 vers une valeur proche de 0{,}4285, formuler des conjectures sur les variations et la convergence de la suite (p_n).

Au vu de ces valeurs, la suite (p_n) semble croissante, et semble converger vers une limite proche de 0{,}4285 (les derniers termes calculés se rapprochant de plus en plus les uns des autres autour de cette valeur).

2.aDémontrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.

Initialisation : on a p_0=0{,}3 et p_1=0{,}363 (question 1.a), donc {0\leqslant0{,}3\leqslant0{,}363\leqslant0{,}5}, c'est-à-dire {0\leqslant p_0\leqslant p_1\leqslant0{,}5} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : soit n\in\mathbb{N}, supposons que {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.
La fonction carré étant croissante sur [0~;~+\infty[, on en déduit {0\leqslant p_n^2\leqslant p_{n+1}^2\leqslant0{,}5^2}, puis en multipliant chaque membre par 0{,}7>0 : {0\leqslant0{,}7p_n^2\leqslant0{,}7p_{n+1}^2\leqslant0{,}7\times0{,}25}.
En ajoutant 0{,}3 à chaque membre : {0{,}3\leqslant0{,}3+0{,}7p_n^2\leqslant0{,}3+0{,}7p_{n+1}^2\leqslant0{,}3+0{,}175}, c'est-à-dire {0{,}3\leqslant p_{n+1}\leqslant p_{n+2}\leqslant0{,}475}.
Comme 0\leqslant0{,}3 et 0{,}475\leqslant0{,}5, on obtient {0\leqslant p_{n+1}\leqslant p_{n+2}\leqslant0{,}5} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.

2.bJustifier que la suite (p_n) est convergente.

D'après la question précédente, la suite (p_n) est croissante (car p_n\leqslant p_{n+1} pour tout n) et majorée par 0{,}5. Donc, la réponse est que, d'après le théorème de convergence monotone, la suite (p_n) est convergente.

3.aOn note L la limite de la suite (p_n). Justifier que L est solution de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0.

Comme (p_n) converge vers L, la suite (p_{n+1}) converge aussi vers L (suite extraite en décalant les indices).
En passant à la limite dans la relation de récurrence p_{n+1}=0{,}3+0{,}7p_n^2 (la fonction carré étant continue), on obtient L=0{,}3+0{,}7L^2, soit 0{,}7L^2-L+0{,}3=0.
Donc, la réponse est que L est bien solution de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0.

3.bDéterminer la limite de la suite (p_n).

Le discriminant de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0 vaut \Delta = (-1)^2-4\times0{,}7\times0{,}3 = 1-0{,}84=0{,}16=0{,}4^2>0 : l'équation admet donc deux solutions distinctes.
\begin{aligned}x_1 &= \dfrac{1+0{,}4}{2\times0{,}7} \\ &= \dfrac{1{,}4}{1{,}4} \\ &= 1\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{1-0{,}4}{2\times0{,}7} \\ &= \dfrac{0{,}6}{1{,}4} \\ &= \dfrac{6}{14} \\ &= \dfrac37\end{aligned}
D'après la question 2.a, la suite (p_n) est majorée par 0{,}5, donc sa limite L vérifie L\leqslant0{,}5 : la solution x_1=1 est donc à exclure.
Donc, la réponse est L=\dfrac37 (soit environ 0{,}4286, cohérent avec la conjecture de la question 1.c).

4.La fonction Python ci-dessous doit renvoyer, sous forme de liste, les n premiers termes de la suite (p_n) : def suite(n): puis, en corps de fonction, une ligne d'initialisation de p, une ligne s=[p], une boucle for i in range(...) contenant une ligne de mise à jour de p et une ligne s.append(p), puis return(s). Recopier cette fonction en complétant les lignes d'initialisation, de boucle et de mise à jour.

  • def suite(n):
  • p = 0.3
  • s = [p]
  • for i in range(n - 1):
  • p = 0.3 + 0.7 * p2
  • s.append(p)
  • return(s)
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Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Les six questions sont indépendantes.

Une réponse incorrecte, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. On considère la fonction f définie pour tout réel x par f(x) = \ln \left(1\quad + x^2\right).

    Sur \R, l'équation f(x) = 2022

    a. n'admet aucune solution.b. admet exactement une solution.
    c. admet exactement deux solutions.d. admet une infinité de solutions.
  2. Soit la fonction g définie pour tout réel x strictement positif par: g(x) = x \ln (x) - x^2

    On note \mathcal{C}_g sa courbe représentative dans un repère du plan.

    a. La fonction g est convexe sur ]0~;~+\infty[.b. La fonction g est concave sur ]0~;~+\infty[.
    c. La courbe \mathcal{C}_g admet exactement un point d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.d. La courbe \mathcal{C}_g admet exactement deux points d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.
  3. On considère la fonction f définie sur ]- 1~;~1[ par

    f(x) = \dfrac{x}{1 - x^2}

    Une primitive de la fonction f est la fonction g définie sur l'intervalle ] - 1~;~1[ par :

    a. g(x) = - \dfrac12 \ln \left(1 - x^2\right)b. g(x) =\quad \dfrac{1 + x^2}{ \left(1 - x^2\right)^2}
    c. g(x)= \dfrac{x^2}{2\left(x - \dfrac{x^3}{3}\right)}d. g(x) = \dfrac{x^2}{2}\ln \left(1 - x^2\right)
  4. La fonction x \longmapsto\quad \ln \left(-x^2- x + 6\right) est définie sur

    a. ]- 3~;~2[b. ]- \infty~;~6]
    c. ]0~;~+\infty[d. ]2~;~+\infty[
  5. On considère la fonction f définie sur ]0,5~;~+ \infty [ par

    f(x) =x^2- 4x+ 3 \ln (2x - 1)

    Une équation de la tangente à la courbe représentative de f au point d'abscisse 1 est:

    a. y = 4x- 7b. y = 2x - 4
    c. y = -3(x - 1) + 4d. y = 2x - 1
  6. L'ensemble S des solutions dans \R de l'inéquation \ln (x + 3) < 2\ln (x + 1) est:

    a. S = ]- \infty~;~-2[ \cup ]1~;~+\infty[b. S = ]1~;~+ \infty[
    c. S = \emptysetd. S = ]- 1~;~1[
Voir la correction

1.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = \ln\left(1+x^2\right). Dans \mathbb{R}, l'équation f(x) = 2022 : a. n'a aucune solution ; b. a exactement une solution ; c. a exactement deux solutions ; d. a une infinité de solutions.

\begin{aligned}f(x) = 2022 &\iff \ln\left(1+x^2\right) = 2022 \\ &\iff 1+x^2 = e^{2022} \\ &\iff x^2 = e^{2022}-1 \end{aligned}
Le réel e^{2022}-1 est strictement positif, donc cette dernière équation a exactement deux solutions opposées : x=\sqrt{e^{2022}-1} et x=-\sqrt{e^{2022}-1}.
Donc, la réponse est c.

2.Soit g la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = x\ln(x)-x^2, de courbe représentative \mathcal{C}_g. a. g est convexe sur ]0~;~+\infty[ ; b. g est concave sur ]0~;~+\infty[ ; c. \mathcal{C}_g a exactement un point d'inflexion sur ]0~;~+\infty[ ; d. \mathcal{C}_g a exactement deux points d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.

g est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme et produit de fonctions dérivables, avec g'(x) = \ln(x)+x\times\dfrac{1}{x}-2x = \ln(x)-2x+1.
g' est à son tour dérivable sur ]0~;~+\infty[, avec g''(x) = \dfrac{1}{x}-2.
g''(x) = 0 \iff \dfrac{1}{x} = 2 \iff x = \dfrac12. De plus, g''(x) = \dfrac{1-2x}{x} change de signe en x=\dfrac12 (positif avant, négatif après, car x>0).
g'' s'annule en changeant de signe une seule fois sur ]0~;~+\infty[, donc \mathcal{C}_g admet exactement un point d'inflexion, d'abscisse \dfrac12.
Donc, la réponse est c.

3.On considère la fonction f définie sur ]-1~;~1[ par f(x) = \dfrac{x}{1-x^2}. Une primitive de f sur ]-1~;~1[ est la fonction : a. g(x) = -\dfrac12\ln\left(1-x^2\right) ; b. g(x) = \dfrac{1+x^2}{\left(1-x^2\right)^2} ; c. g(x) = \dfrac{x^2}{2\left(x-\dfrac{x^3}{3}\right)} ; d. g(x) = \dfrac{x^2}{2}\ln\left(1-x^2\right).

Testons la fonction g de la réponse a, définie par g(x) = -\dfrac12\ln\left(1-x^2\right) sur ]-1~;~1[.
En posant u(x) = 1-x^2, dérivable et strictement positive sur ]-1~;~1[, on a g(x) = -\dfrac12\ln\left(u(x)\right), donc g'(x) = -\dfrac12\times\dfrac{u'(x)}{u(x)} = -\dfrac12\times\dfrac{-2x}{1-x^2} = \dfrac{x}{1-x^2} = f(x).
La fonction g de la réponse a est donc bien une primitive de f sur ]-1~;~1[.
Donc, la réponse est a.

4.La fonction x\longmapsto\ln\left(-x^2-x+6\right) est définie sur : a. ]-3~;~2[ ; b. ]-\infty~;~6] ; c. ]0~;~+\infty[ ; d. ]2~;~+\infty[.

Cette fonction est définie exactement là où -x^2-x+6>0, c'est-à-dire là où x^2+x-6<0.
Le trinôme x^2+x-6 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= 1^2-4\times1\times(-6) \\ &= 25\end{aligned} donc deux racines réelles \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-1-5}{2} \\ &= -3\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{-1+5}{2} \\ &= 2\end{aligned}
Un trinôme du second degré de coefficient dominant positif est strictement négatif strictement entre ses deux racines : x^2+x-6<0 \iff x\in\,]-3~;~2[.
La fonction est donc définie sur ]-3~;~2[, ce qui correspond à la réponse a.

5.On considère la fonction f définie sur ]0{,}5~;~+\infty[ par f(x) = x^2-4x+3\ln(2x-1). Une équation de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 1 est : a. y=4x-7 ; b. y=2x-4 ; c. y=-3(x-1)+4 ; d. y=2x-1.

Une équation de la tangente au point d'abscisse 1 est y = f(1)+f'(1)(x-1).
\begin{aligned}f(1) &= 1^2-4\times1+3\ln(2\times1-1) \\ &= 1-4+3\ln(1) \\ &= -3+0 \\ &= -3\end{aligned}
f est dérivable sur ]0{,}5~;~+\infty[, avec f'(x) = 2x-4+3\times\dfrac{2}{2x-1} = 2x-4+\dfrac{6}{2x-1}, donc f'(1) = 2-4+\dfrac{6}{1} = -2+6 = 4.
Une équation de la tangente est donc \begin{aligned}y = -3+4(x-1) &\iff y = 4x-4-3 \\ &\iff y = 4x-7 \end{aligned}
Donc, la réponse est a.

6.L'ensemble S des solutions dans \mathbb{R} de l'inéquation \ln(x+3) < 2\ln(x+1) est : a. S=\,]-\infty~;~-2[\,\cup\,]1~;~+\infty[ ; b. S=\,]1~;~+\infty[ ; c. S=\emptyset ; d. S=\,]-1~;~1[.

Pour que les deux logarithmes soient définis, il faut x+3>0 et x+1>0, c'est-à-dire x>-3 et x>-1 : l'inéquation n'a donc de sens que sur ]-1~;~+\infty[.
Sur cet intervalle, 2\ln(x+1) = \ln\left((x+1)^2\right), et \ln étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[ : \ln(x+3) < \ln\left((x+1)^2\right) \iff x+3 < (x+1)^2.
x+3 < x^2+2x+1 \iff 0 < x^2+x-2.
Le trinôme x^2+x-2 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= 1+8 \\ &= 9\end{aligned} donc deux racines \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-1-3}{2} \\ &= -2\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{-1+3}{2} \\ &= 1\end{aligned} il est strictement positif à l'extérieur de ses racines, donc sur ]-\infty~;~-2[\,\cup\,]1~;~+\infty[.
En tenant compte de la condition x>-1 posée au début, l'ensemble des solutions est finalement S=\,]1~;~+\infty[, soit la réponse b.

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Dans l'espace, rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), on considère les points :

\text{A}(2~;~0~;~3),\: \text{B}(0~;~2~;~1), \text{C}(-1~;~-1~;~2)\:\: \text{et D}(3~;~-3~;~ -1).

  1. Calcul d'un angle
    1. Calculer les coordonnées des vecteurs \vect{\text{AB}} et \vect{\text{AC}} et en déduire que les points A, B et C ne sont pas alignés.
    2. Calculer les longueurs AB et AC.
    3. À l'aide du produit scalaire \vect{\text{AB}}\cdot \vect{\text{AC}}, déterminer la valeur du cosinus de l'angle \widehat{\text{BAC}} puis donner une valeur approchée de la mesure de l'angle \widehat{\text{BAC}} au dixième de degré.
  2. Calcul d'une aire
    1. Déterminer une équation du plan \mathcal{P} passant par le point C et perpendiculaire à la droite (AB).
    2. Donner une représentation paramétrique de la droite (AB).
    3. En déduire les coordonnées du projeté orthogonal E du point C sur la droite (AB), c'est-à-dire du point d'intersection de la droite (AB) et du plan \mathcal{P}
    4. Calculer l'aire du triangle ABC.
  3. Calcul d'un volume
    1. Soit le point F(1~;~-1~;~3). Montrer que les points A, B, C et F sont coplanaires.
    2. Vérifier que la droite (FD) est orthogonale au plan (ABC).
    3. Sachant que le volume d'un tétraèdre est égal au tiers de l'aire de sa base multiplié par sa hauteur, calculer le volume du tétraèdre ABCD.
Voir la correction

1.aDans l'espace muni d'un repère orthonormé, on donne A(2 ; 0 ; 3), B(0 ; 2 ; 1), C(-1 ; -1 ; 2) et D(3 ; -3 ; -1). Calculer les coordonnées des vecteurs \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AC}, et en déduire que les points A, B et C ne sont pas alignés.

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-2 \\ 2 \\ -2\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-3 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, car leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles : \dfrac{-2}{-3}\neq\dfrac{2}{-1}.
Les vecteurs \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AC} ne sont donc pas colinéaires, donc les points A, B et C ne sont pas alignés.

1.bCalculer les longueurs AB et AC.

\begin{aligned}AB^2 &= (-2)^2+2^2+(-2)^2 \\ &= 4+4+4 \\ &= 12\end{aligned} donc \begin{aligned}AB &= \sqrt{12} \\ &= 2\sqrt3\end{aligned}
\begin{aligned}AC^2 &= (-3)^2+(-1)^2+(-1)^2 \\ &= 9+1+1 \\ &= 11\end{aligned} donc AC = \sqrt{11}.

1.cÀ l'aide du produit scalaire \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}, déterminer le cosinus de l'angle \widehat{BAC}, puis une valeur approchée de sa mesure au dixième de degré.

\begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} &= (-2)\times(-3)+2\times(-1)+(-2)\times(-1) \\ &= 6-2+2 \\ &= 6\end{aligned}
Or, par définition du produit scalaire, \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} = AB\times AC\times\cos\left(\widehat{BAC}\right).
Donc \begin{aligned}6 = 2\sqrt3\times\sqrt{11}\times\cos\left(\widehat{BAC}\right) &\iff \cos\left(\widehat{BAC}\right) = \dfrac{6}{2\sqrt{33}} \\ &\iff \cos\left(\widehat{BAC}\right) = \dfrac{3}{\sqrt{33}}\end{aligned}
La calculatrice donne alors \widehat{BAC}\approx 58,5^{\circ} au dixième de degré près.

2.aDéterminer une équation du plan \mathcal{P} passant par le point C et perpendiculaire à la droite (AB).

Un point M(x~;~y~;~z) appartient à \mathcal{P} si, et seulement si, \overrightarrow{CM}\cdot\overrightarrow{AB} = 0, puisque \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-2 \\ 2 \\ -2\end{pmatrix} est un vecteur normal à \mathcal{P}.
Avec \overrightarrow{CM}\begin{pmatrix}x+1 \\ y+1 \\ z-2\end{pmatrix}, cette condition s'écrit -2(x+1)+2(y+1)-2(z-2) = 0.
En divisant par -2 : \begin{aligned}(x+1)-(y+1)+(z-2) = 0 &\iff x-y+z-2 = 0 \end{aligned}
Une équation du plan \mathcal{P} est donc x-y+z-2=0.

2.bDonner une représentation paramétrique de la droite (AB).

La droite (AB) passe par A(2 ; 0 ; 3) et admet \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-2 \\ 2 \\ -2\end{pmatrix}, ou plus simplement le vecteur colinéaire \begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix}, comme vecteur directeur.
Une représentation paramétrique de (AB) est donc : \begin{cases}x = 2-t\\y = t\\z = 3-t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

2.cEn déduire les coordonnées du projeté orthogonal E du point C sur la droite (AB), c'est-à-dire du point d'intersection de la droite (AB) et du plan \mathcal{P}.

Les coordonnées de E vérifient à la fois l'équation de \mathcal{P} et la représentation paramétrique de (AB). On remplace x, y, z par leurs expressions en fonction de t dans l'équation de \mathcal{P} :
\begin{aligned}(2-t)-t+(3-t)-2 = 0 &\iff 3-3t = 0 \\ &\iff t = 1 \end{aligned}
En remplaçant t=1 dans la représentation paramétrique : \begin{aligned}x &= 2-1 \\ &= 1\end{aligned} y=1, \begin{aligned}z &= 3-1 \\ &= 2\end{aligned}
Donc, E a pour coordonnées (1 ; 1 ; 2).

2.dCalculer l'aire du triangle ABC.

\overrightarrow{BC}\begin{pmatrix}-1 \\ -3 \\ 1\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}BC^2 &= (-1)^2+(-3)^2+1^2 \\ &= 1+9+1 \\ &= 11\end{aligned} d'où BC = \sqrt{11}.
Comme \begin{aligned}AC &= BC \\ &= \sqrt{11}\end{aligned} le triangle ABC est isocèle en C. Puisque E est le projeté orthogonal de C sur la droite (AB), le segment [CE] est donc la hauteur issue de C dans ce triangle isocèle.
\overrightarrow{CE}\begin{pmatrix}2 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}CE^2 &= 2^2+2^2+0^2 \\ &= 8\end{aligned} d'où \begin{aligned}CE &= \sqrt8 \\ &= 2\sqrt2\end{aligned}
L'aire du triangle ABC vaut donc \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{ABC}) &= \dfrac{AB\times CE}{2} \\ &= \dfrac{2\sqrt3\times2\sqrt2}{2} \\ &= 2\sqrt6\end{aligned}

3.aSoit le point F(1 ; -1 ; 3). Montrer que les points A, B, C et F sont coplanaires.

Les points A, B, C, F sont coplanaires si, et seulement si, il existe deux réels \alpha et \beta tels que \overrightarrow{AF} = \alpha\,\overrightarrow{AB}+\beta\,\overrightarrow{AC}.
\overrightarrow{AF}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix}. Le système à résoudre, en utilisant les deux premières coordonnées, est \begin{cases}-1 = -2\alpha-3\beta\\-1 = 2\alpha-\beta\end{cases}.
De la deuxième équation, \beta = 2\alpha+1. En reportant dans la première : \begin{aligned}-1 &= -2\alpha-3(2\alpha+1) \\ &= -2\alpha-6\alpha-3 \\ &= -8\alpha-3\end{aligned} d'où 8\alpha = -2, soit \alpha = -\dfrac14, puis \begin{aligned}\beta &= 2\times\left(-\dfrac14\right)+1 \\ &= \dfrac12\end{aligned}
On vérifie avec la troisième coordonnée : \begin{aligned}\alpha\times(-2)+\beta\times(-1) &= -\dfrac14\times(-2)+\dfrac12\times(-1) \\ &= \dfrac12-\dfrac12 \\ &= 0\end{aligned} ce qui correspond bien à la troisième coordonnée de \overrightarrow{AF}, qui vaut 0.
Donc \overrightarrow{AF} = -\dfrac14\,\overrightarrow{AB}+\dfrac12\,\overrightarrow{AC} : les points A, B, C et F sont coplanaires.

3.bVérifier que la droite (FD) est orthogonale au plan (ABC).

\overrightarrow{FD}\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ -4\end{pmatrix} (puisque D(3 ; -3 ; -1) et F(1 ; -1 ; 3)).
\begin{aligned}\overrightarrow{FD}\cdot\overrightarrow{AB} &= 2\times(-2)+(-2)\times2+(-4)\times(-2) \\ &= -4-4+8 \\ &= 0\end{aligned}
\begin{aligned}\overrightarrow{FD}\cdot\overrightarrow{AC} &= 2\times(-3)+(-2)\times(-1)+(-4)\times(-1) \\ &= -6+2+4 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur \overrightarrow{FD} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC), donc il est orthogonal à ce plan : la droite (FD) est bien orthogonale au plan (ABC).

3.cSachant que le volume d'un tétraèdre est égal au tiers de l'aire de sa base multipliée par sa hauteur, calculer le volume du tétraèdre ABCD.

Prenons pour base le triangle ABC, d'aire \mathcal{A}(\text{ABC}) = 2\sqrt6 (question 2.d). Comme (FD) est orthogonale au plan (ABC) et que F appartient à ce plan (question 3.a), la longueur FD est la hauteur du tétraèdre relative à cette base.
\begin{aligned}FD^2 &= 2^2+(-2)^2+(-4)^2 \\ &= 4+4+16 \\ &= 24\end{aligned} donc \begin{aligned}FD &= \sqrt{24} \\ &= 2\sqrt6\end{aligned}
Le volume du tétraèdre ABCD est donc \begin{aligned}\mathcal{V} &= \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{ABC})\times FD \\ &= \dfrac13\times2\sqrt6\times2\sqrt6 \\ &= \dfrac{4\times6}{3} \\ &= 8\end{aligned}
Donc, le volume du tétraèdre ABCD vaut 8 (en unités de volume).

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Partie A :

Soit h la fonction définie sur \R par

h(x) = \text{e}^x - x

  1. Déterminer les limites de h en -\infty et +\infty.
  2. Étudier les variations de h et dresser son tableau de variation.
  3. En déduire que :

    si a et b sont deux réels tels que {0 < a < b} alors h(a) - h(b) < 0.

Partie B :

Soit f la fonction définie sur \R par

f(x) = \text{e}^x

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right).

  1. Déterminer une équation de la tangente T à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.

Dans la suite de l'exercice on s'intéresse à l'écart entre T et \mathcal{C}_f au voisinage de 0.

Cet écart est défini comme la différence des ordonnées des points de T et \mathcal{C}_f de même abscisse.

On s'intéresse aux points d'abscisse \dfrac{1}{n}, avec n entier naturel non nul.

On considère alors la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel non nul n par :

u_n = \text{exp} \left(\dfrac{1}{n}\right) - \dfrac{1}{n} - 1

  1. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).
    1. Démontrer que, pour tout entier naturel non nul n,

      u_{n+1} - u_n = h\left(\dfrac{1}{n + 1}\right) - h\left(\dfrac{1}{n}\right)

      h est la fonction définie à la partie A.
    2. En déduire le sens de variation de la suite \left(u_n\right).
  2. Le tableau ci-dessous donne des valeurs approchées à 10^{-9} des premiers termes de la suite \left(u_n\right).

    \begin{array}{|l|c|}\hline n &u_n\\ \hline 1 &0,718281828\\ \hline 2 &0,148721271\\ \hline 3 &0,062279092\\ \hline 4 &0,034025417\\ \hline 5 &0,021402758\\ \hline 6 &0,014693746\\ \hline 7 &0,010707852\\ \hline 8 &0,008148453\\ \hline 9 &0,006407958\\ \hline 10 &0,005170918\\ \hline \end{array}


    Donner la plus petite valeur de l'entier naturel n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble être inférieur à 10^{-2}.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit h la fonction définie sur \mathbb{R} par h(x) = e^x-x. Déterminer les limites de h en -\infty et en +\infty.

En -\infty : \lim\limits_{x\to-\infty}e^x = 0 et \lim\limits_{x\to-\infty}(-x) = +\infty, donc par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty}h(x) = +\infty.
En +\infty : pour x\neq0, on écrit h(x) = x\left(\dfrac{e^x}{x}-1\right). Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{e^x}{x} = +\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(\dfrac{e^x}{x}-1\right) = +\infty.
Par produit de limites (avec \lim\limits_{x\to+\infty}x=+\infty), \lim\limits_{x\to+\infty}h(x) = +\infty.

PartieA ; 2. Étudier les variations de h et dresser son tableau de variation.

h est dérivable sur \mathbb{R} comme somme de fonctions dérivables, avec h'(x) = e^x-1.
h'(x) > 0 \iff e^x>1 \iff e^x>e^0 \iff x>0, et de même h'(x)<0 \iff x<0, puisque la fonction exponentielle est strictement croissante sur \mathbb{R}.
h est donc strictement décroissante sur ]-\infty~;~0] puis strictement croissante sur [0~;~+\infty[, avec un minimum en x=0 valant \begin{aligned}h(0) &= e^0-0 \\ &= 1\end{aligned}
Tableau de variation : h décroît de +\infty à h(0)=1 sur ]-\infty~;~0], puis croît de 1 à +\infty sur [0~;~+\infty[.

PartieA ; 3. En déduire que, si a et b sont deux réels tels que 0<a<b, alors h(a)-h(b)<0.

D'après la question précédente, h est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.
Si 0<a<b, alors par stricte croissance de h sur cet intervalle, h(a)<h(b), ce qui équivaut à h(a)-h(b)<0.

PartieB ; 1. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x)=e^x, de courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère du plan. Déterminer une équation de la tangente T à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.

Une équation de la tangente au point d'abscisse 0 est y = f(0)+f'(0)(x-0).
Comme f'=f pour la fonction exponentielle, f(0)=f'(0)=e^0=1.
Donc, une équation de T est y = 1+1\times x, soit y=x+1.

PartieB ; 2. On s'intéresse à l'écart, au voisinage de 0, entre T et \mathcal{C}_f, aux points d'abscisse \dfrac{1}{n} (avec n entier naturel non nul). Cet écart est la différence des ordonnées des points de T et \mathcal{C}_f de même abscisse. On pose, pour tout entier naturel non nul n, u_n = \exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n-1. Déterminer la limite de la suite (u_n).

\lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac1n = 0, donc par composition, \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}\exp\left(\dfrac1n\right) &= e^0 \\ &= 1\end{aligned}
Donc, par somme de limites, \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}u_n &= 1-0-1 \\ &= 0\end{aligned}

PartieB ; 3.a Démontrer que, pour tout entier naturel non nul n, u_{n+1}-u_n = h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right), où h est la fonction de la partie A.

u_{n+1}-u_n = \left[\exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}-1\right]-\left[\exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n-1\right].
En développant, les termes constants -1 et +1 s'éliminent : u_{n+1}-u_n = \exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}-\exp\left(\dfrac1n\right)+\dfrac1n.
En regroupant : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \left[\exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}\right]-\left[\exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n\right] \\ &= h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right)\end{aligned} puisque h(x)=e^x-x.

PartieB ; 3.b En déduire le sens de variation de la suite (u_n).

Pour tout entier naturel non nul n, on a {0<\dfrac{1}{n+1}<\dfrac1n}.
D'après la question 3 de la partie A (avec a=\dfrac{1}{n+1} et b=\dfrac1n), on a donc h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right)<0.
D'après la question précédente, cela signifie que u_{n+1}-u_n<0 pour tout entier naturel non nul n : la suite (u_n) est donc strictement décroissante.

PartieB ; 4. Un tableau de valeurs approchées à 10^{-9} près donne : u_1\approx0{,}718281828 ; u_2\approx0{,}148721271 ; u_3\approx0{,}062279092 ; u_4\approx0{,}034025417 ; u_5\approx0{,}021402758 ; u_6\approx0{,}014693746 ; u_7\approx0{,}010707852 ; u_8\approx0{,}008148453 ; u_9\approx0{,}006407958 ; u_{10}\approx0{,}005170918. Donner la plus petite valeur de l'entier naturel n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble être inférieur à 10^{-2}.

La suite (u_n) étant strictement décroissante (question 3.b), on cherche dans le tableau le premier terme strictement inférieur à 10^{-2}=0{,}01.
On lit u_7\approx0{,}010707852>0{,}01, tandis que u_8\approx0{,}008148453<0{,}01.
Donc, la plus petite valeur de n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble inférieur à 10^{-2} est n=8.

Bac Terminale 2022 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par

f(x) = x\ln (x) + 1

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère du plan.

  1. Déterminer la limite de la fonction f en 0 ainsi que sa limite en +\infty.
    1. On admet que f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ et on notera f' sa fonction dérivée.

      Montrer que pour tout réel x strictement positif :

      f'(x) = 1 + \ln (x).
    2. En déduire le tableau de variation de la fonction f sur ]0~;~ +\infty[. On y fera figurer la valeur exacte de l'extremum de f sur ]0~;~ +\infty[ et les limites.
    3. Justifier que pour tout x \in\quad ]0~;~1[,\:f(x) \in\quad ]0~;~1[.
    1. Déterminer une équation de la tangente (T) à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+\infty[.
    3. En déduire que pour tout réel x strictement positif:

      f(x) \geqslant x
  2. On définit la suite \left(u_n\right) par son premier terme u_0 élément de l'intervalle ]0 ; 1[ et pour tout entier naturel n :

    u_{n+1} = f\left(u_n\right)

    1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a : {0 < u_n < 1}.
    2. Déduire de la question 3. c. la croissance de la suite \left(u_n\right).
    3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
Voir la correction

1.Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x\ln(x)+1, de courbe représentative \mathcal{C}_f. Déterminer la limite de f en 0, puis sa limite en +\infty.

On sait, par croissances comparées, que \displaystyle\lim_{x\to0}x\ln(x) = 0. Donc, par limite de somme, \begin{aligned}\displaystyle\lim_{x\to0}f(x) &= 0+1 \\ &= 1\end{aligned}
D'autre part, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}x = +\infty et \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\ln(x) = +\infty ; par limite de produit, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}x\ln(x) = +\infty, puis par limite de somme, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

2.aOn admet que f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, de dérivée f'. Montrer que, pour tout réel x strictement positif, f'(x) = 1+\ln(x).

La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme d'un produit de fonctions dérivables (x\longmapsto x et x\longmapsto\ln(x)) et d'une constante. En utilisant la formule de dérivation d'un produit, pour tout réel x strictement positif : f'(x) = 1\times\ln(x)+x\times\dfrac1x = \ln(x)+1.

2.bEn déduire le tableau de variation de f sur ]0~;~+\infty[, en y faisant figurer la valeur exacte de l'extremum et les limites.

f'(x)\geqslant0 \iff \ln(x)+1\geqslant0 \iff \ln(x)\geqslant-1 \iff x\geqslant\text{e}^{-1} (la fonction exponentielle étant strictement croissante).
Donc, f'(x)<0 sur \left]0~;~\text{e}^{-1}\right[ et f'(x)>0 sur \left]\text{e}^{-1}~;~+\infty\right[ : la fonction f est donc strictement décroissante sur \left]0~;~\text{e}^{-1}\right], puis strictement croissante sur \left[\text{e}^{-1}~;~+\infty\right[.
La fonction f admet donc un minimum en x=\text{e}^{-1}, valant f\left(\text{e}^{-1}\right) = \text{e}^{-1}\ln\left(\text{e}^{-1}\right)+1 = \text{e}^{-1}\times(-1)+1 = 1-\text{e}^{-1}.
Le tableau de variation de f sur ]0~;~+\infty[ est donc : f décroît de 1 (limite en 0, non atteinte) jusqu'au minimum 1-\text{e}^{-1} atteint en x=\text{e}^{-1}, puis croît de 1-\text{e}^{-1} jusqu'à +\infty (limite en +\infty).

2.cJustifier que, pour tout x\in\,]0~;~1[, on a f(x)\in\,]0~;~1[.

D'après le tableau de variation précédent, sur l'intervalle ]0~;~1[, la fonction f prend ses valeurs entre son minimum 1-\text{e}^{-1} et sa valeur en 1 (non atteinte sur l'intervalle ouvert) : \begin{aligned}f(1) &= 1\times\ln(1)+1 \\ &= 0+1 \\ &= 1\end{aligned}
Ainsi, pour tout x de ]0~;~1[, on a 1-\text{e}^{-1}\leqslant f(x)<1.
Or \text{e}^{-1}<1 donc 1-\text{e}^{-1}>0 : on a donc bien f(x)\in\,]0~;~1[ pour tout x\in\,]0~;~1[.

3.aDéterminer une équation de la tangente (T) à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.

Une équation de la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1 est y=f'(1)(x-1)+f(1).
On calcule f'(1) = \ln(1)+1 = 0+1 = 1 et f(1)=1 (calculé à la question précédente).
Donc, une équation de (T) est \begin{aligned}y &= 1\times(x-1)+1 \\ &= x-1+1 \\ &= x\end{aligned} c'est-à-dire y=x.

3.bÉtudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[.

La fonction f', définie par f'(x)=\ln(x)+1, est elle-même dérivable sur ]0~;~+\infty[, de dérivée f''(x) = \dfrac1x.
Or \dfrac1x>0 pour tout x de ]0~;~+\infty[, donc f''(x)>0 sur cet intervalle : la fonction f est donc strictement convexe sur ]0~;~+\infty[.

3.cEn déduire que, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x.

La fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[, donc sa courbe représentative \mathcal{C}_f est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de (T), d'équation y=x.
Donc, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x.

4.aOn définit la suite \left(u_n\right) par son premier terme u_0\in\,]0~;~1[ et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f\left(u_n\right). Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, 0<u_n<1.

Initialisation : par hypothèse, u_0\in\,]0~;~1[, soit 0<u_0<1 : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : soit n un entier naturel fixé, et supposons que 0<u_n<1. D'après la question 2.c, comme u_n\in\,]0~;~1[, on a f\left(u_n\right)\in\,]0~;~1[, c'est-à-dire 0<u_{n+1}<1 : la propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0, et elle est héréditaire ; donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, 0<u_n<1.

4.bEn utilisant le résultat de la question 3.c, déterminer le sens de variation de la suite \left(u_n\right).

D'après la question 3.c, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x. Comme, d'après la question précédente, u_n>0 pour tout entier naturel n, on peut appliquer cette inégalité à x=u_n : f\left(u_n\right)\geqslant u_n, c'est-à-dire u_{n+1}\geqslant u_n.
La suite \left(u_n\right) est donc croissante.

4.cEn déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.

La suite \left(u_n\right) est croissante (question précédente) et majorée par 1 (d'après la question 4.a). Donc, d'après le théorème de convergence monotone, la suite \left(u_n\right) converge vers une limite finie.

Bac Terminale 2022 : Métropole, La Réunion, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Dans le cadre d'un essai clinique on envisage deux protocoles de traitement d'une maladie.

L'objectif de cet exercice est d'étudier, pour ces deux protocoles, l'évolution de la quantité de médicament présente dans le sang d'un patient en fonction du temps.

Les parties A et B sont indépendantes

Partie A : Étude du premier protocole

Le premier protocole consiste à faire absorber un médicament, sous forme de comprimé, au patient.

On modélise la quantité de médicament présente dans le sang du patient, exprimée en mg, par la fonction f définie sur l'intervalle [0 ; 10] par

f(t) = 3t\text{e}^{-0,5t+1},

t désigne le temps, exprimé en heure, écoulé depuis la prise du comprimé.

    1. On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle [0 ; 10] et on note f' sa fonction dérivée.

      Montrer que, pour tout nombre réel t de [0 ; 10], on a : f'(t) = 3(- 0,5t + 1)\text{e}^{-0,5t+1}.
    2. En déduire le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 10].
    3. Selon cette modélisation, au bout de combien de temps la quantité de médicament présente dans le sang du patient sera-t-elle maximale ?

      Quelle est alors cette quantité maximale?
    1. Montrer que l'équation f(t) = 5 admet une unique solution sur l'intervalle [0 ; 2] notée \alpha, dont on donnera une valeur approchée à 10^{-2} près.

      On admet que l'équation f(t) = 5 admet une unique solution sur l'intervalle [2 ; 10], notée \beta, et qu'une valeur approchée de \beta à 10^{-2} près est 3,46.
    2. On considère que ce traitement est efficace lorsque la quantité de médicament présente dans le sang du patient est supérieure ou égale à 5 mg.

      Déterminer, à la minute près, la durée d'efficacité du médicament dans le cas de ce protocole.

Partie B : Étude du deuxième protocole

Le deuxième protocole consiste à injecter initialement au patient, par piqûre intraveineuse, une dose de 2 mg de médicament puis à réinjecter toutes les heures une dose de 1,8 mg.

On suppose que le médicament se diffuse instantanément dans le sang et qu'il est ensuite progressivement éliminé.

On estime que lorsqu'une heure s'est écoulée après une injection, la quantité de médicament dans le sang a diminué de 30 % par rapport à la quantité présente immédiatement après cette injection.

On modélise cette situation à l'aide de la suite \left(u_n\right) où, pour tout entier naturel n, u_n désigne la quantité de médicament, exprimée en mg, présente dans le sang du patient immédiatement après l'injection de la n-ième heure. On a donc u_0 = 2.

  1. Calculer, selon cette modélisation, la quantité u_1, de médicament (en mg) présente dans le sang du patient immédiatement après l'injection de la première heure.
  2. Justifier que, pour tout entier naturel n, on a : u_{n+1} = 0,7u_n + 1,8.
    1. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a : u_n \leqslant u_{n+1}\quad < 6.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente. On note \ell sa limite.
    3. Déterminer la valeur de \ell. Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
  3. On considère la suite \left(v_n\right) définie, pour tout entier naturel n, par v_n = 6 - u_n.
    1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,7 dont on précisera le premier terme.
    2. Déterminer l'expression de v_n en fonction de n, puis de u_n en fonction de n.
    3. Avec ce protocole, on arrête les injections lorsque la quantité de médicament présente dans le sang du patient est supérieure ou égale à 5,5 mg.

      Déterminer, en détaillant les calculs, le nombre d'injections réalisées en appliquant ce protocole.
Voir la correction

PartieA ; 1.a Un patient absorbe un comprimé de médicament. On modélise la quantité de médicament présente dans son sang, en mg, par la fonction f définie sur [0~;~10] par f(t) = 3t\,\text{e}^{-0,5t+1}, où t est le temps écoulé en heures depuis la prise du comprimé. On admet que f est dérivable sur [0~;~10]. Montrer que, pour tout t de [0~;~10], f'(t) = 3(-0,5t+1)\,\text{e}^{-0,5t+1}.

En écrivant f=uv avec u(t)=3t et v(t)=\text{e}^{-0,5t+1}, on a u'(t)=3 et v'(t)=-0,5\,\text{e}^{-0,5t+1}. Donc f'(t) = u'(t)v(t)+u(t)v'(t) = 3\,\text{e}^{-0,5t+1}+3t\times(-0,5)\,\text{e}^{-0,5t+1} = \left(3-1,5t\right)\text{e}^{-0,5t+1} = 3(-0,5t+1)\,\text{e}^{-0,5t+1}.

PartieA ; 1.b En déduire le tableau de variations de f sur [0~;~10].

Pour tout t de [0~;~10], \text{e}^{-0,5t+1}>0, donc f'(t) est du signe de -0,5t+1.
Or -0,5t+1\geqslant0 \iff t\leqslant2. Donc f'(t)\geqslant0 sur [0~;~2] et f'(t)\leqslant0 sur [2~;~10].
On calcule f(0)=0, f(2)=6\,\text{e}^{0}=6 et f(10)=30\,\text{e}^{-4}\approx0,55.
Donc f est strictement croissante sur [0~;~2], puis strictement décroissante sur [2~;~10], avec un maximum de 6 atteint en t=2.

PartieA ; 1.c Selon cette modélisation, au bout de combien de temps la quantité de médicament est-elle maximale ? Quelle est alors cette quantité maximale ?

D'après le tableau de variations, le maximum de f est atteint en t=2, et f(2)=6. Donc, la quantité de médicament est maximale au bout de 2 heures, et elle vaut alors 6 mg.

PartieA ; 2.a Montrer que l'équation f(t)=5 admet une unique solution sur [0~;~2], notée \alpha, dont on donnera une valeur approchée à 10^{-2} près. On admet que l'équation f(t)=5 admet une unique solution sur [2~;~10], notée \beta, avec \beta\approx3,46.

Sur [0~;~2], f est continue (car dérivable) et strictement croissante, à valeurs entre f(0)=0 et f(2)=6.
Comme 5\in[0~;~6], d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(t)=5 admet une unique solution \alpha dans [0~;~2].
À la calculatrice, on trouve \alpha\approx1,02.

PartieA ; 2.b Le traitement est efficace lorsque la quantité de médicament est supérieure ou égale à 5 mg. Déterminer, à la minute près, la durée d'efficacité du médicament avec ce protocole.

D'après le tableau de variations de f (croissante puis décroissante, avec \begin{aligned}f(\alpha) &= f(\beta) \\ &= 5\end{aligned}), on a f(t)\geqslant5 pour t\in[\alpha~;~\beta]. La durée d'efficacité est donc \beta-\alpha\approx3,46-1,02=2,44 heures, soit 2,44\times60\approx146,3 minutes. Donc, la durée d'efficacité du médicament est d'environ 146 minutes (à la minute près).

PartieB ; 1. On injecte au patient une dose initiale de 2 mg puis, chaque heure, une dose de 1,8 mg. Chaque heure écoulée après une injection, la quantité de médicament dans le sang diminue de 30 % par rapport à la quantité présente juste après l'injection. On modélise par la suite (u_n), où u_n est la quantité de médicament (en mg) juste après l'injection de la n-ième heure, avec u_0=2. Calculer u_1.

Au bout d'une heure, il reste 70 % de la quantité u_0, puis on réinjecte 1,8 mg. Donc u_1 = 0,7\times u_0+1,8 = 0,7\times2+1,8 = 3,2. Donc, u_1=3,2 mg.

PartieB ; 2. Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,7u_n+1,8.

Entre l'instant n et l'instant n+1, la quantité de médicament diminue de 30 %, donc il n'en reste que 70 % de u_n, c'est-à-dire 0,7u_n. On ajoute ensuite la nouvelle injection de 1,8 mg. Donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0,7u_n+1,8.

PartieB ; 3.a Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {u_n\leqslant u_{n+1}<6}.

Initialisation : u_0=2 et u_1=3,2, donc {u_0\leqslant u_1<6}. La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, {u_n\leqslant u_{n+1}<6}. Comme la fonction x\mapsto0,7x+1,8 est croissante (coefficient 0,7 positif), on peut appliquer cette fonction aux trois membres de l'inégalité : 0,7u_n+1,8 \leqslant 0,7u_{n+1}+1,8 < 0,7\times6+1,8, c'est-à-dire {u_{n+1}\leqslant u_{n+2}<6} (car 0,7\times6+1,8=6). La propriété est donc vraie au rang n+1.
Donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {u_n\leqslant u_{n+1}<6}.

PartieB ; 3.b En déduire que la suite (u_n) est convergente. On note \ell sa limite.

D'après la question précédente, la suite (u_n) est croissante (car u_n\leqslant u_{n+1} pour tout n) et majorée par 6. Donc, d'après le théorème de convergence monotone, la suite (u_n) converge vers une limite finie \ell.

PartieB ; 3.c Déterminer la valeur de \ell. Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.

La suite (u_n) converge vers \ell, et u_{n+1}=0,7u_n+1,8 pour tout n. Par unicité de la limite, \ell vérifie \ell=0,7\ell+1,8.
\ell=0,7\ell+1,8 \iff 0,3\ell=1,8 \iff \ell=6.
Donc, \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=6 : à long terme, la quantité de médicament présente dans le sang du patient juste après chaque injection se stabilise autour de 6 mg.

PartieB ; 4.a On considère la suite (v_n) définie, pour tout entier naturel n, par v_n=6-u_n. Montrer que (v_n) est géométrique de raison 0,7, et préciser son premier terme.

Pour tout entier naturel n : v_{n+1} = 6-u_{n+1} = 6-\left(0,7u_n+1,8\right) = 4,2-0,7u_n = 0,7\left(6-u_n\right) = 0,7v_n (car 0,7\times6=4,2). Donc, (v_n) est géométrique de raison q=0,7, de premier terme \begin{aligned}v_0 &= 6-u_0 \\ &= 6-2 \\ &= 4\end{aligned}

PartieB ; 4.b Déterminer l'expression de v_n en fonction de n, puis de u_n en fonction de n.

Comme (v_n) est géométrique de premier terme v_0=4 et de raison 0,7, on a v_n=4\times0,7^n pour tout entier naturel n. Or v_n=6-u_n, donc u_n=6-v_n=6-4\times0,7^n.

PartieB ; 4.c Avec ce protocole, on arrête les injections lorsque la quantité de médicament présente est supérieure ou égale à 5,5 mg. Déterminer, en détaillant les calculs, le nombre d'injections réalisées.

On résout u_n\geqslant5,5 : 6-4\times0,7^n\geqslant5,5 \iff -4\times0,7^n\geqslant-0,5 \iff 0,7^n\leqslant0,125=\dfrac18 (en divisant par -4, ce qui change le sens de l'inégalité).
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[ : 0,7^n\leqslant\dfrac18 \iff \ln\left(0,7^n\right)\leqslant\ln\left(\dfrac18\right) \iff n\times\ln(0,7)\leqslant-\ln(8).
Comme \ln(0,7)<0, on divise par \ln(0,7) en changeant le sens de l'inégalité : n\geqslant\dfrac{-\ln(8)}{\ln(0,7)}.
À la calculatrice, \dfrac{-\ln(8)}{\ln(0,7)}\approx5,83, donc la plus petite valeur entière de n qui convient est n=6.
Cela signifie que c'est à partir de l'injection u_6 que la quantité de médicament atteint 5,5 mg. Les injections réalisées sont donc celles correspondant à u_0, u_1, \ldots, u_6, soit 7 injections au total.

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Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), on considère:

\bullet~~ le point A de coordonnées (-1~;~1~;~3),

\bullet~~la droite \mathcal{D} dont une représentation paramétrique est: \left\{\begin{array}{l c l} x&=&1+2t\\y &=& 2 - t,\\z&=& 2+2t \end{array}\right.\quad t \in \R.

On admet que le point A n'appartient pas à la droite \mathcal{D}.

    1. Donner les coordonnées d'un vecteur directeur \vect{u} de la droite \mathcal{D}.
    2. Montrer que le point B(-1~;~3~;~0) appartient à la droite \mathcal{D}.
    3. Calculer le produit scalaire \vect{\text{AB}} \cdot \vect{u}.
  1. On note \mathcal{P} le plan passant par le point A et orthogonal à la droite \mathcal{D}, et on appelle H le point d'intersection du plan \mathcal{P} et de la droite \mathcal{D}. Ainsi, H est le projeté orthogonal de A sur la droite \mathcal{D}.
    1. Montrer que le plan \mathcal{P} admet pour équation cartésienne: 2x - y + 2z - 3 = 0.
    2. En déduire que le point H a pour coordonnées \left(\dfrac79~;~\dfrac{19}{9}~;~\dfrac{16}{9}\right).
    3. Calculer la longueur AH. On donnera une valeur exacte.
  2. Dans cette question, on se propose de retrouver les coordonnées du point H, projeté orthogonal du point A sur la droite \mathcal{D}, par une autre méthode.

    On rappelle que le point B(-1~;~3~;~0) appartient à la droite \mathcal{D} et que le vecteur \vect{u} est un vecteur directeur de la droite \mathcal{D}.
    1. Justifier qu'il existe un nombre réel k tel que \vect{\text{HB}} = k\vect{u}.
    2. Montrer que k = \dfrac{\vect{\text{AB}} \cdot \vect{u}}{\left\|\vect{u}\right\|^2}.
    3. Calculer la valeur du nombre réel k et retrouver les coordonnées du point H.
  3. On considère un point C appartenant au plan \mathcal{P} tel que le volume du tétraèdre ABCH soit égal à \dfrac89.

    Calculer l'aire du triangle ACH.

    On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par: V = \dfrac13 \times \mathcal{B} \times h\mathcal{B} désigne l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base.
Voir la correction

1.aDans l'espace muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vec{\imath},~\vec{\jmath},~\vec{k}\right), on considère le point A(-1~;~1~;~3) et la droite \mathcal{D} de représentation paramétrique \begin{cases}x=1+2t\\y=2-t\\z=2+2t\end{cases}, t\in\mathbb{R}. On admet que A n'appartient pas à \mathcal{D}. Donner les coordonnées d'un vecteur directeur \vec{u} de \mathcal{D}.

En lisant les coefficients de t dans la représentation paramétrique, un vecteur directeur de \mathcal{D} est \vec{u}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 2\end{pmatrix}.

1.bMontrer que le point B(-1~;~3~;~0) appartient à la droite \mathcal{D}.

B appartient à \mathcal{D} si, et seulement si, il existe un réel t tel que \begin{cases}-1=1+2t\\3=2-t\\0=2+2t\end{cases}, c'est-à-dire \begin{cases}2t=-2\\-t=1\\2t=-2\end{cases}, ce qui donne t=-1 dans chacune des trois équations. Cette valeur commune t=-1 existe bien, donc B appartient à la droite \mathcal{D}.

1.cCalculer le produit scalaire \overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u}.

Avec A(-1~;~1~;~3) et B(-1~;~3~;~0), on a \overrightarrow{\text{AB}}\begin{pmatrix}0 \\ 2 \\ -3\end{pmatrix}. Donc \begin{aligned}\overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u} &= 0\times2+2\times(-1)+(-3)\times2 \\ &= 0-2-6 \\ &= -8\end{aligned}

2.aOn note \mathcal{P} le plan passant par A et orthogonal à \mathcal{D}, et H le point d'intersection de \mathcal{P} et de \mathcal{D} (H est donc le projeté orthogonal de A sur \mathcal{D}). Montrer que \mathcal{P} admet pour équation cartésienne 2x-y+2z-3=0.

Le plan \mathcal{P} est orthogonal à \mathcal{D}, donc le vecteur directeur \vec{u}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 2\end{pmatrix} de \mathcal{D} est un vecteur normal à \mathcal{P}. Une équation cartésienne de \mathcal{P} est donc de la forme 2x-y+2z+d=0. Comme A(-1~;~1~;~3) appartient à \mathcal{P} : \begin{aligned}2\times(-1)-1+2\times3+d = 0 &\iff -2-1+6+d = 0 \\ &\iff d = -3 \end{aligned} Donc, \mathcal{P} a pour équation cartésienne 2x-y+2z-3=0.

2.bEn déduire que H a pour coordonnées \left(\dfrac79~;~\dfrac{19}{9}~;~\dfrac{16}{9}\right).

H est l'unique point d'intersection de \mathcal{P} et de \mathcal{D}. On substitue les coordonnées paramétriques de \mathcal{D} dans l'équation de \mathcal{P} : 2(1+2t)-(2-t)+2(2+2t)-3=0.
En développant : \begin{aligned}2+4t-2+t+4+4t-3 = 0 &\iff 9t+1 = 0 \\ &\iff t = -\dfrac19 \end{aligned}
En remplaçant dans la représentation paramétrique : \begin{aligned}x &= 1+2\times\left(-\dfrac19\right) \\ &= \dfrac79\end{aligned} \begin{aligned}y &= 2-\left(-\dfrac19\right) \\ &= \dfrac{19}{9}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 2+2\times\left(-\dfrac19\right) \\ &= \dfrac{16}{9}\end{aligned}
Donc, H a pour coordonnées \left(\dfrac79~;~\dfrac{19}{9}~;~\dfrac{16}{9}\right).

2.cCalculer la longueur AH (valeur exacte).

Avec A(-1~;~1~;~3) et H\left(\dfrac79~;~\dfrac{19}{9}~;~\dfrac{16}{9}\right), on a \overrightarrow{\text{AH}}\begin{pmatrix}\frac{16}{9} \\ \frac{10}{9} \\ -\frac{11}{9}\end{pmatrix}. Donc \begin{aligned}AH &= \sqrt{\left(\dfrac{16}{9}\right)^2+\left(\dfrac{10}{9}\right)^2+\left(-\dfrac{11}{9}\right)^2} \\ &= \sqrt{\dfrac{256+100+121}{81}} \\ &= \sqrt{\dfrac{477}{81}} \\ &= \dfrac{\sqrt{477}}{9}\end{aligned} Comme 477=9\times53, \sqrt{477}=3\sqrt{53}, donc AH=\dfrac{3\sqrt{53}}{9}= \dfrac{\sqrt{53}}{3}.

3.aOn souhaite retrouver les coordonnées de H, projeté orthogonal de A sur \mathcal{D}, par une autre méthode. On rappelle que B appartient à \mathcal{D} et que \vec{u} est un vecteur directeur de \mathcal{D}. Justifier qu'il existe un réel k tel que \overrightarrow{\text{HB}}=k\vec{u}.

Les points H et B appartiennent tous deux à la droite \mathcal{D}, donc le vecteur \overrightarrow{\text{HB}} est un vecteur directeur de \mathcal{D}, tout comme \vec{u}. Deux vecteurs directeurs d'une même droite étant colinéaires, il existe donc un réel k tel que \overrightarrow{\text{HB}}=k\vec{u}.

3.bMontrer que k=\dfrac{\overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u}}{\left\|\vec{u}\right\|^2}.

D'après la relation de Chasles, \overrightarrow{\text{AB}} = \overrightarrow{\text{AH}}+\overrightarrow{\text{HB}}, donc \overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u} = \overrightarrow{\text{AH}}\cdot\vec{u}+\overrightarrow{\text{HB}}\cdot\vec{u}.
Or A et H appartiennent au plan \mathcal{P}, orthogonal à \mathcal{D} (donc à \vec{u}) : le vecteur \overrightarrow{\text{AH}}, contenu dans \mathcal{P}, est donc orthogonal à \vec{u}, d'où \overrightarrow{\text{AH}}\cdot\vec{u}=0.
Donc \begin{aligned}\overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u} &= \overrightarrow{\text{HB}}\cdot\vec{u} \\ &= \left(k\vec{u}\right)\cdot\vec{u} \\ &= k\left\|\vec{u}\right\|^2\end{aligned} d'où, puisque \vec{u}\neq\vec{0}, k=\dfrac{\overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u}}{\left\|\vec{u}\right\|^2}.

3.cCalculer la valeur de k et retrouver les coordonnées de H.

On a \begin{aligned}\left\|\vec{u}\right\|^2 &= 2^2+(-1)^2+2^2 \\ &= 4+1+4 \\ &= 9\end{aligned} et \overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u}=-8 (question 1.c). Donc k=\dfrac{-8}{9}.
En notant H(x~;~y~;~z), on a \overrightarrow{\text{HB}}\begin{pmatrix}-1-x \\ 3-y \\ -z\end{pmatrix}, et \overrightarrow{\text{HB}}=k\vec{u}=-\dfrac89\vec{u}\begin{pmatrix}-\frac{16}{9} \\ \frac{8}{9} \\ -\frac{16}{9}\end{pmatrix}.
En identifiant coordonnée par coordonnée : \begin{aligned}-1-x = -\dfrac{16}{9} &\iff x = \dfrac{16}{9}-1 \\ &\iff x = \dfrac79\end{aligned} \begin{aligned}3-y = \dfrac89 &\iff y = 3-\dfrac89 \\ &\iff y = \dfrac{19}{9}\end{aligned} \begin{aligned}-z = -\dfrac{16}{9} &\iff z = \dfrac{16}{9} \end{aligned}
On retrouve bien H\left(\dfrac79~;~\dfrac{19}{9}~;~\dfrac{16}{9}\right), comme à la question 2.b.

4.On considère un point C du plan \mathcal{P} tel que le volume du tétraèdre ABCH soit égal à \dfrac89. Calculer l'aire du triangle ACH. (Rappel : V=\dfrac13\times\mathcal{B}\times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur associée.)

Les points A, C et H appartiennent tous au plan \mathcal{P} : le triangle ACH est donc une base possible du tétraèdre ABCH, et la hauteur associée est la distance de B à ce plan, c'est-à-dire BH (puisque H est le projeté orthogonal de B sur \mathcal{D}, donc aussi sur toute perpendiculaire à \mathcal{P}... plus directement : BH est la longueur du segment [\text{BH}], avec \overrightarrow{\text{HB}}=k\vec{u} orthogonal à \mathcal{P}).
D'après la question 3.c, \overrightarrow{\text{HB}}\begin{pmatrix}-\frac{16}{9} \\ \frac{8}{9} \\ -\frac{16}{9}\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}BH &= \sqrt{\left(\dfrac{16}{9}\right)^2+\left(\dfrac89\right)^2+\left(\dfrac{16}{9}\right)^2} \\ &= \sqrt{\dfrac{256+64+256}{81}} \\ &= \sqrt{\dfrac{576}{81}} \\ &= \dfrac{24}{9} \\ &= \dfrac83\end{aligned}
On applique la formule du volume avec \mathcal{B}=\text{Aire}(\text{ACH}) et h=BH : \dfrac89 = \dfrac13\times\text{Aire}(\text{ACH})\times\dfrac83, d'où \text{Aire}(\text{ACH}) = \dfrac{3\times\frac89}{\frac83} = \dfrac{\frac{24}{9}}{\frac83} = \dfrac{24}{9}\times\dfrac38 = 1.
Donc, l'aire du triangle ACH vaut 1 unité d'aire.

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiple.
Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.

Les six questions sont indépendantes

  1. La courbe représentative de la fonction f définie sur \R par f(x) = \dfrac{-2x^2 + 3x - 1}{x^2 + 1} admet pour asymptote la droite d'équation:

    a. x = -2 ;b. y = -1;
    c. y = - 2;d. y = 0
  2. Soit f la fonction définie sur \R par f(x) = x\text{e}^{x^2}.

    La primitive F de f sur \R qui vérifie F(0) = 1 est définie par :

    a. F(x) = \dfrac{x^2}{2}\text{e}^{x^2} ;b. F(x) = \dfrac{1}{2}\text{e}^{x^2}
    c. F(x) = \left(1 + 2x^2\right)\text{e}^{x^2} ;d. F(x) = \dfrac{1}{2}\text{e}^{x^2} + \dfrac{1}{2}
  3. On donne ci-contre la représentation graphique \mathcal{C}_{f'} de la fonction dérivée f' d'une fonction f définie sur \R.

    On peut affirmer que la fonction f est :

    a. concave sur ]0~;~+\infty[ ;

    b. convexe sur ]0~;~+\infty[ ;

    c. convexe sur [0 ; 2] ;

    d. convexe sur [2~;~+\infty[.

    1 2 0 1 C f
  4. Parmi les primitives de la fonction f définie sur \R par f(x) = 3\text{e}^{-x^2} + 2 :

    a. toutes sont croissantes sur \R ;b. toutes sont décroissantes sur \R ;
    c. certaines sont croissantes sur \R et d'autres décroissantes sur \R ;d. toutes sont croissantes sur ]-\infty~;~0] et décroissantes sur [0~;~+\infty[.
  5. La limite en +\infty de la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par f(x) = \dfrac{2\ln x}{3x^2 + 1} est égale à :

    a. \dfrac23 ;b. + \infty ;c. - \infty ;d. 0.
  6. L'équation \text{e}^{2x} + \text{e}^x - 12 = 0 admet dans \R :

    a. trois solutions;b. deux solutions;c. une seule solution;d. aucune solution.
Voir la correction

Pourchaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte ; aucune justification n'est demandée sur la copie, mais nous la donnons ici. 1. La courbe représentative de f définie sur \mathbb{R} par f(x) = \dfrac{-2x^2+3x-1}{x^2+1} admet pour asymptote la droite d'équation : a. x=-2 ; b. y=-1 ; c. y=-2 ; d. y=0.

Pour x\neq0, en factorisant par x^2 au numérateur et au dénominateur : \begin{aligned}f(x) &= \dfrac{x^2\left(-2+\frac3x-\frac{1}{x^2}\right)}{x^2\left(1+\frac{1}{x^2}\right)} \\ &= \dfrac{-2+\frac3x-\frac{1}{x^2}}{1+\frac{1}{x^2}}\end{aligned} Quand x\to+\infty, \frac3x\to0, \frac{1}{x^2}\to0, donc f(x)\to\dfrac{-2}{1}=-2. La droite d'équation y=-2 est donc asymptote horizontale à la courbe de f en +\infty. Réponse c.

2.Soit f définie sur \mathbb{R} par f(x) = x\,\text{e}^{x^2}. La primitive F de f sur \mathbb{R} qui vérifie F(0)=1 est définie par : a. F(x)=\dfrac{x^2}{2}\text{e}^{x^2} ; b. F(x)=\dfrac12\text{e}^{x^2} ; c. F(x)=\left(1+2x^2\right)\text{e}^{x^2} ; d. F(x)=\dfrac12\text{e}^{x^2}+\dfrac12.

On remarque que f(x)=x\,\text{e}^{x^2} = \dfrac12\times2x\times\text{e}^{x^2}, qui est de la forme \dfrac12 u'(x)\text{e}^{u(x)} avec u(x)=x^2 et u'(x)=2x. Les primitives de u'\text{e}^{u} sont les fonctions \text{e}^{u}+k (k\in\mathbb{R}), donc les primitives de f sont les fonctions x\mapsto\dfrac12\text{e}^{x^2}+k. La condition F(0)=1 donne \dfrac12\times\text{e}^0+k=1 \iff \dfrac12+k=1 \iff k=\dfrac12. Donc F(x)=\dfrac12\text{e}^{x^2}+\dfrac12. Réponse d.

3.On donne la représentation graphique de la fonction dérivée f' d'une fonction f définie sur \mathbb{R} : la courbe de f' part de valeurs négatives en 0, croise l'axe des abscisses en x=2, atteint un maximum aux alentours de x=3, puis redescend en restant positive. On peut affirmer que la fonction f est : a. concave sur ]0~;~+\infty[ ; b. convexe sur ]0~;~+\infty[ ; c. convexe sur [0~;~2] ; d. convexe sur [2~;~+\infty[.

f est convexe sur un intervalle exactement lorsque sa dérivée f' y est croissante. D'après la représentation graphique, la courbe de f' est croissante de x=0 jusqu'à son maximum (situé vers x=3), donc en particulier sur tout l'intervalle [0~;~2], inclus dans [0~;~3]. Donc f est convexe sur [0~;~2]. Réponse c.

4.Parmi les primitives de f définie sur \mathbb{R} par f(x)=3\text{e}^{-x^2}+2 : a. toutes sont croissantes sur \mathbb{R} ; b. toutes sont décroissantes sur \mathbb{R} ; c. certaines sont croissantes sur \mathbb{R} et d'autres décroissantes sur \mathbb{R} ; d. toutes sont croissantes sur ]-\infty~;~0] et décroissantes sur [0~;~+\infty[.

Pour tout réel x, \text{e}^{-x^2}>0, donc f(x)=3\text{e}^{-x^2}+2>2>0 : la fonction f est strictement positive sur \mathbb{R}. Or, si F est une primitive de f, alors F'=f. Comme f est strictement positive sur \mathbb{R} tout entier, toute primitive F de f est strictement croissante sur \mathbb{R}. Réponse a.

5.La limite en +\infty de f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = \dfrac{2\ln x}{3x^2+1} est égale à : a. \dfrac23 ; b. +\infty ; c. -\infty ; d. 0.

On écrit \begin{aligned}f(x) &= \dfrac{2\ln x}{3x^2+1} \\ &= \dfrac{2}{3}\times\dfrac{\frac{\ln x}{x^2}}{1+\frac{1}{3x^2}}\end{aligned} (en factorisant x^2 au dénominateur). Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\ln x}{x^2}=0, et \lim\limits_{x\to+\infty}\left(1+\dfrac{1}{3x^2}\right)=1. Donc \begin{aligned}\lim\limits_{x\to+\infty}f(x) &= \dfrac23\times\dfrac{0}{1} \\ &= 0\end{aligned} Réponse d.

6.L'équation \text{e}^{2x}+\text{e}^x-12=0 admet dans \mathbb{R} : a. trois solutions ; b. deux solutions ; c. une seule solution ; d. aucune solution.

On pose X=\text{e}^x (avec X>0 nécessairement). Comme \text{e}^{2x}=\left(\text{e}^x\right)^2=X^2, l'équation devient X^2+X-12=0. Le discriminant vaut \begin{aligned}\Delta &= 1^2-4\times1\times(-12) \\ &= 1+48 \\ &= 49 \\ &= 7^2\end{aligned} donc les solutions sont \begin{aligned}X &= \dfrac{-1-7}{2} \\ &= -4\end{aligned} et \begin{aligned}X &= \dfrac{-1+7}{2} \\ &= 3\end{aligned} Comme X=\text{e}^x>0, seule la solution X=3 est acceptable, ce qui donne \text{e}^x=3 \iff x=\ln(3). L'équation admet donc une unique solution dans \mathbb{R}. Réponse c.

Bac Terminale 2022 : Métropole, La Réunion, Antilles Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Le coyote est un animal sauvage proche du loup, qui vit en Amérique du Nord.

Dans l'état d'Oklahoma, aux États-Unis, 70 % des coyotes sont touchés par une maladie appelée ehrlichiose.

Il existe un test aidant à la détection de cette maladie. Lorsque ce test est appliqué à un coyote, son résultat est soit positif, soit négatif, et on sait que :

  • Si le coyote est malade, le test est positif dans 97 % des cas.
  • Si le coyote n'est pas malade, le test est négatif dans 95 % des cas.

Partie A

Des vétérinaires capturent un coyote d'Oklahoma au hasard et lui font subir un test pour l'ehrlichiose.

On considère les évènements suivants :

  • M: « le coyote est malade »;
  • T: « le test du coyote est positif ».

On note \overline{M} et \overline{T} respectivement les évènements contraires de M et T.

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous qui modélise la situation.

    \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep=1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{M }\taput{...}} {\TR{T}\taput{...} \TR{\overline{T}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{M} }\tbput{...}} {\TR{T}\taput{...} \TR{\overline{T}}\tbput{...} } }
  2. Déterminer la probabilité que le coyote soit malade et que son test soit positif.
  3. Démontrer que la probabilité de T est égale à 0,694.
  4. On appelle « valeur prédictive positive du test » la probabilité que le coyote soit effectivement malade sachant que son test est positif.

    Calculer la valeur prédictive positive du test. On arrondira le résultat au millième.
    1. Par analogie avec la question précédente, proposer une définition de la « valeur prédictive négative du test » et calculer cette valeur en arrondissant au millième.
    2. Comparer les valeurs prédictives positive et négative du test, et interpréter.

Partie B

On rappelle que la probabilité qu'un coyote capturé au hasard présente un test positif est de 0,694.

  1. Lorsqu'on capture au hasard cinq coyotes, on assimile ce choix à un tirage avec remise.

    On note X la variable aléatoire qui à un échantillon de cinq coyotes capturés au hasard associe le nombre de coyotes dans cet échantillon ayant un test positif.
    1. Quelle est la loi de probabilité suivie par X ? Justifier et préciser ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité que dans un échantillon de cinq coyotes capturés au hasard, un seul ait un test positif. On arrondira le résultat au centième.
    3. Un vétérinaire affirme qu'il y a plus d'une chance sur deux qu'au moins quatre coyotes sur cinq aient un test positif : cette affirmation est-elle vraie ? Justifier la réponse.
  2. Pour tester des médicaments, les vétérinaires ont besoin de disposer d'un coyote présentant un test positif. Combien doivent-ils capturer de coyotes pour que la probabilité qu'au moins l'un d'entre eux présente un test positif soit supérieure à 0,99 ?
Voir la correction

PartieA : Le coyote est un mammifère sauvage proche du loup vivant en Amérique du Nord. Dans l'Oklahoma, 70 % des coyotes sont porteurs d'une maladie appelée l'ehrlichiose. Un test de dépistage existe : si le coyote est malade, le test est positif dans 97 % des cas ; s'il n'est pas malade, le test est négatif dans 95 % des cas. On capture un coyote au hasard et on lui applique le test. On note M l'évènement « le coyote est malade » et T l'évènement « le test est positif ». 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

L'arbre part de la racine avec les branches M (probabilité 0{,}7) et \overline{M} (probabilité 0{,}3).
Sous M : les branches T (probabilité 0{,}97) et \overline{T} (probabilité 0{,}03).
Sous \overline{M} : les branches T (probabilité 0{,}05) et \overline{T} (probabilité 0{,}95).

2.Déterminer la probabilité que le coyote soit malade et ait un test positif.

D'après l'arbre pondéré, P(M\cap T) = P(M)\times P_M(T) = 0{,}7\times0{,}97 = 0{,}679.

3.Démontrer que P(T) = 0{,}694.

D'après la formule des probabilités totales, comme M et \overline{M} forment une partition de l'univers : P(T) = P(M\cap T) + P\left(\overline{M}\cap T\right).
Or \begin{aligned}P\left(\overline{M}\cap T\right) &= P\left(\overline{M}\right)\times P_{\overline{M}}(T) \\ &= 0{,}3\times0{,}05 \\ &= 0{,}015\end{aligned}
Donc, P(T) = 0{,}679+0{,}015 = 0{,}694.

4.On appelle « valeur prédictive positive du test » la probabilité que le coyote soit effectivement malade sachant que son test est positif. Calculer cette valeur, arrondie au millième.

P_T(M) = \dfrac{P(M\cap T)}{P(T)} = \dfrac{0{,}679}{0{,}694} \approx 0{,}978 (arrondi au millième).

5.aPar analogie, proposer une définition de la « valeur prédictive négative du test » et la calculer, arrondie au millième.

La valeur prédictive négative du test est la probabilité que le coyote ne soit effectivement pas malade sachant que son test est négatif, c'est-à-dire P_{\overline{T}}\left(\overline{M}\right).
On calcule \begin{aligned}P\left(\overline{T}\right) &= 1-P(T) \\ &= 1-0{,}694 \\ &= 0{,}306\end{aligned} et \begin{aligned}P\left(\overline{T}\cap\overline{M}\right) &= P\left(\overline{M}\right)\times P_{\overline{M}}\left(\overline{T}\right) \\ &= 0{,}3\times0{,}95 \\ &= 0{,}285\end{aligned}
Donc, P_{\overline{T}}\left(\overline{M}\right) = \dfrac{P\left(\overline{T}\cap\overline{M}\right)}{P\left(\overline{T}\right)} = \dfrac{0{,}285}{0{,}306} \approx 0{,}931 (arrondi au millième).

5.bComparer les valeurs prédictives positive et négative du test, et interpréter le résultat.

Comme 0{,}978 > 0{,}931, la valeur prédictive positive est supérieure à la valeur prédictive négative : un résultat positif au test permet donc de conclure à la maladie avec un peu plus de certitude (environ 2,2 % d'erreur) qu'un résultat négatif ne permet de conclure à l'absence de maladie (environ 6,9 % d'erreur).

PartieB : On admet désormais que la probabilité qu'un coyote capturé au hasard présente un test positif vaut 0{,}694. 1.a On capture cinq coyotes au hasard, ce choix étant assimilé à un tirage avec remise ; X compte, parmi ces cinq coyotes, le nombre de ceux dont le test est positif. Quelle est la loi de X ? Justifier et préciser ses paramètres.

La capture des cinq coyotes correspond à la répétition de cinq épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes (par assimilation à un tirage avec remise), chacune de paramètre de succès 0{,}694 (« le test est positif »). Donc, X suit la loi binomiale de paramètres n=5 et p=0{,}694, notée X\sim\mathcal{B}(5~;~0{,}694).

1.bCalculer la probabilité qu'un seul des cinq coyotes ait un test positif, arrondie au centième.

P(X=1) = \dbinom{5}{1}\times0{,}694^1\times(1-0{,}694)^4 \approx 0{,}03 (arrondi au centième).

1.cUn vétérinaire affirme qu'il y a plus d'une chance sur deux qu'au moins quatre des cinq coyotes aient un test positif. Cette affirmation est-elle vraie ? Justifier.

Il s'agit de comparer P(X\geqslant4) à \dfrac12, avec P(X\geqslant4) = P(X=4)+P(X=5).
\begin{aligned}P(X=4) &= \dbinom{5}{4}\times0{,}694^4\times0{,}306^1 \\ &\approx 0{,}3549\end{aligned} et \begin{aligned}P(X=5) &= \dbinom{5}{5}\times0{,}694^5\times0{,}306^0 \\ &\approx 0{,}1610\end{aligned}
Donc, \begin{aligned}P(X\geqslant4) &\approx 0{,}3549+0{,}1610 \\ &= 0{,}5159\end{aligned} valeur strictement supérieure à 0{,}5.
L'affirmation du vétérinaire est donc vraie.

2.Pour tester des médicaments, les vétérinaires ont besoin de disposer d'au moins un coyote présentant un test positif. Combien doivent-ils en capturer pour que la probabilité qu'au moins l'un d'entre eux ait un test positif soit supérieure à 0{,}99 ?

On note n le nombre de coyotes capturés et Y la variable aléatoire suivant la loi binomiale de paramètres n et p=0{,}694 comptant le nombre de tests positifs parmi eux. On cherche le plus petit n tel que P(Y\geqslant1) > 0{,}99.
Or \begin{aligned}P(Y\geqslant1) &= 1-P(Y=0) \\ &= 1-0{,}306^n\end{aligned} (probabilité de l'évènement contraire, qu'aucun test ne soit positif).
On résout donc dans \mathbb{N} l'inéquation 1-0{,}306^n > 0{,}99 \iff 0{,}306^n < 0{,}01.
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[ : \ln\left(0{,}306^n\right) < \ln(0{,}01) \iff n\times\ln(0{,}306) < \ln(0{,}01).
Comme \ln(0{,}306) < 0, l'inégalité change de sens en divisant : n > \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}306)} \approx 3{,}89.
Donc, les vétérinaires doivent capturer au moins 4 coyotes.

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On considère un cube ABCDEFGH et on appelle K le milieu du segment [BC].

On se place dans le repère \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AE}}\right) et on considère le tétraèdre EFGK.

On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par:

V = \dfrac13 \times \mathcal{B} \times h

\mathcal{B} désigne l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base.

A B C D E F G H K

  1. Préciser les coordonnées des points E, F, G et K.
  2. Montrer que le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix}\phantom{-}2\\-2\\\phantom{-}1\end{pmatrix} est orthogonal au plan (EGK).
  3. Démontrer que le plan (EGK) admet pour équation cartésienne : 2x - 2y + z - 1 = 0.
  4. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d) orthogonale au plan (EGK) passant par F.
  5. Montrer que le projeté orthogonal L de F sur le plan (EGK) a pour coordonnées \left(\frac59~;~\frac49~;~\frac79\right).
  6. Justifier que la longueur LF est égale à \dfrac23.
  7. Calculer l'aire du triangle EFG. En déduire que le volume du tétraèdre EFGK est égal à \dfrac16.
  8. Déduire des questions précédentes l'aire du triangle EGK.
  9. On considère les points P milieu du segment [EG], M milieu du segment [EK] et N milieu du segment[GK]. Déterminer le volume du tétraèdre FPMN.
Voir la correction

Onconsidère un cube ABCDEFGH et K le milieu du segment [BC]. L'espace est muni du repère \left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},~\overrightarrow{\text{AD}},~\overrightarrow{\text{AE}}\right), et on s'intéresse au tétraèdre EFGK. On rappelle que le volume d'un tétraèdre vaut V = \dfrac13\times\mathcal{B}\times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base. 1. Donner les coordonnées des points E, F, G et K.

Dans le repère \left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},~\overrightarrow{\text{AD}},~\overrightarrow{\text{AE}}\right), le cube ABCDEFGH a pour sommets A(0 ; 0 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), C(1 ; 1 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et H(0 ; 1 ; 1) ; K, milieu de [BC], a donc pour coordonnées E(0 ; 0 ; 1), F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et K\left(1~;~\dfrac12~;~0\right).

2.Montrer que le vecteur \vec n\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 1\end{pmatrix} est orthogonal au plan (EGK).

D'après les coordonnées précédentes, \overrightarrow{\text{EG}}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{\text{EK}}\begin{pmatrix}1 \\ \frac12 \\ -1\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{\text{EG}} &= 2\times1+(-2)\times1+1\times0 \\ &= 2-2+0 \\ &= 0\end{aligned} donc \vec n et \overrightarrow{\text{EG}} sont orthogonaux.
\begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{\text{EK}} &= 2\times1+(-2)\times\dfrac12+1\times(-1) \\ &= 2-1-1 \\ &= 0\end{aligned} donc \vec n et \overrightarrow{\text{EK}} sont orthogonaux.
\vec n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (EGK) : \vec n est donc orthogonal au plan (EGK).

3.Démontrer que le plan (EGK) admet pour équation cartésienne 2x-2y+z-1=0.

D'après la question précédente, \vec n\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 1\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (EGK), qui admet donc une équation cartésienne de la forme 2x-2y+z+d=0, avec d\in\mathbb{R}.
Comme E(0 ; 0 ; 1) appartient au plan (EGK) : \begin{aligned}2\times0-2\times0+1+d = 0 &\iff d = -1 \end{aligned}
Donc, une équation cartésienne du plan (EGK) est 2x-2y+z-1=0.

4.Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d) orthogonale au plan (EGK) et passant par F.

La droite (d), orthogonale au plan (EGK), admet \vec n\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 1\end{pmatrix} comme vecteur directeur ; elle passe par F(1 ; 0 ; 1).
Donc, une représentation paramétrique de (d) est : \begin{cases}x=1+2t\\y=-2t\\z=1+t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

5.Montrer que le projeté orthogonal L de F sur le plan (EGK) a pour coordonnées \left(\dfrac59~;~\dfrac49~;~\dfrac79\right).

L est l'unique point d'intersection de la droite (d) et du plan (EGK). On remplace les coordonnées paramétriques de (d) dans l'équation du plan (EGK) : 2(1+2t)-2(-2t)+(1+t)-1=0.
En développant : \begin{aligned}2+4t+4t+1+t-1 = 0 &\iff 9t+2 = 0 \\ &\iff t = -\dfrac29 \end{aligned}
En remplaçant t=-\dfrac29 dans les équations de (d) : \begin{aligned}x &= 1+2\times\left(-\dfrac29\right) \\ &= 1-\dfrac49 \\ &= \dfrac59\end{aligned} \begin{aligned}y &= -2\times\left(-\dfrac29\right) \\ &= \dfrac49\end{aligned} \begin{aligned}z &= 1+\left(-\dfrac29\right) \\ &= \dfrac79\end{aligned}
Donc, L a pour coordonnées \left(\dfrac59~;~\dfrac49~;~\dfrac79\right).

6.Justifier que la longueur LF est égale à \dfrac23.

Avec L\left(\dfrac59~;~\dfrac49~;~\dfrac79\right) et F(1 ; 0 ; 1), on a \overrightarrow{\text{LF}}\begin{pmatrix}\frac49 \\ -\frac49 \\ \frac29\end{pmatrix}.
Donc, \text{LF} = \sqrt{\left(\dfrac49\right)^2+\left(-\dfrac49\right)^2+\left(\dfrac29\right)^2} = \sqrt{\dfrac{16}{81}+\dfrac{16}{81}+\dfrac{4}{81}} = \sqrt{\dfrac{36}{81}} = \dfrac{6}{9} = \dfrac23.

7.Calculer l'aire du triangle EFG. En déduire que le volume du tétraèdre EFGK est égal à \dfrac16.

On a \overrightarrow{\text{EF}}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{\text{FG}}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}, donc \overrightarrow{\text{EF}}\cdot\overrightarrow{\text{FG}} = 0 : le triangle EFG est rectangle en F, avec EF =1 et FG =1.
Son aire vaut donc \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{EFG}) &= \dfrac{\text{EF}\times\text{FG}}{2} \\ &= \dfrac{1\times1}{2} \\ &= \dfrac12\end{aligned}
Le triangle EFG est situé dans le plan d'équation z=1 (contenant E, F et G) ; la hauteur du tétraèdre EFGK relative à cette base est donc la distance de K, d'altitude z=0, à ce plan, soit h=1.
Donc, \mathcal{V}(\text{EFGK}) = \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{EFG})\times h = \dfrac13\times\dfrac12\times1 = \dfrac16.

8.Déduire des questions précédentes l'aire du triangle EGK.

Le volume du tétraèdre EFGK peut aussi se calculer en prenant pour base le triangle EGK et pour hauteur la longueur LF, puisque L est le projeté orthogonal de F sur le plan (EGK) : \mathcal{V}(\text{EFGK}) = \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{EGK})\times\text{LF}.
D'après les questions précédentes, \begin{aligned}\dfrac16 &= \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{EGK})\times\dfrac23 \\ &= \dfrac29\times\mathcal{A}(\text{EGK})\end{aligned}
Donc, \mathcal{A}(\text{EGK}) = \dfrac{\frac16}{\frac29} = \dfrac16\times\dfrac92 = \dfrac34.

9.On considère les points P, milieu de [EG], M, milieu de [EK], et N, milieu de [GK]. Déterminer le volume du tétraèdre FPMN.

D'après le théorème des milieux appliqué dans le triangle EGK, les côtés du triangle PMN mesurent chacun la moitié des côtés correspondants du triangle EGK.
L'aire du triangle PMN vaut donc \left(\dfrac12\right)^2 = \dfrac14 fois celle du triangle EGK : \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{PMN}) &= \dfrac14\times\dfrac34 \\ &= \dfrac{3}{16}\end{aligned}
Les points P, M et N appartiennent tous les trois au plan (EGK) : la hauteur du tétraèdre FPMN relative à la base PMN est donc la même que celle du tétraèdre EFGK relative à la base EGK, à savoir LF =\dfrac23.
Donc, \mathcal{V}(\text{FPMN}) = \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{PMN})\times\text{LF} = \dfrac13\times\dfrac{3}{16}\times\dfrac23 = \dfrac{1}{24}.

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Partie A : études de deux fonctions

On considère les deux fonctions f et g définies sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par:

f(x) = 0,06\left(-x^2 +13,7x\right)\quad \text{et}\quad g(x) = (-0,15x + 2,2)\text{e}^{0,2x} - 2,2.

On admet que les fonctions f et g sont dérivables et on note f' et g' leurs fonctions dérivées respectives.

  1. On donne le tableau de variations complet de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

    x 0 6 , 85 +∞ f ( x ) 0 f (6 , 85) −∞

    1. Justifier la limite de f en +\infty.
    2. Justifier les variations de la fonction f.
    3. Résoudre l'équation f(x) = 0.
    1. Déterminer la limite de g en +\infty.
    2. Démontrer que, pour tout réel x appartenant à [0~;~+\infty[ on a : g'(x) = (- 0,03x + 0,29)\text{e}^{0,2x}.
    3. Étudier les variations de la fonction g et dresser son tableau de variations sur [0~;~+\infty[.

      Préciser une valeur approchée à 10^{-2} près du maximum de g.
    4. Montrer que l'équation g(x) = 0 admet une unique solution non nulle et déterminer, à 10^{-2} près, une valeur approchée de cette solution.

Partie B : trajectoires d'une balle de golf

Pour frapper la balle, un joueur de golf utilise un instrument appelé « club » de golf.

On souhaite exploiter les fonctions f et g étudiées en Partie A pour modéliser de deux façons différentes la trajectoire d'une balle de golf. On suppose que le terrain est parfaitement plat.

On admettra ici que 13,7 est la valeur qui annule la fonction f et une approximation de la valeur qui annule la fonction g.

On donne ci-dessous les représentations graphiques de f et g sur l'intervalle [0 ; 13,7].

C f C g 0 1 1 13,7

Pour x représentant la distance horizontale parcourue par la balle en dizaine de yards après la frappe, (avec 0 < x < 13,7), f(x) (ou g(x) selon le modèle) représente la hauteur correspondante de la balle par rapport au sol, en dizaine de yards (1 yard correspond à environ 0,914 mètre).

On appelle « angle de décollage » de la balle, l'angle entre l'axe des abscisses et la tangente à la courbe (\mathcal{C}_f ou \mathcal{C}_g selon le modèle) en son point d'abscisse 0. Une mesure de l'angle de décollage de la balle est un nombre réel d tel que \tan (d) est égal au coefficient directeur de cette tangente.

De même, on appelle « angle d'atterrissage » de la balle, l'angle entre l'axe des abscisses et la tangente à la courbe (\mathcal{C}_f ou \mathcal{C}_g selon le modèle) en son point d'abscisse 13,7. Une mesure de l'angle d'atterrissage de la balle est un nombre réel a tel que \tan (a) est égal à l'opposé du coefficient directeur de cette tangente.

Tous les angles sont mesurés en degré.

Leschémaillustrelesanglesdedé-collageetd’atterrissageassociésàlacourbe C f Leschémaillustrelesanglesdedécollageetd’atterrissageassociésàlacourbe C g . C f

  1. Première modélisation : on rappelle qu'ici, l'unité étant la dizaine de yards, x représente la distance horizontale parcourue par la balle après la frappe et f(x) la hauteur correspondante de la balle.

    Selon ce modèle :
    1. Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle au cours de sa trajectoire ?
    2. Vérifier que f'(0) = 0,822.
    3. Donner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle, arrondie au dixième. (On pourra éventuellement utiliser le tableau ci-dessous).
    4. Quelle propriété graphique de la courbe \mathcal{C}_f permet de justifier que les angles de décollage et d'atterrissage de la balle sont égaux ?
  2. Seconde modélisation : on rappelle qu'ici, l'unité étant la dizaine de yards, x représente la distance horizontale parcourue par la balle après la frappe et g(x) la hauteur correspondante de la balle.

    Selon ce modèle :

    1. Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle au cours de sa trajectoire ?

      On précise que g'(0) = 0,29 et g'(13,7) \approx -1,87.
    2. Donner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle, arrondie au dixième. (On pourra éventuellement utiliser le tableau ci-dessous).
    3. Justifier que 62 est une valeur approchée, arrondie à l'unité près, d'une mesure en degré de l'angle d'atterrissage de la balle.


    Tableau : extrait d'une feuille de calcul donnant une mesure en degré d'un angle quand on connait sa tangente :

    ABCDEFGHIJKLM
    1\tan (\theta)0,8150,8160,8170,8180,8190,820,8210,8220,8230,8240,8250,826
    2\theta en degrés39,1839,2139,2539,2839,3239,3539,3939,4239,4539,4939,5239,56
    3
    4\tan (\theta)0,2850,2860,2870,2880,2890,290,2910,2920,2930,2940,2950,296
    5\theta en degrés15,9115,9616,0116,0716,1216,1716,2316,2816,3316,3816,4416,49

Partie C : interrogation des modèles

À partir d'un grand nombre d'observations des performances de joueurs professionnels, on a obtenu les résultats moyens suivants:

Angle de décollage en degréHauteur maximale en yardAngle d'atterrissage en degréDistance horizontale en yard au point de chute
243252137

Quel modèle, parmi les deux étudiés précédemment, semble le plus adapté pour décrire la frappe de la balle par un joueur professionnel ? La réponse sera justifiée.

Voir la correction

PartieA : On considère les fonctions f et g définies sur [0~;~+\infty[ par f(x) = 0{,}06\left(-x^2+13{,}7x\right) et g(x) = (-0{,}15x+2{,}2)\text{e}^{0,2x}-2{,}2. On admet que f et g sont dérivables sur [0~;~+\infty[, de dérivées respectives f' et g'. On donne le tableau de variations complet de f : croissante sur [0~;~6{,}85] de f(0)=0 à f(6{,}85), puis décroissante sur [6{,}85~;~+\infty[ vers -\infty. 1.a Justifier la limite de f en +\infty.

Pour tout x>0, f(x) = 0{,}06x^2\left(-1+\dfrac{13{,}7}{x}\right).
Or \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{13{,}7}{x} = 0, donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(-1+\dfrac{13{,}7}{x}\right) = -1 ; de plus \lim\limits_{x\to+\infty}0{,}06x^2 = +\infty.
Par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = -\infty.

1.bJustifier les variations de la fonction f affichées dans le tableau.

f est une fonction polynôme, donc dérivable sur [0~;~+\infty[, avec f'(x) = 0{,}06\times(-2x+13{,}7) = -0{,}12x+0{,}822.
f'(x) > 0 \iff -0{,}12x+0{,}822 > 0 \iff x < \dfrac{0{,}822}{0{,}12} = 6{,}85, et de même f'(x) < 0 \iff x > 6{,}85.
Donc, f est croissante sur [0~;~6{,}85] et décroissante sur [6{,}85~;~+\infty[, conformément au tableau donné.

1.cRésoudre l'équation f(x)=0.

\begin{aligned}f(x) = 0 &\iff 0{,}06\left(-x^2+13{,}7x\right) = 0 \\ &\iff -x^2+13{,}7x = 0 \\ &\iff x(13{,}7-x) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si, et seulement si, l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou x=13{,}7.
Donc, l'ensemble des solutions est S=\{0~;~13{,}7\}.

2.aDéterminer la limite de g en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}15x+2{,}2) = -\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}\text{e}^{0,2x} = +\infty (limite usuelle de la fonction exponentielle).
Par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}15x+2{,}2)\text{e}^{0,2x} = -\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}g(x) = -\infty.

2.bDémontrer que, pour tout réel x\in[0~;~+\infty[, g'(x) = (-0{,}03x+0{,}29)\text{e}^{0,2x}.

g est un produit de deux fonctions dérivables sur [0~;~+\infty[ : x\mapsto-0{,}15x+2{,}2, de dérivée -0{,}15, et x\mapsto\text{e}^{0,2x}, de dérivée x\mapsto0{,}2\text{e}^{0,2x} (la constante -2{,}2 ayant une dérivée nulle).
g'(x) = -0{,}15\,\text{e}^{0,2x} + (-0{,}15x+2{,}2)\times0{,}2\,\text{e}^{0,2x} = \text{e}^{0,2x}\left(-0{,}15-0{,}03x+0{,}44\right) = \text{e}^{0,2x}(-0{,}03x+0{,}29).
Donc, pour tout réel x\in[0~;~+\infty[, g'(x) = (-0{,}03x+0{,}29)\text{e}^{0,2x}.

2.cÉtudier les variations de g sur [0~;~+\infty[ et donner une valeur approchée à 10^{-2} près de son maximum.

Pour tout x\geqslant0, \text{e}^{0,2x} > 0, donc g'(x) est du signe de -0{,}03x+0{,}29.
-0{,}03x+0{,}29 > 0 \iff x < \dfrac{0{,}29}{0{,}03} = \dfrac{29}{3}, et de même g'(x) < 0 \iff x > \dfrac{29}{3}.
Donc, g est croissante sur \left[0~;~\dfrac{29}{3}\right] et décroissante sur \left[\dfrac{29}{3}~;~+\infty\right[ : g admet donc un maximum en \dfrac{29}{3}.
g\left(\dfrac{29}{3}\right) = \left(-0{,}15\times\dfrac{29}{3}+2{,}2\right)\text{e}^{0,2\times\frac{29}{3}}-2{,}2 \approx 2{,}98 (arrondi au centième).

2.dMontrer que l'équation g(x)=0 admet une unique solution non nulle sur [0~;~+\infty[ et déterminer, à 10^{-2} près, une valeur approchée de cette solution.

On remarque déjà que g(0) = (0+2{,}2)\text{e}^0-2{,}2 = 2{,}2-2{,}2 = 0 : x=0 est donc une solution évidente.
Sur l'intervalle \left[\dfrac{29}{3}~;~+\infty\right[, la fonction g est continue (car dérivable) et strictement décroissante, de g\left(\dfrac{29}{3}\right)\approx2{,}98 vers -\infty.
Comme 0 appartient à l'intervalle \left]-\infty~;~2{,}98\right[, d'après le théorème des valeurs intermédiaires (corollaire de la stricte monotonie), l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle, avec \alpha\neq0 puisque {\alpha>\dfrac{29}{3}>0}.
À la calculatrice, on obtient \alpha\approx13{,}72 (arrondi au centième).

PartieB : On admet que 13{,}7 annule f et est une approximation de la valeur qui annule g. Pour x représentant, en dizaine de yards, la distance horizontale parcourue par une balle de golf après la frappe (avec 0<x<13{,}7), f(x) (ou g(x), selon le modèle choisi) représente la hauteur correspondante de la balle, dans la même unité. L'angle de décollage est l'angle d tel que \tan(d) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0 ; l'angle d'atterrissage est l'angle a tel que \tan(a) est l'opposé du coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse 13{,}7. Première modélisation (fonction f) ; 1.a Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle ?

D'après la Partie A, le maximum de f sur [0~;~+\infty[ est atteint en x=6{,}85, avec \begin{aligned}f(6{,}85) &= 0{,}06\left(-6{,}85^2+13{,}7\times6{,}85\right) \\ &= 2{,}81535\end{aligned}
Cette hauteur est exprimée en dizaine de yards, donc, en yards, la hauteur maximale atteinte par la balle vaut 28{,}1535 yards, soit environ 28,2 yards.

1.bVérifier que f'(0) = 0{,}822.

D'après la question 1.b de la Partie A, f'(x) = -0{,}12x+0{,}822, donc f'(0) = 0{,}822.

1.cDonner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle selon ce modèle, arrondie au dixième.

Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 0 est f'(0) = 0{,}822, donc l'angle de décollage d vérifie \tan(d) = 0{,}822.
À l'aide de la calculatrice (ou du tableau fourni dans l'énoncé), d = \arctan(0{,}822) \approx 39{,}4^{\circ} (arrondi au dixième).

1.dQuelle propriété graphique de la courbe de f permet de justifier que les angles de décollage et d'atterrissage sont égaux, selon ce modèle ?

La courbe de f est un arc de parabole, symétrique par rapport à la droite verticale d'équation x=6{,}85 (l'abscisse de son sommet, qui est le milieu de l'intervalle [0~;~13{,}7]). Cette symétrie échange les points d'abscisses 0 et 13{,}7 et transforme donc la tangente en 0 en la tangente en 13{,}7 (à une réflexion près), ce qui justifie que les angles de décollage et d'atterrissage sont égaux.

Seconde modélisation (fonction g) ; 2.a Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle selon ce modèle ? (On précise que g'(0)=0{,}29 et g'(13{,}7)\approx-1{,}87.)

D'après la question 2.c de la Partie A, le maximum de g sur [0~;~+\infty[ vaut g\left(\dfrac{29}{3}\right)\approx2{,}98, exprimé en dizaine de yards.
Donc, en yards, la hauteur maximale atteinte par la balle vaut environ 29,8 yards selon ce modèle.

2.bDonner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle selon ce modèle, arrondie au dixième.

Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 0 est g'(0) = 0{,}29, donc l'angle de décollage d vérifie \tan(d) = 0{,}29.
À l'aide de la calculatrice (ou du tableau fourni), d = \arctan(0{,}29) \approx 16{,}2^{\circ} (arrondi au dixième).

2.cJustifier que 62 est une valeur approchée, arrondie à l'unité, d'une mesure en degré de l'angle d'atterrissage de la balle selon ce modèle.

L'angle d'atterrissage a vérifie \tan(a) = -g'(13{,}7), l'opposé du coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse 13{,}7.
Comme g'(13{,}7)\approx-1{,}87, on a \tan(a) \approx 1{,}87, d'où \begin{aligned}a &= \arctan(1{,}87) \\ &\approx 61{,}9\end{aligned}^{\circ}, soit 62^{\circ} arrondi à l'unité.

PartieC : Des observations sur des joueurs professionnels donnent, en moyenne : angle de décollage 24^{\circ}, hauteur maximale 32 yards, angle d'atterrissage 52^{\circ}, distance horizontale au point de chute 137 yards (soit 13{,}7 dizaines de yards, cohérent avec les deux modèles). Quel modèle, parmi les deux étudiés, semble le plus adapté pour décrire la frappe d'un joueur professionnel ? Justifier.

Comparons les deux modèles aux observations professionnelles (angle de décollage 24^{\circ}, hauteur maximale 32 yards, angle d'atterrissage 52^{\circ}) :
Avec le modèle f : angle de décollage \approx39{,}4^{\circ} (net écart avec 24^{\circ}, surestimation), hauteur maximale \approx28{,}2 yards (sous-estimation), angles de décollage et d'atterrissage égaux entre eux (alors que les observations donnent 24^{\circ} et 52^{\circ}, très différents).
Avec le modèle g : angle de décollage \approx16{,}2^{\circ} (sous-estimation, mais ordre de grandeur plus proche que f), hauteur maximale \approx29{,}8 yards (sous-estimation, mais plus proche de 32 que le modèle f), angle d'atterrissage \approx62^{\circ} (surestimation, mais du même ordre que 52^{\circ}, et surtout nettement supérieur à l'angle de décollage comme dans les observations).
Le modèle g reproduit qualitativement le fait que l'angle d'atterrissage est bien plus grand que l'angle de décollage (comportement observé chez les professionnels), ce que le modèle f, de par sa symétrie, est structurellement incapable de reproduire.
Donc, même si aucun des deux modèles ne redonne exactement les valeurs observées, le modèle g semble le plus adapté pour décrire la frappe de la balle par un joueur professionnel.

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Principaux domaines abordés : Probabilités

Au basket-ball, il existe deux sortes de tir :

  • les tirs à deux points.

    Ils sont réalisés près du panier et rapportent deux points s'ils sont réussis.
  • les tirs à trois points.

    Ils sont réalisés loin du panier et rapportent trois points s'ils sont réussis.

Stéphanie s'entraîne au tir. On dispose des données suivantes :

  • Un quart de ses tirs sont des tirs à deux points. Parmi eux, 60 % sont réussis.
  • Trois quarts de ses tirs sont des tirs à trois points. Parmi eux, 35 % sont réussis.
  1. Stéphanie réalise un tir.

    On considère les évènements suivants :

    \begin{description}
  2. D : « Il s'agit d'un tir à deux points ».
  3. R : « le tir est réussi ». \end{description}
    1. Représenter la situation à l'aide d'un arbre de probabilités.
    2. Calculer la probabilité p\left(\overline{D} \cap R\right).
    3. Démontrer que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir est égale à 0,4125.
    4. Stéphanie réussit un tir. Calculer la probabilité qu'il s'agisse d'un tir à trois points. Arrondir le résultat au centième.
  4. Stéphanie réalise à présent une série de 10 tirs à trois points.

    On note X la variable aléatoire qui compte le nombre de tirs réussis.

    On considère que les tirs sont indépendants. On rappelle que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir à trois points est égale à 0,35.
    1. Justifier que X suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
    2. Calculer l'espérance de X. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
    3. Déterminer la probabilité que Stéphanie rate 4 tirs ou plus. Arrondir le résultat au centième.
    4. Déterminer la probabilité que Stéphanie rate au plus 4 tirs. Arrondir le résultat au centième.
  5. Soit n un entier naturel non nul.

    Stéphanie souhaite réaliser une série de n tirs à trois points.

    On considère que les tirs sont indépendants. On rappelle que la probabilité qu'elle réussisse un tir à trois points est égale à 0,35.

    Déterminer la valeur minimale de n pour que la probabilité que Stéphanie réussisse au moins un tir parmi les n tirs soit supérieure ou égale à 0,99.
Voir la correction

Partie1 : Stéphanie s'entraîne au basket-ball. Un quart de ses tirs sont des tirs à deux points, et parmi eux 60 % sont réussis ; les trois quarts restants sont des tirs à trois points, et parmi eux 35 % sont réussis. Elle réalise un tir ; on note D l'évènement « le tir choisi est un tir à deux points » et R l'évènement « le tir est réussi ». 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

L'arbre part de la racine avec les branches D (probabilité 0{,}25) et \overline{D} (probabilité 0{,}75). Sur la branche D, les sous-branches sont R (probabilité 0{,}6) et \overline{R} (probabilité 0{,}4). Sur la branche \overline{D}, les sous-branches sont R (probabilité 0{,}35) et \overline{R} (probabilité 0{,}65).

2.Calculer la probabilité P\left(\overline{D}\cap R\right).

D'après la lecture de l'arbre : P\left(\overline{D}\cap R\right) = P\left(\overline{D}\right)\times P_{\overline{D}}(R) = 0{,}75\times0{,}35 = 0,2625.

3.Démontrer que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir quelconque est égale à 0{,}4125.

On calcule de même \begin{aligned}P(D\cap R) &= P(D)\times P_D(R) \\ &= 0{,}25\times0{,}6 \\ &= 0{,}15\end{aligned}
Les évènements D et \overline{D} partitionnent l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(R) = P(D\cap R) + P\left(\overline{D}\cap R\right) = 0{,}15 + 0{,}2625 = 0,4125, ce qui est le résultat annoncé.

4.Sachant que Stéphanie a réussi son tir, calculer la probabilité qu'il s'agisse d'un tir à trois points (arrondir au centième).

D'après la définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_R\left(\overline{D}\right) &= \dfrac{P\left(R\cap\overline{D}\right)}{P(R)} \\ &= \dfrac{0{,}2625}{0{,}4125}\end{aligned}
On obtient P_R\left(\overline{D}\right) \approx 0{,}6364, soit, arrondi au centième, 0,64.

Partie2 : Stéphanie réalise une série de 10 tirs à trois points, supposés indépendants ; on rappelle que la probabilité de réussir un tir à trois points vaut 0{,}35. On note X la variable aléatoire comptant le nombre de tirs réussis. 1. Justifier que X suit une loi binomiale, et préciser ses paramètres.

Les 10 tirs sont indépendants et chacun n'a que deux issues possibles (réussi ou raté), avec la même probabilité de succès 0{,}35 à chaque tir : X suit donc une loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}35.

2.Calculer l'espérance de X, et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

Pour une loi binomiale, E(X) = np = 10\times0{,}35 = 3,5. Cela signifie que, si Stéphanie répète très souvent des séries de 10 tirs à trois points, elle réussira en moyenne 3,5 tirs par série.

3.Déterminer la probabilité que Stéphanie rate 4 tirs ou plus sur cette série de 10 (arrondir au centième).

Rater 4 tirs ou plus sur 10, c'est en réussir au plus 10-4=6 : l'évènement demandé correspond donc à (X\leqslant6).
À la calculatrice, avec X suivant la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}35 : P(X\leqslant6) \approx 0,97.

4.Déterminer la probabilité que Stéphanie rate au plus 4 tirs sur cette série de 10 (arrondir au centième).

Rater au plus 4 tirs sur 10, c'est en réussir au moins 10-4=6 : l'évènement demandé correspond donc à (X\geqslant6).
À la calculatrice : P(X\geqslant6) = 1 - P(X\leqslant5) \approx 0,09.

Partie3 : Stéphanie souhaite réaliser une série de n tirs à trois points indépendants, avec n entier naturel non nul, la probabilité de réussir chaque tir restant égale à 0{,}35. Déterminer la plus petite valeur de n pour laquelle la probabilité qu'elle réussisse au moins un tir parmi les n soit supérieure ou égale à 0{,}99.

La probabilité de rater un tir donné vaut 1-0{,}35=0{,}65. Comme les tirs sont indépendants, la probabilité de les rater tous les n vaut 0{,}65^n.
La probabilité de réussir au moins un tir parmi les n est donc l'évènement contraire de « tout rater », de probabilité 1-0{,}65^n.
On cherche le plus petit entier naturel non nul n tel que 1-0{,}65^n \geqslant 0{,}99, c'est-à-dire 0{,}65^n \leqslant 0{,}01.
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[, cette inégalité équivaut à \ln\left(0{,}65^n\right) \leqslant \ln(0{,}01), soit n\ln(0{,}65) \leqslant \ln(0{,}01).
Comme \ln(0{,}65) < 0, diviser par \ln(0{,}65) inverse le sens de l'inégalité : n \geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}65)}.
Or \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}65)} \approx 10{,}69, donc le plus petit entier naturel qui convient est n=11 : Stéphanie doit prévoir une série d'au moins 11 tirs.

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Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme.

Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par :

f(x) = x \ln (x) - x - 2.

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[.

On note f' sa dérivée, f'' sa dérivée seconde et \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère.

    1. Démontrer que, pour tout x appartenant à ]0~;~+\infty[, on a f'(x) = \ln (x).
    2. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse x = e.
    3. Justifier que la fonction f est convexe sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
    4. En déduire la position relative de la courbe \mathcal{C}_f et de la tangente T.
    1. Calculer la limite de la fonction f en 0.
    2. Démontrer que la limite de la fonction f en +\infty est égale à +\infty.
  1. Dresser le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
    1. Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution dans l'intervalle ]0~;~+\infty[. On note \alpha cette solution.
    2. Justifier que le réel \alpha appartient à l'intervalle ]4,3 ; 4,4[.
    3. En déduire le signe de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
  2. On considère la fonction seuil suivante écrite dans le langage Python :

    On rappelle que la fonction log du module math (que l'on suppose importé) désigne la fonction logarithme népérien ln.

    defseuil(pas) :
    x=4.3
    while x*log (x) - x - 2 < 0:
    x=x+pas
    return x


    Quelle est la valeur renvoyée à l'appel de la fonction seuil(0.01) ?

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

Onconsidère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x\ln(x)-x-2, deux fois dérivable sur cet intervalle, de dérivée f', de dérivée seconde f'', et de courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère. 1.a Démontrer que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = \ln(x).

La fonction f est une somme de produits de fonctions dérivables sur ]0~;~+\infty[, donc f est dérivable sur cet intervalle, et : f'(x) = \ln(x) + x\times\dfrac{1}{x} - 1 = \ln(x) + 1 - 1 = \ln(x).

1.bDéterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse x=\text{e}.

On calcule f(\text{e}) = \text{e}\ln(\text{e}) - \text{e} - 2 = \text{e}\times1 - \text{e} - 2 = -2 (car \ln(\text{e})=1), et f'(\text{e}) = \ln(\text{e}) = 1.
L'équation de la tangente en un point d'abscisse a est y = f'(a)(x-a) + f(a), donc ici : y = 1\times(x-\text{e}) + (-2) = x - \text{e} - 2.
Donc, la réponse est T\colon y = x - \text{e} - 2.

1.cJustifier que la fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[.

D'après la question 1.a, f'(x) = \ln(x), donc f''(x) = \dfrac{1}{x}.
Pour tout x de ]0~;~+\infty[, on a x>0, donc f''(x) = \dfrac{1}{x} > 0 : la fonction f est donc convexe sur cet intervalle.

1.dEn déduire la position relative de la courbe \mathcal{C}_f et de la tangente T.

Comme la fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[, sa courbe représentative \mathcal{C}_f est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de la tangente T.

2.aCalculer la limite de f en 0.

On sait, par croissances comparées, que \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}} x\ln(x) = 0, et par ailleurs \lim\limits_{x\to0}x = 0. Par somme de limites : \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}} f(x) = 0 - 0 - 2 = -2.

2.bDémontrer que la limite de f en +\infty vaut +\infty.

Pour tout x de ]0~;~+\infty[, on peut factoriser : f(x) = x\left[\ln(x)-1\right] - 2.
Or \lim\limits_{x\to+\infty}\left[\ln(x)-1\right] = +\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}x = +\infty, donc, par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}x\left[\ln(x)-1\right] = +\infty.
Par somme de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty - 2 = +\infty.

3.Dresser le tableau de variations de f sur ]0~;~+\infty[.

D'après la question 1.a, f'(x) = \ln(x). Or \ln(x) est strictement négatif sur ]0~;~1[, nul en x=1, et strictement positif sur ]1~;~+\infty[.
La fonction f est donc strictement décroissante sur ]0~;~1], puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[ : elle admet un minimum en x=1.
Ce minimum vaut \begin{aligned}f(1) &= 1\times\ln(1) - 1 - 2 \\ &= 0 - 1 - 2 \\ &= -3\end{aligned}
Le tableau de variations de f part donc de la limite -2 en 0, décroît jusqu'au minimum -3 atteint en x=1, puis croît vers +\infty.

4.aDémontrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha dans ]0~;~+\infty[.

Sur ]0~;~1], f est strictement décroissante et son maximum sur cet intervalle est f(0^+) = -2 (limite en 0) : donc f(x) < 0 pour tout x de ]0~;~1], si bien que l'équation f(x)=0 n'a pas de solution sur cet intervalle.
Sur [1~;~+\infty[, f est continue (car dérivable) et strictement croissante, avec f(1) = -3 et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty. Comme 0 est compris entre -3 et +\infty, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
Donc, la réponse est : l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~+\infty[, avec \alpha \in [1~;~+\infty[.

4.bJustifier que \alpha appartient à l'intervalle ]4{,}3~;~4{,}4[.

On calcule f(4{,}3) = 4{,}3\ln(4{,}3) - 4{,}3 - 2 \approx -0{,}028 < 0 et f(4{,}4) = 4{,}4\ln(4{,}4) - 4{,}4 - 2 \approx 0{,}119 > 0.
Comme f est strictement croissante et continue sur [1~;~+\infty[, et que f(4{,}3) et f(4{,}4) sont de signes contraires, la valeur \alpha qui annule f est encadrée par 4{,}3 et 4{,}4.
Donc, la réponse est \alpha \in\ ]4{,}3~;~4{,}4[.

4.cEn déduire le signe de f sur ]0~;~+\infty[.

D'après le tableau de variations de la question 3 et l'existence du seul zéro \alpha de f (question 4.a), on peut conclure sur le signe de f.
Sur ]0~;~\alpha[, f(x) < 0 ; en x=\alpha, f(\alpha)=0 ; sur ]\alpha~;~+\infty[, f(x) > 0.

5.On considère la fonction Python suivante, où l'on suppose le module math importé : def seuil(pas): x=4.3 ; while x*log(x)-x-2 < 0: x=x+pas ; return x. Quelle valeur renvoie l'appel seuil(0.01), et comment interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice ?

  • La fonction part de x = 4,3 et lui ajoute 0,01 tant que f(x) reste strictement négatif.
  • Elle s'arrête dès que f(x) devient positif ou nul, et renvoie alors cette valeur de x.
  • En simulant ce programme pas à pas, on constate que f(x) reste négatif jusqu'à x = 4,31 (f(4,31) < 0), puis devient positif dès x = 4,32 (f(4,32) > 0).
  • L'appel seuil(0.01) renvoie donc la valeur 4,32.
  • Comme f est strictement croissante sur [1 ; +infini[ et que f(4,31) < 0 < f(4,32), ceci fournit l'encadrement 4,31 < alpha < 4,32, c'est-à-dire un encadrement de alpha à 0,01 près.
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Principaux domaines abordés : géométrie dans l'espace

Une maison est modélisée par un parallélépipède rectangle ABCDEFGH surmonté d'une pyramide EFGHS.

On a DC = 6, DA = DH = 4.

Soit les points I, J et K tels que

\vect{\text{DI}} = \dfrac16\vect{\text{DC}},\quad \vect{\text{DJ}} = \dfrac14\vect{\text{DA}},\quad \vect{\text{DK}} = \dfrac14\vect{\text{DH}}.

On note \vect{\imath} = \vect{\text{DI}},\:\vect{\jmath} = \vect{\text{DJ}},\: \vect{k} = \vect{\text{DK}}.

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{D}~;~\vect{\imath},\:\vect{\jmath}, \: \vect{k}\right).

On admet que le point S a pour coordonnées (3 ; 2 ; 6).

A B C D E F G H S P Q I J K ı k

  1. Donner, sans justifier, les coordonnées des points B, E, F et G.
  2. Démontrer que le volume de la pyramide EFGHS représente le septième du volume total de la maison.

    On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

    V = \dfrac13 \times (\text{aire de la base}) \times\quad \text{hauteur}.
    1. Démontrer que le vecteur \vect{n} de coordonnées \begin{pmatrix}0\\1\\1\end{pmatrix} est normal au plan (EFS).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (EFS) est y + z - 8 = 0.
  3. On installe une antenne sur le toit, représentée par le segment [PQ]. On dispose des données suivantes:

    • le point P appartient au plan (EFS) ;
    • le point Q a pour coordonnées (2 ; 3 ; 5,5) ;
    • la droite (PQ) est dirigée par le vecteur \vect{k}.
    1. Justifier qu'une représentation paramétrique de la droite (PQ) est :

      \left\{\begin{array}{l c l} x &=&2\\ y &=&3\\ z &=& 5,5 + t \end{array}\right.\quad (t \in \R)
    2. En déduire les coordonnées du point P.
    3. En déduire la longueur PQ de l'antenne.
  4. Un oiseau vole en suivant une trajectoire modélisée par la droite \Delta dont une représentation paramétrique est :

    \left\{\begin{array}{l c r} x & =& -4 +6s\\ y &=& 7 - 4s\\z &=& 2 + 4s \end{array}\right.\quad (s \in \R)

    Déterminer la position relative des droites (PQ) et \Delta.

    L'oiseau va-t-il percuter l'antenne représentée par le segment [PQ] ?
Voir la correction

Unemaison est modélisée par un parallélépipède rectangle ABCDEFGH surmonté d'une pyramide EFGHS, avec DC=6 et \begin{aligned}DA &= DH \\ &= 4\end{aligned} On pose \begin{aligned}\vec{\imath} &= \overrightarrow{DI} \\ &= \dfrac16\overrightarrow{DC}\end{aligned} \begin{aligned}\vec{\jmath} &= \overrightarrow{DJ} \\ &= \dfrac14\overrightarrow{DA}\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{k} &= \overrightarrow{DK} \\ &= \dfrac14\overrightarrow{DH}\end{aligned} et l'on se place dans le repère orthonormé \left(D~;~\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right). On admet que S(3~;~2~;~6). 1. Donner, sans justifier, les coordonnées des points B, E, F et G.

D'après la géométrie du solide (arêtes parallèles aux vecteurs de base) : B(6~;~4~;~0), E(0~;~4~;~4), F(6~;~4~;~4), G(6~;~0~;~4).

2.Démontrer que le volume de la pyramide EFGHS représente le septième du volume total de la maison. On rappelle que le volume d'une pyramide vaut \dfrac13\times(\text{aire de la base})\times\text{hauteur}.

La base EFGH est un rectangle de côtés EF=6 et FG=4 (d'après les coordonnées de la question 1), donc d'aire \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{EFGH}) &= 6\times4 \\ &= 24\end{aligned}
Le sommet S a pour cote 6, tandis que le plan de la base EFGH est à la cote 4 (coordonnées de E, F, G, H) : la hauteur de la pyramide vaut donc 6-4=2.
Le volume de la pyramide vaut donc \begin{aligned}V(\text{EFGHS}) &= \dfrac13\times24\times2 \\ &= 16\end{aligned}
Le parallélépipède ABCDEFGH a pour arêtes 6, 4 et 4, donc pour volume \begin{aligned}V(\text{ABCDEFGH}) &= 6\times4\times4 \\ &= 96\end{aligned}
Le volume total de la maison vaut donc 16+96=112.
Enfin, \begin{aligned}\dfrac{V(\text{EFGHS})}{V(\text{maison})} &= \dfrac{16}{112} \\ &= \dfrac{1}{7}\end{aligned} ce qui est le résultat attendu.

3.aDémontrer que le vecteur \vec{n}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan (EFS).

On calcule \overrightarrow{EF}\begin{pmatrix}6 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} (car F-E = (6,4,4)-(0,4,4)) et \overrightarrow{ES}\begin{pmatrix}3 \\ -2 \\ 2\end{pmatrix} (car S-E=(3,2,6)-(0,4,4)).
On a \begin{aligned}\overrightarrow{EF}\cdot\vec{n} &= 6\times0 + 0\times1 + 0\times1 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{ES}\cdot\vec{n} &= 3\times0 + (-2)\times1 + 2\times1 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur \vec{n} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (EFS) (les coordonnées de \overrightarrow{EF} et \overrightarrow{ES} ne sont manifestement pas proportionnelles) : \vec{n} est donc normal au plan (EFS).

3.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (EFS) est y+z-8=0.

Comme \vec{n}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan (EFS), une équation cartésienne de ce plan est de la forme 0x+1y+1z+d=0, soit y+z+d=0, où d est une constante réelle à déterminer.
Le point E(0~;~4~;~4) appartient au plan (EFS), donc ses coordonnées vérifient l'équation : \begin{aligned}4+4+d = 0 &\iff d = -8 \end{aligned}
L'équation cartésienne du plan (EFS) est donc y+z-8=0, ce qui est le résultat attendu.

4.aOn installe une antenne représentée par le segment [PQ], avec P dans le plan (EFS), Q(2~;~3~;~5{,}5), et la droite (PQ) dirigée par le vecteur \vec{k}. Justifier qu'une représentation paramétrique de (PQ) est x=2, y=3, z=5{,}5+t (t\in\mathbb{R}).

Un point M(x~;~y~;~z) appartient à la droite (PQ), passant par Q et dirigée par \vec{k}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, si et seulement s'il existe un réel t tel que \overrightarrow{QM} = t\vec{k}.
Cette égalité vectorielle équivaut à x-2=0, y-3=0 et z-5{,}5=t, c'est-à-dire à x=2, y=3 et z=5{,}5+t, avec t\in\mathbb{R}.
Donc, la réponse est confirmée : x=2, y=3, z=5{,}5+t (t\in\mathbb{R}) est bien une représentation paramétrique de (PQ).

4.bEn déduire les coordonnées du point P.

Le point P appartient à la fois à la droite (PQ) et au plan (EFS) (d'équation y+z-8=0). Ses coordonnées vérifient donc à la fois la représentation paramétrique de (PQ) et l'équation du plan.
En substituant y=3 et z=5{,}5+t dans l'équation du plan : \begin{aligned}3+(5{,}5+t)-8 = 0 &\iff t+0{,}5 = 0 \\ &\iff t = -0{,}5 \end{aligned}
On obtient alors x=2, y=3, \begin{aligned}z &= 5{,}5+(-0{,}5) \\ &= 5\end{aligned}
Donc, la réponse est P(2 ; 3 ; 5).

4.cEn déduire la longueur PQ de l'antenne.

On calcule \begin{aligned}PQ^2 &= (2-2)^2+(3-3)^2+(5{,}5-5)^2 \\ &= 0+0+0{,}25 \\ &= 0{,}25\end{aligned}
Donc PQ = \sqrt{0{,}25} = 0,5.

5.Un oiseau vole selon une trajectoire modélisée par la droite \Delta de représentation paramétrique x=-4+6s, y=7-4s, z=2+4s (s\in\mathbb{R}). Déterminer la position relative des droites (PQ) et \Delta, puis dire si l'oiseau va percuter l'antenne représentée par le segment [PQ].

La droite (PQ) est dirigée par \vec{k}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et la droite \Delta est dirigée par \vec{\delta}\begin{pmatrix}6 \\ -4 \\ 4\end{pmatrix}. Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (les coordonnées de \vec{k} nulles en x et y ne peuvent être proportionnelles à celles, non nulles, de \vec{\delta}) : les droites (PQ) et \Delta ne sont donc pas parallèles.
Cherchons un éventuel point d'intersection en résolvant \begin{aligned}x &= 2 \\ &= -4+6s\end{aligned} ce qui donne 6s=6, soit s=1. On vérifie avec l'ordonnée : pour s=1, \begin{aligned}y &= 7-4\times1 \\ &= 3\end{aligned} ce qui correspond bien à y=3 sur (PQ). Les droites sont donc sécantes.
Pour s=1, la cote sur \Delta vaut \begin{aligned}z &= 2+4\times1 \\ &= 6\end{aligned} Sur (PQ), cette cote correspond à 5{,}5+t=6, soit t=0{,}5.
Le point d'intersection des deux droites a donc pour coordonnées (2~;~3~;~6), et correspond au paramètre t=0{,}5 sur la droite (PQ).
Or, d'après la représentation paramétrique de (PQ) et les points P et Q trouvés précédemment, le point P correspond à t=-0{,}5 et le point Q correspond à t=0 : le segment [PQ] correspond donc exactement aux valeurs de t comprises entre -0{,}5 et 0.
Comme le paramètre t=0{,}5 du point d'intersection n'appartient pas à cet intervalle [-0{,}5~;~0], le point d'intersection des deux droites n'appartient pas au segment [PQ].
Donc, la réponse est : l'oiseau ne va pas percuter l'antenne représentée par le segment [PQ] ; sa trajectoire croise la droite (PQ) en un point situé au-delà de Q, à une demi-unité de distance au-dessus de l'extrémité Q de l'antenne.

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Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme; convexité.

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par

f(x) = x^2 - 6x + 4\ln (x).

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

On note \mathcal{C}_f la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthogonal.

    1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x).

      Interpréter graphiquement ce résultat.
    2. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
    1. Déterminer f'(x) pour tout réel x appartenant à ]0~;~+ \infty[.
    2. Étudier le signe de f'(x) sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

      En déduire le tableau de variations de f.
  1. Montrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution dans l'intervalle [4 ; 5].
  2. On admet que, pour tout x de ]0~;~+ \infty[, on a :

    f''(x) = \dfrac{2x^2 - 4}{x^2}.

    1. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+ \infty[.

      On précisera les valeurs exactes des coordonnées des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.
    2. On note A le point de coordonnées \left(\sqrt 2~;~f\left(\sqrt 2~\right)\right).

      Soit t un réel strictement positif tel que t \ne \sqrt 2. Soit M le point de coordonnées (t~;~ f(t)).

      En utilisant la question 4. a, indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.
Voir la correction

1.a.On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 6x + 4\ln(x). Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) et interpréter graphiquement ce résultat.

Quand x tend vers 0, on a \displaystyle\lim_{x \to 0} x^2 = 0 et \displaystyle\lim_{x \to 0} -6x = 0, tandis que \displaystyle\lim_{x \to 0} \ln(x) = -\infty, donc \displaystyle\lim_{x \to 0} 4\ln(x) = -\infty.
Par somme de limites, on obtient \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = -\infty.
Graphiquement, cela signifie que la droite d'équation x=0 (l'axe des ordonnées) est asymptote verticale à la courbe \mathcal{C}_f.

1.b.Déterminer \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x).

Pour x>0, on factorise : x^2 - 6x = x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right).
Or \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \dfrac{6}{x} = 0, donc \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \left(1-\dfrac{6}{x}\right) = 1, et comme \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2 = +\infty, par produit de limites \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right) = +\infty.
De plus \displaystyle\lim_{x \to +\infty} 4\ln(x) = +\infty, donc, par somme de limites, \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty.

2.a.Déterminer f'(x) pour tout réel x de ]0~;~+\infty[.

La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et f'(x) = 2x - 6 + \dfrac{4}{x} = \dfrac{2x^2-6x+4}{x}.

2.b.Étudier le signe de f'(x) sur ]0~;~+\infty[ et en déduire le tableau de variations de f.

Comme x>0 sur l'intervalle d'étude, le signe de f'(x) = \dfrac{2x^2-6x+4}{x} est celui du numérateur 2x^2-6x+4, c'est-à-dire celui de x^2-3x+2 (même signe, car on divise par 2>0).
Ce trinôme a pour racines évidentes 1 et 2 (leur somme vaut 3 et leur produit 2, ce qui correspond bien aux coefficients), donc x^2-3x+2 = (x-1)(x-2).
Un trinôme du second degré de coefficient dominant positif est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur : f'(x)<0 sur ]1~;~2[ et f'(x)>0 sur ]0~;~1[\cup]2~;~+\infty[, avec f'(1)=f'(2)=0.
La fonction f est donc strictement croissante sur ]0~;~1], strictement décroissante sur [1~;~2], puis strictement croissante sur [2~;~+\infty[.
On calcule les valeurs aux bornes : \begin{aligned}f(1) &= 1-6+4\ln(1) \\ &= 1-6+0 \\ &= -5\end{aligned} et \begin{aligned}f(2) &= 4-12+4\ln(2) \\ &= 4\ln(2)-8 \\ &\approx -5{,}23\end{aligned}
Le tableau de variations de f sur ]0~;~+\infty[ part donc de -\infty (limite en 0), croît jusqu'à -5 en x=1, décroît jusqu'à 4\ln(2)-8 en x=2, puis croît vers +\infty (limite en +\infty).

3.Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution dans l'intervalle [4~;~5].

On calcule les images des bornes : \begin{aligned}f(4) &= 16-24+4\ln(4) \\ &= -8+8\ln(2) \\ &\approx -2{,}45\end{aligned} et \begin{aligned}f(5) &= 25-30+4\ln(5) \\ &= 4\ln(5)-5 \\ &\approx 1{,}44\end{aligned}
Ainsi f(4)<0<f(5). Or, d'après la question précédente, l'intervalle [4~;~5] est inclus dans [2~;~+\infty[, sur lequel f est continue (car dérivable) et strictement croissante.
Donc, d'après le théorème de la bijection (corollaire du théorème des valeurs intermédiaires), l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha dans l'intervalle [4~;~5].

4.a.On admet que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f''(x) = \dfrac{2x^2-4}{x^2}. Étudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[ et préciser les coordonnées exactes des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.

Comme x>0, le dénominateur x^2 est strictement positif, donc le signe de f''(x) est celui du numérateur 2x^2-4.
On résout \begin{aligned}2x^2-4 = 0 &\iff x^2 = 2 \\ &\iff x = \sqrt{2} \end{aligned} ou x=-\sqrt{2} ; seule la solution x=\sqrt{2} appartient à ]0~;~+\infty[.
Le trinôme 2x^2-4 est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur, donc, restreint à ]0~;~+\infty[ : f''(x)<0 sur ]0~;~\sqrt{2}[ et f''(x)>0 sur ]\sqrt{2}~;~+\infty[.
Donc f est concave sur ]0~;~\sqrt{2}] et convexe sur [\sqrt{2}~;~+\infty[.
Comme f'' s'annule en x=\sqrt{2} en changeant de signe, la courbe \mathcal{C}_f admet un unique point d'inflexion, d'abscisse \sqrt{2}.
Son ordonnée vaut \begin{aligned}f(\sqrt{2}) &= 2 - 6\sqrt{2} + 4\ln(\sqrt{2}) \\ &= 2-6\sqrt{2}+4\times\dfrac12\ln(2) \\ &= 2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\end{aligned}
Donc, le point d'inflexion de \mathcal{C}_f a pour coordonnées exactes \left(\sqrt{2}~;~2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\right).

4.b.On note A le point de coordonnées \left(\sqrt{2}~;~f(\sqrt{2})\right). Soit t un réel strictement positif tel que t\ne\sqrt{2} et M le point de coordonnées (t~;~f(t)). En utilisant la question 4.a., indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.

Le segment [AM] est une corde de la courbe \mathcal{C}_f joignant le point d'inflexion A au point M.
Si t \in ]0~;~\sqrt{2}[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est concave : une corde d'une courbe concave est toujours située en dessous de la courbe, donc le segment [AM] est en dessous de \mathcal{C}_f.
Si t \in ]\sqrt{2}~;~+\infty[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est convexe : une corde d'une courbe convexe est toujours située au-dessus de la courbe, donc le segment [AM] est au-dessus de \mathcal{C}_f.

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Principaux domaines abordés : suites ; fonctions, fonction exponentielle.

On considère la fonction f définie sur \R par

f(x) = x^3\e^x.

On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

  1. On définit la suite \left(u_n\right) par u_0 = - 1 et, pour tout entier naturel n,\: u_{n+1} = f\left(u_n\right).
    1. Calculer u_1 puis u_2.

      On donnera les valeurs exactes, puis les valeurs approchées à 10^{-3}.
    2. On considère la fonction fonc, écrite en langage Python ci-dessous.

      On rappelle qu'en langage Python,

      « i in range (n) » signifie que

      i varie de 0 à n -1.

      deffonc (n) :
      u =- 1
      for i in range(n) :
      u=u**3*exp(u)
      return u


      Déterminer, sans justifier, la valeur renvoyée par fonc (2) arrondie à 10^{-3}.
    1. Démontrer que, pour tout x réel, on a f'(x) = x^2\e^x(x + 3).
    2. Justifier que le tableau de variations de f sur \R est celui représenté ci-dessous :

    3. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, on a :

      {- 1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0.}
    4. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    5. On note \ell la limite de la suite \left(u_n\right).

      On rappelle que \ell est solution de l'équation f(x) = x.

      Déterminer \ell. (Pour cela, on admettra que l'équation x^2\e^x - 1 = 0 possède une seule solution dans \R et que celle-ci est strictement supérieure à \dfrac12).
Voir la correction

1.a.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = x^3e^x et la suite (u_n) définie par u_0=-1 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f(u_n). Calculer u_1 puis u_2 (valeurs exactes puis approchées à 10^{-3} près).

\begin{aligned}u_1 &= f(u_0) \\ &= f(-1) \\ &= (-1)^3e^{-1} \\ &= -e^{-1} \\ &= -\dfrac{1}{e} \\ &\approx -0{,}368\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= f(u_1) \\ &= \left(-e^{-1}\right)^3 \times e^{-e^{-1}} \\ &= -e^{-3}\times e^{-e^{-1}} \\ &= -e^{-3-e^{-1}} \\ &\approx -0{,}034\end{aligned}

1.b.Le code Python ci-dessous définit une fonction fonc(n) qui, partant de u=-1, applique n fois de suite l'instruction u = u3*exp(u) avant de renvoyer u. Déterminer, sans justifier, la valeur renvoyée par fonc(2), arrondie à 10^{-3} près.

La boucle applique deux fois la relation u_{n+1}=f(u_n) à partir de u_0=-1, donc fonc(2) renvoie la valeur de u_2, soit environ -0,034.

2.a.Démontrer que, pour tout réel x, f'(x) = x^2e^x(x+3).

La fonction f(x)=x^3e^x est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables. En dérivant ce produit, on obtient f'(x) = 3x^2\times e^x + x^3\times e^x = x^2e^x(3+x), ce qui est bien le résultat annoncé.

2.b.Justifier le tableau de variations de f sur \mathbb{R} (minimum en x=-3, limites 0 en -\infty et +\infty en +\infty).

Pour tout réel x, x^2 \geqslant 0 et e^x>0, donc le signe de f'(x) = x^2e^x(x+3) est celui de (x+3), sauf en x=0f'(x)=0 car x^2=0.
On a x+3<0 \iff x<-3 : donc f'(x)<0 sur ]-\infty~;~-3[, et f y est strictement décroissante.
On a x+3>0 \iff x>-3 : donc f'(x)>0 sur ]-3~;~+\infty[ (sauf au point isolé x=0f' s'annule sans changer de signe), et f y est strictement croissante.
La fonction f admet donc un minimum en x=-3, qui vaut \begin{aligned}f(-3) &= (-3)^3\times e^{-3} \\ &= -27e^{-3} \\ &= -\dfrac{27}{e^3} \\ &\approx -1{,}344\end{aligned}
Par ailleurs, \displaystyle\lim_{x\to+\infty} x^3 = +\infty et \displaystyle\lim_{x\to+\infty} e^x = +\infty, donc, par produit de limites, \displaystyle\lim_{x\to+\infty} f(x) = +\infty.
Ceci justifie bien le tableau de variations donné dans l'énoncé.

2.c.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.

Initialisation : on a u_0=-1 et \begin{aligned}u_1 &= -e^{-1} \\ &\approx -0{,}368\end{aligned} On vérifie bien {-1 \leqslant -1 \leqslant -0{,}368 \leqslant 0}, donc l'encadrement est vrai au rang 0.
Hérédité : supposons que, pour un entier naturel n fixé, on ait {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.
D'après la question 2.b., la fonction f est strictement croissante sur ]-3~;~+\infty[, donc en particulier sur [-1~;~0], qui contient tous les termes encadrés par hypothèse de récurrence.
En appliquant f, qui est croissante sur cet intervalle, à chaque membre de l'inégalité {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}, on obtient {f(-1) \leqslant f(u_n) \leqslant f(u_{n+1}) \leqslant f(0)}, c'est-à-dire {u_1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant f(0)}.
Or \begin{aligned}f(0) &= 0^3\times e^0 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}u_1 &= -e^{-1} \\ &\approx -0{,}368 \\ &\geqslant -1\end{aligned} donc on obtient bien {-1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 0} : la relation est vraie au rang n+1.
Conclusion : l'encadrement est vrai au rang 0 et il est héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.

2.d.En déduire que la suite (u_n) est convergente.

D'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant u_{n+1} : la suite (u_n) est donc croissante.
Toujours d'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_{n+1} \leqslant 0, donc u_n \leqslant 0 (en particulier pour \begin{aligned}u_0 &= -1 \\ &\le 0\end{aligned}) : la suite (u_n) est majorée par 0.
Donc, d'après le théorème de la limite monotone, la suite (u_n), croissante et majorée, est convergente vers une limite \ell vérifiant \ell \leqslant 0.

2.e.On note \ell la limite de (u_n), solution de l'équation f(x)=x. Déterminer \ell, sachant que l'équation x^2e^x-1=0 n'admet pas de solution dans ]-1~;~0[.

D'après la question 2.c., tous les termes de la suite appartiennent à l'intervalle [-1~;~0], donc \ell \in [-1~;~0].
On résout l'équation f(x)=x sur cet intervalle : \begin{aligned}x^3e^x = x &\iff x^3e^x-x = 0 \\ &\iff x\left(x^2e^x-1\right) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou x^2e^x-1=0.
Or, par hypothèse, l'équation x^2e^x-1=0 n'a pas de solution dans ]-1~;~0[, donc, sur l'intervalle [-1~;~0], la seule solution possible de f(x)=x est x=0 (qui appartient bien à [-1~;~0]).
Donc, \begin{aligned}\ell &= \displaystyle\lim_{n\to+\infty} u_n \\ &= 0\end{aligned}

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Principaux domaines abordés : géométrie dans l'espace.

Une maison est constituée d'un parallélépipède rectangle ABCDEFGH surmonté d'un prisme EFIHGJ dont une base est le triangle EIF isocèle en I.

Cette maison est représentée ci-dessous.

On a AB = 3, AD = 2, AE = 1.

On définit les vecteurs \vect{\imath}= \dfrac13\vect{\text{AB}},\:\vect{\jmath}= \dfrac12\vect{\text{AD}}, \:\vect{k} = \vect{\text{AE}}.

On munit ainsi l'espace du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

  1. Donner les coordonnées du point G.
  2. Le vecteur \vect{n} de coordonnées (2~;~0~;~-3) est vecteur normal au plan (EHI).

    Déterminer une équation cartésienne du plan (EHI).
  3. Déterminer les coordonnées du point I.
  4. Déterminer une mesure au degré près de l'angle \widehat{\text{EIF}}.
  5. Afin de raccorder la maison au réseau électrique, on souhaite creuser une tranchée rectiligne depuis un relais électrique situé en contrebas de la maison.

    Le relais est représenté par le point R de coordonnées (6~;~- 3~;~- 1).

    La tranchée est assimilée à un segment d'une droite \Delta passant par R et dirigée par le vecteur \vect{u} de coordonnées (-3~;~4~;~1). On souhaite vérifier que la tranchée atteindra la maison au niveau de l'arête [BC].
    1. Donner une représentation paramétrique de la droite \Delta.
    2. On admet qu'une équation du plan (BFG) est x = 3.

      Soit K le point d'intersection de la droite \Delta avec le plan (BFG).

      Déterminer les coordonnées du point K.
    3. Le point K appartient-il bien à l'arête [BC] ?
Voir la correction

1.Une maison est modélisée par un parallélépipède rectangle ABCDEFGH surmonté d'un prisme EFIHGJ, de base triangulaire EIF isocèle en I, avec AB=3, AD=2, AE=1. On munit l'espace du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vec{\imath},~\vec{\jmath},~\vec{k}\right) avec \vec{\imath}=\dfrac13\vec{\text{AB}}, \vec{\jmath}=\dfrac12\vec{\text{AD}}, \vec{k}=\vec{\text{AE}}. Donner les coordonnées du point G.

Dans ce repère, on a \begin{aligned}\vec{\text{AG}} &= \vec{\text{AB}}+\vec{\text{AD}}+\vec{\text{AE}} \\ &= 3\vec{\imath}+2\vec{\jmath}+1\vec{k}\end{aligned} donc les coordonnées de G sont G(3 ; 2 ; 1).

2.Le vecteur \vec{n} de coordonnées (2~;~0~;~-3) est normal au plan (EHI). Déterminer une équation cartésienne du plan (EHI).

Une équation cartésienne d'un plan de vecteur normal \vec{n}(2~;~0~;~-3) est de la forme 2x + 0y - 3z = d, avec d \in \mathbb{R} à déterminer.
Dans le repère choisi, on a E(0 ; 0 ; 1) (puisque \vec{\text{AE}}=\vec{k}), et E appartient au plan (EHI), donc 2\times0 - 3\times1 = d, soit d=-3.
Donc, une équation cartésienne du plan (EHI) est 2x - 3z = -3.

3.Déterminer les coordonnées du point I.

Le triangle EIF est isocèle en I, donc le projeté orthogonal de I sur la droite (EF) est le milieu de [EF].
Or, dans le repère choisi, E(0 ; 0 ; 1) et F(3 ; 0 ; 1) (F ayant même ordonnée et cote que E, avec l'abscisse de B), donc le milieu de [EF] a pour abscisse \dfrac{0+3}{2}=1{,}5 et pour ordonnée 0.
Le point I a donc la même abscisse (1{,}5) et la même ordonnée (0) que ce projeté, par symétrie du toit par rapport au plan d'équation y=0 contenant A, B, E, F.
Il reste à déterminer la cote de I : puisque I appartient au plan (EHI) d'équation 2x-3z=-3, on a \begin{aligned}2\times1{,}5 - 3z = -3 &\iff 3 - 3z = -3 \\ &\iff 3z = 6 \\ &\iff z = 2 \end{aligned}
Donc, les coordonnées du point I sont I(1,5 ; 0 ; 2).

4.Déterminer une mesure au degré près de l'angle \widehat{\text{EIF}}.

Avec I(1,5 ; 0 ; 2), E(0 ; 0 ; 1) et F(3 ; 0 ; 1), on calcule les coordonnées des vecteurs \vec{\text{IE}}(-1{,}5~;~0~;~-1) et \vec{\text{IF}}(1{,}5~;~0~;~-1).
On calcule les normes : \text{IE}^2 = (-1{,}5)^2+0^2+(-1)^2 = 2{,}25+1 = 3{,}25 = \dfrac{13}{4}, donc \text{IE} = \dfrac{\sqrt{13}}{2} ; de même \text{IF} = \dfrac{\sqrt{13}}{2} (le triangle EIF est bien isocèle en I).
On calcule le produit scalaire : \begin{aligned}\vec{\text{IE}}\cdot\vec{\text{IF}} &= (-1{,}5)\times1{,}5 + 0\times0 + (-1)\times(-1) \\ &= -2{,}25+1 \\ &= -1{,}25\end{aligned}
Or \vec{\text{IE}}\cdot\vec{\text{IF}} = \text{IE}\times\text{IF}\times\cos\left(\widehat{\text{EIF}}\right), donc \begin{aligned}\cos\left(\widehat{\text{EIF}}\right) &= \dfrac{-1{,}25}{\dfrac{\sqrt{13}}{2}\times\dfrac{\sqrt{13}}{2}} \\ &= \dfrac{-1{,}25}{\dfrac{13}{4}} \\ &= -\dfrac{5}{13}\end{aligned}
La calculatrice donne alors \begin{aligned}\widehat{\text{EIF}} &= \arccos\left(-\dfrac{5}{13}\right) \\ &\approx 112{,}6\degres\end{aligned} soit 113^{\circ} au degré près.

5.a.On souhaite creuser une tranchée depuis un relais électrique R de coordonnées (6~;~-3~;~-1), assimilée à un segment de la droite \Delta passant par R et dirigée par le vecteur \vec{u}(-3~;~4~;~1). Donner une représentation paramétrique de la droite \Delta.

Un point M(x ; y ; z) appartient à \Delta si et seulement s'il existe un réel t tel que \vec{\text{RM}} = t\vec{u}, ce qui donne la représentation paramétrique : \left\{\begin{array}{l}x = 6-3t\\y=-3+4t\\z=-1+t\end{array}\right.,\quad t\in\mathbb{R}.

5.b.On admet qu'une équation du plan (BFG) est x=3. Soit K le point d'intersection de la droite \Delta avec le plan (BFG). Déterminer les coordonnées de K.

Le point K appartient à la fois à \Delta et au plan (BFG), donc ses coordonnées vérifient à la fois la représentation paramétrique de \Delta et l'équation x=3.
En substituant x=6-3t dans x=3, on obtient \begin{aligned}6-3t = 3 &\iff 3t = 3 \\ &\iff t = 1 \end{aligned}
On reporte t=1 dans les deux autres équations : \begin{aligned}y &= -3+4\times1 \\ &= 1\end{aligned} et \begin{aligned}z &= -1+1 \\ &= 0\end{aligned}
Donc, les coordonnées du point K sont K(3 ; 1 ; 0).

5.c.Le point K appartient-il à l'arête [BC] ?

Dans le repère choisi, B(3 ; 0 ; 0) et C(3 ; 2 ; 0) (C ayant même abscisse et cote que B, et l'ordonnée de D).
Le milieu de [BC] a pour coordonnées \left(\dfrac{3+3}{2}~;~\dfrac{0+2}{2}~;~\dfrac{0+0}{2}\right) = (3~;~1~;~0), qui sont exactement les coordonnées de K.
Donc K est le milieu de [BC], et en particulier, K appartient bien à l'arête [BC] : la tranchée atteindra donc la maison au niveau de cette arête.

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Soit k un nombre réel.

On considère la suite \left(u_n\right) définie par son premier terme u_0 et pour tout entier naturel n,

u_{n+1} = ku_n\left(1- u_n\right).

Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.

On y étudie deux cas de figure selon les valeurs de k.

Partie 1

Dans cette partie, k = 1,9 et u_0 = 0,1.

On a donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 1,9u_n\left(1 - u_n\right).

  1. On considère la fonction f définie sur [0 ; 1] par f(x) = 1,9x(1 - x).
    1. Étudier les variations de f sur l'intervalle [0 ; 1].
    2. En déduire que si x \in [0~;~1] alors f(x) \in [0~;~1].
  2. Ci-dessous sont représentés les premiers termes de la suite \left(u_n\right) construits à partir de la courbe \mathcal{C}_f de la fonction f et de la droite D d'équation y = x.

    Conjecturer le sens de variation de la suite \left(u_n\right) et sa limite éventuelle.

    1. En utilisant les résultats de la question 1, démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n :

      {0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant \dfrac12.}
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.
    3. Déterminer sa limite.

Partie 2

Dans cette partie, k= \dfrac12 et u_0 = \dfrac14.

On a donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac12 u_n \left(1 - u_n\right) et u_0 = \dfrac14.

On admet que pour tout entier naturel n : {0 \leqslant u_n \leqslant \left(\dfrac12\right)^n}.

  1. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge et déterminer sa limite.
  2. On considère la fonction Python algo (p)p désigne un entier naturel non nul:

    def algo(p) :
    u =1/4
    n = 0
    while u > 10**(-p):
    u = 1/2*u*(1 - u)
    n = n+1
    return(n)
    Expliquer pourquoi, pour tout entier naturel non nul p, la boucle while ne tourne pas indéfiniment, ce qui permet à la commande algo (p) de renvoyer une valeur.
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Dansun pays, 7 % de la population est atteinte d'une certaine maladie. Un test de dépistage a été mis au point : chez les personnes malades, le test est négatif dans 20 % des cas ; chez les personnes saines, le test est positif dans 1 % des cas. On choisit une personne au hasard dans la population et on la teste. On note M l'évènement « la personne est malade » et T l'évènement « le test est positif ». 1. Calculer la probabilité de l'évènement M\cap T (un arbre pondéré peut aider).

On construit un arbre pondéré à deux niveaux. Le premier niveau distingue M (probabilité P(M)=0{,}07) et \overline{M}, probabilité \begin{aligned}P(\overline{M}) &= 1-0{,}07 \\ &= 0{,}93\end{aligned}
Chez les malades, le test est négatif dans 20 % des cas, donc positif dans les 80 % restants : P_M(T)=0{,}8 et P_M(\overline{T})=0{,}2.
Chez les personnes saines, le test est positif dans 1 % des cas : P_{\overline{M}}(T)=0{,}01 et P_{\overline{M}}(\overline{T})=0{,}99.
D'après la définition des probabilités conditionnelles sur une branche de l'arbre : P(M\cap T) = P(M)\times P_M(T) = 0{,}07\times0{,}8 = 0,056.

2.Démontrer que la probabilité que le test de la personne choisie soit positif vaut 0{,}0653.

Les évènements M et \overline{M} forment une partition de l'univers (chaque personne est soit malade, soit saine). D'après la formule des probabilités totales : P(T) = P(M\cap T) + P(\overline{M}\cap T).
On calcule la seconde branche : \begin{aligned}P(\overline{M}\cap T) &= P(\overline{M})\times P_{\overline{M}}(T) \\ &= 0{,}93\times0{,}01 \\ &= 0{,}0093\end{aligned}
D'où P(T) = 0{,}056 + 0{,}0093 = 0,0653, ce qui est le résultat annoncé.

3.Dans un contexte de dépistage de la maladie, est-il plus pertinent de connaître P_M(T) ou P_T(M) ?

P_M(T) est la probabilité que le test soit positif sachant que la personne est malade : c'est une caractéristique technique du test, fixée à l'avance et connue avant tout dépistage.
P_T(M) est la probabilité que la personne soit réellement malade sachant que son test est positif : c'est l'information qui intéresse un patient ou un médecin une fois le résultat du test obtenu.
Donc, la réponse est que, dans un contexte de dépistage, il est plus pertinent de connaître P_T(M), qui répond directement à la question « ce test positif signifie-t-il vraiment que je suis malade ? ».

4.On considère que la personne choisie a eu un test positif. Quelle est la probabilité qu'elle soit malade ? (arrondir au centième)

D'après la définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_T(M) &= \dfrac{P(M\cap T)}{P(T)} \\ &= \dfrac{0{,}056}{0{,}0653}\end{aligned}
Donc, la réponse est P_T(M)\approx 0,86 au centième près.

5.aOn choisit, avec remise, 10 personnes au hasard dans la population, et X compte parmi elles le nombre de tests positifs. Préciser la nature et les paramètres de la loi de probabilité suivie par X.

Le tirage avec remise assure l'indépendance des 10 tirages, chacun ayant deux issues possibles (test positif ou non) avec la même probabilité de succès \begin{aligned}p &= P(T) \\ &= 0{,}0653\end{aligned} à chaque tirage. Donc, la réponse est que X suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}0653.

5.bDéterminer la probabilité pour qu'exactement deux personnes aient un test positif (arrondir au centième).

D'après la formule de la loi binomiale : P(X=2) = \dbinom{10}{2}\times0{,}0653^2\times(1-0{,}0653)^8.
Donc, la réponse est P(X=2)\approx 0,11 au centième près.

6.Déterminer le nombre minimum de personnes à tester dans ce pays pour que la probabilité qu'au moins l'une d'entre elles ait un test positif soit supérieure à 99 %.

Soit n le nombre de personnes testées et Y la variable aléatoire qui compte, parmi elles, le nombre de tests positifs. Le tirage avec remise assure que Y suit la loi binomiale de paramètres n et p=0{,}0653.
L'évènement contraire de « au moins un test positif » est « aucun test positif », c'est-à-dire Y=0. On cherche donc le plus petit entier n tel que \begin{aligned}P(Y\geqslant1) &= 1-P(Y=0) \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}
Or \begin{aligned}P(Y=0) &= (1-0{,}0653)^n \\ &= 0{,}9347^n\end{aligned} donc l'inégalité devient \begin{aligned}1-0{,}9347^n \geqslant 0{,}99 &\iff 0{,}9347^n \leqslant 0{,}01 \end{aligned}
En appliquant le logarithme népérien, strictement croissant, des deux côtés : n\ln(0{,}9347) \leqslant \ln(0{,}01). Comme \ln(0{,}9347)<0, diviser par ce nombre inverse le sens de l'inégalité : n \geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}9347)}.
À la calculatrice, \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}9347)}\approx68{,}19. Le plus petit entier n vérifiant cette inégalité est donc n=69, on vérifie qu'avec n=68, 1-0{,}9347^{68}\approx0{,}9899<0{,}99, alors qu'avec n=69, \begin{aligned}1-0{,}9347^{69} &\approx 0{,}9905 \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}
Donc, la réponse est qu'il faut tester au minimum 69 personnes.

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Partie 1

Soit g la fonction définie pour tout nombre réel x de l'intervalle ]0~;~+ \infty[ par:

g(x) = \dfrac{2 \ln x}{ x}.

  1. On note g' la dérivée de g. Démontrer que pour tout réel x strictement positif :

    g'(x) = \dfrac{2 - 2\ln x}{x^2}.
  2. On dispose de ce tableau de variations de la fonction g sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[ :

    x 0 1 e +∞ −∞ 0 2 e 0 Variationsde g

    Justifier les informations suivantes lues dans ce tableau:

    1. la valeur \dfrac{2}{\text{e}} ;
    2. les variations de la fonction g sur son ensemble de définition ;
    3. les limites de la fonction g aux bornes de son ensemble de définition.
  3. En déduire le tableau de signes de la fonction g sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

Partie 2

Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[ par

f(x) = [\ln (x)]^2.

Dans cette partie, chaque étude est effectuée sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

  1. Démontrer que sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[, la fonction f est une primitive de la fonction g.
  2. À l'aide de la partie 1, étudier :
    1. la convexité de la fonction f ;
    2. les variations de la fonction f.
    1. Donner une équation de la tangente à la courbe représentative de la fonction f au point d'abscisse e.
    2. En déduire que, pour tout réel x dans ]0~;~\text{e}] :

      [\ln (x)]^2 \geqslant \dfrac{2}{\text{e}}x - 1.
Voir la correction

Soit\left(u_n\right) la suite définie par u_0=1 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=\dfrac{u_n}{1+u_n}. 1.a Calculer les termes u_1, u_2 et u_3, sous forme de fractions irréductibles.

u_1 = \dfrac{u_0}{1+u_0} = \dfrac{1}{1+1} = \dfrac{1}{2}.
u_2 = \dfrac{u_1}{1+u_1} = \dfrac{\dfrac{1}{2}}{1+\dfrac{1}{2}} = \dfrac{\dfrac{1}{2}}{\dfrac{3}{2}} = \dfrac{1}{3}.
u_3 = \dfrac{u_2}{1+u_2} = \dfrac{\dfrac{1}{3}}{1+\dfrac{1}{3}} = \dfrac{\dfrac{1}{3}}{\dfrac{4}{3}} = \dfrac{1}{4}.

1.bRecopier et compléter les lignes 3 et 6 du script Python ci-dessous pour que liste(k) prenne en paramètre un entier naturel k et renvoie la liste des valeurs de u_0 à u_k.

  • def liste(k):
  • L = []
  • u = 1
  • for i in range(0, k+1):
  • L.append(u)
  • u = u / (1 + u)
  • return L

2.On admet que, pour tout entier naturel n, u_n est strictement positif. Déterminer le sens de variation de la suite \left(u_n\right).

On étudie le signe de u_{n+1}-u_n pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \dfrac{u_n}{1+u_n}-u_n \\ &= \dfrac{u_n-u_n(1+u_n)}{1+u_n} \\ &= \dfrac{u_n-u_n-u_n^2}{1+u_n} \\ &= \dfrac{-u_n^2}{1+u_n}\end{aligned}
Comme u_n est strictement positif pour tout n, on a u_n^2>0 et 1+u_n>0, donc \dfrac{-u_n^2}{1+u_n}<0, c'est-à-dire u_{n+1}-u_n<0 pour tout entier naturel n.
Donc, la réponse est que la suite \left(u_n\right) est strictement décroissante.

3.En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.

La suite \left(u_n\right) est strictement décroissante (question précédente) et minorée par 0 (car u_n est strictement positif pour tout n, donc en particulier u_n\geqslant0). Donc, la réponse est que, d'après le théorème de la limite monotone, la suite \left(u_n\right) converge vers une limite réelle \ell, avec \ell\geqslant0.

4.Déterminer la valeur de la limite de la suite \left(u_n\right).

Soit f la fonction définie sur [0~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac{x}{1+x}. On a alors u_{n+1}=f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.
La fonction f est continue sur [0~;~+\infty[ comme quotient de fonctions continues dont le dénominateur ne s'annule pas. La limite \ell de la suite \left(u_n\right) vérifie donc l'égalité f(\ell)=\ell.
On résout cette équation : \begin{aligned}\dfrac{\ell}{1+\ell} = \ell &\iff \ell = \ell(1+\ell) \\ &\iff \ell = \ell + \ell^2 \\ &\iff \ell^2 = 0 \\ &\iff \ell = 0 \end{aligned}
Donc, la réponse est que la suite \left(u_n\right) converge vers 0.

5.aConjecturer une expression de u_n en fonction de n.

D'après les premiers termes calculés à la question 1.a (u_0=1, u_1=\dfrac{1}{2}, u_2=\dfrac{1}{3}, u_3=\dfrac{1}{4}), on peut conjecturer que, pour tout entier naturel n, u_n = \dfrac{1}{n+1}.

5.bDémontrer par récurrence la conjecture précédente.

Notons P_n la proposition : u_n = \dfrac{1}{n+1}.
Initialisation : pour n=0, \begin{aligned}\dfrac{1}{0+1} &= 1 \\ &= u_0\end{aligned} donc P_0 est vraie.
Hérédité : supposons que P_n soit vraie pour un entier naturel n fixé, c'est-à-dire u_n=\dfrac{1}{n+1}. Montrons que P_{n+1} est alors vraie.
On a \begin{aligned}u_{n+1} &= \dfrac{u_n}{1+u_n} \\ &= \dfrac{\dfrac{1}{n+1}}{1+\dfrac{1}{n+1}} \\ &= \dfrac{\dfrac{1}{n+1}}{\dfrac{n+2}{n+1}} \\ &= \dfrac{1}{n+2} \\ &= \dfrac{1}{(n+1)+1}\end{aligned} La relation est donc vraie au rang n+1, ce qui montre que P_{n+1} est vraie.
Comme P_0 est vraie, et que pour tout entier naturel n, P_n vraie entraîne P_{n+1} vraie, on peut conclure, d'après le principe de récurrence, que pour tout entier naturel n, P_n est vraie, c'est-à-dire u_n=\dfrac{1}{n+1}.

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On considère le cube ABCDEFGH.

On note I le milieu du segment[EH] et on considère le triangle CFI.

L'espace est muni du repère orthonormé \left(\text{A}~;~ \vect{\text{AB}},\: \vect{\text{AD}},\: \vect{\text{AE}}\right) et on admet que le point I a pour coordonnées \left(0~;~\dfrac12;~1\right) dans ce repère.

A B C D E F G H I J

    1. Donner sans justifier les coordonnées des points C, F et G.
    2. Démontrer que le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix}1\\2\\2\end{pmatrix} est normal au plan (CFI).
    3. Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (CFI) est : x + 2y + 2z - 3 = 0.
  1. On note d la droite passant par G et orthogonale au plan (CFI).
    1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d.
    2. Démontrer que le point K\left(\dfrac79~;~\dfrac59~;~\dfrac59\right) est le projeté orthogonal du point G sur le plan (CFI).
    3. Déduire des questions précédentes que la distance du point G au plan (CFI) est égale à \dfrac23.
  2. On considère la pyramide GCFI.

    On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule

    V = \frac13 \times b \times h,

    b est l'aire d'une base et h la hauteur associée à cette base.
    1. Démontrer que le volume de la pyramide GCFI est égal à \dfrac16, exprimé en unité de volume.
    2. En déduire l'aire du triangle CFI, en unité d'aire.
Voir la correction

L'espace est muni d'un repère orthonormal. On considère les points A(2~;~-1~;~0), B(1~;~0~;~-3), C(6~;~6~;~1), E(1~;~2~;~4), et le plan \mathcal{P} d'équation cartésienne 2x-y-z+4=0. 1.a Démontrer que le triangle ABC est rectangle en A.

On calcule les coordonnées des vecteurs \overrightarrow{\text{AB}} et \overrightarrow{\text{AC}} à partir de celles de A, B et C : \overrightarrow{\text{AB}}\begin{pmatrix}1-2 \\ 0-(-1) \\ -3-0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -3\end{pmatrix} et \overrightarrow{\text{AC}}\begin{pmatrix}6-2 \\ 6-(-1) \\ 1-0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}4 \\ 7 \\ 1\end{pmatrix}.
Leur produit scalaire vaut \begin{aligned}\overrightarrow{\text{AB}}\cdot\overrightarrow{\text{AC}} &= (-1)\times4 + 1\times7 + (-3)\times1 \\ &= -4+7-3 \\ &= 0\end{aligned}
Les vecteurs \overrightarrow{\text{AB}} et \overrightarrow{\text{AC}} sont donc orthogonaux. Donc, la réponse est que le triangle ABC est bien rectangle en A.

1.bCalculer le produit scalaire \overrightarrow{\text{BA}}\cdot\overrightarrow{\text{BC}} puis les longueurs BA et BC.

On a \overrightarrow{\text{BA}}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix} (l'opposé de \overrightarrow{\text{AB}}) et \overrightarrow{\text{BC}}\begin{pmatrix}6-1 \\ 6-0 \\ 1-(-3)\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}5 \\ 6 \\ 4\end{pmatrix}.
Leur produit scalaire vaut \overrightarrow{\text{BA}}\cdot\overrightarrow{\text{BC}} = 1\times5 + (-1)\times6 + 3\times4 = 5-6+12 = 11.
On calcule ensuite les normes : \text{BA} = \sqrt{1^2+(-1)^2+3^2} = \sqrt{11}, et \text{BC} = \sqrt{5^2+6^2+4^2} = \sqrt{25+36+16} = \sqrt{77}.

1.cEn déduire la mesure en degrés de l'angle \widehat{\text{ABC}}, arrondie au degré.

D'après la formule du produit scalaire avec les normes et le cosinus de l'angle formé : \overrightarrow{\text{BA}}\cdot\overrightarrow{\text{BC}} = \text{BA}\times\text{BC}\times\cos\left(\widehat{\text{ABC}}\right).
On remarque que \begin{aligned}\sqrt{77} &= \sqrt{11\times7} \\ &= \sqrt{11}\times\sqrt{7}\end{aligned} donc l'égalité devient \begin{aligned}11 &= \sqrt{11}\times\sqrt{11}\times\sqrt{7}\times\cos\left(\widehat{\text{ABC}}\right) \\ &= 11\sqrt{7}\times\cos\left(\widehat{\text{ABC}}\right)\end{aligned}
On en déduit \cos\left(\widehat{\text{ABC}}\right) = \dfrac{1}{\sqrt{7}}, d'où, à la calculatrice, \widehat{\text{ABC}}\approx 68 degrés (au degré près).

2.aDémontrer que le plan \mathcal{P} est parallèle au plan (ABC).

Un vecteur normal au plan \mathcal{P}, d'équation 2x-y-z+4=0, est \vec{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix} (les coefficients de x, y et z).
Les vecteurs \overrightarrow{\text{AB}} et \overrightarrow{\text{AC}} ne sont pas colinéaires puisque ABC est un triangle (question 1.a), donc ils dirigent le plan (ABC).
On calcule \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{\text{AB}} &= 2\times(-1) + (-1)\times1 + (-1)\times(-3) \\ &= -2-1+3 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{\text{AC}} &= 2\times4+(-1)\times7+(-1)\times1 \\ &= 8-7-1 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur \vec{n} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : c'est un vecteur normal à ce plan, mais aussi au plan \mathcal{P} par définition. Deux plans de même vecteur normal sont parallèles.
Donc, la réponse est que le plan \mathcal{P} est bien parallèle au plan (ABC).

2.bEn déduire une équation cartésienne du plan (ABC).

Le plan (ABC), parallèle au plan \mathcal{P} et admettant le même vecteur normal \vec{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix}, a une équation cartésienne de la forme 2x-y-z+d=0, où d est une constante à déterminer.
Comme A(2~;~-1~;~0) appartient au plan (ABC), ses coordonnées vérifient l'équation : \begin{aligned}2\times2-(-1)-0+d = 0 &\iff 4+1+d = 0 \\ &\iff d = -5 \end{aligned}
Donc, la réponse est que le plan (ABC) a pour équation cartésienne 2x-y-z-5=0.

2.cDéterminer une représentation paramétrique de la droite \mathcal{D} orthogonale au plan (ABC) et passant par le point E.

La droite \mathcal{D}, orthogonale au plan (ABC), admet pour vecteur directeur le vecteur normal de ce plan, soit \vec{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix}.
Un point M(x~;~y~;~z) appartient à \mathcal{D} si, et seulement si, \overrightarrow{\text{E}M} = t\vec{n} pour un certain réel t, avec E(1~;~2~;~4), c'est-à-dire x-1=2t, y-2=-t et z-4=-t.
Donc, la réponse est que la droite \mathcal{D} admet pour représentation paramétrique \begin{cases} x=1+2t\\ y=2-t\\ z=4-t\end{cases}, avec t\in\mathbb{R}.

2.dDémontrer que le projeté orthogonal H du point E sur le plan (ABC) a pour coordonnées \left(4~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{5}{2}\right).

Le point H, projeté orthogonal de E sur le plan (ABC), est l'unique point d'intersection de la droite \mathcal{D} (orthogonale au plan et passant par E) avec le plan (ABC).
Ses coordonnées vérifient donc à la fois la représentation paramétrique de \mathcal{D} et l'équation 2x-y-z-5=0 du plan (ABC). En substituant x=1+2t, y=2-t, z=4-t dans cette équation : 2(1+2t)-(2-t)-(4-t)-5=0.
En développant : \begin{aligned}2+4t-2+t-4+t-5 = 0 &\iff 6t-9 = 0 \\ &\iff t = \dfrac{9}{6} \\ &\iff t = \dfrac{3}{2}\end{aligned}
En remplaçant t=\dfrac{3}{2} dans la représentation paramétrique : \begin{aligned}x &= 1+2\times\dfrac{3}{2} \\ &= 4\end{aligned} \begin{aligned}y &= 2-\dfrac{3}{2} \\ &= \dfrac{1}{2}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 4-\dfrac{3}{2} \\ &= \dfrac{5}{2}\end{aligned}
Donc, la réponse est que H a bien pour coordonnées \left(4~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{5}{2}\right).

3.On rappelle que le volume d'une pyramide est \mathcal{V}=\dfrac{1}{3}\mathcal{B}h, où \mathcal{B} désigne l'aire d'une base et h la hauteur associée. Calculer l'aire du triangle ABC puis démontrer que le volume de la pyramide ABCE vaut 16{,}5 unités de volume.

Le triangle ABC est rectangle en A (question 1.a), donc son aire vaut \mathcal{B}=\dfrac{\text{AB}\times\text{AC}}{2}, avec \text{AB}=\sqrt{11} (calculée à la question 1.b) et \text{AC}=\sqrt{4^2+7^2+1^2}=\sqrt{16+49+1}=\sqrt{66}.
On a donc \begin{aligned}\mathcal{B} &= \dfrac{\sqrt{11}\times\sqrt{66}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{726}}{2}\end{aligned} Comme \begin{aligned}726 &= 121\times6 \\ &= 11^2\times6\end{aligned} on obtient \sqrt{726}=11\sqrt{6}, d'où \mathcal{B} = \dfrac{11\sqrt{6}}{2}.
La droite (HE) est orthogonale au plan (ABC) par construction : la hauteur de la pyramide ABCE, associée à la base ABC, est donc la longueur HE.
On calcule \overrightarrow{\text{HE}}\begin{pmatrix}1-4 \\ 2-\frac{1}{2} \\ 4-\frac{5}{2}\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-3 \\ \frac{3}{2} \\ \frac{3}{2}\end{pmatrix}, d'où \text{HE} = \sqrt{(-3)^2+\left(\dfrac{3}{2}\right)^2+\left(\dfrac{3}{2}\right)^2} = \sqrt{9+\dfrac{9}{4}+\dfrac{9}{4}} = \sqrt{\dfrac{36+9+9}{4}} = \sqrt{\dfrac{54}{4}} = \dfrac{\sqrt{54}}{2} = \dfrac{3\sqrt{6}}{2}.
Le volume de la pyramide ABCE vaut donc \mathcal{V} = \dfrac{1}{3}\times\mathcal{B}\times\text{HE} = \dfrac{1}{3}\times\dfrac{11\sqrt{6}}{2}\times\dfrac{3\sqrt{6}}{2} = \dfrac{1}{3}\times\dfrac{33\times6}{4} = \dfrac{33\times6}{12} = \dfrac{198}{12}.
Donc, la réponse est que le volume de la pyramide ABCE vaut bien \mathcal{V}= 16,5 unités de volume.

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des six questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par: f(x) = x \ln(x) - x + 1.

    Parmi les quatre expressions suivantes, laquelle est celle de la fonction dérivée de f?

    a. \ln (x)b. \dfrac{1}{x} - 1c. \ln (x) - 2d. \ln (x) - 1\rule[-3mm]{0mm}{9mm}
  2. On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = x^2[1 - \ln (x)].

    Parmi les quatre affirmations suivantes, laquelle est correcte ?

    a. \displaystyle\lim_{x \to 0} g(x) = +\inftyb. \displaystyle\lim_{x \to 0} g(x) = - \inftyc. \displaystyle\lim_{x \to 0} g(x) = 0d. La fonction g n'admet pas de limite en 0.
  3. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = x^3 - 0,9x^2 -0,1x. Le nombre de solutions de l'équation f(x) = 0 sur \R est :

    a. 0b. 1c. 2d. 3
  4. Si H est une primitive d'une fonction h définie et continue sur \R, et si k est la fonction définie sur \R par k(x) = h(2x), alors, une primitive K de k est définie sur \R par :

    a. K(x) =H(2x)b. K(x) =2H(2x)c. K(x) =\dfrac{1}{2}H(2x)d. K(x) =2H(x)\rule[-3mm]{0mm}{9mm}
  5. L'équation réduite de la tangente au point d'abscisse 1 de la courbe de la fonction f définie sur \R par f(x) = x\text{e}^x est:

    a. y = \text{e}x + \text{e}b. y =2\text{e}x - \text{e}c. y = 2\text{e}x +\quad \text{e}d. y = \text{e}x
  6. Les nombres entiers n solutions de l'inéquation (0,2)^n < 0,001 sont tous les nombres entiers n tels que :

    a. n \leqslant 4b. n\leqslant 5c. n \geqslant 4d. n \geqslant 5
Voir la correction

1.QCM. On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par f(x)=x\ln(x)-x+1. Parmi quatre expressions proposées, indiquer celle de la fonction dérivée f'.

La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme et produit de fonctions dérivables sur cet intervalle. Pour tout x>0 : f'(x)=1\times\ln(x)+x\times\dfrac{1}{x}-1+0=\ln(x)+1-1=\ln(x).
Donc, la réponse est f'(x)=\ln(x).

2.On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x)=x^2\left[1-\ln(x)\right]. Parmi quatre affirmations sur la limite de g en 0, indiquer la correcte.

En développant, g(x)=x^2-x^2\ln(x). D'une part, \displaystyle\lim_{x\to0^+}x^2=0.
D'autre part, par croissances comparées, \displaystyle\lim_{x\to0^+}x^2\ln(x)=0.
Par somme de limites, \begin{aligned}\displaystyle\lim_{x\to0^+}g(x) &= 0-0 \\ &= 0\end{aligned} Donc, la réponse est \displaystyle\lim_{x\to0^+}g(x)=0.

3.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=x^3-0{,}9x^2-0{,}1x. Indiquer le nombre de solutions de l'équation f(x)=0 sur \mathbb{R}.

Pour tout réel x, on factorise : f(x)=x\left(x^2-0{,}9x-0{,}1\right). Donc \begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x = 0 \end{aligned} ou x^2-0{,}9x-0{,}1=0.
Pour l'équation du second degré x^2-0{,}9x-0{,}1=0, on remarque que x=1 est une racine évidente, car \begin{aligned}1^2-0{,}9\times1-0{,}1 &= 1-0{,}9-0{,}1 \\ &= 0\end{aligned}
Le produit des deux racines d'un trinôme x^2+bx+c vaut c : ici le produit des racines vaut -0{,}1, donc la seconde racine est \dfrac{-0{,}1}{1}=-0{,}1.
L'équation f(x)=0 admet donc exactement trois solutions réelles : -0{,}1, 0 et 1. Donc, la réponse est 3 solutions.

4.Si H est une primitive d'une fonction h définie et continue sur \mathbb{R}, et si k est la fonction définie sur \mathbb{R} par k(x)=h(2x), indiquer, parmi quatre expressions, celle d'une primitive K de k.

On teste la fonction K définie sur \mathbb{R} par K(x)=\dfrac{1}{2}H(2x). Comme H est dérivable sur \mathbb{R} (c'est une primitive de h), K est dérivable sur \mathbb{R} comme produit d'une constante par une composée de fonctions dérivables.
Pour tout réel x : K'(x)=\dfrac{1}{2}\times2\times H'(2x)=H'(2x)=h(2x), car H'=h (H étant une primitive de h).
Donc K'(x)=h(2x)=k(x) pour tout réel x : K est bien une primitive de k sur \mathbb{R}. Donc, la réponse est K(x)=\dfrac{1}{2}H(2x).

5.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=xe^x. Indiquer, parmi quatre équations proposées, celle de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 1.

La fonction f est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables. Pour tout réel x : f'(x)=1\times e^x+x\times e^x=(1+x)e^x.
On calcule \begin{aligned}f(1) &= 1\times e^1 \\ &= e\end{aligned} et f'(1)=(1+1)e^1=2e.
L'équation réduite de la tangente au point d'abscisse 1 est y=f'(1)(x-1)+f(1)=2e(x-1)+e=2ex-2e+e=2ex-e.
Donc, la réponse est y=2ex-e.

6.Indiquer, parmi quatre propositions, celle qui caractérise les entiers naturels n solutions de l'inéquation (0{,}2)^n<0{,}001.

La fonction \ln est strictement croissante sur ]0~;~+\infty[, donc, pour tout entier naturel n : (0{,}2)^n<0{,}001 \iff \ln\left((0{,}2)^n\right)<\ln(0{,}001) \iff n\ln(0{,}2)<\ln(0{,}001).
Comme 0{,}2<1, on a \ln(0{,}2)<0, donc diviser par \ln(0{,}2) inverse le sens de l'inégalité : n\ln(0{,}2)<\ln(0{,}001) \iff n>\dfrac{\ln(0{,}001)}{\ln(0{,}2)}.
À la calculatrice, \dfrac{\ln(0{,}001)}{\ln(0{,}2)}\approx4{,}29. Les entiers naturels strictement supérieurs à 4{,}29 sont donc les entiers supérieurs ou égaux à 5.
Donc, la réponse est : les entiers naturels n tels que n\geqslant5.

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Au début de l'année 2021, une colonie d'oiseaux comptait 40 individus. L'observation conduit à modéliser l'évolution de la population par la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par:

\left\{\begin{array}{l c l} u_0&=&40\\ u_{n+1}&=&0,008u_n\left(200 - u_n\right) \end{array}\right.

u_n désigne le nombre d'individus au début de l'année (2021+n).

  1. Donner une estimation, selon ce modèle, du nombre d'oiseaux dans la colonie au début de l'année 2022.

On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0 ; 100] par f(x) = 0,008x(200 - x).

  1. Résoudre dans l'intervalle [0 ; 100] l'équation f(x) = x.
    1. Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0 ; 100] et dresser son tableau de variations.
    2. En remarquant que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = f\left(u_n\right) démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n :

      {0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 100.}
    3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    4. Déterminer la limite \ell de la suite \left(u_n\right). Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  2. On considère l'algorithme suivant:

    def seuil(p) :
    n=0
    u = 40
    while u < p :
    n =n+1
    u = 0.008*u*(200-u)
    return(n+2021)


    L'exécution de seuil(100) ne renvoie aucune valeur. Expliquer pourquoi à l'aide de la question 3.
Voir la correction

1.Au début de l'année 2021, une colonie d'oiseaux comptait 40 individus. L'évolution de la population est modélisée par la suite (u_n) définie par u_0=40 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0{,}008u_n(200-u_n), où u_n désigne le nombre d'individus au début de l'année (2021+n). Donner une estimation du nombre d'oiseaux au début de l'année 2022.

L'année 2022 correspond à 2021+1, donc le nombre d'oiseaux recherché est estimé par u_1.
\begin{aligned}u_1 &= 0{,}008\,u_0(200-u_0) \\ &= 0{,}008\times40\times(200-40) \\ &= 0{,}008\times40\times160 \\ &= 51{,}2\end{aligned}
Donc, la réponse est qu'on estime la population à environ 51 oiseaux au début de l'année 2022.

2.On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0~;~100] par f(x)=0{,}008x(200-x). Résoudre dans [0~;~100] l'équation f(x)=x.

Pour x\in[0~;~100] : \begin{aligned}f(x) = x &\iff 0{,}008x(200-x) = x \\ &\iff 1{,}6x-0{,}008x^2 = x \\ &\iff 0{,}008x^2-0{,}6x = 0 \end{aligned}
En factorisant : \begin{aligned}0{,}008x^2-0{,}6x = 0 &\iff x(0{,}008x-0{,}6) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou 0{,}008x-0{,}6=0.
L'équation 0{,}008x-0{,}6=0 donne \begin{aligned}x &= \dfrac{0{,}6}{0{,}008} \\ &= 75\end{aligned} valeur bien comprise dans [0~;~100].
Donc, la réponse est que l'équation f(x)=x admet exactement deux solutions dans [0~;~100] : 0 et 75.

3.aDémontrer que la fonction f est croissante sur [0~;~100] et dresser son tableau de variations.

Pour tout x de [0~;~100], en développant : \begin{aligned}f(x) &= 0{,}008x(200-x) \\ &= 1{,}6x-0{,}008x^2 \\ &= -0{,}008x^2+1{,}6x\end{aligned}
f est donc une fonction polynôme du second degré, de coefficient dominant -0{,}008<0 : sa courbe représentative est une parabole tournée vers le bas, dont le sommet a pour abscisse \begin{aligned}x_S &= -\dfrac{1{,}6}{2\times(-0{,}008)} \\ &= \dfrac{1{,}6}{0{,}016} \\ &= 100\end{aligned}
Une telle fonction est strictement croissante sur ]-\infty~;~x_S] et strictement décroissante sur [x_S~;~+\infty[. Comme x_S=100 est la borne droite de [0~;~100], f est donc strictement croissante sur tout l'intervalle [0~;~100].
On calcule les valeurs aux bornes : \begin{aligned}f(0) &= 0{,}008\times0\times200 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}f(100) &= 0{,}008\times100\times100 \\ &= 80\end{aligned} Le tableau de variations de f sur [0~;~100] montre donc une croissance stricte de 0 (en x=0) à 80 (en x=100).

3.bEn remarquant que, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f(u_n), démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100}.

Pour tout entier naturel n, notons P_n la propriété : « {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100} ».
Initialisation. On a u_0=40 et u_1=51{,}2 (question 1), donc {0\leqslant40\leqslant51{,}2\leqslant100} : la propriété P_0 est vraie.
Hérédité. Soit n un entier naturel tel que P_n est vraie, c'est-à-dire {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100}. Les trois nombres 0, u_n, u_{n+1} et 100 appartiennent à [0~;~100], et f est croissante sur cet intervalle (question 3.a), donc l'inégalité est conservée par f : {f(0)\leqslant f(u_n)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(100)}.
Or f(0)=0, f(u_n)=u_{n+1}, f(u_{n+1})=u_{n+2} (par définition de la suite) et f(100)=80, donc {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant80}. Comme 80\leqslant100, on en déduit {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant100} : la propriété P_{n+1} est vraie.
Conclusion. La propriété P_0 est vraie, et elle est héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n : {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100}.

3.cEn déduire que la suite (u_n) est convergente.

D'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_n\leqslant u_{n+1} : la suite (u_n) est donc croissante.
De plus, pour tout entier naturel n, u_n\leqslant100 : la suite (u_n) est donc majorée par 100.
Une suite croissante et majorée converge, donc, la réponse est que la suite (u_n) converge vers une limite \ell.

3.dDéterminer la limite \ell de la suite (u_n) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

La suite (u_n) converge vers \ell et est définie par la relation de récurrence u_{n+1}=f(u_n), où f est continue sur [0~;~100] (car f est une fonction polynôme) et où l'intervalle [0~;~100] contient tous les termes de la suite ainsi que sa limite \ell (d'après la question 3.b).
D'après le théorème du point fixe, \ell est donc solution de l'équation f(x)=x dans [0~;~100], dont on a montré (question 2) qu'elle admet exactement deux solutions : 0 et 75.
Par ailleurs, la suite (u_n) est croissante à partir de u_0=40 (question 3.b), donc \ell\geqslant40. Cela exclut la solution 0, donc \ell=75.
Donc, la réponse est que la suite converge vers \ell=75. Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que, selon ce modèle, la population d'oiseaux de la colonie se stabilise à long terme autour de 75 individus.

4.On considère l'algorithme Python suivant, où p est un réel donné.

  • def seuil(p) :# fonction qui cherche l'annee ou le seuil p est depasse
  • n = 0# compteur d'annees ecoulees depuis 2021
  • u = 40# valeur initiale u0
  • while u < p :# tant que le seuil n'est pas atteint
  • n = n + 1# on avance d'une annee
  • u = 0.008 * u * (200 - u)# on applique la relation de recurrence
  • return (n + 2021)# on renvoie l'annee correspondante

4.(suite) L'exécution de seuil(100) ne renvoie aucune valeur. Expliquer pourquoi, à l'aide de la question 3.

La fonction seuil(p) calcule successivement les termes de la suite (u_n) en partant de u_0=40, et s'arrête dès qu'un terme atteint ou dépasse la valeur p, en renvoyant alors l'année correspondante.
Or, d'après la question 3, la suite (u_n) est croissante et converge vers \ell=75 : tous ses termes restent donc strictement inférieurs à 75, et a fortiori strictement inférieurs à 100.
Ainsi, pour p = 100, la condition u < p (c'est-à-dire u_n<100) reste vraie pour toutes les valeurs successives de n : la boucle while ne s'arrête donc jamais, et la fonction tourne indéfiniment sans jamais renvoyer de résultat.

Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère le cube ABCDEFGH d'arête de longueur 1.

L'espace est muni du repère orthonormé \left(\text{A}~;\quad \vect{\text{AB}}, \vect{\text{AD}}, \vect{\text{AE}}\right). Le point I est le milieu du segment [EF], K le centre du carré ADHE et O le milieu du segment [AG].

A B C D E F G H I O K

Le but de l'exercice est de calculer de deux manières différentes, la distance du point B au plan (AIG).

Partie 1. Première méthode

  1. Donner, sans justification, les coordonnées des points A, B, et G.

    On admet que les points I et K ont pour coordonnées I\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right) et K\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
  2. Démontrer que la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG).
  3. Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (AIG) est : 2x - y - z = 0.
  4. Donner une représentation paramétrique de la droite (BK).
  5. En déduire que le projeté orthogonal L du point B sur le plan (AIG) a pour coordonnées L\left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right).
  6. Déterminer la distance du point B au plan (AIG).

Partie 2. Deuxième méthode

On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule V = \dfrac{1}{3} \times\quad b \times h, où b est l'aire d'une base et h la hauteur associée à cette base.

    1. Justifier que dans le tétraèdre ABIG, [GF] est la hauteur relative à la base AIB.
    2. En déduire le volume du tétraèdre ABIG.
  1. On admet que AI = IG = \dfrac{\sqrt{5}}{2} et que AG = \sqrt 3.

    Démontrer que l'aire du triangle isocèle AIG est égale à \dfrac{\sqrt{6}}{4} unité d'aire.
  2. En déduire la distance du point B au plan (AIG).
Voir la correction

Partie1 (première méthode) : On considère le cube ABCDEFGH d'arête de longueur 1, muni du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},\overrightarrow{\text{AD}},\overrightarrow{\text{AE}}\right). Le point I est le milieu du segment [EF], K le centre du carré ADHE et O le milieu du segment [AG]. On donne I\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right) et K\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right). Le but de l'exercice est de calculer, de deux manières différentes, la distance du point B au plan (AIG). 1. Donner, sans justification, les coordonnées des points A, B et G.

Le repère étant \left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},\overrightarrow{\text{AD}},\overrightarrow{\text{AE}}\right) et le cube ayant pour arête 1, on lit directement : A(0~;~0~;~0) (origine du repère), B(1~;~0~;~0) et G(1~;~1~;~1).

2.Démontrer que la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG).

Les points A, I, G ne sont pas alignés (I n'est ni sur (AG), ni confondu avec A ou G), donc les vecteurs \overrightarrow{\text{AI}} et \overrightarrow{\text{AG}} forment une base du plan (AIG).
On calcule les coordonnées : \overrightarrow{\text{AI}}\begin{pmatrix}0{,}5 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, \overrightarrow{\text{AG}}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix}, et \overrightarrow{\text{BK}}\begin{pmatrix}0-1 \\ 0{,}5-0 \\ 0{,}5-0\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-1 \\ 0{,}5 \\ 0{,}5\end{pmatrix}.
Le repère étant orthonormé, on calcule les produits scalaires à l'aide des coordonnées : \begin{aligned}\overrightarrow{\text{BK}}\cdot\overrightarrow{\text{AI}} &= (-1)\times0{,}5+0{,}5\times0+0{,}5\times1 \\ &= -0{,}5+0+0{,}5 \\ &= 0\end{aligned}
De même, \begin{aligned}\overrightarrow{\text{BK}}\cdot\overrightarrow{\text{AG}} &= (-1)\times1+0{,}5\times1+0{,}5\times1 \\ &= -1+0{,}5+0{,}5 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur \overrightarrow{\text{BK}} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (AIG) : il est donc orthogonal à ce plan tout entier, donc la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG).

3.Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (AIG) est 2x-y-z=0.

D'après la question précédente, la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG), donc tout vecteur directeur de (BK) est un vecteur normal à (AIG). Le vecteur \vec{n}=-2\,\overrightarrow{\text{BK}}, de coordonnées \begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix}, est donc normal à (AIG).
Le plan (AIG) admet donc une équation cartésienne de la forme 2x-y-z+d=0, où d est un réel à déterminer.
Comme A(0~;~0~;~0) appartient au plan (AIG), ses coordonnées vérifient l'équation : \begin{aligned}2\times0-0-0+d = 0 &\iff d = 0 \end{aligned}
Donc, la réponse est qu'une équation cartésienne du plan (AIG) est bien 2x-y-z=0.

4.Donner une représentation paramétrique de la droite (BK).

La droite (BK) passe par B(1~;~0~;~0) et est dirigée par \overrightarrow{\text{BK}}\begin{pmatrix}-1 \\ 0{,}5 \\ 0{,}5\end{pmatrix}.
Donc, la réponse est que (BK) admet pour représentation paramétrique \begin{cases}x=1-t\\y=0{,}5t\\z=0{,}5t\end{cases}, avec t\in\mathbb{R}.

5.En déduire que le projeté orthogonal L du point B sur le plan (AIG) a pour coordonnées L\left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right).

On cherche la valeur du paramètre t pour laquelle le point de (BK) a pour coordonnées \left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right) : d'après la représentation paramétrique, 1-t=\dfrac{1}{3} donne t=\dfrac{2}{3}, et on vérifie que 0{,}5\times\dfrac{2}{3}=\dfrac{1}{3} pour les deux autres coordonnées. Le point L de coordonnées \left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right) appartient donc bien à la droite (BK).
On vérifie aussi que L appartient au plan (AIG), d'équation 2x-y-z=0 (question 3) : \begin{aligned}2\times\dfrac{1}{3}-\dfrac{1}{3}-\dfrac{1}{3} &= \dfrac{2}{3}-\dfrac{2}{3} \\ &= 0\end{aligned} Les coordonnées de L vérifient donc l'équation du plan.
Le point L appartient donc à la fois à la droite (BK) et au plan (AIG) : c'est le point d'intersection de cette droite et de ce plan. Comme (BK) est orthogonale à (AIG) (question 2), L est donc bien le projeté orthogonal de B sur le plan (AIG).

6.Déterminer la distance du point B au plan (AIG).

La distance de B au plan (AIG) est la distance BL, puisque L est le projeté orthogonal de B sur ce plan. Le repère étant orthonormé, on calcule cette distance à partir des coordonnées de B(1~;~0~;~0) et L\left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right) :
\text{BL}=\sqrt{\left(\dfrac{1}{3}-1\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}-0\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}-0\right)^2}=\sqrt{\left(-\dfrac{2}{3}\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}\right)^2}=\sqrt{\dfrac{4}{9}+\dfrac{1}{9}+\dfrac{1}{9}}=\sqrt{\dfrac{6}{9}}=\dfrac{\sqrt{6}}{3}.
Donc, la réponse est que la distance du point B au plan (AIG) vaut \dfrac{\sqrt{6}}{3}.

Partie2 (deuxième méthode) : On rappelle que le volume V d'une pyramide vaut V=\dfrac{1}{3}\times b\times h, où b est l'aire d'une base et h la hauteur associée. 1.a Justifier que, dans le tétraèdre ABIG, [GF] est la hauteur relative à la base AIB.

Le triangle AIB est inclus dans le plan (ABF), qui est le plan contenant la face avant du cube ABFE (car A, I, B appartiennent tous trois à cette face, I étant le milieu de [EF]).
Comme ABCDEFGH est un cube, l'arête [GF] est perpendiculaire à la face ABFE, donc perpendiculaire au plan (AIB). Le segment [GF] joint le sommet G du tétraèdre au plan de la base AIB en formant un angle droit avec ce plan : c'est donc bien la hauteur du tétraèdre ABIG relative à la base AIB.

1.bEn déduire le volume du tétraèdre ABIG.

Le triangle AIB a pour base [AB], de longueur 1 (arête du cube), et pour hauteur associée la distance de I à la droite (AB), qui vaut ici 1 (même longueur que l'arête [AE], puisque I est le milieu de [EF] à la même hauteur que E et F). Son aire est donc \begin{aligned}b_{\text{AIB}} &= \dfrac{1\times1}{2} \\ &= \dfrac{1}{2}\end{aligned}
La hauteur du tétraèdre relative à cette base est h_{\text{GF}}=\text{GF}=1 (arête du cube).
Donc, la réponse est \begin{aligned}V_{\text{ABIG}} &= \dfrac{1}{3}\times b_{\text{AIB}}\times h_{\text{GF}} \\ &= \dfrac{1}{3}\times\dfrac{1}{2}\times1 \\ &= \dfrac{1}{6}\end{aligned}

2.On admet que AI = IG =\dfrac{\sqrt{5}}{2} et que AG =\sqrt{3}. Démontrer que l'aire du triangle isocèle AIG est égale à \dfrac{\sqrt{6}}{4} unité d'aire.

Le triangle AIG est isocèle en I (car AI = IG), donc la hauteur issue de I est aussi la médiane issue de I : elle passe par le milieu O du côté [AG], qui est précisément le point défini dans l'énoncé comme le milieu de [AG].
On calcule la longueur IO à l'aide des coordonnées : I\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right) et O, milieu de [AG] avec A(0~;~0~;~0) et G(1~;~1~;~1), a pour coordonnées O\left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
\text{IO}=\sqrt{\left(\dfrac{1}{2}-\dfrac{1}{2}\right)^2+\left(\dfrac{1}{2}-0\right)^2+\left(\dfrac{1}{2}-1\right)^2}=\sqrt{0+\dfrac{1}{4}+\dfrac{1}{4}}=\sqrt{\dfrac{1}{2}}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}.
L'aire du triangle AIG, dont [AG] est la base et [IO] la hauteur associée, vaut donc \begin{aligned}A_{\text{AIG}} &= \dfrac{\text{AG}\times\text{IO}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{3}\times\dfrac{\sqrt{2}}{2}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{6}}{4}\end{aligned}
Donc, la réponse est que l'aire du triangle AIG est bien \dfrac{\sqrt{6}}{4} unité d'aire.

3.En déduire la distance du point B au plan (AIG).

On peut aussi calculer le volume du tétraèdre ABIG en considérant le triangle AIG comme base : la hauteur associée est alors la distance h du point B au plan (AIG), c'est-à-dire la distance cherchée.
D'après les questions précédentes, V_{\text{ABIG}}=\dfrac{1}{6} et A_{\text{AIG}}=\dfrac{\sqrt{6}}{4}, donc : \begin{aligned}\dfrac{1}{6} &= \dfrac{1}{3}\times A_{\text{AIG}}\times h \\ &= \dfrac{1}{3}\times\dfrac{\sqrt{6}}{4}\times h\end{aligned}
On en déduit \begin{aligned}h &= \dfrac{1}{6}\times\dfrac{3\times4}{\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{12}{6\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{2}{\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{2\sqrt{6}}{6} \\ &= \dfrac{\sqrt{6}}{3}\end{aligned}
Donc, la réponse est que l'on retrouve bien la distance du point B au plan (AIG) égale à \dfrac{\sqrt{6}}{3}, ce qui confirme le résultat obtenu par la première méthode.

Pour chaque affirmation répondre par vrai ou faux. Justifier chaque réponse.

Affirmation 1 : 50 % de 10350 c'est 10300.

Affirmation 2 : \dfrac73 est la forme irréductible de \dfrac{42}{18}.

Affirmation 3 : L'équation 2x - 4 = -x + 5 a pour solution 3.

Affirmation 4 : L'arrondi à l'unité près du volume d'une boule de diamètre 21,6 cm est 42213 cm^3.

On rappelle la formule du volume d'une boule V = \dfrac43 \pi R^3.

Affirmation 5 : Dans la figure codée ci-contre, la mesure de l'angle \widehat{\text{DNB}}, arrondie à l'unité près, est 18°.

B N D 4cm 12cm

Affirmation 6 : On peut composer 6 codes différents avec un cadenas à 3 chiffres qui respecte les conditions suivantes :

  • les deux premiers chiffres sont choisis parmi 1 ; 2 et 3 ;
  • un chiffre peut apparaître deux fois;
  • le dernier chiffre est 6.
Voir la correction

1.Affirmation : « 50 % de 10 350 c'est 10 300 ». Vrai ou faux ?

\begin{aligned}\dfrac{50}{100}\times10\,350 &= \dfrac{10\,350}{2} \\ &= 5\,175\end{aligned} Comme 5\,175 \neq 10\,300, l'affirmation est fausse.

2.Affirmation : « \dfrac73 est la forme irréductible de \dfrac{42}{18} ». Vrai ou faux ?

\begin{aligned}\dfrac{42}{18} &= \dfrac{7\times6}{3\times6} \\ &= \dfrac73\end{aligned} et 7 et 3 n'ont pas de diviseur commun autre que 1 : l'affirmation est vraie.

3.Affirmation : « l'équation 2x-4=-x+5 a pour solution 3 ». Vrai ou faux ?

En ajoutant x+4 à chaque membre : 2x-4+x+4 = -x+5+x+4, soit 3x = 9, d'où x = 3.
L'affirmation est vraie.

4.Affirmation : « l'arrondi à l'unité du volume d'une boule de diamètre 21,6 cm est 42 213 cm^{3} ». On rappelle que le volume d'une boule de rayon R est V=\dfrac43\pi R^3. Vrai ou faux ?

Le rayon est \begin{aligned}R &= \dfrac{21{,}6}{2} \\ &= 10{,}8\end{aligned} cm, donc \begin{aligned}V &= \dfrac43\pi\times10{,}8^3 \\ &\approx 5\,276{,}67\end{aligned} cm^{3}, soit 5 277 cm^{3} à l'unité près.
Comme 5\,277 \neq 42\,213, l'affirmation est fausse.

5.Dans un triangle BND rectangle en B, avec BD = 4 cm et BN = 12 cm, affirmation : « l'angle \widehat{DNB} arrondi à l'unité vaut 18^{\circ} ». Vrai ou faux ?

Dans le triangle BND rectangle en B, [BD] est le côté opposé à l'angle \widehat{DNB} et [BN] le côté adjacent : d'après SOH-CAH-TOA, \begin{aligned}\tan\widehat{DNB} &= \dfrac{BD}{BN} \\ &= \dfrac{4}{12} \\ &= \dfrac13\end{aligned}
La calculatrice donne \widehat{DNB} \approx 18{,}4^{\circ}, soit 18^{\circ} à l'unité près : l'affirmation est vraie.

6.Un cadenas à 3 chiffres doit avoir ses deux premiers chiffres choisis parmi 1, 2 et 3 (un chiffre peut se répéter) et son dernier chiffre est 6. Affirmation : « on peut composer 6 codes différents ». Vrai ou faux ?

Il y a 3 choix possibles pour le premier chiffre et 3 choix possibles pour le deuxième chiffre (le dernier chiffre étant fixé à 6), soit 3\times3 = 9 codes différents.
Comme 9 \neq 6, l'affirmation est fausse.

Bac Terminale 2021 : Métropole, Mayotte, La Réunion, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Cécile a invité des amis à déjeuner sur sa terrasse. Elle a prévu en dessert un assortiment de gâteaux individuels qu'elle a achetés surgelés.

Elle sort les gâteaux du congélateur à -19 °C et les apporte sur la terrasse où la température est de 25 °C.

Au bout de 10 minutes la température des gâteaux est de 1,3 °C.

I -- Premier modèle

On suppose que la vitesse de décongélation est constante c'est-à-dire que l'augmentation de la température est la même minute après minute.

Selon ce modèle, déterminer quelle serait la température des gâteaux 25 minutes après leur sortie du congélateur.

Ce modèle semble-t-il pertinent ?

II -- Second modèle

On note T_n la température des gâteaux en degré Celsius, au bout de n minutes après leur sortie du congélateur ; ainsi T_0 = - 19.

On admet que pour modéliser l'évolution de la température, on doit avoir la relation suivante

\text{Pour tout entier naturel } n,\ T_{n+1}-T_n=-0.06\times \left(T_n - 25\right).

  1. Justifier que, pour tout entier n, on a T_{n+1}=0.94T_n + 1.5
  2. Calculer T_1 et T_2. On donnera des valeurs arrondies au dixième.
  3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a T_n\leqslant 25.

    En revenant à la situation étudiée, ce résultat était-il prévisible ?
  4. Étudier le sens de variation de la suite \left(T_n\right).
  5. Démontrer que la suite \left(T_n\right) est convergente.
  6. On pose pour tout entier naturel n, U_n = T_n - 25.
    1. Montrer que la suite \left(U_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme U_0.
    2. En déduire que pour tout entier naturel n, T_n=-44\times 0.94^n+25.
    3. En déduire la limite de la suite \left(T_n\right). Interpréter ce résultat dans le contexte de la situation étudiée.
    1. Le fabricant conseille de consommer les gâteaux au bout d'une demi-heure à température ambiante après leur sortie du congélateur.

      Quelle est alors la température atteinte par les gâteaux ? On donnera une valeur arrondie à l'entier le plus proche.
    2. Cécile est une habituée de ces gâteaux, qu'elle aime déguster lorsqu'ils sont encore frais, à la température de 10 °C. Donner un encadrement entre deux entiers consécutifs du temps en minutes après lequel Cécile doit déguster son gâteau.
    3. Le programme suivant, écrit en langage Python, doit renvoyer après son exécution la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n \geqslant 10.

      []{|p{4.5cm}|}

      def seuil() :
      n=0
      T= ...
      while T...
      T= ...
      n=n+1
      return


      Recopier ce programme sur la copie et compléter les lignes incomplètes afin que le programme renvoie la valeur attendue.

\textsc{Exercice} au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: Exercice A ou Exercice B

Pour éclairer le choix, les principaux domaines abordés sont indiqués en début de chaque exercice.

Exercice A

[]{|l|}

Principaux domaines abordés :

Géométrie de l'espace rapporté à un repère orthonormé ; orthogonalité dans l'espace

Dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) on considère

  • le point A de coordonnées (1 ; 3 ; 2),
  • le vecteur \vect{u} de coordonnées \begin{pmatrix} 1\\1\\0\\\end{pmatrix}
  • la droite d passant par l'origine O du repère et admettant pour vecteur directeur \vect{u}.

Le but de cet exercice est de déterminer le point de d le plus proche du point A et d’étudier quelques propriétés de ce point.

On pourra s’appuyer sur la figure ci-contre pour raisonner au fur et à mesure des questions.

x y z M 0 A A ı k O u

  1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d.
  2. Soit t un nombre réel quelconque, et M un point de la droite d, le point M ayant pour coordonnées (t~;~t~;~0).
    1. On note AM la distance entre les points A et M. Démontrer que:

      AM^2 = 2t^2 - 8t+ 14.
    2. Démontrer que le point M_0 de coordonnées (2~;~2~;~0) est le point de la droite d pour lequel la distance AM est minimale.

      On admettra que la distance AM est minimale lorsque son carré AM^2 est minimal.
  3. Démontrer que les droites (AM_0) et d sont orthogonales.
  4. On appelle A' le projeté orthogonal du point A sur le plan d'équation cartésienne z = 0. Le point A' admet donc pour coordonnées (1~;~3~;~0).

    Démontrer que le point M_0 est le point du plan (AA'M_0) le plus proche du point O, origine du repère.
  5. Calculer le volume de la pyramide OM_0A'A.

    On rappelle que le volume d'une pyramide est donné par: V = \frac{1}{3}\mathcal{B}h, où \mathcal{B} est l'aire

    d'une base et h est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.

Exercice B

[]{|l|}

Principaux domaines abordés :

Équations différentielles ; fonction exponentielle.

On considère l’équation différentielle

(E)\quad y'= y + 2x\e^x

On cherche l'ensemble des fonctions définies et dérivables sur l'ensemble \R des nombres réels qui sont solutions de cette équation.

  1. Soit u la fonction définie sur \R par u(x) = x^2\e^x. On admet que u est dérivable et on note u' sa fonction dérivée. Démontrer que u est une solution particulière de (E).
  2. Soit f une fonction définie et dérivable sur \R. On note g la fonction définie sur \R par :

    g(x) = f(x) - u(x)

    1. Démontrer que si la fonction f est solution de l'équation différentielle (E) alors la fonction g est solution de l'équation différentielle: y' =y.

      On admet que la réciproque de cette propriété est également vraie.
    2. À l'aide de la résolution de l'équation différentielle y' =y, résoudre l'équation différentielle (E).
  3. Étude de la fonction u
    1. Étudier le signe de u' (x) pour x variant dans \R.
    2. Dresser le tableau de variations de la fonction u sur \R (les limites ne sont pas demandées).
    3. Déterminer le plus grand intervalle sur lequel la fonction u est concave.
Voir la correction

PartieI : Cécile sort des gâteaux du congélateur, où ils étaient à -19\,^{\circ}C, pour les poser sur une terrasse à 25\,^{\circ}C. Au bout de 10 minutes, ils sont à 1,3\,^{\circ}C. En supposant que la température augmente à vitesse constante (même hausse chaque minute), quelle serait la température des gâteaux au bout de 25 minutes ? Ce modèle est-il pertinent ?

En 10 minutes, la température a augmenté de 1{,}3-(-19) = 20{,}3\,^{\circ}C, soit une hausse constante supposée de \dfrac{20{,}3}{10} = 2{,}03\,^{\circ}C par minute.
Au bout de 25 minutes, la hausse totale serait de 25\times2{,}03 = 50{,}75\,^{\circ}C, donc une température de -19+50{,}75 = 31{,}75\,^{\circ}C.
Or la température de la terrasse est de 25\,^{\circ}C : les gâteaux ne peuvent pas dépasser cette température ambiante. Donc, ce modèle n'est pas pertinent.

PartieII : On note T_n la température des gâteaux, en degré Celsius, n minutes après leur sortie du congélateur, avec T_0=-19. On admet la relation T_{n+1}-T_n = -0,06\times(T_n-25) pour tout entier naturel n. 1. Montrer que, pour tout entier naturel n, T_{n+1} = 0,94\,T_n+1,5.

En développant : \begin{aligned}T_{n+1}-T_n &= -0{,}06T_n+0{,}06\times25 \\ &= -0{,}06T_n+1{,}5\end{aligned}
D'où \begin{aligned}T_{n+1} &= T_n-0{,}06T_n+1{,}5 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5\end{aligned}

2.Calculer T_1 et T_2 (arrondir au dixième).

Avec n=0 : \begin{aligned}T_1 &= 0{,}94\times(-19)+1{,}5 \\ &= -17{,}86+1{,}5 \\ &= -16{,}36\end{aligned} soit T_1\approx-16{,}4.
Avec n=1 : \begin{aligned}T_2 &= 0{,}94\times(-16{,}36)+1{,}5 \\ &= -15{,}3784+1{,}5 \\ &= -13{,}8784\end{aligned} soit T_2\approx-13{,}9.

3.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25. Ce résultat était-il prévisible dans le contexte de l'énoncé ?

Initialisation. \begin{aligned}T_0 &= -19 \\ &\leqslant 25\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité. Supposons que, pour un entier n, T_n\leqslant25. En multipliant par 0{,}94>0 : \begin{aligned}0{,}94\,T_n &\leqslant 0{,}94\times25 \\ &= 23{,}5\end{aligned}
En ajoutant 1{,}5 aux deux membres : 0{,}94\,T_n+1{,}5\leqslant25, soit T_{n+1}\leqslant25 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25.
Ce résultat était prévisible : la température des gâteaux ne peut pas dépasser la température ambiante de la terrasse, qui est justement de 25\,^{\circ}C.

4.Étudier le sens de variation de la suite (T_n).

D'après la relation de récurrence, T_{n+1}-T_n = -0{,}06\times(T_n-25).
D'après la question précédente, T_n\leqslant25 pour tout n, donc T_n-25\leqslant0, donc -0{,}06\times(T_n-25)\geqslant0.
Ainsi T_{n+1}-T_n\geqslant0 pour tout n : la suite (T_n) est croissante.

5.Démontrer que la suite (T_n) est convergente.

La suite (T_n) est croissante (question précédente) et majorée par 25 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell vérifiant \ell\leqslant25.

6.aOn pose, pour tout entier naturel n, U_n = T_n-25. Montrer que (U_n) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}U_{n+1} &= T_{n+1}-25 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5-25 \\ &= 0{,}94\,T_n-23{,}5\end{aligned}
Or 0{,}94\times(T_n-25) = 0{,}94\,T_n-23{,}5, donc \begin{aligned}U_{n+1} &= 0{,}94\times(T_n-25) \\ &= 0{,}94\,U_n\end{aligned}
La suite (U_n) est donc géométrique de raison 0{,}94, de premier terme \begin{aligned}U_0 &= T_0-25 \\ &= -19-25 \\ &= -44\end{aligned}

6.bEn déduire que, pour tout entier naturel n, T_n = -44\times0,94^n+25.

Comme (U_n) est géométrique de raison 0{,}94 et de premier terme -44 : U_n = -44\times0{,}94^n pour tout n.
Or U_n = T_n-25, donc \begin{aligned}T_n &= U_n+25 \\ &= -44\times0{,}94^n+25\end{aligned}

6.cEn déduire la limite de la suite (T_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

Comme {0<0{,}94<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}94^n = 0, donc par somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}T_n = 25.
Cela signifie que la température des gâteaux se rapproche indéfiniment de la température ambiante de la terrasse, 25\,^{\circ}C, sans jamais la dépasser, ce qui est cohérent avec la situation physique.

7.aLe fabricant conseille de consommer les gâteaux une demi-heure après leur sortie du congélateur. Quelle température ont-ils alors atteinte (arrondir à l'entier le plus proche) ?

Avec n=30 minutes : \begin{aligned}T_{30} &= -44\times0{,}94^{30}+25 \\ &\approx 18{,}1\end{aligned} Donc, les gâteaux ont atteint une température d'environ 18 ^{\circ}C.

7.bCécile aime déguster ces gâteaux encore frais, à 10 ^{\circ}C. Donner un encadrement, entre deux entiers consécutifs, du nombre de minutes après lesquelles elle doit les déguster.

À la calculatrice, T_{17}\approx9{,}6 et T_{18}\approx10{,}6 : la température franchit donc 10\,^{\circ}C entre les minutes 17 et 18.
Donc, Cécile doit déguster son gâteau entre la 17^{\text{e}} et la 18^{\text{e}} minute après sa sortie du congélateur.

7.cLe programme Python suivant doit renvoyer la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n\geqslant10. Recopier et compléter les lignes manquantes.

  • def seuil():
  • n = 0
  • T = -19
  • while T < 10 :
  • T = 0.94 * T + 1.5
  • n = n + 1
  • return n
Bac Terminale 2021 : Amérique du Nord Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Les probabilités demandées dans cet exercice seront arrondies à 10^{-3}.

Un laboratoire pharmaceutique vient d'élaborer un nouveau test anti-dopage.

Partie A

Une étude sur ce nouveau test donne les résultats suivants:

  • si un athlète est dopé, la probabilité que le résultat du test soit positif est 0,98 (sensibilité du test) ;
  • si un athlète n'est pas dopé, la probabilité que le résultat du test soit négatif est 0,995 (spécificité du test).

On fait subir le test à un athlète sélectionné au hasard au sein des participants à une compétition d'athlétisme.

On note D l'évènement « l'athlète est dopé » et T l'évènement « le test est positif ».

On admet que la probabilité de l'évènement D est égale à 0,08.

  1. Traduire la situation sous la forme d'un arbre pondéré.
  2. Démontrer que P(T) = 0,083.
    1. Sachant qu'un athlète présente un test positif, quelle est la probabilité qu'il soit dopé ?
    2. Le laboratoire décide de commercialiser le test si la probabilité de l'évènement « un athlète présentant un test positif est dopé » est supérieure ou égale à 0,95.

      Le test proposé par le laboratoire sera-t-il commercialisé ? Justifier.

Partie B

Dans une compétition sportive, on admet que la probabilité qu'un athlète contrôlé présente un test positif est 0,103.

  1. Dans cette question 1., on suppose que les organisateurs décident de contrôler 5 athlètes au hasard parmi les athlètes de cette compétition.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre d'athlètes présentant un test positif parmi les 5 athlètes contrôlés.
    1. Donner la loi suivie par la variable aléatoire X. Préciser ses paramètres.
    2. Calculer l'espérance E(X) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
    3. Quelle est la probabilité qu'au moins un des 5 athlètes contrôlés présente un test positif ?
  2. Combien d'athlètes faut-il contrôler au minimum pour que la probabilité de l'évènement « au moins un athlète contrôlé présente un test positif » soit supérieure ou égale à 0,75 ? Justifier.
Voir la correction

PartieA : Un laboratoire met au point un test anti-dopage. Si un athlète est dopé, le test est positif avec une probabilité de 0,98 ; s'il n'est pas dopé, le test est négatif avec une probabilité de 0,995. On note D l'évènement « l'athlète contrôlé est dopé » et T l'évènement « le test est positif », avec P(D)=0{,}08. 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

Sur la première branche : P(D)=0{,}08 et \begin{aligned}P(\overline{D}) &= 1-0{,}08 \\ &= 0{,}92\end{aligned}
Depuis D : P_D(T)=0{,}98 et \begin{aligned}P_D(\overline{T}) &= 1-0{,}98 \\ &= 0{,}02\end{aligned}
Depuis \overline{D} : le test est négatif avec probabilité 0{,}995 pour un athlète non dopé, donc P_{\overline{D}}(\overline{T})=0{,}995 et \begin{aligned}P_{\overline{D}}(T) &= 1-0{,}995 \\ &= 0{,}005\end{aligned}

PartieA ; 2. Démontrer que P(T) = 0,083.

Les évènements D et \overline{D} forment une partition de l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(T) = P(D\cap T) + P\left(\overline{D}\cap T\right).
\begin{aligned}P(D\cap T) &= P(D)\times P_D(T) \\ &= 0{,}08\times0{,}98 \\ &= 0{,}0784\end{aligned} et \begin{aligned}P\left(\overline{D}\cap T\right) &= P\left(\overline{D}\right)\times P_{\overline{D}}(T) \\ &= 0{,}92\times0{,}005 \\ &= 0{,}0046\end{aligned}
Donc \begin{aligned}P(T) &= 0{,}0784+0{,}0046 \\ &= 0{,}083\end{aligned}

PartieA ; 3.a Sachant que le test d'un athlète est positif, quelle est la probabilité qu'il soit dopé (arrondie au millième) ?

P_T(D) = \dfrac{P(D\cap T)}{P(T)} = \dfrac{0{,}0784}{0{,}083} \approx 0,945 (au millième).

PartieA ; 3.b Le laboratoire commercialise le test si la probabilité qu'un athlète testé positif soit réellement dopé est supérieure ou égale à 0,95. Ce test sera-t-il commercialisé ?

D'après la question précédente, 0{,}945 < 0{,}95, donc le test ne sera pas commercialisé.

PartieB : Dans une compétition, la probabilité qu'un athlète contrôlé présente un test positif est 0,103. 1.a On contrôle 5 athlètes au hasard ; X compte le nombre de tests positifs parmi eux. Donner la loi de X et ses paramètres.

Chaque contrôle est une épreuve à deux issues (positif/négatif) de probabilité p=0{,}103, répétée n=5 fois de façon indépendante : X suit donc la loi binomiale de paramètres n=5 et p=0{,}103.

PartieB ; 1.b Calculer l'espérance E(X) et interpréter le résultat.

\begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 5\times0{,}103 \\ &= 0{,}515\end{aligned}
Cela signifie que, sur un grand nombre de séries de 5 contrôles, on obtient en moyenne environ 0,515 test positif par série, soit à peu près 1 athlète positif sur 10 contrôlés.

PartieB ; 1.c Quelle est la probabilité qu'au moins un des 5 athlètes contrôlés présente un test positif (arrondie au millième) ?

L'évènement contraire de « au moins un test positif » est « aucun test positif », c'est-à-dire \{X=0\}.
\begin{aligned}P(X=0) &= (1-0{,}103)^5 \\ &= 0{,}897^5 \\ &\approx 0{,}581\end{aligned}
Donc P(X\geqslant1) = 1-0{,}581 \approx 0,419 (au millième).

PartieB ; 2. Combien d'athlètes faut-il contrôler au minimum pour que la probabilité d'avoir au moins un test positif soit supérieure ou égale à 0,75 ?

Pour n athlètes contrôlés, en notant X_n le nombre de tests positifs, P(X_n=0) = 0{,}897^{n}, donc P(X_n\geqslant1) = 1-0{,}897^{n}.
On cherche le plus petit entier n tel que \begin{aligned}1-0{,}897^{n} \geqslant 0{,}75 &\iff 0{,}897^{n} \leqslant 0{,}25 \end{aligned}
À la calculatrice : 0{,}897^{12}\approx0{,}271>0{,}25 mais \begin{aligned}0{,}897^{13} &\approx 0{,}243 \\ &\leqslant 0{,}25\end{aligned}
Donc, la réponse est qu'il faut contrôler au minimum 13 athlètes.

Bac Terminale 2021 : Amérique du Nord Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un biologiste s'intéresse à l'évolution de la population d'une espèce animale sur une île du Pacifique.

Au début de l'année 2020, cette population comptait 600 individus. On considère que l'espèce sera menacée d'extinction sur cette île si sa population devient inférieure ou égale à 20 individus.

Le biologiste modélise le nombre d'individus par la suite \left(u_n\right) définie par :

\left\{\begin{array}{l c l} u_0 &= &0,6\\ u_{n+1} &= &0,75 u_n\left(1 - 0,15 u_n\right) \end{array}\right.

où pour tout entier naturel n, u_n désigne le nombre d'individus, en milliers, au début de l'année 2020 + n.

  1. Estimer, selon ce modèle, le nombre d'individus présents sur l'île au début de l'année 2021 puis au début de l'année 2022.

Soit f la fonction définie sur l'intervalle [0 ; 1] par

f(x) = 0,75x (1 - 0,15x).

  1. Montrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0 ; 1] et dresser son tableau de variations.
  2. Résoudre dans l'intervalle [0 ; 1] l'équation f(x) = x.

On remarquera pour la suite de l'exercice que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = f\left(u_n\right).

    1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, 0 \leqslant u_{n+1} \leqslant\quad u_n \leqslant 1.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    3. Déterminer la limite \ell de la suite \left(u_n\right).
  1. Le biologiste a l'intuition que l'espèce sera tôt ou tard menacée d'extinction.
    1. Justifier que, selon ce modèle, le biologiste a raison.
    2. Le biologiste a programmé en langage Python la fonction menace() ci-dessous:

      def menace() :
      u = 0,6
      n = 0
      while u > 0,02 :
      u = 0,75*u*(1-0,15*u)
      n = n+1
      return n


      Donner la valeur numérique renvoyée lorsqu'on appelle la fonction menace().

      Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

Onétudie une population animale d'une île, modélisée par la suite (u_n) définie par u_0=0{,}6 et u_{n+1}=0{,}75\,u_n(1-0{,}15\,u_n), où u_n désigne (en milliers) le nombre d'individus au début de l'année 2020+n. L'espèce est menacée d'extinction si la population devient inférieure ou égale à 20 individus. 1. Estimer le nombre d'individus au début de 2021 puis de 2022.

2021 correspond à n=1 : \begin{aligned}u_1 &= 0{,}75\times0{,}6\times(1-0{,}15\times0{,}6) \\ &= 0{,}45\times0{,}91 \\ &= 0{,}4095\end{aligned} soit environ 410 individus.
2022 correspond à n=2 : \begin{aligned}u_2 &= 0{,}75\times0{,}4095\times(1-0{,}15\times0{,}4095) \\ &\approx 0{,}307125\times0{,}938575 \\ &\approx 0{,}2883\end{aligned} soit environ 288 individus.

2.On pose f(x) = 0{,}75x(1-0{,}15x) sur l'intervalle [0~;~1]. Montrer que f est croissante sur [0~;~1] et dresser son tableau de variations.

f est une fonction polynôme, donc dérivable sur \mathbb{R} et en particulier sur [0~;~1], et sur cet intervalle : f'(x) = 0{,}75(1-0{,}15x) - 0{,}75x\times0{,}15 = 0{,}75 - 0{,}225x.
Or 0\leqslant x\leqslant1 \Rightarrow 0\leqslant0{,}225x\leqslant0{,}225 \Rightarrow 0{,}525\leqslant f'(x)\leqslant0{,}75.
Donc f'(x)>0 sur [0~;~1] : f est strictement croissante sur cet intervalle, de f(0)=0 à \begin{aligned}f(1) &= 0{,}75\times0{,}85 \\ &= 0{,}6375\end{aligned}

3.Résoudre dans [0~;~1] l'équation f(x) = x.

Sur [0~;~1] : \begin{aligned}f(x) = x &\iff 0{,}75x(1-0{,}15x)-x = 0 \\ &\iff x\big[0{,}75(1-0{,}15x)-1\big] = 0 \\ &\iff x(-0{,}25-0{,}1125x) = 0 \end{aligned}
Donc x=0 ou -0{,}25-0{,}1125x=0, soit x=-\dfrac{0{,}25}{0{,}1125}, valeur négative donc exclue de [0~;~1].
Donc, la réponse est que l'unique solution dans [0~;~1] est x=0.

4.aOn admet que u_{n+1}=f(u_n) pour tout entier naturel n. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n\leqslant1}.

Initialisation : on a vu que {0\leqslant0{,}4095\leqslant0{,}6\leqslant1}, c'est-à-dire {0\leqslant u_1\leqslant u_0\leqslant1} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que, pour un entier naturel n, on ait {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n\leqslant1}. La fonction f étant strictement croissante sur [0~;~1], on en déduit {f(0)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(u_n)\leqslant f(1)}.
Or f(0)=0 et \begin{aligned}f(1) &= 0{,}6375 \\ &\leqslant 1\end{aligned} donc {0\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}\leqslant1} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n\leqslant1}.

4.bEn déduire que la suite (u_n) est convergente.

D'après la question précédente, la suite (u_n) est décroissante et minorée par 0 : elle est donc convergente.

4.cDéterminer la limite \ell de la suite (u_n).

La suite (u_n) converge vers un réel \ell\geqslant0, et par continuité de f, \ell vérifie l'équation f(x)=x, dont l'unique solution dans [0~;~1] est 0 (question 3).
Donc, la réponse est \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=\ell= 0.

5.aJustifier que, selon ce modèle, l'espèce sera tôt ou tard menacée d'extinction.

La suite (u_n) étant décroissante et de limite 0, le nombre d'individus finit par descendre en dessous de tout seuil, en particulier en dessous de 20 individus (u_n=0{,}02 en milliers) : l'espèce sera donc menacée d'extinction.

5.bLe biologiste programme en Python la fonction ci-dessous. \texttt{def menace():} \texttt{\quad u = 0.6} \texttt{\quad n = 0} \texttt{\quad while u > 0.02:} \texttt{\quad\quad u = 0.75*u*(1-0.15*u)} \texttt{\quad\quad n = n+1} \texttt{\quad return n} Donner la valeur renvoyée par l'appel de menace() et interpréter ce résultat.

La boucle calcule successivement les termes de la suite (u_n) tant que le terme courant reste strictement supérieur à 0{,}02, en comptant le nombre d'itérations dans n.
En calculant les termes successifs, on obtient u_{10}\approx0{,}0249>0{,}02 (la boucle continue) puis \begin{aligned}u_{11} &\approx 0{,}0186 \\ &\leqslant 0{,}02\end{aligned} (la boucle s'arrête) : l'appel renvoie donc n=11.
Donc, la réponse est que l'espèce sera menacée d'extinction au début de l'année 2020+11= 2031.

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Commun à tous les candidats

Les questions 1. à 5. de cet exercice peuvent être traitées de façon indépendante

On considère un cube ABCDEFGH. Le point I est le milieu du segment [EF], le point J est le milieu du segment [BC] et le point K est le milieu du segment [AE].

A B C D E F G H I J K

  1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.

Dans la suite, on se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~ \vect{\text{AD}},~ \vect{\text{AE}}\right).

    1. Donner les coordonnées des points I et J.
    2. Montrer que les vecteurs \vect{\text{IJ}},~\vect{\text{AE}} et \vect{\text{AC}} sont coplanaires.

On considère le plan \mathcal P d'équation x + 3y - 2z + 2 = 0 ainsi que les droites d_1 et d_2 définies par les représentations paramétriques ci-dessous:

d_1\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&3 + t\\ y &=& 8 - 2t\\ z &=& - 2 + 3t\\ \end{array}\right. , t \in \R\quad \text{et}\quad d_2\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&4 + t\\ y &=&1 + t\\ z &=&8 + 2t\\ \end{array}\right. , t \in \R.

  1. Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.
  2. Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal P.
  3. Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal P.

\textsc{Exercice au choix du candidat}

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B.

Exercice A

Principaux domaines abordés :
\bullet~~Fonction exponentielle
\bullet~~Convexité

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

On justifiera chaque réponse.

Affirmation 1 : Pour tous réels a et b, \left(\text{e}^{a+b}\right)^2 = \text{e}^{2a} + \text{e}^{2b}.

Affirmation 2 : Dans le plan muni d'un repère, la tangente au point A d'abscisse 0 à la courbe représentative de la fonction f définie sur \R par f(x) = - 2 + (3 - x)\text{e}^x admet pour équation réduite y = 2x + 1.

Affirmation 3 : \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \left(\text{e}^{2x} - \text{e}^{x} + \dfrac{3}{x}\right) = 0.

Affirmation 4 : L'équation 1 - x + \text{e}^{-x} = 0 admet une seule solution appartenant à l'intervalle [0 ; 2].

Affirmation 5 : La fonction g définie sur \R par g(x) = x^2 - 5x + \text{e}^x est convexe.

Exercice B

Principaux domaines abordés :
\bullet~~Fonction logarithme népérien
\bullet~~Convexité

Dans le plan muni d'un repère, on considère ci-dessous la courbe \mathcal{C}_f représentative d'une fonction f, deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.

La courbe \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale T au point A(1 ; 4).

012345601234 T C f A

  1. Préciser les valeurs f(1) et f'(1).

On admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

f(x) = \dfrac{a + b \ln x}{x}\quad \text{où }\quad a \text{ et}\quad b \text{ sont deux nombres réels}.

  1. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

    f'(x) = \dfrac{b - a - b\quad \ln x}{x^2}.
  2. En déduire les valeurs des réels a et b.

Dans la suite de l'exercice, on admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

f(x) = \dfrac{4 + 4\ln x}{x}.

  1. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.
  2. Déterminer le tableau de variations de f sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.
  3. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

    f''(x) = \dfrac{- 4 + 8\ln x}{x^3}.
  4. Montrer que la courbe \mathcal{C}_f possède un unique point d'inflexion B dont on précisera les coordonnées.
Voir la correction

Onconsidère un cube ABCDEFGH. I est le milieu de [EF], J le milieu de [BC] et K le milieu de [AE]. On munit l'espace du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right), dans lequel A(0 ; 0 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), C(1 ; 1 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1), H(0 ; 1 ; 1), I(0,5 ; 0 ; 1), J(1 ; 0,5 ; 0) et K(0 ; 0 ; 0,5). 1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ?

\overrightarrow{AI}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KH}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 0,5\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont proportionnelles selon aucun facteur commun), donc, la réponse est que les droites (AI) et (KH) ne sont pas parallèles.

2.Montrer que les vecteurs \overrightarrow{IJ}, \overrightarrow{AE} et \overrightarrow{AC} sont coplanaires.

\overrightarrow{IJ}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0,5 \\ -1\end{pmatrix}, \overrightarrow{AE}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
On constate que 2\overrightarrow{IJ}+2\overrightarrow{AE} = \overrightarrow{AC}.
Le vecteur \overrightarrow{AC} est donc une combinaison linéaire des vecteurs \overrightarrow{IJ} et \overrightarrow{AE} : ces trois vecteurs sont donc coplanaires.

3.On considère le plan \mathcal{P} d'équation x+3y-2z+2=0 et les droites d_1 et d_2 de représentations paramétriques d_1 : x=3+t,\ y=8-2t,\ z=-2+3t et d_2 : x=4+t,\ y=1+t,\ z=8+2t (t\in\mathbb{R}). Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ?

d_1 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_1}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, donc, la réponse est que les droites d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.

4.Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

Le plan \mathcal{P} admet pour vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix}, et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{u_2} &= 1\times1+3\times1+(-2)\times2 \\ &= 1+3-4 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur directeur de d_2 est donc orthogonal au vecteur normal de \mathcal{P} : la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

5.Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal{P}.

\overrightarrow{ML}\begin{pmatrix}4-5 \\ 0-3 \\ 3-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ -3 \\ 2\end{pmatrix}, qui est l'opposé du vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix} de \mathcal{P} : \overrightarrow{ML} est donc lui aussi normal au plan \mathcal{P}, ce qui montre que la droite (ML) est perpendiculaire à \mathcal{P}.
D'autre part, les coordonnées de L vérifient l'équation de \mathcal{P} : \begin{aligned}4+3\times0-2\times3+2 &= 4-6+2 \\ &= 0\end{aligned} donc L appartient à \mathcal{P}.
Le point L appartient au plan \mathcal{P} et la droite (ML) lui est perpendiculaire : donc, la réponse est que L est bien le projeté orthogonal de M sur le plan \mathcal{P}.

Commun à tous les candidats

En 2020, une influenceuse sur les réseaux sociaux compte 1000 abonnés à son profil. On modélise le nombre d'abonnés ainsi: chaque année, elle perd 10 % de ses abonnés auxquels s'ajoutent 250 nouveaux abonnés.

Pour tout entier naturel n, on note u_n le nombre d'abonnés à son profil en l'année (2020 + n), suivant cette modélisation. Ainsi u_0 = 1000.

  1. Calculer u_1.
  2. Justifier que pour tout entier naturel n,\quad u_{n+1} = 0,9u_n + 250.
  3. La fonction Python nommée « suite » est définie ci-dessous. Dans le contexte de l'exercice, interpréter la valeur renvoyée par suite(10).

    def suite( n) :
    u = 1000
    for i in range(n) :
    u = 0,9*u + 250
    return u
    1. Montrer, à l'aide d'un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant\quad 2500.
    2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
    3. Déduire des questions précédentes que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  4. Soit \left(v_n\right) la suite définie par v_n = u_n - 2500 pour tout entier naturel n.
    1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,9 et de terme initial v_0 = - 1500.
    2. Pour tout entier naturel n, exprimer v_n en fonction de n et montrer que :

      u_n = - 1500 \times\quad 0,9^n + 2500.
    3. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right) et interpréter dans le contexte de l'exercice.
  5. Écrire un programme qui permet de déterminer en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2200.

    Déterminer cette année.

EXERCICE 2 commun à tous les candidats 5 points

On considère un cube ABCDEFGH d'arête 8 cm et de centre \Omega.

Les points P, Q et R sont définis par \vect{\text{AP}} = \dfrac{3}{4}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\text{AQ}} = ~\dfrac{3}{4}\vect{\text{AE}} et \vect{\text{FR}} = \dfrac{1}{4}\vect{\text{FG}}.

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) avec : \vect{\imath} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\jmath}= \dfrac{1}{8}\vect{\text{AD}} et

\vect{k} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AE}}.

B C G F D H E A P Q R ı k

Partie I

  1. Dans ce repère, on admet que les coordonnées du point R sont (8 ; 2 ; 8).

    Donner les coordonnées des points P et Q.
  2. Montrer que le vecteur \vect{n}(1~;~-5~;~1) est un vecteur normal au plan (PQR).
  3. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (PQR) est x - 5y + z - 6 = 0.

Partie II

On note L le projeté orthogonal du point \Omega sur le plan (PQR).

  1. Justifier que les coordonnées du point \Omega sont (4 ; 4 ; 4).
  2. Donner une représentation paramétrique de la droite d perpendiculaire au plan (PQR) et passant par \Omega.
  3. Montrer que les coordonnées du point L sont \left(\dfrac{14}{3}~;~ \dfrac{2}{3}~;~\dfrac{14}{3}\right)
  4. Calculer la distance du point \Omega au plan (PQR).

EXERCICE 3 commun à tous les candidats 5 points

Un sac contient les huit lettres suivantes: A B C D E F G H (2 voyelles et 6 consonnes).

Un jeu consiste à tirer simultanément au hasard deux lettres dans ce sac.

On gagne si le tirage est constitué d'une voyelle et d'une consonne.

  1. Un joueur extrait simultanément deux lettres du sac.
    1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
    2. Déterminer la probabilité que le joueur gagne à ce jeu.

Les questions 2 et 3 de cet exercice sont indépendantes.

Pour la suite de l'exercice, on admet que la probabilité que le joueur gagne est égale à \dfrac{3}{7}.

  1. Pour jouer, le joueur doit payer k euros, k désignant un entier naturel non nul.

    Si le joueur gagne, il remporte la somme de 10 euros, sinon il ne remporte rien.

    On note G la variable aléatoire égale au gain algébrique d'un joueur (c'est-à-dire la somme remportée à laquelle on soustrait la somme payée).
    1. Déterminer la loi de probabilité de G.
    2. Quelle doit être la valeur maximale de la somme payée au départ pour que le jeu reste favorable au joueur ?
  2. Dix joueurs font chacun une partie. Les lettres tirées sont remises dans le sac après chaque partie.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre de joueurs gagnants.
    1. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, qu'il y ait exactement quatre joueurs gagnants.
    3. Calculer P(X \geqslant 5) en arrondissant à 10^{-3}. Donner une interprétation du résultat obtenu.
    4. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que P(X \leqslant n) \geqslant 0,9.
EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- convexité
-- fonction logarithme

Partie I : lectures graphiques

f désigne une fonction définie et dérivable sur \R.

On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction dérivée f'.

0123456 1 2 3 4 5 6 71 Courbedelafonctiondérivée f

Avec la précision permise par le graphique, répondre aux questions suivantes

  1. Déterminer le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction f en 0.
    1. Donner les variations de la fonction dérivée f'.
    2. En déduire un intervalle sur lequel f est convexe.

Partie II : étude de fonction

La fonction f est définie sur \R par

f(x) = \ln \left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right).

  1. Calculer les limites de la fonction f en +\infty et en -\infty.
  2. Déterminer une expression f'(x) de la fonction dérivée de f pour tout x \in \R.
  3. En déduire le tableau des variations de f. On veillera à placer les limites dans ce tableau.
    1. Justifier que l'équation f(x) = 2 a une unique solution \alpha dans l'intervalle \left[-\dfrac{1}{2}~;~+ \infty\right[.
    2. Donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près.
  4. La fonction f' est dérivable sur \R. On admet que, pour tout x \in\quad \R, f''(x) = \dfrac{-2x^2 - 2x + 4}{\left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right)^2}.

    Déterminer le nombre de points d'inflexion de la courbe représentative de f.

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Étude de fonction, fonction exponentielle
-- Équations différentielles

Partie I

Considérons l'équation différentielle

y'= -0,4y + 0,4

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.

    1. Déterminer une solution particulière constante de cette équation différentielle.
    2. En déduire l'ensemble des solutions de cette équation différentielle.
    3. Déterminer la fonction g, solution de cette équation différentielle, qui vérifie g(0) = 10.

Partie II

Soit p la fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+ \infty[ par

\begin{aligned}p(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{1 + 9\e^{-0,4t}}.\end{aligned}

  1. Déterminer la limite de p en + \infty.
  2. Montrer que p'(t) = \dfrac{3,6\e^{-0,4t}}{ \left(1 + 9\e^{-0,4t}\right)^2} pour tout t \in\quad [0~;~+ \infty[.
    1. Montrer que l'équation p(t) = \dfrac{1}{2} admet une unique solution \alpha sur [0~;~+ \infty[.
    2. Déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près à l'aide d'une calculatrice.

Partie III

  1. p désigne la fonction de la partie II.

    Vérifier que p est solution de l'équation différentielle y' = 0,4y(1 - y) avec la condition initiale y(0) = \dfrac{1}{10}y désigne une fonction définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.
  2. Dans un pays en voie de développement, en l'année 2020, 10 % des écoles ont accès à internet.

    Une politique volontariste d'équipement est mise en œuvre et on s'intéresse à l'évolution de la proportion des écoles ayant accès à internet.

    On note t le temps écoulé, exprimé en année, depuis l'année 2020.

    La proportion des écoles ayant accès à internet à l'instant t est modélisée par p(t).

    Interpréter dans ce contexte la limite de la question II 1 puis la valeur approchée de \alpha de la question II 3. b. ainsi que la valeur p(0).
Voir la correction

1.Une influenceuse compte u_0=1\,000 abonnés en 2020. Chaque année, elle perd 10\,\% de ses abonnés puis en gagne 250 nouveaux. On note u_n le nombre d'abonnés en l'année (2020+n). Calculer u_1.

Perdre 10\,\% revient à multiplier par 0{,}9. Donc u_1 = 1\,000\times0{,}9 + 250 = 900+250 = 1 150 abonnés.

2.Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

Multiplier par 0{,}9 traduit la perte de 10\,\% des abonnés d'une année sur l'autre.
On ajoute ensuite chaque année 250 nouveaux abonnés, donc pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

3.Une fonction Python suite(n) initialise u = 1000, puis répète n fois u = 0.9*u + 250, avant de renvoyer u. Interpréter, dans le contexte de l'exercice, la valeur renvoyée par l'appel suite(10).

La fonction calcule u_{10}, c'est-à-dire le nombre d'abonnés estimé en l'année 2030 ; la calculatrice donne u_{10}\approx 1 977 abonnés.

4.aMontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 1\,000 \\ &\leqslant 2\,500\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 2\,500. Comme 0{,}9>0, la multiplication conserve l'ordre : \begin{aligned}0{,}9u_n &\leqslant 0{,}9\times2\,500 \\ &= 2\,250\end{aligned} puis en ajoutant 250 aux deux membres, 0{,}9u_n+250 \leqslant 2\,500, soit u_{n+1} \leqslant 2\,500 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

4.bDémontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= 0{,}9u_n+250-u_n \\ &= -0{,}1u_n+250\end{aligned}
Or, d'après la question précédente, u_n \leqslant 2\,500, donc 0{,}1u_n \leqslant 250, soit -0{,}1u_n+250 \geqslant 0.
On a donc u_{n+1}-u_n \geqslant 0 pour tout entier naturel n : la suite (u_n) est croissante.

4.cDéduire des deux questions précédentes que la suite (u_n) est convergente.

La suite (u_n) est croissante et majorée par 2\,500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite inférieure ou égale à 2\,500.

5.aOn pose v_n = u_n - 2\,500 pour tout entier naturel n. Montrer que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1}-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n+250-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n-2\,250 \\ &= 0{,}9(u_n-2\,500) \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=0{,}9v_n, vraie pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9.
Son premier terme vaut v_0 = u_0 - 2\,500 = 1\,000-2\,500 = -1\,500.

5.bExprimer v_n en fonction de n, puis montrer que u_n = 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}.

Comme (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500, pour tout entier naturel n : v_n = -1\,500\times0{,}9^{n}.
Or v_n = u_n - 2\,500, donc \begin{aligned}u_n &= v_n + 2\,500 \\ &= 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}\end{aligned}

5.cDéterminer la limite de la suite (u_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Comme {0<0{,}9<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^{n} = 0, donc par produit puis somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n = 2\,500.
Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que le nombre d'abonnés de l'influenceuse se stabilise autour de 2 500 au fil des années.

6.Écrire un programme qui détermine en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2 200, puis donner cette année.

  • n = 0
  • u = 1000
  • tant que u <= 2200 :
  • u = 0.9 * u + 250
  • n = n + 1
  • renvoyer n
  • En simulant l'évolution terme à terme, on obtient \begin{aligned}u_{15} &\approx 2\,191{,}2 \\ &\leqslant 2\,200\end{aligned} et u_{16}\approx2\,222{,}0 > 2\,200 : le programme renvoie n=16.
  • Donc, la réponse est que le nombre d'abonnés dépasse 2 200 la seizième année suivant 2020, c'est-à-dire en 2036.

Commun à tous les candidats

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM)

Pour chaque question, trois affirmations sont proposées, une seule de ces affirmations est exacte.
Le candidat recopiera sur sa copie le numéro de chaque question et la lettre de la réponse choisie pour celle-ci.
AUCUNE JUSTIFICATION n'est demandée. Une réponse fausse ou l'absence de réponse n'enlève aucun point.

  1. On considère la fonction f définie sur \R par

    f(x) = \left(x^2 - 2x - 1\right)\e^x.

    A. La fonction dérivée de f est la fonction définie par f'(x) = (2x - 2)\e^x.

    B. La fonction f est décroissante sur l'intervalle ]-\infty~;~2].

    C. \displaystyle\lim_{x \to - \infty} f(x) = 0.
  2. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \dfrac{3}{5 + \e^x}.

    Sa courbe représentative dans un repère admet :

    A. une seule asymptote horizontale;

    B. une asymptote horizontale et une asymptote verticale;

    C. deux asymptotes horizontales.
  3. On donne ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f''} représentant la fonction dérivée seconde f'' d'une fonction f définie et deux fois dérivable sur l'intervalle [-3,5~;~6].

    0123456 1 2 3 40 1 2 31234 x y Courbedelafonctiondérivéeseconde f ′′ A. La fonction f est convexe sur l'intervalle [-3~;~3].

    B. La fonction f admet trois points d'inflexion.

    C. La fonction dérivée f' de f est décroissante sur l'intervalle [0 ; 2].
  4. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = n^2 - 17n + 20.

    A. La suite \left(u_n\right) est minorée.

    B. La suite \left(u_n\right) est décroissante.

    C. L'un des termes de la suite \left(u_n\right) est égal à 2021.
  5. On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 2 et, pour tout entier naturel n,

    u_{n+1} = 0,75u_n +5.

    On considère la fonction « seuil » suivante écrite en Python :

    def seuil() :
    u = 2
    n = 0
    while u < 45 :
    u = 0,75*u + 5
    n = n+1
    return n


    Cette fonction renvoie :

    A. la plus petite valeur de n telle que u_n \geqslant\quad 45 ;

    B. la plus petite valeur de n telle que u_n\quad < 45 ;

    C. la plus grande valeur de n telle que u_n \geqslant 45.
Voir la correction

1.QCM. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = (x^2-2x-1)e^x. Quelle est la limite de f en -\infty ?

En développant, f(x) = x^2e^x - 2xe^x - e^x.
Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to-\infty} x^2e^x = 0 et \lim\limits_{x\to-\infty} xe^x = 0 ; de plus \lim\limits_{x\to-\infty} e^x = 0.
Par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty} f(x) = 0.

2.QCM. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = \dfrac{3}{5+e^x}. Que peut-on dire des asymptotes à sa courbe représentative ?

Quand x\to-\infty, e^x\to0 donc f(x)\to\dfrac{3}{5} : la droite d'équation y=\dfrac{3}{5} est asymptote horizontale en -\infty.
Quand x\to+\infty, e^x\to+\infty donc f(x)\to0 : l'axe des abscisses (droite d'équation y=0) est asymptote horizontale en +\infty.
La courbe admet deux asymptotes horizontales (une pour chaque limite infinie).

3.QCM. La courbe ci-dessous (non reproduite ici) représente la dérivée seconde f'' d'une fonction f deux fois dérivable sur [-3{,}5~;~6], et s'annule en changeant de signe en -3, 2 et 5. Que peut-on en conclure sur f ?

Un point d'inflexion de la courbe de f correspond à une valeur où f'' s'annule en changeant de signe.
Comme f'' s'annule en changeant de signe exactement trois fois (en -3, 2 et 5), la courbe de f admet exactement trois points d'inflexion.

4.QCM. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n = n^2-17n+20. Que peut-on affirmer sur cette suite ?

On met l'expression sous forme canonique : \begin{aligned}u_n &= \left(n-\dfrac{17}{2}\right)^2 - \dfrac{289}{4} + 20 \\ &= \left(n-\dfrac{17}{2}\right)^2 - \dfrac{209}{4}\end{aligned}
Un carré étant toujours positif ou nul, on a pour tout entier naturel n : u_n \geqslant -\dfrac{209}{4}.
La suite (u_n) est donc minorée (par -\dfrac{209}{4}).

5.QCM. On considère la suite (u_n) définie par u_0=2 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0{,}75u_n+5. On exécute en Python une fonction qui initialise u=2 et n=0, puis répète tant que u<45 : u \leftarrow 0{,}75u+5 et n \leftarrow n+1, avant de renvoyer n. Que renvoie cette fonction ?

Montrons par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 20.
Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 2 \\ &\leqslant 20\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que pour un entier n, u_n\leqslant20. Alors \begin{aligned}0{,}75u_n &\leqslant 0{,}75\times20 \\ &= 15\end{aligned} donc 0{,}75u_n+5 \leqslant 20, c'est-à-dire u_{n+1}\leqslant20 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : pour tout entier naturel n, u_n\leqslant20, donc la condition u<45 est toujours vérifiée : la boucle ne s'arrête jamais.
Aucune des trois réponses proposées n'est correcte : le programme ne s'arrête pas (boucle infinie).

Commun à tous les candidats

On considère un pavé droit ABCDEFGH tel que AB = AD = 1 et AE = 2, représenté ci- dessous.

Le point I est le milieu du segment [AE]. Le point K est le milieu du segment [DC]. Le point L est défini par: \vect{\text{DL}} = \dfrac{3}{2}\vect{\text{AI}}. N est le projeté orthogonal du point D sur le plan (AKL).

B C G F D H A K I L E

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AI}}\right).

On admet que le point L a pour coordonnées \left(0~;~1~;~\dfrac{3}{2}\right).

  1. Déterminer les coordonnées des vecteurs \vect{\text{AK}} et \vect{\text{AL}}.
    1. Démontrer que le vecteur \vect{n} de coordonnées (6~;~-3~;~2) est un vecteur normal au plan (AKL).
    2. En déduire une équation cartésienne du plan (AKL).
    3. Déterminer un système d'équations paramétriques de la droite \Delta passant par D et perpendiculaire au plan (AKL).
    4. En déduire que le point N de coordonnées \left(\dfrac{18}{49}~;~\dfrac{40}{49}~;~\dfrac{6}{49}\right) est le projeté orthogonal du point D sur le plan (AKL).

On rappelle que le volume \mathcal{V} d'un tétraèdre est donné par la formule :

\mathcal{V} = \dfrac{1}{3}\times\quad (\text{aire de la base}) \times \text{hauteur}.

    1. Calculer le volume du tétraèdre ADKL en utilisant le triangle ADK comme base.
    2. Calculer la distance du point D au plan (AKL).
    3. Déduire des questions précédentes l'aire du triangle AKL.
Voir la correction

1.On considère un pavé droit ABCDEFGH avec AB = AD = 1 et AE = 2. I est le milieu de [AE], K le milieu de [DC], et L le point défini par \overrightarrow{DL}=\dfrac{3}{2}\overrightarrow{AI}. On se place dans le repère orthonormé (A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AI}), dans lequel L\left(0~;~1~;~\dfrac{3}{2}\right). Donner les coordonnées des vecteurs \overrightarrow{AK} et \overrightarrow{AL}.

Dans ce repère, C(1~;~1~;~0) et D(0~;~1~;~0) (ABCD est un rectangle de côtés AB et AD). K, milieu de [DC], a donc pour coordonnées K\left(\dfrac{1}{2}~;~1~;~0\right).
On en déduit \overrightarrow{AK}\begin{pmatrix}\dfrac{1}{2} \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
D'après l'énoncé, \overrightarrow{AL}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ \dfrac{3}{2}\end{pmatrix} (coordonnées de L, puisque A est l'origine du repère).

2.aDémontrer que le vecteur \vec{n} de coordonnées (6~;~-3~;~2) est un vecteur normal au plan (AKL).

\begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{AK} &= 6\times\dfrac{1}{2} + (-3)\times1 + 2\times0 \\ &= 3-3+0 \\ &= 0\end{aligned}
\begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{AL} &= 6\times0 + (-3)\times1 + 2\times\dfrac{3}{2} \\ &= 0-3+3 \\ &= 0\end{aligned}
\vec{n} est orthogonal à \overrightarrow{AK} et à \overrightarrow{AL}, deux vecteurs non colinéaires du plan (AKL) : \vec{n} est donc un vecteur normal au plan (AKL).

2.bEn déduire une équation cartésienne du plan (AKL).

Le plan (AKL) admet \vec{n}(6~;~-3~;~2) pour vecteur normal, donc une équation de la forme 6x-3y+2z+d=0, avec d\in\mathbb{R}.
Comme A(0~;~0~;~0) appartient au plan : 6\times0-3\times0+2\times0+d=0, soit d=0.
Une équation cartésienne du plan (AKL) est 6x-3y+2z=0.

2.cDéterminer un système d'équations paramétriques de la droite \Delta passant par D et perpendiculaire au plan (AKL).

La droite \Delta passe par D(0~;~1~;~0) et admet \vec{n}(6~;~-3~;~2) pour vecteur directeur (puisqu'elle est perpendiculaire au plan (AKL), donc dirigée par sa normale).
Un système d'équations paramétriques de \Delta est : \begin{cases}x=6t\\y=1-3t\\z=2t\end{cases}, avec t\in\mathbb{R}.

2.dEn déduire que le point N de coordonnées \left(\dfrac{18}{49}~;~\dfrac{40}{49}~;~\dfrac{6}{49}\right) est le projeté orthogonal du point D sur le plan (AKL).

Le projeté orthogonal de D sur le plan (AKL) est le point d'intersection de la droite \Delta (perpendiculaire au plan et passant par D) avec ce plan.
On remplace les coordonnées paramétriques de \Delta dans l'équation du plan : 6\times6t - 3\times(1-3t) + 2\times2t = 0.
Soit \begin{aligned}36t - 3 + 9t + 4t = 0 &\iff 49t = 3 \\ &\iff t = \dfrac{3}{49} \end{aligned}
En reportant dans le système paramétrique : \begin{aligned}x &= 6\times\dfrac{3}{49} \\ &= \dfrac{18}{49}\end{aligned} \begin{aligned}y &= 1-3\times\dfrac{3}{49} \\ &= \dfrac{49-9}{49} \\ &= \dfrac{40}{49}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 2\times\dfrac{3}{49} \\ &= \dfrac{6}{49}\end{aligned}
Le point d'intersection a bien pour coordonnées \left(\dfrac{18}{49}~;~\dfrac{40}{49}~;~\dfrac{6}{49}\right) : c'est donc le point N, projeté orthogonal de D sur le plan (AKL).

3.aOn rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par \mathcal{V} = \dfrac{1}{3}\times(\text{aire de la base})\times\text{hauteur}. Calculer le volume du tétraèdre ADKL en utilisant le triangle ADK comme base.

Le triangle ADK est rectangle en D, car (DA) et (DC) sont deux arêtes perpendiculaires du pavé et K appartient à (DC).
On a AD = 1 et DK = \dfrac{1}{2} (K milieu de [DC] avec DC = AB = 1), donc l'aire du triangle ADK est \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{ADK}) &= \dfrac{\text{AD}\times\text{DK}}{2} \\ &= \dfrac{1\times\frac{1}{2}}{2} \\ &= \dfrac{1}{4}\end{aligned}
La hauteur du tétraèdre relative à cette base est DL, avec DL =\dfrac{3}{2}\timesAI =\dfrac{3}{2} (d'après la définition de L, et AI = 1 la norme du troisième vecteur de base).
\begin{aligned}\mathcal{V}(\text{ADKL}) &= \dfrac{1}{3}\times\dfrac{1}{4}\times\dfrac{3}{2} \\ &= \dfrac{1}{8}\end{aligned} (unité de volume).

3.bCalculer la distance du point D au plan (AKL).

La distance de D au plan (AKL) est la longueur DN, où N est le projeté orthogonal de D sur ce plan.
\overrightarrow{DN}\begin{pmatrix}\dfrac{18}{49} \\ \dfrac{40}{49}-1 \\ \dfrac{6}{49}\end{pmatrix}, soit \overrightarrow{DN}\begin{pmatrix}\dfrac{18}{49} \\ -\dfrac{9}{49} \\ \dfrac{6}{49}\end{pmatrix}.
\text{DN}^2 = \left(\dfrac{18}{49}\right)^2+\left(\dfrac{-9}{49}\right)^2+\left(\dfrac{6}{49}\right)^2 = \dfrac{324+81+36}{49^2} = \dfrac{441}{2401} = \left(\dfrac{21}{49}\right)^2.
Donc \text{DN} = \dfrac{21}{49} = \dfrac{3}{7}.

3.cEn déduire l'aire du triangle AKL.

En prenant cette fois le triangle AKL comme base du tétraèdre, la hauteur associée est DN, donc \mathcal{V}(\text{ADKL}) = \dfrac{1}{3}\times\mathcal{A}(\text{AKL})\times\text{DN}.
D'après les questions précédentes, \dfrac{1}{8} = \dfrac{1}{3}\times\mathcal{A}(\text{AKL})\times\dfrac{3}{7}, soit \dfrac{1}{8}=\dfrac{\mathcal{A}(\text{AKL})}{7}.
\mathcal{A}(\text{AKL}) = \dfrac{7}{8} (unité d'aire).

Commun à tous les candidats

Une société de jeu en ligne propose une nouvelle application pour smartphone nommée « Tickets coeurs! ».

Chaque participant génère sur son smartphone un ticket comportant une grille de taille 3 \times 3 sur laquelle sont placés trois cœurs répartis au hasard, comme par exemple ci-dessous.

♡♡♡

Le ticket est gagnant si les trois cœurs sont positionnés côte à côte sur une même ligne, sur une même colonne ou sur une même diagonale.

  1. Justifier qu'il y a exactement 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur une grille.
  2. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant est égale à \dfrac{2}{21}.
  3. Lorsqu'un joueur génère un ticket, la société prélève 1 € sur son compte en banque. Si le ticket est gagnant, la société verse alors au joueur 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur?
  4. Un joueur décide de générer 20 tickets sur cette application. On suppose que les générations des tickets sont indépendantes entre elles.
    1. Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire X qui compte le nombre de tickets gagnants parmi les 20 tickets générés.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X\quad =\quad 5).
    3. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X \geqslant 1) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- Suites
-- Équations différentielles

Dans cet exercice, on s'intéresse à la croissance du bambou Moso de taille maximale 20 mètres.

Le modèle de croissance de Ludwig von Bertalanffy suppose que la vitesse de croissance pour un tel bambou est proportionnelle à l'écart entre sa taille et la taille maximale.

Partie I : modèle discret

Dans cette partie, on observe un bambou de taille initiale 1 mètre.

Pour tout entier naturel n, on note u_n la taille, en mètre, du bambou n jours après le début de l'observation. On a ainsi u_0 = 1.

Le modèle de von Bertalanffy pour la croissance du bambou entre deux jours consécutifs se traduit par l'égalité :

u_{n+1} = u_n + 0,05\left(20 - u_n\right)\quad \text{pour tout entier naturel}\quad n.

  1. Vérifier que u_1 = 1,95.
    1. Montrer que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,95u_n + 1.
    2. On pose pour tout entier naturel n, v_n = 20 - u_n.

      Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique dont on précisera le terme initial v_0 et la raison.
    3. En déduire que, pour tout entier naturel n, u_n = 20 - 19 \times 0,95^n.
  2. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II : modèle continu

Dans cette partie, on souhaite modéliser la taille du même bambou Moso par une fonction donnant sa taille, en mètre, en fonction du temps t exprimé en jour.

D'après le modèle de von Bertalanffy, cette fonction est solution de l'équation différentielle

(E)\quad y' = 0,05(20 - y)

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~+\infty[ et y' désigne sa fonction dérivée.

Soit la fonction L définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par

L(t) = 20 - 19\e^{-0,05t}.

  1. Vérifier que la fonction L est une solution de (E) et qu'on a également L(0) = 1.
  2. On prend cette fonction L comme modèle et on admet que, si on note L' sa fonction dérivée, L'(t) représente la vitesse de croissance du bambou à l'instant t.
    1. Comparer L'(0) et L'(5).
    2. Calculer la limite de la fonction dérivée L' en +\infty.

      Ce résultat est-il en cohérence avec la description du modèle de croissance exposé au début de l'exercice ?

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Suites, étude de fonction
-- Fonction logarithme

Soit la fonction f définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

On considère la suite \left(u_n\right) de terme initial u_0 = 10 et telle que u_{n+1} = f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.

Partie I :

La feuille de calcul ci-dessous a permis d'obtenir des valeurs approchées des premiers termes de la suite \left(u_n\right).

AB
1nu_n
2010
317,80277542
425,88544474
534,29918442
643,10550913
752,36095182
862,0527675
972,00134509
1082,0000009
  1. Quelle formule a été saisie dans la cellule B3 pour permettre le calcul des valeurs approchées de \left(u_n\right) par recopie vers le bas ?
  2. À l'aide de ces valeurs, conjecturer le sens de variation et la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II :

On rappelle que la fonction f est définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

  1. Calculer \displaystyle\lim_{x \to 1} f(x). On admettra que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty.
    1. Soit f' la fonction dérivée de f. Montrer que pour tout x \in ]1~;~ +\infty[, f'(x) = \dfrac{x - 2}{x - 1}.
    2. En déduire le tableau des variations de f sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[, complété par les limites.
    3. Justifier que pour tout x \geqslant\quad 2, f(x) \geqslant\quad 2.

Partie III :

  1. En utilisant les résultats de la partie II, démontrer par récurrence que u_n \geqslant\quad 2 pour tout entier naturel n.
  2. Montrer que la suite \left(u_n\right) est décroissante.
  3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente. On note \ell sa limite.
  4. On admet que \ell vérifie f(\ell) = \ell. Donner la valeur de \ell.
Voir la correction

1.Une application génère un ticket sur une grille 3\times3 où trois cases contiennent chacune un cœur, disposées au hasard. Justifier qu'il existe exactement 84 façons différentes de placer ces trois cœurs sur la grille.

Placer trois cœurs sur la grille revient à choisir 3 cases parmi les 9 de la grille, sans tenir compte de l'ordre : le nombre de façons est donc \binom{9}{3}.
\begin{aligned}\binom{9}{3} &= \dfrac{9!}{3!\times6!} \\ &= \dfrac{9\times8\times7}{3\times2\times1} \\ &= \dfrac{504}{6} \\ &= 84\end{aligned}
Il y a bien 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur la grille.

2.Un ticket est gagnant si les trois cœurs sont alignés côte à côte sur une même ligne, une même colonne ou une même diagonale. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant vaut \dfrac{2}{21}.

La grille compte 3 lignes, 3 colonnes et 2 diagonales, soit 8 alignements possibles de trois cases : il y a donc 8 grilles gagnantes parmi les 84 grilles possibles (équiprobables).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est \dfrac{8}{84} = \dfrac{2}{21} (en simplifiant par 4).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est donc bien égale à \dfrac{2}{21}.

3.À chaque ticket généré, le joueur verse 1 € ; si le ticket est gagnant, la société lui reverse 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur ?

Soit X le gain algébrique du joueur pour un ticket. Un ticket gagnant rapporte 5-1=4 € (le joueur récupère les 5 € mais a déjà versé 1 €), un ticket perdant coûte 1 €.
P(X=4) = \dfrac{2}{21} et \begin{aligned}P(X=-1) &= 1-\dfrac{2}{21} \\ &= \dfrac{19}{21}\end{aligned}
\begin{aligned}E(X) &= 4\times\dfrac{2}{21} + (-1)\times\dfrac{19}{21} \\ &= \dfrac{8-19}{21} \\ &= -\dfrac{11}{21} \\ &\approx -0{,}524\end{aligned}
L'espérance de gain est négative : en moyenne, le joueur perd environ 0,52 € par ticket généré. Le jeu est donc défavorable au joueur.

4.aUn joueur génère 20 tickets de façon indépendante. Soit X le nombre de tickets gagnants parmi ces 20 tickets. Donner la loi de probabilité de X.

Chaque génération de ticket est une épreuve à deux issues (gagnant / perdant) de probabilité de succès p=\dfrac{2}{21}, répétée n=20 fois de façon indépendante.
X suit donc la loi binomiale de paramètres n=20 et p=\dfrac{2}{21}.

4.bCalculer la probabilité de l'évènement (X=5), arrondie à 10^{-3}.

P(X=5) = \dbinom{20}{5}\times\left(\dfrac{2}{21}\right)^5\times\left(\dfrac{19}{21}\right)^{15} \approx 0,02710^{-3} près).

4.cCalculer la probabilité de l'évènement (X\geqslant1), arrondie à 10^{-3}, puis interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

(X\geqslant1) est l'évènement contraire de (X=0), donc P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac{19}{21}\right)^{20} \approx 1-0{,}135 \approx 0,86510^{-3} près).
Sur 20 tickets générés, le joueur a donc environ 86,5 % de chances d'obtenir au moins un ticket gagnant.

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Commun à tous les candidats

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.

Pour chacune des cinq questions, quatre réponses sont proposées; une seule de ces réponses est exacte.

Indiquer sur la copie le numéro de la question et recopier la réponse exacte sans justifier le choix effectué.

Barème : une bonne réponse rapporte un point. Une réponse inexacte ou une absence de réponse n'apporte ni n'enlève aucun point.

Question 1 :

On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x)= x^2+ 2x - \dfrac{3}{x}.

Une équation de la tangente à la courbe représentative de g au point d'abscisse 1 est:

a. y=7(x - 1)b. y = x - 1c. y = 7x + 7d. y = x +1

Question 2 :

On considère la suite \left(v_n\right) définie sur \N par v_n = \dfrac{3n}{n + 2}. On cherche à déterminer la limite de v_n lorsque n tend vers +\infty.

a. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = 1b. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = 3c. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = \dfrac{3}{2}d. On ne peut pas la déterminer

Question 3 : Dans une urne il y a 6 boules noires et 4 boules rouges. On effectue successivement 10 tirages aléatoires avec remise. Quelle est la probabilité (à 10^{-4} près) d'avoir 4 boules noires et 6 boules rouges?

a. 0,1662b. 0,4c. 0,1115d. 0,8886

Question 4 :

On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = 3\e^x - x.

a. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = 3b. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = +\infty c. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) =\quad -\infty\raggedrightd. On ne peut pas déterminer la limite de la fonction f lorsque x tend vers +\infty\tabularnewline

Question 5 :

Un code inconnu est constitué de 8 signes.

Chaque signe peut être une lettre ou un chiffre. Il y a donc 36 signes utilisables pour chacune des positions.

Un logiciel de cassage de code teste environ cent millions de codes par seconde. En combien de temps au maximum le logiciel peut-il découvrir le code ?

a. \raggedright environ 0,3 secondeb. environ 8 heuresc. environ 3 heures\raggedrightd. environ 470 heures\tabularnewline
Voir la correction

1.QCM. On étudie g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = x^2 + 2x - \dfrac{3}{x}. Parmi les quatre équations proposées, laquelle est celle de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 1 ?

g est dérivable sur ]0~;~+\infty[ et pour tout x de cet intervalle : g'(x) = 2x + 2 + \dfrac{3}{x^2}.
On calcule g'(1) = 2 + 2 + 3 = 7 et \begin{aligned}g(1) &= 1 + 2 - 3 \\ &= 0\end{aligned}
Une équation de la tangente au point d'abscisse 1 est y = g'(1)(x-1) + g(1) = 7(x-1), soit y = 7x - 7.
Donc, la réponse est a. y = 7(x-1).

2.QCM. On considère la suite (v_n) définie sur \mathbb{N} par v_n = \dfrac{3n}{n+2}. Quelle est la limite de v_n quand n tend vers +\infty ?

Pour n \geqslant 1, on peut écrire \begin{aligned}v_n &= \dfrac{3n}{n\left(1+\frac{2}{n}\right)} \\ &= \dfrac{3}{1+\frac{2}{n}}\end{aligned}
Comme \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{2}{n} = 0, le dénominateur tend vers 1, donc \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 3.
Donc, la réponse est b. \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 3.

3.QCM. Une urne contient 6 boules noires et 4 boules rouges. On effectue 10 tirages successifs avec remise. Quelle est la probabilité, à 10^{-4} près, d'obtenir exactement 4 boules noires et 6 boules rouges ?

Si X désigne le nombre de boules noires obtenues sur les 10 tirages, chaque tirage est une épreuve de Bernoulli de paramètre p = 0{,}6 (tirage avec remise), donc X suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}6.
On veut \begin{aligned}P(X=4) &= \dbinom{10}{4}\times0{,}6^{4}\times0{,}4^{6} \\ &\approx 0{,}11148\end{aligned} soit environ 0,1115 à 10^{-4} près.
Donc, la réponse est c. 0,1115.

4.QCM. On considère f définie sur \mathbb{R} par f(x) = 3\text{e}^x - x. Quelle est la limite de f en +\infty ?

Pour x \ne 0, on factorise : f(x) = x\left(3\dfrac{\text{e}^x}{x} - 1\right).
Or \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\text{e}^x}{x} = +\infty (croissance comparée), donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(3\dfrac{\text{e}^x}{x}-1\right) = +\infty.
Par produit de limites (avec \lim\limits_{x\to+\infty}x=+\infty), on obtient \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.
Donc, la réponse est b. \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

5.QCM. Un code secret comporte 8 caractères, chacun étant une lettre ou un chiffre parmi 36 signes possibles. Un logiciel teste environ 100 millions de codes par seconde. En combien de temps, au maximum, peut-il trouver le code ?

Le nombre total de codes possibles est 36^{8} = 2\,821\,109\,907\,456.
Au rythme de 10^{8} codes par seconde, il faut au maximum \dfrac{2\,821\,109\,907\,456}{10^{8}} \approx 28\,211 secondes, soit environ 470 minutes, soit environ 7,8 heures.
Donc, la réponse est b. environ 8 heures.

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Commun à tous les candidats

Au 1er janvier 2020, la centrale solaire de Big Sun possédait 10560 panneaux solaires.

On observe, chaque année, que 2 % des panneaux se sont détériorés et nécessitent d'être retirés tandis que 250 nouveaux panneaux solaires sont installés.

Partie A - Modélisation à l'aide d'une suite

On modélise l'évolution du nombre de panneaux solaires par la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 10560 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,98u_n +250, où u_n est le nombre de panneaux solaires au 1er janvier de l'année 2020 +n.

    1. Expliquer en quoi cette modélisation correspond à la situation étudiée.
    2. On souhaite savoir au bout de combien d'années le nombre de panneaux solaires sera strictement supérieur à 12000.

      À l'aide de la calculatrice, donner la réponse à ce problème.
    3. Recopier et compléter le programme en Python ci-dessous de sorte que la valeur cherchée à la question précédente soit stockée dans la variable n à l'issue de l'exécution de ce dernier.
      u = 10560
      n =0
      while ... ... :
      u = ... ...
      n = ... ...
  1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a u_n \leqslant 12500.
  2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
  3. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge. Il n'est pas demandé, ici, de calculer sa limite.
  4. On définit la suite \left(v_n\right) par v_n = u_n - 12500, pour tout entier naturel n.
    1. Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,98 dont on précisera le premier terme.
    2. Exprimer, pour tout entier naturel n, v_n en fonction de n.
    3. En déduire, pour tout entier naturel n, u_n en fonction de n.
    4. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

      Interpréter ce résultat dans le contexte du modèle.

Partie B - Modélisation à l'aide d'une fonction

Une modélisation plus précise a permis d'estimer le nombre de panneaux solaires de la centrale à l'aide de la fonction f définie pour tout x \in [0~;~ +\infty[ par

f(x) = 12500 - 500 \e^{-0,02x+1,4},

x représente le nombre d'années écoulées depuis le 1er janvier 2020.

  1. Étudier le sens de variation de la fonction f.
  2. Déterminer la limite de la fonction f en +\infty.
  3. En utilisant ce modèle, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux solaires dépassera 12000.
Voir la correction

PartieA ; 1.a Une centrale solaire compte 10 560 panneaux au 1er janvier 2020. Chaque année, 2 % des panneaux se détériorent et sont retirés, tandis que 250 panneaux neufs sont installés. On modélise le nombre de panneaux par u_0 = 10\,560 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}98u_n + 250, où u_n est le nombre de panneaux au 1er janvier de l'année 2020+n. Justifier ce choix de modélisation.

Retirer 2 % des panneaux revient à multiplier leur nombre par 1 - \dfrac{2}{100} = 0{,}98.
En ajoutant ensuite les 250 panneaux neufs installés chaque année, on obtient bien la relation u_{n+1} = 0{,}98u_n + 250, ce qui justifie la modélisation.

PartieA ; 1.b À l'aide de la calculatrice, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux dépassera strictement 12 000.

En saisissant u_0 = 10\,560 puis en appliquant successivement u \mapsto 0{,}98u + 250, on obtient u_1 \approx 10\,599, puis u_2, u_3, etc.
On trouve u_{67} \approx 11\,999 et u_{68} \approx 12\,009.
Donc, le nombre de panneaux dépassera 12 000 au bout de 68 ans, soit en 2088.

PartieA ; 1.c Compléter le programme Python suivant pour qu'il stocke dans la variable n le nombre d'années trouvé à la question précédente : u = 10560 / n = 0 / while ... : / u = ... / n = ...

  • while u <= 12000:
  • u = 0.98*u + 250
  • n = n + 1

PartieA ; 2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 12\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 10\,560 \\ &\leqslant 12\,500\end{aligned} la propriété est donc vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 12\,500. En multipliant par 0{,}98 (positif) : \begin{aligned}0{,}98u_n &\leqslant 0{,}98\times12\,500 \\ &= 12\,250\end{aligned} En ajoutant 250 aux deux membres : 0{,}98u_n + 250 \leqslant 12\,500, c'est-à-dire u_{n+1} \leqslant 12\,500 : la propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc par récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 12\,500.

PartieA ; 3. Démontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1} - u_n &= 0{,}98u_n + 250 - u_n \\ &= 250 - 0{,}02u_n\end{aligned}
D'après la question précédente, u_n \leqslant 12\,500, donc \begin{aligned}0{,}02u_n &\leqslant 0{,}02\times12\,500 \\ &= 250\end{aligned} c'est-à-dire 250 - 0{,}02u_n \geqslant 0.
On a donc u_{n+1} - u_n \geqslant 0 : la suite (u_n) est croissante.

PartieA ; 4. En déduire que la suite (u_n) converge (sans calculer sa limite).

La suite (u_n) est croissante et majorée par 12 500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell vérifiant \ell \leqslant 12\,500.

PartieA ; 5.a On pose v_n = u_n - 12\,500 pour tout entier naturel n. Démontrer que (v_n) est géométrique et préciser sa raison et son premier terme.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1} - 12\,500 \\ &= 0{,}98u_n + 250 - 12\,500 \\ &= 0{,}98u_n - 12\,250\end{aligned}
Or 0{,}98\times12\,500 = 12\,250, donc \begin{aligned}v_{n+1} &= 0{,}98u_n - 0{,}98\times12\,500 \\ &= 0{,}98(u_n - 12\,500) \\ &= 0{,}98v_n\end{aligned}
Cette relation étant vraie pour tout n, (v_n) est géométrique de raison 0{,}98, de premier terme \begin{aligned}v_0 &= u_0 - 12\,500 \\ &= 10\,560 - 12\,500 \\ &= -1\,940\end{aligned}

PartieA ; 5.b Exprimer v_n en fonction de n.

(v_n) étant géométrique de premier terme -1\,940 et de raison 0{,}98, on a pour tout entier naturel n : v_n = -1\,940\times0{,}98^{n}.

PartieA ; 5.c En déduire l'expression de u_n en fonction de n.

Comme v_n = u_n - 12\,500, on a u_n = v_n + 12\,500, soit u_n = 12\,500 - 1\,940\times0{,}98^{n}.

PartieA ; 5.d Déterminer la limite de (u_n) et interpréter le résultat.

Comme {0 < 0{,}98 < 1}, on sait que \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}98^{n} = 0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 12\,500.
Dans le contexte du modèle, le nombre de panneaux solaires de la centrale se stabilise autour de 12 500 à long terme.

PartieB ; 1. Une modélisation plus fine utilise la fonction f définie sur [0~;~+\infty[ par f(x) = 12\,500 - 500\text{e}^{-0,02x+1,4}, où x est le nombre d'années écoulées depuis le 1er janvier 2020. Étudier le sens de variation de f.

f est dérivable sur [0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et pour tout x de cet intervalle : f'(x) = -500\times(-0{,}02)\text{e}^{-0,02x+1,4} = 10\text{e}^{-0,02x+1,4}.
La fonction exponentielle étant strictement positive, f'(x) > 0 pour tout x : la fonction f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.

PartieB ; 2. Déterminer la limite de f en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}02x+1{,}4) = -\infty, donc par composition \lim\limits_{x\to+\infty}\text{e}^{-0,02x+1,4} = 0, d'où \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = 12\,500.

PartieB ; 3. À l'aide de ce modèle, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux dépassera 12 000.

On résout f(x) > 12\,000 \iff 12\,500 - 500\text{e}^{-0,02x+1,4} > 12\,000 \iff 500 > 500\text{e}^{-0,02x+1,4} \iff 1 > \text{e}^{-0,02x+1,4}.
Comme 1 = \text{e}^0 et que la fonction exponentielle est strictement croissante, cela équivaut à 0 > -0{,}02x + 1{,}4 \iff 0{,}02x > 1{,}4 \iff x > 70.
Donc, il faut attendre strictement plus de 70 ans, soit 71 ans, pour que le nombre de panneaux dépasse 12 000 selon ce modèle, ce qui correspond à l'année 2091.

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Commun à tous les candidats

ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE et J est un point du segment [CG].

Il existe donc a \in [0~;~1] tel que \vect{\text{CJ}} =a \vect{\text{CG}}.

On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ).

On note K et L les points d'intersection de la droite (d) et des droites (AE) et (DH).

On se place dans le repère \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}}, \vect{\text{AD}},\quad \vect{\text{AE}}\right).

Partie A : Dans cette partie a = \dfrac{2}{3}

A B C D E F G H P J I K L

  1. Donner les coordonnées des points F, I et J.
  2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d).
    1. Montrer que le point de coordonnées \left(0~;~ 0~;~\dfrac{2}{3}\right) est le point K.
    2. Déterminer les coordonnées du point L, intersection des droites (d) et (DH).
    1. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
    2. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.
    3. Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

Partie B : Cas général

On admet que les coordonnées des points K et L sont : K\left(0~;~0~;~1- \dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right).

On rappelle que a \in [0~;~1].

  1. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.
  2. Montrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
  3. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un losange ? Justifier.
  4. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un carré ? Justifier.

\textsc{EXERCICE au choix du candidat} 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B.

EXERCICE A - Fonction ln

Partie A :

Dans un pays, une maladie touche la population avec une probabilité de 0,05.

On possède un test de dépistage de cette maladie.

On considère un échantillon de n personnes (n \geqslant 20) prises au hasard dans la population assimilé à un tirage avec remise.

On teste l'échantillon suivant cette méthode : on mélange le sang de ces n individus, on teste le mélange.

Si le test est positif, on effectue une analyse individuelle de chaque personne.

Soit X_n la variable aléatoire qui donne le nombre d'analyses effectuées.

  1. Montrer X_n prend les valeurs 1 et (n + 1).
  2. Prouver que P\left(X_n = 1\right) = 0,95^n.

    Établir la loi de X_n en recopiant sur la copie et en complétant le tableau suivant:

    x_i1n + 1
    P\left(X_n = x_i\right)
  3. Que représente l'espérance de X_n dans le cadre de l'expérience ?

    Montrer que E\left(X_n\right) =n + 1 - n \times\quad 0,95^n.

Partie B :

  1. On considère la fonction f définie sur [20~;~ +\infty[ par f(x) = \ln (x) + x \ln (0,95).

    Montrer que f est décroissante sur [20~;~ +\infty[.
  2. On rappelle que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\ln x}{x} = 0. Montrer que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = - \infty.
  3. Montrer que f(x) = 0 admet une unique solution a sur [20~;~ +\infty[.

    Donner un encadrement à 0,1 près de cette solution.
  4. En déduire le signe de f sur [20~;~ +\infty[.

Partie C :

On cherche à comparer deux types de dépistages.

La première méthode est décrite dans la partie A, la seconde, plus classique, consiste à tester tous les individus.

La première méthode permet de diminuer le nombre d'analyses dès que E\left(X_n\right)\quad < n.

En utilisant la partie B, montrer que la première méthode diminue le nombre d'analyses pour des échantillons comportant 87 personnes maximum.

EXERCICE B - Équation différentielle

Partie A : Détermination d'une fonction f et résolution d'une équation différentielle

On considère la fonction f définie sur \R par :

f(x) = \e^x+ ax + b\e^{-x}

a et b sont des nombres réels que l'on propose de déterminer dans cette partie.

Dans le plan muni d'un repère d'origine O, on a représenté ci-dessous la courbe \mathcal{C}, représentant la fonction f, et la tangente (T) à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

012 1 2123456 C

  1. Par lecture graphique, donner les valeurs de f(0) et de f'(0).
  2. En utilisant l'expression de la fonction f, exprimer f(0) en fonction de b et en déduire la valeur de b.
  3. On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.
    1. Donner, pour tout réel x, l'expression de f'(x).
    2. Exprimer f'(0) en fonction de a.
    3. En utilisant les questions précédentes, déterminer a, puis en déduire l'expression de f(x).
  4. On considère l'équation différentielle :

    (E):\quad y' +y =2\e^x - x - 1

    1. Vérifier que la fonction g définie sur \R par :

      g(x) = \e^x - x + 2\e^{-x}.

      est solution de l'équation (E).
    2. Résoudre l'équation différentielle y' + y = 0.
    3. En déduire toutes les solutions de l'équation (E).

Partie B : Étude de la fonction g sur [1~;~+\infty[

  1. Vérifier que pour tout réel x, on a :

    \e^{2x} - \e^x - 2 = \left(\e^x - 2\right)\left(\e^x + 1\right)
  2. En déduire une expression factorisée de g'(x), pour tout réel x.
  3. On admettra que, pour tout x \in\quad [1~;~ +\infty[, \e^x - 2 > 0.

    Étudier le sens de variation de la fonction g sur [1~;~ +\infty[.
Voir la correction

PartieA (avec a = \dfrac{2}{3}) ; 1. ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE, J est le point du segment [CG] tel que \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG}. Dans le repère \left(\text{A}~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}\right), donner les coordonnées de F, I et J.

Le cube a pour arête 1 dans ce repère, donc F, sommet opposé à D sur la face supérieure du carré ABFE, a pour coordonnées F(1~;~0~;~1).
I est le centre de la face ADHE, donc le milieu de [AH] (et aussi de [DE]) : I\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
Comme \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG} avec C(1~;~1~;~0) et G(1~;~1~;~1), on a J\left(1~;~1~;~\dfrac{2}{3}\right).

PartieA ; 2. On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ). Déterminer une représentation paramétrique de (d).

\overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix} (obtenu par J - F).
(d) passe par I\left(0~;~\frac{1}{2}~;~\frac{1}{2}\right) et admet \overrightarrow{FJ} pour vecteur directeur, donc une représentation paramétrique de (d) est : x = 0, y = \dfrac{1}{2} + t, z = \dfrac{1}{2} - \dfrac{t}{3}, avec t \in \mathbb{R}.

PartieA ; 3.a K est le point d'intersection de (d) et de (AE). Montrer que K a pour coordonnées \left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

La droite (AE) est l'axe des cotes (points d'ordonnée nulle). On cherche donc le point de (d) tel que y = 0 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 0 &\iff t = -\dfrac{1}{2} \end{aligned}
La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{-\frac{1}{2}}{3} \\ &= \dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{4}{6} \\ &= \dfrac{2}{3}\end{aligned}
On obtient bien K\left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

PartieA ; 3.b Déterminer les coordonnées du point L, intersection de (d) et de (DH).

Tous les points de (DH) ont pour ordonnée 1. On cherche donc le point de (d) tel que y = 1 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 1 &\iff t = \dfrac{1}{2} \end{aligned}
La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2\times3} \\ &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
Donc, la réponse est L\left(0~;~1~;~\dfrac{1}{3}\right).

PartieA ; 4.a Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.

Le milieu de [FL] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{0+1}{2}~;~\dfrac{1+\frac{1}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
Le milieu de [JK] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{\frac{2}{3}+\frac{2}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
Les diagonales [FL] et [JK] ont le même milieu : FJLK est donc un parallélogramme.

PartieA ; 4.b Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.

\overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -\frac{2}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= (-1)\times(-1) + 1\times(-1) + \left(-\dfrac{2}{3}\right)\times0 \\ &= 1 - 1 + 0 \\ &= 0\end{aligned}
Les diagonales du parallélogramme FJLK sont donc perpendiculaires : FJLK est un losange.

PartieA ; 4.c Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

\overrightarrow{KF}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ \frac{1}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{KF}\cdot\overrightarrow{FJ} &= 0 + 0 - \dfrac{1}{9} \\ &= -\dfrac{1}{9} \ne 0\end{aligned}
Les côtés consécutifs [KF] et [FJ] ne sont donc pas perpendiculaires : le losange FJLK n'est pas un rectangle, donc, la réponse est non, FJLK n'est pas un carré.

PartieB (cas général) ; 1. On admet désormais que K\left(0~;~0~;~1-\dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right), avec a \in [0~;~1]. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.

G a pour coordonnées (1~;~1~;~1), donc \overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, d'où \overrightarrow{CJ} = a\overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ a\end{pmatrix}.
Comme C(1~;~1~;~0), on en déduit J(1~;~1~;~a).

PartieB ; 2. Montrer que FJLK est un parallélogramme, quelle que soit la valeur de a.

\overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KL}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} (en calculant \dfrac{a}{2} - \left(1-\dfrac{a}{2}\right) = a - 1).
\overrightarrow{FJ} = \overrightarrow{KL} : FJLK est donc un parallélogramme pour toute valeur de a.

PartieB ; 3. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un losange ?

\overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ \frac{a}{2}-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 1-\frac{3a}{2}\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= 1 - 1 + \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right) \\ &= \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right)\end{aligned}
Ce produit s'annule si et seulement si \dfrac{a}{2} = 1 (soit a=2) ou 1 = \dfrac{3a}{2} (soit a = \dfrac{2}{3}).
Seule la valeur a = \dfrac{2}{3} appartient à l'intervalle [0~;~1] : dans ce cas, les diagonales du parallélogramme FJLK sont perpendiculaires, donc, la réponse est oui, uniquement pour a = \dfrac{2}{3}, FJLK est un losange.

PartieB ; 4. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un carré ?

D'après la question précédente, la seule valeur de a rendant FJLK losange est a = \dfrac{2}{3}, cas déjà étudié en partie A où l'on a montré que ce losange n'était pas un carré : donc, la réponse est non, il n'existe aucune valeur de a pour laquelle FJLK est un carré.

Bac Terminale 2021 : Polynésie française Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Dans l'espace, on considère le cube ABCDEFGH d'arête de longueur égale à 1.

On munit l'espace du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AE}}\right).

On considère le point M tel que \vect{\text{BM}} = \dfrac{1}{3}\vect{\text{BH}}.

z y x M B C D H E F A G

  1. Par lecture graphique, donner les coordonnées des points B, D, E, G et H.
    1. Quelle est la nature du triangle EGD ? Justifier la réponse.
    2. On admet que l'aire d'un triangle équilatéral de côté c est égale à \dfrac{\sqrt{3}}{4}c^2.

      Montrer que l'aire du triangle EGD est égale à \dfrac{\sqrt{3}}{2}.
  2. Démontrer que les coordonnées de M sont \left(~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{1}{3}~; ~\dfrac{1}{3}\right).
    1. Justifier que le vecteur \vect{n}(-1~;~1~;~1) est normal au plan (EGD).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (EGD) est: - x + y + z - 1 = 0.
    3. Soit \mathcal{D} la droite orthogonale au plan (EGD) et passant par le point M.

      Montrer qu'une représentation paramétrique de cette droite est:

      \mathcal{D}\quad :\quad \left\{\begin{array}{l c l} x&=&\dfrac{2}{3} - t\\ y&=&\dfrac{1}{3} + t\\ z&=&\dfrac{1}{3} + t \end{array}\right.,\quad t \in \R
  3. Le cube ABCDEFGH est représenté ci-dessus selon une vue qui permet de mieux percevoir la pyramide GEDM, en gris sur la figure :

    x y z M B C D H E F A G

    Le but de cette question est de calculer le volume de la pyramide GEDM.

    1. Soit K, le pied de la hauteur de la pyramide GEDM issue du point M.

      Démontrer que les coordonnées du point K sont \left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{2}{3}\right).
    2. En déduire le volume de la pyramide GEDM.

      On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule

      V = \dfrac{b \times h}{3}b désigne l'aire d'une base et h la hauteur associée.

EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B.

Pour éclairer son choix, les principaux domaines abordés par chaque exercice sont indiqués dans un encadré.

EXERCICE A

Principaux domaines abordés : Fonction exponentielle, convexité, dérivation,
équations différentielles

Cet exercice est composé de trois parties indépendantes.

On a représenté ci-dessous, dans un repère orthonormé, une portion de la courbe représentative \mathcal{C} d'une fonction f définie sur \R :

0123 1 2 3123 C A B

On considère les points A(0 ; 2) et B(2 ; 0).

Partie 1

Sachant que la courbe \mathcal{C} passe par A et que la droite (AB) est la tangente à la courbe \mathcal{C} au point A, donner par lecture graphique :

  1. La valeur de f(0) et celle de f'(0).
  2. Un intervalle sur lequel la fonction f semble convexe.
Partie 2

On note (E) l'équation différentielle

y' = -y + \text{e}^{-x}.

On admet que g :\quad x \longmapsto\quad x\text{e}^{-x} est une solution particulière de (E).

  1. Donner toutes les solutions sur \R de l'équation différentielle (H) : y' = -y.
  2. En déduire toutes les solutions sur \R de l'équation différentielle (E).
  3. Sachant que la fonction f est la solution particulière de (E) qui vérifie f(0) = 2, déterminer une expression de f(x) en fonction de x.
Partie 3

On admet que pour tout nombre réel x, f(x) = (x + 2)\text{e}^{-x}.

  1. On rappelle que f' désigne la fonction dérivée de la fonction f.
    1. Montrer que pour tout x \in \R,\quad f'(x) = (-x - 1) \text{e}^{-x}.
    2. Étudier le signe de f'(x) pour tout x \in \R et dresser le tableau des variations de f sur \R.

      On ne précisera ni la limite de f en - \infty ni la limite de f en + \infty.

      On calculera la valeur exacte de l'extremum de f sur \R.
  2. On rappelle que f'' désigne la fonction dérivée seconde de la fonction f.
    1. Calculer pour tout x \in \R,\quad f''(x).
    2. Peut-on affirmer que f est convexe sur l'intervalle [0~;~+\infty[?

EXERCICE B

Principaux domaines abordés: Fonction logarithme népérien, dérivation

Cet exercice est composé de deux parties.

Certains résultats de la première partie seront utilisés dans la deuxième.

Partie 1 : Étude d'une fonction auxiliaire

Soit la fonction f définie sur l'intervalle [1 ; 4] par :

f(x) = - 30x + 50 + 35\ln x.

  1. On rappelle que f' désigne la fonction dérivée de la fonction f.
    1. Pour tout nombre réel x de l'intervalle [1 ; 4], montrer que:

      f'(x) = \dfrac{35- 30x}{x}.
    2. Dresser le tableau de signe de f'(x) sur l'intervalle [1 ; 4].
    3. En déduire les variations de f sur ce même intervalle.
  2. Justifier que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution, notée \alpha, sur l'intervalle [1 ; 4] puis donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-3} près.
  3. Dresser le tableau de signe de f(x) pour x \in [1~;~4].

Partie 2 : Optimisation

Une entreprise vend du jus de fruits. Pour x milliers de litres vendus, avec x nombre réel de l'intervalle [1 ; 4], l'analyse des ventes conduit à modéliser le bénéfice B(x) par l'expression donnée en milliers d'euros par :

B(x) = - 15x^2 + 15x +35x \ln x.

  1. D'après le modèle, calculer le bénéfice réalisé par l'entreprise lorsqu'elle vend 2500 litres de jus de fruits.

    On donnera une valeur approchée à l'euro près de ce bénéfice.
  2. Pour tout x de l'intervalle [1 ; 4], montrer que B'(x) = f(x)B' désigne la fonction dérivée de B.
    1. À l'aide des résultats de la partie 1, donner les variations de la fonction B sur l'intervalle [1 ; 4].
    2. En déduire la quantité de jus de fruits, au litre près, que l'entreprise doit vendre afin de réaliser un bénéfice maximal.
Voir la correction

Onconsidère un cube ABCDEFGH d'arête 1, muni du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right), et le point M défini par \overrightarrow{BM} = \dfrac13\overrightarrow{BH}. 1. Donner, par lecture graphique, les coordonnées des points B, D, E, G et H.

Dans ce repère : B(1 ; 0 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et H(0 ; 1 ; 1).

2.aQuelle est la nature du triangle EGD ? Justifier la réponse.

Les segments [EG], [GD] et [ED] sont chacun la diagonale d'une face carrée de côté 1 du cube, donc \begin{aligned}EG &= GD \\ &= ED \\ &= \sqrt2\end{aligned} (diagonale d'un carré de côté 1) : le triangle EGD est équilatéral, de côté \sqrt2.

2.bOn admet que l'aire d'un triangle équilatéral de côté c vaut \dfrac{\sqrt3}{4}c^{2}. Montrer que l'aire du triangle EGD est égale à \dfrac{\sqrt3}{2}.

Avec c=\sqrt2, l'aire du triangle EGD vaut \begin{aligned}\dfrac{\sqrt3}{4}\times\left(\sqrt2\right)^{2} &= \dfrac{\sqrt3}{4}\times2 \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned}

3.Démontrer que les coordonnées de M sont \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac13\right).

\overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} (coordonnées de H moins celles de B), donc \overrightarrow{BM} = \dfrac13\overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-\frac13 \\ \frac13 \\ \frac13\end{pmatrix}.
Comme \overrightarrow{BM}\begin{pmatrix}x_M-1 \\ y_M \\ z_M\end{pmatrix}, on obtient \begin{aligned}x_M &= 1-\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} y_M=\dfrac13 et z_M=\dfrac13.
Donc, la réponse est que M a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac13\right).

4.aJustifier que le vecteur \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan (EGD).

\overrightarrow{EG}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} (coordonnées de G moins celles de E), donc \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{EG} &= -1+1+0 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{ED}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} (coordonnées de D moins celles de E), donc \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{ED} &= 0+1-1 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (EGD) : c'est donc un vecteur normal à ce plan.

4.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (EGD) est -x+y+z-1=0.

Un plan de vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} admet une équation de la forme -x+y+z+d=0, avec d réel à déterminer.
Le point E(0 ; 0 ; 1) appartient au plan (EGD), donc ses coordonnées vérifient cette équation : \begin{aligned}-0+0+1+d = 0 &\iff d = -1 \end{aligned}
Donc, la réponse est que le plan (EGD) a pour équation -x+y+z-1=0.

4.cSoit \mathcal{D} la droite orthogonale au plan (EGD) passant par M. Montrer qu'une représentation paramétrique de \mathcal{D} est x=\dfrac23-t,\ y=\dfrac13+t,\ z=\dfrac13+t, avec t\in\mathbb{R}.

La droite \mathcal{D} est orthogonale au plan (EGD), elle est donc dirigée par le vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} de ce plan ; elle passe de plus par M\left(\frac23~;~\frac13~;~\frac13\right).
Un point P(x~;~y~;~z) appartient à \mathcal{D} si, et seulement si, \overrightarrow{MP} = t\overrightarrow{n} pour un certain réel t, c'est-à-dire x-\dfrac23=-t, y-\dfrac13=t et z-\dfrac13=t.
Donc, la réponse est que \mathcal{D} admet pour représentation paramétrique x=\dfrac23-t, y=\dfrac13+t, z=\dfrac13+t, avec t\in\mathbb{R}.

5.aSoit K le pied de la hauteur issue de M dans la pyramide GEDM. Démontrer que les coordonnées de K sont \left(\dfrac13~;~\dfrac23~;~\dfrac23\right).

La droite \mathcal{D} passe par M et est perpendiculaire au plan (EGD) : c'est donc la hauteur de la pyramide GEDM issue de M, et son pied K est le point d'intersection de \mathcal{D} avec le plan (EGD).
Les coordonnées de K vérifient donc à la fois la représentation paramétrique de \mathcal{D} et l'équation du plan (EGD) : en substituant x=\frac23-t, y=\frac13+t, z=\frac13+t dans -x+y+z-1=0, on obtient \begin{aligned}-\left(\frac23-t\right)+\frac13+t+\frac13+t-1 = 0 &\iff 3t = 1 \\ &\iff t = \dfrac13 \end{aligned}
En remplaçant t par \dfrac13 : \begin{aligned}x &= \dfrac23-\dfrac13 \\ &= \dfrac13\end{aligned} \begin{aligned}y &= \dfrac13+\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} et \begin{aligned}z &= \dfrac13+\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned}
Donc, la réponse est que K a pour coordonnées \left(\dfrac13~;~\dfrac23~;~\dfrac23\right).

5.bEn déduire le volume de la pyramide GEDM. On rappelle que le volume d'une pyramide est V=\dfrac{b\times h}{3}, où b est l'aire d'une base et h la hauteur associée.

\overrightarrow{KM}\begin{pmatrix}\frac13 \\ -\frac13 \\ -\frac13\end{pmatrix} (coordonnées de M moins celles de K), donc \begin{aligned}KM^{2} &= \dfrac19+\dfrac19+\dfrac19 \\ &= \dfrac13\end{aligned} d'où \begin{aligned}KM &= \sqrt{\dfrac13} \\ &= \dfrac{\sqrt3}{3}\end{aligned}
K est le pied de la hauteur issue de M pour la base EGD, donc \begin{aligned}h &= KM \\ &= \dfrac{\sqrt3}{3}\end{aligned} et \begin{aligned}b &= \mathcal{A}(\text{EGD}) \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned} (question 2.b).
Le volume de la pyramide GEDM vaut donc \begin{aligned}V &= \dfrac{\frac{\sqrt3}{2}\times\frac{\sqrt3}{3}}{3} \\ &= \dfrac{\frac{3}{6}}{3} \\ &= \dfrac16\end{aligned}
Donc, la réponse est que la pyramide GEDM a un volume égal à \dfrac16.

Les trois questions suivantes sont indépendantes.

  1. \text{A} = 2x(x - 1) - 4 (x - 1).

    Développer et réduire l'expression A.
  2. Montrer que le nombre -5 est une solution de l'équation (2x + 1) \times (x-2) = 63.
  3. On considère la fonction f définie par f(x) = -3x + 1,5.
    1. Parmi les deux graphiques ci-dessous, quel est celui qui représente la fonction f ?
    2. Justifiez votre choix.

GraphiqueA -2 -2 -1 -1 1 1 2 2 3 3 4 4 0 (d 1 ) GraphiqueB -2 -2 -1 -1 1 1 2 2 3 3 4 4 0 (d 2 )

Voir la correction

1.Développer et réduire A = 2x(x-1)-4(x-1).

A = 2x(x-1)-4(x-1) = 2x^2-2x-4x+4 = 2x^2-6x+4.

2.Montrer que -5 est solution de l'équation (2x+1)(x-2)=63.

Pour x=-5 : (2\times(-5)+1)\times(-5-2) = (-10+1)\times(-7) = (-9)\times(-7) = 63, ce qui correspond bien au membre de droite : -5 est solution.

3.aOn considère la fonction f(x) = -3x+1{,}5. Deux droites sont représentées sur deux graphiques : laquelle représente f ?

L'ordonnée à l'origine de f est 1{,}5 et son coefficient directeur est -3.
C'est la droite dont l'ordonnée à l'origine vaut 1,5 et qui est décroissante (pente -3) qui représente f.

3.bJustifier ce choix.

La droite choisie est bien celle qui coupe l'axe des ordonnées en 1,5 et qui descend de 3 unités à chaque fois que x augmente de 1, ce qui correspond exactement au coefficient directeur -3 et à l'ordonnée à l'origine 1{,}5 de f.