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Annales officielles · Logimaths

Probabilités : Tous les exercices

80 exercices officiels tirés des annales, un par sujet.

Dans cet exercice, les deux parties sont indépendantes.

Une entreprise développe une intelligence artificielle (IA) capable de reconnaître des objets sur des images.

\subsubsection*{Partie A}

On entraîne l'IA à partir d'une base de données de 50000 images réparties en 4 catégories : « Objets du quotidien », « Animaux », « Véhicules », « Autres ».

L'intelligence artificielle est testée pour mesurer sa précision et son efficacité. Les images sont réparties comme suit :

\rowcolor{gris}Type d'imageNombre d'images
2Objets du quotidien28 000
3Animaux12000
4Véhicules8000
5Autres?
  1. Combien d'images appartiennent à la catégorie « Autres » ?
  2. Sur l'ensemble des tests, l'intelligence artificielle reconnaît correctement 90 % des « Objets du quotidien ».

    Calculer le nombre d'images reconnues correctement dans cette catégorie.
  3. L'intelligence artificielle reconnaît correctement 5600 images de la catégorie « Véhicules ».

    Quel pourcentage de réussite cela représente-t-il dans cette catégorie ?
  4. Une image est tirée au hasard dans la base de données.
    Quelle est la probabilité que l'image tirée soit l'image d'un « Objet du quotidien » ?

    On donnera le résultat sous la forme d'un nombre décimal.

\subsubsection*{Partie B}

L'intelligence artificielle, très utilisée dans le monde entier, nécessite une quantité importante d'électricité. L'énergie consommée peut s'exprimer en wattheures (Wh).

En 2024, sa consommation annuelle est estimée à 82 000 Gigawattheures (GWh).

En comparaison, un collège consomme en moyenne 200 000 kilowattheures (kWh) par an.

Rappels :
-- 1 kWh = 10^3 Wh
-- 1 GWh = 10^9 Wh
  1. Convertir la consommation de l'IA et d'un collège en Wh.

    Exprimer ces résultats sous la forme d'une écriture scientifique.
  2. Combien de collèges pourrait-on alimenter pendant un an avec la consommation électrique de l'intelligence artificielle ?
  3. En France, il y a environ 7100 collèges. Dans cette question, on suppose que chaque collège a la même consommation d'énergie annuelle moyenne (200000 kWh).

    Pendant combien d'années environ pourrait-on alimenter tous les collèges français avec la consommation électrique annuelle de cette intelligence artificielle ?
Voir la correction

A.1Combien d'images appartiennent à la catégorie « Autres » ?

28\,000 + 12\,000 + 8\,000 = 48\,000 images sont déjà réparties.
50\,000 - 48\,000 = 2 000 images dans la catégorie « Autres ».

A.2L'IA reconnaît correctement 90 % des « Objets du quotidien ». Calculer le nombre d'images reconnues correctement.

28\,000 \times \dfrac{90}{100} = 28\,000 \times 0{,}9 = 25 200 images.

A.3L'IA reconnaît correctement 5 600 images de la catégorie « Véhicules ». Quel pourcentage de réussite cela représente-t-il ?

\dfrac{5\,600}{8\,000} = 0{,}7
Cela représente 70 % de réussite.

A.4Quelle est la probabilité que l'image tirée soit l'image d'un « Objet du quotidien » ?

P = \dfrac{28\,000}{50\,000} = \dfrac{28}{50} = 0,56.

B.5Convertir la consommation de l'IA et d'un collège en Wh (écriture scientifique).

IA : 82\,000 GWh = 82\,000 \times 10^{9} Wh = 8{,}2 \times 10^{13} Wh.
Collège : 200\,000 kWh = 200\,000 \times 10^{3} Wh = 2 \times 10^{8} Wh.

B.6Combien de collèges pourrait-on alimenter pendant un an avec la consommation électrique de l'IA ?

\dfrac{8{,}2 \times 10^{13}}{2 \times 10^{8}} = 4{,}1 \times 10^{5}
On pourrait alimenter 410 000 collèges pendant un an.

B.7Pendant combien d'années environ pourrait-on alimenter les 7 100 collèges français ?

\dfrac{410\,000}{7\,100} \approx 57{,}7
Cela représente 57 années complètes, la 58e année ne pouvant pas être alimentée en intégralité : on pourrait alimenter tous les collèges français pendant environ 57 ans.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un navire assure la liaison entre deux ports de la Méditerranée.

Lors d'une traversée, une famille a la possibilité de réserver une cabine ainsi qu'un emplacement pour un véhicule.

Partie A

Parmi l'ensemble des familles effectuant la traversée, on constate que 30 % réservent un emplacement pour un véhicule et, parmi ces dernières, 80 % réservent une cabine.

On sait par ailleurs que 75 % des familles effectuant la traversée réservent une cabine.

On choisit au hasard une famille effectuant la traversée, et on considère les évènements suivants :

  • V : « la famille réserve un emplacement pour un véhicule »;
  • C : « la famille réserve une cabine » .

Pour un évènement quelconque E, on désigne par \overline{E} son évènement contraire et par P(E) sa probabilité.

    1. Donner P(C).
    2. Reproduire l'arbre ci-contre et compléter les quatre pointillés.


    V C C V C C . . . . . . . . . . . .
  1. Calculer la probabilité qu'une famille réserve un emplacement pour un véhicule et une cabine.
  2. Une famille a réservé une cabine.

    Déterminer la probabilité qu'elle réserve un emplacement pour un véhicule.
  3. Déterminer P_{\overline{V}}(C).

    On arrondira le résultat à 10^{-2}.

    Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B Sur ce trajet, la réservation d'une cabine et d'un emplacement pour un véhicule sont facturés en supplément du coût de la traversée.

Ces suppléments sont d'un montant de :

  • 100 € pour une cabine ;
  • 70 € pour l'emplacement d'un véhicule.

On suppose qu'une famille peut réserver au maximum une cabine et au maximum un emplacement pour un véhicule.

À ces suppléments peuvent s'ajouter le prix payé pour des extras (repas, boissons, etc.).

On note X la variable aléatoire qui associe, à chaque famille effectuant la traversée, le prix qu'elle paie, en euro, pour les suppléments.

On donne ci-dessous la loi de probabilité de X.

x_{i}070100170
P\left(X=x_{i}\right)0,190,060,510,24

On note Y la variable aléatoire qui associe, à chaque famille effectuant la traversée, le prix qu'elle paie, en euro, pour les extras.

On admet que la variable aléatoire Y a pour espérance \mathrm{E}(Y)=104 et pour variance \mathrm{V}(Y)=1686.

On suppose que les variables X et Y sont indépendantes.

  1. Justifier que \mathrm{E}(X)=96 et que \mathrm{V}(X)=3114.
  2. À titre exceptionnel, la compagnie propose une remise de 40 % sur les suppléments et les extras.

    On note Z la variable aléatoire qui, à chaque famille effectuant la traversée, associe le montant total pour les suppléments et les extras, en euro, payé par cette famille après réduction.

    1. Justifier que Z = 0,6(X + Y).
    2. En déduire que \mathrm{E}(Z)=120 et que \mathrm{V}(Z)=1728,

      \mathrm{E}(Z) est l'espérance de la variable aléatoire Z et \mathrm{V}(Z) sa variance.
  3. On note n un entier naturel non nul et on choisit au hasard un échantillon de n familles effectuant cette traversée bénéficiant de la réduction exceptionnelle définie en question 2.

    On admet que ce choix peut être assimilé à un tirage avec remise.

    On désigne par Z_{1} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la première famille, Z_{2} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la deuxième famille et ainsi de suite, Z_{n} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la n-ième famille.

    On considère la variable aléatoire M_{n}=\dfrac{Z_{1}+Z_{2}+...+Z_{n}}{n} donnant le prix total moyen pour les suppléments et les extras, payé par ces familles.

    On admet que les variables Z_{1} , Z_{2} , ..., Z_{n} sont indépendantes et suivent la même loi de probabilité que la variable aléatoire Z.

    1. Montrer que l'espérance \mathrm{E}\big(M_{n}\big) de la variable M_{n} est égale à 120, et que sa variance \mathrm{V}\big(M_{n}\big) est égale à \dfrac{1728}{n}.
    2. Déterminer le plus petit entier n pour lequel l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d'affirmer que \mathrm{P}\big(114<M_{n}<126\big) \geqslant 0,85.

      Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

A.1.aDonner P(C).

L'énoncé indique directement que 75 % des familles réservent une cabine : P(C) = 0,75.

A.1.bReproduire l'arbre et compléter les quatre pointillés.

  • Sur la première branche : P(V) = 0{,}3
  • Sur la deuxième branche : P(\overline{V}) = 0{,}7
  • Sur les branches issues de V : P_V(C) = 0{,}8 et P_V(\overline{C}) = 0{,}2

A.2Calculer la probabilité qu'une famille réserve un emplacement pour un véhicule et une cabine.

P(V \cap C) = P(V) \times P_V(C) = 0{,}3 \times 0{,}8 = 0,24.

A.3Une famille a réservé une cabine. Déterminer la probabilité qu'elle réserve un emplacement pour un véhicule.

On cherche P_C(V) = \dfrac{P(V \cap C)}{P(C)}.
P_C(V) = \dfrac{0{,}24}{0{,}75} = 0,32.

A.4Déterminer la probabilité qu'une famille n'ayant pas réservé de véhicule réserve tout de même une cabine, arrondie à 10^{-2}. Interpréter le résultat.

D'après la formule des probabilités totales, P(C) = P(V) \times P_V(C) + P(\overline{V}) \times P_{\overline{V}}(C).
0{,}75 = 0{,}24 + 0{,}7 \times P_{\overline{V}}(C)
P_{\overline{V}}(C) = \dfrac{0{,}75 - 0{,}24}{0{,}7} = \dfrac{0{,}51}{0{,}7} \approx 0,73.
Interprétation : parmi les familles qui ne réservent pas d'emplacement pour un véhicule, environ 73 % réservent tout de même une cabine.

B.1Justifier que E(X) = 96 et que V(X) = 3114.

E(X) = 0 \times 0{,}19 + 70 \times 0{,}06 + 100 \times 0{,}51 + 170 \times 0{,}24 = 4{,}2 + 51 + 40{,}8 = 96.
\begin{aligned}E(X^{2}) &= 0^{2} \times 0{,}19 + 70^{2} \times 0{,}06 + 100^{2} \times 0{,}51 + 170^{2} \times 0{,}24 \\ &= 294 + 5\,100 + 6\,936 \\ &= 12\,330\end{aligned}
V(X) = E(X^{2}) - (E(X))^{2} = 12\,330 - 96^{2} = 12\,330 - 9\,216 = 3 114.

B.2.aJustifier que Z = 0,6(X + Y).

Une remise de 40 % revient à ne payer que 60 % du montant total des suppléments et des extras, soit X + Y : donc Z = 0{,}6(X + Y).

B.2.bEn déduire que E(Z) = 120 et que V(Z) = 1728.

E(Z) = 0{,}6 \times (E(X) + E(Y)) = 0{,}6 \times (96 + 104) = 0{,}6 \times 200 = 120.
X et Y étant indépendantes, V(Z) = 0{,}6^{2} \times (V(X) + V(Y)) = 0{,}36 \times (3\,114 + 1\,686) = 0{,}36 \times 4\,800 = 1 728.

B.3.aMontrer que E(Mn) = 120 et que V(Mn) = 1728/n.

Les variables Z_1, \ldots, Z_n suivent toutes la même loi que Z, donc E(M_n) = \dfrac{n \times E(Z)}{n} = E(Z) = 120.
Les variables étant indépendantes, V(M_n) = \dfrac{1}{n^{2}} \times n \times V(Z) = \dfrac{V(Z)}{n} = \dfrac{1\,728}{n}.

B.3.bDéterminer le plus petit entier n pour lequel l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d'affirmer que P(114 < Mn < 126) \geq 0,85. Interpréter.

L'évènement {114 < M_n < 126} équivaut à |M_n - 120| < 6, dont le contraire est |M_n - 120| \geq 6.
D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, \begin{aligned}P(|M_n - 120| \geq 6) &\leq \dfrac{V(M_n)}{6^{2}} \\ &= \dfrac{1\,728}{36n} \\ &= \dfrac{48}{n}\end{aligned}
On veut P(114 < M_n < 126) \geq 0{,}85, soit P(|M_n - 120| \geq 6) \leq 0{,}15 : il suffit donc que \dfrac{48}{n} \leq 0{,}15.
\begin{aligned}n &\geq \dfrac{48}{0{,}15} \\ &= 320\end{aligned}
Le plus petit entier qui convient est n = 320 : un échantillon d'au moins 320 familles garantit, via cette inégalité, que le prix moyen payé a au moins 85 % de chances d'être compris entre 114 € et 126 €.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère :

    • la droite (d) dont une représentation paramétrique est :
    \begin{cases} x=t \\ y=-1,5-t \\ z=2-2 t \end{cases}\text { où } t \in \R;
    • les points A(3 ; 0 ; 2) et B(2 ; 1 ;-3);
    • le plan (\mathcal{P}) d'équation : -x+y-5 z-0,5=0.


    1. Affirmation 1 :

      Le plan (\mathcal{P}) est orthogonal à la droite (AB), et passe par le milieu du segment [AB].
    2. Affirmation 2 :

      Les droites (d) et (AB) sont sécantes.
    3. On considère le point C de coordonnées (1,5 ; -3 ; -1).


      Affirmation 3 :

      La mesure de l'angle \widehat{\mathrm{ACB}}, arrondie à 10^{-1}, est égale à 70,5 °.
  2. Titouan et Clotilde participent à un escape game. Ils se retrouvent dans une salle possédant deux portes de sortie, A et B, chacune protégée par un digicode équipé de 8 touches portant des symboles différents :

    • le digicode de la porte A utilise un code de 3 symboles différents devant être saisis dans l'ordre;
    • celui de la porte B utilise un code de 4 symboles différents qui peuvent être saisis dans n'importe quel ordre.


    N'étant pas parvenus à obtenir d'indices, ils décident de procéder au hasard à la saisie des codes.

    Clotilde choisit un code pour la porte A, et Titouan choisit un code pour la porte B.

    On considère que les choix des codes sont équiprobables.


    Affirmation 4 :

    Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.
Voir la correction

1.aAffirmation 1 : Le plan (P) est orthogonal à la droite (AB), et passe par le milieu de [AB].

Un vecteur normal au plan (P) : -x + y - 5z - 0{,}5 = 0 est \vec{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix}.
Le vecteur \overrightarrow{AB} a pour coordonnées \begin{pmatrix}2-3 \\ 1-0 \\ -3-2\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix}.
\vec{n} et \overrightarrow{AB} sont égaux, donc colinéaires : la droite (AB) est donc orthogonale au plan (P).
Le milieu de [AB] a pour coordonnées \left(\dfrac{3+2}{2} ; \dfrac{0+1}{2} ; \dfrac{2-3}{2}\right) = (2{,}5 ; 0{,}5 ; -0{,}5).
On vérifie : \begin{aligned}-2{,}5 + 0{,}5 - 5 \times (-0{,}5) - 0{,}5 &= -2{,}5 + 0{,}5 + 2{,}5 - 0{,}5 \\ &= 0\end{aligned} Le milieu appartient bien à (P).
L'affirmation 1 est VRAIE.

1.bAffirmation 2 : Les droites (d) et (AB) sont sécantes.

Un vecteur directeur de (d) est \vec{u}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ -2\end{pmatrix}, non colinéaire à \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix} : les droites ne sont pas parallèles.
Cherchons un éventuel point d'intersection en résolvant t = 3 - s et -1{,}5 - t = s (paramètres de (d) et (AB)).
En substituant : -1{,}5 - (3 - s) = s, soit -4{,}5 + s = s, soit -4{,}5 = 0, ce qui est impossible.
Le système n'a donc pas de solution : les droites (d) et (AB) ne sont pas sécantes (elles sont non coplanaires).
L'affirmation 2 est FAUSSE.

1.cAffirmation 3 : La mesure de l'angle ACB, arrondie à 10^{-1}, est égale à 70,5^{\circ} (C(1,5 ; -3 ; -1)).

\overrightarrow{CA}\begin{pmatrix}3-1{,}5 \\ 0-(-3) \\ 2-(-1)\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}1{,}5 \\ 3 \\ 3\end{pmatrix} et \overrightarrow{CB}\begin{pmatrix}2-1{,}5 \\ 1-(-3) \\ -3-(-1)\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}0{,}5 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{CA} \cdot \overrightarrow{CB} &= 1{,}5 \times 0{,}5 + 3 \times 4 + 3 \times (-2) \\ &= 0{,}75 + 12 - 6 \\ &= 6{,}75\end{aligned}
\begin{aligned}CA &= \sqrt{1{,}5^{2} + 3^{2} + 3^{2}} \\ &= \sqrt{20{,}25} \\ &= 4{,}5\end{aligned} et \begin{aligned}CB &= \sqrt{0{,}5^{2} + 4^{2} + (-2)^{2}} \\ &= \sqrt{20{,}25} \\ &= 4{,}5\end{aligned}
\begin{aligned}\cos(\widehat{ACB}) &= \dfrac{\overrightarrow{CA} \cdot \overrightarrow{CB}}{CA \times CB} \\ &= \dfrac{6{,}75}{4{,}5 \times 4{,}5} \\ &= \dfrac{6{,}75}{20{,}25} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
\begin{aligned}\widehat{ACB} &= \arccos\left(\dfrac{1}{3}\right) \\ &\approx 70{,}5^{\circ}\end{aligned}
L'affirmation 3 est VRAIE.

2.Affirmation 4 : Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.

Le digicode de la porte A utilise 3 symboles distincts parmi 8, saisis dans un ordre précis : il y a 8 \times 7 \times 6 = 336 codes possibles.
Le digicode de la porte B utilise 4 symboles distincts parmi 8, saisis dans n'importe quel ordre : il y a \binom{8}{4} = 70 codes possibles.
Clotilde choisit un code au hasard pour la porte A : \begin{aligned}P(\text{ouvrir}) &= \dfrac{1}{336} \\ &\approx 0{,}0030\end{aligned}
Titouan choisit un code au hasard pour la porte B : \begin{aligned}P(\text{ouvrir}) &= \dfrac{1}{70} \\ &\approx 0{,}0143\end{aligned}
Comme \dfrac{1}{70} > \dfrac{1}{336}, Titouan a bien plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.
L'affirmation 4 est VRAIE.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Justifier chaque réponse.
Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

On désigne par « musiciens professionnels » l'ensemble des femmes et hommes pratiquant un instrument de manière professionnelle.

  1. Une étude a été réalisée auprès des musiciens professionnels pratiquant différents genres musicaux (Pop, Rap, Rock, Classique, etc.).

    Cette étude indique que:



      On choisit au hasard une personne dans l'ensemble des musiciens professionnels.

      \begin{list}{\textbullet}{On note:}
    • O l'évènement : « la personne joue de la Pop » ;
    • F l'évènement : « la personne est une femme ». \end{list}

      Affirmation 1 : Si la personne choisie est une femme, alors la probabilité qu'elle joue de la Pop est de 0,832.
    • La proportion de musiciens professionnels au sein de la population active dans le secteur de la culture est estimée à 6,2 %.

      On prélève au hasard et de manière indépendante un échantillon de 5000 personnes au sein de cette population.

      La population considérée est assez importante pour qu'on puisse assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise.

      On considère la variable aléatoire X qui, à tout échantillon ainsi défini, associe le nombre de musiciens professionnels dans l'échantillon.

      Affirmation 2 : En arrondissant le résultat au dixième, on a P(X \leqslant\quad 340) \approx 0,4.

      Affirmation 3 : En appliquant l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, on peut affirmer qu'il y a plus de 95 % de chance que, sur cet échantillon de 5000 actifs dans le secteur de la culture, le nombre de musiciens professionnels soit strictement compris entre 230 et 390.
    • Un jeu sur le thème de la culture de la Pop est proposé à 10 personnes dont 4 sont des musiciens professionnels.

      Deux équipes de 5 joueurs s'affrontent.

      Elles sont chacune constituées de 2 musiciens professionnels et de 3 personnes qui ne le sont pas.

      Affirmation 4 : On peut former ainsi 120 équipes différentes.
    Voir la correction

    1.Affirmation 1 : Si la personne choisie est une femme, la probabilité qu'elle joue de la Pop est de 0,832 (P(Pop)=0,52 ; parmi les joueurs de Pop, 32 % de femmes ; 20 % de femmes au total).

    On note O l'évènement « la personne joue de la Pop » et F l'évènement « la personne est une femme ». On a P(O) = 0{,}52, P_O(F) = 0{,}32, P(F) = 0{,}2, et on cherche P_F(O).
    \begin{aligned}P_F(O) &= \dfrac{P(O \cap F)}{P(F)} \\ &= \dfrac{P(O) \times P_O(F)}{P(F)} \\ &= \dfrac{0{,}52 \times 0{,}32}{0{,}2} \\ &= \dfrac{0{,}1664}{0{,}2} \\ &= 0{,}832\end{aligned}
    L'affirmation 1 est VRAIE.

    2.Affirmation 2 : En arrondissant au dixième, P(X \leq 340) \approx 0,4 (X = nombre de musiciens professionnels dans un échantillon de 5 000 personnes, taux 6,2 %).

    Le choix d'un échantillon de n = 5\,000 personnes, assimilable à un tirage avec remise, avec une probabilité de succès p = 0{,}062 à chaque tirage, fait suivre à X la loi binomiale \mathcal{B}(5\,000 ; 0{,}062).
    À la calculatrice, on obtient P(X \leq 340) \approx 0{,}96, et non 0{,}4.
    L'affirmation 2 est FAUSSE.

    3.Affirmation 3 : D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, il y a plus de 95 % de chances que X soit strictement compris entre 230 et 390.

    Pour la loi binomiale \mathcal{B}(5\,000 ; 0{,}062) : \begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 5\,000 \times 0{,}062 \\ &= 310\end{aligned} et \begin{aligned}V(X) &= np(1-p) \\ &= 5\,000 \times 0{,}062 \times 0{,}938 \\ &= 290{,}78\end{aligned}
    L'évènement {230 < X < 390} équivaut à |X - 310| < 80, c'est-à-dire au contraire de |X - 310| \geq 80.
    D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, \begin{aligned}P(|X-310| \geq 80) &\leq \dfrac{V(X)}{80^{2}} \\ &= \dfrac{290{,}78}{6\,400} \\ &\approx 0{,}045\end{aligned}
    Donc \begin{aligned}P(230 < X < 390) &\geq 1 - 0{,}045 \\ &= 0{,}955\end{aligned} soit plus de 95 %.
    L'affirmation 3 est VRAIE.

    4.Affirmation 4 : On peut former 120 équipes différentes (2 musiciens professionnels parmi 4, et 3 non-professionnels parmi 6).

    Le nombre de façons de choisir 2 musiciens professionnels parmi 4 (sans ordre) est \binom{4}{2} = 6.
    Le nombre de façons de choisir 3 non-professionnels parmi 6 (sans ordre) est \binom{6}{3} = 20.
    Chaque choix de 2 professionnels peut être associé à chaque choix de 3 non-professionnels : 6 \times 20 = 120 équipes différentes.
    L'affirmation 4 est VRAIE.

    Bac Terminale 2026 : Antilles et Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Les trois parties de cet exercice peuvent être traitées indépendamment.

    On s'intéresse à un réseau de communication constitué d'une chaîne de relais (satellites, antennes, opérateurs ...) pour transmettre des messages.

    À chaque transmission entre deux relais successifs, des erreurs peuvent apparaitre dans le message.

    Une étude statistique a permis d'établir que pour chaque relai :

    • si le message reçu est sans erreur, il a 94 % de chances d'être transmis sans erreur au relai suivant ;
    • si le message reçu comporte des erreurs, il y a 35 % de chances que les erreurs soient corrigées et donc que le message soit transmis sans erreur au relai suivant.

    On choisit au hasard un message envoyé au cours d'une journée.

    Pour un évènement E quelconque, on désigne par \overline{E} son évènement contraire et par P(E) sa probabilité.

    Partie A On considère les évènements suivants :

    • A_{1} : « le message reçu par le premier relai est sans erreur » ;
    • A_{2} : « le message reçu par le deuxième relai est sans erreur ».

    On admet que P\left(A_{1}\right)=0,96.

    1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-contre.
    2. Montrer que P\left(A_{2}\right)=0,9164.
    3. Calculer P_{A_{2}}\big( \overline{A_{1}} \big).

      On arrondira le résultat à 10^{-4}.

      Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

    A 1 A 2 A 2 A 1 A 2 A 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    Partie B Pour vérifier le bon fonctionnement d'un relai, des tests indépendants les uns des autres sont effectués.

    Un test est positif si la présence d'au moins une erreur est détectée.

    On admet que la probabilité qu'un test soit positif est égale à 0,04.

    On choisit au hasard un échantillon de 50 tests réalisés sur le relai.

    Le nombre de tests réalisés est suffisamment grand pour assimiler ce choix à un tirage avec remise.

    1. On note X la variable aléatoire qui à chaque échantillon de 50 tests associe le nombre de tests positifs.

      Ainsi la variable aléatoire X suit la loi binomiale de paramètres n=50 et p=0,04.

      1. Déterminer la probabilité que 4 tests soient positifs dans cet échantillon.

        On arrondira le résultat à 10^{-2}.
      2. Donner la probabilité qu'au moins un test soit positif dans cet échantillon.

        On arrondira le résultat à 10^{-2}.
      3. Calculer l'espérance et la variance de la variable aléatoire X.
    2. On étudie une chaîne de transmission de l'information composée de 25 relais.

      On considère la variable aléatoire X_{1} qui à chaque échantillon de 50 tests pratiqués sur le relai 1 associe le nombre de tests positifs.

      On définit de la même manière les variables aléatoires X_{2} pour le relai 2, ..., X_{25} pour le relai 25.

      On admet que ces 25 variables aléatoires sont indépendantes entre elles et qu'elles admettent la même espérance égale à 2 et la même variance égale à 1,92.

      On note M la variable aléatoire donnant la moyenne du nombre de tests positifs lors des contrôles effectués sur les 25 relais.

      On a donc M=\dfrac{X_{1}+X_{2}+\cdots+X_{25}}{25}.
      1. Vérifier que \mathrm{E}(M)=2 et montrer que \mathrm{V}(M)=0,0768.
      2. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que la probabilité que la moyenne des tests positifs soit strictement inférieure à 7 est supérieure à 0,99.

        Indication : on pourra utiliser, sans justification, le fait que : P(M<7)=P(-3<M<7).

    Partie C On désigne par n un entier naturel non nul.

    On s'intéresse à une chaîne de transmission de l'information composée de n relais.

    On considère l'évènement A_{n} : « le message reçu par le n-ième relai est sans erreur ».

    On note p_{n} la probabilité que le message reçu au n-ième relai soit sans erreur.

    On a ainsi p_{n}=P\left(A_{n}\right) et p_{1}=0,96.

    On admet que pour tout entier naturel n \geqslant 1, p_{n+1}=0,59 p_{n}+0,35.

    1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n \geqslant 1, p_{n+1} \leqslant p_{n}.
    2. Montrer que la suite (p_{n}) est convergente.
    3. Déterminer la valeur exacte de sa limite.
    Voir la correction

    A.1Recopier et compléter l'arbre pondéré.

    P(A_1) = 0{,}96 et P(\overline{A_1}) = 1 - 0{,}96 = 0,04.
    D'après l'énoncé : P_{A_1}(A_2) = 0,94, P_{A_1}(\overline{A_2}) = 0,06, P_{\overline{A_1}}(A_2) = 0,35, P_{\overline{A_1}}(\overline{A_2}) = 0,65.

    A.2Montrer que P(A_{2}) = 0,9164.

    A_1 et \overline{A_1} formant une partition de l'univers, d'après la formule des probabilités totales :
    P(A_2) = P(A_1) \times P_{A_1}(A_2) + P(\overline{A_1}) \times P_{\overline{A_1}}(A_2)
    P(A_2) = 0{,}96 \times 0{,}94 + 0{,}04 \times 0{,}35 = 0,9164.

    A.3Calculer P_{A_2}(\overline{A_1}) et interpréter.

    P_{A_2}(\overline{A_1}) = \dfrac{P(\overline{A_1} \cap A_2)}{P(A_2)} = \dfrac{0{,}04 \times 0{,}35}{0{,}9164} \approx 0,0153 (arrondi à 10^{-4}).
    Sachant que le message reçu par le deuxième relai est sans erreur, il y a environ 1,53 % de chances que le message reçu par le premier relai comportait des erreurs.

    B.1.aDéterminer la probabilité que 4 tests soient positifs.

    P(X=4) = \binom{50}{4} \times 0{,}04^{4} \times 0{,}96^{46} \approx 0,09 (arrondi au centième).

    B.1.bDonner la probabilité qu'au moins un test soit positif.

    À la calculatrice, P(X \geq 1) \approx 0,87 (arrondi au centième).

    B.1.cCalculer l'espérance et la variance de X.

    X suit la loi binomiale (50 ; 0{,}04), donc E(X) = 50 \times 0{,}04 = 2 et V(X) = 50 \times 0{,}04 \times 0{,}96 = 1,92.

    B.2.aVérifier que E(M) = 2 et montrer que V(M) = 0,0768.

    M est la moyenne de 25 variables indépendantes de même loi que X : E(M) = E(X) = 2.
    V(M) = \dfrac{V(X)}{25} = \dfrac{1{,}92}{25} = 0,0768.

    B.2.bÀ l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que P(M < 7) > 0,99.

    \begin{aligned}P(M < 7) &= P(-3 < M < 7) \\ &= P(-5 < M - 2 < 5) \\ &= 1 - P(|M-2| \geq 5)\end{aligned}
    D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, pour t=5 : \begin{aligned}P(|M-2| \geq 5) &\leq \dfrac{V(M)}{5^{2}} \\ &= \dfrac{0{,}0768}{25} \\ &= 0{,}003072\end{aligned}
    Donc \begin{aligned}P(M < 7) &\geq 1 - 0{,}003072 \\ &= 0{,}996928\end{aligned} qui est bien supérieur à 0,99.

    C.1Montrer par récurrence que, pour tout n \geq 1, p_{n+1} \leq p_{n}.

    Initialisation : \begin{aligned}p_2 &= 0{,}59 \times p_1 + 0{,}35 \\ &= 0{,}59 \times 0{,}96 + 0{,}35 \\ &= 0{,}9164 \\ &\leq 0{,}96 \\ &= p_1\end{aligned} La propriété est vraie au rang 1.
    Hérédité : supposons p_{n+1} \leq p_n pour un n donné. Comme 0{,}59 > 0 : 0{,}59 p_{n+1} \leq 0{,}59 p_n, donc 0{,}59 p_{n+1} + 0{,}35 \leq 0{,}59 p_n + 0{,}35, soit p_{n+2} \leq p_{n+1} : vraie au rang n+1.
    Conclusion : d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n \geq 1, p_{n+1} \leq p_n.

    C.2Montrer que la suite (p_{n}) est convergente.

    La suite (p_n) est décroissante (question C.1) et minorée par 0 (une probabilité est toujours positive) : elle est donc convergente.

    C.3Déterminer la valeur exacte de sa limite.

    Notons f(x) = 0{,}59x + 0{,}35, fonction continue telle que p_{n+1} = f(p_n). D'après le théorème du point fixe, la limite \ell vérifie f(\ell) = \ell.
    \begin{aligned}0{,}59\ell + 0{,}35 &= \ell \\ &\Leftrightarrow 0{,}35 = 0{,}41\ell \\ &\Leftrightarrow \ell = \dfrac{35}{41}\end{aligned}
    La suite (p_n) converge donc vers \dfrac{35}{41}.

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    Un loueur de bicyclettes propose deux types de bicyclettes : des bicyclettes traditionnelles et des bicyclettes électriques.

    Il incite ses clients à prendre une assurance.

    On dispose des informations suivantes.

    • 60 % des clients ont loué une bicyclette traditionnelle, les autres ont loué une bicyclette électrique.
    • Parmi ceux qui ont loué une bicyclette traditionnelle, 25 % ont pris une assurance.
    • 20 % de l'ensemble des clients ont pris une assurance.

    On choisit un client au hasard et on note les événements :

    T : « le client a loué une bicyclette traditionnelle ».

    A : « le client a pris une assurance ».

    1. Recopier l'arbre pondéré ci-dessous et compléter les pointillés.

      T T A A A A ... ... ... ...
    2. Donner, par simple lecture de l'énoncé, la probabilité de l'événement A.
    3. Montrer que la probabilité que le client ait loué une bicyclette traditionnelle et qu'il ait pris une assurance est égale à 0.15.
    4. En déduire que la probabilité P\big( \overline{T}\cap A \big) est égale à 0.05.
    5. Déterminer la probabilité que le client ait pris une assurance sachant qu'il a loué une bicyclette électrique.

      On donnera le résultat sous la forme d'une fraction irréductible.
    Voir la correction

    1.Recopier et compléter l'arbre pondéré.

    P(T)=0{,}6, P(\overline{T})=0{,}4 ; P_T(A)=0{,}25, P_T(\overline{A})=0{,}75.

    2.Donner, par simple lecture de l'énoncé, la probabilité de l'évènement A.

    20 % des clients ont pris l'assurance : P(A)=0{,}2.

    3.Montrer que la probabilité que le client ait loué une bicyclette traditionnelle et pris une assurance est 0,15.

    P(T\cap A) = P(T)\times P_T(A) = 0{,}6\times0{,}25 = 0,15.

    4.En déduire que P(\overline{T}\cap A) = 0,05.

    D'après la formule des probabilités totales, P(A)=P(T\cap A)+P(\overline{T}\cap A), donc P(\overline{T}\cap A) = 0{,}2-0{,}15 = 0,05.

    5.Déterminer la probabilité que le client ait pris une assurance sachant qu'il a loué une bicyclette électrique.

    P_{\overline{T}}(A) = \dfrac{P(\overline{T}\cap A)}{P(\overline{T})} = \dfrac{0{,}05}{0{,}4} = \dfrac{1}{8}.

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    Cet exercice contient quatre affirmations.\par Pour chaque affirmation, répondre par VRAI ou FAUX, en justifiant la réponse.\par Toute absence de justification ou justification incorrecte ne sera pas prise en compte dans la notation.

    Une enquête est réalisée sur l'équipement informatique des 400 élèves d'un collège.

    Ont une adresse mailN'ont pas d'adresse mailTotal
    Ont un équipement individuel50210260
    N'ont pas d'équipement individuel40100140
    Total90310400

    1. \underline{Affirmation}

      50% des élèves du collège possèdent une adresse mail et un équipement individuel.
    2. \underline{Affirmation}

      Au moins 50% des élèves du collège ne possèdent pas d'adresse mail.
    3. \underline{Affirmation}

      On choisit un élève au hasard dans le collège. La probabilité qu'il ne possède ni adresse mail ni équipement individuel est égale à 25%.
    4. \underline{Affirmation}

      Au moins \dfrac{1}{5} des élèves ayant un équipement individuel possèdent également une adresse mail.
    Voir la correction

    Affirmation 1 : 50 % des élèves du collège possèdent une adresse mail et un équipement individuel. Vrai ou faux ?

    50 élèves sur 400 possèdent les deux : \begin{aligned}\dfrac{50}{400} &= 12{,}5\% \\ &\neq 50\%\end{aligned}
    L'affirmation 1 est FAUSSE.

    Affirmation 2 : au moins 50 % des élèves ne possèdent pas d'adresse mail. Vrai ou faux ?

    310 élèves sur 400 n'ont pas d'adresse mail. Or 310 > 200 (la moitié de 400).
    L'affirmation 2 est VRAIE.

    Affirmation 3 : la probabilité qu'un élève choisi au hasard n'ait ni adresse mail ni équipement individuel est 25 %. Vrai ou faux ?

    100 élèves sur 400 ne possèdent ni l'un ni l'autre : \dfrac{100}{400} = 25\%.
    L'affirmation 3 est VRAIE.

    Affirmation 4 : au moins \dfrac{1}{5} des élèves ayant un équipement individuel possèdent aussi une adresse mail. Vrai ou faux ?

    Parmi les 260 élèves ayant un équipement individuel, 50 ont une adresse mail : \dfrac{50}{260} = \dfrac{5}{26}.
    Comme \dfrac{5}{26} < \dfrac{5}{25} = \dfrac15, cette proportion est inférieure à \dfrac{1}{5}. L'affirmation 4 est FAUSSE.

    Bac Première 2026 : Antilles et Guyane (SPECIFIQUE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Dans un lycée, on peut s'inscrire à deux clubs qui proposent des activités artistiques ou sportives.

    On constate que :

    • 40 % des élèves inscrits aux clubs ont choisi des activités artistiques;
    • parmi les élèves ayant choisi des activités artistiques, 20 % ont aussi choisi des activités sportives;
    • parmi les élèves n'ayant pas choisi des activités artistiques, 40 % ont choisi de faire des activités sportives.

    Parmi l'ensemble des élèves inscrits à ces clubs, on choisit un élève au hasard.

    On note les événements suivants :

    • A : « l'élève choisi est inscrit à une activité artistique »;
    • S : « l'élève choisi est inscrit à une activité sportive »;

    Pour un événement quelconque E, on note \overline{E} l'événement contraire de E, P(E) la probabilité de E et P_F (E) la probabilité de E sachant l'événement F.

    1. Déterminer P_A(S) et P_{\overline{A}} (S).
    2. Recopier et compléter sur votre copie l'arbre de probabilité suivant :

      A A S S S S 0.4 ... ... ... ... ...
    3. Calculer P(A\cap S) et P(\overline{A}\cap S).
    On admet que P(S)=0.32.
    1. Calculer P_S(A).

      Interpréter la réponse.
    2. Les événements A et S sont-ils indépendants ?
    Voir la correction

    1.Déterminer P_A(S) et P_{\overline{A}}(S).

    Parmi les élèves inscrits à une activité artistique, 20 % font aussi du sport : P_A(S)=0{,}2. Parmi ceux n'ayant pas d'activité artistique, 40 % font du sport : P_{\overline{A}}(S)=0{,}4.

    2.Recopier et compléter l'arbre de probabilité.

    P(A)=0{,}4, \begin{aligned}P(\overline{A}) &= 1-0{,}4 \\ &= 0{,}6\end{aligned} \begin{aligned}P_A(\overline{S}) &= 1-0{,}2 \\ &= 0{,}8\end{aligned} \begin{aligned}P_{\overline{A}}(\overline{S}) &= 1-0{,}4 \\ &= 0{,}6\end{aligned}

    3.Calculer P(A\cap S) et P(\overline{A}\cap S).

    P(A\cap S) = P(A)\times P_A(S) = 0{,}4\times0{,}2 = 0,08 (probabilité qu'un élève ait une activité artistique ET fasse du sport).
    P(\overline{A}\cap S) = P(\overline{A})\times P_{\overline{A}}(S) = 0{,}6\times0{,}4 = 0,24 (probabilité qu'un élève n'ait pas d'activité artistique mais fasse du sport).

    4.Calculer P_S(A) et interpréter le résultat (on donne P(S) = 0,32).

    P_S(A) = \dfrac{P(A\cap S)}{P(S)} = \dfrac{0{,}08}{0{,}32} = \dfrac{8}{32} = \dfrac14.
    Parmi les élèves ayant une activité sportive, un quart a également une activité artistique.

    5.Les évènements A et S sont-ils indépendants ?

    \begin{aligned}P(A)\times P(S) &= 0{,}4\times0{,}32 \\ &= 0{,}128\end{aligned} alors que P(A\cap S)=0{,}08.
    Comme P(A\cap S)\neq P(A)\times P(S), les évènements A et S ne sont pas indépendants, on peut aussi le voir en comparant \begin{aligned}P_A(S) &= 0{,}2 \\ &\neq 0{,}4 \\ &= P_{\overline{A}}(S)\end{aligned}

    Bac Première 2026 : Amérique du Nord (SPECIFIQUE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Les 200 adhérents d'une salle de sport ne pratiquent qu'une seule activité parmi les deux activités suivantes : le step et le crossfit. La répartition des adhérents est donnée dans le tableau suivant.

    On choisit un adhérent au hasard parmi les 200 adhérents.

    On considère les évènements suivants :

    • F : « l'adhérent est une femme » ;
    • H : « l'adhérent est un homme » ;
    • S : « l'adhérent pratique le step » ;
    • C : « l'adhérent pratique le crossfit ».
    1. Déterminer la probabilité \text{P}(F) de l'évènement F.
    2. Déterminer la probabilité que l'adhérent soit un homme qui pratique le step.
    3. Déterminer la probabilité de l'évènement F\cap S.
    4. Les évènements F et S sont-ils indépendants ? Justifier la réponse.
    5. On choisit au hasard une femme parmi les adhérents.

      Quelle est la probabilité qu'elle pratique le crossfit ?
    6. Déterminer la probabilité \text{P}_{C}(F).
    Voir la correction

    1.Déterminer la probabilité P(F).

    P(F) = \dfrac{100}{200} = 0,5.

    2.Déterminer la probabilité que l'adhérent soit un homme qui pratique le step.

    P(H\cap S) = \dfrac{20}{200} = 0,1.

    3.Déterminer la probabilité de l'évènement F\cap S.

    P(F\cap S) = \dfrac{60}{200} = 0,3.

    4.Les évènements F et S sont-ils indépendants ? Justifier.

    P(F) = 0{,}5 et \begin{aligned}P_S(F) &= \dfrac{60}{80} \\ &= \dfrac{3}{4} \\ &= 0{,}75\end{aligned}
    Comme P_S(F) \neq P(F), les évènements F et S ne sont pas indépendants.

    5.Quelle est la probabilité qu'une femme choisie au hasard pratique le crossfit ?

    P_F(C) = \dfrac{40}{100} = 0,4.

    6.Déterminer la probabilité P_C(F).

    P_C(F) = \dfrac{40}{120} = \dfrac{1}{3}.

    Bac Première 2026 : Amérique du Nord (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Durant une fête foraine, une urne contient dix boules. Chaque boule est soit verte, soit rouge, indiscernable au toucher.

    Un jeu est proposé aux personnes présentes à la fête foraine. Pour y participer le joueur doit d'abord payer 1 euro.

    Ensuite,

    • le joueur tire une première boule qu'il donne au forain, celui-ci note sa couleur puis remet la boule dans l'urne;
    • le joueur tire une deuxième boule, le forain note la couleur de ce deuxième tirage et remet à nouveau la boule dans l'urne.

    Voici les récompenses qu'il obtient :

    • si le joueur a tiré deux boules rouges, il reçoit 3 euros ;
    • si le joueur a tiré deux boules vertes, il reçoit 1 euro ;
    • sinon il ne reçoit pas d'argent.

    Partie A Dans cette partie, on considère que cette urne contient 1 boule rouge et 9 boules vertes.

    On note :

    • R_{1} l'événement : « La première boule tirée est rouge. »
    • R_{2} l'événement : « La deuxième boule tirée est rouge. »
    1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous représentant la situation.

      R 1 R 2 R 2 R 1 R 2 R 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . .
    2. On note X la variable aléatoire donnant le gain algébrique du joueur, c'est-à-dire la différence entre la somme reçue après les deux tirages et les frais de participation au jeu de 1 euro.
      1. Donner les valeurs prises par la variable aléatoire X.
      2. Montrer que P(X=-1)=\dfrac{18}{100}.
      3. Recopier sur votre feuille et compléter le tableau suivant donnant la loi de probabilité de X :

        k
        P(X=k)
      4. Calculer l'espérance de X. Interpréter le résultat.

    Partie B

    Dans cette partie, on considère que cette urne contient maintenant n boules rouges et 10-n boules vertes où n est un nombre entier naturel avec {0 \leq n \leq 10}.

    On note Y la variable aléatoire donnant le gain algébrique après les deux tirages.

    1. Démontrer que E(Y)=\dfrac{4 n^{2}-20 n}{100}.

      On expliquera la démarche mise en œuvre. Toute démarche, même incomplète, sera prise en compte dans la notation.
    2. Pour combien de boules rouges dans l'urne le jeu est-il équitable entre le joueur et le forain?
    Voir la correction

    A.1Recopier et compléter l'arbre pondéré (urne à 1 boule rouge, 9 vertes, tirage avec remise).

    P(R_1)=\dfrac{1}{10}, P(\overline{R_1})=\dfrac{9}{10} ; P_{R_1}(R_2)=\dfrac{1}{10}, P_{R_1}(\overline{R_2})=\dfrac{9}{10} ; P_{\overline{R_1}}(R_2)=\dfrac{1}{10}, P_{\overline{R_1}}(\overline{R_2})=\dfrac{9}{10} (tirage avec remise : les probabilités sont les mêmes au 2^{\text{e}} tirage).

    A.2.aDonner les valeurs prises par la variable aléatoire X.

    Le joueur paie 1 € puis reçoit 3 € (deux rouges), 1 € (deux vertes) ou 0 € (sinon) : le gain algébrique prend donc les valeurs X=2 (3-1), X=0 (1-1) et X=-1 (0-1).

    A.2.bMontrer que P(X = -1) = \dfrac{18}{100}.

    \{X=-1\} correspond à une boule rouge et une boule verte (dans un ordre ou l'autre) : \begin{aligned}\{X &= -1\} \\ &= (R_1\cap\overline{R_2})\cup(\overline{R_1}\cap R_2)\end{aligned} réunion d'évènements disjoints.
    P(X=-1) = P(R_1\cap\overline{R_2})+P(\overline{R_1}\cap R_2) = \dfrac{1}{10}\times\dfrac{9}{10}+\dfrac{9}{10}\times\dfrac{1}{10} = \dfrac{9}{100}+\dfrac{9}{100} = \dfrac{18}{100}.

    A.2.cRecopier et compléter le tableau de la loi de probabilité de X.

    \begin{aligned}P(X=2) &= P(R_1\cap R_2) \\ &= \dfrac{1}{10}\times\dfrac{1}{10} \\ &= \dfrac{1}{100}\end{aligned} et \begin{aligned}P(X=0) &= P(\overline{R_1}\cap\overline{R_2}) \\ &= \dfrac{9}{10}\times\dfrac{9}{10} \\ &= \dfrac{81}{100}\end{aligned}
    x_k : -1 ; 0 ; 2 : P(X=x_k) : \dfrac{18}{100} ; \dfrac{81}{100} ; \dfrac{1}{100} (vérification : \frac{18}{100}+\frac{81}{100}+\frac{1}{100}=1).

    A.2.dCalculer l'espérance de X et interpréter le résultat.

    E(X) = (-1)\times\dfrac{18}{100}+0\times\dfrac{81}{100}+2\times\dfrac{1}{100} = \dfrac{-18+0+2}{100} = \dfrac{-16}{100} = -0,16.
    Sur un grand nombre de parties, le joueur perd en moyenne 0,16 € (16 centimes) par partie : le jeu est défavorable au joueur.

    B.1Démontrer que E(Y) = (4n^{2} - 20n)/100 (urne à n boules rouges, 10 - n vertes).

    Comme en partie A, Y prend les valeurs -1, 0, 2 : \begin{aligned}P(Y=2) &= \left(\dfrac{n}{10}\right)^{2} \\ &= \dfrac{n^{2}}{100}\end{aligned}
    \begin{aligned}P(Y=-1) &= 2\times\dfrac{n}{10}\times\dfrac{10-n}{10} \\ &= \dfrac{2n(10-n)}{100}\end{aligned} (on ne calcule pas P(Y=0), sans effet sur l'espérance).
    E(Y) = 2\times\dfrac{n^{2}}{100} - 1\times\dfrac{2n(10-n)}{100} = \dfrac{2n^{2}-20n+2n^{2}}{100} = \dfrac{4n^{2}-20n}{100}.

    B.2Pour combien de boules rouges le jeu est-il équitable ?

    Le jeu est équitable lorsque E(Y)=0 : \begin{aligned}\dfrac{4n^{2}-20n}{100} = 0 &\iff 4n(n-5) = 0 \\ &\iff n = 0 \end{aligned} ou n=5.
    n=0 correspond à une urne sans boule rouge (plus vraiment un jeu de hasard) : la situation pertinente est donc n=5 boules rouges (et 5 vertes), pour laquelle le jeu est équitable.

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    Une compagnie aérienne mène une enquête de satisfaction auprès de ses clients. Les deux questions posées lors de cette enquête sont les suivantes :
    « Avez-vous acheté votre billet d'avion en agence de voyage ou par internet ? »
    « Êtes-vous satisfait des services proposés par notre compagnie ? ».

    Les résultats sont donnés dans le tableau suivant :

    Billet acheté par internetBillet acheté en agenceTotal
    Satisfait720180900
    Pas satisfait8020100
    Total8002001 000

    On choisit au hasard un client ayant répondu aux deux questions.

    On considère les deux événements suivants :

    • S : « Le client est satisfait » ;
    • I : « Le client a acheté son billet par internet ».

    1. Calculer la probabilité qu'un client soit satisfait.
    2. Calculer la probabilité de l'événement S\cap I.
      Interpréter le résultat à l'aide d'une phrase.
    3. Calculer \text{P}_{S}(I).
    4. Les deux événements I et S sont-ils indépendants ? Justifier la réponse.
    5. Le service marketing de la compagnie aérienne affirme que 90~% des clients qui ont acheté leur billet en agence sont satisfaits.

      Est-ce le cas ? Justifier la réponse.
    Voir la correction

    1.Calculer la probabilité qu'un client soit satisfait.

    Par équiprobabilité : P(S) = \dfrac{900}{1\,000} = 0,9.

    2.Calculer P(S\cap I) et interpréter.

    P(S\cap I) = \dfrac{720}{1\,000} = 0,72. Il y a 72 % de chances de choisir un client satisfait ET ayant acheté son billet par internet.

    3.Calculer P_S(I).

    P_S(I) = \dfrac{720}{900} = 0,8 (probabilité qu'un client ait acheté son billet par internet, sachant qu'il est satisfait).

    4.Les évènements I et S sont-ils indépendants ? Justifier.

    \begin{aligned}P(I) &= \dfrac{800}{1\,000} \\ &= 0{,}8\end{aligned}
    Comme \begin{aligned}P_S(I) &= 0{,}8 \\ &= P(I)\end{aligned} les évènements I et S sont indépendants (on a bien P(S\cap I)=P(S)\times P(I)).

    5.Le service marketing affirme que 90 % des clients ayant acheté en agence sont satisfaits. Est-ce le cas ?

    \begin{aligned}P_{\overline{I}}(S) &= \dfrac{180}{200} \\ &= 0{,}9 \\ &= 90\%\end{aligned}
    C'est bien le cas : 90 % des clients ayant acheté leur billet en agence sont satisfaits.

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    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est VRAIE ou FAUSSE en justifiant la réponse.

    Toutes les affirmations sont indépendantes.

    1. On considère la suite (u_n) définie sur \mathbb{N} par u_0=5 et u_{n+1}=2u_n+1.

      Affirmation 1 : u_3=47.
    2. Mathétix anime une chaîne vidéo sur le thème des mathématiques.

      Il observe qu'entre deux mois consécutifs, il perd un dixième de ses abonnés mais il en gagne 200.

      On modélise cette évolution par la suite (V_n), avec V_n le nombre d'abonnés le n-ième mois.

      Affirmation 2 : On a : V_{n+1}=1{,}1V_n+200 pour tout entier naturel n.
    3. On considère la suite (w_n) définie sur \mathbb{N} par w_n=\dfrac{n+4}{3}.

      Affirmation 3 : La suite (w_n) est une suite arithmétique de premier terme 4 et de raison \dfrac{1}{3}.
    4. On interroge 200 élèves sur leur moyen de transport pour venir au lycée.
      FillesGarçonsTotal
      Bus90150
      Autre153550
      Total10595200
      On utilisera ce tableau pour les affirmations 4 \underline{et} 5.

      On choisit un élève au hasard.

      Affirmation 4 : La probabilité qu'il se rende au lycée en bus est de \dfrac{3}{4}.

      Affirmation 5 : Sachant que l'élève a pris le bus, la probabilité que ce soit un garçon est de 0{,}6.
    Voir la correction

    Affirmation 1 : u_{3} = 47, avec u_{0} = 5 et u_{n+1} = 2u_{n} + 1. Vrai ou faux ?

    \begin{aligned}u_1 &= 2\times5+1 \\ &= 11\end{aligned} \begin{aligned}u_2 &= 2\times11+1 \\ &= 23\end{aligned} \begin{aligned}u_3 &= 2\times23+1 \\ &= 47\end{aligned}
    L'affirmation 1 est VRAIE.

    Affirmation 2 : V_{n+1} = 1,1V_{n} + 200 modélise une perte d'un dixième d'abonnés puis un gain de 200. Vrai ou faux ?

    Perdre un dixième des abonnés revient à en conserver les neuf dixièmes, soit multiplier par 1-\frac{1}{10}=0{,}9, puis ajouter 200 : V_{n+1}=0{,}9V_n+200.
    La formule proposée (1{,}1V_n+200) correspondrait à une hausse de 10 %, pas à une perte d'un dixième.
    L'affirmation 2 est FAUSSE.

    Affirmation 3 : w_{n} = (n + 4)/3 est arithmétique de premier terme 4 et de raison \dfrac{1}{3}. Vrai ou faux ?

    \begin{aligned}w_0 &= \dfrac{0+4}{3} \\ &= \dfrac43 \\ &\neq 4\end{aligned}
    L'affirmation 3 est FAUSSE (le premier terme est \frac43, pas 4).

    Affirmation 4 : la probabilité qu'un élève se rende au lycée en bus est \dfrac{3}{4}. Vrai ou faux ?

    \begin{aligned}P(\text{Bus}) &= \dfrac{150}{200} \\ &= \dfrac34\end{aligned}
    L'affirmation 4 est VRAIE.

    Affirmation 5 : sachant que l'élève a pris le bus, la probabilité que ce soit un garçon est 0,6. Vrai ou faux ?

    Parmi les 150 élèves prenant le bus, 90 sont des filles, donc 150-90=60 sont des garçons.
    \begin{aligned}P_{\text{Bus}}(\text{Garçon}) &= \dfrac{60}{150} \\ &= 0{,}4 \\ &\neq 0{,}6\end{aligned}
    L'affirmation 5 est FAUSSE.

    Lors d'une promotion, une agence de voyage propose un tirage au sort permettant de gagner une journée de vacances.

    Chaque client fait tourner la roue ci-contre, partagée en 8 secteurs de même mesure.

    Dans cet exemple le client gagne une journée de vacances à la campagne.

    Mer Mer Mer Montagne Montagne Ville Ville Campagne

    L'agence présente les résultats des tirages au sort, effectués sur une semaine, dans le diagramme ci-dessous.

    1. Indiquer le nombre de fois où la roue s'est arrêtée sur un secteur « Ville ».
    2. Montrer que le nombre total de tirages au sort effectués cette semaine-là est 200.
    3. Calculer la fréquence d'apparition du secteur « Montagne ».

    On fait tourner la roue.

    1. À l'aide des informations sur la roue, calculer la probabilité de s'arrêter sur « Montagne ».
    2. Elsa participe au tirage au sort. En examinant la roue elle pense qu'elle a plus de chance de gagner une journée à la montagne qu'à la ville. Indiquer si elle a raison ou tort. Justifier la réponse.
    Voir la correction

    1.Une famille part au Mont-Dore depuis Angoulême, en suivant un trajet en pointillés sur une carte mesurant 5,9 cm + 5 cm + 6 cm. Calculer la distance totale sur la carte, en cm.

    5{,}9+5+6 = 16,9 cm.

    2.L'échelle indique que 2 cm sur la carte représentent 3 000 000 cm en réalité, soit 15 km par cm. Calculer la distance réelle du trajet.

    16{,}9\times15 = 253,5 km.

    3.aEn tenant compte du trajet complet (800 km), un graphique donne la consommation de carburant en fonction de la distance parcourue. Est-elle proportionnelle à la distance ?

    Le graphique est une droite passant par l'origine : oui, la consommation est proportionnelle à la distance parcourue.

    3.bQuelle est la consommation pour 800 km parcourus (lecture graphique) ?

    La lecture graphique donne 40 litres pour 800 km.

    3.cLa voiture consomme 5 L/100 km et le réservoir contient 35 L. Faudra-t-il refaire le plein pour parcourir les 800 km ?

    35 = 7\times5 : avec un réservoir plein, la voiture peut parcourir 7\times100= 700 km.
    Comme 800>700, il faudra refaire le plein en cours de trajet pour parcourir les 800 km.

    Dans cet exercice, les cinq situations sont indépendantes. Il est rappelé que chaque réponse doit être justifiée sauf indication contraire.

    • Situation 1

      Dans une urne de 40 boules indiscernables au toucher, 5 sont rouges, 20 sont vertes et 15 sont blanches. L'expérience consiste à tirer au hasard une boule de l'urne et à noter sa couleur.

      Calculer la probabilité d'obtenir une boule verte.
    • Situation 2

      Décomposer en produit de facteurs premiers le nombre 1050.

      Aucune justification n'est attendue.
    • Situation 3

      Un article coûte 25 €. Calculer son prix après une augmentation de 14 %.
    • Situation 4

      Lepolygone2estunagrandissementdupolygone1.Lecoefficientdecetagrandissementest2 , 5.L’airedupolygone1estégaleà7 , 5cm 2 .Calculerl’airedupolygone2. Lafigureci-dessousn’estpasàl’échelle . Polygone2Polygone1
    • Situation 5

      Dans une classe de 3e on note la répartition des tailles des élèves dans le tableau suivant:

      Taille (en cm)152157160162165170174180
      Effectif24252465


      1. Quelle est la moyenne des tailles des élèves de cette classe ?
      2. Quelle est la médiane des tailles des élèves de cette classe ?
    Voir la correction

    Situation 1. Une urne contient 40 boules (5 rouges, 20 vertes, 15 blanches). Calculer la probabilité d'obtenir une boule verte en tirant au hasard.

    Il y a 20 boules vertes sur 40 : la probabilité est \begin{aligned}\dfrac{20}{40} &= \dfrac12 \\ &= 0{,}5\end{aligned}

    Situation 2. Décomposer 1 050 en produit de facteurs premiers.

    \begin{aligned}1\,050 &= 105\times10 \\ &= 5\times21\times2\times5 \\ &= 5\times3\times7\times2\times5 \\ &= 2\times3\times5^2\times7\end{aligned}

    Situation 3. Un article coûte 25 €. Calculer son prix après une augmentation de 14 %.

    Augmenter de 14 %, c'est multiplier par 1+\dfrac{14}{100} = 1{,}14.
    25\times1{,}14 = 28{,}50 € : le nouveau prix est 28,50 €.

    Situation 4. Le polygone 2 est un agrandissement du polygone 1, de coefficient 2,5. L'aire du polygone 1 est 7,5 cm^{2}. Calculer l'aire du polygone 2.

    Si les longueurs sont multipliées par k, les aires le sont par k^2, ici 2{,}5^2 = 6{,}25.
    L'aire du polygone 2 est donc 7{,}5\times6{,}25 = 46,875 cm^{2}.

    Situation 5.1 Une classe de 3e a des tailles réparties ainsi : 152 cm (\times2), 157 (\times4), 160 (\times2), 162 (\times5), 165 (\times2), 170 (\times4), 174 (\times6), 180 (\times5). Calculer la moyenne des tailles.

    \overline{t} = \dfrac{2\times152+4\times157+2\times160+5\times162+2\times165+4\times170+6\times174+5\times180}{2+4+2+5+2+4+6+5} = \dfrac{5\,016}{30} = 167,2 cm.

    Situation 5.2 Quelle est la médiane des tailles de cette classe ?

    Il y a 30 élèves : dans l'ordre croissant, la 15e taille est 165 cm et la 16e est 170 cm. Toute valeur entre 165 cm et 170 cm peut être prise comme médiane de cette série.

    Dans cet exercice, aucune justification n'est attendue

    Partie 1 : les motifs

    Script1 Script2 Script3 définir Motif1 styloenpositiond’écriture avancerde 30 pas tourner de 120 degrés répéter 3 fois releverlestylo définir Motif2 styloenpositiond’écriture avancerde 30 pas tourner de 60 degrés répéter 6 fois releverlestylo définir Motif3 styloenpositiond’écriture avancerde 30 pas Partieduscripteffacée (voirquestion2) répéter 2 fois releverlestylo

    \psellipse[fillstyle=solid,fillcolor=lightgray,linecolor=lightgray](-0.5,0)(1.6,0.8) \psellipse[fillstyle=solid,fillcolor=lightgray,linecolor=lightgray](0.5,0)(1.6,0.8)

    Partie du
    script effacée
    (voir question 2)

    1. Les scripts 1 et 2 permettent chacun d'obtenir un des dessins ci-dessous. Associer chacun des scripts à son dessin.

      Dessin1 Dessin2
    2. Le script 3 permet d'obtenir le losange ci-contre.

      La partie du script effacée contient les 3 instructions A, B et C ci-dessous.

      Sur votre copie, recopier dans le bon ordre les instructions cachées.

      Chaque instruction ne doit être utilisée qu'une seule fois.

      Départ 30pas 30pas 60ˇr120ˇr

      InstructionA InstructionB InstructionC tourner de 60 degrés tourner de 120 degrés avancerde 30 pas

    Partie 2 : le script principal

    Quand estcliqué alleràx: -200 y: 0 effacertout s’orienterà 90 mettre Motif ànombrealéatoireentre 1 et 3 Motif3 avancerde 60 pas répéter 6 fois dire Voiciledessin! dire Perdu! si Motif = 3 alors sinon Rappels nombrealéatoireentre 1 et 3 donneunnombreentierauhasardparmi1;2et3. s’orienterà 90 orientelelutinhorizontalementversladroite.

    1. Quelles sont les coordonnées du point de départ du lutin ?
    2. Parmi les 5 captures d'écran proposées ci-dessous, seules deux sont possibles. Lesquelles?

      \small

      Captured’écrann ° 1 Voiciledessin! Captured’écrann ° 2 Voiciledessin! Captured’écrann ° 3 Perdu! Captured’écrann ° 4 Voiciledessin! Captured’écrann ° 5 Voiciledessin!
    3. On clique sur le drapeau vert, et on observe le message affiché.

      Quelle est la probabilité que le message affiché soit « Voici le dessin! » ?
    4. On lance de nouveau le programme 100 fois et on regroupe les résultats obtenus dans le tableau suivant:

      Message du lutin« Voici le dessin! »« Perdu! »
      Effectif4060


      1. Calculer la fréquence de l'affichage « Voici le dessin! ».
      2. Pourquoi ce résultat est-il différent de celui obtenu à la question 5 ?
    Voir la correction

    1.Trois scripts Scratch tracent des motifs répétés (Motif 1 : répéter 3\times avancer 30/tourner 120^{\circ} ; Motif 2 : répéter 6\times avancer 30/tourner 60^{\circ}). Associer les scripts 1 et 2 à un hexagone et un triangle équilatéral.

    Le script 1 (angles de 120^{\circ}, 3 répétitions) trace un triangle équilatéral, et le script 2 (angles de 60^{\circ}, 6 répétitions) trace un hexagone régulier.

    2.Le script 3 (répéter 2 fois une partie effacée) dessine un losange. La partie effacée contient dans le désordre : « tourner de 60^{\circ} », « tourner de 120^{\circ} », « avancer de 30 pas ». Remettre ces instructions dans l'ordre.

    Dans l'ordre : tourner de 120^{\circ}, puis avancer de 30 pas, puis tourner de 60^{\circ} (ce triplet, répété deux fois, referme bien le losange).

    3.Un script principal place le lutin en (-200 ; 0) puis l'oriente à 90^{\circ}. Quelles sont les coordonnées du point de départ du lutin ?

    Les coordonnées du point de départ sont (-200 ; 0).

    4.Le script tire un nombre aléatoire entre 1 et 3 ; s'il vaut 3, il trace 6 losanges espacés de 60 pas et affiche « Voici le dessin ! », sinon il affiche « Perdu ! ». Parmi 5 captures d'écran proposées, lesquelles sont possibles ?

    Si le nombre aléatoire tiré est 3, le script dessine 6 losanges espacés de 60 pas et affiche « Voici le dessin ! ».
    Si le nombre tiré est 1 ou 2, le script affiche directement « Perdu ! », sans dessiner de losange.

    5.On clique sur le drapeau vert. Quelle est la probabilité que le message affiché soit « Voici le dessin ! » ?

    Il y a 1 chance sur 3 d'obtenir le nombre 3 : la probabilité est \dfrac13 \approx 33,3 %.

    6.aOn relance le programme 100 fois : « Voici le dessin ! » apparaît 40 fois, « Perdu ! » 60 fois. Calculer la fréquence d'apparition de « Voici le dessin ! ».

    La fréquence observée est \dfrac{40}{100} = 0{,}4, soit 40 %.

    6.bPourquoi ce résultat est-il différent de celui de la question 5 ?

    La question 5 donne la probabilité théorique (\dfrac13 \approx 33{,}3\%), valable pour un très grand nombre de répétitions ; la fréquence observée sur seulement 100 essais (40 %) fluctue naturellement autour de cette valeur théorique sans lui être exactement égale.

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiple ({ QCM}). Aucune justification n'est demandée. Pour chaque question, quatre propositions ({ A, B, C} et { D}) sont données.
    Une seule est exacte. Recopier sur la copie le numéro de la question, ainsi que la lettre de la réponse.

    Question 1

    Dans une urne, on dispose de 4 boules bleues, 6 boules violettes, 7 boules rouges, 3 boules jaunes, toutes indiscernables au toucher. On tire une boule au hasard.

    Quelle est la probabilité d'obtenir une boule violette ?

    Proposition AProposition BProposition CProposition D
    \dfrac{6}{14}\dfrac{1}{4}\dfrac{3}{10}\dfrac{14}{20}\rule[-11pt]{0pt}{30pt}

    Question 2

    Calculer 70 % d'une quantité revient à multiplier cette quantité par :

    Proposition AProposition BProposition CProposition D
    0,300,701,701,30

    Question 3

    On considère la série suivante composée des 5 valeurs : 7 ; 18 ; 12 ; 13 ; 15.

    Proposition AProposition BProposition CProposition D
    L'étendue de cette série est 8La médiane de cette série est 12La moyenne de cette série est 53La moyenne de cette série est 13

    Question 4

    Une fonction affine f a pour représentation
    graphique la courbe \mathcal{C}_f ci-contre.

    L'expression de la fonction f est:

    Proposition Af(x) = 2x+4
    Proposition Bf(x) = 4x- 2
    Proposition Cf(x) = -2x +4
    Proposition Df(x) = -4x+ 2

    123123 C f

    Voir la correction

    Question 1. Une urne contient 4 boules bleues, 6 violettes, 7 rouges, 3 jaunes, indiscernables au toucher. Quelle est la probabilité d'obtenir une boule violette en tirant au hasard ?

    Il y a 4+6+7+3=20 boules en tout, situation d'équiprobabilité : P = \dfrac{\text{issues favorables}}{\text{issues possibles}}.
    Il y a 6 boules violettes sur 20 : \begin{aligned}P &= \dfrac{6}{20} \\ &= \dfrac{3}{10}\end{aligned} Réponse : \dfrac{3}{10}.

    Question 2. Calculer 70 % d'une quantité revient à multiplier cette quantité par :

    Prendre 70 % d'une quantité revient à multiplier par le coefficient \dfrac{70}{100} = 0{,}70. Réponse : 0,70.
    Les autres propositions correspondent à des erreurs classiques : 0{,}30 = 1-0{,}7 (coefficient d'une baisse de 70 %), 1{,}70 = 1+0{,}7 (hausse de 70 %), 1{,}30 = 1+0{,}3 (hausse de 30 %).

    Question 3. On considère la série 7 ; 18 ; 12 ; 13 ; 15. Quelle affirmation est vraie parmi : étendue = 8, médiane = 12, moyenne = 53, moyenne = 13 ?

    La moyenne vaut \begin{aligned}\dfrac{7+18+12+13+15}{5} &= \dfrac{65}{5} \\ &= 13\end{aligned} Réponse : la moyenne de cette série est 13.
    Les autres propositions sont fausses : l'étendue vaut 18-7=11 (et non 8, en oubliant de ranger la série avant de soustraire) ; la médiane, une fois la série rangée (7 ; 12 ; 13 ; 15 ; 18), vaut 13 (et non 12) ; la « moyenne » 53 vient d'un calcul sans les parenthèses (7+18+12+13+15\div5=53, faux).

    Question 4. Une fonction affine f a pour représentation une droite passant par (0 ; 4) et (1 ; 2). Quelle est l'expression de f parmi : 2x+4, 4x-2, -2x+4, -4x+2 ?

    La droite coupe l'axe des ordonnées en (0~;~4), donc l'ordonnée à l'origine est b=4.
    En passant de (0~;~4) à (1~;~2), l'ordonnée diminue de 2 quand l'abscisse augmente de 1 : le coefficient directeur est a=-2.
    Réponse : f(x) = -2x+4.

    On dispose d'une urne A contenant 6 boules numérotées : 7 ; 10 ; 12 ; 15 ; 24 ; 30

    et d'une urne B contenant 9 boules numérotées : 2 ; 5 ; 6 ; 8 ; 17 ; 18 ; 21 ; 22 ; 25.

    Les boules sont indiscernables au toucher.

    1. On tire une boule dans l'urne A, quelle est la probabilité d'obtenir un nombre pair ?
    2. On tire une boule dans l'urne B, justifier que la probabilité d'obtenir un nombre premier est de \dfrac{1}{3}.
    3. Quelle urne contient le plus grand nombre de boules dont le numéro est un multiple de 6?
    4. On tire une boule au hasard dans l'une des urnes. Démontrer que la probabilité d'obtenir un nombre supérieur ou égal à 20 est la même quelle que soit l'urne choisie.
    5. En repartant avec la composition initiale des urnes A et B on décide d'ajouter une boule numérotée 50 dans chacune d'entre elles. Dans ces conditions, la probabilité d'obtenir un résultat supérieur ou égal à 20 est-t-elle toujours égale quelle que soit l'urne choisie?
    Voir la correction

    1.Une urne A contient 6 boules numérotées 7 ; 10 ; 12 ; 15 ; 24 ; 30, une urne B en contient 9 numérotées 2 ; 5 ; 6 ; 8 ; 17 ; 18 ; 21 ; 22 ; 25. On tire une boule dans l'urne A : quelle est la probabilité d'obtenir un nombre pair ?

    Il y a 4 nombres pairs (10, 12, 24, 30) sur 6 : la probabilité est \dfrac46 = \dfrac23.

    2.On tire une boule dans l'urne B : justifier que la probabilité d'obtenir un nombre premier est \dfrac{1}{3}.

    Les nombres premiers de l'urne B sont 2, 5, 17 : 3 boules sur 9, soit une probabilité de \dfrac39 = \dfrac13.

    3.Quelle urne contient le plus grand nombre de boules dont le numéro est un multiple de 6 ?

    Dans l'urne A : 12=6\times2, 24=6\times4, 30=6\times5 sont multiples de 6, soit 3 boules.
    Dans l'urne B : 6=6\times1, 18=6\times3, soit 2 boules. C'est l'urne A qui en contient le plus.

    4.On tire une boule au hasard dans l'une des urnes. Démontrer que la probabilité d'obtenir un nombre supérieur ou égal à 20 est la même quelle que soit l'urne choisie.

    Dans l'urne A, 2 nombres sur 6 sont \geqslant20 (24, 30) : probabilité \dfrac26 = \dfrac13.
    Dans l'urne B, 3 nombres sur 9 sont \geqslant20 (21, 22, 25) : probabilité \dfrac39 = \dfrac13. Les deux probabilités sont égales.

    5.On ajoute une boule numérotée 50 dans chaque urne (repartant de la composition initiale). La probabilité d'obtenir un nombre supérieur ou égal à 20 est-elle toujours la même quelle que soit l'urne ?

    Dans l'urne A (7 boules), les nombres \geqslant20 sont 24, 30, 50 : probabilité \dfrac37 \approx 0{,}43.
    Dans l'urne B (10 boules), les nombres \geqslant20 sont 21, 22, 25, 50 : probabilité \dfrac{4}{10} = 0{,}4.
    0{,}43\neq0{,}4 : les probabilités ne sont plus égales.

    Bac Terminale 2025 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour accéder au réseau privé d'une entreprise depuis l'extérieur, les connexions des employés transitent aléatoirement via trois serveurs distants différents, notés A, B et C. Ces serveurs ont des caractéristiques techniques différentes et les connexions se répartissent de la manière suivante :

    • 25 % des connexions transitent via le serveur A;
    • 15 % des connexions transitent via le serveur B;
    • le reste des connexions s'effectue via le serveur C.

    Les connexions à distance sont parfois instables et, lors du fonctionnement normal des serveurs, les utilisateurs peuvent subir des déconnexions pour différentes raisons (saturation des serveurs, débit internet insuffisant, attaques malveillantes, mises à jour de logiciels, etc.).

    On dira qu'une connexion est stable si l'utilisateur ne subit pas de déconnexion après son identification aux serveurs. L'équipe de maintenance informatique a observé statistiquement que, dans le cadre d'un fonctionnement habituel des serveurs :

    • 90 % des connexions via le serveur A sont stables;
    • 80 % des connexions via le serveur B sont stables;
    • 85 % des connexions via le serveur C sont stables.

    Les parties A et B sont indépendantes l'une de l'autre et peuvent être traitées séparément.

    Partie A

    On s'intéresse au hasard à l'état d'une connexion effectuée par un employé de l'entreprise. On considère les évènements suivants :

    • A : « La connexion s'est effectuée via le serveur A »;
    • B : « La connexion s'est effectuée via le serveur B »;
    • C : « La connexion s'est effectuée via le serveur C »;
    • S : « La connexion est stable ».

    On note \overline{S} l'évènement contraire de l'évènement S.

    1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous modélisant la situation de l'énoncé.

      A.P.M.E.P. ;[ n o e u d ]( R a ) a t ( , (0 . 5) )A;[ f e u i l l e ]( R a a ) a t ( , (0) )S;[ f e u i l l e ]( R a b ) a t ( , (1) ) S B S S C S S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
    2. Démontrer que la probabilité que la connexion soit stable et passe par le serveur B est égale à 0,12.
    3. Calculer la probabilité P\left(C \cap \overline{S}\right) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
    4. Démontrer que la probabilité de l'évènement S est P(S) = 0,855.
    5. On suppose désormais que la connexion est stable.

      Calculer la probabilité que la connexion ait eu lieu depuis le serveur B.

      On donnera la valeur arrondie au millième.

    Partie B

    D'après la partie A, la probabilité qu'une connexion soit instable est égale à 0,145.

    1. Dans le but de détecter les dysfonctionnements de serveurs, on étudie un échantillon de 50 connexions au réseau, ces connexions étant choisies au hasard. On suppose que le nombre de connexions est suffisamment important pour que ce choix puisse être assimilé à un tirage avec remise.

      On désigne par X la variable aléatoire égale au nombre de connexions instables au réseau de l'entreprise, dans cet échantillon de 50 connexions.

      1. On admet que la variable aléatoire X suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
      2. Donner la probabilité qu'au plus huit connexions soient instables. On donnera la valeur arrondie au millième.
    2. Dans cette question, on constitue désormais un échantillon de n connexions, toujours dans les mêmes conditions, où n désigne un entier naturel strictement positif. On note X_{n} la variable aléatoire égale aux nombres de connexions instables et on admet que X_{n} suit une loi binomiale de paramètres n et 0,145.
      1. Donner l'expression en fonction de n de la probabilité p_{n} qu'au moins une connexion de cet échantillon soit instable.
      2. Déterminer, en justifiant, la plus petite valeur de l'entier naturel n telle que la probabilité p_{n} est supérieure ou égale à 0,99.
    3. On s'intéresse à la variable aléatoire F_{n} égale à la fréquence de connexions instables dans un échantillon de n connexions, où n désigne un entier naturel strictement positif.

      On a donc F_{n}=\dfrac{X_{n}}{n}, où X_{n} est la variable aléatoire définie à la question 2.
      1. Calculer l'espérance E\left(F_{n}\right).

        On admet que V\left(F_{n}\right)=\dfrac{0,123975}{n}.
      2. Vérifier que : P\left(\left|F_{n}-0,145\right| \geqslant 0,1\right) \leqslant \dfrac{12,5}{n}
      3. Un responsable de l'entreprise étudie un échantillon de 1000 connexions et constate que pour cet échantillon F_{1000}=0,3. II soupçonne un dysfonctionnement des serveurs. A-t-il raison ?
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Les connexions se répartissent : 25 % via A, 15 % via B, le reste via C ; 90 % des connexions via A sont stables, 80 % via B, 85 % via C. Compléter l'arbre pondéré.

    Le reste des connexions transite via C, soit 1-0{,}25-0{,}15=0{,}6, donc P(C)=0{,}6.
    Sur la première branche : P(A)=0{,}25, P(B)=0{,}15, P(C)=0{,}6.
    Sur les branches suivantes : P_A(S)=0{,}9 et P_A(\overline{S})=0{,}1 ; P_B(S)=0{,}8 et P_B(\overline{S})=0{,}2 ; P_C(S)=0{,}85 et P_C(\overline{S})=0{,}15.

    PartieA ; 2. Démontrer que la probabilité que la connexion soit stable et passe par le serveur B est égale à 0,12.

    \begin{aligned}P(S\cap B) &= P(B)\times P_B(S) \\ &= 0{,}15\times0{,}8 \\ &= 0{,}12\end{aligned}

    PartieA ; 3. Calculer P(C \cap \overline{S}) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

    \begin{aligned}P(C\cap\overline{S}) &= P(C)\times P_C(\overline{S}) \\ &= 0{,}6\times0{,}15 \\ &= 0{,}09\end{aligned}
    Cela signifie que 9 % des connexions de l'entreprise transitent via le serveur C et sont instables.

    PartieA ; 4. Démontrer que la probabilité de l'évènement S est P(S) = 0,855.

    Les évènements A, B et C forment une partition de l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales :
    \begin{aligned}P(S) &= P(A)\times P_A(S) + P(B)\times P_B(S) + P(C)\times P_C(S) \\ &= 0{,}25\times0{,}9+0{,}15\times0{,}8+0{,}6\times0{,}85 \\ &= 0{,}225+0{,}12+0{,}51 \\ &= 0{,}855\end{aligned}

    PartieA ; 5. Sachant que la connexion est stable, calculer la probabilité qu'elle ait eu lieu via le serveur B (arrondie au millième).

    P_S(B) = \dfrac{P(S\cap B)}{P(S)} = \dfrac{0{,}12}{0{,}855} \approx 0,140 (au millième).

    PartieB ; 1.a On étudie un échantillon de 50 connexions choisies au hasard (assimilable à un tirage avec remise). On admet que le nombre X de connexions instables suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.

    Chaque connexion est une épreuve à deux issues : « instable », de probabilité \begin{aligned}p &= P(\overline{S}) \\ &= 1-0{,}855 \\ &= 0{,}145\end{aligned} répétée n=50 fois de façon indépendante.
    X suit donc la loi binomiale de paramètres n=50 et p=0{,}145.

    PartieB ; 1.b Donner la probabilité qu'au plus huit connexions soient instables (arrondie au millième).

    À la calculatrice, P(X\leqslant8) \approx 0,704 (au millième).

    PartieB ; 2.a On constitue un échantillon de n connexions ; X_n suit la loi binomiale de paramètres n et 0,145. Donner l'expression, en fonction de n, de la probabilité p_n qu'au moins une connexion soit instable.

    « Au moins une connexion instable » est l'évènement contraire de « aucune connexion instable », c'est-à-dire \{X_n=0\}.
    \begin{aligned}P(X_n=0) &= \binom{n}{0}\times0{,}145^{0}\times0{,}855^{n} \\ &= 0{,}855^{n}\end{aligned} donc p_n = 1-0{,}855^{n}.

    PartieB ; 2.b Déterminer, en justifiant, la plus petite valeur de l'entier naturel n telle que p_n \geqslant 0,99.

    \begin{aligned}p_n \geqslant 0{,}99 &\iff 1-0{,}855^{n} \geqslant 0{,}99 \\ &\iff 0{,}855^{n} \leqslant 0{,}01 \end{aligned}
    En passant au logarithme népérien (croissant) : n\ln(0{,}855)\leqslant\ln(0{,}01), et comme \ln(0{,}855)<0, cela équivaut à n\geqslant\dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}855)}.
    Or \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}855)} \approx 29{,}4, donc c'est à partir de n= 30 que p_n\geqslant0{,}99.

    PartieB ; 3.a On note F_n = X_n/n la fréquence de connexions instables dans un échantillon de n connexions. Calculer l'espérance E(F_n), sachant que V(F_n)=0,123975/n.

    \begin{aligned}E(X_n) &= np \\ &= 0{,}145n\end{aligned} et par linéarité de l'espérance, E(F_n) = \dfrac{1}{n}E(X_n) = \dfrac{1}{n}\times0{,}145n = 0,145.

    PartieB ; 3.b Vérifier que P(|F_n - 0,145| \geqslant 0,1) \leqslant 12,5/n.

    D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev appliquée à F_n avec une précision t=0{,}1 :
    P(|F_n-E(F_n)|\geqslant t) \leqslant \dfrac{V(F_n)}{t^{2}}, donc \begin{aligned}P(|F_n-0{,}145|\geqslant0{,}1) &\leqslant \dfrac{0{,}123975/n}{0{,}01} \\ &= \dfrac{12{,}3975}{n}\end{aligned}
    Comme 12{,}3975<12{,}5, on a bien P(|F_n-0{,}145|\geqslant0{,}1) \leqslant \dfrac{12{,}5}{n}.

    PartieB ; 3.c Un responsable étudie un échantillon de 1 000 connexions et constate F_{1000}=0,3. Doit-il soupçonner un dysfonctionnement des serveurs ?

    \begin{aligned}|0{,}3-0{,}145| &= 0{,}155 \\ &\geqslant 0{,}1\end{aligned} Cette observation réalise l'évènement \{|F_{1\,000}-0{,}145|\geqslant0{,}1\}.
    D'après la question précédente, cet évènement a une probabilité inférieure ou égale à \dfrac{12{,}5}{1\,000}=0{,}0125 sous un fonctionnement normal : un tel écart est donc très peu probable si les serveurs fonctionnent normalement.
    Le responsable a raison de soupçonner un dysfonctionnement.

    Bac Terminale 2025 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Au basket-ball, il est possible de marquer des paniers rapportant un point, deux points ou trois points.

    Les parties A et B sont indépendantes.

    Partie A

    L'entraineur d'une équipe de basket décide d'étudier les statistiques de réussite des lancers de ses joueurs. Il constate qu'à l'entrainement, lorsque Victor tente un panier à trois points, il le réussit avec une probabilité de 0,32.

    Lors d'un entrainement, Victor effectue une série de 15 lancers à trois points. On suppose que ces lancers sont indépendants.

    On note N la variable aléatoire qui donne le nombre de paniers marqués.

    Les résultats des probabilités demandées seront, si nécessaire, arrondis au millième.

    1. On admet que la variable aléatoire N suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité que Victor réussisse exactement 4 paniers lors de cette série.
    3. Déterminer la probabilité que Victor réussisse au plus 6 paniers lors de cette série.
    4. Déterminer l'espérance de la variable aléatoire N.
    5. On note T la variable aléatoire qui donne le nombre de points marqués après cette série de lancers.
      1. Exprimer T en fonction de N.
      2. En déduire l'espérance de la variable aléatoire T. Donner une interprétation de cette valeur dans le contexte de l'exercice.
      3. Calculer P(12 \leqslant T \leqslant 18).

    Partie B

    On note X la variable aléatoire donnant le nombre de points marqués par Victor lors d'un match.

    On admet que l'espérance E(X) = 22 et la variance V(X) = 65.

    Victor joue n matchs, où n est un nombre entier strictement positif.

    On note X_{1}, X_{2}, ..., X_{n} les variables aléatoires donnant le nombre de points marqués au cours des 1<sup>er</sup>,\quad 2<sup>e</sup>,\quad ..., n-ième matchs. On admet que les variables aléatoires X_{1},\quad X_{2},\quad ...,\quad X_{n} sont indépendantes et suivent la même loi que celle de X.

    On pose \quad M_{n}=\dfrac{X_{1} + X_{2} + ... + X_{n}}{n}.

    1. Dans cette question, on prend n = 50.

      1. Que représente la variable aléatoire M_{50} ?
      2. Déterminer l'espérance et la variance de M_{50}.
      3. Démontrer que P\left(\left|M_{50}-22\right| \geqslant 3\right) \leqslant \dfrac{13}{90}.
      4. En déduire que la probabilité de l'évènement « 19<M_{50}<25 » est strictement supérieure à 0,85.
    2. Indiquer, en justifiant, si l'affirmation suivante est vraie ou fausse :

      « Il n'existe aucun entier naturel n tel que P\big(\left|M_{n}-22\right| \geqslant 3\big)< 0,01 ».
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Victor réussit un panier à trois points avec une probabilité de 0,32. Il tente 15 lancers indépendants. On note N le nombre de paniers marqués. On admet que N suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.

    L'épreuve est répétée 15 fois de façon indépendante, avec une probabilité de succès de 0{,}32 à chaque lancer : N suit la loi binomiale \mathcal{B}(15~;~0{,}32).

    PartieA ; 2. Calculer la probabilité que Victor réussisse exactement 4 paniers.

    P(N=4) = \dbinom{15}{4}\times0{,}32^{4}\times0{,}68^{11} \approx 0,206 (au millième).

    PartieA ; 3. Déterminer la probabilité que Victor réussisse au plus 6 paniers.

    À la calculatrice, P(N\leqslant6) \approx 0,828.

    PartieA ; 4. Déterminer l'espérance de N.

    \begin{aligned}E(N) &= n\times p \\ &= 15\times0{,}32 \\ &= 4{,}8\end{aligned} En moyenne, sur une série de 15 lancers, Victor marque 4,8 paniers.

    PartieA ; 5.a On note T le nombre de points marqués. Exprimer T en fonction de N.

    Chaque panier réussi rapporte 3 points : T=3N.

    PartieA ; 5.b En déduire l'espérance de T et interpréter cette valeur.

    Par linéarité de l'espérance, \begin{aligned}E(T) &= E(3N) \\ &= 3E(N) \\ &= 3\times4{,}8 \\ &= 14{,}4\end{aligned} En moyenne, Victor marque 14,4 points par série de 15 lancers à trois points.

    PartieA ; 5.c Calculer P(12 \leq T \leq 18).

    \begin{aligned}P(12\leqslant T\leqslant18) &= P(12\leqslant3N\leqslant18) \\ &= P(4\leqslant N\leqslant6)\end{aligned}
    P(4\leqslant N\leqslant6) = P(N=4)+P(N=5)+P(N=6) \approx 0{,}206+0{,}213+0{,}167 \approx 0,586.

    PartieB ; 1.a On note X les points marqués par Victor lors d'un match, avec E(X) = 22 et V(X) = 65. Victor joue n = 50 matchs indépendants suivant la même loi que X ; on pose M_{50}=(X_1+\dots+X_{50})/50. Que représente M_{50} ?

    M_{50} représente la moyenne empirique, sur 50 matchs, du nombre de points marqués par Victor.

    PartieB ; 1.b Déterminer l'espérance et la variance de M_{50}.

    Chaque X_i suit la même loi que X, donc \begin{aligned}E(M_{50}) &= E(X) \\ &= 22\end{aligned}
    Les X_i étant indépendantes : \begin{aligned}V(M_{50}) &= \dfrac{1}{50}V(X) \\ &= \dfrac{65}{50} \\ &= 1{,}3\end{aligned}

    PartieB ; 1.c Démontrer que P(|M_{50}-22| \geqslant 3) \leqslant \dfrac{13}{90}.

    D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, pour tout réel a>0 : P(|X-E(X)|\geqslant a) \leqslant \dfrac{V(X)}{a^{2}}.
    Ici : \begin{aligned}P(|M_{50}-22|\geqslant3) &\leqslant \dfrac{V(M_{50})}{3^{2}} \\ &= \dfrac{1{,}3}{9} \\ &= \dfrac{13}{90}\end{aligned}

    PartieB ; 1.d En déduire que la probabilité de l'évènement « 19 < M_{50} < 25 » est strictement supérieure à 0,85.

    L'évènement « 19<M_{50}<25 » équivaut à |M_{50}-22|<3, donc P(|M_{50}-22|<3) = 1-P(|M_{50}-22|\geqslant3).
    Comme P(|M_{50}-22|\geqslant3) \leqslant \dfrac{13}{90}, on a P(19<M_{50}<25) \geqslant 1-\dfrac{13}{90} = \dfrac{77}{90} \approx 0{,}856 > 0{,}85.

    PartieB ; 2. Indiquer, en justifiant, si l'affirmation suivante est vraie ou fausse : « il n'existe aucun entier naturel n tel que P(|M_n-22| \geqslant 3) < 0,01 ».

    D'après la loi faible des grands nombres, \lim\limits_{n\to+\infty}P(|M_n-E(X)|\geqslant t)=0 pour tout réel t>0, donc en particulier \lim\limits_{n\to+\infty}P(|M_n-22|\geqslant3)=0.
    Il existe donc un rang N à partir duquel P(|M_n-22|\geqslant3)<0{,}01 : l'affirmation est fausse.
    Autre méthode : l'inégalité de concentration donne P(|M_n-22|\geqslant3) \leqslant \dfrac{65}{9n}, et \begin{aligned}\dfrac{65}{9n} \leqslant 0{,}01 &\iff n \geqslant \dfrac{6\,500}{9} \\ &\approx 722{,}2\end{aligned} Dès n\geqslant723, l'inégalité voulue est vérifiée, ce qui confirme que l'affirmation est fausse.

    Une entreprise qui fabrique des jouets doit effectuer des contrôles de conformité avant leur commercialisation. Dans cet exercice, on s'intéresse à deux tests effectués par l'entreprise de jouets : un test de fabrication et un test de sécurité.

    À la suite d'un grand nombre de vérifications, l'entreprise affirme que:

    • 95 % des jouets réussissent le test de fabrication ;
    • Parmi les jouets qui réussissent le test de fabrication, 98 % réussissent le test de sécurité ;
    • 1 % des jouets ne réussissent aucun des deux tests.

    On choisit au hasard un jouet parmi les jouets produits. On note:

    • F l'évènement : « le jouet réussit le test de fabrication » ;
    • S l'évènement : « le jouet réussit le test de sécurité ».

    Partie A

    1. À partir des données de l'énoncé, donner les probabilités P(F) et P_F(S).
      1. Construire un arbre pondéré qui illustre la situation avec les données disponibles dans l'énoncé.
      2. Montrer que P_{\overline{F}}\left(\overline{S}\right) = 0,2.
    2. Calculer la probabilité que le jouet choisi réussisse les deux tests.
    3. Montrer que la probabilité que le jouet réussisse le test de sécurité vaut 0,97 arrondi au centième.
    4. Lorsque le jouet a réussi le test de sécurité, quelle est la probabilité qu'il réussisse le test de fabrication? Donner une valeur approchée du résultat au centième.

    Partie B

    On prélève au hasard dans la production de l'entreprise un lot de n jouets, où n est un entier strictement positif. On suppose que ce prélèvement se fait sur une quantité suffisamment grande de jouets pour être assimilé à une succession de n tirages indépendants avec remise.

    On rappelle que la probabilité qu'un jouet réussisse le test de fabrication est égale à 0,95.

    Soit S_n la variable aléatoire qui compte le nombre de jouets ayant réussi le test de fabrication. On admet que S_n suit la loi binomiale de paramètres n et p = 0,95.

    1. Exprimer l'espérance et la variance de la variable aléatoire S_n en fonction de n.
    2. Dans cette question, on pose n = 150.
      1. Déterminer une valeur approchée à 10^{-3} près de P\left(S_{150} = 145\right). Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
      2. Déterminer la probabilité qu'au moins 94 % des jouets de ce lot réussissent le test de fabrication. Donner une valeur approchée du résultat à 10^{-3} près.
    3. Dans cette question, l'entier naturel non nul n n'est plus fixé.

      Soit F_n la variable aléatoire définie par : F_n = \dfrac{S_n}{n}. La variable aléatoire F_n représente la proportion des jouets qui réussissent le test de fabrication dans un lot de n jouets prélevés.

      On note E(F_n) l'espérance et V(F_n) la variance de la variable aléatoire F_n.
      1. Montrer que E(F_n) = 0,95 et que V(F_n) = \dfrac{0,0475}{n}.
      2. On s'intéresse à l'évènement I suivant: « la proportion de jouets qui réussissent le test de fabrication dans un lot de n jouets est strictement comprise entre 93 % et 97 % ».

        En utilisant l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, déterminer une valeur n de la taille du lot de jouets à prélever, à partir de laquelle la probabilité de l'évènement I est supérieure ou égale à 0,96.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. 95 % des jouets réussissent le test de fabrication F ; parmi eux, 98 % réussissent le test de sécurité S. Donner P(F) et P_F(S).

    D'après l'énoncé : P(F)=0{,}95 et P_F(S)=0{,}98.

    PartieA ; 2.a Construire un arbre pondéré illustrant la situation.

    L'arbre a pour première branche P(F)=0{,}95 et P(\overline{F})=0{,}05 ; sur la branche F, P_F(S)=0{,}98 et P_F(\overline{S})=0{,}02 ; sur la branche \overline{F}, les probabilités P_{\overline{F}}(S) et P_{\overline{F}}(\overline{S}) restent à déterminer.

    PartieA ; 2.b 1 % des jouets ne réussissent aucun des deux tests. Montrer que P_{\overline{F}}(\overline{S}) = 0,2.

    D'après l'énoncé, P(\overline{F}\cap\overline{S})=0{,}01.
    \begin{aligned}P_{\overline{F}}(\overline{S}) &= \dfrac{P(\overline{F}\cap\overline{S})}{P(\overline{F})} \\ &= \dfrac{0{,}01}{0{,}05} \\ &= 0{,}2\end{aligned}

    PartieA ; 3. Calculer la probabilité que le jouet choisi réussisse les deux tests.

    \begin{aligned}P(F\cap S) &= P(F)\times P_F(S) \\ &= 0{,}95\times0{,}98 \\ &= 0{,}931\end{aligned} soit 0,93 arrondi au centième.

    PartieA ; 4. Montrer que la probabilité que le jouet réussisse le test de sécurité vaut 0,97 arrondi au centième.

    \{F,\overline{F}\} forme une partition, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(S) = P(F\cap S)+P(\overline{F}\cap S).
    \begin{aligned}P(\overline{F}\cap S) &= P(\overline{F})\times P_{\overline{F}}(S) \\ &= 0{,}05\times0{,}8 \\ &= 0{,}04\end{aligned}, car \begin{aligned}P_{\overline{F}}(S) &= 1-0{,}2 \\ &= 0{,}8\end{aligned}
    P(S) = 0{,}931+0{,}04 = 0{,}971 \approx 0,97.

    PartieA ; 5. Lorsque le jouet a réussi le test de sécurité, quelle est la probabilité qu'il réussisse le test de fabrication (arrondie au centième) ?

    P_S(F) = \dfrac{P(F\cap S)}{P(S)} = \dfrac{0{,}931}{0{,}971} \approx 0,96.

    PartieB ; 1. On note S_n le nombre de jouets sur n réussissant le test de fabrication, suivant la loi binomiale de paramètres n et 0,95. Exprimer E(S_n) et V(S_n) en fonction de n.

    \begin{aligned}E(S_n) &= np \\ &= 0{,}95n\end{aligned} et \begin{aligned}V(S_n) &= np(1-p) \\ &= n\times0{,}95\times0{,}05 \\ &= 0{,}0475n\end{aligned}

    PartieB ; 2.a Pour n = 150, déterminer une valeur approchée de P(S_{150} = 145) à 10^{-3} près et interpréter.

    À la calculatrice : P(S_{150}=145) \approx 0,109.
    Cela signifie que, dans environ 10,9 % des cas, exactement 145 des 150 jouets du lot réussissent le test de fabrication.

    PartieB ; 2.b Déterminer la probabilité qu'au moins 94 % des jouets du lot réussissent le test de fabrication (arrondie à 10^{-3}).

    94 % de 150 jouets correspond à 141 jouets : la probabilité cherchée est P(S_{150}\geqslant141).
    À la calculatrice, P(S_{150}\geqslant141) \approx 0,781.

    PartieB ; 3.a On pose F_n = S_n/n. Montrer que E(F_n) = 0,95 et V(F_n) = 0,0475/n.

    \begin{aligned}E(F_n) &= E\left(\dfrac{S_n}{n}\right) \\ &= \dfrac{E(S_n)}{n} \\ &= \dfrac{0{,}95n}{n} \\ &= 0{,}95\end{aligned}
    \begin{aligned}V(F_n) &= V\left(\dfrac{S_n}{n}\right) \\ &= \dfrac{V(S_n)}{n^{2}} \\ &= \dfrac{0{,}0475n}{n^{2}} \\ &= \dfrac{0{,}0475}{n}\end{aligned}

    PartieB ; 3.b On note I l'évènement « la proportion de jouets réussissant le test de fabrication est strictement comprise entre 93 % et 97 % ». Déterminer, à l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, une taille de lot n à partir de laquelle P(I) \geq 0,96.

    L'évènement I s'écrit |F_n-0{,}95|<0{,}02, donc P(I) = 1-P(|F_n-0{,}95|\geqslant0{,}02).
    D'après Bienaymé-Tchebychev, avec t=0{,}02 : \begin{aligned}P(|F_n-0{,}95|\geqslant0{,}02) &\leqslant \dfrac{V(F_n)}{0{,}02^{2}} \\ &= \dfrac{0{,}0475}{0{,}0004\,n}\end{aligned}
    On veut \begin{aligned}1-\dfrac{0{,}0475}{0{,}0004n} \geqslant 0{,}96 &\iff \dfrac{0{,}0475}{0{,}0004n} \leqslant 0{,}04 \\ &\iff n \geqslant \dfrac{0{,}0475}{0{,}04\times0{,}0004} \\ &\iff n \geqslant 2\,968{,}75\end{aligned}
    Il faut donc un lot d'au moins 2 969 jouets pour garantir P(I)\geqslant0{,}96.

    Bac Terminale 2025 : Centres étrangers G1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est constitué de trois parties indépendantes

    Un magasin est équipé de caisses automatiques en libre-service où le client scanne lui- même ses articles. Le logiciel d'une caisse déclenche régulièrement des demandes de vérification. Un employé du magasin effectue alors un contrôle.

    Partie A

    Le contrôle peut être

    • soit « total » : l'employé du magasin scanne alors à nouveau l'ensemble des articles du client ;
    • soit « partiel » : l'employé choisit alors un ou plusieurs articles du client pour vérifier qu'ils ont bien été scannés.

    Si un contrôle est déclenché, il s'agit une fois sur dix d'un contrôle total.

    Lorsqu'un contrôle total est déclenché, une erreur du client est détectée dans 30 % des cas.

    Lorsqu'un contrôle partiel est effectué, dans 85 % des cas, il n'y a pas d'erreur.

    Un contrôle est déclenché à une caisse automatique.

    On considère les évènements suivants:

    • T : « Le contrôle est un contrôle total » ;
    • E : « Une erreur est détectée lors du contrôle ».

    On notera \overline{T} et \overline{E} les évènements contraires de T et E.

    1. Construire un arbre pondéré représentant la situation puis déterminer P\left(\overline{T} \cap E\right).
    2. Calculer la probabilité qu'une erreur soit détectée lors d'un contrôle.
    3. Déterminer la probabilité qu'un contrôle total ait été effectué, sachant qu'une erreur a été détectée. On donnera la valeur arrondie au centième.

    Partie B

    Sur une journée donnée, une caisse automatique déclenche 15 contrôles. La probabilité qu'un contrôle mette en évidence une erreur est p = 0,165. La détection d'une erreur lors d'un contrôle est indépendante des autres contrôles.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre d'erreurs détectées lors des contrôles de cette journée.

    1. On admet que la variable aléatoire X suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
    2. Déterminer la probabilité qu'exactement 5 erreurs soient détectées. On donnera la valeur arrondie au centième.
    3. Déterminer la probabilité qu'au moins une erreur soit détectée. On donnera la valeur arrondie au centième.
    4. On souhaite modifier le nombre de contrôles déclenchés par la caisse de manière à ce que la probabilité qu'au moins une erreur soit détectée chaque jour soit supérieure à 99 %.

      Déterminer le nombre de contrôles que doit déclencher la caisse chaque jour pour que cette contrainte soit respectée.

    Partie C

    Le magasin comporte trois caisses automatiques identiques qui, lors d'une journée, ont chacune déclenché 20 contrôles. On note X_1,\: X_2 et X_3 les variables aléatoires associant à chacune des caisses le nombre d'erreurs détectées lors de cette journée.

    On admet que les variables aléatoires X_1,\: X_2 et X_3 sont indépendantes entre elles et suivent chacune une loi binomiale \mathcal{B}(20~;~0,165).

    1. Déterminer les valeurs exactes de l'espérance et de la variance de la variable aléatoire X_1.
    2. On définit la variable aléatoire S par S = X_1 + X_2 + X_3.

      Justifier que E(S) = 9,9 et que V(S) = 8,2665.

      Pour cette question, on utilisera 10 comme valeur de E(S).

      À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que la probabilité que le nombre total d'erreurs sur la journée soit strictement compris entre 6 et 14 est supérieure à 0,48.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Un contrôle en caisse automatique est total (T) une fois sur dix. Un contrôle total détecte une erreur dans 30 % des cas ; un contrôle partiel n'en détecte pas dans 85 % des cas. Construire un arbre pondéré et déterminer P(\overline{T} \cap E).

    L'arbre pondéré donne : P(T)=0{,}1, P(\overline{T})=0{,}9 ; P_T(E)=0{,}3, P_T(\overline{E})=0{,}7 ; P_{\overline{T}}(E)=0{,}15, P_{\overline{T}}(\overline{E})=0{,}85.
    \begin{aligned}P(\overline{T}\cap E) &= P(\overline{T})\times P_{\overline{T}}(E) \\ &= 0{,}9\times0{,}15 \\ &= 0{,}135\end{aligned}

    PartieA ; 2. Calculer la probabilité qu'une erreur soit détectée lors d'un contrôle.

    \{T,\overline{T}\} forme une partition, donc, d'après la formule des probabilités totales :
    \begin{aligned}P(E) &= P(T\cap E)+P(\overline{T}\cap E) \\ &= 0{,}1\times0{,}3+0{,}135 \\ &= 0{,}03+0{,}135 \\ &= 0{,}165\end{aligned}

    PartieA ; 3. Déterminer la probabilité qu'un contrôle total ait été effectué, sachant qu'une erreur a été détectée (arrondie au centième).

    P_E(T) = \dfrac{P(T\cap E)}{P(E)} = \dfrac{0{,}1\times0{,}3}{0{,}165} \approx 0,18.

    PartieB ; 1. Sur une journée, une caisse déclenche 15 contrôles ; la probabilité qu'un contrôle détecte une erreur est p = 0,165, indépendamment. X compte le nombre d'erreurs détectées. Préciser la loi et les paramètres de X.

    X suit la loi binomiale de paramètres n=15 et p=0{,}165.

    PartieB ; 2. Déterminer la probabilité qu'exactement 5 erreurs soient détectées (arrondie au centième).

    P(X=5) = \dbinom{15}{5}\times0{,}165^{5}\times0{,}835^{10} \approx 0,06.

    PartieB ; 3. Déterminer la probabilité qu'au moins une erreur soit détectée (arrondie au centième).

    P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-0{,}835^{15} \approx 0,93.

    PartieB ; 4. Déterminer le nombre de contrôles à déclencher chaque jour pour que la probabilité qu'au moins une erreur soit détectée dépasse 99 %.

    Avec n contrôles, on veut \begin{aligned}1-0{,}835^{n} \geqslant 0{,}99 &\iff 0{,}835^{n} \leqslant 0{,}01 \end{aligned}
    En passant au logarithme népérien : n\ln(0{,}835)\leqslant\ln(0{,}01), et comme \ln(0{,}835)<0 : \begin{aligned}n &\geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}835)} \\ &\approx 25{,}5\end{aligned}
    Il faut donc déclencher au moins 26 contrôles par jour.

    PartieC ; 1. Trois caisses déclenchent chacune 20 contrôles ; X_1, X_2, X_3 (nombre d'erreurs par caisse) suivent chacune la loi binomiale de paramètres 20 et 0,165. Déterminer E(X_1) et V(X_1).

    \begin{aligned}E(X_1) &= np \\ &= 20\times0{,}165 \\ &= 3{,}3\end{aligned} et \begin{aligned}V(X_1) &= np(1-p) \\ &= 20\times0{,}165\times0{,}835 \\ &= 2{,}7555\end{aligned}

    PartieC ; 2. On pose S = X_1+X_2+X_3. Justifier que E(S) = 9,9 et V(S) = 8,2665, puis montrer, à l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, que P(6 < S < 14) > 0,48.

    Par linéarité de l'espérance : \begin{aligned}E(S) &= 3\times E(X_1) \\ &= 3\times3{,}3 \\ &= 9{,}9\end{aligned}
    Les X_i étant indépendantes, par additivité de la variance : \begin{aligned}V(S) &= 3\times V(X_1) \\ &= 3\times2{,}7555 \\ &= 8{,}2665\end{aligned}
    L'évènement « 6<S<14 » (avec E(S)\approx10) équivaut à |S-10|<4, donc P(|S-10|<4) = 1-P(|S-10|\geqslant4).
    D'après Bienaymé-Tchebychev, avec t=4 : \begin{aligned}P(|S-10|\geqslant4) &\leqslant \dfrac{V(S)}{4^{2}} \\ &= \dfrac{8{,}2665}{16}\end{aligned}
    Donc P(|S-10|<4) \geqslant 1-\dfrac{8{,}2665}{16} \approx 0{,}483 > 0{,}48.

    Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On compte quatre groupes sanguins dans l'espèce humaine: A, B, AB et O.

    Chaque groupe sanguin peut présenter un facteur rhésus. Lorsqu'il est présent, on dit que le rhésus est positif, sinon on dit qu'il est négatif.

    Au sein de la population française, on sait que:

    • 45 % des individus appartiennent au groupe A, et parmi eux 85 % sont de rhésus positif;
    • 10 % des individus appartiennent au groupe B, et parmi eux 84 % sont de rhésus positif;
    • 3 % des individus appartiennent au groupe AB, et parmi eux 82 % sont de rhésus positif.

    On choisit au hasard une personne dans la population française.

    On désigne par:

    • A l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin A » ;
    • B l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin B » ;
    • AB l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin AB » ;
    • O l'évènement « La personne choisie est de groupe sanguin O » ;
    • R l'évènement « La personne choisie a un facteur rhésus positif ».

    Pour un évènement quelconque E, on note \overline{E} l'évènement contraire de E et p(E) la probabilité de E.

    1. Recopier l'arbre ci-contre en complétant les dix pointillés.
    2. Montrer que p(B \cap R) = 0,084. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
    3. On précise que p(R) = 0,8397.

      Montrer que p_O(R) = 0,83.
    4. On dit qu'un individu est « donneur universel » lorsque son sang peut être transfusé à toute personne sans risque d'incompatibilité.

      Le groupe O de rhésus négatif est le seul vérifiant cette caractéristique.

      Montrer que la probabilité qu'un individu choisi au hasard dans la population française soit donneur universel est de 0,0714.
    \pstree[treemode=R,levelsep=3cm]{\TR} {\pstree{\TR{A~}\taput{...}} {\TR{R} \taput{...} \TR{\overline{R}} \tbput{...} } \pstree{\TR{B~}\taput{...}} {\TR{R} \taput{...} \TR{\overline{R}} \tbput{...} } \pstree{\TR{AB~}\tbput{...}} {\TR{R} \taput{...} \TR{\overline{R}} \tbput{...} } \pstree{\TR{O~}\tbput{...}} {\TR{R} \taput \TR{\overline{R}} \tbput } }
    1. Lors d'une collecte de sang, on choisit un échantillon de 100 personnes dans la population d'une ville française. Cette population est suffisamment grande pour assimiler ce choix à un tirage avec remise. On note X la variable aléatoire qui à chaque échantillon de 100 personnes associe le nombre de donneurs universels dans cet échantillon.

      1. Justifier que X suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
      2. Déterminer à 10^{-3} près la probabilité qu'il y ait au plus 7 donneurs universels dans cet échantillon.
      3. Montrer que l'espérance E(X) de la variable aléatoire X est égale à 7,14 et que sa variance V(X) est égale à 6,63 à 10^{-2} près.
    2. Lors de la semaine nationale du don du sang, une collecte de sang est organisée dans N villes françaises choisies au hasard numérotées 1,2, 3, ... , NN est un entier naturel non nul.

      On considère la variable aléatoire X_1 qui à chaque échantillon de 100 personnes de la ville 1 associe le nombre de donneurs universels dans cet échantillon.

      On définit de la même manière les variables aléatoires X_2 pour la ville 2, ... , X_N pour la ville N.

      On suppose que ces variables aléatoires sont indépendantes et qu'elles admettent la même espérance égale à 7,14 et la même variance égale à 6,63.

      On considère la variable aléatoire M_N = \dfrac{X_1 + X_2 + ... + X_N}{N}.
      1. Que représente la variable aléatoire M_N dans le contexte de l'exercice ?
      2. Calculer l'espérance E(M_N).
      3. On désigne par V(M_N) la variance de la variable aléatoire M_N.

        Montrer que V(M_N) = \dfrac{6,63}{N}.
      4. Déterminer la plus petite valeur de N pour laquelle l'inégalité de Bienaymé- Tchebychev permet d'affirmer que:

        P(7 < M_N < 7,28) \geqslant 0,95.
    Voir la correction

    1.Dans la population française, 45 % sont du groupe A (85 % rhésus+), 10 % du groupe B (84 % rhésus+), 3 % du groupe AB (82 % rhésus+), le reste du groupe O. Compléter l'arbre pondéré.

    Le reste correspond au groupe O : 1-0{,}45-0{,}10-0{,}03=0{,}42. L'arbre a pour première branche P(A)=0{,}45, P(B)=0{,}10, P(AB)=0{,}03, P(O)=0{,}42, puis sur chaque branche P_A(R)=0{,}85, P_B(R)=0{,}84, P_{AB}(R)=0{,}82 (les probabilités P_O(R) ne sont pas encore connues à ce stade).

    2.Montrer que P(B\cap R) = 0,084 et interpréter.

    \begin{aligned}P(B\cap R) &= P(B)\times P_B(R) \\ &= 0{,}10\times0{,}84 \\ &= 0{,}084\end{aligned}
    Cela signifie que 8,4 % de la population française est à la fois de groupe sanguin B et de rhésus positif.

    3.On précise que P(R) = 0,8397. Montrer que P_O(R) = 0,83.

    Les évènements A, B, AB, O forment une partition, donc, d'après la formule des probabilités totales :
    P(R) = P(A\cap R)+P(B\cap R)+P(AB\cap R)+P(O\cap R), soit \begin{aligned}P(O\cap R) &= 0{,}8397-0{,}45\times0{,}85-0{,}084-0{,}03\times0{,}82 \\ &= 0{,}3486\end{aligned}
    \begin{aligned}P_O(R) &= \dfrac{P(O\cap R)}{P(O)} \\ &= \dfrac{0{,}3486}{0{,}42} \\ &= 0{,}83\end{aligned}

    4.Un donneur universel est de groupe O et de rhésus négatif. Montrer que la probabilité qu'un individu soit donneur universel est 0,0714.

    On cherche \begin{aligned}P(O\cap\overline{R}) &= P(O)\times P_O(\overline{R}) \\ &= P(O)\times(1-P_O(R))\end{aligned}
    \begin{aligned}P(O\cap\overline{R}) &= 0{,}42\times(1-0{,}83) \\ &= 0{,}42\times0{,}17 \\ &= 0{,}0714\end{aligned}

    5.aSur un échantillon de 100 personnes (tirage avec remise), X compte le nombre de donneurs universels. Justifier que X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.

    L'épreuve « être donneur universel », de probabilité p=0{,}0714, est répétée 100 fois de façon indépendante (tirage assimilé à un tirage avec remise) : X suit la loi binomiale de paramètres n=100 et p=0{,}0714.

    5.bDéterminer, à 10^{-3} près, la probabilité qu'il y ait au plus 7 donneurs universels dans l'échantillon.

    À la calculatrice, P(X\leqslant7) \approx 0,577.

    5.cMontrer que E(X) = 7,14 et V(X) \approx 6,63 (à 10^{-2} près).

    \begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 100\times0{,}0714 \\ &= 7{,}14\end{aligned} et \begin{aligned}V(X) &= np(1-p) \\ &= 100\times0{,}0714\times0{,}9286 \\ &\approx 6{,}63\end{aligned}

    6.On organise une collecte dans N villes ; X_1,\dots,X_N (indépendantes, même loi que X) comptent les donneurs universels par ville, avec E=7,14 et V=6,63. On pose M_N=(X_1+\dots+X_N)/N. Que représente M_N ?

    M_N représente le nombre moyen de donneurs universels par collecte, sur les N collectes organisées.

    7.Calculer E(M_N).

    M_N étant la moyenne empirique de variables de même loi que X : \begin{aligned}E(M_N) &= E(X) \\ &= 7{,}14\end{aligned}

    8.Montrer que V(M_N) = 6,63/N.

    \begin{aligned}V(M_N) &= \dfrac{V(X)}{N} \\ &= \dfrac{6{,}63}{N}\end{aligned}

    9.Déterminer la plus petite valeur de N pour laquelle l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d'affirmer que P(7 < M_N < 7,28) \geq 0,95.

    L'évènement « 7<M_N<7{,}28 » équivaut à |M_N-7{,}14|<0{,}14, donc P(|M_N-7{,}14|<0{,}14) = 1-P(|M_N-7{,}14|\geqslant0{,}14).
    On veut P(|M_N-7{,}14|\geqslant0{,}14)\leqslant0{,}05. D'après Bienaymé-Tchebychev, avec t=0{,}14 : P(|M_N-7{,}14|\geqslant0{,}14) \leqslant \dfrac{6{,}63}{N\times0{,}14^{2}}.
    On veut donc \begin{aligned}\dfrac{6{,}63}{0{,}0196\,N} \leqslant 0{,}05 &\iff N \geqslant \dfrac{6{,}63}{0{,}05\times0{,}0196} \\ &\approx 6\,765{,}3\end{aligned}
    La plus petite valeur qui convient est donc N=6\,766.

    Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Les deux parties peuvent être traitées indépendamment.

    Dans cet exercice on s'intéresse à des personnes venues séjourner dans un centre multisports au cours du week-end.

    Les résultats des probabilités demandées seront arrondis au millième si nécessaire.

    Partie A

    Le centre propose aux personnes venues pour un week-end une formule d'initiation au roller composée de deux séances de cours.

    On choisit au hasard une personne parmi celles ayant souscrit à cette formule.

    On désigne par A et B les évènements suivants :

    • A : « La personne chute pendant la première séance » ;
    • B : « La personne chute pendant la deuxième séance ».

    Pour un évènement E quelconque, on note P(E) sa probabilité et \overline{E} son évènement contraire.

    Des observations permettent d'admettre que P(A) = 0,6.

    De plus on constate que:

    • Si la personne chute pendant la première séance, la probabilité qu'elle chute pendant la deuxième est de 0,3 ;
    • Si la personne ne chute pas pendant la première séance, la probabilité qu'elle chute pendant la deuxième est de 0,4.
    1. Représenter la situation par un arbre pondéré.
    2. Calculer la probabilité P \left (\overline{A} \cap \overline{B} \right ) et interpréter le résultat.
    3. Montrer que P(B) = 0,34.
    4. La personne ne chute pas pendant la deuxième séance de cours.

      Calculer la probabilité qu'elle n'ait pas chuté lors de la première séance.
    5. On appelle X la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de 100 personnes ayant souscrit à la formule, associe le nombre d'entre elles n'ayant chuté ni lors de la première ni lors de la deuxième séance.

      On assimile le choix d'un échantillon de 100 personnes à un tirage avec remise.

      On admet que la probabilité qu'une personne ne chute ni lors de la première ni lors de la deuxième séance est de 0,24.
      1. Montrer que la variable aléatoire X suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
      2. Quelle est la probabilité d'avoir, dans un échantillon de 100 personnes ayant souscrit à la formule, au moins 20 personnes qui ne chutent ni lors de la première ni lors de la deuxième séance ?
      3. Calculer l'espérance E(X) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
    Partie B

    On choisit au hasard une personne venue un week-end au centre multisport. On note T_1 la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minute avant les accès aux activités sportives pendant la journée du samedi et T_2 la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minutes avant les accès aux activités sportives pendant la journée du dimanche.

    On admet que :

    • T_1 suit une loi de probabilité d'espérance E(T_1) = 40 et d'écart-type \sigma(T_1) = 10 ;
    • T_2 suit une loi de probabilité d'espérance E(T_2) = 60 et d'écart-type \sigma(T_2) = 16 ;
    • les variables aléatoires T_1 et T_2 sont indépendantes.

    On note T la variable aléatoire donnant le temps total d'attente avant les accès au activités sportives lors des deux jours, exprimé en minute. Ainsi on a T = T_1 + T_2.

    1. Déterminer l'espérance E(T) de la variable aléatoire T. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice,
    2. Montrer que la variance V(T) de la variable aléatoire T est égale à 356.
    3. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que, pour une personne choisie au hasard parmi celles venues un week-end au centre multisports, la probabilité que son temps total d'attente T soit strictement compris entre 60 et 140 minutes est supérieure à 0,77.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Dans un centre multisports, une personne peut chuter en séance 1 (A, P(A)=0,6) puis en séance 2 (B) ; P_A(B)=0,3 et P_{\overline{A}}(B)=0,4. Représenter la situation par un arbre pondéré.

    L'arbre a pour première branche P(A)=0{,}6, P(\overline{A})=0{,}4, puis P_A(B)=0{,}3, P_A(\overline{B})=0{,}7, P_{\overline{A}}(B)=0{,}4, P_{\overline{A}}(\overline{B})=0{,}6.

    PartieA ; 2. Calculer P(\overline{A} \cap \overline{B}) et interpréter.

    \begin{aligned}P(\overline{A}\cap\overline{B}) &= P(\overline{A})\times P_{\overline{A}}(\overline{B}) \\ &= 0{,}4\times0{,}6 \\ &= 0{,}24\end{aligned}
    Cela signifie que 24 % des personnes ne chutent ni lors de la première ni lors de la deuxième séance.

    PartieA ; 3. Montrer que P(B) = 0,34.

    \{A,\overline{A}\} forme une partition, donc, d'après la formule des probabilités totales : \begin{aligned}P(B) &= P(A)\times P_A(B)+P(\overline{A})\times P_{\overline{A}}(B) \\ &= 0{,}6\times0{,}3+0{,}4\times0{,}4 \\ &= 0{,}18+0{,}16 \\ &= 0{,}34\end{aligned}

    PartieA ; 4. Sachant que la personne n'a pas chuté à la deuxième séance, calculer la probabilité qu'elle n'ait pas chuté à la première.

    P_{\overline{B}}(\overline{A}) = \dfrac{P(\overline{A}\cap\overline{B})}{P(\overline{B})} = \dfrac{0{,}24}{1-0{,}34} = \dfrac{0{,}24}{0{,}66} \approx 0,364.

    PartieA ; 5.a Sur un échantillon de 100 personnes (tirage avec remise), X compte celles n'ayant chuté ni à la première ni à la deuxième séance (probabilité 0,24). Justifier la loi de X et ses paramètres.

    L'épreuve « ne pas chuter » (probabilité 0{,}24) est répétée 100 fois de façon indépendante : X suit la loi binomiale de paramètres n=100 et p=0{,}24.

    PartieA ; 5.b Quelle est la probabilité d'avoir au moins 20 personnes sur 100 n'ayant chuté à aucune des deux séances ?

    P(X\geqslant20) = 1-P(X\leqslant19) \approx 1-0{,}145 \approx 0,855.

    PartieA ; 5.c Calculer E(X) et interpréter.

    \begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 100\times0{,}24 \\ &= 24\end{aligned} En moyenne, sur 100 personnes, 24 ne chuteront ni lors de la première ni lors de la deuxième séance.

    PartieB ; 1. T_1 (temps d'attente samedi, E=40, écart-type=10) et T_2 (dimanche, E=60, écart-type=16) sont indépendantes ; T=T_1+T_2. Déterminer E(T) et interpréter.

    Par linéarité de l'espérance : \begin{aligned}E(T) &= E(T_1)+E(T_2) \\ &= 40+60 \\ &= 100\end{aligned} Il faut attendre en moyenne 100 minutes sur les deux jours.

    PartieB ; 2. Montrer que V(T) = 356.

    T_1 et T_2 étant indépendantes : \begin{aligned}V(T) &= V(T_1)+V(T_2) \\ &= \sigma(T_1)^{2}+\sigma(T_2)^{2} \\ &= 10^{2}+16^{2} \\ &= 100+256 \\ &= 356\end{aligned}

    PartieB ; 3. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que P(60 < T < 140) > 0,77.

    L'évènement « 60<T<140 » équivaut à |T-100|<40 (en centrant sur E(T)=100).
    D'après Bienaymé-Tchebychev, avec t=40 : \begin{aligned}P(|T-100|\geqslant40) &\leqslant \dfrac{V(T)}{40^{2}} \\ &= \dfrac{356}{1\,600}\end{aligned}
    Donc P(|T-100|<40) \geqslant 1-\dfrac{356}{1\,600} = \dfrac{1\,244}{1\,600} \approx 0{,}7775 > 0{,}77.

    Bac Terminale 2025 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Dans tout l'exercice, les probabilités seront, si nécessaire, arrondies à 10^{-3} près.

    Une donnée binaire est une donnée qui ne peut prendre que deux valeurs: 0 ou 1.

    Une donnée de ce type est transmise successivement d'une machine à une autre.

    Chaque machine transmet la donnée reçue soit de manière fidèle, c'est-à-dire en transmettant l'information telle qu'elle l'a reçue (1 devient 1 et 0 devient 0), soit de façon contraire (1 devient 0 et 0 et devient 1).

    La transmission est fidèle dans 90 % des cas, et donc contraire dans 10 % des cas.

    Dans tout l'exercice, la première machine reçoit toujours la valeur 1.

    Partie A

    Pour tout entier naturel n \geqslant 1, on note :

    • V_n l'évènement : « la n-ième machine détient la valeur 1 »;
    • \overline{V_n} l'évènement : « la n-ième machine détient la valeur 0 ».
      1. Recopier et compléter l'arbre de probabilité ci-dessous.

        \pstree[treemode=R,levelsep=3cm]{\TR{V_1 }} {\pstree{\TR{V_2~}\taput{...}} {\TR{V_3} \taput{...} \TR{\overline{V_3}} \tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{V_2}~}\tbput{...}} {\TR{V_3} \taput{...} \TR{\overline{V_3}} \tbput{...} } }
      2. Démontrer que P(V_3) = 0,82 et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
      3. Sachant que la troisième machine a reçu la valeur 1, calculer la probabilité que la deuxième machine ait aussi reçu la valeur 1.
    1. Pour tout entier naturel n \geqslant 1, on note p_n = P(V_n).

      La première machine a reçu la valeur 1, on a donc p_1 = 1.
      1. Démontrer que pour tout entier naturel n \geqslant 1 :

        p_{n+1} = 0,8p_n + 0,1.
      2. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n \geqslant 1,

        p_n = 0,5 \times 0,8^{n-1} + 0,5.
      3. Calculer la limite de p_n lorsque n tend vers l'infini. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

    Partie B

    Pour modéliser en langage Python la transmission de la donnée binaire décrite en début d'exercice, on considère la fonction simulation qui prend en paramètre un entier naturel n qui représente le nombre de transmissions réalisées d'une machine à une autre, et qui renvoie la liste des valeurs successives de la donnée binaire.

    On donne ci-dessous le script incomplet de cette fonction.

    On rappelle que l'instruction rand() renvoie un nombre aléatoire de l'intervalle [0 ; 1[.

    1   def simulation(n): 
    2      donnee = 1
    3      liste = [donnee] 
    4      for k in range(n):
    5          if rand() <0.1
    6             donnee = 1 - donnee
    7          liste.append(donnee) 
    9      return liste

    Par exemple, simulation(3) peut renvoyer [1, 0, 0, 1].Cette liste traduit :

    • qu'une donnée binaire a été successivement transmise trois fois entre quatre machines;
    • la première machine qui détient la valeur 1 a transmis de façon contraire cette donnée à la deuxième machine ;
    • la deuxième machine a transmis la donnée qu'elle détient de façon fidèle à la troisième ;
    • la troisième machine a transmis de façon contraire la donnée qu'elle détient à la quatrième.
    1. Déterminer le rôle des instructions des lignes 5 et 6 de l'algorithme ci-dessus.
    2. Calculer la probabilité que simulation(4) renvoie la liste [1, 1, 1, 1, 1] et la probabilité que simulation(6) renvoie la liste [1, 0, 1, 0, 0, 1, 1].
    Voir la correction

    PartieA ; 1.a Une donnée binaire (0 ou 1) est transmise de machine en machine, fidèlement (90 %) ou de façon contraire (10 %). V_n : « la n-ième machine détient 1 ». Compléter l'arbre de probabilité.

    Chaque transmission fidèle a une probabilité 0,9 et chaque transmission contraire 0,1 : l'arbre a pour branches P_{V_n}(V_{n+1})=0{,}9, P_{V_n}(\overline{V_{n+1}})=0{,}1, P_{\overline{V_n}}(V_{n+1})=0{,}1, P_{\overline{V_n}}(\overline{V_{n+1}})=0{,}9.

    PartieA ; 1.b Démontrer que P(V_3) = 0,82 et interpréter.

    \{V_2,\overline{V_2}\} forme une partition, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(V_3) = P(V_2)\times P_{V_2}(V_3)+P(\overline{V_2})\times P_{\overline{V_2}}(V_3).
    P(V_2)=0{,}9 (car P(V_1)=1), donc \begin{aligned}P(V_3) &= 0{,}9\times0{,}9+0{,}1\times0{,}1 \\ &= 0{,}81+0{,}01 \\ &= 0{,}82\end{aligned}
    Cela signifie qu'il y a 82 % de chances que la troisième machine détienne la valeur 1.

    PartieA ; 1.c Sachant que la troisième machine a reçu 1, calculer la probabilité que la deuxième ait aussi reçu 1.

    P_{V_3}(V_2) = \dfrac{P(V_2\cap V_3)}{P(V_3)} = \dfrac{0{,}9\times0{,}9}{0{,}82} = \dfrac{81}{82} \approx 0,988.

    PartieA ; 2.a On note p_n=P(V_n), p_1=1. Démontrer que, pour tout entier n \geq 1, p_{n+1} = 0,8p_n + 0,1.

    \{V_n,\overline{V_n}\} forme une partition, donc \begin{aligned}p_{n+1} &= P(V_n)\times P_{V_n}(V_{n+1})+P(\overline{V_n})\times P_{\overline{V_n}}(V_{n+1}) \\ &= 0{,}9p_n+0{,}1(1-p_n)\end{aligned}
    \begin{aligned}p_{n+1} &= 0{,}9p_n+0{,}1-0{,}1p_n \\ &= 0{,}8p_n+0{,}1\end{aligned}

    PartieA ; 2.b Démontrer par récurrence que, pour tout entier n \geq 1, p_n = 0,5 \times 0,8^{n-1} + 0,5.

    Initialisation : pour n=1, \begin{aligned}0{,}5\times0{,}8^{0}+0{,}5 &= 0{,}5+0{,}5 \\ &= 1 \\ &= p_1\end{aligned} La propriété est vraie au rang 1.
    Hérédité : on suppose que, pour un entier n\geqslant1, p_n=0{,}5\times0{,}8^{n-1}+0{,}5. Alors : \begin{aligned}p_{n+1} &= 0{,}8p_n+0{,}1 \\ &= 0{,}8(0{,}5\times0{,}8^{n-1}+0{,}5)+0{,}1 \\ &= 0{,}5\times0{,}8^{n}+0{,}4+0{,}1 \\ &= 0{,}5\times0{,}8^{n}+0{,}5\end{aligned} La propriété est vraie au rang n+1.
    Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n\geqslant1, p_n=0{,}5\times0{,}8^{n-1}+0{,}5.

    PartieA ; 2.c Calculer la limite de p_n et interpréter.

    Comme {-1<0{,}8<1}, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}8^{n-1}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}p_n = 0{,}5.
    Quand le nombre de machines tend vers l'infini, la probabilité que la dernière détienne la valeur 1 tend vers 0,5 (la donnée devient totalement aléatoire).

    PartieB ; 1. On donne un script Python simulation(n) (donnee=1 ; puis pour chaque étape : if rand()<0.1: donnee=1-donnee). Déterminer le rôle des lignes « if rand()<0.1 » et « donnee=1-donnee ».

    rand() renvoie un nombre aléatoire de [0~;~1[ ; la condition rand()<0.1 est donc vraie avec une probabilité de 0{,}1 (proportionnelle à la longueur de l'intervalle [0~;~0{,}1[).
    Cette ligne simule donc l'évènement « transmission contraire » (probabilité 0,1) ; la ligne donnee = 1 - donnee inverse alors la valeur (0 devient 1, 1 devient 0), simulant cette transmission contraire.

    PartieB ; 2. Calculer la probabilité que simulation(4) renvoie [1,1,1,1,1] et que simulation(6) renvoie [1,0,1,0,0,1,1].

    [1,1,1,1,1] correspond à 4 transmissions fidèles successives : P = 0{,}9^{4} = 0{,}6561 \approx 0,656.
    [1,0,1,0,0,1,1] correspond à 3 transmissions contraires, puis fidèle, puis contraire, puis fidèle : P = 0{,}1^{3}\times0{,}9\times0{,}1\times0{,}9 = 0{,}9^{2}\times0{,}1^{4} = 8{,}1\times10^{-5} \approx 0,000 (au millième).

    Voici cinq affirmations. Pour chacune d'entre elles, dire si elle est vraie ou fausse. On rappelle que chaque réponse doit être justifiée.

    1. Voici les prix en euros d'un vêtement relevés dans différents magasins.

      12~;~15~;~10~;~7~;~13


      Affirmation A : La moyenne des prix est 11,40 €.


      Affirmation B : La médiane des prix est 10 €.
    2. Lors d'un entraînement, une élève court 20 \text{m} en 6 secondes.


      Affirmation C : Lors de cet entraînement, sa vitesse moyenne était de 14 km/h.
    3. Une urne contient 15 boules indiscernables numérotées de 1 à 15 .


      Affirmation D : La probabilité de tirer au hasard une boule sur laquelle apparaît un nombre premier est \dfrac{7}{15}.
    4. Le triangle A'B'C' est l'image du triangle ABC par l'homothétie de centre O et de rapport (-3).

      A B C O A B C


      Affirmation E : L'aire du triangle A'B'C' est égale à 3 fois l'aire du triangle ABC.
    Voir la correction

    1.Un magasin relève les prix de cinq vêtements : 12 €, 15 €, 10 €, 7 € et 13 €. Affirmation A : la moyenne des prix est 11,40 €. Affirmation B : la médiane des prix est 10 €. Ces affirmations sont-elles vraies ou fausses ?

    Affirmation A : la moyenne vaut \begin{aligned}\dfrac{12+15+10+7+13}{5} &= \dfrac{57}{5} \\ &= 11{,}4\end{aligned} €. L'affirmation A est vraie.
    Affirmation B : en rangeant les prix dans l'ordre croissant, on obtient 7~;~10~;~12~;~13~;~15. La valeur centrale (la 3e sur 5) est 12 €, donc la médiane est 12 € et non 10 €. L'affirmation B est fausse.

    2.Lors d'un entraînement, une élève parcourt 20 m en 6 secondes. Affirmation C : sa vitesse moyenne est de 14 km/h. Vrai ou faux ?

    La vitesse moyenne est \begin{aligned}v &= \dfrac{\text{distance}}{\text{temps}} \\ &= \dfrac{20}{6} \\ &\approx 3{,}33\end{aligned} m/s.
    Pour convertir en km/h, on multiplie par 3,6 (puisque 1 m/s = 3{,}6 km/h) : 3{,}33\times3{,}6 \approx 12 km/h.
    La vitesse moyenne de l'élève est donc d'environ 12 km/h, et non 14 km/h. L'affirmation C est fausse.

    3.Une urne contient 15 boules indiscernables au toucher, numérotées de 1 à 15. Affirmation D : la probabilité de tirer une boule portant un nombre premier est \dfrac{7}{15}. Vrai ou faux ?

    Les nombres premiers compris entre 1 et 15 sont 2, 3, 5, 7, 11 et 13 : il y en a 6.
    La probabilité de tirer un nombre premier est donc \dfrac{6}{15} = \dfrac{2}{5}, et non \dfrac{7}{15}. L'affirmation D est fausse.

    4.Le triangle A'B'C' est l'image du triangle ABC par l'homothétie de centre O et de rapport (-3). Affirmation E : l'aire du triangle A'B'C' est égale à 3 fois l'aire du triangle ABC. Vrai ou faux ?

    Une homothétie de rapport k multiplie les longueurs par |k|, et donc les aires par k^2.
    Ici k=-3, donc les aires sont multipliées par (-3)^2 = 9, et non par 3.
    L'aire du triangle A'B'C' est donc égale à 9 fois celle du triangle ABC, et non à 3 fois. L'affirmation E est fausse.

    Voici trois affirmations. Pour chacune d'entre elles, justifier si elle est vraie ou fausse.

    1. Voici un assemblage de quatre cubes identiques représenté en perspective cavalière.

    Faceavant

    Affirmation n°1 : « La vue de droite est représentée par le dessin ci-dessous. »

    Le dessin n'est pas à l'échelle.

    1. On considère le schéma ci-dessous (qui n'est pas à l'échelle) :

      U O S D N E ON=6cmSU=5cmUD=6cm

      Affirmation n°2 : « Les droites (NU) et (OD) sont parallèles. »
    2. On considère deux expériences aléatoires.

      Dans la première expérience aléatoire, on tire une boule dans une urne opaque et on annonce sa couleur. Dans l'urne, il y a 4 boules rouges et 6 boules bleues indiscernables au toucher.

      Dans la seconde expérience aléatoire, on lance un dé non truqué avec des faces numérotées de 1 à 6 et on annonce le nombre qui apparaît sur la face du dessus.

      Affirmation n°3 : « La probabilité d'obtenir une boule bleue dans l'urne est supérieure à la probabilité d'obtenir un nombre pair avec le dé ».
    Voir la correction

    Troisaffirmations sont proposées ; pour chacune, il fallait dire si elle est vraie ou fausse en justifiant. 1. Un assemblage de quatre cubes identiques est représenté en perspective cavalière (trois cubes posés sur un même plan et un quatrième cube posé au-dessus). Affirmation 1 : « La vue de droite de cet assemblage est un rectangle simple, sans trait supplémentaire. » Vrai ou faux ?

    L'affirmation est fausse.
    Le solide comporte un cube supplémentaire posé au-dessus des trois autres. Sur n'importe quelle vue latérale (de face, de dos, de gauche ou de droite), ce cube du dessus doit apparaître comme un rectangle plus petit, dessiné au-dessus (ou empiétant sur) le contour du reste du solide.
    Un simple rectangle plein, sans trait indiquant la présence de ce cube supplémentaire, ne peut donc pas être la bonne vue de droite.

    2.Sur un schéma (non fourni à l'échelle), cinq points U, O, S, D, N sont placés de sorte que S, N, O soient alignés dans cet ordre et que S, U, D soient alignés dans cet ordre, avec ON = 6 cm, SU = 5 cm et UD = 6 cm. Affirmation 2 : « Les droites (NU) et (OD) sont parallèles. » Vrai ou faux ?

    L'affirmation est fausse.
    Les points S, N, O sont alignés dans cet ordre, avec ON = 6 cm : N est le milieu de [SO], donc \dfrac{\text{SN}}{\text{SO}} = \dfrac12.
    Les points S, U, D sont alignés dans cet ordre, avec SU = 5 cm et UD = 6 cm, donc SD = SU + UD = 11 cm, et \dfrac{\text{SU}}{\text{SD}} = \dfrac{5}{11}.
    Or \dfrac12 \neq \dfrac{5}{11} (on peut comparer 1\times11=11 et 2\times5=10, qui sont différents).
    D'après la contraposée du théorème de Thalès, les droites (NU) et (OD) ne sont donc pas parallèles.

    3.Une urne opaque contient 4 boules rouges et 6 boules bleues indiscernables au toucher ; on y tire une boule au hasard. Un dé non truqué à 6 faces numérotées de 1 à 6 est lancé. Affirmation 3 : « La probabilité de tirer une boule bleue dans l'urne est supérieure à la probabilité d'obtenir un nombre pair avec le dé. » Vrai ou faux ?

    L'affirmation est vraie.
    Les boules étant indiscernables au toucher, le tirage dans l'urne est équiprobable : l'urne contient 4+6=10 boules dont 6 bleues, donc P(\text{bleue}) = \dfrac{6}{10} = \dfrac35 = 0,6.
    Le dé étant non truqué, chaque face a la même probabilité : les issues paires sont 2, 4 et 6, soit 3 issues favorables sur 6, donc P(\text{pair}) = \dfrac36 = \dfrac12 = 0,5.
    Comme 0,6 > 0,5, la probabilité d'obtenir une boule bleue est bien supérieure à celle d'obtenir un nombre pair.

    Dans la revue Lancet Public Health, les chercheurs affirment qu'au 11 mai 2020, 5,7 % des adultes français avaient déjà été infectés par la COVID 19.

    Source : https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667 (21) 00064-5/fulltext

    On se servira de cette donnée pour les parties A et B de cet exercice.

    Partie A

    1. On prélève un individu dans la population française adulte au 11 mai 2020.

      On note I l'évènement : « l'adulte a déjà été infecté par la COVID 19 »

      Quelle est la probabilité que cet individu prélevé ait déjà été infecté par la COVID 19 ?
    2. On prélève un échantillon de 100 personnes de la population supposées choisies de façon indépendante les unes des autres.

      On assimile ce prélèvement à un tirage avec remise.

      On appelle X la variable aléatoire qui compte le nombre de personnes ayant déjà été infectées.
      1. Justifiez que X suit une loi binomiale dont on donnera les paramètres.
      2. Calculer son espérance mathématique. Interpréter ce résultat dans le cadre de l'exercice.
      3. Quelle est la probabilité qu'il n'y ait aucune personne infectée dans l'échantillon ?

        On donnera une valeur approchée à 10^{-4} près du résultat.
      4. Quelle est la probabilité qu'il y ait au moins 2 personnes infectées dans l'échantillon ?

        On donnera une valeur approchée à 10^{-4} près du résultat.
      5. Déterminer le plus petit entier n tel que P(X \leqslant n) > 0,9.

        Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

    Partie B :

    Un test a été mis en place : celui-ci permet de déterminer (même longtemps après l'infection), si une personne a ou non déjà été infectée par la COVID 19.

    Si le test est positif, cela signifie que la personne a déjà été infectée par la COVID 19.

    Deux paramètres permettent de caractériser ce test: sa sensibilité et sa spécificité.

    La sensibilité d'un test est la probabilité qu'il soit positif sachant que la personne a été infectée par la maladie. (II s'agit donc d'un vrai positif).

    La spécificité d'un test est la probabilité que le test soit négatif sachant que la personne n'a pas été infectée par la maladie. (II s'agit donc d'un vrai négatif).

    Le fabricant du test fournit les caractéristiques suivantes:

    • Sa sensibilité est de 0,8.
    • Sa spécificité est de 0,99.

    On prélève un individu soumis au test dans la population française adulte au 11 mai 2020.

    On note T l'évènement « le test réalisé est positif ».

    1. Compléter l'arbre des probabilités ci-dessous avec les données de l'énoncé :

      \pstree[treemode=R,levelsep=3cm]{\TR} {\pstree{\TR{I~~}} {\TR{T} \TR{\overline{T}} } \pstree{\TR{\overline{I}~~}} {\TR{T} \TR{\overline{T}} } }
    2. Montrer que p(T) = 0,05503.
    3. Quelle est la probabilité qu'un individu ait été infecté sachant que son test est positif ?

      On donnera une valeur approchée à 10^{-4} près du résultat.

    Partie C :

    On considère un groupe d'une population d'un autre pays soumis au même test de sensibilité 0,8 et de spécificité 0,99.

    Dans ce groupe la proportion d'individus ayant un test positif est de 29,44 %.

    On choisit au hasard un individu de ce groupe; quelle est la probabilité qu'il ait été infecté ?

    Voir la correction

    PartieA ; 1. Au 11 mai 2020, 5,7 % des adultes français avaient été infectés par la COVID-19. On prélève un individu au hasard ; quelle est la probabilité qu'il ait déjà été infecté (évènement I) ?

    Par équiprobabilité, P(I) = 0{,}057.

    PartieA ; 2.a On prélève 100 personnes (tirage assimilé avec remise) ; X compte les personnes déjà infectées. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.

    L'épreuve « être déjà infecté » (probabilité 0,057) est répétée 100 fois de façon indépendante : X suit la loi binomiale de paramètres n=100 et p=0{,}057.

    PartieA ; 2.b Calculer son espérance et interpréter.

    \begin{aligned}E(X) &= 100\times0{,}057 \\ &= 5{,}7\end{aligned} En moyenne, un échantillon de 100 adultes contient 5,7 personnes déjà infectées.

    PartieA ; 2.c Quelle est la probabilité qu'aucune personne de l'échantillon ne soit infectée (à 10^{-4} près) ?

    P(X=0) = 0{,}943^{100} \approx 0,0028.

    PartieA ; 2.d Quelle est la probabilité qu'au moins 2 personnes soient infectées (à 10^{-4} près) ?

    P(X\geqslant2) = 1-P(X\leqslant1) \approx 0,9801.

    PartieA ; 2.e Déterminer le plus petit entier n tel que P(X\leqslant n)>0{,}9, et interpréter.

    À la calculatrice, P(X\leqslant8)\approx0{,}883 et P(X\leqslant9)\approx0{,}941 : le plus petit entier est n=9. Il y a plus de 9 chances sur 10 que l'échantillon contienne au plus 9 personnes déjà infectées.

    PartieB ; 1. Un test a une sensibilité de 0,8 (P_I(T), test positif sachant infecté) et une spécificité de 0,99 (P_{\overline{I}}(\overline{T})). Compléter l'arbre de probabilités.

    P(I)=0{,}057, P(\overline{I})=0{,}943 ; P_I(T)=0{,}8, P_I(\overline{T})=0{,}2 ; P_{\overline{I}}(T)=0{,}01, P_{\overline{I}}(\overline{T})=0{,}99.

    PartieB ; 2. Montrer que P(T) = 0{,}05503.

    Par les probabilités totales : \begin{aligned}P(T) &= P(I\cap T)+P(\overline{I}\cap T) \\ &= 0{,}057\times0{,}8+0{,}943\times0{,}01 \\ &= 0{,}0456+0{,}00943 \\ &= 0{,}05503\end{aligned}

    PartieB ; 3. Quelle est la probabilité qu'un individu ait été infecté sachant que son test est positif (à 10^{-4} près) ?

    P_T(I) = \dfrac{P(I\cap T)}{P(T)} = \dfrac{0{,}0456}{0{,}05503} \approx 0,8286.

    PartieC. Dans un autre pays, avec le même test, la proportion de tests positifs est de 29,44 %. Quelle est la probabilité qu'un individu choisi au hasard ait été infecté ?

    En notant x la proportion d'infectés : \begin{aligned}P(T) &= 0{,}8x+0{,}01(1-x) \\ &= 0{,}79x+0{,}01\end{aligned}
    \begin{aligned}0{,}79x+0{,}01 = 0{,}2944 &\iff 0{,}79x = 0{,}2844 \\ &\iff x = 0{,}36 \end{aligned} La probabilité d'avoir été infecté est 0,36 (36 % de la population).

    Léa passe une bonne partie de ses journées à jouer à un jeu vidéo et s'intéresse aux chances de victoire de ses prochaines parties.

    Elle estime que si elle vient de gagner une partie, elle gagne la suivante dans 70 % des cas.

    Mais si elle vient de subir une défaite, d'après elle, la probabilité qu'elle gagne la suivante est de 0,2.

    De plus, elle pense avoir autant de chance de gagner la première partie que de la perdre.

    On s'appuiera sur les affirmations de Léa pour répondre aux questions de cet exercice.

    Pour tout entier naturel n non nul, on définit les évènements suivants:

    • G_n : « Léa gagne la n-ième partie de la journée » ;
    • D_n : « Léa perd la n-ième partie de la journée ».

    Pour tout entier naturel n non nul, on note g_n la probabilité de l'évènement G_n.

    On a donc g_1 = 0,5.

    1. Quelle est la valeur de la probabilité conditionnelle p_{G_1}\left(D_2\right) ?
    2. Recopier et compléter l'arbre des probabilités ci-dessous qui modélise la situation pour les deux premières parties de la journée :

      \pstree[treemode=R,levelsep=3.25cm]{\TR} {\pstree{\TR{G_1~}\taput{...}} {\TR{G_2~}\taput{...} \TR{D_2~}\tbput{...} } \pstree{\TR{D_1~}\tbput{...}} {\TR{G_2~}\taput{...} \TR{D_2~}\tbput{...} } }
    3. Calculer g_2.
    4. Soit n un entier naturel non nul.
      1. Recopier et compléter l'arbre des probabilités ci-dessous qui modélise la situation pour les n-ième et (n + 1)-ième parties de la journée.

        \pstree[treemode=R,levelsep=3.25cm]{\TR} {\pstree{\TR{G_n~}\taput{g_n}} {\TR{G_{n+1}~}\taput{...} \TR{D_{n+1}~}\tbput{...} } \pstree{\TR{D_n~}\tbput{...}} {\TR{G_{n+1}~}\taput{...} \TR{D_{n+1}~}\tbput{...} } }
      2. Justifier que pour tout entier naturel n non nul, g_{n+1} = 0,5g_n + 0,2.
    5. Pour tout entier naturel n non nul, on pose v_n = g_n - 0,4.
      1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est géométrique.

        On précisera son premier terme et sa raison.
      2. Montrer que, pour tout entier naturel n non nul : g_n = 0,1 \times\quad 0,5^{n-1} + 0,4.
    6. Étudier les variations de la suite \left(g_n\right).
    7. Donner, en justifiant, la limite de la suite \left(g_n\right).

      Interpréter le résultat dans le contexte de l'énoncé.
    8. Déterminer, par le calcul, le plus petit entier n tel que g_n - 0,4 \leqslant 0,001.
    9. Recopier et compléter les lignes 4, 5 et 6 de la fonction suivante, écrite en langage Python, afin qu'elle renvoie le plus petit rang à partir duquel les termes de la suite \left(g_n\right) sont tous inférieurs ou égaux à 0,4 + e, où e est un nombre réel strictement positif.

      \sffamily
      1 def seuil(e) :
      2 g = 0.5
      3 n = 1
      4 while ... :
      5 g = 0.5 * g + 0.2
      6 n = ...
      7 return (n)
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    1.Léa estime que si elle gagne une partie, elle gagne la suivante dans 70 % des cas ; si elle perd, elle gagne la suivante avec probabilité 0,2 ; et g_1=0{,}5. Quelle est la valeur de P_{G_1}(D_2) ?

    Si Léa gagne la première partie, elle perd la deuxième dans 1-0{,}7 = 0{,}3 des cas : P_{G_1}(D_2) = 0{,}3.

    2.Compléter l'arbre de probabilités des deux premières parties.

    P(G_1)=0{,}5, P(D_1)=0{,}5 ; P_{G_1}(G_2)=0{,}7, P_{G_1}(D_2)=0{,}3 ; P_{D_1}(G_2)=0{,}2, P_{D_1}(D_2)=0{,}8.

    3.Calculer g_2.

    Par les probabilités totales : \begin{aligned}g_2 &= 0{,}5\times0{,}7+0{,}5\times0{,}2 \\ &= 0{,}35+0{,}1 \\ &= 0{,}45\end{aligned}

    4.aCompléter l'arbre pour les parties n et n+1.

    Depuis G_n (probabilité g_n) : P_{G_n}(G_{n+1})=0{,}7, P_{G_n}(D_{n+1})=0{,}3 ; depuis D_n (probabilité 1-g_n) : P_{D_n}(G_{n+1})=0{,}2, P_{D_n}(D_{n+1})=0{,}8.

    4.bJustifier que, pour tout entier naturel n non nul, g_{n+1} = 0{,}5g_n+0{,}2.

    \{G_n,D_n\} forme une partition : \begin{aligned}g_{n+1} &= g_n\times0{,}7+(1-g_n)\times0{,}2 \\ &= 0{,}7g_n+0{,}2-0{,}2g_n \\ &= 0{,}5g_n+0{,}2\end{aligned}

    5.aOn pose v_n = g_n-0{,}4. Montrer que (v_n) est géométrique, en précisant premier terme et raison.

    \begin{aligned}v_{n+1} &= g_{n+1}-0{,}4 \\ &= 0{,}5g_n-0{,}2 \\ &= 0{,}5(v_n+0{,}4)-0{,}2 \\ &= 0{,}5v_n\end{aligned} (v_n) est géométrique de raison 0,5, de premier terme \begin{aligned}v_1 &= 0{,}5-0{,}4 \\ &= 0{,}1\end{aligned}

    5.bMontrer que, pour tout n non nul, g_n = 0{,}1\times0{,}5^{n-1}+0{,}4.

    \begin{aligned}v_n &= v_1\times0{,}5^{n-1} \\ &= 0{,}1\times0{,}5^{n-1}\end{aligned} donc \begin{aligned}g_n &= v_n+0{,}4 \\ &= 0{,}1\times0{,}5^{n-1}+0{,}4\end{aligned}

    6.Étudier les variations de la suite (g_n).

    g_{n+1}-g_n = 0{,}1\times0{,}5^{n-1}(0{,}5-1) = -0{,}1\times0{,}5^n < 0 : la suite (g_n) est strictement décroissante.

    7.Donner la limite de la suite (g_n) et interpréter.

    Comme {-1<0{,}5<1}, 0{,}5^{n-1}\to0 : \lim\limits_{n\to+\infty}g_n = 0{,}4. Sur le long terme, Léa gagne environ 40 % de ses parties.

    8.Déterminer, par le calcul, le plus petit entier n tel que g_n-0{,}4\leqslant0{,}001.

    \begin{aligned}0{,}1\times0{,}5^{n-1} \leqslant 0{,}001 &\iff 0{,}5^{n-1} \leqslant 0{,}01 \\ &\iff (n-1)\ln(0{,}5) \leqslant \ln(0{,}01) \end{aligned}
    \begin{aligned}n-1 &\geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}5)} \\ &\approx 6{,}64\end{aligned} (le sens change car \ln(0{,}5)<0), donc n\geqslant7{,}64 : le plus petit entier est n=8.

    9.Compléter la fonction Python seuil(e) (initialisée avec g=0.5, n=1) pour qu'elle renvoie le plus petit rang à partir duquel g_n\leqslant0{,}4+e.

    Ligne 4 : while g > 0.4 + e : ; ligne 6 : n = n + 1.

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    Un sac opaque contient huit jetons numérotés de 1 à 8, indiscernables au toucher.

    À trois reprises, un joueur pioche un jeton dans ce sac, note son numéro, puis le remet dans le sac.

    Dans ce contexte, on appelle « tirage » la liste ordonnée des trois numéros obtenus.

    Par exemple, si le joueur pioche le jeton numéro 4, puis le jeton numéro 5, puis le jeton numéro 1, alors le tirage correspondant est (4 ; 5 ; 1).

    1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
      1. Déterminer le nombre de tirages sans répétition de numéro.
      2. En déduire le nombre de tirages contenant au moins une répétition de numéro.

    On note X_1 la variable aléatoire égale au numéro du premier jeton pioché, X_2 celle égale au numéro du deuxième jeton pioché et X_3 celle égale au numéro du troisième jeton pioché.

    Puisqu'il s'agit d'un tirage avec remise, les variables aléatoires X_1, X_2, et X_3 sont indépendantes et suivent la même loi de probabilité.

    1. Établir la loi de probabilité de la variable aléatoire X_1
    2. Déterminer l'espérance de la variable aléatoire X_1

    On note S = X_1 + X_2 + X_3 la variable aléatoire égale à la somme des numéros des trois jetons piochés.

    1. Déterminer l'espérance de la variable aléatoire S.
    2. Déterminer P(S = 24).
    3. Si un joueur obtient une somme supérieure ou égale à 22, alors il gagne un lot.
      1. Justifier qu'il existe exactement 10 tirages permettant de gagner un lot.
      2. En déduire la probabilité de gagner un lot.
    Voir la correction

    1.Un sac contient 8 jetons numérotés de 1 à 8 ; on pioche trois fois avec remise et on note la liste ordonnée des numéros. Déterminer le nombre de tirages possibles.

    Chaque pioche offre 8 possibilités, avec remise : il y a 8^3 = 512 tirages possibles.

    2.aDéterminer le nombre de tirages sans répétition de numéro.

    Sans répétition, on a 8 choix pour le premier numéro, 7 pour le deuxième, 6 pour le troisième : 8\times7\times6 = 336 tirages.

    2.bEn déduire le nombre de tirages contenant au moins une répétition.

    512-336 = 176 tirages avec au moins une répétition (complémentaire des tirages sans répétition).

    3.On note X_1 le numéro du premier jeton pioché. Établir la loi de probabilité de X_1.

    Les jetons étant indiscernables, la loi est équirépartie : P(X_1=k) = \dfrac18 pour chaque k de 1 à 8.

    4.Déterminer l'espérance de X_1.

    E(X_1) = \dfrac{1+2+\dots+8}{8} = \dfrac{36}{8} = 4,5.

    5.On pose S = X_1+X_2+X_3. Déterminer l'espérance de S.

    Par linéarité, et les trois variables suivant la même loi : E(S) = 3\times E(X_1) = 3\times4{,}5 = 13,5.

    6.Déterminer P(S=24).

    La somme 24 n'est réalisée que par le tirage (8 ; 8 ; 8), une issue sur 512 : P(S=24) = \dfrac{1}{512}.

    7.aUn joueur gagne un lot si S\geqslant22. Justifier qu'il existe exactement 10 tirages gagnants.

    S=24 : uniquement (8;8;8), soit 1 tirage. S=23 : la somme 7+8+8, avec 3 positions possibles pour le 7, soit 3 tirages.
    S=22 : les sommes 6+8+8 et 7+7+8, chacune donnant 3 tirages (3 positions du numéro isolé), soit 6 tirages.
    Total : 1+3+6 = 10 tirages gagnants.

    7.bEn déduire la probabilité de gagner un lot.

    \begin{aligned}P(S\geqslant22) &= \dfrac{10}{512} \\ &= \dfrac{5}{256}\end{aligned}

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    Une agence de marketing a étudié la satisfaction des clients concernant le service clientèle à l'occasion de l'achat d'un téléviseur. Ces achats ont été réalisés soit sur internet, soit dans une chaîne de magasins d'électroménager, soit dans une enseigne de grandes surfaces.

    Les achats sur internet représentent 60 % des ventes, les achats en magasin d'électroménager 30 % des ventes et ceux en grandes surfaces 10 % des ventes.

    Une enquête montre que la proportion des clients satisfaits du service clientèle est de :

    • 75 % pour les clients sur internet ;
    • 90 % pour les clients en magasin d'électroménager ;
    • 80 % pour les clients en grande surface.

    On choisit au hasard un client ayant acheté le modèle de téléviseur concerné.

    On définit les évènements suivants :

    • I : « le client a effectué son achat sur internet »;
    • M : « le client a effectué son achat en magasin d'électroménager »;
    • G : « le client a effectué son achat en grande surface »;
    • S : « le client est satisfait du service clientèle ».

    Si A est un évènement quelconque, on notera \overline{A} son évènement contraire et P(A) sa probabilité.

    1. Reproduire et compléter l'arbre ci-contre.

      I S S M S S G S S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
    2. Calculer la probabilité que le client ait réalisé son achat sur internet et soit satisfait du service clientèle.
    3. Démontrer que P(S)=0,8.
    4. Un client est satisfait du service clientèle. Quelle est la probabilité qu'il ait effectué son achat sur internet ? On donnera un résultat arrondi à 10^{-3} près.
    5. Pour réaliser l'étude, l'agence doit contacter chaque jour 30 clients parmi les acheteurs du téléviseur. On suppose que le nombre de clients est suffisamment important pour assimiler le choix des 30 clients à un tirage avec remise. On note X la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de 30 clients, associe le nombre de clients satisfaits du service clientèle.

      1. Justifier que X suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
      2. Déterminer la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, qu'au moins 25 clients soient satisfaits dans un échantillon de 30 clients contactés sur une même journée.
    6. En résolvant une inéquation, déterminer la taille minimale de l'échantillon de clients à contacter pour que la probabilité qu'au moins l'un d'entre eux ne soit pas satisfait soit supérieure à 0,99.
    7. Dans les deux questions a. et b. qui suivent, on ne s'intéresse qu'aux seuls achats sur internet.
      Lorsqu'une commande de téléviseur est passée par un client, on considère que le temps de livraison du téléviseur est modélisé par une variable aléatoire T égale à la somme de deux variables aléatoires T_{1} et T_{2}.

      La variable aléatoire T_{1} modélise le nombre entier de jours pour l'acheminement du téléviseur depuis un entrepôt de stockage vers une plateforme de distribution. La variable aléatoire T_{2} modélise le nombre entier de jours pour l'acheminement du téléviseur depuis cette plateforme jusqu'au domicile du client.

      On admet que les variables aléatoires T_{1} et T_{2} sont indépendantes, et on donne :
      • L'espérance E\left(T_{1}\right)=4 et la variance V\left(T_{1}\right)=2;
      • L'espérance E\left(T_{2}\right)=3 et la variance V\left(T_{2}\right)=1.


      1. Déterminer l'espérance E(T) et la variance V(T) de la variable aléatoire T.
      2. Un client passe une commande de téléviseur sur internet. Justifier que la probabilité qu'il reçoive son téléviseur entre 5 et 9 jours après sa commande est supérieure ou égale à \dfrac{2}{3}.
    Voir la correction

    1.Les achats d'un téléviseur se font sur internet (60 %), en magasin d'électroménager (30 %) ou en grande surface (10 %), avec des taux de satisfaction de 75 %, 90 % et 80 %. Compléter l'arbre pondéré.

    P(I)=0{,}6, P(M)=0{,}3, P(G)=0{,}1 ; P_I(S)=0{,}75, P_I(\overline{S})=0{,}25 ; P_M(S)=0{,}9, P_M(\overline{S})=0{,}1 ; P_G(S)=0{,}8, P_G(\overline{S})=0{,}2.

    2.Calculer la probabilité que le client ait acheté sur internet et soit satisfait.

    \begin{aligned}P(I\cap S) &= 0{,}6\times0{,}75 \\ &= 0{,}45\end{aligned}

    3.Démontrer que P(S)=0{,}8.

    Par les probabilités totales : \begin{aligned}P(S) &= 0{,}45+0{,}3\times0{,}9+0{,}1\times0{,}8 \\ &= 0{,}45+0{,}27+0{,}08 \\ &= 0{,}8\end{aligned}

    4.Un client est satisfait. Quelle est la probabilité qu'il ait acheté sur internet (à 10^{-3} près) ?

    P_S(I) = \dfrac{P(I\cap S)}{P(S)} = \dfrac{0{,}45}{0{,}8} = \dfrac{9}{16} \approx 0,563.

    5.aOn contacte 30 clients (tirage assimilé avec remise) ; X compte les satisfaits. Justifier que X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.

    Chaque client est une épreuve à deux issues (satisfait, probabilité 0,8), répétée 30 fois de façon indépendante : X suit la loi binomiale de paramètres n=30 et p=0{,}8.

    5.bDéterminer la probabilité qu'au moins 25 clients soient satisfaits (à 10^{-3} près).

    P(X\geqslant25) = 1-P(X\leqslant24) \approx 1-0{,}572 = 0,428.

    6.Déterminer la taille minimale de l'échantillon pour que la probabilité qu'au moins un client ne soit pas satisfait soit supérieure à 0,99.

    La probabilité que tous soient satisfaits est 0{,}8^n : on veut 1-0{,}8^n>0{,}99 \iff 0{,}8^n<0{,}01.
    n\ln(0{,}8)<\ln(0{,}01), donc n>\dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}8)}\approx20{,}6 : il faut contacter au moins 21 clients.

    7.aLe temps de livraison est T = T_1+T_2, avec T_1 et T_2 indépendantes, E(T_1)=4, V(T_1)=2, E(T_2)=3, V(T_2)=1. Déterminer E(T) et V(T).

    \begin{aligned}E(T) &= 4+3 \\ &= 7\end{aligned} par indépendance, \begin{aligned}V(T) &= 2+1 \\ &= 3\end{aligned}

    7.bJustifier que la probabilité que le téléviseur arrive entre 5 et 9 jours est supérieure ou égale à \dfrac{2}{3}.

    « {5\leqslant T\leqslant9} » contient l'évènement |T-7|<3 (les valeurs de T étant entières), dont la probabilité vaut 1-P(|T-7|\geqslant3).
    L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev donne \begin{aligned}P(|T-7|\geqslant3) &\leqslant \dfrac{V(T)}{9} \\ &= \dfrac39 \\ &= \dfrac13\end{aligned}
    Donc \begin{aligned}P(5\leqslant T\leqslant9) &\geqslant 1-\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned}

    Bac Terminale 2024 : Métropole, La Réunion, Mayotte (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    La directrice d'une école souhaite réaliser une étude auprès des étudiants qui ont passé l'examen de fin d'étude, pour analyser la façon dont ils pensent avoir réussi cet examen.

    Pour cette étude, on demande aux étudiants à l'issue de l'examen de répondre individuellement à la question : « Pensez-vous avoir réussi l'examen ? ».

    Seules les réponses « oui » ou « non » sont possibles, et on observe que 91,7 % des étudiants interrogés ont répondu « oui ».

    Suite à la publication des résultats à l'examen, on découvre que :

    • 65 % des étudiants ayant échoué ont répondu « non » ;
    • 98 % des étudiants ayant réussi ont répondu « oui ».

    On interroge au hasard un étudiant qui a passé l'examen.

    On note R l'évènement « l'étudiant a réussi l'examen » et Q l'évènement « l'étudiant a répondu « oui » à la question ».

    Pour un évènement A quelconque, on note P(A) sa probabilité et \overline{A} son évènement contraire.

    Dans tout l'exercice, les probabilités sont, si besoin, arrondies à 10^{-3} près.

    1. Préciser les valeurs des probabilités P(Q) et P_{\overline{R}}\left(\overline{Q}\right).
    2. On note x la probabilité que l'étudiant interrogé ait réussi l'examen.
      1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous.

        R Q Q R Q Q x . . . . . . . . . . . . . . .
      2. Montrer que x=0,9.
    3. L'étudiant interrogé a répondu « oui » à la question.

      Quelle est la probabilité qu'il ait réussi l'examen?
    4. La note obtenue par un étudiant interrogé au hasard est un nombre entier entre 0 et 20 . On suppose qu'elle est modélisée par une variable aléatoire N qui suit la loi binomiale de paramètres (20 ~;~0,615).

      La directrice souhaite attribuer une récompense aux étudiants ayant obtenu les meilleurs résultats.

      À partir de quelle note doit-elle attribuer les récompenses pour que 65 % des étudiants soient récompensés?
    5. On interroge au hasard dix étudiants.

      Les variables aléatoires N_{1}, N_{2}, ..., N_{10} modélisent la note sur 20 obtenue à l'examen par chacun d'entre eux. On admet que ces variables sont indépendantes et suivent la même loi binomiale de paramètres (20 ~;~ 0,615).
      Soit S la variable définie par S=N_{1}+N_{2}+\cdots+N_{10}.
      Calculer l'espérance E(S) et la variance V(S) de la variable aléatoire S.
    6. On considère la variable aléatoire M=\dfrac{S}{10}.
      1. Que modélise cette variable aléatoire M dans le contexte de l'exercice ?
      2. Justifier que E(M)=12,3 et V(M)=0,47355.
      3. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, justifier l'affirmation ci-dessous.

        « La probabilité que la moyenne des notes de dix étudiants pris au hasard soit strictement comprise entre 10,3 et 14,3 est d'au moins 80 % ».

    Voir la correction

    1.À l'issue d'un examen, 91,7 % des étudiants ont répondu « oui » à la question « Pensez-vous avoir réussi ? » ; 65 % des étudiants ayant échoué ont répondu « non », et 98 % de ceux ayant réussi ont répondu « oui ». Préciser P(Q) et P_{\overline{R}}(\overline{Q}).

    P(Q) = 0{,}917 (proportion de « oui ») et P_{\overline{R}}(\overline{Q}) = 0{,}65 (probabilité d'avoir répondu « non » sachant qu'on a échoué).

    2.aEn notant x = P(R), compléter l'arbre pondéré.

    P(R)=x, P(\overline{R})=1-x ; P_R(Q)=0{,}98, P_R(\overline{Q})=0{,}02 ; P_{\overline{R}}(Q)=0{,}35, P_{\overline{R}}(\overline{Q})=0{,}65.

    2.bMontrer que x=0{,}9.

    Par les probabilités totales : \begin{aligned}P(Q) &= 0{,}98x+0{,}35(1-x) \\ &= 0{,}63x+0{,}35\end{aligned}
    \begin{aligned}0{,}63x+0{,}35 = 0{,}917 &\iff 0{,}63x = 0{,}567 \\ &\iff x = 0{,}9 \end{aligned}

    3.L'étudiant interrogé a répondu « oui ». Quelle est la probabilité qu'il ait réussi l'examen (à 10^{-3} près) ?

    P_Q(R) = \dfrac{P(Q\cap R)}{P(Q)} = \dfrac{0{,}9\times0{,}98}{0{,}917} \approx 0,962.

    4.La note N suit la loi binomiale de paramètres (20 ; 0,615). À partir de quelle note la directrice doit-elle récompenser pour que 65 % des étudiants le soient ?

    À la calculatrice : P(N\geqslant11)\approx0{,}797 et P(N\geqslant12)\approx0{,}649 : en récompensant à partir de la note 11, environ 80 % des étudiants sont récompensés, ce qui est le premier seuil garantissant au moins 65 %.

    5.Les notes N_1,\dots,N_{10} de dix étudiants sont indépendantes et suivent la même loi binomiale (20 ; 0,615). Calculer E(S) et V(S) pour S = N_1+\dots+N_{10}.

    Pour chaque note : \begin{aligned}E(N_i) &= 20\times0{,}615 \\ &= 12{,}3\end{aligned} et \begin{aligned}V(N_i) &= 20\times0{,}615\times0{,}385 \\ &= 4{,}7355\end{aligned}
    \begin{aligned}E(S) &= 10\times12{,}3 \\ &= 123\end{aligned} et, par indépendance, \begin{aligned}V(S) &= 10\times4{,}7355 \\ &= 47{,}355\end{aligned}

    6.aOn pose M = \dfrac{S}{10}. Que modélise cette variable aléatoire ?

    M modélise la moyenne des notes obtenues par les dix étudiants choisis au hasard.

    6.bJustifier que E(M)=12{,}3 et V(M)=0{,}47355.

    \begin{aligned}E(M) &= \dfrac{1}{10}E(S) \\ &= 12{,}3\end{aligned} et \begin{aligned}V(M) &= \dfrac{1}{100}V(S) \\ &= 0{,}47355\end{aligned}

    6.cÀ l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, justifier que la probabilité que la moyenne de dix étudiants soit strictement comprise entre 10,3 et 14,3 est d'au moins 80 %.

    L'intervalle ]10{,}3~;~14{,}3[ est centré sur E(M)=12{,}3 : l'évènement s'écrit |M-12{,}3|<2.
    Bienaymé-Tchebychev : \begin{aligned}P(|M-12{,}3|\geqslant2) &\leqslant \dfrac{0{,}47355}{4} \\ &\approx 0{,}118\end{aligned} donc {P(|M-12{,}3|<2)\geqslant0{,}88\geqslant0{,}8}. L'affirmation est justifiée.

    Bac Terminale 2024 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Un sondage réalisé en France fournit les informations suivantes :

    • 60 % des plus de 15 ans ont l'intention de regarder les jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024 à la télévision ;
    • parmi ceux qui ont l'intention de regarder les JOP, 8 personnes sur 9 déclarent pratiquer une activité sportive régulière.

    On choisit au hasard une personne de plus de 15 ans. On considère les évènements suivants :

    • J : « la personne a l'intention de regarder les JOP Paris 2024 à la télévision »\ ;
    • S : « la personne choisie déclare pratiquer une activité sportive régulière ».

    On note \overline{J} et \overline{S} leurs évènements contraires.

    Dans les questions 1. et 2., les probabilités seront données sous la forme d'une fraction irréductible.

    1. Démontrer que la probabilité que la personne choisie ait l'intention de regarder les JOP de Paris 2024 à la télévision et déclare pratiquer une activité sportive régulière est de \dfrac{8}{15}.

      On pourra s'appuyer sur un arbre pondéré.

    Selon ce sondage, deux personnes sur trois parmi les plus de 15 ans déclarent pratiquer une activité sportive régulière.

      1. Calculer la probabilité que la personne choisie n'ait pas l'intention de regarder les JOP de Paris 2024 à la télévision et déclare pratiquer une activité sportive régulière.
      2. En déduire la probabilité de S sachant \overline{J} notée P_{\overline{J}}(S).

    Dans la suite de l'exercice, les résultats seront arrondis au millième.

    1. Dans le cadre d'une opération de promotion, 30 personnes de plus de 15 ans sont choisies au hasard.

      On assimile ce choix à un tirage avec remise.

      On note X la variable aléatoire qui donne le nombre de personnes déclarant pratiquer une activité sportive régulière parmi les 30 personnes.
      1. Déterminer la nature et les paramètres de la loi de probabilité suivie par X.
      2. Calculer la probabilité qu'exactement 16 personnes déclarent pratiquer une activité sportive régulière parmi les 30 personnes.
      3. La fédération française de judo souhaite offrir une place pour la finale de l'épreuve par équipe mixte de judo à l'Arena Champ-de-Mars pour chaque personne déclarant pratiquer une activité sportive régulière parmi ces 30 personnes.

        Le prix d'une place s'élève à 380 € et on dispose d'un budget de 10000 euros pour cette opération.

        Quelle est la probabilité que ce budget soit insuffisant ?
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    1.Un sondage indique que 60 % des personnes de plus de 15 ans comptent regarder les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) 2024 à la télévision, et que parmi elles, 8 sur 9 déclarent pratiquer une activité sportive régulière. On note J l'évènement « la personne compte regarder les JOP » et S « la personne pratique une activité sportive régulière ». Démontrer que P(J\cap S) = \dfrac{8}{15}.

    \begin{aligned}P(J\cap S) &= P(J)\times P_J(S) \\ &= 0{,}6\times\dfrac89 \\ &= \dfrac{6}{10}\times\dfrac89 \\ &= \dfrac{48}{90} \\ &= \dfrac{8}{15}\end{aligned}

    2.aLe sondage indique par ailleurs que P(S) = \dfrac23. Calculer P(\overline{J}\cap S).

    D'après la formule des probabilités totales appliquée à la partition (J,\overline{J}) : P(S) = P(J\cap S) + P(\overline{J}\cap S), donc \begin{aligned}P(\overline{J}\cap S) &= \dfrac23-\dfrac{8}{15} \\ &= \dfrac{10}{15}-\dfrac{8}{15} \\ &= \dfrac{2}{15}\end{aligned}

    2.bEn déduire P_{\overline{J}}(S).

    \begin{aligned}P(\overline{J}) &= 1-0{,}6 \\ &= 0{,}4 \\ &= \dfrac25\end{aligned} donc \begin{aligned}P_{\overline{J}}(S) &= \dfrac{P(\overline{J}\cap S)}{P(\overline{J})} \\ &= \dfrac{\frac{2}{15}}{\frac25} \\ &= \dfrac{2}{15}\times\dfrac52 \\ &= \dfrac13\end{aligned}

    3.aOn interroge 30 personnes de plus de 15 ans au hasard, assimilé à un tirage avec remise. X compte le nombre de personnes, parmi les 30, déclarant une activité sportive régulière. Préciser la loi de X.

    Les 30 tirages sont indépendants et identiques, chacun avec probabilité P(S)=\dfrac23 de succès : X suit la loi binomiale de paramètres n=30 et p=\dfrac23.

    3.bCalculer la probabilité qu'exactement 16 personnes parmi les 30 déclarent une activité sportive régulière (arrondi au millième).

    P(X=16) = \dbinom{30}{16}\left(\dfrac23\right)^{16}\left(\dfrac13\right)^{14} \approx 0,046.

    3.cOn offre une place à 380 € pour chaque personne déclarant une activité sportive régulière, avec un budget de 10 000 €. Quelle est la probabilité que ce budget soit insuffisant (arrondi au millième) ?

    Le budget permet d'offrir au plus \begin{aligned}\left\lfloor\dfrac{10\,000}{380}\right\rfloor &= \lfloor 26{,}31\ldots\rfloor \\ &= 26\end{aligned} places.
    Le budget est insuffisant si X\geqslant27, soit X>26. À la calculatrice, P(X\leqslant26)\approx0{,}997, donc P(X\geqslant27) = 1-P(X\leqslant26)\approx 0,003.

    Brevet 2023 : Métropole, Antilles et Guyane Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiple (QCM).

    Pour chaque question, trois réponses (A, B ou C) sont proposées.

    Une seule réponse est exacte.

    Recopier sur la copie le numéro de la question et la réponse choisie. Aucune justification n'est demandée.

    Question RéponseA RéponseB RéponseC 1. Dansuneclassede25élèves,60%desélèvessontdesfilles.Combienya-t-ildefillesdanscetteclasse? 10 15 20 2. Quelleestladécompositionenproduitdefacteurspremiersde126? 2 × 9 × 7 2 2 × 5 2 + 2 × 13 2 × 3 2 × 7 3. Dansunsac,ilya17jetonsrouges,23je-tonsjauneset20jetonsbleus,tousindiscer-nablesautoucher.Ontireauhasardunje-tondusac.Quelleestlaprobabilitéd’obtenirunjetonrougeouunjetonjaune? 2 3 0,6 17 23 4. Surl’octogonerégulierci-dessous,quelleestl’imagedusegment[DC]parlarotationdecentreOquitransformeAenD? A B C D E F G H O [GE] [GF] [AH] 5. Quelestlevolumed’unpavédroitdehau-teur1 , 5metdebaserectangulairede2mdelongueuret1 , 3mdelargeur? Onrappelleque 1m 3 = 1000 L. 2 , 6m 3 3900L 3000L

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    1.aUne piscine propose un tarif A à 5,90 € l'entrée. Calculer le prix total pour 10 entrées avec le tarif A.

    Avec le tarif A, le prix de 10 entrées est 5{,}90 \times 10 = 59 €.

    1.bLe tarif B coûte 4,40 € l'entrée, avec en plus une carte d'abonnement annuelle de 30 €. Calculer le prix total pour 10 entrées avec le tarif B.

    Avec le tarif B, le prix de 10 entrées est 4{,}40 \times 10 + 30 = 44 + 30 = 74 €.

    2.On note f(x) et g(x) les prix, en euros, payés respectivement avec le tarif A et le tarif B pour x entrées. Donner les expressions de f(x) et de g(x).

    Le tarif A est proportionnel au nombre d'entrées : f(x) = 5{,}90x. Le tarif B ajoute un forfait fixe de 30 € au prix proportionnel des entrées : g(x) = 4{,}40x + 30.

    3.aRésoudre l'équation 5{,}90x = 4{,}40x + 30.

    On regroupe les termes en x d'un côté de l'égalité : 5{,}90x - 4{,}40x = 30, soit 1{,}5x = 30.
    On en déduit x = \dfrac{30}{1{,}5} = 20.
    L'ensemble des solutions de cette équation est \{20\}.

    3.bQuel est le nombre d'entrées pour lequel les tarifs A et B donnent le même prix à payer ?

    D'après la résolution de l'équation précédente, les deux tarifs donnent le même prix pour 20 entrées.

    4.aLe nombre d'entrées relevé chaque mois de l'année est : 12 500, 13 700, 10 400, 13 600, 12 300, 11 700, 10 400, 11 600, 10 200, 13 800, 12 600 et 11 800. Calculer le nombre moyen d'entrées par mois.

    La moyenne s'obtient en divisant la somme des douze valeurs mensuelles par 12.
    La somme des entrées sur l'année est 12\,500 + 13\,700 + 10\,400 + 13\,600 + 12\,300 + 11\,700 + 10\,400 + 11\,600 + 10\,200 + 13\,800 + 12\,600 + 11\,800 = 144\,600.
    Le nombre moyen d'entrées par mois est donc \dfrac{144\,600}{12} = 12 050 entrées.

    4.bCalculer l'étendue du nombre d'entrées par mois.

    L'étendue d'une série statistique est la différence entre sa plus grande et sa plus petite valeur.
    Le maximum mensuel est 13 800 (octobre) et le minimum est 10 200 (septembre), donc l'étendue vaut 13\,800 - 10\,200 = 3 600 entrées.

    5.La piscine a la forme d'un pavé droit de 50 m de longueur, 25 m de largeur et 3 m de profondeur. En supposant qu'elle soit entièrement remplie, déterminer, en m^{3}, le volume d'eau évacué lors de la vidange.

    Le volume d'un pavé droit est le produit de ses trois dimensions : longueur \times largeur \times hauteur.
    Le volume d'eau à évacuer est donc 50 \times 25 \times 3 = 3 750 m^{3}.

    Les cinq situations suivantes sont indépendantes.

    Situation 1

    Décomposer en produit de facteurs premiers le nombre 780.

    Aucune justification n'est attendue.

    Situation 2

    On rappelle qu'un jeu de 32 cartes est composé de quatre familles (trèfle, carreau, cœur, pique).

    Chaque famille est composée de huit cartes: 7, 8, 9, 10, valet, dame, roi et as.

    L'expérience aléatoire consiste à tirer une carte au hasard dans ce jeu de 32 cartes.

    a. Quelle est la probabilité d'obtenir le 8 de pique ?

    Aucune justification n'est attendue.

    b. Quelle est la probabilité d'obtenir un roi ou un cœur ?

    Aucune justification n'est attendue.

    Situation 3

    Développer et réduire l'expression A = (2x + 5)(3x - 4).

    Situation 4

    a. Quel est le volume, en cm^3, de ce prisme droit ?

    b. Convertir ce résultat en litre.

    Rappel: 1 L = 1 dm^3.

    80cm 60cm 120cm 100cm

    Situation 5

    Le polygone 2 est un agrandissement du polygone 1.

    Le coefficient de cet agrandissement est 3.

    L'aire du polygone 1 est égale à 11 cm^2.

    Quelle est l'aire du polygone 2 ?

    Représentationdelasituationquin’estpasàl’échelle: Polygone1Polygone2

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    Situation 1. Donner la décomposition de 780 en produit de facteurs premiers (aucune justification attendue).

    On divise successivement par les plus petits nombres premiers : \begin{aligned}780 &= 2\times390 \\ &= 2\times2\times195 \\ &= 2\times2\times3\times65 \\ &= 2\times2\times3\times5\times13\end{aligned}
    La décomposition en produit de facteurs premiers est donc 780 = 2^2\times3\times5\times13.

    Situation 2.a Dans un jeu de 32 cartes (quatre familles de huit cartes chacune : 7, 8, 9, 10, valet, dame, roi, as), on tire une carte au hasard. Quelle est la probabilité d'obtenir le 8 de pique (aucune justification attendue) ?

    Le tirage est équiprobable sur les 32 cartes, et une seule carte correspond à l'évènement (le 8 de pique).
    La probabilité d'obtenir le 8 de pique est donc \dfrac{1}{32}.

    Situation 2.b Quelle est la probabilité d'obtenir un roi ou un cœur (aucune justification attendue) ?

    Il y a 4 rois (un par famille) et 8 cœurs, mais le roi de cœur est compté dans les deux catégories : il ne faut donc le compter qu'une seule fois.
    Le nombre d'issues favorables est 4+8-1 = 11, sur un total de 32 issues équiprobables.
    La probabilité d'obtenir un roi ou un cœur est donc \dfrac{11}{32}.

    Situation 3. Développer et réduire l'expression A = (2x+5)(3x-4).

    On développe chaque produit : \begin{aligned}A &= 2x\times3x + 2x\times(-4) + 5\times3x + 5\times(-4) \\ &= 6x^2-8x+15x-20\end{aligned}
    En réduisant les termes de même degré : A = 6x^2+7x-20.

    Situation 4.a Un prisme droit a pour base un triangle rectangle de côtés 60 cm et 80 cm (les deux côtés de l'angle droit), et pour hauteur 120 cm. Quel est le volume, en cm^{3}, de ce prisme droit ?

    L'aire du triangle rectangle de base est \begin{aligned}\mathcal{A}_{\text{base}} &= \dfrac{60\times80}{2} \\ &= 2\,400\end{aligned} cm^{2}.
    Le volume du prisme droit est \begin{aligned}\mathcal{V} &= \mathcal{A}_{\text{base}}\times h \\ &= 2\,400\times120 \\ &= 288\,000\end{aligned} cm^{3}.

    Situation 4.b Convertir ce volume en litre (rappel : 1 L = 1 dm^{3}).

    On convertit d'abord les cm^{3} en dm^{3}, sachant que 1 dm^{3} =1\,000 cm^{3} : 288\,000 cm^{3} = 288 dm^{3}.
    Comme 1 dm^{3} =1 L, le volume du prisme est donc de 288 L.

    Situation 5. Le polygone 2 est un agrandissement du polygone 1, de coefficient 3. L'aire du polygone 1 est 11 cm^{2}. Quelle est l'aire du polygone 2 ?

    Lors d'un agrandissement de coefficient k, les aires sont multipliées par k^2 (et non par k).
    Ici k=3, donc les aires sont multipliées par 3^2=9.
    L'aire du polygone 2 est donc 9\times11 = 99 cm^{2}.

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM).

    Pour chaque question, une seule des trois réponses proposées est exacte.

    Sur la copie, indiquer le numéro de la question et la réponse A, B ou C choisie.
    Aucune justification n'est demandée.

    Aucun point ne sera enlevé en cas de mauvaise réponse.

    Questions RéponseA RéponseB RéponseC 1 D’aprèsdeschercheurs,laprobabilitéqu’unepersonnesubisseuneattaquemortelleparunrequinaucoursdesavie,estde... 2 , 7 × 10 7 2 , 7 × 10 0 2 , 7 × 10 7 2 3 5 2 5 × 7 4 1 10 2 10 7 20 3 Surunsite,unpantalonestvendu60 aulieude80 .Lepourcentagederéductionest... 20% 25% 75% 4 ABCDestunparallélogrammedecentreE. A B C D E F G \ \ L’homothétiedecentreAquitransformeBenF... apourrapport2. trans-formeGenD. trans-formeCenE. 5 Lamédianedelasérieci-dessousest...11 17 8 14 3 20 5 10 12 3 5 11

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    1.D'après des chercheurs, la probabilité qu'une personne subisse une attaque mortelle de requin au cours de sa vie est l'une des trois valeurs suivantes : 2,7\times10^{-7}, 2,7\times10^{0} ou 2,7\times10^{7}. Laquelle ?

    Une probabilité est toujours comprise entre 0 et 1. Or 2,7\times10^{0}=2,7 et 2,7\times10^{7} sont bien supérieurs à 1 : seule 2,7\times10^{-7} (un nombre très petit, proche de 0) peut être une probabilité.

    2.Calculer \dfrac35 - \dfrac25\times\dfrac74.

    On commence par le produit : \begin{aligned}\dfrac25\times\dfrac74 &= \dfrac{2\times7}{5\times4} \\ &= \dfrac{14}{20} \\ &= \dfrac{7}{10}\end{aligned}
    On met ensuite les deux fractions au même dénominateur : \dfrac35 = \dfrac{6}{10}, donc \begin{aligned}\dfrac35-\dfrac25\times\dfrac74 &= \dfrac{6}{10}-\dfrac{7}{10} \\ &= -\dfrac{1}{10}\end{aligned}

    3.Un pantalon vendu 80 € est affiché à 60 € sur un site. Quel est le pourcentage de réduction ?

    La réduction représente 80-60=20 € sur un prix de départ de 80 €.
    Le taux de réduction est donc \begin{aligned}\dfrac{20}{80} &= \dfrac{1}{4} \\ &= \dfrac{25}{100}\end{aligned} soit 25 %.

    4.ABCD est un parallélogramme de centre E. Que peut-on dire de l'homothétie de centre A qui transforme B en F, où F est le milieu de [AB] ?

    Dans un parallélogramme ABCD, les diagonales [AC] et [BD] se coupent en leur milieu commun E : E est donc le milieu de [AC].
    F étant le milieu de [AB], l'homothétie de centre A qui envoie B sur son milieu F a pour rapport \dfrac12 ; cette même homothétie envoie alors C, par le même rapport, sur le milieu de [AC], c'est-à-dire sur E.

    5.Déterminer la médiane de la série de valeurs : 11 ; 17 ; 8 ; 14 ; 3 ; 20 ; 5 ; 10 ; 12.

    On range d'abord les 9 valeurs par ordre croissant : 3 ; 5 ; 8 ; 10 ; 11 ; 12 ; 14 ; 17 ; 20.
    Comme il y a 9 valeurs (nombre impair), la médiane est la 5e valeur de cette liste triée, soit 11.

    Le commerçant qu'Olivier a choisi pour installer ses panneaux solaires organise une loterie pour tous ses clients venus au salon de l'habitat.

    Les deux parties de l'exercice peuvent être réalisées de façon indépendante.

    \newrgbcolor{gold}{0.85 0.64 0.125} PERDU remise5% 1Porte-clé 1Panneau PERDU 2Panneaux 1Porte-clé remise10% PERDU remise5% 1Porte-clé 1Panneau PERDU 2Panneaux 1Porte-clé remise10% PERDU

    Partie 1 : la roue de la fortune

    1. Citer les issues qui permettent de gagner un lot.
    2. Donner la probabilité de gagner 2 panneaux lors d'un lancer.
    3. Donner la ou les issue(s) dont la probabilité de gagner lors d'un lancer est de 25 %.

    Partie 2 : résultats des tirages du salon de l'habitat

    PERDU1 panneauPERDUporte-cléPERDU
    porte-clé2 panneaux1 panneauPERDUporte-clé
    porte-cléPERDUporte-cléPERDUremise 10 %
    remise 10 %PERDUremise 5 %1 panneauPERDU
    PERDUporte-clé2 panneauxPERDUremise 5 %
    1. Compléter le tableau en utilisant les résultats de la loterie donnés dans l'encadré.

      GainPERDUporte-clé1 panneau2 panneauxremise 5 %remise 10 %TOTAL
      Effectif10..................
      Fréquence......\dfrac{3}{25}.........\dfrac{25}{25}\rule[-10pt]{0pt}{28pt}
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    Partie1 ; 1. Une roue de la fortune (roulette) comporte 16 secteurs identiques répartis ainsi : 4 secteurs « PERDU », 4 secteurs « porte-clé », 2 secteurs « 1 panneau », 2 secteurs « 2 panneaux », 2 secteurs « remise 5 % » et 2 secteurs « remise 10 % ». Citer les issues qui permettent de gagner un lot.

    Sur les 16 secteurs de la roue, seuls les 4 secteurs « PERDU » ne rapportent rien. Les issues gagnantes sont donc « porte-clé », « 1 panneau », « 2 panneaux », « remise 5 % » et « remise 10 % », soit 16-4= 12 secteurs gagnants au total.

    Partie1 ; 2. Quelle est la probabilité de gagner « 2 panneaux » lors d'un lancer ?

    Il y a 2 secteurs « 2 panneaux » sur 16 secteurs équiprobables : la probabilité recherchée est \dfrac{2}{16} = \dfrac{1}{8} = 0,125.

    Partie1 ; 3. Quelle(s) issue(s) ont une probabilité de gagner de 25 % lors d'un lancer ?

    • \begin{aligned}25\,\% &= \dfrac{25}{100} \\ &= \dfrac{1}{4}\end{aligned} ce qui correspond, sur une roue à 16 secteurs, à \dfrac{1}{4} = \dfrac{4}{16} secteurs.
    • Il faut donc une issue représentée par 4 secteurs identiques : c'est le cas des 4 secteurs « porte-clé ».

    Partie2 ; 4. Un tableau relève les 25 résultats obtenus par les clients ayant tourné la roue lors du salon de l'habitat. Compléter le tableau des effectifs et des fréquences pour chaque gain possible (PERDU, porte-clé, 1 panneau, 2 panneaux, remise 5 %, remise 10 %).

    • En comptant les 25 résultats donnés, on obtient : PERDU : 10 ; porte-clé : 6 ; 1 panneau : 3 ; 2 panneaux : 2 ; remise 5 % : 2 ; remise 10 % : 2 (soit bien 10+6+3+2+2+2=25 au total).
    • Les fréquences correspondantes sont : \dfrac{10}{25} ; \dfrac{6}{25} ; \dfrac{3}{25} ; \dfrac{2}{25} ; \dfrac{2}{25} ; \dfrac{2}{25} (de somme \dfrac{25}{25}=1).
    Bac Terminale 2023 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Dans un souci d'améliorer sa politique en matière de développement durable, une entreprise a réalisé une enquête statistique sur sa production de déchets.

    Dans cette enquête, les déchets sont classés en trois catégories :

    • 69 % des déchets sont minéraux et non dangereux;
    • 28 % des déchets sont non minéraux et non dangereux;
    • les déchets restants sont des déchets dangereux.

    Cette enquête statistique nous apprend également que :

    • 73 % des déchets minéraux et non dangereux sont recyclables ;
    • 49 % des déchets non minéraux et non dangereux sont recyclables ;
    • 35 % des déchets dangereux sont recyclables.

    Les parties { A} et { B} sont indépendantes et peuvent être traitées séparément.

    Partie A

    Dans cette entreprise, on prélève au hasard un déchet. On considère les évènements suivants :

    • M : « Le déchet prélevé est minéral et non dangereux » ;
    • N : « Le déchet prélevé est non minéral et non dangereux »;
    • D : « Le déchet prélevé est dangereux »;
    • R : « Le déchet prélevé est recyclable ».

    On note \overline{R} l'évènement contraire de l'évènement R.

    1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous représentant la situation de l'énoncé.

    M R R N R R D R R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    1. Justifier que la probabilité que le déchet soit dangereux et recyclable est égale à 0,0105.
    2. Déterminer la probabilité P\left(M \cap \overline{R}\right) et interpréter la réponse obtenue dans le contexte de l'exercice.
    3. Démontrer que la probabilité de l'évènement R est P(R)=0,6514.
    4. On suppose que le déchet prélevé est recyclable. Déterminer la probabilité que ce déchet soit non minéral et non dangereux. On donnera la valeur arrondie au dix-millième.

    Partie B

    On rappelle que la probabilité qu'un déchet prélevé au hasard soit recyclable est égale à 0,6514.

    1. Afin de contrôler la qualité de la collecte dans l'entreprise, on prélève un échantillon de 20 déchets pris au hasard dans la production. On suppose que le stock est suffisamment important pour assimiler le prélèvement de cet échantillon à un tirage avec remise.

      On désigne par X la variable aléatoire égale au nombre de déchets recyclables dans cet échantillon.

      1. On admet que la variable aléatoire X suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
      2. Donner la probabilité que l'échantillon contienne exactement 14 déchets recyclables. On donnera la valeur arrondie au dix-millième.
    2. Dans cette question, on prélève désormais n déchets, où n désigne un entier naturel strictement positif.

      1. Donner l'expression en fonction de n de la probabilité p_{n} qu'aucun déchet de cet échantillon ne soit recyclable.
      2. Déterminer la valeur de l'entier naturel n à partir de laquelle la probabilité qu'au moins un déchet du prélèvement soit recyclable est supérieure ou égale à 0,9999.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Une entreprise classe ses déchets en trois catégories : 69 % sont minéraux non dangereux (M), 28 % sont non minéraux non dangereux (N), le reste est dangereux (D). Par ailleurs, 73 % des déchets M sont recyclables, 49 % des déchets N le sont, et 35 % des déchets dangereux le sont. On prélève un déchet au hasard : compléter l'arbre pondéré donnant les probabilités de M, N, D puis de R (recyclable) sachant chacun d'eux.

    Les proportions de l'énoncé s'interprètent comme des probabilités, puisque le déchet est prélevé au hasard.
    Comme M, N et D partagent les déchets restants, on a \begin{aligned}P(D) &= 1-0{,}69-0{,}28 \\ &= 0{,}03\end{aligned}
    L'arbre porte donc, sur la première branche : P(M)=0{,}69, P(N)=0{,}28, P(D)=0{,}03.
    Puis sur les branches secondaires : P_M(R)=0{,}73 et P_M(\overline{R})=0{,}27 ; P_N(R)=0{,}49 et P_N(\overline{R})=0{,}51 ; P_D(R)=0{,}35 et P_D(\overline{R})=0{,}65.

    PartieA ; 2. Justifier que la probabilité qu'un déchet soit à la fois dangereux et recyclable vaut 0{,}0105.

    L'évènement « le déchet est dangereux et recyclable » est D\cap R, donc P(D\cap R) = P(D)\times P_D(R) = 0{,}03\times0{,}35 = 0,0105.

    PartieA ; 3. Calculer P(M\cap\overline{R}) et interpréter le résultat.

    P(M\cap\overline{R}) = P(M)\times P_M(\overline{R}) = 0{,}69\times0{,}27 = 0,1863.
    Cela signifie que 18,63 % de l'ensemble des déchets produits par l'entreprise sont à la fois minéraux et non recyclables.

    PartieA ; 4. Démontrer que P(R) = 0{,}6514.

    Les évènements M, N et D forment une partition de l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales :
    \begin{aligned}P(R) &= P(M\cap R)+P(N\cap R)+P(D\cap R) \\ &= 0{,}69\times0{,}73+0{,}28\times0{,}49+0{,}03\times0{,}35\end{aligned}
    P(R) = 0{,}5037+0{,}1372+0{,}0105 = 0,6514, ce qui est bien la valeur annoncée.

    PartieA ; 5. Sachant que le déchet prélevé est recyclable, déterminer la probabilité qu'il soit non minéral et non dangereux (arrondie au dix-millième).

    P_R(N) = \dfrac{P(N\cap R)}{P(R)} = \dfrac{0{,}28\times0{,}49}{0{,}6514} = \dfrac{0{,}1372}{0{,}6514} \approx 0,2106.

    PartieB ; 1.a On prélève avec remise un échantillon de 20 déchets ; X compte le nombre de déchets recyclables (on rappelle P(R)=0{,}6514). Préciser la loi suivie par X et ses paramètres.

    Le tirage avec remise correspond à la répétition de 20 épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes, de succès « le déchet est recyclable » de probabilité p=0{,}6514 : X suit la loi binomiale \mathcal{B}(20~;~0{,}6514).

    PartieB ; 1.b Donner la probabilité que l'échantillon contienne exactement 14 déchets recyclables (arrondie au dix-millième).

    P(X=14) = \dbinom{20}{14}\times0{,}6514^{14}\times0{,}3486^{6} \approx 0,1723.

    PartieB ; 2.a On prélève désormais n déchets (n entier naturel non nul). Exprimer en fonction de n la probabilité p_n qu'aucun déchet de l'échantillon ne soit recyclable.

    En notant X_n le nombre de déchets recyclables parmi les n prélevés, X_n suit la loi \mathcal{B}(n~;~0{,}6514), donc p_n = P(X_n=0) = \dbinom{n}{0}\times0{,}6514^0\times0{,}3486^{n} = 0{,}3486^{n}.

    PartieB ; 2.b Déterminer à partir de quel entier naturel n la probabilité qu'au moins un déchet de l'échantillon soit recyclable dépasse ou égale 0{,}9999.

    L'évènement « au moins un déchet est recyclable » est le contraire de celui de probabilité p_n, donc on doit résoudre 1-p_n\geqslant0{,}9999, c'est-à-dire p_n\leqslant0{,}0001.
    \begin{aligned}0{,}3486^{n} \leqslant 0{,}0001 &\iff n\ln(0{,}3486) \leqslant \ln(0{,}0001) \end{aligned} et comme \ln(0{,}3486)<0, l'inégalité s'inverse en divisant : n\geqslant\dfrac{\ln(0{,}0001)}{\ln(0{,}3486)}.
    Or \dfrac{\ln(0{,}0001)}{\ln(0{,}3486)} \approx 8{,}74, donc, comme n est un entier, c'est à partir de n=9 que la probabilité qu'au moins un déchet soit recyclable est supérieure ou égale à 0{,}9999.

    Pour chacune des cinq questions de cet exercice, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
    Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie.
    Aucune justification n'est demandée.
    Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.

    On considère L une liste de nombres constituée de termes consécutifs d'une suite arithmétique de premier terme 7 et de raison 3, le dernier nombre de la liste est 2023 soit:

    L = [7, 10, ... , 2023].

    Question 1 : Le nombre de termes de cette liste est :

    Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
    20236736722016

    Question 2 : On choisit au hasard un nombre dans cette liste. La probabilité de tirer un nombre pair est:

    Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
    \dfrac12\dfrac{34}{673}\dfrac{336}{673}\dfrac{337}{673}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}

    On rappelle qu'on choisit au hasard un nombre dans cette liste.

    On s'intéresse aux évènements suivants :

    • Évènement A : « obtenir un multiple de 4 »
    • Évènement B : « obtenir un nombre dont le chiffre des unités est 6 »

    Pour répondre aux questions suivantes on pourra utiliser l'arbre pondéré ci-dessous et on donne p(A \cap B) = \dfrac{34}{673}.

    \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{A }\taput\dfrac{168}{673}} {\TR{B }\taput \TR{\overline{B}}\tbput } \pstree{\TR{\overline{A} }\tbput} {\TR{B }\taput \dfrac{33}{505} \TR{\overline{B}}\tbput } }

    Question 3 :

    La probabilité d'obtenir un multiple de 4 ayant 6 comme chiffre des unités est:

    Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
    \dfrac{168}{673} \times \dfrac{34}{673}\dfrac{34}{673}\dfrac{17}{84}\dfrac{168}{34}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}

    Question 4 : P_B(A) est égale à :

    Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
    \dfrac{36}{168}\dfrac12\dfrac{33}{168}\dfrac{34}{67}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}

    Question 5: On choisit, au hasard, successivement, 10 éléments de cette liste.

    Un élément peut être choisi plusieurs fois. La probabilité qu'aucun de ces 10 nombres ne soit un multiple de 4 est :

    Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
    \left(\dfrac{505}{673}\right)^{10}1 - \left(\dfrac{505}{673}\right)^{10}\left(\dfrac{168}{673}\right)^{10}1 - \left(\dfrac{168}{673}\right)^{10}\rule[-4mm]{0mm}{9mm}
    Voir la correction

    1.On considère la liste L des termes consécutifs d'une suite arithmétique de premier terme 7 et de raison 3, du type L = [7, 10, …, 2023]. Déterminer le nombre de termes de cette liste.

    Le terme de rang n (en indexant à partir de 1) de cette suite arithmétique s'écrit 7+3(n-1). On cherche n tel que 7+3(n-1)=2023.
    \begin{aligned}3(n-1) = 2016 &\iff n-1 = 672 \\ &\iff n = 673 \end{aligned}
    Donc, la réponse est 673 termes.

    2.On choisit au hasard un nombre de cette liste. Déterminer la probabilité de tirer un nombre pair.

    Un terme de la liste s'écrit 7+3(n-1)=3n+4, pour n entier de 1 à 673. Ce nombre est pair si et seulement si 3n+4 est pair, c'est-à-dire si et seulement si 3n est pair, donc si et seulement si n est pair (3 étant impair).
    Parmi les entiers n de 1 à 673 (673 valeurs), les entiers pairs sont 2,4,\dots,672, soit 336 valeurs.
    Donc, la réponse est P(\text{nombre pair}) = \dfrac{336}{673}.

    3.On note A l'évènement « obtenir un multiple de 4 » et B l'évènement « obtenir un nombre dont le chiffre des unités est 6 », sachant que P(A)=\dfrac{168}{673} et P(A\cap B)=\dfrac{34}{673} (valeurs obtenues par dénombrement direct dans la liste). Donner la probabilité d'obtenir un multiple de 4 se terminant par 6.

    Un nombre qui est à la fois un multiple de 4 et qui se termine par 6 est exactement un élément de A\cap B. Donc, la réponse est P(A\cap B) = \dfrac{34}{673} (donnée directement par l'énoncé, qui correspond bien à un dénombrement des multiples de 4 de la liste se terminant par 6).

    4.Sachant de plus que P(\overline{A}\cap B) = \dfrac{505}{673}\times\dfrac{33}{505}, calculer P_B(A).

    D'abord \begin{aligned}P(B) &= P(A\cap B)+P(\overline{A}\cap B) \\ &= \dfrac{34}{673}+\dfrac{505}{673}\times\dfrac{33}{505} \\ &= \dfrac{34}{673}+\dfrac{33}{673} \\ &= \dfrac{67}{673}\end{aligned} (le facteur \dfrac{505}{673} se simplifie avec le 505 du numérateur).
    Par définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_B(A) &= \dfrac{P(A\cap B)}{P(B)} \\ &= \dfrac{\frac{34}{673}}{\frac{67}{673}} \\ &= \dfrac{34}{67}\end{aligned}
    Donc, la réponse est P_B(A)=\dfrac{34}{67}.

    5.On choisit successivement et au hasard 10 nombres de la liste (un même nombre pouvant être choisi plusieurs fois). Déterminer la probabilité qu'aucun des 10 nombres tirés ne soit un multiple de 4.

    La probabilité de ne pas tirer un multiple de 4 en un seul tirage vaut \begin{aligned}P(\overline{A}) &= 1-\dfrac{168}{673} \\ &= \dfrac{505}{673}\end{aligned}
    Les 10 tirages sont indépendants et identiques (tirage avec remise) : la probabilité qu'aucun des 10 ne soit un multiple de 4 est donc \left(\dfrac{505}{673}\right)^{10}.
    Donc, la réponse est P \approx 0,057 (au millième).

    Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte. Indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la proposition choisie. Aucune justification n'est demandée.

    Pour chaque question, une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse ne rapporte ni n'enlève de point.

    Question 1 :

    On considère la suite numérique \left(u_n\right) définie pour tout n entier naturel par u_n = \dfrac{1 + 2^n}{3 + 5^n}.

    Cette suite :

    a. diverge vers +\inftyc. converge vers 0
    b. converge vers \dfrac25d. converge vers \dfrac13.

    Question 2 :

    Soit f la fonction définie sur ]0~;~ +\infty[ par f(x) = x^2\ln x.

    L'expression de la fonction dérivée de f est :

    a. f'(x) = 2x\ln x.c. f'(x) = 2.
    b. f'(x) = x(2\ln x + 1).d. f'(x) = x.

    Question 3 :

    On considère une fonction h définie et continue sur \R dont le tableau de variations est donné ci-dessous:

    \begin{array}{|c| ccc|} \hline x & -\infty\quad &\quad & +\infty \\ \hline \quad &\quad &\quad & +\infty\quad \\ \text{ Variations de $h$ } & &\quad &\quad \\ &\quad -\infty & & 0 1 \\ \hline \end{array} }

    On note H la primitive de h définie sur \R qui s'annule en 0.

    Elle vérifie la propriété :

    a. H est positive sur ]-\infty~;~0].c. H est négative sur ]-\infty~;~1].
    b. H est croissante sur ]-\infty~;~1].d. H est croissante sur \R.

    Question 4 :

    Soit deux réels a et b avec a < b.

    On considère une fonction f définie, continue, strictement croissante sur l'intervalle [a~;~b] et qui s'annule en un réel \alpha.

    Parmi les propositions suivantes, la fonction en langage Python qui permet de donner une valeur approchée de \alpha à 0,001 est:

    a. c.
    def racine(a, b):
    while abs(b - a)> = 0.001:
    m = (a + b)/2
    if f(m) < 0 :
    b = m
    else:
    a = m
    return m def racine(a, b):
    m = (a + b)/2
    while abs(b - a)<=0.001:
    if f(m)< 0 :
    a = m
    else:
    b = m
    return m
    b. d.
    def racine(a, b):
    m = (a + b)/2
    while abs(b - a)>= 0.001:
    if f(m) < 0:
    a = m
    else:
    b = m
    return m
    def racine (a, b):
    while abs (b - a)>= 0.001:
    m =(a + b)/2
    if f(m) < 0:
    a = m
    else :
    b = m
    return m

    Question 5 :

    Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher dont 7 sont bleues et les autres vertes.

    On effectue trois tirages successifs avec remise. La probabilité d'obtenir exactement deux boules vertes est :

    a. \left(\dfrac{7}{10}\right)^2 \times \dfrac{3}{10}c. \ds\binom{10}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2
    b. \left(\dfrac{3}{10}\right)^2d. \ds\binom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2
    Voir la correction

    1.On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{1+2^n}{3+5^n}. Quel est son comportement : diverge vers +\infty, converge vers \dfrac25, converge vers 0, ou converge vers \dfrac13 ?

    En factorisant numérateur et dénominateur par 5^n : \begin{aligned}u_n &= \dfrac{5^n\left(\frac{1}{5^n}+\left(\frac25\right)^n\right)}{5^n\left(\frac{3}{5^n}+1\right)} \\ &= \dfrac{\left(\frac25\right)^n+\frac{1}{5^n}}{1+\frac{3}{5^n}}\end{aligned}
    Les suites géométriques de raisons \dfrac25 et \dfrac15, toutes deux strictement comprises entre -1 et 1, convergent vers 0 : par limite de somme puis de quotient, u_n converge vers \dfrac{0+0}{1+0}=0.
    Réponse : la suite converge vers 0.

    2.Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x)=x^2\ln(x). Quelle est l'expression de f'(x) ?

    f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme produit de fonctions dérivables sur cet intervalle.
    f'(x) = 2x\times\ln(x) + x^2\times\dfrac1x = 2x\ln(x)+x = x\big(2\ln(x)+1\big).
    Réponse : f'(x) = x(2\ln(x)+1).

    3.Une fonction h, continue sur \mathbb{R}, admet le tableau de variations suivant : h décroît de +\infty (en -\infty) jusqu'à -\infty... en réalité h croît de -\infty vers +\infty, en s'annulant en x=1. On note H la primitive de h sur \mathbb{R} qui s'annule en 0. Que peut-on affirmer : H positive sur ]-\infty~;~0], H croissante sur ]-\infty~;~1], H négative sur ]-\infty~;~1], ou H croissante sur \mathbb{R} ?

    h est strictement croissante sur \mathbb{R} et s'annule en 1, donc h(x)<0 pour tout x<1.
    H étant une primitive de h, on a H'=h : ainsi H'(x)<0 sur ]-\infty~;~1[, donc H est strictement décroissante sur cet intervalle.
    Pour tout x\leqslant 0, x et 0 appartiennent à ]-\infty~;~1[H décroît, donc {x\leqslant 0 \implies H(x)\geqslant H(0)}. Or H(0)=0 par définition de H, donc H(x)\geqslant 0 sur ]-\infty~;~0].
    Réponse : H est positive sur ]-\infty~;~0].

    4.Soit a<b deux réels et f une fonction définie, continue et strictement croissante sur [a~;~b], qui s'annule en un réel \alpha. Parmi quatre fonctions Python proposées (méthode de dichotomie), laquelle donne bien une valeur approchée de \alpha à 0{,}001 près ?

    Le programme correct doit recalculer le milieu m=\dfrac{a+b}{2} à chaque tour de boucle (et non une seule fois avant la boucle), avec un test d'arrêt \og tant que l'écart dépasse 0{,}001 \fg{} correctement écrit.
    Comme f est strictement croissante sur [a~;~b] et s'annule en \alpha, on a f(a)<0 et f(b)>0. Si f(m)<0, alors \alpha se trouve entre m et b : il faut donc remplacer a par m (et garder b) pour l'itération suivante ; sinon, on remplace b par m.
    Seule la version qui recalcule m à l'intérieur de la boucle, avec la condition while abs(b-a) >= 0.001, et l'affectation a = m quand f(m)<0, respecte ce principe.
    Réponse : le programme qui recalcule m dans la boucle et affecte a=m lorsque f(m)<0.

    5.Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher, dont 7 bleues et 3 vertes. On effectue trois tirages successifs avec remise. Quelle expression donne la probabilité d'obtenir exactement deux boules vertes ?

    Chaque tirage est une épreuve à deux issues (\og verte \fg{} ou pas), de probabilité de succès p=\dfrac{3}{10}, répétée n=3 fois de façon identique et indépendante (tirages avec remise).
    En notant X le nombre de boules vertes obtenues, X suit la loi binomiale \mathcal{B}\left(3~;~\dfrac{3}{10}\right).
    \begin{aligned}P(X=2) &= \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{3}{10}\right)^2\left(\dfrac{7}{10}\right)^{1} \\ &= \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2\end{aligned}
    Réponse : \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2.

    Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.

    Dans une grande ville française, des trottinettes électriques sont mises à disposition des usagers. Une entreprise, chargée de l'entretien du parc de trottinettes, contrôle leur état chaque lundi.

    Partie A

    On estime que :

    • lorsqu'une trottinette est en bon état un lundi, la probabilité qu'elle soit encore en bon état le lundi suivant est 0,9 ;
    • lorsqu'une trottinette est en mauvais état un lundi, la probabilité qu'elle soit en bon état le lundi suivant est 0,4.

    On s'intéresse à l'état d'une trottinette lors des phases de contrôle.

    Soit n un entier naturel. On note B_n l'évènement « la trottinette est en bon état n semaines après sa mise en service » et p_n la probabilité de B_n.

    Lors de sa mise en service, la trottinette est en bon état. On a donc p_0 = 1.

    1. Donner p_1 et montrer que p_2 = 0,85.

      On pourra s'appuyer sur un arbre pondéré.
    2. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous :

      \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{B_n }\taput{p_n}} {\TR{B_{n+1}}\taput{...} \TR{\overline{B_{n+1}}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{B_n} }\tbput{...}} {\TR{B_{n+1}}\taput{...} \TR{\overline{B_{n+1}}}\tbput{...} }}

    3. En déduire que, pour tout entier naturel n, p_{n+1} = 0,5p_n + 0,4.
      1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, p_n \geqslant 0,8.
      2. À partir de ce résultat, quelle communication l'entreprise peut-elle envisager pour valoriser la fiabilité du parc ?
      1. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = p_n - 0,8.

        Montrer que \left(u_n\right) est une suite géométrique dont on donnera le premier terme et la raison.
      2. En déduire l'expression de u_n puis de p_n en fonction de n.
      3. En déduire la limite de la suite \left(p_n\right).

    Partie B

    Dans cette partie, on modélise la situation de la façon suivante :

    • l'état d'une trottinette est indépendant de celui des autres ;
    • la probabilité qu'une trottinette soit en bon état est égale à 0,8.

    On note X la variable aléatoire qui, à un lot de 15 trottinettes, associe le nombre de trottinettes en bon état.

    Le nombre de trottinettes du parc étant très important, le prélèvement de 15 trottinettes peut être assimilé à un tirage avec remise.

    1. Justifier que X suit une loi binomiale et préciser les paramètres de cette loi.
    2. Calculer la probabilité que les 15 trottinettes soient en bon état.
    3. Calculer la probabilité qu'au moins 10 trottinettes soient en bon état dans un lot de 15.
    4. On admet que E(X) = 12. Interpréter le résultat.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Une entreprise loue des trottinettes électriques et contrôle leur état chaque lundi. On admet que si une trottinette est en bon état un lundi donné, la probabilité qu'elle le soit encore le lundi suivant est 0{,}9 ; si elle est en mauvais état, la probabilité qu'elle passe en bon état la semaine suivante est 0{,}4. On note B_n l'événement « la trottinette est en bon état n semaines après sa mise en service » et p_n=P(B_n), avec p_0=1. Donner p_1 et montrer que p_2=0{,}85.

    Comme la trottinette est en bon état à l'instant 0 (p_0=1), on a directement \begin{aligned}p_1 &= P_{B_0}(B_1) \\ &= 0{,}9\end{aligned}
    En construisant l'arbre pondéré sur les deux premières semaines (issues B_1 ou \overline{B_1}, puis B_2 ou \overline{B_2} à chaque fois), la formule des probabilités totales donne : \begin{aligned}p_2 &= P(B_1)\times P_{B_1}(B_2) + P(\overline{B_1})\times P_{\overline{B_1}}(B_2) \\ &= 0{,}9\times0{,}9+0{,}1\times0{,}4 \\ &= 0{,}81+0{,}04 \\ &= 0{,}85\end{aligned}
    On obtient bien p_1=0{,}9 et p_2=0{,}85.

    PartieA ; 2. Reproduire et compléter l'arbre pondéré traduisant le passage de la semaine n à la semaine n+1.

    L'arbre a pour première branche B_n avec probabilité p_n (puis B_{n+1} avec probabilité 0{,}9 et \overline{B_{n+1}} avec probabilité 0{,}1), et pour seconde branche \overline{B_n} avec probabilité 1-p_n (puis B_{n+1} avec probabilité 0{,}4 et \overline{B_{n+1}} avec probabilité 0{,}6).

    PartieA ; 3. En déduire que, pour tout entier naturel n, p_{n+1}=0{,}5p_n+0{,}4.

    Les événements B_n et \overline{B_n} forment une partition de l'univers, donc la formule des probabilités totales donne : \begin{aligned}p_{n+1} &= P(B_n)\times0{,}9 + P(\overline{B_n})\times0{,}4 \\ &= 0{,}9p_n + 0{,}4(1-p_n) \\ &= 0{,}9p_n+0{,}4-0{,}4p_n\end{aligned}
    Donc, la réponse est p_{n+1} = 0{,}5p_n+0{,}4.

    PartieA ; 4.a Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, p_n\geqslant0{,}8.

    Initialisation : \begin{aligned}p_0 &= 1 \\ &\geqslant 0{,}8\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
    Hérédité : supposons que pour un entier naturel n donné, p_n\geqslant0{,}8. Alors, en multipliant par 0{,}5>0 : 0{,}5p_n\geqslant0{,}4, puis en ajoutant 0{,}4 : 0{,}5p_n+0{,}4\geqslant0{,}8, c'est-à-dire p_{n+1}\geqslant0{,}8. La propriété est donc héréditaire.
    Conclusion : par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, p_n\geqslant0{,}8.

    PartieA ; 4.b Quelle communication l'entreprise peut-elle envisager à partir de ce résultat ?

    En interprétant p_n comme la proportion de trottinettes en bon état, l'entreprise peut communiquer sur le fait qu'au moins 80 % de son parc reste en permanence en bon état, quelle que soit la semaine considérée.

    PartieA ; 5.a On pose, pour tout entier naturel n, u_n=p_n-0{,}8. Montrer que \left(u_n\right) est géométrique et préciser son premier terme et sa raison.

    Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1} &= p_{n+1}-0{,}8 \\ &= (0{,}5p_n+0{,}4)-0{,}8 \\ &= 0{,}5p_n-0{,}4 \\ &= 0{,}5(p_n-0{,}8) \\ &= 0{,}5\,u_n\end{aligned}
    La suite \left(u_n\right) est donc géométrique de raison q=0{,}5, de premier terme \begin{aligned}u_0 &= p_0-0{,}8 \\ &= 1-0{,}8 \\ &= 0{,}2\end{aligned}

    PartieA ; 5.b En déduire l'expression de u_n puis de p_n en fonction de n.

    D'après la forme explicite d'une suite géométrique : \begin{aligned}u_n &= u_0\times q^n \\ &= 0{,}2\times0{,}5^n\end{aligned} pour tout entier naturel n. Comme p_n=u_n+0{,}8, on obtient p_n = 0{,}2\times0{,}5^n+0{,}8.

    PartieA ; 5.c En déduire la limite de la suite \left(p_n\right).

    La raison 0{,}5 est strictement comprise entre -1 et 1, donc \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}5^n=0, puis \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=0. Par limite de somme, \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}p_n &= 0+0{,}8 \\ &= 0{,}8\end{aligned}

    PartieB ; 1. On modélise désormais l'état des trottinettes du parc par une probabilité de bon état égale à 0{,}8, indépendamment d'une trottinette à l'autre. On note X le nombre de trottinettes en bon état dans un lot de 15, ce prélèvement pouvant être assimilé à un tirage avec remise. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.

    On répète 15 fois, de façon identique et indépendante, une épreuve à deux issues (« la trottinette est en bon état », de probabilité 0{,}8) : X compte le nombre de succès, donc X suit la loi binomiale \mathcal{B}(15~;~0{,}8).

    PartieB ; 2. Calculer la probabilité que les 15 trottinettes du lot soient toutes en bon état.

    P(X=15) = 0{,}8^{15} \approx 0,0352 (arrondi au dix-millième).

    PartieB ; 3. Calculer la probabilité qu'au moins 10 trottinettes du lot soient en bon état.

    À la calculatrice, P(X\geqslant10) = 1-P(X\leqslant9) \approx 0,9389 (arrondi au dix-millième).

    PartieB ; 4. On admet que E(X)=12. Interpréter ce résultat.

    Pour une loi binomiale \mathcal{B}(n~;~p), on a \begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 15\times0{,}8 \\ &= 12\end{aligned} Cela signifie qu'en moyenne, sur un grand nombre de lots de 15 trottinettes prélevées dans le parc, 12 d'entre elles sont en bon état.

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    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.

    Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte.

    Indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la proposition choisie.

    Aucune justification n'est demandée.

    Pour chaque question, une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse ne rapporte ni n'enlève de point.

    Question 1 :

    Soit f la fonction définie sur \R par f(x) = x\text{e}^x.

    Une primitive F sur \R de la fonction f est définie par:

    A. F(x) = \dfrac{x^2}{2}\text{e}^xB F(x) = (x - 1)\text{e}^x
    C. F(x) = (x + 1)\text{e}^xD. F(x) = \dfrac2 x \text{e}^{x^2}.

    Question 2 :

    La courbe \mathcal{C} ci-dessous représente une fonction f définie et deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[. On sait que :

    • le maximum de la fonction f est atteint au point d'abscisse 3 ;
    • le point P d'abscisse 5 est l'unique point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}.

    012345678910111213 10 1 2 312345 C P

    On a:

    A. pour tout x \in\quad ]0~;~5[,\:f(x) et f'(x) sont de même signe;B. pour tout x \in ]5~;~+\infty[\:, f(x) et f'(x) sont de même signe;
    C. pour tout x \in ]0~;~5[,\: f'(x) et f''(x) sont de même signe;D. pour tout x \in\quad ]5~;~+\infty[,\: f(x) et f''(x) sont de même signe.

    Question 3 :

    On considère la fonction g définie sur [0~;~ +\infty[ par g(t) = \dfrac{a}{b + \text{e}^{-t}}a et b sont deux nombres réels.

    On sait que g(0) = 2 et \displaystyle\lim_{t \to + \infty}\quad g(t) = 3.

    Les valeurs de a et b sont:

    A. a = 2 et b = 3B. a = 4 et b = \dfrac43
    C. a = 4 et b = 1D. a = 6 et b = 2

    Question 4 :

    Alice dispose de deux urnes A et B contenant chacune quatre boules indiscernables au toucher.

    L'urne A contient deux boules vertes et deux boules rouges.

    L'urne B contient trois boules vertes et une boule rouge.

    Alice choisit au hasard une urne puis une boule dans cette urne. Elle obtient une boule verte.

    La probabilité qu'elle ait choisi l'urne B est:

    A. \dfrac38B. \dfrac12
    C. \dfrac35D. \dfrac58

    Question 5 :

    On pose S = 1 + \dfrac12\quad + \dfrac13 + \dfrac14 + ... + \dfrac{1}{100}.

    Parmi les scripts Python ci-dessous, celui qui permet de calculer la somme S est :

    a. b.
    def somme\_a():
    S = 0
    for k in range(100):
    S=1/(k+1)
    return S def somme\_b():
    S = 0
    for k in range(100) :
    S = S + 1/(k + 1)
    return S
    c. d.
    def somme\_c():
    k = 0
    while S < 100 :
    S = S+1/(k+1)
    return S def somme\_d():
    k = 0
    while k < 100:
    S = S + 1/(k + 1)
    return S
    Voir la correction

    1.On pose f(x)=xe^x sur \mathbb{R}. Parmi F(x)=\dfrac{x^2}{2}e^x, F(x)=(x-1)e^x, F(x)=(x+1)e^x et F(x)=\dfrac2xe^{x^2}, laquelle est une primitive de f sur \mathbb{R} ?

    Testons F(x)=(x-1)e^x, dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables, avec u(x)=x-1 et v(x)=e^x, donc u'(x)=1 et v'(x)=e^x.
    F'=u'v+uv' donc F'(x)=e^x+(x-1)e^x=xe^x=f(x) pour tout réel x.
    Donc, la réponse est F(x)=(x-1)e^x.

    2.La courbe \mathcal{C} d'une fonction f deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[ admet un maximum en x=3 et un unique point d'inflexion d'abscisse 5. Que peut-on affirmer parmi : f et f' de même signe sur ]0~;~5[ ; f et f' de même signe sur ]5~;~+\infty[ ; f' et f'' de même signe sur ]0~;~5[ ; f et f'' de même signe sur ]5~;~+\infty[ ?

    Par lecture graphique de \mathcal{C}, f(x)<0 sur ]0~;~1[ et f(x)>0 sur ]1~;~+\infty[.
    Le maximum étant atteint en x=3, f'(x)>0 sur ]0~;~3[ et f'(x)<0 sur ]3~;~+\infty[.
    Le seul point d'inflexion étant d'abscisse 5, et la courbe étant concave puis convexe, f''(x)<0 sur ]0~;~5[ et f''(x)>0 sur ]5~;~+\infty[.
    Sur ]5~;~+\infty[, f(x)>0 et f''(x)>0 : ces deux fonctions sont donc de même signe sur cet intervalle.
    Donc, la réponse est « f et f'' sont de même signe sur ]5~;~+\infty[ ».

    3.Soit g définie sur [0~;~+\infty[ par g(t)=\dfrac{a}{b+e^{-t}}, avec g(0)=2 et \lim\limits_{t\to+\infty}g(t)=3. Déterminer a et b parmi les couples (2~;~3), \left(4~;~\dfrac43\right), (4~;~1) et (6~;~2).

    \begin{aligned}g(0) &= \dfrac{a}{b+e^0} \\ &= \dfrac{a}{b+1} \\ &= 2\end{aligned} donc \begin{aligned}a &= 2(b+1) \\ &= 2b+2\end{aligned}
    Comme \lim\limits_{t\to+\infty}(-t)=-\infty et \lim\limits_{X\to-\infty}e^X=0, on a par composition \lim\limits_{t\to+\infty}e^{-t}=0, donc \lim\limits_{t\to+\infty}(b+e^{-t})=b et, par quotient, \lim\limits_{t\to+\infty}g(t)=\dfrac{a}{b}.
    Donc \dfrac{a}{b}=3, soit a=3b. En combinant avec a=2b+2 : 3b=2b+2, donc b=2, puis \begin{aligned}a &= 3\times2 \\ &= 6\end{aligned}
    Donc, la réponse est a=6 et b=2.

    4.Alice tire au hasard une urne parmi A (2 boules vertes, 2 rouges) et B (3 boules vertes, 1 rouge), puis une boule dans cette urne, et obtient une boule verte. Quelle est la probabilité qu'elle ait choisi l'urne B, parmi \dfrac38, \dfrac12, \dfrac35 et \dfrac58 ?

    Notons A et B le choix de chaque urne, et V l'évènement « la boule tirée est verte ». On a \begin{aligned}P(A) &= P(B) \\ &= \dfrac12\end{aligned} \begin{aligned}P_A(V) &= \dfrac24 \\ &= \dfrac12\end{aligned} et P_B(V)=\dfrac34.
    \begin{aligned}P(V\cap B) &= P(B)\times P_B(V) \\ &= \dfrac12\times\dfrac34 \\ &= \dfrac38\end{aligned}
    Comme A et B forment une partition de l'univers, la formule des probabilités totales donne \begin{aligned}P(V) &= P(V\cap A)+P(V\cap B) \\ &= \dfrac12\times\dfrac12+\dfrac38 \\ &= \dfrac14+\dfrac38 \\ &= \dfrac28+\dfrac38 \\ &= \dfrac58\end{aligned}
    On cherche \begin{aligned}P_V(B) &= \dfrac{P(V\cap B)}{P(V)} \\ &= \dfrac{\frac38}{\frac58} \\ &= \dfrac38\times\dfrac85 \\ &= \dfrac35\end{aligned}
    Donc, la réponse est \dfrac35.

    5.On pose S=1+\dfrac12+\dfrac13+\dots+\dfrac{1}{100}. Parmi quatre scripts Python (a, b, c, d) proposés pour calculer S, lequel convient ?

    • Le script a réaffecte S à chaque tour de boucle sans cumuler les termes précédents : il renvoie seulement le dernier terme, pas la somme : écarté.
    • Le script c initialise un compteur k mais teste la condition sur une variable S qui n'a pas été initialisée avant la boucle : il provoque une erreur : écarté.
    • Le script d initialise k à 0 mais ne l'incrémente jamais dans la boucle : la condition k < 100 reste indéfiniment vraie, la boucle ne s'arrête jamais : écarté.
    • Le script b initialise S à 0, puis cumule bien S = S + 1/(k+1) pour k allant de 0 à 99 : c'est le seul qui calcule correctement S.
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    Une société de production s'interroge sur l'opportunité de programmer un jeu télévisé.

    Ce jeu réunit quatre candidats et se déroule en deux phases :

    \bullet~~La première phase est une phase de qualification.

    Cette phase ne dépend que du hasard. Pour chaque candidat, la probabilité de se qualifier est 0,6.

    \bullet~~La deuxième phase est une compétition entre les candidats qualifiés.

    Elle n'a lieu que si deux candidats au moins sont qualifiés.

    Sa durée dépend du nombre de candidats qualifiés comme l'indique le tableau ci-dessous (lorsqu'il n'y a pas de deuxième phase, on considère que sa durée est nulle).

    Nombre de candidats qualifiés pour la deuxième phase01234
    Durée de la deuxième phase en minutes005911

    Pour que la société décide de retenir ce jeu, il faut que les deux conditions suivantes soient vérifiées :

    Condition n°1 : La deuxième phase doit avoir lieu dans au moins 80 % des cas.

    Condition n°2 : La durée moyenne de la deuxième phase ne doit pas excéder 6 minutes.

    Le jeu peut-il être retenu ?

    Voir la correction

    Unechaîne de télévision hésite à programmer un jeu réunissant quatre candidats en deux phases : une phase de qualification où chaque candidat est qualifié avec une probabilité de 0{,}6 indépendamment des autres, puis une phase finale qui n'a lieu que si au moins deux candidats sont qualifiés, et dont la durée (en minutes) dépend du nombre de qualifiés selon le tableau : 0 qualifié \rightarrow 0 min, 1 \rightarrow 0 min, 2 \rightarrow 5 min, 3 \rightarrow 9 min, 4 \rightarrow 11 min. Le jeu n'est retenu que si la phase finale a lieu dans au moins 80 % des cas ET si sa durée moyenne ne dépasse pas 6 minutes. Le jeu peut-il être retenu ?

    Condition 1. Chaque candidat est qualifié ou non de façon indépendante avec la même probabilité 0{,}6 : en notant X le nombre de candidats qualifiés parmi les quatre, X suit la loi binomiale \mathcal{B}(4~;~0{,}6).
    La phase finale a lieu dès que X\geqslant2. À la calculatrice, \begin{aligned}P(X\geqslant2) &= 1-P(X=0)-P(X=1) \\ &\approx 1-0{,}0256-0{,}1536 \\ &\approx 0{,}821\end{aligned}
    Comme 0{,}821\geqslant0{,}8, la condition 1 est vérifiée.
    Condition 2. Notons T la variable aléatoire égale à la durée de la phase finale ; elle prend les valeurs 0, 5, 9 et 11.
    \begin{aligned}P(T=11) &= P(X=4) \\ &= 0{,}6^4 \\ &\approx 0{,}1296\end{aligned} \begin{aligned}P(T=9) &= P(X=3) \\ &= \dbinom43\times0{,}6^3\times0{,}4 \\ &\approx 0{,}3456\end{aligned} \begin{aligned}P(T=5) &= P(X=2) \\ &= \dbinom42\times0{,}6^2\times0{,}4^2 \\ &\approx 0{,}3456\end{aligned} \begin{aligned}P(T=0) &= P(X=0)+P(X=1) \\ &\approx 0{,}0256+0{,}1536 \\ &= 0{,}1792\end{aligned}
    L'espérance de T vaut \begin{aligned}E(T) &= 0\times0{,}1792+5\times0{,}3456+9\times0{,}3456+11\times0{,}1296 \\ &= 1{,}728+3{,}1104+1{,}4256 \\ &= 6{,}264\end{aligned} minutes.
    Comme 6{,}264>6, la durée moyenne dépasse 6 minutes : la condition 2 n'est pas vérifiée.
    Donc, la réponse est : la condition 1 est remplie mais pas la condition 2, donc le jeu ne peut pas être retenu en l'état.

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    Une entreprise appelle des personnes par téléphone pour leur vendre un produit.

    • L'entreprise appelle chaque personne une première fois:
      • la probabilité que la personne ne décroche pas est égale à 0,6 ;
      • si la personne décroche, la probabilité qu'elle achète le produit est égale à 0,3.
    • Si la personne n'a pas décroché au premier appel, on procède à un second appel:
      • la probabilité que la personne ne décroche pas est égale à 0,3 ;
      • si la personne décroche, la probabilité qu'elle achète le produit est égale à 0,2.
    • Si une personne ne décroche pas au second appel, on cesse de la contacter.

    On choisit une personne au hasard et on considère les évènements suivants :

    \begin{description} \item[ ] D_1 : « la personne décroche au premier appel » ; \item[ ] D_2 : « la personne décroche au deuxième appel » ; \item[ ] A : « la personne achète le produit ». \end{description}

    Les deux parties peuvent être traitées de manière indépendante

    Partie A

    1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-contre.
    2. En utilisant l'arbre pondéré, montrer que la probabilité de l'évènement A est

      P(A) = 0,204.
    3. On sait que la personne a acheté le produit.

      Quelle est la probabilité qu'elle ait décroché au premier appel ?
    \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.cm]{\TR} {\pstree{\TR{D_1 }\taput{...}} {\TR{A}\taput{0,3} \TR{\overline{A}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{D_1} }\tbput{0,6}} {\pstree{\TR{D_{2}}\taput{...}} {\TR{A}\taput{...} \TR{\overline{A}}\tbput{...} } \TR{\overline{D_{2}}}\tbput{...} } }

    Partie B

    On rappelle que, pour une personne donnée, la probabilité qu'elle achète le produit est égale à 0,204.

    1. On considère un échantillon aléatoire de 30 personnes.

      On note X la variable aléatoire qui donne le nombre de personnes de l'échantillon qui achètent le produit.
      1. On admet que X suit une loi binomiale. Donner, sans justifier, ses paramètres.
      2. Déterminer la probabilité qu'exactement 6 personnes de l'échantillon achètent le produit. Arrondir le résultat au millième.
      3. Calculer l'espérance de la variable aléatoire X.
      Interpréter le résultat.
    2. Soit n un entier naturel non nul.

      On considère désormais un échantillon de n personnes.

      Déterminer la plus petite valeur de n telle que la probabilité qu'au moins l'une des personnes de l'échantillon achète le produit soit supérieure ou égale à 0,99.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Un télévendeur relance une personne au premier appel : la probabilité qu'elle ne décroche pas vaut 0,6, et si elle décroche, la probabilité qu'elle achète vaut 0,3. Si elle n'a pas décroché, on tente un second appel : la probabilité qu'elle ne décroche toujours pas vaut 0,3, et si elle décroche cette fois, la probabilité d'achat vaut 0,2. On note D_1, D_2 et A les évènements « décroche au 1er appel », « décroche au 2e appel » et « achète le produit ». Compléter l'arbre pondéré.

    L'arbre comporte deux niveaux : sur la première branche, P(D_1)=0{,}4 et P(\overline{D_1})=0{,}6, avec P_{D_1}(A)=0{,}3 et P_{D_1}(\overline{A})=0{,}7 ; sur la seconde branche (issue de \overline{D_1}), P_{\overline{D_1}}(D_2)=0{,}7 et P_{\overline{D_1}}(\overline{D_2})=0{,}3, avec P_{\overline{D_1}\cap D_2}(A)=0{,}2 et P_{\overline{D_1}\cap D_2}(\overline{A})=0{,}8.

    PartieA ; 2. En utilisant l'arbre, montrer que P(A) = 0{,}204.

    D'après la formule des probabilités totales, l'achat se produit soit dès le premier appel, soit après le second : P(A) = P(D_1\cap A) + P(\overline{D_1}\cap D_2\cap A) = 0{,}4\times0{,}3 + 0{,}6\times0{,}7\times0{,}2 = 0{,}12+0{,}084 = 0,204.

    PartieA ; 3. Sachant que la personne a acheté le produit, quelle est la probabilité qu'elle ait décroché dès le premier appel ?

    Il s'agit de calculer P_A(D_1) = \dfrac{P(D_1\cap A)}{P(A)} = \dfrac{0{,}4\times0{,}3}{0{,}204} = \dfrac{0{,}12}{0{,}204} \approx 0,588.

    PartieB ; 1.a On prélève un échantillon aléatoire de 30 personnes ; X compte le nombre d'entre elles qui achètent le produit (on admet l'indépendance des situations). Donner, sans justification, la loi suivie par X et ses paramètres.

    X suit la loi binomiale de paramètres n=30 et p=0{,}204.

    PartieB ; 1.b Déterminer, au millième près, la probabilité que 6 personnes exactement de l'échantillon achètent le produit.

    P(X=6) = \dbinom{30}{6}\times0{,}204^{6}\times\left(1-0{,}204\right)^{30-6} \approx 0,179.

    PartieB ; 1.c Calculer l'espérance de X et interpréter le résultat.

    E(X) = np = 30\times0{,}204 = 6,12. Cela signifie que, sur un grand nombre d'échantillons de 30 personnes contactées, le nombre d'acheteurs est en moyenne de 6,12 par échantillon.

    PartieB ; 2. Pour un échantillon de n personnes, déterminer la plus petite valeur de n telle que la probabilité qu'au moins une personne achète le produit soit supérieure ou égale à 0,99.

    Notons toujours X le nombre d'acheteurs parmi les n personnes, de loi binomiale de paramètres n et p=0{,}204. On veut le plus petit n tel que P(X\geqslant1)\geqslant0{,}99, c'est-à-dire 1-P(X=0)\geqslant0{,}99, soit P(X=0)\leqslant0{,}01.
    Or \begin{aligned}P(X=0) &= \dbinom{n}{0}\times0{,}204^{0}\times\left(1-0{,}204\right)^{n} \\ &= 0{,}796^{n}\end{aligned} L'inéquation devient 0{,}796^{n}\leqslant0{,}01.
    En passant au logarithme népérien (croissant) : n\ln(0{,}796)\leqslant\ln(0{,}01), puis, comme \ln(0{,}796)<0, on divise en changeant le sens de l'inégalité : \begin{aligned}n &\geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}796)} \\ &\approx 20{,}18\end{aligned}
    Le plus petit entier convenable est donc n=21, on vérifie que n=20 donne P(X\geqslant1)\approx0{,}9896<0{,}99, tandis que n=21 donne \begin{aligned}P(X\geqslant1) &\approx 0{,}9917 \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}

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    Un commerçant vend deux types de matelas: matelas RESSORTS et matelas MOUSSE.

    On suppose que chaque client achète un seul matelas.

    On dispose des informations suivantes :

    • 20 % des clients achètent un matelas RESSORTS.

      Parmi eux, 90 % sont satisfaits de leur achat.
    • 82 % des clients sont satisfaits de leur achat.

    Les deux parties peuvent être traitées de manière indépendante.

    Partie A

    On choisit au hasard un client et on note les évènements :

    • R : « le client achète un matelas RESSORTS »,
    • S : « le client est satisfait de son achat ».

    On note x = P_{\overline{R}}(S), où P_{\overline{R}}(S) désigne la probabilité de S sachant que R n'est pas réalisé.

    1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-contre décrivant la situation.
    2. Démontrer que x = 0,8.
    3. On choisit un client satisfait de son achat.

      Quelle est la probabilité qu'il ait acheté un matelas RESSORTS ?

      On arrondira le résultat à 10^{-2}.
    \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{R }\taput{...}} {\TR{S}\taput{...} \TR{\overline{S}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{R} }\tbput{...}} {\TR{S}\taput{x} \TR{\overline{S}}\tbput{...} }}

    Partie B

    1. On choisit 5 clients au hasard.

      On considère la variable aléatoire X qui donne le nombre de clients satisfaits de leur achat parmi ces 5 clients.
      1. On admet que X suit une loi binomiale. Donner ses paramètres.
      2. Déterminer la probabilité qu'au plus trois clients soient satisfaits de leur achat.

        On arrondira le résultat à 10^{-3}.
    2. Soit n un entier naturel non nul.

      On choisit à présent n clients au hasard. Ce choix peut être assimilé à un tirage au sort avec remise.
      1. On note p_n la probabilité que les n clients soient tous satisfaits de leur achat.

        Démontrer que p_n = 0,82^n.
      2. Déterminer les entiers naturels n tels que p_n < 0,01.

        Interpréter dans le contexte de l'exercice.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Un vendeur de matelas propose deux modèles : RESSORTS et MOUSSE, chaque client n'achetant qu'un seul matelas. On sait que 20 % des clients choisissent un matelas RESSORTS, que 90 % d'entre eux sont satisfaits, et que 82 % de l'ensemble des clients sont satisfaits. On note R l'évènement « le client a acheté un matelas RESSORTS » et S « le client est satisfait ». Compléter l'arbre pondéré décrivant la situation.

    L'arbre comporte deux branches initiales P(R)=0{,}2 et P(\overline{R})=0{,}8, puis sur la branche R : P_R(S)=0{,}9 et P_R(\overline{S})=0{,}1 ; sur la branche \overline{R} : P_{\overline{R}}(S)=x et P_{\overline{R}}(\overline{S})=1-x, où x désigne la probabilité d'être satisfait sachant que le matelas n'est pas de type RESSORTS.

    PartieA ; 2. Montrer que x=0{,}8.

    D'après la formule des probabilités totales appliquée à l'évènement S : P(S) = P(R\cap S)+P(\overline{R}\cap S).
    Or \begin{aligned}P(R\cap S) &= P(R)\times P_R(S) \\ &= 0{,}2\times0{,}9 \\ &= 0{,}18\end{aligned} et \begin{aligned}P(\overline{R}\cap S) &= P(\overline{R})\times P_{\overline{R}}(S) \\ &= 0{,}8x\end{aligned}
    Comme P(S)=0{,}82, on obtient l'équation 0{,}18+0{,}8x=0{,}82, soit 0{,}8x=0{,}64, d'où x=0{,}8.

    PartieA ; 3. Un client s'avère satisfait de son achat. Quelle est la probabilité qu'il ait acheté un matelas RESSORTS (résultat arrondi au centième) ?

    Il s'agit de calculer P_S(R) = \dfrac{P(R\cap S)}{P(S)} = \dfrac{0{,}18}{0{,}82} = \dfrac{9}{41} \approx 0,22.

    PartieB ; 1.a On interroge 5 clients au hasard et X compte le nombre de clients satisfaits parmi eux. On admet que X suit une loi binomiale : donner ses paramètres.

    Chaque client interrogé est soumis à une épreuve à deux issues (satisfait ou non, avec probabilité 0,82 de succès), les 5 tirages étant indépendants : X suit la loi binomiale de paramètres n=5 et p=0{,}82.

    PartieB ; 1.b Déterminer la probabilité qu'au maximum trois des cinq clients soient satisfaits (résultat arrondi au millième).

    À la calculatrice : P(X\leqslant3) \approx 0,222.

    PartieB ; 2.a Soit n un entier naturel non nul. On interroge maintenant n clients, ce choix étant assimilable à un tirage avec remise. On note p_n la probabilité que les n clients soient tous satisfaits. Montrer que p_n = 0{,}82^n.

    Chaque client est satisfait de façon indépendante avec la probabilité 0,82. La probabilité que les n clients le soient tous est donc le produit de n facteurs égaux à 0,82, c'est-à-dire p_n = 0{,}82^n.

    PartieB ; 2.b Déterminer les entiers naturels n tels que p_n<0{,}01, puis interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

    On résout dans \mathbb{N} l'inéquation 0{,}82^n<0{,}01. En passant au logarithme népérien (croissant) : n\ln(0{,}82)<\ln(0{,}01).
    Comme \ln(0{,}82)<0, l'inégalité change de sens en divisant : n>\dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}82)} \approx 23{,}2.
    Le plus petit entier convenable est donc n=24 : dès que l'on interroge au moins 24 clients, la probabilité qu'ils soient tous satisfaits devient inférieure à 1 %.

    Bac Terminale 2023 : Métropole, Mayotte, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiple.
    Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
    Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie.
    Aucune justification n'est demandée.
    Aucun point n'est enlevé en l'absence de réponse ou en cas de réponse inexacte.
    Les questions sont indépendantes.

    Un technicien contrôle les machines équipant une grande entreprise. Toutes ces machines sont identiques.

    On sait que :

    • 20 % des machines sont sous garantie;
    • 0,2 % des machines sont à la fois défectueuses et sous garantie;
    • 8,2 % des machines sont défectueuses.

    Le technicien teste une machine au hasard.

    On considère les évènements suivants :

    • G: « la machine est sous garantie » ;
    • D: « la machine est défectueuse » ;
    • \overline{G} et \overline{D} désignent respectivement les évènements contraires de G et D.

    Pour répondre aux questions 1 à 3, on pourra s'aider de l'arbre proposé ci-contre.

    \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{G }\taput} {\TR\taput \TR\tbput } \pstree{\TR{ }\tbput} {\TR\taput \TR\tbput }}

    1. La probabilité p_G(D) de l'évènement D sachant que G est réalisé est égale à :
      a. 0,002b. 0,01c. 0,024d. 0,2
    2. La probabilité p\left(\overline{G} \cap D\right) est égale à :
      a. 0,01b. 0,08c. 0,1d. 0,21
    3. La machine est défectueuse. La probabilité qu'elle soit sous garantie est environ égale, à 10^{-3} près, à :
      a. 0,01b. 0,024c. 0,082d. 0,1

    Pour les questions 4 et 5, on choisit au hasard et de façon indépendante n machines de l'entreprise, où n désigne un entier naturel non nul.

    On assimile ce choix à un tirage avec remise, et on désigne par X la variable aléatoire qui associe à chaque lot de n machines le nombre de machines défectueuses dans ce lot.

    On admet que X suit la loi binomiale de paramètres n et p = 0,082.

    1. Dans cette question, on prend n =50.

      La valeur de la probabilité p(X > 2), arrondie au millième, est de :
      a. 0,136b. 0,789c. 0,864d. 0,924
    2. On considère un entier n pour lequel la probabilité que toutes les machines d'un lot de taille n fonctionnent correctement est supérieure à 0,4.

      La plus grande valeur possible pour n est égale à :
      a. 5b. 6c. 10d. 11
    Voir la correction

    1.Un technicien contrôle des machines identiques. On sait que 20 % des machines sont sous garantie (évènement G), que 0,2 % sont à la fois défectueuses et sous garantie, et que 8,2 % sont défectueuses (évènement D). Quelle est la probabilité p_G(D) que la machine soit défectueuse sachant qu'elle est sous garantie ?

    On a p(G)=0{,}2 et p(G\cap D)=0{,}002, donc \begin{aligned}p_G(D) &= \dfrac{p(G\cap D)}{p(G)} \\ &= \dfrac{0{,}002}{0{,}2} \\ &= 0{,}01\end{aligned} Donc, la réponse est b. 0,01.

    2.Quelle est la probabilité p(\overline{G}\cap D) que la machine soit défectueuse et non sous garantie ?

    D'après la formule des probabilités totales appliquée à D : p(D) = p(G\cap D) + p(\overline{G}\cap D), donc \begin{aligned}p(\overline{G}\cap D) &= p(D) - p(G\cap D) \\ &= 0{,}082 - 0{,}002 \\ &= 0{,}08\end{aligned} Donc, la réponse est b. 0,08.

    3.Sachant que la machine est défectueuse, quelle est, à 10^{-3} près, la probabilité qu'elle soit sous garantie ?

    On cherche \begin{aligned}p_D(G) &= \dfrac{p(G\cap D)}{p(D)} \\ &= \dfrac{0{,}002}{0{,}082} \\ &\approx 0{,}0244\end{aligned} Donc, la réponse est b. 0,024.

    4.On choisit au hasard et de façon indépendante n=50 machines ; X compte le nombre de machines défectueuses parmi elles et suit la loi binomiale de paramètres n=50 et p=0{,}082. Quelle est la valeur, arrondie au millième, de p(X>2) ?

    À la calculatrice, p(X\leqslant2) \approx 0{,}2114, donc \begin{aligned}p(X>2) &= 1-p(X\leqslant2) \\ &\approx 1-0{,}2114 \\ &\approx 0{,}789\end{aligned} Donc, la réponse est b. 0,789.

    5.Pour un lot de taille n, on cherche la plus grande valeur de n pour laquelle la probabilité que toutes les machines fonctionnent correctement reste supérieure à 0,4.

    Toutes les machines fonctionnent correctement lorsque X=0, avec \begin{aligned}p(X=0) &= (1-0{,}082)^n \\ &= 0{,}918^n\end{aligned} (aucune machine défectueuse parmi les n).
    On résout 0{,}918^n > 0{,}4. Par croissance de la fonction \ln : n\ln(0{,}918) > \ln(0{,}4), et comme \ln(0{,}918)<0, cela équivaut à n < \dfrac{\ln(0{,}4)}{\ln(0{,}918)}.
    Or \dfrac{\ln(0{,}4)}{\ln(0{,}918)} \approx 10{,}71, donc le plus grand entier n vérifiant l'inégalité est n=10. Donc, la réponse est c. 10.

    Bac Terminale 2023 : Métropole, Mayotte, Antilles Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiple.
    Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie.
    Aucune justification n'est demandée.
    Aucun point n'est enlevé en l'absence de réponse ou en cas de réponse inexacte.

    Un jeu vidéo possède une vaste communauté de joueurs en ligne. Avant de débuter une partie, le joueur doit choisir entre deux « mondes » : soit le monde A, soit le monde B.

    On choisit au hasard un individu dans la communauté des joueurs.

    Lorsqu'il joue une partie, on admet que:

    • la probabilité que le joueur choisisse le monde A est égale à \dfrac25 ;
    • si le joueur choisit le monde A, la probabilité qu'il gagne la partie est de \dfrac{7}{10} ;
    • la probabilité que le joueur gagne la partie est de \dfrac{12}{25}.

    On considère les évènements suivants :

    • A : « Le joueur choisit le monde A »;
    • B : « Le joueur choisit le monde B » ;
    • G : « Le joueur gagne la partie ».
    1. La probabilité que le joueur choisisse le monde A et gagne la partie est égale à :
      a. \dfrac{7}{10}b. \dfrac{3}{25}c. \dfrac{7}{25}d. \dfrac{24}{125}
    2. La probabilité P_B(G) de l'événement G sachant que B est réalisé est égale à :
      a. \dfrac{1}{5}b. \dfrac{1}{3}c. \dfrac{7}{15}d. \dfrac{5}{12}

    Dans la suite de l'exercice, un joueur effectue 10 parties successives.

    On assimile cette situation à un tirage aléatoire avec remise.

    On rappelle que la probabilité de gagner une partie est de \dfrac{12}{25}.

    1. La probabilité, arrondie au millième, que le joueur gagne exactement 6 parties est égale à :
      a. 0,859b. 0,671c. 0,188d. 0,187
    2. On considère un entier naturel n pour lequel la probabilité, arrondie au millième, que le joueur gagne au plus n parties est de 0,207. Alors :

      a. n = 2b. n = 3c. n = 4d. n = 5
    3. La probabilité que le joueur gagne au moins une partie est égale à :
      a. 1 - \left(\dfrac{12}{25}\right)^{10}b. \left(\dfrac{13}{25}\right)^{10}c. \left(\dfrac{12}{25}\right)^{10}d. 1 - \left(\dfrac{13}{25}\right)^{10}

    Voir la correction

    1.Dans un jeu vidéo en ligne, chaque joueur choisit un monde A ou un monde B avant de jouer une partie. On sait que P(A)=\dfrac{2}{5}, que la probabilité de gagner sachant que le joueur a choisi le monde A est P_A(G)=\dfrac{7}{10}, et que la probabilité de gagner la partie (tous mondes confondus) est P(G)=\dfrac{12}{25}. Quelle est la probabilité que le joueur choisisse le monde A et gagne la partie ?

    \begin{aligned}P(A\cap G) &= P(A)\times P_A(G) \\ &= \dfrac{2}{5}\times\dfrac{7}{10} \\ &= \dfrac{14}{50} \\ &= \dfrac{7}{25}\end{aligned} Donc, la réponse est c.

    2.Quelle est la probabilité P_B(G) de gagner sachant que le joueur a choisi le monde B ?

    Les évènements A et B étant complémentaires, \begin{aligned}P(B) &= 1-P(A) \\ &= 1-\dfrac{2}{5} \\ &= \dfrac{3}{5}\end{aligned}
    D'après la formule des probabilités totales, P(G) = P(A\cap G)+P(B\cap G), donc \begin{aligned}P(B\cap G) &= P(G)-P(A\cap G) \\ &= \dfrac{12}{25}-\dfrac{7}{25} \\ &= \dfrac{5}{25} \\ &= \dfrac{1}{5}\end{aligned}
    Donc \begin{aligned}P_B(G) &= \dfrac{P(B\cap G)}{P(B)} \\ &= \dfrac{\frac{1}{5}}{\frac{3}{5}} \\ &= \dfrac{1}{5}\times\dfrac{5}{3} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned} Donc, la réponse est b.

    3.Un joueur enchaîne 10 parties, assimilées à des tirages indépendants avec remise, avec une probabilité de gain de \dfrac{12}{25} à chaque partie. Quelle est la probabilité, arrondie au millième, qu'il gagne exactement 6 parties ?

    Le nombre X de parties gagnées sur les 10 suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=\dfrac{12}{25}.
    \begin{aligned}P(X=6) &= \dbinom{10}{6}\times\left(\dfrac{12}{25}\right)^{6}\times\left(\dfrac{13}{25}\right)^{4} \\ &\approx 0{,}188\end{aligned} (calculatrice). Donc, la réponse est c.

    4.Pour un entier naturel n, la probabilité arrondie au millième que le joueur gagne au plus n parties vaut 0{,}207. Quelle est la valeur de n ?

    En testant les valeurs à la calculatrice avec la loi de X ci-dessus, on trouve P(X\leqslant 3)\approx 0{,}207. Donc, la réponse est b (n=3).

    5.Quelle est la probabilité que le joueur gagne au moins une partie sur les 10 ?

    L'évènement contraire de « gagner au moins une partie » est « ne gagner aucune partie », c'est-à-dire X=0.
    \begin{aligned}P(X\geqslant 1) &= 1-P(X=0) \\ &= 1-\dbinom{10}{0}\left(\dfrac{12}{25}\right)^{0}\left(\dfrac{13}{25}\right)^{10} \\ &= 1-\left(\dfrac{13}{25}\right)^{10}\end{aligned} Donc, la réponse est d.

    Bac Terminale 2023 : Nouvelle-Calédonie (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
    Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
    Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
    Aucune justification n'est demandée.
    Une réponse fausse, une absence de réponse, ou une réponse multiple, ne rapporte ni n'enlève de point.

    L'énoncé ci-dessous est commun aux questions 1. et 2.

    Les 200 adhérents d'un club sont des filles ou des garçons. Ces adhérents pratiquent l'aviron ou le basket selon la répartition figurant dans le tableau ci-dessous.

    AvironBasketTotal
    Filles2580105
    Garçons504595
    Total75125200

    On choisit un adhérent au hasard et on considère les évènements suivants:

    \begin{description} \item[ ] F : l'adhérent est une fille ; \item[ ] A : l'adhérent pratique l'aviron. \end{description}

    1. La probabilité de F sachant A est égale à :
      a. \dfrac{25}{100}b. \dfrac{25}{75}c. \dfrac{25}{105}d. \dfrac{75}{105}
    2. La probabilité de l'évènement A \cup\quad F est égale à :
      a. \dfrac{9}{10}b. \dfrac{1}{8}c. \dfrac{31}{40}d. \dfrac{5}{36}


      L'énoncé ci-dessous est commun aux questions 3. et 4.


      Pour se rendre à son travail, Albert peut utiliser au choix le bus ou le train.

      Maison Travail Bus Train

      La probabilité que le bus soit en panne est égale à b.

      La probabilité que le train soit en panne est égale à t.

      Les pannes de bus et de train surviennent de façon indépendante.
    3. La probabilité p_1 que le bus ou le train soient en panne est égale à :

      a. p_1 = btb. p_1 = 1 - btc. p_1 = b + td. p_1 = b + t - bt
    4. La probabilité p_2 que Albert puisse se rendre à son travail est égale à :

      a. p_2 = btb. p_2 = 1 - btc. p_2 = b + t d. p_2 = b + t - bt
    5. On considère une pièce de monnaie pour laquelle la probabilité d'obtenir FACE est égale à x.

      On lance la pièce n fois. Les lancers sont indépendants.

      La probabilité p d'obtenir au moins une fois FACE sur les n lancers est égale à

      a. p = x^nb. p = (1 - x)^nc. p = 1 - x^nd. p = 1 - (1 - x)^n
    Voir la correction

    1.Un club de 200 adhérents (filles ou garçons) pratique l'aviron ou le basket, selon le tableau : filles-aviron 25, filles-basket 80 (105 filles), garçons-aviron 50, garçons-basket 45 (95 garçons), total aviron 75, total basket 125. On choisit un adhérent au hasard ; F : « c'est une fille », A : « il/elle pratique l'aviron ». La probabilité de F sachant A vaut : a. \dfrac{25}{100} ; b. \dfrac{25}{75} ; c. \dfrac{25}{105} ; d. \dfrac{75}{105}.

    Parmi les 75 adhérents pratiquant l'aviron, 25 sont des filles, donc \begin{aligned}P_A(F) &= \dfrac{25}{75} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
    Donc, la réponse est : réponse b.

    2.Avec les mêmes données, la probabilité de l'événement A\cup F vaut : a. \dfrac{9}{10} ; b. \dfrac{1}{8} ; c. \dfrac{31}{40} ; d. \dfrac{5}{36}.

    Les adhérents qui pratiquent l'aviron ou qui sont des filles sont : les 75 pratiquant l'aviron, plus les filles au basket (80), soit 75+80=155 adhérents sur 200.
    \begin{aligned}P(A\cup F) &= \dfrac{155}{200} \\ &= \dfrac{31}{40}\end{aligned}
    Donc, la réponse est : réponse c.

    3.Albert se rend au travail en bus ou en train. La probabilité que le bus tombe en panne vaut b, celle que le train tombe en panne vaut t, ces pannes étant indépendantes. La probabilité p_1 que le bus ou le train soit en panne vaut : a. bt ; b. 1-bt ; c. b+t ; d. b+t-bt.

    Notons B : « le bus est en panne » et T : « le train est en panne ». Par indépendance, P(B\cap T)=bt.
    \begin{aligned}p_1 &= P(B\cup T) \\ &= P(B)+P(T)-P(B\cap T) \\ &= b+t-bt\end{aligned}
    Donc, la réponse est : réponse d.

    4.Avec les mêmes notations, la probabilité p_2 qu'Albert puisse se rendre au travail vaut : a. bt ; b. 1-bt ; c. b+t ; d. b+t-bt.

    Albert ne peut pas se rendre au travail seulement si le bus et le train sont en panne en même temps, événement B\cap T de probabilité bt.
    \begin{aligned}p_2 &= P\left(\overline{B\cap T}\right) \\ &= 1-P(B\cap T) \\ &= 1-bt\end{aligned}
    Donc, la réponse est : réponse b.

    5.Une pièce donne FACE avec probabilité x ; on la lance n fois de façon indépendante. La probabilité p d'obtenir au moins une fois FACE vaut : a. x^n ; b. (1-x)^n ; c. 1-x^n ; d. 1-(1-x)^n.

    L'événement contraire de « au moins un FACE » est « aucun FACE », c'est-à-dire n fois PILE de suite, de probabilité (1-x)^n par indépendance.
    p = 1-(1-x)^n.
    Donc, la réponse est : réponse d.

    Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Les parties { A} et { B} peuvent être traitées indépendamment

    Les utilisateurs de vélo d'une ville sont classés en deux catégories disjointes:

    • ceux qui utilisent le vélo dans leurs déplacements professionnels ;
    • ceux qui utilisent le vélo uniquement pour leurs loisirs.

    Un sondage donne les résultats suivants:

    • 21 % des utilisateurs ont moins de 35 ans.

      Parmi eux, 68 % utilisent leur vélo uniquement pour leurs loisirs alors que les autres l'utilisent dans leurs déplacements professionnels ;
    • parmi les 35 ans ou plus, seuls 20 % utilisent leur vélo dans leurs déplacements professionnels, les autres l'utilisent uniquement pour leurs loisirs.

    On interroge au hasard un utilisateur de vélo de cette ville.

    Dans tout l'exercice on considère les évènements suivants:

    • J : « la personne interrogée a moins de 35 ans » ;
    • T : « la personne interrogée utilise le vélo dans ses déplacements professionnels » ;
    • \overline{J} et \overline{T} sont les évènements contraires de J et T.

    Partie A

    1. Calculer la probabilité que la personne interrogée ait moins de 35 ans et utilise son vélo dans ses déplacements professionnels.

      On pourra s'appuyer sur un arbre pondéré.
    2. Calculer la valeur exacte de la probabilité de T.
    3. On considère à présent un habitant qui utilise son vélo dans ses déplacements professionnels.

      Démontrer que la probabilité qu'il ait moins de 35 ans est 0,30 à 10^{-2} près.

    Partie B

    Dans cette partie, on s'intéresse uniquement aux personnes utilisant leur vélo dans leurs déplacements professionnels.

    On admet que 30 % d'entre elles ont moins de 35 ans.

    On sélectionne au hasard parmi elles un échantillon de 120 personnes auxquelles on va soumettre un questionnaire supplémentaire.

    On assimile la sélection de cet échantillon à un tirage aléatoire avec remise.

    On demande à chaque individu de cet échantillon son âge.

    X représente le nombre de personnes de l'échantillon ayant moins de 35 ans.

    Dans cette partie, les résultats seront arrondis à 10^{-3} près.

    1. Déterminer la nature et les paramètres de la loi de probabilité suivie par X.
    2. Calculer la probabilité qu'au moins 50 utilisateurs de vélo parmi les 120 aient moins de 35 ans.
    Voir la correction

    PartieA : Dans une ville, les cyclistes se répartissent en deux groupes : ceux qui roulent pour leur travail et ceux qui roulent seulement pour les loisirs. Une enquête indique que 21 % des cyclistes ont moins de 35 ans ; parmi eux, 68 % roulent uniquement pour les loisirs (les autres pour le travail). Parmi les 35 ans ou plus, 20 % roulent pour le travail (les autres pour les loisirs). On note J : « la personne a moins de 35 ans » et T : « la personne roule pour le travail ». 1. Calculer la probabilité qu'un cycliste interrogé au hasard ait moins de 35 ans et roule pour le travail (un arbre pondéré peut aider).

    L'énoncé donne P(J)=0{,}21 donc P(\overline{J})=0{,}79, et comme 68 % des moins de 35 ans roulent seulement pour les loisirs, la proportion restante roule pour le travail : \begin{aligned}P_J(T) &= 1-0{,}68 \\ &= 0{,}32\end{aligned}
    L'arbre pondéré part de J et \overline{J}, puis se subdivise en T et \overline{T} avec les probabilités conditionnelles P_J(T)=0{,}32, P_J(\overline{T})=0{,}68, P_{\overline{J}}(T)=0{,}20, P_{\overline{J}}(\overline{T})=0{,}80.
    P(J\cap T) = P(J)\times P_J(T) = 0{,}21\times0{,}32 = 0,0672.

    PartieA ; 2. Calculer la valeur exacte de P(T).

    On calcule de même \begin{aligned}P(\overline{J}\cap T) &= P(\overline{J})\times P_{\overline{J}}(T) \\ &= 0{,}79\times0{,}20 \\ &= 0{,}158\end{aligned}
    D'après la formule des probabilités totales appliquée au système complet \{J,\overline{J}\} : P(T) = P(J\cap T) + P(\overline{J}\cap T) = 0{,}0672+0{,}158 = 0,2252.

    PartieA ; 3. On interroge un cycliste qui roule pour le travail. Montrer que la probabilité qu'il ait moins de 35 ans vaut 0,30 à 10^{-2} près.

    Il s'agit de la probabilité conditionnelle \begin{aligned}P_T(J) &= \dfrac{P(J\cap T)}{P(T)} \\ &= \dfrac{0{,}0672}{0{,}2252} \\ &\approx 0{,}2984\end{aligned} Donc, la réponse est P_T(J)\approx 0,30 au centième près.

    PartieB : Parmi les cyclistes qui roulent pour le travail, on admet que 30 % ont moins de 35 ans. On interroge, en tirage aléatoire avec remise, un échantillon de 120 d'entre eux, et X compte le nombre de personnes de moins de 35 ans dans cet échantillon. 1. Donner la loi suivie par X et ses paramètres.

    Les 120 tirages sont indépendants et identiques (tirage avec remise), chacun ayant deux issues (« moins de 35 ans » ou non) avec probabilité de succès 0{,}30 à chaque fois. Donc, la réponse est que X suit la loi binomiale \mathcal{B}(120~;~0{,}30).

    PartieB ; 2. Calculer la probabilité qu'au moins 50 des 120 personnes de l'échantillon aient moins de 35 ans (arrondir au millième).

    À la calculatrice, P(X\geqslant50) = 1-P(X\leqslant49) \approx 1-0{,}9956 \approx 0,004 (soit 0,0044 arrondi au dix-millième).

    Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Les parties { A} et { B} peuvent être traitées indépendamment

    Partie A

    Chaque jour, un athlète doit sauter une haie en fin d'entraînement. Son entraîneur estime, au vu de la saison précédente que

    • si l'athlète franchit la haie un jour, alors il la franchira dans 90 % des cas le jour suivant ;
    • si l'athlète ne franchit pas la haie un jour, alors dans 70 % des cas il ne la franchira pas non plus le lendemain.

    On note pour tout entier naturel n :

    • R_n l'évènement : « L'athlète réussit à franchir la haie lors de la n-ième séance »,
    • p_n la probabilité de l'évènement R_n. On considère que p_0 = 0,6.
    1. Soit n un entier naturel, recopier l'arbre pondéré ci-dessous et compléter les pointillés.

      \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{R_n }\taput{p_n}} {\TR{R_{n+1}}\taput{...} \TR{\overline{R_{n+1}}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{R_n} }\tbput{1 - p_n}} {\TR{R_{n+1}}\taput{...} \TR{\overline{R_{n+1}}}\tbput{...} } }
    2. Justifier en vous aidant de l'arbre que, pour tout entier naturel n, on a : p_{n+1} = 0,6p_n + 0,3.
    3. On considère la suite \left(u_n\right) définie, pour tout entier naturel n, par u_n = p_n - 0,75.

      1. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.
      2. Démontrer que, pour tout entier n naturel n : p_n = 0,75 - 0,15 \times\quad 0,6^n.
      3. En déduire que la suite \left(p_n\right) est convergente et déterminer sa limite \ell.
      4. Interpréter la valeur de \ell dans le cadre de l'exercice.

    Partie B

    Apres de nombreuses séances d'entraînement, l'entraineur estime maintenant que l'athlète franchit chaque haie avec une probabilité de 0,75 et ce indépendamment d'avoir franchi ou non les haies précédentes.

    On note X la variable aléatoire qui donne le nombre de haies franchies par l'athlète à l'issue d'un 400 mètres haies qui comporte 10 haies,

    1. Préciser la nature et les paramètres de la loi de probabilité suivie par X.
    2. Déterminer, à 10^{-3} près, la probabilité que l'athlète franchisse les 10 haies.
    3. Calculer p(X \geqslant 9), à 10^{-3} près,
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Un athlète doit franchir une haie chaque jour d'entraînement. S'il réussit un jour donné, il réussit à nouveau le lendemain avec une probabilité de 90\,\% ; s'il échoue un jour donné, il échoue encore le lendemain avec une probabilité de 70\,\%. On note R_n l'événement « l'athlète franchit la haie à la n-ième séance », p_n=P(R_n), et p_0=0{,}6. Reproduire l'arbre pondéré à deux niveaux en complétant les probabilités manquantes.

    Sur la branche partant de R_n (de probabilité p_n), les probabilités conditionnelles sont 0{,}9 vers R_{n+1} et 0{,}1 vers \overline{R_{n+1}}. Sur la branche partant de \overline{R_n} (de probabilité 1-p_n), elles sont 0{,}3 vers R_{n+1} et 0{,}7 vers \overline{R_{n+1}}.

    PartieA ; 2. En s'appuyant sur l'arbre, justifier que pour tout entier naturel n, p_{n+1}=0{,}6p_n+0{,}3.

    Les événements R_n et \overline{R_n} forment une partition de l'univers, donc, par la formule des probabilités totales : \begin{aligned}p_{n+1} &= P(R_n\cap R_{n+1})+P(\overline{R_n}\cap R_{n+1}) \\ &= p_n\times0{,}9+(1-p_n)\times0{,}3\end{aligned}
    En développant : \begin{aligned}p_{n+1} &= 0{,}9p_n+0{,}3-0{,}3p_n \\ &= 0{,}6p_n+0{,}3\end{aligned} Donc, la réponse est p_{n+1}=0{,}6p_n+0{,}3.

    PartieA ; 3.a On pose, pour tout entier naturel n, u_n=p_n-0{,}75. Montrer que (u_n) est géométrique et préciser sa raison et son premier terme.

    Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1} &= p_{n+1}-0{,}75 \\ &= (0{,}6p_n+0{,}3)-0{,}75 \\ &= 0{,}6p_n-0{,}45\end{aligned}
    Or p_n=u_n+0{,}75, donc \begin{aligned}u_{n+1} &= 0{,}6(u_n+0{,}75)-0{,}45 \\ &= 0{,}6u_n+0{,}45-0{,}45 \\ &= 0{,}6u_n\end{aligned}
    La suite (u_n) est donc géométrique de raison q=0{,}6, de premier terme \begin{aligned}u_0 &= p_0-0{,}75 \\ &= 0{,}6-0{,}75 \\ &= -0{,}15\end{aligned}

    PartieA ; 3.b En déduire que, pour tout entier naturel n, p_n=0{,}75-0{,}15\times0{,}6^n.

    Comme (u_n) est géométrique de premier terme -0{,}15 et de raison 0{,}6, on a u_n=-0{,}15\times0{,}6^n pour tout n. Comme p_n=u_n+0{,}75, on obtient p_n=0{,}75-0{,}15\times0{,}6^n. Donc, la réponse est p_n=0{,}75-0{,}15\times0{,}6^n.

    PartieA ; 3.c En déduire que (p_n) converge et donner sa limite \ell.

    La raison 0{,}6 vérifie {-1<0{,}6<1}, donc 0{,}6^n tend vers 0 quand n tend vers +\infty. Par somme de limites, p_n=0{,}75-0{,}15\times0{,}6^n tend vers \ell=0{,}75.

    PartieA ; 3.d Interpréter la valeur de \ell dans le contexte de l'exercice.

    En assimilant la limite d'une probabilité à une proportion sur le long terme, cela signifie qu'après un grand nombre de séances, l'athlète franchit la haie dans environ 75\,\% des cas.

    PartieB ; 1. Après beaucoup d'entraînement, l'entraîneur considère que l'athlète franchit chaque haie avec une probabilité de 0{,}75, indépendamment des haies précédentes. On note X le nombre de haies franchies sur un 400 mètres haies comportant 10 haies. Préciser la loi suivie par X et ses paramètres.

    On répète 10 fois, de façon indépendante, une épreuve à deux issues (« franchir » avec probabilité 0{,}75, « ne pas franchir » avec probabilité 0{,}25) : X compte le nombre de succès. X suit donc la loi binomiale \mathcal{B}(10~;~0{,}75).

    PartieB ; 2. Déterminer, à 10^{-3} près, la probabilité que l'athlète franchisse les 10 haies.

    P(X=10)=\dbinom{10}{10}\times0{,}75^{10}\times0{,}25^{0}=0{,}75^{10}\approx 0,056.

    PartieB ; 3. Calculer P(X\geqslant9) à 10^{-3} près.

    P(X\geqslant9)=P(X=9)+P(X=10). À la calculatrice, \begin{aligned}P(X=9) &= \dbinom{10}{9}\times0{,}75^{9}\times0{,}25 \\ &\approx 0{,}188\end{aligned} et P(X=10)\approx0{,}056, d'où P(X\geqslant9)\approx 0,244.

    Gabriel lance deux fois de suite un dé équilibré à quatre faces numérotées de 1 à 4 et il relève le numéro qui figure sur la face cachée du dé.

    Si Gabriel obtient 2 au premier lancer puis 4 au second, il note (2 ; 4).

    3 1

    1. Gabriel a noté (3 ; 2).
      1. Quel numéro a-t-il obtenu au premier lancer ?
      2. Quel numéro a-t-il obtenu au second lancer ?
    2. Quelles sont les 16 issues possibles de ce jeu ?
    3. Que dire de l'évènement A : « Obtenir 1 en additionnant les deux numéros obtenus » ?

      L'évènement B : « Obtenir 7 en additionnant les deux numéros obtenus » peut être réalisé avec l'issue (3 ; 4) ou avec l'issue (4 ; 3).
    4. Donner les quatre issues possibles qui réalisent l'évènement C : « Obtenir 5 en additionnant les deux numéros obtenus ».
    5. Quelle est la probabilité que l'évènement C se réalise?
    Voir la correction

    1.Gabriel lance deux fois de suite un dé équilibré à quatre faces numérotées de 1 à 4, et note le couple (résultat du premier lancer ; résultat du second lancer). Il a noté (3 ; 2). Quel numéro a-t-il obtenu au premier lancer, puis au second lancer ?

    Par définition du couple noté, Gabriel a obtenu 3 au premier lancer, puis 2 au second lancer.

    2.Quelles sont les 16 issues possibles de ce jeu ?

    Il y a 4\times4=16 issues possibles, en associant chacun des 4 résultats du premier lancer à chacun des 4 résultats du second lancer : (1;1), (1;2), (1;3), (1;4), (2;1), (2;2), (2;3), (2;4), (3;1), (3;2), (3;3), (3;4), (4;1), (4;2), (4;3), (4;4).

    3.Que dire de l'événement A : « obtenir 1 en additionnant les deux numéros obtenus » ?

    La plus petite somme possible est 1+1=2 (obtenue avec l'issue (1;1)) : il est donc impossible d'obtenir une somme de 1. L'événement A est impossible.

    4.Donner les issues possibles qui réalisent l'événement C : « obtenir 5 en additionnant les deux numéros obtenus ».

    Les couples dont la somme vaut 5 sont (1;4), (2;3), (3;2) et (4;1), soit 4 issues.

    5.Quelle est la probabilité que l'événement C se réalise ?

    Il y a 4 issues favorables sur les 16 issues possibles (équiprobables), donc p(C) = \dfrac{4}{16} = \dfrac14 = 0,25.

    Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Chaque chaque jour où il travaille, Paul doit se rendre à la gare pour rejoindre son lieu de travail en train. Pour cela, il prend son vélo deux fois sur trois et, si il ne prend pas son vélo, il prend sa voiture.

    1. lorsqu'il prend son vélo pour rejoindre la gare, Paul ne rate le train qu'une fois sur 50 alors que, lorsqu'il prend sa voiture pour rejoindre la gare Paul rate son train une fois sur 10.

      On considère une journée au hasard lors de laquelle Paul sera à la gare pour prendre le train qui le conduira au travail.

      On note:

      • V l'évènement « Paul prend son vélo pour rejoindre la gare » ;
      • R l'évènement « Paul rate son train ».


      1. Faire un arbre pondéré résumant la situation.
      2. Montrer que la probabilité que Paul rate son train est égale à \dfrac{7}{150}.
      3. Paul a raté son train. Déterminer la valeur exacte de la probabilité qu'il ait pris son vélo pour rejoindre la gare.
    2. On choisit au hasard un mois pendant lequel Paul s'est rendu 20 jours à la gare pour rejoindre son lieu de travail selon les modalités décrites en préambule.

      On suppose que, pour chacun de ces 20 jours, le choix entre le vélo et la voiture est indépendant des choix des autres jours.

      On note X la variable aléatoire donnant le nombre de jours où Paul prend son vélo sur ces 20 jours.
      1. Déterminer la loi suivie par la variable aléatoire X. Préciser ses paramètres.
      2. Quelle est la probabilité que Paul prenne son vélo exactement 10 jours sur ces 20 jours pour se rendre à la gare ? On arrondira la probabilité cherchée à 10^{-3}.
      3. Quelle est la probabilité que Paul prenne son vélo au moins 10 jours sur ces 20 jours pour se rendre à la gare ? On arrondira la probabilité cherchée à 10^{-3}.
      4. En moyenne, combien de jours sur une période choisie au hasard de 20 jours pour se rendre à la gare, Paul prend-il son vélo ? On arrondira la réponse à l'entier.
    3. Dans le cas où Paul se rend à la gare en voiture, on note T la variable aléatoire donnant le temps de trajet nécessaire pour se rendre à la gare. La durée du trajet est donnée en minutes, arrondie à la minute. La loi de probabilité de T est donnée par le tableau ci-dessous:

      k (en minutes)101112131415161718
      P(T = k)0,140,130,130,120,120,110,100,080,07


      Déterminer l'espérance de la variable aléatoire T et interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
    Voir la correction

    PartieA ; 1.a Chaque jour travaillé, Paul rejoint la gare à vélo avec probabilité \dfrac23, sinon en voiture. À vélo, il rate son train avec probabilité \dfrac{1}{50} ; en voiture, avec probabilité \dfrac{1}{10}. On note V l'évènement « Paul prend son vélo » et R l'évènement « Paul rate son train ». Représenter la situation par un arbre pondéré.

    L'arbre part de la racine avec les branches V (probabilité \dfrac23) et \overline{V} (probabilité \dfrac13) ; sous V, les branches R (\dfrac{1}{50}) et \overline{R} (\dfrac{49}{50}) ; sous \overline{V}, les branches R (\dfrac{1}{10}) et \overline{R} (\dfrac{9}{10}).

    PartieA ; 1.b Montrer que la probabilité que Paul rate son train vaut \dfrac{7}{150}.

    D'après la formule des probabilités totales : \begin{aligned}P(R) &= P(V)\times P_V(R) + P(\overline{V})\times P_{\overline{V}}(R) \\ &= \dfrac23\times\dfrac{1}{50} + \dfrac13\times\dfrac{1}{10} \\ &= \dfrac{2}{150}+\dfrac{5}{150} \\ &= \dfrac{7}{150}\end{aligned}

    PartieA ; 1.c Sachant que Paul a raté son train, déterminer la valeur exacte de la probabilité qu'il ait pris son vélo.

    P_R(V) = \dfrac{P(R\cap V)}{P(R)} = \dfrac{\dfrac23\times\dfrac{1}{50}}{\dfrac{7}{150}} = \dfrac{\dfrac{2}{150}}{\dfrac{7}{150}} = \dfrac{2}{7}.

    PartieA ; 2.a Sur un mois, Paul se rend 20 fois à la gare selon les mêmes modalités, les choix des différents jours étant indépendants. X compte le nombre de jours où il prend son vélo. Déterminer la loi suivie par X et ses paramètres.

    La répétition de 20 épreuves identiques et indépendantes à deux issues (vélo ou non, avec probabilité \dfrac23 de prendre le vélo) est un schéma de Bernoulli répété : X suit la loi binomiale de paramètres n=20 et p=\dfrac23, notée X\sim\mathcal{B}\left(20~;~\dfrac23\right).

    PartieA ; 2.b Calculer la probabilité que Paul prenne son vélo exactement 10 jours sur les 20 (arrondi au millième).

    P(X=10) = \dbinom{20}{10}\left(\dfrac23\right)^{10}\left(\dfrac13\right)^{10} \approx 0,054 (à la calculatrice).

    PartieA ; 2.c Calculer la probabilité que Paul prenne son vélo au moins 10 jours sur les 20 (arrondi au millième).

    P(X\geqslant10) = 1-P(X\leqslant9) \approx 0,962 (à la calculatrice).

    PartieA ; 2.d En moyenne, sur une période de 20 jours, combien de fois Paul prend-il son vélo pour rejoindre la gare (arrondi à l'entier) ?

    L'espérance de X vaut \begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 20\times\dfrac23 \\ &= \dfrac{40}{3} \\ &\approx 13{,}33\end{aligned} En moyenne, Paul prend donc son vélo environ 13 jours sur 20.

    PartieA ; 3. Quand Paul se rend à la gare en voiture, le temps de trajet T (en minutes, arrondi à la minute) suit la loi donnée par le tableau : k de 10 à 18 minutes avec P(T=k) valant respectivement 0,14 ; 0,13 ; 0,13 ; 0,12 ; 0,12 ; 0,11 ; 0,10 ; 0,08 ; 0,07. Déterminer l'espérance de T et l'interpréter.

    \begin{aligned}E(T) &= 10\times0{,}14+11\times0{,}13+12\times0{,}13+13\times0{,}12+14\times0{,}12+15\times0{,}11+16\times0{,}10+17\times0{,}08+18\times0{,}07 \\ &= 13{,}5\end{aligned}
    Donc, sur un grand nombre de trajets en voiture, la durée moyenne du trajet est de 13,5 minutes, soit 13 minutes et 30 secondes.

    Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Dans une région touristique, une société propose un service de location de vélos pour la journée.

    La société dispose de deux points de location distinctes, le point A et le point B. Les vélos peuvent être empruntés et restitués indifféremment dans l'un où l'autre des deux points de location.

    On admettra que le nombre total de vélos est constant et que tous les matins, à l'ouverture du service, chaque vélo se trouve au point A ou au point B.

    D'après une étude statistique :

    • Si un vélo se trouve au point A un matin, la probabilité qu'il se trouve au point A le matin suivant est égale à 0,84 ;
    • Si un vélo se trouve au point B un matin la probabilité qu'il se trouve au point B le matin suivant est égale à 0,76.

    À l'ouverture du service le premier matin, la société a disposé la moitié de ses vélos au point A, l'autre moitié au point B.

    On considère un vélo de la société pris au hasard.

    Pour tout entier naturel non nul n, on définit les évènements suivants :

    • A_n : « le vélo se trouve au point A le n-ième matin »
    • B_n : « le vélo se trouve au point B le n-ième matin ».

    Pour tout entier naturel non nul n, on note a_n la probabilité de l'évènement A_n et b_n la probabilité de l'évènement B_n. Ainsi a_1 = 0,5 et b_1 =\quad 0,5.

    1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous qui modélise la situation pour les deux premiers matins :

      \pstree[treemode=R,nodesepB=3pt,levelsep=3cm]{\TR} {\pstree{\TR{A_1~~}\taput{...}} {\TR{A_2}\taput{...} \TR{B_2}\tbput{...} } \pstree{\TR{B_1~~}\tbput{...}} {\TR{A_2}\taput{...} \TR{B_2}\tbput{...} } }
      1. Calculer a_2.
      2. Le vélo se trouve au point A le deuxième matin. Calculer la probabilité qu'il se soit trouvé au point B le premier matin. La probabilité sera arrondie au millième.
      1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous qui modélise la situation pour les n-ième et n + 1-ième matins.

        \pstree[treemode=R,nodesepB=3pt,levelsep=3cm]{\TR} {\pstree{\TR{A_n~~}\taput{a_n}} {\TR{A_{n+1}}\taput{...} \TR{B_{n+1}}\tbput{...} } \pstree{\TR{B_n~~}\tbput{...}} {\TR{A_{n+1}}\taput{...} \TR{B_{n+1}}\tbput{...} } }
      2. Justifier que pour tout entier naturel non nul n, a_{n+1} = 0,6a_n + 0,24.
    2. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel non nul n, a_n = 0,6 - 0,1 \times 0,6^{n - 1}.
    3. Déterminer la limite de la suite \left(a_n\right) et interpréter cette limite dans le contexte de l'exercice.
    4. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que a_n \geqslant 0,599 et interpréter le résultat obtenu dans le contexte de l'exercice.
    Voir la correction

    1.Une société de location de vélos dispose de deux points A et B ; chaque vélo change ou reste, avec les probabilités suivantes d'un matin sur l'autre : s'il est en A, il y reste avec probabilité 0,84 ; s'il est en B, il y reste avec probabilité 0,76. Le premier matin, la moitié des vélos est en A, l'autre moitié en B. Pour n\geqslant1, A_n (resp. B_n) désigne l'évènement « le vélo est en A (resp. B) le n-ième matin », de probabilités a_n et b_n, avec \begin{aligned}a_1 &= b_1 \\ &= 0{,}5\end{aligned} Représenter la situation par un arbre pondéré sur les deux premiers matins.

    L'arbre part de A_1 (probabilité 0,5) et B_1 (probabilité 0,5) ; sous A_1, les branches A_2 (0,84) et B_2 (0,16) ; sous B_1, les branches A_2 (0,24) et B_2 (0,76).

    2.aCalculer a_2.

    D'après la formule des probabilités totales : a_2 = P(A_2) = P(A_1)\times P_{A_1}(A_2)+P(B_1)\times P_{B_1}(A_2) = 0{,}5\times0{,}84+0{,}5\times0{,}24 = 0{,}42+0{,}12 = 0,54.

    2.bSachant que le vélo se trouve en A le deuxième matin, calculer la probabilité (arrondie au millième) qu'il se soit trouvé en B le premier matin.

    P_{A_2}(B_1) = \dfrac{P(B_1\cap A_2)}{P(A_2)} = \dfrac{0{,}5\times0{,}24}{0{,}54} = \dfrac{0{,}12}{0{,}54} \approx 0,222.

    3.aReprésenter, pour un entier naturel non nul n, l'arbre pondéré modélisant la situation entre le n-ième et le (n+1)-ième matin.

    L'arbre part de A_n (probabilité a_n) et B_n (probabilité 1-a_n, car a_n+b_n=1) ; sous A_n, les branches A_{n+1} (0,84) et B_{n+1} (0,16) ; sous B_n, les branches A_{n+1} (0,24) et B_{n+1} (0,76).

    3.bJustifier que, pour tout entier naturel non nul n, a_{n+1} = 0{,}6\,a_n+0{,}24.

    D'après la formule des probabilités totales : \begin{aligned}a_{n+1} &= P(A_n)\times P_{A_n}(A_{n+1})+P(B_n)\times P_{B_n}(A_{n+1}) \\ &= 0{,}84\,a_n+0{,}24(1-a_n)\end{aligned}
    En développant : \begin{aligned}a_{n+1} &= 0{,}84\,a_n+0{,}24-0{,}24\,a_n \\ &= 0{,}6\,a_n+0{,}24\end{aligned}

    4.Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel non nul n, a_n = 0{,}6-0{,}1\times0{,}6^{n-1}.

    Initialisation : \begin{aligned}a_1 &= 0{,}6-0{,}1\times0{,}6^0 \\ &= 0{,}6-0{,}1 \\ &= 0{,}5\end{aligned} ce qui correspond bien à la valeur donnée. La propriété est vraie au rang 1.
    Hérédité : supposons que, pour un entier n\geqslant1 donné, a_n = 0{,}6-0{,}1\times0{,}6^{n-1}. D'après la question 3.b : \begin{aligned}a_{n+1} &= 0{,}6\,a_n+0{,}24 \\ &= 0{,}6\left(0{,}6-0{,}1\times0{,}6^{n-1}\right)+0{,}24 \\ &= 0{,}36-0{,}1\times0{,}6^n+0{,}24 \\ &= 0{,}6-0{,}1\times0{,}6^n\end{aligned} La propriété est vraie au rang n+1.
    Donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel non nul n, a_n = 0{,}6-0{,}1\times0{,}6^{n-1}.

    5.Déterminer la limite de la suite (a_n) et l'interpréter dans le contexte de l'exercice.

    Comme 0{,}6\in\,]-1~;~1[, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}6^{n-1} = 0. Donc, \lim\limits_{n\to+\infty}a_n = 0{,}6 : au bout d'un grand nombre de jours, la probabilité qu'un vélo se trouve au point A se stabilise autour de 60 %.

    6.Déterminer le plus petit entier naturel n tel que a_n\geqslant0{,}599, et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

    \begin{aligned}a_n \geqslant 0{,}599 &\iff 0{,}6-0{,}1\times0{,}6^{n-1} \geqslant 0{,}599 \\ &\iff -0{,}1\times0{,}6^{n-1} \geqslant -0{,}001 \\ &\iff 0{,}6^{n-1} \leqslant 0{,}01 \end{aligned}
    La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[ : (n-1)\times\ln(0{,}6)\leqslant\ln(0{,}01). Comme \ln(0{,}6)<0, l'inégalité change de sens en divisant : \begin{aligned}n-1 &\geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}6)} \\ &\approx 10{,}02\end{aligned}
    Donc, le plus petit entier convenable est n=11 : c'est à partir du 11-ième matin que la probabilité qu'un vélo soit au point A dépasse 0,599.

    Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM) qui comprend six questions. Les six questions sont indépendantes. Pour chacune des questions, une seule des quatre réponses est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question suivi de la lettre correspondant à la réponse exacte.
    Aucune justification n'est demandée.
    Une réponse fausse, une réponse multiple ou une absence de réponse ne rapporte ni n'enlève aucun point

    Question 1

    Le réel a est définie par a = \ln (9) + \ln \left(\dfrac{\sqrt{3}}{3} \right)\quad + \ln \left(\dfrac19 \right) est égal à :

    a. 1 - \dfrac12 \ln (3)b. \dfrac12 \ln (3)c. 3 \ln (3) + \dfrac12d. - \dfrac12 \ln (3)

    Question 2

    On note (E) l'équation suivante \ln x + \ln (x - 10) = \ln 3 + \ln 7 d'inconnue le réel x.

    a. 3 est solution de (E).

    b. 5 - \sqrt{46} est solution de (E).

    c. L'équation (E) admet une unique solution réelle.

    d. L'équation (E) admet deux solutions réelles.

    Question 3

    La fonction f est définie sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[ par l'expression f(x) = x^2(- 1 + \ln x).

    On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans le plan muni d'un repère.

    a. Pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~+ \infty[, f'(x) = 2x + \dfrac1x.

    b. La fonction f est croissante sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

    c. f'\left(\sqrt{\text{e}} \right) est différent de 0.

    d. La droite d'équation y = - \dfrac12 \text{e} est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt{\text{e}}.

    Question 4

    Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons du sac.

    La probabilité de tirer exactement 2 jetons jaunes, arrondie au millième, est :

    a. 0,683b. 0,346c. 0,230d. 0,165

    Question 5

    Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons du sac.

    La probabilité de tirer au moins un jeton jaune, arrondie au milllième, est :

    a. 0,078b. 0,259c. 0,337d. 0,922

    Question 6

    Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus.

    On réalise l'expérience aléatoire suivante : on tire successivement et avec remise cinq jetons du sac.

    On note le nombre de jetons jaunes obtenus après ces cinq tirages.

    Si on répète cette expérience aléatoire un très grand nombre de fois alors, en moyenne, le nombre de jetons jaunes est égal à :

    a. 0,4b. 1,2c. 2d. 2,5
    Voir la correction

    1.Le réel a = \ln(9)+\ln\left(\dfrac{\sqrt3}{3}\right)+\ln\left(\dfrac19\right) est égal à : a. 1-\dfrac12\ln(3) ; b. \dfrac12\ln(3) ; c. 3\ln(3)+\dfrac12 ; d. -\dfrac12\ln(3).

    \begin{aligned}a &= \ln\left(3^2\right)+\ln\left(\sqrt3\right)-\ln(3)-\ln\left(3^2\right) \\ &= 2\ln(3)+\dfrac12\ln(3)-\ln(3)-2\ln(3) \\ &= -\dfrac12\ln(3)\end{aligned}
    Réponse d.

    2.On considère l'équation (E) : \ln(x)+\ln(x-10) = \ln(3)+\ln(7), d'inconnue réelle x. a. 3 est solution ; b. 5-\sqrt{46} est solution ; c. (E) admet une unique solution réelle ; d. (E) admet deux solutions réelles.

    Le domaine de définition impose x>0 et x>10, donc x\in\,]10~;~+\infty[.
    Sur ce domaine, \begin{aligned} (E) &\iff \ln\big(x(x-10)\big) = \ln(21) \\ &\iff x(x-10) = 21 \\ &\iff x^2-10x-21 = 0 \end{aligned} un trinôme de discriminant \begin{aligned}\Delta &= 100+84 \\ &= 184 \\ &= 4\times46\end{aligned} donc \sqrt\Delta=2\sqrt{46}.
    Les racines sont x_1=5-\sqrt{46} et x_2=5+\sqrt{46}. Comme \sqrt{46}>5 (car 46>25), x_1<0 n'appartient pas au domaine, tandis que x_2>10 appartient au domaine.
    L'équation (E) admet donc une unique solution réelle, 5+\sqrt{46}. Réponse c.

    3.Soit f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2(-1+\ln(x)). a. f'(x)=2x+\dfrac1x ; b. f est croissante sur ]0~;~+\infty[ ; c. f'\left(\sqrt{e}\right) est différent de 0 ; d. la droite d'équation y=-\dfrac12e est tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt{e}.

    f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, avec f'(x) = 2x(-1+\ln(x))+x^2\times\dfrac1x = -2x+2x\ln(x)+x = x\big(2\ln(x)-1\big).
    f'(x)=0 \iff 2\ln(x)-1=0 \iff \ln(x)=\dfrac12 \iff x=e^{\dfrac{1}{2}}=\sqrt e : la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt e est donc horizontale, d'équation y=f\left(\sqrt e\right).
    \begin{aligned}f\left(\sqrt e\right) &= \left(\sqrt e\right)^2\left(-1+\ln\left(\sqrt e\right)\right) \\ &= e\left(-1+\dfrac12\right) \\ &= -\dfrac12e\end{aligned}
    Donc, la tangente au point d'abscisse \sqrt e a bien pour équation y=-\dfrac12e. Réponse d.

    4.Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons. La probabilité de tirer exactement 2 jetons jaunes, arrondie au millième, est : a. 0,683 ; b. 0,346 ; c. 0,230 ; d. 0,165.

    Les tirages étant successifs, indépendants et avec remise, la variable X comptant le nombre de jetons jaunes obtenus suit la loi binomiale de paramètres n=5 et \begin{aligned}p &= \dfrac{20}{50} \\ &= \dfrac25\end{aligned}
    P(X=2) = \dbinom{5}{2}\left(\dfrac25\right)^2\left(\dfrac35\right)^3 \approx 0,346. Réponse b.

    5.Dans les mêmes conditions (sac de 20 jetons jaunes, 30 bleus, 5 tirages avec remise), la probabilité de tirer au moins un jeton jaune, arrondie au millième, est : a. 0,078 ; b. 0,259 ; c. 0,337 ; d. 0,922.

    X\sim\mathcal{B}\left(5~;~\dfrac25\right). P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac35\right)^5 \approx 0,922.
    Réponse d.

    6.Toujours dans les mêmes conditions, si on répète l'expérience un très grand nombre de fois, le nombre moyen de jetons jaunes obtenus est égal à : a. 0,4 ; b. 1,2 ; c. 2 ; d. 2,5.

    L'espérance d'une loi binomiale \mathcal{B}(n~;~p) vaut E(X)=np. Ici, \begin{aligned}E(X) &= 5\times\dfrac25 \\ &= 2\end{aligned}
    Réponse c.

    Principaux domaines abordés: Probabilités conditionnelles et indépendance. Variables aléatoires.

    Lors d'une kermesse, un organisateur de jeux dispose, d'une part, d'une roue comportant quatre cases blanches et huit cases rouges et, d'autre part, d'un sac contenant cinq jetons portant les numéros 1, 2, 3, 4 et 5.

    Le jeu consiste à faire tourner la roue, chaque case ayant la même probabilité d'être obtenue, puis à extraire un ou deux jetons du sac selon la règle suivante :

    • si la case obtenue par la roue est blanche, alors le joueur extrait un jeton du sac ;
    • si la case obtenue par la roue est rouge, alors le joueur extrait successivement et sans remise deux jetons du sac.

    Le joueur gagne si le ou les jetons tirés portent tous un numéro impair.

    1. Un joueur fait une partie et on note B l'évènement « la case obtenue est blanche », R l'évènement « la case obtenue est rouge » et G l'évènement « le joueur gagne la partie ».
      1. Donner la valeur de la probabilité conditionnelle P_B(G).
      2. On admettra que la probabilité de tirer successivement et sans remise deux jetons impairs est égale à 0,3.

        Recopier et compléter l'arbre de probabilité suivant:

        \pstree[treemode=R,nodesepB=3pt,levelsep=3cm]{\TR} {\pstree{\TR{B } } {\TR{G} \TR{\overline{G}} } \pstree{\TR{R } } {\TR{G} \TR{\overline{G}} } }
      1. Montrer que P(G) = 0,4.
      2. Un joueur gagne la partie.

        Quelle est la probabilité qu'il ait obtenu une case blanche en lançant la roue?
    2. Les évènements B et G sont-ils indépendants ? Justifier.
    3. Un même joueur fait dix parties. Les jetons tirés sont remis dans le sac après chaque partie.

      On note X la variable aléatoire égale au nombre de parties gagnées.
      1. Expliquer pourquoi X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.
      2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, que le joueur gagne exactement trois parties sur les dix parties jouées.
      3. Calculer P (X \geqslant 4) arrondie à 10^{-3} près.

        Donner une interprétation du résultat obtenu.
    4. Un joueur fait n parties et on note p_n la probabilité de l'évènement « le joueur gagne au moins une partie ».
      1. Montrer que p_n = 1 - 0,6^n.
      2. Déterminer la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle la probabilité de gagner au moins une partie est supérieure ou égale à 0,99.
    Voir la correction

    1.aLors d'une kermesse, une roue comporte quatre cases blanches et huit cases rouges, et un sac contient cinq jetons numérotés de 1 à 5. On tourne la roue : si la case est blanche, on tire un seul jeton du sac ; si elle est rouge, on tire successivement et sans remise deux jetons. Le joueur gagne si le ou les jetons tirés portent tous un numéro impair. On note B l'évènement « la case obtenue est blanche », R « la case obtenue est rouge » et G « le joueur gagne la partie ». Donner la valeur de P_B(G).

    Si la case est blanche, on tire un seul jeton parmi les 5 ; il y a 3 numéros impairs (1, 3, 5). Donc \begin{aligned}P_B(G) &= \dfrac{3}{5} \\ &= 0{,}6\end{aligned}

    1.bOn admet que la probabilité de tirer successivement et sans remise deux jetons impairs est égale à 0{,}3. Construire l'arbre de probabilités complet de l'expérience.

    La roue comporte 4+8=12 cases : \begin{aligned}P(B) &= \dfrac{4}{12} \\ &= \dfrac13\end{aligned} et \begin{aligned}P(R) &= \dfrac{8}{12} \\ &= \dfrac23\end{aligned}
    Sur la branche B, un seul jeton est tiré : P_B(G) = 0{,}6 donc P_B(\overline{G}) = 0{,}4.
    Sur la branche R, deux jetons sont tirés successivement sans remise : P_R(G) = 0{,}3 (valeur admise) donc P_R(\overline{G}) = 0{,}7.
    L'arbre pondéré comporte donc, à la racine, les branches B (poids \dfrac13) et R (poids \dfrac23), puis sur chacune les branches G et \overline{G} avec les poids ci-dessus.

    2.aMontrer que P(G) = 0{,}4.

    D'après la formule des probabilités totales, \begin{aligned}P(G) &= P(B\cap G) + P(R\cap G) \\ &= P(B)\times P_B(G) + P(R)\times P_R(G) \\ &= \dfrac13\times0{,}6 + \dfrac23\times0{,}3 \\ &= 0{,}2+0{,}2 \\ &= 0{,}4\end{aligned}

    2.bUn joueur gagne la partie. Quelle est la probabilité qu'il ait obtenu une case blanche en lançant la roue ?

    On cherche P_G(B) = \dfrac{P(B\cap G)}{P(G)} = \dfrac{0{,}2}{0{,}4} = 0,5.

    3.Les évènements B et G sont-ils indépendants ? Justifier.

    \begin{aligned}P(B)\times P(G) &= \dfrac13\times0{,}4 \\ &= \dfrac{2}{15} \\ &\approx 0{,}133\end{aligned}
    \begin{aligned}P(B\cap G) &= \dfrac13\times0{,}6 \\ &= 0{,}2\end{aligned}
    Comme P(B)\times P(G) \ne P(B\cap G), les évènements B et G ne sont pas indépendants.

    4.aUn même joueur fait dix parties indépendantes, les jetons étant remis dans le sac après chaque partie. On note X la variable aléatoire égale au nombre de parties gagnées. Expliquer pourquoi X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.

    On répète 10 fois, de façon identique et indépendante, l'épreuve de Bernoulli « gagner une partie » de probabilité de succès P(G) = 0{,}4. Donc X suit la loi binomiale \mathcal{B}(10~;~0{,}4).

    4.bCalculer la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, que le joueur gagne exactement trois parties sur les dix parties jouées.

    P(X=3) = \dbinom{10}{3}\times0{,}4^3\times0{,}6^7 \approx 0,215.

    4.cCalculer P(X\geqslant4) arrondie à 10^{-3} près, et interpréter ce résultat.

    À la calculatrice, P(X\leqslant3) \approx 0{,}382, donc P(X\geqslant4) = 1-P(X\leqslant3) \approx 0,618.
    Sur dix parties jouées, le joueur a donc plus de 6 chances sur 10 d'en gagner au moins quatre.

    5.aUn joueur fait n parties (indépendantes) et on note p_n la probabilité de l'évènement « le joueur gagne au moins une partie ». Montrer que p_n = 1-0{,}6^n.

    L'évènement contraire de « gagner au moins une partie sur n » est « ne gagner aucune partie », de probabilité (1-0{,}4)^n = 0{,}6^n par indépendance des parties. Donc p_n = 1-0{,}6^n.

    5.bDéterminer la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle la probabilité de gagner au moins une partie est supérieure ou égale à 0{,}99.

    On cherche le plus petit entier n tel que 1-0{,}6^n \geqslant 0{,}99, soit 0{,}6^n \leqslant 0{,}01.
    Comme {0 < 0{,}6 < 1}, la fonction logarithme népérien est strictement croissante, donc \begin{aligned}0{,}6^n \leqslant 0{,}01 &\iff n\ln(0{,}6) \leqslant \ln(0{,}01) \\ &\iff n \geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}6)} \end{aligned} (l'inégalité change de sens car \ln(0{,}6) < 0).
    Or \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}6)} \approx 9{,}02. Donc, la réponse est n=10 : il faut jouer au moins 10 parties pour gagner au moins une partie avec une probabilité d'au moins 99 %.

    Principaux domaines abordés: Probabilités conditionnelles et indépendance. Variables aléatoires.

    Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.

    Partie 1

    Julien doit prendre l'avion; il a prévu de prendre le bus pour se rendre à l'aéroport.

    S'il prend le bus de 8 h, il est sûr d'être à l'aéroport à temps pour son vol.

    Par contre, le bus suivant ne lui permettrait pas d'arriver à temps à l'aéroport.

    Julien est parti en retard de son appartement et la probabilité qu'il manque son bus est de 0,8.

    S'il manque son bus, il se rend à l'aéroport en prenant une compagnie de voitures privées; il a alors une probabilité de 0,5 d'être à l'heure à l'aéroport.

    On notera :

    • B l'évènement: « Julien réussit à prendre son bus » ;
    • V l'évènement: « Julien est à l'heure à l'aéroport pour son vol ».
    1. Donner la valeur de P_B(V).
    2. Représenter la situation par un arbre pondéré.
    3. Montrer que P(V) = 0,6.
    4. Si Julien est à l'heure à l'aéroport pour son vol, quelle est la probabilité qu'il soit arrivé à l'aéroport en bus ? Justifier.

    Partie 2

    Les compagnies aériennes vendent plus de billets qu'il n'y a de places dans les avions car certains passagers ne se présentent pas à l'embarquement du vol sur lequel ils ont réservé. On appelle cette pratique le surbooking.

    Au vu des statistiques des vols précédents, la compagnie aérienne estime que chaque passager a 5 % de chance de ne pas se présenter à l'embarquement.

    Considérons un vol dans un avion de 200 places pour lequel 206 billets ont été vendus. On suppose que la présence à l'embarquement de chaque passager est indépendante des autres passagers et on appelle X la variable aléatoire qui compte le nombre de passagers se présentant à l'embarquement.

    1. Justifier que X suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
    2. En moyenne, combien de passagers vont-ils se présenter à l'embarquement ?
    3. Calculer la probabilité que 201 passagers se présentent à l'embarquement. Le résultat sera arrondi à 10^{-3} près.
    4. Calculer P(X \leqslant 200), le résultat sera arrondi à 10^{-3} près. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
    5. La compagnie aérienne vend chaque billet à 250 euros.

      Si plus de 200 passagers se présentent à l'embarquement, la compagnie doit rembourser le billet d'avion et payer une pénalité de 600 euros à chaque passager lésé.

      On appelle :

      \begin{description}
    6. Y la variable aléatoire égale au nombre de passagers qui ne peuvent pas embarquer bien qu'ayant acheté un billet;
    7. C la variable aléatoire qui totalise le chiffre d'affaire de la compagnie aérienne sur ce vol. \end{description}

      On admet que Y suit la loi de probabilité donnée par le tableau suivant:

      y_i0123456
      P\left(Y = y_i\right)0,947750,030630,014410,005390,001510,00028


      1. Compléter la loi de probabilité donnée ci-dessus en calculant P(Y = 6).
      2. Justifier que: C = 51500 - 850Y.
      3. Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire C sous forme d'un tableau.

        Calculer l'espérance de la variable aléatoire C à l'euro près.
      4. Comparer le chiffre d'affaires obtenu en vendant exactement 200 billets et le chiffre d'affaires moyen obtenu en pratiquant le surbooking.
    Voir la correction

    Partie1 ; 1. Julien doit prendre l'avion et a prévu de prendre le bus pour se rendre à l'aéroport. S'il prend le bus de 8 h, il est sûr d'arriver à temps ; sinon, il ne peut plus arriver à temps. On note B l'évènement « Julien réussit à prendre son bus », de probabilité P(B)=0{,}2, et V l'évènement « Julien est à l'heure à l'aéroport pour son vol ». Donner la valeur de P_B(V).

    S'il réussit à prendre son bus, Julien est certain d'être à l'heure à l'aéroport pour son vol. Donc, la réponse est P_B(V)=1.

    Partie1 ; 2. S'il manque son bus, Julien prend une compagnie de voitures privées, avec une probabilité 0{,}5 d'être à l'heure à l'aéroport. Représenter la situation par un arbre pondéré.

    On représente un arbre à deux niveaux : le premier niveau donne les branches B (probabilité 0{,}2) et \overline{B} (probabilité 1-0{,}2=0{,}8).
    Depuis B partent les branches V (probabilité 1, puisque P_B(V)=1) et \overline V (probabilité 0).
    Depuis \overline B partent les branches V (probabilité 0{,}5) et \overline V (probabilité 0{,}5).

    Partie1 ; 3. Montrer que P(V)=0{,}6.

    D'après la formule des probabilités totales, appliquée au système complet d'évènements \{B,\overline B\} : \begin{aligned}P(V) &= P(B\cap V)+P(\overline B\cap V) \\ &= P(B)\times P_B(V) + P(\overline B)\times P_{\overline B}(V)\end{aligned}
    \begin{aligned}P(V) &= 0{,}2\times1+0{,}8\times0{,}5 \\ &= 0{,}2+0{,}4 \\ &= 0{,}6\end{aligned}
    Donc, la réponse est P(V)=0{,}6.

    Partie1 ; 4. Si Julien est à l'heure à l'aéroport pour son vol, quelle est la probabilité qu'il soit arrivé à l'aéroport en bus ?

    On cherche \begin{aligned}P_V(B) &= \dfrac{P(V\cap B)}{P(V)} \\ &= \dfrac{P(B\cap V)}{P(V)} \\ &= \dfrac{0{,}2\times1}{0{,}6} \\ &= \dfrac{0{,}2}{0{,}6} \\ &= \dfrac13\end{aligned}
    Donc, la réponse est P_V(B)=\dfrac13.

    Partie2 ; 1. Une compagnie aérienne pratique le surbooking : chaque passager a 5 % de chance de ne pas se présenter à l'embarquement, indépendamment des autres. Pour un vol de 200 places où 206 billets ont été vendus, on note X la variable aléatoire comptant le nombre de passagers se présentant à l'embarquement. Justifier que X suit une loi binomiale, en précisant ses paramètres.

    On répète 206 fois, de façon indépendante, une épreuve à deux issues : « le passager se présente » (probabilité 1-0{,}05=0{,}95) ou « le passager ne se présente pas » (probabilité 0{,}05). X compte le nombre de succès.
    Donc, la réponse est que X suit la loi binomiale de paramètres n=206 et p=0{,}95.

    Partie2 ; 2. En moyenne, combien de passagers vont-ils se présenter à l'embarquement ?

    L'espérance d'une loi binomiale de paramètres n et p vaut n\times p, donc \begin{aligned}E(X) &= 206\times0{,}95 \\ &= 195{,}7\end{aligned}
    Donc, la réponse est qu'en moyenne, environ 196 passagers se présentent à l'embarquement.

    Partie2 ; 3. Calculer la probabilité que 201 passagers se présentent à l'embarquement, arrondie à 10^{-3} près.

    P(X=201) = \dbinom{206}{201}\times0{,}95^{201}\times0{,}05^{5}.
    Donc, la réponse est P(X=201)\approx0{,}03110^{-3} près).

    Partie2 ; 4. Calculer P(X\leqslant200), arrondi à 10^{-3} près, puis interpréter ce résultat.

    La calculatrice donne P(X\leqslant200)\approx0{,}94810^{-3} près).
    Donc, la réponse est qu'il y a environ 94,8 % de chances qu'au plus 200 passagers se présentent, c'est-à-dire que tous les passagers présents puissent embarquer : il est donc très probable que l'avion ne soit pas en surcapacité.

    Partie2 ; 5.a Chaque billet coûte 250 €. Si plus de 200 passagers se présentent, la compagnie doit rembourser le billet et payer une pénalité de 600 € à chaque passager lésé. On note Y le nombre de passagers qui ne peuvent pas embarquer bien qu'ayant acheté un billet ; sa loi de probabilité est donnée par P(Y{=}0)=0{,}94775, P(Y{=}1)=0{,}03063, P(Y{=}2)=0{,}01441, P(Y{=}3)=0{,}00539, P(Y{=}4)=0{,}00151, P(Y{=}5)=0{,}00028. Compléter la loi de probabilité en calculant P(Y=6).

    Y ne peut prendre que les valeurs 0 à 6 (au maximum 206-200=6 passagers surnuméraires), et la somme de toutes les probabilités d'une loi vaut 1.
    P(Y=6) = 1-\big(P(Y{=}0)+P(Y{=}1)+P(Y{=}2)+P(Y{=}3)+P(Y{=}4)+P(Y{=}5)\big).
    \begin{aligned}P(Y=6) &= 1-(0{,}94775+0{,}03063+0{,}01441+0{,}00539+0{,}00151+0{,}00028) \\ &= 1-0{,}99997 \\ &= 0{,}00003\end{aligned}
    Donc, la réponse est P(Y=6)=0{,}00003.

    Partie2 ; 5.b Justifier que C=51\,500-850Y, où C est le chiffre d'affaires de la compagnie sur ce vol.

    La compagnie encaisse d'abord la vente des 206 billets, soit 206\times250=51\,500 €.
    Pour chacun des Y passagers ne pouvant pas embarquer, elle doit rembourser le billet (250 €) et verser une pénalité de 600 €, soit 250+600=850 € par passager lésé, donc un total de 850Y € à déduire.
    Donc, la réponse est C = 51\,500-850Y.

    Partie2 ; 5.c Donner la loi de probabilité de C sous forme d'un tableau, puis calculer l'espérance de C à l'euro près.

    D'après la relation C=51\,500-850Y et la loi de Y, on obtient les valeurs suivantes : c_0=51\,500, c_1=50\,650, c_2=49\,800, c_3=48\,950, c_4=48\,100, c_5=47\,250, c_6=46\,400 (chacune avec la même probabilité que la valeur y_i correspondante de Y).
    Par linéarité de l'espérance, E(C) = 51\,500-850\times E(Y), ou directement E(C)=\sum_i c_i\times P(Y{=}y_i).
    \begin{aligned}E(C) &\approx 51\,500\times0{,}94775+50\,650\times0{,}03063+49\,800\times0{,}01441+48\,950\times0{,}00539+48\,100\times0{,}00151+47\,250\times0{,}00028+46\,400\times0{,}00003 \\ &\approx 51\,429{,}25\end{aligned}
    Donc, la réponse est E(C)\approx51\,429 € (à l'euro près).

    Partie2 ; 5.d Comparer le chiffre d'affaires obtenu en vendant exactement 200 billets et le chiffre d'affaires moyen obtenu en pratiquant le surbooking.

    En vendant exactement 200 billets (sans risque de pénalité), la compagnie réalise un chiffre d'affaires de 200\times250=50\,000 €.
    En pratiquant le surbooking à 206 billets, elle peut espérer un chiffre d'affaires moyen de 51\,429 € (question précédente), soit 1\,429 € de plus.
    Donc, la réponse est que le surbooking est en moyenne plus avantageux pour la compagnie que la vente de 200 billets seulement.

    Principaux domaines abordés : Suites numériques. Algorithmique et programmation.

    On s'intéresse au développement d'une bactérie.

    Dans cet exercice, on modélise son développement avec les hypothèses suivantes : cette bactérie a une probabilité 0,3 de mourir sans descendance et une probabilité 0,7 de se diviser en deux bactéries filles.

    Dans le cadre de cette expérience, on admet que les lois de reproduction des bactéries sont les mêmes pour toutes les générations de bactéries qu'elles soient mère ou fille.

    Pour tout entier naturel n, on appelle p_n la probabilité d'obtenir au plus n descendances pour une bactérie.

    On admet que, d'après ce modèle, la suite \left(p_n\right) est définie de la façon suivante :

    p_0 = 0,3 et, pour tout entier naturel n,

    p_{n+1} = 0,3 + 0,7p_n^2.

    1. La feuille de calcul ci-dessous donne des valeurs approchées de la suite \left(p_n\right)
      1. Déterminer les valeurs exactes de p_1 et p_2 (masquées dans la feuille de calcul) et interpréter ces valeurs dans le contexte de l'énoncé.
      2. Quelle est la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, d'obtenir au moins 11 générations de bactéries à partir d'une bactérie de ce type ?
      3. Formuler des conjectures sur les variations et la convergence de la suite \left(p_n\right).
      1. Démontrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n,\: 0 \leqslant p_n \leqslant p_{n+1} \leqslant0,5.
      2. Justifier que la suite \left(p_n\right) est convergente.
    2. On appelle L la limite de la suite \left(p_n\right).
      1. Justifier que L est solution de l'équation

        0,7x^2 - x\quad + 0,3 = 0
      2. Déterminer alors la limite de la suite \left(p_n\right).
    AB
    1np_n
    200,3
    31
    42
    530,40769562
    640,416351
    750,42134371
    860,42427137
    970,42600433
    1080,42703578
    1190,42765169
    12100,42802018
    13110,42824089
    14120,42837318
    15130,42845251
    16140,42850009
    17150,42852863
    18160,42854575
    19170,42855602
    1. La fonction suivante, écrite en langage Python, a pour objectif de renvoyer les n premiers termes de la suite \left(p_n\right).

      1def suite(n) :
      2p= ...
      3s=[p]
      4for i in range (...) :
      5p=...
      6s.append(p)
      7return (s)


      Recopier, sur votre copie, cette fonction en complétant les lignes 2, 4 et 5 de façon à ce que la fonction suite (n) retourne, sous forme de liste, les n premiers termes de la suite.
    Voir la correction

    1.aOn étudie le développement d'une bactérie, qui a une probabilité 0{,}3 de mourir sans descendance et 0{,}7 de se diviser en deux bactéries filles, ces probabilités étant les mêmes à chaque génération. On note p_n la probabilité d'obtenir au plus n descendances pour une bactérie, avec p_0=0{,}3 et p_{n+1}=0{,}3+0{,}7p_n^2 pour tout entier naturel n. Déterminer les valeurs exactes de p_1 et p_2, et interpréter ces valeurs dans le contexte de l'énoncé.

    \begin{aligned}p_1 &= 0{,}3+0{,}7\times p_0^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}3^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}09 \\ &= 0{,}3+0{,}063 \\ &= 0{,}363\end{aligned}
    \begin{aligned}p_2 &= 0{,}3+0{,}7\times p_1^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}363^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}131769 \\ &= 0{,}3+0{,}0922383 \\ &= 0{,}3922383\end{aligned}
    Donc, la réponse est p_1=0{,}363 et p_2=0{,}3922383 : p_1 est la probabilité d'obtenir au plus une descendance (c'est-à-dire de mourir sans descendance, ou de se diviser puis que les deux bactéries filles meurent sans descendance), et p_2 celle d'obtenir au plus deux descendances.

    1.bSachant que p_{10}\approx0{,}42802018 (valeur fournie par une feuille de calcul), quelle est la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, d'obtenir au moins 11 générations de bactéries à partir d'une bactérie de ce type ?

    L'évènement « obtenir au moins 11 descendances » est l'évènement contraire de « obtenir au plus 10 descendances », de probabilité p_{10}.
    La probabilité cherchée vaut donc \begin{aligned}1-p_{10} &\approx 1-0{,}42802018 \\ &\approx 0{,}57198\end{aligned}
    Donc, la réponse est environ 0{,}57210^{-3} près).

    1.cEn observant que les valeurs successives de p_n (fournies par une feuille de calcul) augmentent progressivement de 0{,}3 vers une valeur proche de 0{,}4285, formuler des conjectures sur les variations et la convergence de la suite (p_n).

    Au vu de ces valeurs, la suite (p_n) semble croissante, et semble converger vers une limite proche de 0{,}4285 (les derniers termes calculés se rapprochant de plus en plus les uns des autres autour de cette valeur).

    2.aDémontrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.

    Initialisation : on a p_0=0{,}3 et p_1=0{,}363 (question 1.a), donc {0\leqslant0{,}3\leqslant0{,}363\leqslant0{,}5}, c'est-à-dire {0\leqslant p_0\leqslant p_1\leqslant0{,}5} : la propriété est vraie au rang 0.
    Hérédité : soit n\in\mathbb{N}, supposons que {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.
    La fonction carré étant croissante sur [0~;~+\infty[, on en déduit {0\leqslant p_n^2\leqslant p_{n+1}^2\leqslant0{,}5^2}, puis en multipliant chaque membre par 0{,}7>0 : {0\leqslant0{,}7p_n^2\leqslant0{,}7p_{n+1}^2\leqslant0{,}7\times0{,}25}.
    En ajoutant 0{,}3 à chaque membre : {0{,}3\leqslant0{,}3+0{,}7p_n^2\leqslant0{,}3+0{,}7p_{n+1}^2\leqslant0{,}3+0{,}175}, c'est-à-dire {0{,}3\leqslant p_{n+1}\leqslant p_{n+2}\leqslant0{,}475}.
    Comme 0\leqslant0{,}3 et 0{,}475\leqslant0{,}5, on obtient {0\leqslant p_{n+1}\leqslant p_{n+2}\leqslant0{,}5} : la propriété est vraie au rang n+1.
    Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.

    2.bJustifier que la suite (p_n) est convergente.

    D'après la question précédente, la suite (p_n) est croissante (car p_n\leqslant p_{n+1} pour tout n) et majorée par 0{,}5. Donc, la réponse est que, d'après le théorème de convergence monotone, la suite (p_n) est convergente.

    3.aOn note L la limite de la suite (p_n). Justifier que L est solution de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0.

    Comme (p_n) converge vers L, la suite (p_{n+1}) converge aussi vers L (suite extraite en décalant les indices).
    En passant à la limite dans la relation de récurrence p_{n+1}=0{,}3+0{,}7p_n^2 (la fonction carré étant continue), on obtient L=0{,}3+0{,}7L^2, soit 0{,}7L^2-L+0{,}3=0.
    Donc, la réponse est que L est bien solution de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0.

    3.bDéterminer la limite de la suite (p_n).

    Le discriminant de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0 vaut \Delta = (-1)^2-4\times0{,}7\times0{,}3 = 1-0{,}84=0{,}16=0{,}4^2>0 : l'équation admet donc deux solutions distinctes.
    \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{1+0{,}4}{2\times0{,}7} \\ &= \dfrac{1{,}4}{1{,}4} \\ &= 1\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{1-0{,}4}{2\times0{,}7} \\ &= \dfrac{0{,}6}{1{,}4} \\ &= \dfrac{6}{14} \\ &= \dfrac37\end{aligned}
    D'après la question 2.a, la suite (p_n) est majorée par 0{,}5, donc sa limite L vérifie L\leqslant0{,}5 : la solution x_1=1 est donc à exclure.
    Donc, la réponse est L=\dfrac37 (soit environ 0{,}4286, cohérent avec la conjecture de la question 1.c).

    4.La fonction Python ci-dessous doit renvoyer, sous forme de liste, les n premiers termes de la suite (p_n) : def suite(n): puis, en corps de fonction, une ligne d'initialisation de p, une ligne s=[p], une boucle for i in range(...) contenant une ligne de mise à jour de p et une ligne s.append(p), puis return(s). Recopier cette fonction en complétant les lignes d'initialisation, de boucle et de mise à jour.

    • def suite(n):
    • p = 0.3
    • s = [p]
    • for i in range(n - 1):
    • p = 0.3 + 0.7 * p2
    • s.append(p)
    • return(s)
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    Les parties A et B peuvent être traitées de façon indépendante.

    Au cours de la fabrication d'une paire de lunettes, la paire de verres doit subir deux traitements notés T1 et T2.

    Partie A

    On prélève au hasard une paire de verres dans la production.

    On désigne par A l'évènement : « la paire de verres présente un défaut pour le traitement T1 ».

    On désigne par B l'évènement : « la paire de verres présente un défaut pour le traitement T2 ».

    On note respectivement \overline{A} et \overline{B} les évènements contraires de A et B.

    Une étude a montré que :

    • la probabilité qu'une paire de verres présente un défaut pour le traitement T1 notée P(A) est égale à 0,1.
    • la probabilité qu'une paire de verres présente un défaut pour le traitement T2 notée P(B) est égale à 0,2.
    • la probabilité qu'une paire de verres ne présente aucun des deux défauts est 0,75.
    1. Recopier et compléter le tableau suivant avec les probabilités correspondantes.

      A\overline{A}Total
      B
      \overline{B}
      Total1
      1. Déterminer, en justifiant la réponse, la probabilité qu'une paire de verres, prélevée au hasard dans la production, présente un défaut pour au moins un des deux traitements T1 ou T2.
      2. Donner la probabilité qu'une paire de verres, prélevée au hasard dans la production, présente deux défauts, un pour chaque traitement T1 et T2.
      3. Les évènements A et B sont-ils indépendants ? Justifier la réponse.
    2. Calculer la probabilité qu'une paire de verres, prélevée au hasard dans la production, présente un défaut pour un seul des deux traitements.
    3. Calculer la probabilité qu'une paire de verres, prélevée au hasard dans la production, présente un défaut pour le traitement T2, sachant que cette paire de verres présente un défaut pour le traitement T1.

    Partie B

    On prélève, au hasard, un échantillon de 50 paires de verres dans la production. On suppose que la production est suffisamment importante pour assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise.

    On note X la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de ce type, associe le nombre de paires de verres qui présentent le défaut pour le traitement T1.

    1. Justifier que la variable aléatoire X suit une loi binomiale et préciser les paramètres de cette loi.
    2. Donner l'expression permettant de calculer la probabilité d'avoir, dans un tel échantillon, exactement 10 paires de verres qui présentent ce défaut.

      Effectuer ce calcul et arrondir le résultat à 10^{-3}.
    3. En moyenne, combien de paires de verres ayant ce défaut peut-on trouver dans un échantillon de 50 paires ?
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Lors de la fabrication d'une paire de lunettes, la paire de verres subit deux traitements T1 et T2. On prélève au hasard une paire de verres dans la production et on note A l'évènement « la paire de verres présente un défaut pour le traitement T1 » et B l'évènement « la paire de verres présente un défaut pour le traitement T2 ». On donne P(A)=0{,}1, P(B)=0{,}2, et la probabilité qu'une paire ne présente aucun des deux défauts est 0{,}75. Recopier et compléter le tableau à double entrée des probabilités (lignes B/\overline{B}, colonnes A/\overline{A}).

    On sait que P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right) = 0{,}75, donc, comme la ligne « Total » vaut 1, \begin{aligned}P\left(\overline{B}\right) &= 1-P(B) \\ &= 1-0{,}2 \\ &= 0{,}8\end{aligned} et \begin{aligned}P\left(\overline{A}\right) &= 1-P(A) \\ &= 1-0{,}1 \\ &= 0{,}9\end{aligned}
    Dans la ligne \overline{B}, la case A\cap\overline{B} vaut donc \begin{aligned}P\left(\overline{B}\right)-P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right) &= 0{,}8-0{,}75 \\ &= 0{,}05\end{aligned}
    Dans la colonne A, le total vaut P(A) = 0{,}1, donc la case A\cap B vaut 0{,}1-0{,}05 = 0{,}05.
    Dans la ligne B, la case \overline{A}\cap B vaut \begin{aligned}P(B)-P(A\cap B) &= 0{,}2-0{,}05 \\ &= 0{,}15\end{aligned} on vérifie que la colonne \overline{A} totalise bien \begin{aligned}0{,}15+0{,}75 &= 0{,}9 \\ &= P\left(\overline{A}\right)\end{aligned}
    Le tableau complété est donc : ligne B : 0{,}05 (A), 0{,}15 (\overline{A}), 0{,}2 (total) ; ligne \overline{B} : 0{,}05 (A), 0{,}75 (\overline{A}), 0{,}8 (total) ; ligne Total : 0{,}1, 0{,}9, 1.

    PartieA ; 2.a Déterminer, en justifiant, la probabilité qu'une paire de verres prélevée au hasard présente un défaut pour au moins un des deux traitements T1 ou T2.

    L'évènement « la paire présente un défaut pour au moins un des deux traitements » est l'évènement A\cup B, contraire de l'évènement « la paire ne présente aucun des deux défauts », c'est-à-dire \overline{A}\cap\overline{B}.
    Donc \begin{aligned}P(A\cup B) &= 1-P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right) \\ &= 1-0{,}75 \\ &= 0{,}25\end{aligned}

    PartieA ; 2.b Donner la probabilité qu'une paire de verres prélevée au hasard présente deux défauts, un pour chaque traitement T1 et T2.

    D'après le tableau de la question 1, la probabilité que la paire présente les deux défauts à la fois est directement lue dans la case A\cap B : P(A\cap B) = 0{,}05.

    PartieA ; 2.c Les évènements A et B sont-ils indépendants ? Justifier.

    Si A et B étaient indépendants, on aurait P(A\cap B) = P(A)\times P(B).
    Or \begin{aligned}P(A)\times P(B) &= 0{,}1\times0{,}2 \\ &= 0{,}02\end{aligned} alors que P(A\cap B) = 0{,}05 (question précédente).
    Comme 0{,}02\neq0{,}05, les évènements A et B ne sont donc pas indépendants.

    PartieA ; 3. Calculer la probabilité qu'une paire de verres prélevée au hasard présente un défaut pour un seul des deux traitements.

    Présenter un défaut pour un seul des deux traitements correspond à l'évènement \left(A\cap\overline{B}\right)\cup\left(\overline{A}\cap B\right), réunion de deux évènements incompatibles.
    D'après le tableau de la question 1, P\left(A\cap\overline{B}\right) = 0{,}05 et P\left(\overline{A}\cap B\right) = 0{,}15.
    Donc, la probabilité cherchée vaut 0{,}05+0{,}15 = 0{,}2.

    PartieA ; 4. Calculer la probabilité qu'une paire de verres prélevée au hasard présente un défaut pour le traitement T2, sachant qu'elle présente un défaut pour le traitement T1.

    Il s'agit de calculer la probabilité conditionnelle P_A(B) = \dfrac{P(A\cap B)}{P(A)}.
    \begin{aligned}P_A(B) &= \dfrac{0{,}05}{0{,}1} \\ &= 0{,}5\end{aligned}

    PartieB ; 1. On prélève au hasard un échantillon de 50 paires de verres, assimilé à un tirage avec remise vu la taille de la production. X est la variable aléatoire comptant, dans un tel échantillon, le nombre de paires présentant un défaut pour le traitement T1. Justifier que X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.

    Le prélèvement est assimilé à la répétition de 50 tirages indépendants et identiques, chacun ayant deux issues : la paire présente le défaut T1 (probabilité P(A)=0{,}1) ou non.
    X compte le nombre de succès (le défaut T1) parmi ces 50 répétitions indépendantes d'une même épreuve de Bernoulli : X suit donc une loi binomiale de paramètres n=50 et p=0{,}1, notée X\sim\mathcal{B}(50~;~0{,}1).

    PartieB ; 2. Donner l'expression permettant de calculer la probabilité d'avoir, dans un tel échantillon, exactement 10 paires de verres présentant ce défaut. Effectuer ce calcul et arrondir le résultat à 10^{-3}.

    P(X=10) = \dbinom{50}{10}\times0{,}1^{10}\times0{,}9^{40}.
    La calculatrice donne P(X=10)\approx 0,015 au millième près.

    PartieB ; 3. En moyenne, combien de paires de verres présentant ce défaut peut-on trouver dans un échantillon de 50 paires ?

    Le nombre moyen de paires présentant le défaut correspond à l'espérance de X, qui vaut \begin{aligned}E(X) &= n\times p \\ &= 50\times0{,}1 \\ &= 5\end{aligned}
    Donc, en moyenne, on trouve 5 paires de verres présentant ce défaut dans un échantillon de 50 paires.

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    Une urne contient des jetons blancs et noirs tous indiscernables au toucher.

    Une partie consiste à prélever au hasard successivement et avec remise deux jetons de cette urne.

    On établit la règle de jeu suivante:

    • un joueur perd 9 euros si les deux jetons tirés sont de couleur blanche ;
    • un joueur perd 1 euro si les deux jetons tirés sont de couleur noire ;
    • un joueur gagne 5 euros si les deux jetons tirés sont de couleurs différentes.
    1. On considère que l'urne contient 2 jetons noirs et 3 jetons blancs.
      1. Modéliser la situation à l'aide d'un arbre pondéré.
      2. Calculer la probabilité de perdre 9 € sur une partie.
    2. On considère maintenant que l'urne contient 3 jetons blancs et au moins deux jetons noirs mais on ne connait pas le nombre exact de jetons noirs. On appellera N le nombre de jetons noirs.
      1. Soit X la variable aléatoire donnant le gain du jeu pour une partie.

        Déterminer la loi de probabilité de cette variable aléatoire.
      2. Résoudre l'inéquation pour x réel:

        -x^2\quad + 30x - 81 > 0
      3. En utilisant le résultat de la question précédente, déterminer le nombre de jetons noirs que l'urne doit contenir afin que ce jeu soit favorable au joueur.
      4. Combien de jetons noirs le joueur doit-il demander afin d'obtenir un gain moyen maximal ?
    3. On observe 10 joueurs qui tentent leur chance en effectuant une partie de ce jeu, indépendamment les uns des autres. On suppose que 7 jetons noirs ont été placés dans l'urne (avec 3 jetons blancs).

      Quelle est la probabilité d'avoir au moins 1 joueur gagnant 5 euros?
    Voir la correction

    1.aUne urne contient 2 jetons noirs et 3 jetons blancs, tous indiscernables au toucher. On tire au hasard, successivement et avec remise, deux jetons de cette urne. Un joueur perd 9 € si les deux jetons tirés sont blancs, perd 1 € si les deux jetons tirés sont noirs, et gagne 5 € si les deux jetons tirés sont de couleurs différentes. Modéliser la situation à l'aide d'un arbre pondéré.

    Notons B l'évènement « le jeton tiré est blanc » et N l'évènement « le jeton tiré est noir ». Comme l'urne contient 3 jetons blancs et 2 jetons noirs sur 5 au total, p(\text{B}) = \dfrac35 et p(\text{N}) = \dfrac25.
    Les tirages étant effectués avec remise, les probabilités sont les mêmes au premier et au second tirage : l'arbre pondéré comporte, à la première branche, B (probabilité \dfrac35) ou N (probabilité \dfrac25) ; puis, sous chacune de ces deux branches, à nouveau B (probabilité \dfrac35) ou N (probabilité \dfrac25) au second tirage, ces deux tirages étant indépendants du fait de la remise.

    1.bCalculer la probabilité de perdre 9 € sur une partie.

    Perdre 9 € correspond à tirer deux jetons blancs. Notons X la variable aléatoire donnant le gain du joueur sur une partie ; comme les deux tirages sont indépendants (tirages avec remise) : \begin{aligned}p(X=-9) &= p(\text{B})\times p(\text{B}) \\ &= \left(\dfrac35\right)^2 \\ &= \dfrac{9}{25}\end{aligned}
    Donc, la probabilité de perdre 9 € sur une partie est égale à \dfrac{9}{25} (soit 0,36).

    2.aOn considère maintenant que l'urne contient 3 jetons blancs et N jetons noirs, avec N\geqslant2 (le nombre exact de jetons noirs n'étant pas connu). Soit X la variable aléatoire donnant le gain du jeu pour une partie. Déterminer la loi de probabilité de X.

    L'urne contient à présent N+3 jetons au total, dont 3 blancs et N noirs. Sur un tirage, p(\text{B}) = \dfrac{3}{N+3} et p(\text{N}) = \dfrac{N}{N+3}. La variable X prend les valeurs -9, -1 et 5.
    Pour perdre 9 € (deux jetons blancs, tirages indépendants) : \begin{aligned}p(X=-9) &= \left(\dfrac{3}{N+3}\right)^2 \\ &= \dfrac{9}{(N+3)^2}\end{aligned}
    Pour perdre 1 € (deux jetons noirs) : \begin{aligned}p(X=-1) &= \left(\dfrac{N}{N+3}\right)^2 \\ &= \dfrac{N^2}{(N+3)^2}\end{aligned}
    Pour gagner 5 € (un jeton de chaque couleur, dans l'un ou l'autre ordre) : \begin{aligned}p(X=5) &= 2\times\dfrac{3}{N+3}\times\dfrac{N}{N+3} \\ &= \dfrac{6N}{(N+3)^2}\end{aligned}
    La loi de probabilité de X est donc donnée par : p(X=-9)=\dfrac{9}{(N+3)^2}, p(X=-1)=\dfrac{N^2}{(N+3)^2} et p(X=5)=\dfrac{6N}{(N+3)^2}.

    2.bRésoudre l'inéquation d'inconnue réelle x : -x^2+30x-81>0.

    Le trinôme -x^2+30x-81 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= 30^2-4\times(-1)\times(-81) \\ &= 900-324 \\ &= 576 \\ &= 24^2\end{aligned}
    Comme \Delta>0, le trinôme admet deux racines réelles : \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-30-24}{2\times(-1)} \\ &= \dfrac{-54}{-2} \\ &= 27\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{-30+24}{2\times(-1)} \\ &= \dfrac{-6}{-2} \\ &= 3\end{aligned}
    Le coefficient dominant du trinôme étant -1<0, celui-ci est positif entre ses racines et négatif à l'extérieur : donc, -x^2+30x-81>0 \iff x\in\,]3~;~27[.

    2.cEn utilisant le résultat de la question précédente, déterminer le nombre de jetons noirs que l'urne doit contenir afin que ce jeu soit favorable au joueur.

    Le jeu est favorable au joueur si, et seulement si, l'espérance de gain E(X) est strictement positive. D'après la loi de probabilité établie à la question 2.a : \begin{aligned}E(X) &= (-9)\times\dfrac{9}{(N+3)^2} + (-1)\times\dfrac{N^2}{(N+3)^2} + 5\times\dfrac{6N}{(N+3)^2} \\ &= \dfrac{-81-N^2+30N}{(N+3)^2} \\ &= \dfrac{-N^2+30N-81}{(N+3)^2}\end{aligned}
    Comme (N+3)^2>0, E(X) est du signe de son numérateur -N^2+30N-81. D'après la question précédente, ce numérateur est strictement positif si, et seulement si, N\in\,]3~;~27[.
    Or N est un entier naturel (un nombre de jetons), donc E(X)>0 si, et seulement si, N est un entier vérifiant {4\leqslant N\leqslant26}.
    Donc, le jeu est favorable au joueur lorsque l'urne contient entre 4 et 26 jetons noirs (bornes incluses).

    2.dCombien de jetons noirs le joueur doit-il demander afin d'obtenir un gain moyen maximal ?

    Le gain moyen est maximal lorsque la fonction g, définie sur [0~;~+\infty[ par g(N) = \dfrac{-N^2+30N-81}{(N+3)^2} (qui correspond à E(X) vue comme fonction de N), atteint son maximum, c'est-à-dire lorsque g'(N)=0 en changeant de signe.
    La fonction g est dérivable sur [0~;~+\infty[ comme quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s'annule pas. En utilisant la formule de dérivation d'un quotient : g'(N) = \dfrac{(-2N+30)(N+3)^2-(N+3)^2{}'\times\left(-N^2+30N-81\right)}{(N+3)^4}, avec (N+3)^2{}' = 2(N+3).
    En simplifiant par (N+3) au numérateur et au dénominateur : g'(N) = \dfrac{(-2N+30)(N+3)-2\left(-N^2+30N-81\right)}{(N+3)^3}.
    Développons le numérateur : \begin{aligned}(-2N+30)(N+3) &= -2N^2-6N+30N+90 \\ &= -2N^2+24N+90\end{aligned} puis -2\left(-N^2+30N-81\right) = 2N^2-60N+162. La somme donne : -2N^2+24N+90+2N^2-60N+162 = -36N+252.
    Donc, g'(N) = \dfrac{-36N+252}{(N+3)^3} = \dfrac{-36(N-7)}{(N+3)^3}. Comme (N+3)^3>0, g'(N) est du signe de -(N-7) : positif avant N=7, négatif après.
    La fonction g est donc croissante sur [0~;~7] puis décroissante sur [7~;~+\infty[ : elle admet un maximum en N=7.
    Donc, le joueur doit demander que l'urne contienne 7 jetons noirs pour que son gain moyen soit maximal.

    3.On suppose que l'urne contient désormais 7 jetons noirs et 3 jetons blancs. On observe 10 joueurs qui effectuent chacun une partie de ce jeu, indépendamment les uns des autres. Quelle est la probabilité d'avoir au moins un joueur gagnant 5 euros ?

    Avec N=7 jetons noirs et 3 jetons blancs (10 jetons au total), la probabilité de gagner 5 € sur une partie est, d'après la question 2.a : \begin{aligned}p &= \dfrac{6\times7}{(7+3)^2} \\ &= \dfrac{42}{100} \\ &= \dfrac{21}{50} \\ &= 0{,}42\end{aligned}
    Notons Y la variable aléatoire donnant le nombre de joueurs (parmi les 10) gagnant 5 €. Les 10 parties sont indépendantes et identiques, chacune ayant deux issues possibles (gagner 5 € ou non) : Y suit donc la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}42, notée \mathcal{B}(10~;~0{,}42).
    La probabilité d'avoir au moins un joueur gagnant 5 € est p(Y\geqslant1) = 1-p(Y=0), avec \begin{aligned}p(Y=0) &= (1-0{,}42)^{10} \\ &= 0{,}58^{10}\end{aligned}
    À la calculatrice, 0{,}58^{10}\approx0{,}0043, donc \begin{aligned}p(Y\geqslant1) &\approx 1-0{,}0043 \\ &\approx 0{,}996\end{aligned}
    Donc, la probabilité qu'au moins un joueur parmi les 10 gagne 5 € est d'environ 0,996 : cet évènement est quasiment certain.

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    Le directeur d'une grande entreprise a proposé à l'ensemble de ses salariés un stage de formation à l'utilisation d'un nouveau logiciel.

    Ce stage a été suivi par 25 % des salariés.

    1. Dans cette entreprise, 52 % des salariés sont des femmes, parmi lesquelles 40 % ont suivi le stage.

      On interroge au hasard un salarié de l'entreprise et on considère les évènements:

      • F : « le salarié interrogé est une femme »,
      • S : « le salarié interrogé a suivi le stage ».


      \overline{F} et \overline{S} désignent respectivement les évènements contraires des évènements F et S.

    a. Donner la probabilité de l'évènement S.

    b. Recopier et compléter les pointillés de l'arbre pondéré ci-contre sur les quatre branches indiquées.

    c. Démontrer que la probabilité que la personne interrogée soit une femme ayant suivi le stage est égale à 0,208.

    d. On sait que la personne interrogée a suivi le stage. Quelle est la probabilité que ce soit une femme ?

    e. Le directeur affirme que, parmi les hommes salariés de l'entreprise, moins de 10 % ont suivi le stage.

    Justifier l'affirmation du directeur.

    \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep=1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{F }\taput{...}} {\TR{S}\taput{...} \TR{\overline{S}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{F} }\tbput{...}} {\TR{S} \TR{\overline{S}} } }
    1. On note X la variable aléatoire qui à un échantillon de 20 salariés de cette entreprise choisis au hasard associe le nombre de salariés de cet échantillon ayant suivi le stage. On suppose que l'effectif des salariés de l'entreprise est suffisamment important pour assimiler ce choix à un tirage avec remise.
      1. Déterminer, en justifiant, la loi de probabilité suivie par la variable aléatoire X.
      2. Déterminer, à 10^{-3} près, la probabilité que 5 salariés dans un échantillon de 20 aient suivi le stage.
      3. Le programme ci-dessous, écrit en langage Python, utilise la fonction binomiale(i, n, p) créée pour l'occasion qui renvoie la valeur de la probabilité P(X = i) dans le cas où la variable aléatoire X suit une loi binomiale de paramètres n et p.

        def proba(k):
        P=0
        for i in range(0,k+1) :
        P=P+binomiale(i,20,0.25)
        return P


        Déterminer, à 10^{-3} près, la valeur renvoyée par ce programme lorsque l'on saisit proba(5) dans la console Python.

        Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
      4. Déterminer, à 10^{-3} près, la probabilité qu'au moins 6 salariés dans un échantillon de 20 aient suivi le stage.
    2. Cette question est indépendante des questions 1 et 2.

      Pour inciter les salariés à suivre le stage, l'entreprise avait décidé d'augmenter les salaires des salariés ayant suivi le stage de 5 %, contre 2 % d'augmentation pour les salariés n'ayant pas suivi le stage.

      Quel est le pourcentage moyen d'augmentation des salaires de cette entreprise dans ces conditions ?
    Voir la correction

    1.Le directeur d'une grande entreprise a proposé à tous ses salariés un stage de formation à un nouveau logiciel, suivi par 25 % des salariés. Parmi les 52 % de femmes de l'entreprise, 40 % ont suivi le stage. On interroge au hasard un salarié et on note F l'évènement « le salarié interrogé est une femme » et S l'évènement « le salarié interrogé a suivi le stage ». a. Donner la probabilité de l'évènement S.

    L'énoncé indique directement que le stage a été suivi par 25 % des salariés interrogés au hasard, donc P(S)=0,25.

    1.bRecopier et compléter les branches de l'arbre pondéré associé aux évènements F et S.

    L'arbre part de la racine avec les branches F (probabilité 0,52) et \overline{F} (probabilité 1-0,52=0,48) ; sous F, les branches S (probabilité 0,40, donnée par l'énoncé) et \overline{S} (probabilité 1-0,40=0,60) ; sous \overline{F}, les branches S et \overline{S} (probabilités encore inconnues à ce stade).

    1.cDémontrer que la probabilité que la personne interrogée soit une femme ayant suivi le stage vaut 0,208.

    On cherche P(F\cap S). D'après la formule des probabilités composées : P(F\cap S) = P(F)\times P_F(S) = 0,52\times0,40 = 0,208.

    1.dSachant que la personne interrogée a suivi le stage, quelle est la probabilité que ce soit une femme ?

    On cherche P_S(F)=\dfrac{P(S\cap F)}{P(S)} = \dfrac{0,208}{0,25} = 0,832. Donc, la probabilité que ce soit une femme sachant qu'elle a suivi le stage vaut 0,832.

    1.eLe directeur affirme que, parmi les hommes salariés, moins de 10 % ont suivi le stage. Justifier cette affirmation.

    D'après la formule des probabilités totales appliquée à S : P(S) = P(S\cap F)+P\left(S\cap\overline{F}\right), donc P\left(S\cap\overline{F}\right) = P(S)-P(S\cap F) = 0,25-0,208 = 0,042.
    On cherche P_{\overline{F}}(S) = \dfrac{P\left(S\cap\overline{F}\right)}{P\left(\overline{F}\right)} = \dfrac{0,042}{0,48} = 0,0875.
    Comme 0,0875<0,1, l'affirmation du directeur est vérifiée : moins de 10 % des hommes salariés ont suivi le stage.

    2.aOn note X la variable aléatoire qui, à un échantillon de 20 salariés choisis au hasard, associe le nombre d'entre eux ayant suivi le stage (l'effectif de l'entreprise est assez grand pour assimiler ce choix à un tirage avec remise). Déterminer, en justifiant, la loi de probabilité suivie par X.

    Choisir 20 salariés indépendamment, chacun ayant suivi ou non le stage avec la même probabilité p=P(S)=0,25 (tirage assimilé à un tirage avec remise), constitue la répétition de 20 épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes. X compte le nombre de succès (« a suivi le stage ») : X suit donc la loi binomiale de paramètres n=20 et p=0,25, notée X\sim\mathcal{B}(20~;~0,25).

    2.bDéterminer, à 10^{-3} près, la probabilité que 5 salariés dans un échantillon de 20 aient suivi le stage.

    P(X=5) = \dbinom{20}{5}\times0,25^5\times0,75^{15} \approx 0,202 (à la calculatrice). Donc, la probabilité que 5 salariés exactement aient suivi le stage vaut environ 0,202.

    2.cOn donne un programme Python qui utilise la fonction binomiale(i, n, p) renvoyant P(X=i) pour X\sim\mathcal{B}(n~;~p) : def proba(k): puis P = 0, for i in range(0, k+1): P = P + binomiale(i, 20, 0.25), return P. Déterminer, à 10^{-3} près, la valeur renvoyée par proba(5), et interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.

    La boucle for i in range(0, k+1) cumule les probabilités P(X=i) pour i allant de 0 à k inclus. Donc proba(5) calcule P(X\leqslant5) = \displaystyle\sum_{i=0}^{5}P(X=i). À la calculatrice, P(X\leqslant5)\approx0,617. Dans le contexte de l'exercice, cela signifie qu'il y a environ 61,7 % de chances qu'au plus 5 salariés, sur un échantillon de 20, aient suivi le stage.

    2.dDéterminer, à 10^{-3} près, la probabilité qu'au moins 6 salariés dans un échantillon de 20 aient suivi le stage.

    L'évènement « au moins 6 salariés ont suivi le stage » est l'évènement contraire de « au plus 5 salariés ont suivi le stage ». Donc P(X\geqslant6) = 1-P(X\leqslant5) \approx 1-0,617 = 0,383. Donc, la probabilité qu'au moins 6 salariés sur 20 aient suivi le stage vaut environ 0,383.

    3.Cette question est indépendante des précédentes. Pour inciter les salariés à se former, l'entreprise a décidé d'augmenter de 5 % le salaire des salariés ayant suivi le stage, et de 2 % celui des salariés ne l'ayant pas suivi. Quel est le pourcentage moyen d'augmentation des salaires de l'entreprise dans ces conditions ?

    Le pourcentage moyen d'augmentation dépend en réalité de la répartition des salaires entre les deux catégories de salariés (ceux ayant suivi le stage et les autres), et pas seulement des proportions de salariés (25 % et 75 %). Illustrons avec deux répartitions différentes de la masse salariale, à effectifs identiques (25 salariés ayant suivi le stage, 75 ne l'ayant pas suivi, sur un échantillon de 100).
    Premier cas : les 25 salariés formés touchent 1000 € et les 75 autres touchent 1200 €. La masse salariale totale avant augmentation est 25\times1000+75\times1200=115\,000 €, soit un salaire moyen de 1150 €. Après augmentation, la masse salariale devient 25\times1000\times1,05+75\times1200\times1,02=118\,050 €, soit un salaire moyen de 1180,50 €. Le coefficient multiplicateur moyen est \dfrac{1180,50}{1150}\approx1,0265, soit une augmentation moyenne d'environ 2,65 %.
    Deuxième cas : les 25 salariés formés touchent 1200 € et les 75 autres touchent 1000 €. La masse salariale totale avant augmentation est 25\times1200+75\times1000=105\,000 €, soit un salaire moyen de 1050 €. Après augmentation, la masse salariale devient 25\times1200\times1,05+75\times1000\times1,02=108\,000 €, soit un salaire moyen de 1080 €. Le coefficient multiplicateur moyen est \dfrac{1080}{1050}\approx1,0286, soit une augmentation moyenne d'environ 2,86 %.
    Les deux répartitions donnent des pourcentages moyens différents (2,65 % contre 2,86 %) alors que les proportions de salariés formés (25 %) et non formés (75 %) sont identiques. Donc, le pourcentage moyen d'augmentation ne peut pas être déterminé avec les seules données de l'énoncé : il dépend de la répartition des salaires entre les deux groupes.

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    Le coyote est un animal sauvage proche du loup, qui vit en Amérique du Nord.

    Dans l'état d'Oklahoma, aux États-Unis, 70 % des coyotes sont touchés par une maladie appelée ehrlichiose.

    Il existe un test aidant à la détection de cette maladie. Lorsque ce test est appliqué à un coyote, son résultat est soit positif, soit négatif, et on sait que :

    • Si le coyote est malade, le test est positif dans 97 % des cas.
    • Si le coyote n'est pas malade, le test est négatif dans 95 % des cas.

    Partie A

    Des vétérinaires capturent un coyote d'Oklahoma au hasard et lui font subir un test pour l'ehrlichiose.

    On considère les évènements suivants :

    • M: « le coyote est malade »;
    • T: « le test du coyote est positif ».

    On note \overline{M} et \overline{T} respectivement les évènements contraires de M et T.

    1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous qui modélise la situation.

      \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep=1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{M }\taput{...}} {\TR{T}\taput{...} \TR{\overline{T}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{M} }\tbput{...}} {\TR{T}\taput{...} \TR{\overline{T}}\tbput{...} } }
    2. Déterminer la probabilité que le coyote soit malade et que son test soit positif.
    3. Démontrer que la probabilité de T est égale à 0,694.
    4. On appelle « valeur prédictive positive du test » la probabilité que le coyote soit effectivement malade sachant que son test est positif.

      Calculer la valeur prédictive positive du test. On arrondira le résultat au millième.
      1. Par analogie avec la question précédente, proposer une définition de la « valeur prédictive négative du test » et calculer cette valeur en arrondissant au millième.
      2. Comparer les valeurs prédictives positive et négative du test, et interpréter.

    Partie B

    On rappelle que la probabilité qu'un coyote capturé au hasard présente un test positif est de 0,694.

    1. Lorsqu'on capture au hasard cinq coyotes, on assimile ce choix à un tirage avec remise.

      On note X la variable aléatoire qui à un échantillon de cinq coyotes capturés au hasard associe le nombre de coyotes dans cet échantillon ayant un test positif.
      1. Quelle est la loi de probabilité suivie par X ? Justifier et préciser ses paramètres.
      2. Calculer la probabilité que dans un échantillon de cinq coyotes capturés au hasard, un seul ait un test positif. On arrondira le résultat au centième.
      3. Un vétérinaire affirme qu'il y a plus d'une chance sur deux qu'au moins quatre coyotes sur cinq aient un test positif : cette affirmation est-elle vraie ? Justifier la réponse.
    2. Pour tester des médicaments, les vétérinaires ont besoin de disposer d'un coyote présentant un test positif. Combien doivent-ils capturer de coyotes pour que la probabilité qu'au moins l'un d'entre eux présente un test positif soit supérieure à 0,99 ?
    Voir la correction

    PartieA : Le coyote est un mammifère sauvage proche du loup vivant en Amérique du Nord. Dans l'Oklahoma, 70 % des coyotes sont porteurs d'une maladie appelée l'ehrlichiose. Un test de dépistage existe : si le coyote est malade, le test est positif dans 97 % des cas ; s'il n'est pas malade, le test est négatif dans 95 % des cas. On capture un coyote au hasard et on lui applique le test. On note M l'évènement « le coyote est malade » et T l'évènement « le test est positif ». 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

    L'arbre part de la racine avec les branches M (probabilité 0{,}7) et \overline{M} (probabilité 0{,}3).
    Sous M : les branches T (probabilité 0{,}97) et \overline{T} (probabilité 0{,}03).
    Sous \overline{M} : les branches T (probabilité 0{,}05) et \overline{T} (probabilité 0{,}95).

    2.Déterminer la probabilité que le coyote soit malade et ait un test positif.

    D'après l'arbre pondéré, P(M\cap T) = P(M)\times P_M(T) = 0{,}7\times0{,}97 = 0{,}679.

    3.Démontrer que P(T) = 0{,}694.

    D'après la formule des probabilités totales, comme M et \overline{M} forment une partition de l'univers : P(T) = P(M\cap T) + P\left(\overline{M}\cap T\right).
    Or \begin{aligned}P\left(\overline{M}\cap T\right) &= P\left(\overline{M}\right)\times P_{\overline{M}}(T) \\ &= 0{,}3\times0{,}05 \\ &= 0{,}015\end{aligned}
    Donc, P(T) = 0{,}679+0{,}015 = 0{,}694.

    4.On appelle « valeur prédictive positive du test » la probabilité que le coyote soit effectivement malade sachant que son test est positif. Calculer cette valeur, arrondie au millième.

    P_T(M) = \dfrac{P(M\cap T)}{P(T)} = \dfrac{0{,}679}{0{,}694} \approx 0{,}978 (arrondi au millième).

    5.aPar analogie, proposer une définition de la « valeur prédictive négative du test » et la calculer, arrondie au millième.

    La valeur prédictive négative du test est la probabilité que le coyote ne soit effectivement pas malade sachant que son test est négatif, c'est-à-dire P_{\overline{T}}\left(\overline{M}\right).
    On calcule \begin{aligned}P\left(\overline{T}\right) &= 1-P(T) \\ &= 1-0{,}694 \\ &= 0{,}306\end{aligned} et \begin{aligned}P\left(\overline{T}\cap\overline{M}\right) &= P\left(\overline{M}\right)\times P_{\overline{M}}\left(\overline{T}\right) \\ &= 0{,}3\times0{,}95 \\ &= 0{,}285\end{aligned}
    Donc, P_{\overline{T}}\left(\overline{M}\right) = \dfrac{P\left(\overline{T}\cap\overline{M}\right)}{P\left(\overline{T}\right)} = \dfrac{0{,}285}{0{,}306} \approx 0{,}931 (arrondi au millième).

    5.bComparer les valeurs prédictives positive et négative du test, et interpréter le résultat.

    Comme 0{,}978 > 0{,}931, la valeur prédictive positive est supérieure à la valeur prédictive négative : un résultat positif au test permet donc de conclure à la maladie avec un peu plus de certitude (environ 2,2 % d'erreur) qu'un résultat négatif ne permet de conclure à l'absence de maladie (environ 6,9 % d'erreur).

    PartieB : On admet désormais que la probabilité qu'un coyote capturé au hasard présente un test positif vaut 0{,}694. 1.a On capture cinq coyotes au hasard, ce choix étant assimilé à un tirage avec remise ; X compte, parmi ces cinq coyotes, le nombre de ceux dont le test est positif. Quelle est la loi de X ? Justifier et préciser ses paramètres.

    La capture des cinq coyotes correspond à la répétition de cinq épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes (par assimilation à un tirage avec remise), chacune de paramètre de succès 0{,}694 (« le test est positif »). Donc, X suit la loi binomiale de paramètres n=5 et p=0{,}694, notée X\sim\mathcal{B}(5~;~0{,}694).

    1.bCalculer la probabilité qu'un seul des cinq coyotes ait un test positif, arrondie au centième.

    P(X=1) = \dbinom{5}{1}\times0{,}694^1\times(1-0{,}694)^4 \approx 0{,}03 (arrondi au centième).

    1.cUn vétérinaire affirme qu'il y a plus d'une chance sur deux qu'au moins quatre des cinq coyotes aient un test positif. Cette affirmation est-elle vraie ? Justifier.

    Il s'agit de comparer P(X\geqslant4) à \dfrac12, avec P(X\geqslant4) = P(X=4)+P(X=5).
    \begin{aligned}P(X=4) &= \dbinom{5}{4}\times0{,}694^4\times0{,}306^1 \\ &\approx 0{,}3549\end{aligned} et \begin{aligned}P(X=5) &= \dbinom{5}{5}\times0{,}694^5\times0{,}306^0 \\ &\approx 0{,}1610\end{aligned}
    Donc, \begin{aligned}P(X\geqslant4) &\approx 0{,}3549+0{,}1610 \\ &= 0{,}5159\end{aligned} valeur strictement supérieure à 0{,}5.
    L'affirmation du vétérinaire est donc vraie.

    2.Pour tester des médicaments, les vétérinaires ont besoin de disposer d'au moins un coyote présentant un test positif. Combien doivent-ils en capturer pour que la probabilité qu'au moins l'un d'entre eux ait un test positif soit supérieure à 0{,}99 ?

    On note n le nombre de coyotes capturés et Y la variable aléatoire suivant la loi binomiale de paramètres n et p=0{,}694 comptant le nombre de tests positifs parmi eux. On cherche le plus petit n tel que P(Y\geqslant1) > 0{,}99.
    Or \begin{aligned}P(Y\geqslant1) &= 1-P(Y=0) \\ &= 1-0{,}306^n\end{aligned} (probabilité de l'évènement contraire, qu'aucun test ne soit positif).
    On résout donc dans \mathbb{N} l'inéquation 1-0{,}306^n > 0{,}99 \iff 0{,}306^n < 0{,}01.
    La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[ : \ln\left(0{,}306^n\right) < \ln(0{,}01) \iff n\times\ln(0{,}306) < \ln(0{,}01).
    Comme \ln(0{,}306) < 0, l'inégalité change de sens en divisant : n > \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}306)} \approx 3{,}89.
    Donc, les vétérinaires doivent capturer au moins 4 coyotes.

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    Principaux domaines abordés : Probabilités

    Au basket-ball, il existe deux sortes de tir :

    • les tirs à deux points.

      Ils sont réalisés près du panier et rapportent deux points s'ils sont réussis.
    • les tirs à trois points.

      Ils sont réalisés loin du panier et rapportent trois points s'ils sont réussis.

    Stéphanie s'entraîne au tir. On dispose des données suivantes :

    • Un quart de ses tirs sont des tirs à deux points. Parmi eux, 60 % sont réussis.
    • Trois quarts de ses tirs sont des tirs à trois points. Parmi eux, 35 % sont réussis.
    1. Stéphanie réalise un tir.

      On considère les évènements suivants :

      \begin{description}
    2. D : « Il s'agit d'un tir à deux points ».
    3. R : « le tir est réussi ». \end{description}
      1. Représenter la situation à l'aide d'un arbre de probabilités.
      2. Calculer la probabilité p\left(\overline{D} \cap R\right).
      3. Démontrer que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir est égale à 0,4125.
      4. Stéphanie réussit un tir. Calculer la probabilité qu'il s'agisse d'un tir à trois points. Arrondir le résultat au centième.
    4. Stéphanie réalise à présent une série de 10 tirs à trois points.

      On note X la variable aléatoire qui compte le nombre de tirs réussis.

      On considère que les tirs sont indépendants. On rappelle que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir à trois points est égale à 0,35.
      1. Justifier que X suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
      2. Calculer l'espérance de X. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
      3. Déterminer la probabilité que Stéphanie rate 4 tirs ou plus. Arrondir le résultat au centième.
      4. Déterminer la probabilité que Stéphanie rate au plus 4 tirs. Arrondir le résultat au centième.
    5. Soit n un entier naturel non nul.

      Stéphanie souhaite réaliser une série de n tirs à trois points.

      On considère que les tirs sont indépendants. On rappelle que la probabilité qu'elle réussisse un tir à trois points est égale à 0,35.

      Déterminer la valeur minimale de n pour que la probabilité que Stéphanie réussisse au moins un tir parmi les n tirs soit supérieure ou égale à 0,99.
    Voir la correction

    Partie1 : Stéphanie s'entraîne au basket-ball. Un quart de ses tirs sont des tirs à deux points, et parmi eux 60 % sont réussis ; les trois quarts restants sont des tirs à trois points, et parmi eux 35 % sont réussis. Elle réalise un tir ; on note D l'évènement « le tir choisi est un tir à deux points » et R l'évènement « le tir est réussi ». 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

    L'arbre part de la racine avec les branches D (probabilité 0{,}25) et \overline{D} (probabilité 0{,}75). Sur la branche D, les sous-branches sont R (probabilité 0{,}6) et \overline{R} (probabilité 0{,}4). Sur la branche \overline{D}, les sous-branches sont R (probabilité 0{,}35) et \overline{R} (probabilité 0{,}65).

    2.Calculer la probabilité P\left(\overline{D}\cap R\right).

    D'après la lecture de l'arbre : P\left(\overline{D}\cap R\right) = P\left(\overline{D}\right)\times P_{\overline{D}}(R) = 0{,}75\times0{,}35 = 0,2625.

    3.Démontrer que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir quelconque est égale à 0{,}4125.

    On calcule de même \begin{aligned}P(D\cap R) &= P(D)\times P_D(R) \\ &= 0{,}25\times0{,}6 \\ &= 0{,}15\end{aligned}
    Les évènements D et \overline{D} partitionnent l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(R) = P(D\cap R) + P\left(\overline{D}\cap R\right) = 0{,}15 + 0{,}2625 = 0,4125, ce qui est le résultat annoncé.

    4.Sachant que Stéphanie a réussi son tir, calculer la probabilité qu'il s'agisse d'un tir à trois points (arrondir au centième).

    D'après la définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_R\left(\overline{D}\right) &= \dfrac{P\left(R\cap\overline{D}\right)}{P(R)} \\ &= \dfrac{0{,}2625}{0{,}4125}\end{aligned}
    On obtient P_R\left(\overline{D}\right) \approx 0{,}6364, soit, arrondi au centième, 0,64.

    Partie2 : Stéphanie réalise une série de 10 tirs à trois points, supposés indépendants ; on rappelle que la probabilité de réussir un tir à trois points vaut 0{,}35. On note X la variable aléatoire comptant le nombre de tirs réussis. 1. Justifier que X suit une loi binomiale, et préciser ses paramètres.

    Les 10 tirs sont indépendants et chacun n'a que deux issues possibles (réussi ou raté), avec la même probabilité de succès 0{,}35 à chaque tir : X suit donc une loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}35.

    2.Calculer l'espérance de X, et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

    Pour une loi binomiale, E(X) = np = 10\times0{,}35 = 3,5. Cela signifie que, si Stéphanie répète très souvent des séries de 10 tirs à trois points, elle réussira en moyenne 3,5 tirs par série.

    3.Déterminer la probabilité que Stéphanie rate 4 tirs ou plus sur cette série de 10 (arrondir au centième).

    Rater 4 tirs ou plus sur 10, c'est en réussir au plus 10-4=6 : l'évènement demandé correspond donc à (X\leqslant6).
    À la calculatrice, avec X suivant la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}35 : P(X\leqslant6) \approx 0,97.

    4.Déterminer la probabilité que Stéphanie rate au plus 4 tirs sur cette série de 10 (arrondir au centième).

    Rater au plus 4 tirs sur 10, c'est en réussir au moins 10-4=6 : l'évènement demandé correspond donc à (X\geqslant6).
    À la calculatrice : P(X\geqslant6) = 1 - P(X\leqslant5) \approx 0,09.

    Partie3 : Stéphanie souhaite réaliser une série de n tirs à trois points indépendants, avec n entier naturel non nul, la probabilité de réussir chaque tir restant égale à 0{,}35. Déterminer la plus petite valeur de n pour laquelle la probabilité qu'elle réussisse au moins un tir parmi les n soit supérieure ou égale à 0{,}99.

    La probabilité de rater un tir donné vaut 1-0{,}35=0{,}65. Comme les tirs sont indépendants, la probabilité de les rater tous les n vaut 0{,}65^n.
    La probabilité de réussir au moins un tir parmi les n est donc l'évènement contraire de « tout rater », de probabilité 1-0{,}65^n.
    On cherche le plus petit entier naturel non nul n tel que 1-0{,}65^n \geqslant 0{,}99, c'est-à-dire 0{,}65^n \leqslant 0{,}01.
    La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[, cette inégalité équivaut à \ln\left(0{,}65^n\right) \leqslant \ln(0{,}01), soit n\ln(0{,}65) \leqslant \ln(0{,}01).
    Comme \ln(0{,}65) < 0, diviser par \ln(0{,}65) inverse le sens de l'inégalité : n \geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}65)}.
    Or \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}65)} \approx 10{,}69, donc le plus petit entier naturel qui convient est n=11 : Stéphanie doit prévoir une série d'au moins 11 tirs.

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    Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme; convexité.

    On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par

    f(x) = x^2 - 6x + 4\ln (x).

    On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

    On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

    On note \mathcal{C}_f la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthogonal.

      1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x).

        Interpréter graphiquement ce résultat.
      2. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
      1. Déterminer f'(x) pour tout réel x appartenant à ]0~;~+ \infty[.
      2. Étudier le signe de f'(x) sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

        En déduire le tableau de variations de f.
    1. Montrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution dans l'intervalle [4 ; 5].
    2. On admet que, pour tout x de ]0~;~+ \infty[, on a :

      f''(x) = \dfrac{2x^2 - 4}{x^2}.

      1. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+ \infty[.

        On précisera les valeurs exactes des coordonnées des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.
      2. On note A le point de coordonnées \left(\sqrt 2~;~f\left(\sqrt 2~\right)\right).

        Soit t un réel strictement positif tel que t \ne \sqrt 2. Soit M le point de coordonnées (t~;~ f(t)).

        En utilisant la question 4. a, indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.
    Voir la correction

    1.a.On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 6x + 4\ln(x). Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) et interpréter graphiquement ce résultat.

    Quand x tend vers 0, on a \displaystyle\lim_{x \to 0} x^2 = 0 et \displaystyle\lim_{x \to 0} -6x = 0, tandis que \displaystyle\lim_{x \to 0} \ln(x) = -\infty, donc \displaystyle\lim_{x \to 0} 4\ln(x) = -\infty.
    Par somme de limites, on obtient \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = -\infty.
    Graphiquement, cela signifie que la droite d'équation x=0 (l'axe des ordonnées) est asymptote verticale à la courbe \mathcal{C}_f.

    1.b.Déterminer \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x).

    Pour x>0, on factorise : x^2 - 6x = x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right).
    Or \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \dfrac{6}{x} = 0, donc \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \left(1-\dfrac{6}{x}\right) = 1, et comme \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2 = +\infty, par produit de limites \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right) = +\infty.
    De plus \displaystyle\lim_{x \to +\infty} 4\ln(x) = +\infty, donc, par somme de limites, \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty.

    2.a.Déterminer f'(x) pour tout réel x de ]0~;~+\infty[.

    La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et f'(x) = 2x - 6 + \dfrac{4}{x} = \dfrac{2x^2-6x+4}{x}.

    2.b.Étudier le signe de f'(x) sur ]0~;~+\infty[ et en déduire le tableau de variations de f.

    Comme x>0 sur l'intervalle d'étude, le signe de f'(x) = \dfrac{2x^2-6x+4}{x} est celui du numérateur 2x^2-6x+4, c'est-à-dire celui de x^2-3x+2 (même signe, car on divise par 2>0).
    Ce trinôme a pour racines évidentes 1 et 2 (leur somme vaut 3 et leur produit 2, ce qui correspond bien aux coefficients), donc x^2-3x+2 = (x-1)(x-2).
    Un trinôme du second degré de coefficient dominant positif est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur : f'(x)<0 sur ]1~;~2[ et f'(x)>0 sur ]0~;~1[\cup]2~;~+\infty[, avec f'(1)=f'(2)=0.
    La fonction f est donc strictement croissante sur ]0~;~1], strictement décroissante sur [1~;~2], puis strictement croissante sur [2~;~+\infty[.
    On calcule les valeurs aux bornes : \begin{aligned}f(1) &= 1-6+4\ln(1) \\ &= 1-6+0 \\ &= -5\end{aligned} et \begin{aligned}f(2) &= 4-12+4\ln(2) \\ &= 4\ln(2)-8 \\ &\approx -5{,}23\end{aligned}
    Le tableau de variations de f sur ]0~;~+\infty[ part donc de -\infty (limite en 0), croît jusqu'à -5 en x=1, décroît jusqu'à 4\ln(2)-8 en x=2, puis croît vers +\infty (limite en +\infty).

    3.Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution dans l'intervalle [4~;~5].

    On calcule les images des bornes : \begin{aligned}f(4) &= 16-24+4\ln(4) \\ &= -8+8\ln(2) \\ &\approx -2{,}45\end{aligned} et \begin{aligned}f(5) &= 25-30+4\ln(5) \\ &= 4\ln(5)-5 \\ &\approx 1{,}44\end{aligned}
    Ainsi f(4)<0<f(5). Or, d'après la question précédente, l'intervalle [4~;~5] est inclus dans [2~;~+\infty[, sur lequel f est continue (car dérivable) et strictement croissante.
    Donc, d'après le théorème de la bijection (corollaire du théorème des valeurs intermédiaires), l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha dans l'intervalle [4~;~5].

    4.a.On admet que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f''(x) = \dfrac{2x^2-4}{x^2}. Étudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[ et préciser les coordonnées exactes des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.

    Comme x>0, le dénominateur x^2 est strictement positif, donc le signe de f''(x) est celui du numérateur 2x^2-4.
    On résout \begin{aligned}2x^2-4 = 0 &\iff x^2 = 2 \\ &\iff x = \sqrt{2} \end{aligned} ou x=-\sqrt{2} ; seule la solution x=\sqrt{2} appartient à ]0~;~+\infty[.
    Le trinôme 2x^2-4 est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur, donc, restreint à ]0~;~+\infty[ : f''(x)<0 sur ]0~;~\sqrt{2}[ et f''(x)>0 sur ]\sqrt{2}~;~+\infty[.
    Donc f est concave sur ]0~;~\sqrt{2}] et convexe sur [\sqrt{2}~;~+\infty[.
    Comme f'' s'annule en x=\sqrt{2} en changeant de signe, la courbe \mathcal{C}_f admet un unique point d'inflexion, d'abscisse \sqrt{2}.
    Son ordonnée vaut \begin{aligned}f(\sqrt{2}) &= 2 - 6\sqrt{2} + 4\ln(\sqrt{2}) \\ &= 2-6\sqrt{2}+4\times\dfrac12\ln(2) \\ &= 2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\end{aligned}
    Donc, le point d'inflexion de \mathcal{C}_f a pour coordonnées exactes \left(\sqrt{2}~;~2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\right).

    4.b.On note A le point de coordonnées \left(\sqrt{2}~;~f(\sqrt{2})\right). Soit t un réel strictement positif tel que t\ne\sqrt{2} et M le point de coordonnées (t~;~f(t)). En utilisant la question 4.a., indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.

    Le segment [AM] est une corde de la courbe \mathcal{C}_f joignant le point d'inflexion A au point M.
    Si t \in ]0~;~\sqrt{2}[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est concave : une corde d'une courbe concave est toujours située en dessous de la courbe, donc le segment [AM] est en dessous de \mathcal{C}_f.
    Si t \in ]\sqrt{2}~;~+\infty[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est convexe : une corde d'une courbe convexe est toujours située au-dessus de la courbe, donc le segment [AM] est au-dessus de \mathcal{C}_f.

    Bac Terminale 2022 : Nouvelle-Calédonie (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Principaux domaines abordés : suites ; fonctions, fonction exponentielle.

    On considère la fonction f définie sur \R par

    f(x) = x^3\e^x.

    On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

    1. On définit la suite \left(u_n\right) par u_0 = - 1 et, pour tout entier naturel n,\: u_{n+1} = f\left(u_n\right).
      1. Calculer u_1 puis u_2.

        On donnera les valeurs exactes, puis les valeurs approchées à 10^{-3}.
      2. On considère la fonction fonc, écrite en langage Python ci-dessous.

        On rappelle qu'en langage Python,

        « i in range (n) » signifie que

        i varie de 0 à n -1.

        deffonc (n) :
        u =- 1
        for i in range(n) :
        u=u**3*exp(u)
        return u


        Déterminer, sans justifier, la valeur renvoyée par fonc (2) arrondie à 10^{-3}.
      1. Démontrer que, pour tout x réel, on a f'(x) = x^2\e^x(x + 3).
      2. Justifier que le tableau de variations de f sur \R est celui représenté ci-dessous :

      3. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, on a :

        {- 1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0.}
      4. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
      5. On note \ell la limite de la suite \left(u_n\right).

        On rappelle que \ell est solution de l'équation f(x) = x.

        Déterminer \ell. (Pour cela, on admettra que l'équation x^2\e^x - 1 = 0 possède une seule solution dans \R et que celle-ci est strictement supérieure à \dfrac12).
    Voir la correction

    1.a.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = x^3e^x et la suite (u_n) définie par u_0=-1 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f(u_n). Calculer u_1 puis u_2 (valeurs exactes puis approchées à 10^{-3} près).

    \begin{aligned}u_1 &= f(u_0) \\ &= f(-1) \\ &= (-1)^3e^{-1} \\ &= -e^{-1} \\ &= -\dfrac{1}{e} \\ &\approx -0{,}368\end{aligned}
    \begin{aligned}u_2 &= f(u_1) \\ &= \left(-e^{-1}\right)^3 \times e^{-e^{-1}} \\ &= -e^{-3}\times e^{-e^{-1}} \\ &= -e^{-3-e^{-1}} \\ &\approx -0{,}034\end{aligned}

    1.b.Le code Python ci-dessous définit une fonction fonc(n) qui, partant de u=-1, applique n fois de suite l'instruction u = u3*exp(u) avant de renvoyer u. Déterminer, sans justifier, la valeur renvoyée par fonc(2), arrondie à 10^{-3} près.

    La boucle applique deux fois la relation u_{n+1}=f(u_n) à partir de u_0=-1, donc fonc(2) renvoie la valeur de u_2, soit environ -0,034.

    2.a.Démontrer que, pour tout réel x, f'(x) = x^2e^x(x+3).

    La fonction f(x)=x^3e^x est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables. En dérivant ce produit, on obtient f'(x) = 3x^2\times e^x + x^3\times e^x = x^2e^x(3+x), ce qui est bien le résultat annoncé.

    2.b.Justifier le tableau de variations de f sur \mathbb{R} (minimum en x=-3, limites 0 en -\infty et +\infty en +\infty).

    Pour tout réel x, x^2 \geqslant 0 et e^x>0, donc le signe de f'(x) = x^2e^x(x+3) est celui de (x+3), sauf en x=0f'(x)=0 car x^2=0.
    On a x+3<0 \iff x<-3 : donc f'(x)<0 sur ]-\infty~;~-3[, et f y est strictement décroissante.
    On a x+3>0 \iff x>-3 : donc f'(x)>0 sur ]-3~;~+\infty[ (sauf au point isolé x=0f' s'annule sans changer de signe), et f y est strictement croissante.
    La fonction f admet donc un minimum en x=-3, qui vaut \begin{aligned}f(-3) &= (-3)^3\times e^{-3} \\ &= -27e^{-3} \\ &= -\dfrac{27}{e^3} \\ &\approx -1{,}344\end{aligned}
    Par ailleurs, \displaystyle\lim_{x\to+\infty} x^3 = +\infty et \displaystyle\lim_{x\to+\infty} e^x = +\infty, donc, par produit de limites, \displaystyle\lim_{x\to+\infty} f(x) = +\infty.
    Ceci justifie bien le tableau de variations donné dans l'énoncé.

    2.c.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.

    Initialisation : on a u_0=-1 et \begin{aligned}u_1 &= -e^{-1} \\ &\approx -0{,}368\end{aligned} On vérifie bien {-1 \leqslant -1 \leqslant -0{,}368 \leqslant 0}, donc l'encadrement est vrai au rang 0.
    Hérédité : supposons que, pour un entier naturel n fixé, on ait {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.
    D'après la question 2.b., la fonction f est strictement croissante sur ]-3~;~+\infty[, donc en particulier sur [-1~;~0], qui contient tous les termes encadrés par hypothèse de récurrence.
    En appliquant f, qui est croissante sur cet intervalle, à chaque membre de l'inégalité {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}, on obtient {f(-1) \leqslant f(u_n) \leqslant f(u_{n+1}) \leqslant f(0)}, c'est-à-dire {u_1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant f(0)}.
    Or \begin{aligned}f(0) &= 0^3\times e^0 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}u_1 &= -e^{-1} \\ &\approx -0{,}368 \\ &\geqslant -1\end{aligned} donc on obtient bien {-1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 0} : la relation est vraie au rang n+1.
    Conclusion : l'encadrement est vrai au rang 0 et il est héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.

    2.d.En déduire que la suite (u_n) est convergente.

    D'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant u_{n+1} : la suite (u_n) est donc croissante.
    Toujours d'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_{n+1} \leqslant 0, donc u_n \leqslant 0 (en particulier pour \begin{aligned}u_0 &= -1 \\ &\le 0\end{aligned}) : la suite (u_n) est majorée par 0.
    Donc, d'après le théorème de la limite monotone, la suite (u_n), croissante et majorée, est convergente vers une limite \ell vérifiant \ell \leqslant 0.

    2.e.On note \ell la limite de (u_n), solution de l'équation f(x)=x. Déterminer \ell, sachant que l'équation x^2e^x-1=0 n'admet pas de solution dans ]-1~;~0[.

    D'après la question 2.c., tous les termes de la suite appartiennent à l'intervalle [-1~;~0], donc \ell \in [-1~;~0].
    On résout l'équation f(x)=x sur cet intervalle : \begin{aligned}x^3e^x = x &\iff x^3e^x-x = 0 \\ &\iff x\left(x^2e^x-1\right) = 0 \end{aligned}
    Un produit de facteurs est nul si et seulement si l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou x^2e^x-1=0.
    Or, par hypothèse, l'équation x^2e^x-1=0 n'a pas de solution dans ]-1~;~0[, donc, sur l'intervalle [-1~;~0], la seule solution possible de f(x)=x est x=0 (qui appartient bien à [-1~;~0]).
    Donc, \begin{aligned}\ell &= \displaystyle\lim_{n\to+\infty} u_n \\ &= 0\end{aligned}

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    Principaux domaines abordés : probabilités.

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
    Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
    Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
    Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie. Aucune justification n'est demandée.

    On considère un système de communication binaire transmettant des 0 et des 1.

    Chaque 0 ou 1 est appelé bit.

    En raison d'interférences, il peut y avoir des erreurs de transmission:

    un 0 peut être reçu comme un 1 et, de même, un 1 peut être reçu comme un 0.

    Pour un bit choisi au hasard dans le message, on note les évènements :

    • E_0 : « le bit envoyé est un 0 » ;
    • E_1 : « le bit envoyé est un 1 » ;
    • R_0 : « le bit reçu est un 0 »
    • R_1 : « le bit reçu est un 1 ».
    \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{E_0 }\taput{0,4}} {\TR{R_0}\taput{...} \TR{R_1}\tbput{0,01} } \pstree{\TR{E_1 }\tbput{...}} {\TR{R_0}\taput{0,02} \TR{R_1}\tbput{...} }}

    On sait que:

    p\left(E_0\right) = 0,4 \:;\quad p_{E_0}\left(R_1\right) = 0,01 \:;\quad p_{E_1}\left(R_0\right) = 0,02.

    On rappelle que la probabilité conditionnelle de A sachant B est notée p_B(A).

    On peut ainsi représenter la situation par l'arbre de probabilités ci-dessus.

    1. La probabilité que le bit envoyé soit un 0 et que le bit reçu soit un 0 est égale à :

      a. 0,99b. 0,396c. 0,01d. 0,4
    2. La probabilité p\left(R_0\right) est égale à :
      a. 0,99b. 0,02c. 0,408d. 0,931
    3. Une valeur, approchée au millième, de la probabilité p_{R_1}\left(E_0\right) est égale
      a. 0,004b. 0,001c. 0,007d. 0,010
    4. La probabilité de l'évènement « il y a une erreur de transmission » est égale à :
      a. 0,03b. 0,016c. 0,16d. 0,015

    Un message de longueur huit bits est appelé un octet.

    On admet que la probabilité qu'un octet soit transmis sans erreur est égale à 0,88.

    1. On transmet successivement 10 octets de façon indépendante.

      La probabilité, à 10^{-3} près, qu'exactement 7 octets soient transmis sans erreur est égale à :

      a. 0,915b. 0,109c. 0,976d. 0,085
    2. On transmet successivement 10 octets de façon indépendante.

      La probabilité qu'au moins 1 octet soit transmis sans erreur est égale à :

      a. 1 - 0,12^{10}b. 0,12^{10}c. 0,88^{10}d. 1- 0,88^{10}
    3. Soit N un entier naturel. On transmet successivement N octets de façon indépendante.

      Soit N_0 la plus grande valeur de N pour laquelle la probabilité que les N octets soient tous transmis sans erreur est supérieure ou égale à 0,1.

      On peut affirmer que:

      a. N_0 = 17b. N_0 = 18c. N_0 = 19d. N_0 = 20
    Voir la correction

    Préambule (QCM). Un système de communication binaire transmet des bits (0 ou 1), avec un risque d'erreur de transmission (un 0 peut être reçu comme un 1 et réciproquement). Pour un bit choisi au hasard, on note E_0 : « le bit envoyé est 0 », E_1 : « le bit envoyé est 1 », R_0 : « le bit reçu est 0 », R_1 : « le bit reçu est 1 ». On donne P(E_0)=0{,}4, P_{E_0}(R_1)=0{,}01 et P_{E_1}(R_0)=0{,}02.

    On complète l'arbre pondéré : à la racine, les branches E_0 (probabilité 0{,}4) et E_1 (probabilité 0{,}6, car P(E_1)=1-P(E_0)). Sur la branche E_0, les sous-branches sont R_0 (probabilité 1-0{,}01=0{,}99) et R_1 (probabilité 0{,}01). Sur la branche E_1, les sous-branches sont R_0 (probabilité 0{,}02) et R_1 (probabilité 1-0{,}02=0{,}98).

    1.Calculer la probabilité que le bit envoyé soit un 0 et que le bit reçu soit un 0.

    D'après la formule des probabilités composées, P(E_0\cap R_0) = P(E_0)\times P_{E_0}(R_0) = 0{,}4\times0{,}99 = 0,396.

    2.Calculer la probabilité P(R_0).

    On calcule d'abord \begin{aligned}P(E_1\cap R_0) &= P(E_1)\times P_{E_1}(R_0) \\ &= 0{,}6\times0{,}02 \\ &= 0{,}012\end{aligned}
    Les évènements E_0 et E_1 forment une partition de l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(R_0) = P(E_0\cap R_0) + P(E_1\cap R_0) = 0{,}396+0{,}012 = 0,408.

    3.Donner une valeur approchée au millième de la probabilité P_{R_1}(E_0).

    On calcule d'abord \begin{aligned}P(R_1) &= 1-P(R_0) \\ &= 1-0{,}408 \\ &= 0{,}592\end{aligned}
    On calcule ensuite \begin{aligned}P(E_0\cap R_1) &= P(E_0)\times P_{E_0}(R_1) \\ &= 0{,}4\times0{,}01 \\ &= 0{,}004\end{aligned}
    D'après la définition de la probabilité conditionnelle, P_{R_1}(E_0) = \dfrac{P(E_0\cap R_1)}{P(R_1)} = \dfrac{0{,}004}{0{,}592} \approx 0,007 au millième près.

    4.Calculer la probabilité de l'évènement « il y a une erreur de transmission ».

    Une erreur de transmission survient soit si un 0 est envoyé et reçu comme un 1 (évènement E_0\cap R_1), soit si un 1 est envoyé et reçu comme un 0 (évènement E_1\cap R_0) ; ces deux évènements sont incompatibles.
    On a \begin{aligned}P(E_0\cap R_1) &= 0{,}4\times0{,}01 \\ &= 0{,}004\end{aligned} et \begin{aligned}P(E_1\cap R_0) &= 0{,}6\times0{,}02 \\ &= 0{,}012\end{aligned}
    Donc P(\text{erreur}) = P(E_0\cap R_1) + P(E_1\cap R_0) = 0{,}004+0{,}012 = 0,016.

    5.On admet que la probabilité qu'un octet (message de 8 bits) soit transmis sans erreur vaut 0,88. On transmet 10 octets de façon indépendante. Calculer, à 10^{-3} près, la probabilité qu'exactement 7 octets soient transmis sans erreur.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre d'octets transmis sans erreur, parmi les 10 transmis de façon indépendante et avec la même probabilité de succès à chaque fois.
    X suit donc la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}88.
    On calcule P(X=7) = \dbinom{10}{7}\times0{,}88^7\times(1-0{,}88)^{3} = \dbinom{10}{7}\times0{,}88^7\times0{,}12^{3} \approx 0,085 au millième près.

    6.On transmet 10 octets de façon indépendante. Calculer la probabilité qu'au moins 1 octet soit transmis sans erreur.

    Avec X la même variable aléatoire suivant la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}88, l'évènement contraire de « au moins 1 octet transmis sans erreur » est « aucun octet transmis sans erreur », soit X=0.
    \begin{aligned}P(X=0) &= \dbinom{10}{0}\times0{,}88^0\times(1-0{,}88)^{10} \\ &= 0{,}12^{10}\end{aligned}
    Donc P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-0{,}12^{10}.

    7.Soit N un entier naturel et N_0 la plus grande valeur de N pour laquelle la probabilité que les N octets soient tous transmis sans erreur reste supérieure ou égale à 0,1. Déterminer N_0.

    La probabilité que N octets soient tous transmis sans erreur, de façon indépendante, vaut 0{,}88^N.
    On cherche donc la plus grande valeur entière de N telle que 0{,}88^N \geqslant 0{,}1.
    À la calculatrice, on trouve \begin{aligned}0{,}88^{18} &\approx 0{,}1002 \\ &\geqslant 0{,}1\end{aligned} tandis que 0{,}88^{19} \approx 0{,}0881 < 0{,}1.
    Donc N_0 = 18.

    Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Parmi les angines, un quart nécessite la prise d'antibiotiques, les autres non.

    Afin d'éviter de prescrire inutilement des antibiotiques, les médecins disposent d'un test de diagnostic ayant les caractéristiques suivantes :

    • lorsque l'angine nécessite la prise d'antibiotiques, le test est positif dans 90 % des cas;
    • lorsque l'angine ne nécessite pas la prise d'antibiotiques, le test est négatif dans 95 % des cas.

    Les probabilités demandées dans la suite de l'exercice seront arrondies à 10^{-4} près si nécessaire.

    Partie 1

    Un patient atteint d'angine et ayant subi le test est choisi au hasard.

    On considère les évènements suivants :

    • A : « le patient est atteint d'une angine nécessitant la prise d'antibiotiques » ;
    • T : « le test est positif » ;
    • \overline{A} et \overline{T} sont respectivement les évènements contraires de A et T.
    1. Calculer P(A \cap T). On pourra s'appuyer sur un arbre pondéré.
    2. Démontrer que P(T) = 0,2625.
    3. On choisit un patient ayant un test positif. Calculer la probabilité qu'il soit atteint d'une angine nécessitant la prise d'antibiotiques.
      1. Parmi les évènements suivants, déterminer ceux qui correspondent à un résultat erroné du test : A \cap T,\: \overline{A} \cap T,\:A \cap \overline{T},\: \overline{A} \cap \overline{T}.
      2. On définit l'évènement E : « le test fournit un résultat erroné ».

        Démontrer que p(E) = 0,0625.

    Partie 2

    On sélectionne au hasard un échantillon de n patients qui ont été testés.

    On admet que l'on peut assimiler ce choix d'échantillon à un tirage avec remise.

    On note X la variable aléatoire qui donne le nombre de patients de cet échantillon ayant un test erroné.

    1. On suppose que n = 50.
      1. Justifier que la variable aléatoire X suit une loi binomiale \mathcal{B}(n,\: p) de paramètres n = 50 et p = 0,0625.
      2. Calculer P(X = 7).
      3. Calculer la probabilité qu'il y ait au moins un patient dans l'échantillon dont le test est erroné.
    2. Quelle valeur minimale de la taille de l'échantillon faut-il choisir pour que P(X \geqslant 10) soit supérieure à 0,95 ?
    Voir la correction

    1.On considère la fonction g définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = \ln\left(x^2+x+1\right). Parmi les quatre propositions, laquelle donne l'expression de g'(x) pour tout x strictement positif : a. g'(x)=\dfrac{1}{2x+1} ; b. g'(x)=\dfrac{1}{x^2+x+1} ; c. g'(x)=\ln(2x+1) ; d. g'(x)=\dfrac{2x+1}{x^2+x+1} ?

    La fonction g est de la forme \ln(u(x)) avec u(x)=x^2+x+1, strictement positive sur ]0~;~+\infty[ comme somme de termes positifs.
    La fonction g est donc dérivable comme composée de fonctions dérivables, de dérivée g'(x)=\dfrac{u'(x)}{u(x)} avec u'(x)=2x+1, soit g'(x)=\dfrac{2x+1}{x^2+x+1}.
    Donc, la réponse est d.

    2.Parmi les quatre fonctions proposées, laquelle est une primitive sur ]0~;~+\infty[ de la fonction x\longmapsto\ln(x) : a. x\longmapsto\ln(x) ; b. x\longmapsto\dfrac{1}{x} ; c. x\longmapsto x\ln(x)-x ; d. x\longmapsto\dfrac{\ln(x)}{x} ?

    On dérive chaque candidate pour repérer celle dont la dérivée vaut \ln(x). Pour h(x)=x\ln(x)-x, dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme et produit de fonctions dérivables : h'(x) = 1\times\ln(x)+x\times\dfrac{1}{x}-1 = \ln(x)+1-1=\ln(x).
    La fonction h est donc bien une primitive de x\longmapsto\ln(x) sur ]0~;~+\infty[.
    Donc, la réponse est c.

    3.On considère la suite \left(a_n\right) définie pour tout n dans \mathbb{N} par a_n = \dfrac{1-3^n}{1+2^n}. Quelle est la limite de la suite \left(a_n\right) : a. -\infty ; b. -1 ; c. 1 ; d. +\infty ?

    On met 3^n en facteur au numérateur et 2^n en facteur au dénominateur : \begin{aligned}a_n &= \dfrac{3^n\left(\dfrac{1}{3^n}-1\right)}{2^n\left(\dfrac{1}{2^n}+1\right)} \\ &= \left(\dfrac{3}{2}\right)^n\times\dfrac{\dfrac{1}{3^n}-1}{\dfrac{1}{2^n}+1}\end{aligned}
    Comme \displaystyle\lim_{n\to+\infty}\dfrac{1}{3^n}=0 et \displaystyle\lim_{n\to+\infty}\dfrac{1}{2^n}=0, le quotient \dfrac{\dfrac{1}{3^n}-1}{\dfrac{1}{2^n}+1} tend vers \dfrac{-1}{1}=-1.
    D'autre part, \dfrac{3}{2}>1 donc \displaystyle\lim_{n\to+\infty}\left(\dfrac{3}{2}\right)^n=+\infty. Par produit d'une limite infinie par une limite négative, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}a_n=-\infty.
    Donc, la réponse est a.

    4.On considère une fonction f définie et dérivable sur [-2~;~2], dont la dérivée f' admet le tableau de variations suivant sur [-2~;~2] : f' vaut 1 en -2, décroît jusqu'à -2 en 0, puis croît jusqu'à -1 en 2. Que peut-on en déduire sur f : a. f est convexe sur [-2~;~-1] ; b. f est concave sur [0~;~1] ; c. f est convexe sur [-1~;~2] ; d. f est concave sur [-2~;~0] ?

    La convexité de f se lit sur le sens de variation de sa dérivée f' : f est convexe là où f' est croissante, et concave là où f' est décroissante.
    D'après le tableau, f' est strictement décroissante sur [-2~;~0] (elle passe de 1 à -2), donc f y est concave.
    Donc, la réponse est d.

    5.On donne la représentation graphique de la dérivée f' d'une fonction f définie sur [-2~;~4] : la courbe part de (-2~;~-3), monte en s'annulant en x=-1, atteint un maximum local proche de 1 en x=0, redescend en s'annulant en x=1 puis en x=2, redevient positive et remonte jusqu'à (4~;~3). Quelle affirmation sur f est correcte : a. f est décroissante sur [0~;~2] ; b. f est décroissante sur [-1~;~0] ; c. f admet un maximum en 1 sur [0~;~2] ; d. f admet un maximum en 3 sur [2~;~4] ?

    Le signe de f' donne le sens de variation de f : f croît là où f' est positive, et décroît là où f' est négative.
    D'après la lecture graphique, f'(x) est positive juste avant x=1 puis devient négative juste après : f' change de signe en s'annulant en x=1, en passant du positif au négatif.
    La fonction f est donc croissante avant x=1 puis décroissante après, sur l'intervalle [0~;~2] : elle y admet donc un maximum atteint en x=1.
    Donc, la réponse est c.

    6.Une action est cotée à 57 euros, et sa valeur augmente de 3 % chaque mois. On cherche un script Python seuil() renvoyant le nombre de mois à attendre pour que la valeur dépasse 200 euros, parmi quatre propositions utilisant une boucle while ou for. Laquelle est correcte ?

    • def seuil():
    • m = 0
    • v = 57
    • while v < 200:
    • m = m + 1
    • v = v * 1.03
    • return m

    6.(suite) Justifier le choix de ce script parmi les quatre propositions.

    Le script doit répéter l'augmentation mensuelle tant que la valeur de l'action n'a pas encore dépassé 200 euros : la condition de la boucle while doit donc être v < 200, et non v > 200 (qui arrêterait la boucle immédiatement, puisque 57<200).
    Chaque passage dans la boucle doit correspondre à un mois écoulé, donc le compteur m doit être incrémenté de 1 à chaque itération, avant ou après la mise à jour de la valeur v = v * 1.03.
    Une boucle for sur un nombre d'itérations fixé à l'avance, ou une simple instruction conditionnelle if, ne conviennent pas ici puisque le nombre de mois recherché n'est pas connu à l'avance.
    En simulant ce script, on trouve m=43 mois avant que la valeur ne dépasse 200 euros. Donc, la réponse est le script utilisant while v < 200 avec incrémentation de m à chaque tour de boucle.

    Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Les douanes s'intéressent aux importations de casques audio portant le logo d'une certaine marque. Les saisies des douanes permettent d'estimer que:

    • 20 % des casques audio portant le logo de cette marque sont des contrefaçons ;
    • 2 % des casques non contrefaits présentent un défaut de conception ;
    • 10 % des casques contrefaits présentent un défaut de conception.

    L'agence des fraudes commande au hasard sur un site internet un casque affichant le logo de la marque. On considère les évènements suivants:

    • C: « le casque est contrefait » ;
    • D: « le casque présente un défaut de conception » ;
    • \overline{C} et \overline{D} désignent respectivement les évènements contraires de C et D.

    Dans l'ensemble de l'exercice, les probabilités seront arrondies à 10^{-3} si nécessaire.

    Partie 1

    1. Calculer P(C \cap D). On pourra s'appuyer sur un arbre pondéré.
    2. Démontrer que P(D) = 0,036.
    3. Le casque a un défaut. Quelle est la probabilité qu'il soit contrefait ?

    Partie 2

    On commande n casques portant le logo de cette marque. On assimile cette expérience à un tirage aléatoire avec remise. On note X la variable aléatoire qui donne le nombre de casques présentant un défaut de conception dans ce lot.

    1. Dans cette question, n = 35.
      1. Justifier que X suit une loi binomiale \mathcal{B}(n,~p)n = 35 et p = 0,036.
      2. Calculer la probabilité qu'il y ait parmi les casques commandés, exactement un casque présentant un défaut de conception.
      3. Calculer P(X \leqslant 1).
    2. Dans cette question, n n'est pas fixé.

      Quel doit être le nombre minimal de casques à commander pour que la probabilité qu'au moins un casque présente un défaut soit supérieur à 0,99 ?
    Voir la correction

    Partie1 : Les douanes s'intéressent aux importations de casques audio portant le logo d'une certaine marque. On estime que 20\,\% des casques portant ce logo sont des contrefaçons, que 2\,\% des casques authentiques présentent un défaut de conception, et que 10\,\% des casques contrefaits présentent un défaut de conception. Un agent commande au hasard un casque affichant ce logo. On note C l'évènement « le casque est contrefait » et D l'évènement « le casque présente un défaut de conception » (les probabilités sont arrondies à 10^{-3} si besoin). 1. Calculer P(C\cap D).

    Puisque le casque est commandé au hasard, on assimile les proportions données aux probabilités des évènements correspondants : P(C)=0{,}2, P_C(D)=0{,}1 et P_{\overline{C}}(D)=0{,}02.
    On en déduit l'arbre pondéré à deux niveaux : depuis la racine, une branche vers C (probabilité 0{,}2) puis vers D (probabilité 0{,}1) ou \overline{D} (probabilité 0{,}9) ; une branche vers \overline{C} (probabilité 0{,}8) puis vers D (probabilité 0{,}02) ou \overline{D} (probabilité 0{,}98).
    Par la formule des probabilités composées : \begin{aligned}P(C\cap D) &= P(C)\times P_C(D) \\ &= 0{,}2\times0{,}1 \\ &= 0{,}02\end{aligned}
    Donc, la réponse est P(C\cap D)=0{,}02.

    2.Démontrer que P(D)=0{,}036.

    Les évènements C et \overline{C} forment une partition de l'univers (tout casque est soit contrefait, soit authentique), donc, d'après la formule des probabilités totales : P(D)=P(C\cap D)+P\left(\overline{C}\cap D\right).
    On a déjà P(C\cap D)=0{,}02, et \begin{aligned}P\left(\overline{C}\cap D\right) &= P(\overline{C})\times P_{\overline{C}}(D) \\ &= 0{,}8\times0{,}02 \\ &= 0{,}016\end{aligned}
    D'où \begin{aligned}P(D) &= 0{,}02+0{,}016 \\ &= 0{,}036\end{aligned} Donc, la réponse est P(D)=0{,}036.

    3.Le casque commandé présente un défaut. Quelle est la probabilité qu'il soit contrefait ?

    On demande de calculer la probabilité conditionnelle P_D(C), définie par P_D(C)=\dfrac{P(C\cap D)}{P(D)} (avec P(D)\neq0).
    \begin{aligned}P_D(C) &= \dfrac{0{,}02}{0{,}036} \\ &= \dfrac{20}{36} \\ &= \dfrac{5}{9} \\ &\approx 0{,}556\end{aligned} à 10^{-3} près.
    Donc, la réponse est P_D(C)\approx0{,}556.

    Partie2 : On commande n casques portant ce logo, expérience assimilée à un tirage aléatoire avec remise. X désigne le nombre de casques présentant un défaut de conception dans le lot. 1.a Dans cette question, n=35. Justifier que X suit une loi binomiale \mathcal{B}(n~;~p) avec n=35 et p=0{,}036.

    On répète n=35 fois, de façon identique et indépendante (tirage assimilé à un tirage avec remise), une expérience de Bernoulli : commander un casque, avec pour succès l'évènement « le casque présente un défaut », de probabilité \begin{aligned}p &= P(D) \\ &= 0{,}036\end{aligned} d'après la question 2 de la partie 1.
    La variable aléatoire X compte le nombre de succès obtenus sur ces 35 répétitions indépendantes.
    Donc, la réponse est que X suit la loi binomiale \mathcal{B}(35~;~0{,}036).

    1.bCalculer la probabilité qu'exactement un casque parmi les 35 commandés présente un défaut de conception.

    On veut calculer P(X=1), avec X suivant la loi \mathcal{B}(35~;~0{,}036) : \begin{aligned}P(X=1) &= \dbinom{35}{1}\times0{,}036^1\times(1-0{,}036)^{34} \\ &= 35\times0{,}036\times0{,}964^{34}\end{aligned}
    À la calculatrice, P(X=1)\approx0{,}362 à 10^{-3} près.
    Donc, la réponse est P(X=1)\approx0{,}362.

    1.cCalculer P(X\leqslant1).

    P(X\leqslant1)=P(X=0)+P(X=1). On calcule \begin{aligned}P(X=0) &= \dbinom{35}{0}\times0{,}036^0\times0{,}964^{35} \\ &\approx 0{,}278\end{aligned} et on a déjà P(X=1)\approx0{,}362.
    D'où \begin{aligned}P(X\leqslant1) &\approx 0{,}278+0{,}362 \\ &= 0{,}640\end{aligned} le calcul direct à la calculatrice donne P(X\leqslant1)\approx0{,}639 à 10^{-3} près (l'écart avec 0{,}640 vient des arrondis intermédiaires).
    Donc, la réponse est P(X\leqslant1)\approx0{,}639.

    2.Dans cette question, n n'est pas fixé. Quel doit être le nombre minimal de casques à commander pour que la probabilité qu'au moins un casque présente un défaut soit supérieure à 0{,}99 ?

    Pour un entier naturel non nul n, on note X_n la variable aléatoire qui suit la loi binomiale \mathcal{B}(n~;~0{,}036) et qui compte le nombre de casques défectueux parmi n casques commandés.
    La probabilité qu'au moins un casque présente un défaut est \begin{aligned}P(X_n\geqslant1) &= 1-P(X_n=0) \\ &= 1-\dbinom{n}{0}\times0{,}036^0\times0{,}964^n \\ &= 1-0{,}964^n\end{aligned}
    On résout, pour n entier naturel non nul : \begin{aligned}P(X_n\geqslant1) \geqslant 0{,}99 &\iff 1-0{,}964^n \geqslant 0{,}99 \\ &\iff 0{,}964^n \leqslant 0{,}01 \end{aligned}
    La fonction \ln est strictement croissante sur ]0~;~+\infty[, donc \begin{aligned}0{,}964^n \leqslant 0{,}01 &\iff n\ln(0{,}964) \leqslant \ln(0{,}01) \end{aligned} Comme 0{,}964<1, on a \ln(0{,}964)<0, donc, en divisant par \ln(0{,}964), le sens de l'inégalité s'inverse : n\geqslant\dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}964)}.
    À la calculatrice, \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}964)}\approx125{,}6, donc les entiers naturels solutions sont ceux vérifiant n\geqslant126.
    Donc, la réponse est qu'il faut commander au moins 126 casques.

    Brevet 2021 : Métropole, Antilles et Guyane Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM). Aucune justification n'est demandée.

    Pour chaque question trois réponses (A, B et C) sont proposées.

    Une seule réponse est exacte.

    Recopier sur la copie le numéro de la question et la réponse.

    PARTIE A :

    Une urne contient 7 jetons verts, 4 jetons rouges, 3 jetons bleus et 2 jetons jaunes. Les jetons sont indiscernables au toucher.

    On pioche un jeton au hasard dans cette urne.

    QuestionsRéponse ARéponse BRéponse C
    1. À quel évènement correspond une probabilité de \dfrac{7}{16} ?Obtenir un jeton de couleur rouge ou jaune.Obtenir un jeton qui n'est pas vert.Obtenir un jeton vert.
    2. Quelle est la probabilité de ne pas tirer un jeton bleu ?\dfrac{13}{16}\dfrac{3}{16}\dfrac{3}{4}

    PARTIE B :

    On considère la figure suivante, composée de vingt motifs numérotés de 1 à 20, dans laquelle :

    • \widehat{\text{AOB}} =\quad 36°
    • le motif 11 est l'image du motif 1 par l'homothétie de centre O et de rapport 2.

    1234567891011121314151617181920 droite( d ) 3 6 ° O A B

    QuestionsRéponse ARéponse BRéponse C
    3. Quelle est l'image du motif 20 par la symétrie d'axe la droite (d) ?Le motif 17Le motif 15Le motif 12
    4. Par quelle rotation le motif 3 est-il l'image du motif 1?Une rotation de centre O, et d'angle 36°.Une rotation de centre O, et d'angle 72°Une rotation de centre 0, et d'angle 90°
    5. L'aire du motif 11 est-elle égale:au double de l'aire du motif 1 ?à 4 fois l'aire du motif 1 ?à la moitié de l'aire du motif 1 ?
    Voir la correction

    1.Une urne contient 7 jetons verts, 4 rouges, 3 bleus et 2 jaunes, indiscernables au toucher. On tire un jeton au hasard. À quel évènement correspond une probabilité de \dfrac{7}{16} : « obtenir un jeton rouge ou jaune », « obtenir un jeton qui n'est pas vert » ou « obtenir un jeton vert » ?

    L'urne contient 7+4+3+2 = 16 jetons en tout, dont 7 verts.
    La probabilité d'obtenir un jeton vert est donc \dfrac{7}{16} : c'est l'évènement « obtenir un jeton vert ».

    2.Toujours avec cette urne, quelle est la probabilité de ne pas tirer un jeton bleu : \dfrac{13}{16}, \dfrac{3}{16} ou \dfrac{3}{4} ?

    La probabilité de tirer un jeton bleu est \dfrac{3}{16} (il y a 3 jetons bleus sur 16).
    La probabilité de ne pas tirer un jeton bleu est l'évènement contraire : 1-\dfrac{3}{16} = \dfrac{13}{16}.

    3.Une figure est composée de vingt motifs numérotés de 1 à 20, disposés régulièrement autour d'un point O, avec un angle \widehat{AOB}=36^{\circ} (A et B étant deux points symétriques par rapport à une droite (d) passant par O). Quelle est l'image du motif 20 par la symétrie d'axe (d) : le motif 17, le motif 15 ou le motif 12 ?

    Les vingt motifs sont répartis régulièrement tout autour de O, séparés d'un angle de 360^{\circ}\div20 = 18^{\circ} chacun, et la droite (d) est un axe de symétrie de la figure.
    En comptant les motifs symétriques par rapport à (d) de part et d'autre de celui-ci, le motif symétrique du motif 20 est le motif 17.

    4.Par quelle rotation de centre O le motif 3 est-il l'image du motif 1 : un angle de 36^{\circ}, de 72^{\circ} ou de 90^{\circ} ?

    Les vingt motifs étant répartis tous les 18^{\circ} autour de O, passer du motif 1 au motif 3 correspond à un déplacement de deux motifs, soit un angle de 2\times18 = 36^{\circ}.

    5.Le motif 11 est l'image du motif 1 par l'homothétie de centre O et de rapport 2. L'aire du motif 11 est-elle égale au double de l'aire du motif 1, à 4 fois cette aire, ou à sa moitié ?

    Dans une homothétie de rapport k, les longueurs sont multipliées par |k| et les aires par k^{2}.
    Ici k=2, donc les aires sont multipliées par 2^{2}=4 : l'aire du motif 11 est 4 fois l'aire du motif 1.

    Un jeu est constitué de quatre familles de cartes: banane ; prune ; citron ; fraise.

    Voici la répartition des cartes de la famille banane.

    Nombre de banane(s)12345
    Nombre de cartes53321

    La répartition est la même pour les cartes avec les autres fruits.

    1. Montrer que ce jeu a 56 cartes.

      Joanne mélange toutes les cartes. Son frère Jack prend une carte au hasard. On admet que chaque carte a la même chance d'être choisie.

      Soit P l'évènement: « Jack obtient une carte de la famille prune ».
    2. Quelle est la probabilité de l'évènement P ?
      1. Quel est l'évènement contraire de P ?
      2. Quelle est la probabilité de l'évènement contraire de P ?
    3. Quelle est la probabilité d'obtenir une carte avec quatre fruits ?
    Voir la correction

    1.Un jeu comporte 4 familles de cartes (banane, prune, citron, fraise). Dans chaque famille, la répartition des cartes est : 5 cartes avec 1 fruit, 3 avec 2 fruits, 3 avec 3 fruits, 2 avec 4 fruits, 1 avec 5 fruits. Montrer que ce jeu comporte 56 cartes.

    Chaque famille comporte 5+3+3+2+1 = 14 cartes. Avec 4 familles identiques : 4\times14 = 56 cartes.

    2.On tire une carte au hasard parmi les 56, chaque carte ayant la même chance d'être tirée. Soit P l'évènement « la carte tirée est de la famille prune ». Quelle est la probabilité de P ?

    Il y a 14 cartes prune sur 56 cartes en tout : \begin{aligned}p(P) &= \dfrac{14}{56} \\ &= \dfrac14 \\ &= 0{,}25\end{aligned}

    3.aQuel est l'évènement contraire de P ?

    L'évènement contraire de P est « la carte tirée n'est pas de la famille prune ».

    3.bQuelle est la probabilité de cet évènement contraire ?

    \begin{aligned}p(\overline{P}) &= 1-p(P) \\ &= 1-\dfrac14 \\ &= \dfrac34 \\ &= 0{,}75\end{aligned}

    4.Quelle est la probabilité de tirer une carte représentant quatre fruits ?

    Chaque famille comporte 2 cartes à quatre fruits, soit 4\times2 = 8 cartes à quatre fruits sur 56.
    La probabilité est \dfrac{8}{56} = \dfrac{1}{7}.

    Bac Terminale 2021 : Métropole, Mayotte, La Réunion, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Commun à tous les candidats

    Une chaîne de fabrication produit des pièces mécaniques. On estime que 5 % des pièces produites par cette chaîne sont défectueuses.

    Un ingénieur a mis au point un test à appliquer aux pièces. Ce test a deux résultats possibles :

    « positif » ou bien « négatif ».

    On applique ce test à une pièce choisie au hasard dans la production de la chaîne.

    On note p(E) la probabilité d'un évènement E.

    On considère les évènements suivants :

    • D : « la pièce est défectueuse » ;
    • T : « la pièce présente un test positif » ;
    • \overline{D} et \overline{T} désignent respectivement les évènements contraires de D et T.

    Compte tenu des caractéristiques du test, on sait que :

    • La probabilité qu'une pièce présente un test positif sachant qu'elle est défectueuse est égale à 0,98 ;
    • la probabilité qu'une pièce présente un test négatif sachant qu'elle n'est pas défectueuse est égale à 0,97.

    Les parties I et II peuvent être traitées de façon indépendante.

    PARTIE I

    1. Traduire la situation à l'aide d'un arbre pondéré.
      1. Déterminer la probabilité qu'une pièce choisie au hasard dans la production de la chaîne soit défectueuse et présente un test positif.
      2. Démontrer que: p(T) = 0.0775.
    2. On appelle valeur prédictive positive du test la probabilité qu'une pièce soit défectueuse sachant que le test est positif. On considère que pour être efficace, un test doit avoir une valeur prédictive positive supérieure à 0,95.

      Calculer la valeur prédictive positive de ce test et préciser s'il est efficace.

    PARTIE II

    On choisit un échantillon de 20 pièces dans la production de la chaîne, en assimilant ce choix à un tirage avec remise. On note X la variable aléatoire qui donne le nombre de pièces défectueuses dans cet échantillon.

    On rappelle que: p(D) = 0,05.

    1. Justifier que X suit une loi binomiale et déterminer les paramètres de cette loi.
    2. Calculer la probabilité que cet échantillon contienne au moins une pièce défectueuse.

      On donnera un résultat arrondi au centième.
    3. Calculer l'espérance de la variable aléatoire X et interpréter le résultat obtenu.
    Voir la correction

    PartieI ; 1. Une chaîne de production fabrique des pièces mécaniques, dont 5 % sont défectueuses. Un test appliqué à une pièce détecte le défaut avec une probabilité de 0,98 sachant la pièce défectueuse, et donne un résultat négatif avec une probabilité de 0,97 sachant la pièce non défectueuse. On note D l'évènement « la pièce est défectueuse » et T l'évènement « le test est positif ». Construire l'arbre pondéré associé à cette expérience.

    L'arbre part de deux branches D (probabilité 0{,}05) et \overline{D} (probabilité 0{,}95). Depuis D partent T (probabilité 0{,}98) et \overline{T} (probabilité 0{,}02). Depuis \overline{D} partent T (probabilité 0{,}03, car 1-0{,}97) et \overline{T} (probabilité 0{,}97).

    2.aCalculer la probabilité qu'une pièce prise au hasard soit défectueuse et présente un test positif.

    En suivant la branche D puis T de l'arbre : \begin{aligned}P(D\cap T) &= P(D)\times P_D(T) \\ &= 0{,}05\times0{,}98 \\ &= 0{,}049\end{aligned}

    2.bDémontrer que P(T) = 0,0775.

    On calcule d'abord \begin{aligned}P(\overline{D}\cap T) &= P(\overline{D})\times P_{\overline{D}}(T) \\ &= 0{,}95\times0{,}03 \\ &= 0{,}0285\end{aligned}
    D'après la formule des probabilités totales, appliquée à la partition \{D~;~\overline{D}\} :
    \begin{aligned}P(T) &= P(D\cap T) + P(\overline{D}\cap T) \\ &= 0{,}049 + 0{,}0285 \\ &= 0{,}0775\end{aligned}

    3.On appelle valeur prédictive positive du test la probabilité qu'une pièce soit défectueuse sachant que son test est positif. On considère que le test est efficace si cette valeur dépasse 0,95. Calculer cette valeur prédictive positive et conclure sur l'efficacité du test.

    La valeur prédictive positive est \begin{aligned}P_T(D) &= \dfrac{P(T\cap D)}{P(T)} \\ &= \dfrac{P(D\cap T)}{P(T)} \\ &= \dfrac{0{,}049}{0{,}0775} \\ &\approx 0{,}632\end{aligned}
    Comme 0{,}632 < 0{,}95, ce test n'est pas efficace au sens de ce critère.

    PartieII ; 1. On prélève un échantillon de 20 pièces (tirage assimilé à un tirage avec remise) et on note X le nombre de pièces défectueuses dans cet échantillon. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.

    Le prélèvement, assimilé à un tirage avec remise, répète 20 fois de façon indépendante l'épreuve de Bernoulli « la pièce est défectueuse », de probabilité de succès p=0{,}05 constante. Donc, X suit la loi binomiale de paramètres n=20 et p=0{,}05.

    2.Calculer la probabilité que l'échantillon contienne au moins une pièce défectueuse (arrondir au centième).

    \begin{aligned}P(X\geqslant1) &= 1-P(X=0) \\ &= 1-0{,}95^{20}\end{aligned}
    À la calculatrice, 1-0{,}95^{20} \approx 0{,}642. Donc, la réponse est 0,64 au centième près.

    3.Calculer l'espérance de X et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

    Pour une loi binomiale, \begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 20\times0{,}05 \\ &= 1\end{aligned}
    En moyenne, sur un grand nombre d'échantillons de 20 pièces prélevées, on trouve donc 1 pièce défectueuse par échantillon.

    Bac Terminale 2021 : Amérique du Nord Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Commun à tous les candidats

    Les probabilités demandées dans cet exercice seront arrondies à 10^{-3}.

    Un laboratoire pharmaceutique vient d'élaborer un nouveau test anti-dopage.

    Partie A

    Une étude sur ce nouveau test donne les résultats suivants:

    • si un athlète est dopé, la probabilité que le résultat du test soit positif est 0,98 (sensibilité du test) ;
    • si un athlète n'est pas dopé, la probabilité que le résultat du test soit négatif est 0,995 (spécificité du test).

    On fait subir le test à un athlète sélectionné au hasard au sein des participants à une compétition d'athlétisme.

    On note D l'évènement « l'athlète est dopé » et T l'évènement « le test est positif ».

    On admet que la probabilité de l'évènement D est égale à 0,08.

    1. Traduire la situation sous la forme d'un arbre pondéré.
    2. Démontrer que P(T) = 0,083.
      1. Sachant qu'un athlète présente un test positif, quelle est la probabilité qu'il soit dopé ?
      2. Le laboratoire décide de commercialiser le test si la probabilité de l'évènement « un athlète présentant un test positif est dopé » est supérieure ou égale à 0,95.

        Le test proposé par le laboratoire sera-t-il commercialisé ? Justifier.

    Partie B

    Dans une compétition sportive, on admet que la probabilité qu'un athlète contrôlé présente un test positif est 0,103.

    1. Dans cette question 1., on suppose que les organisateurs décident de contrôler 5 athlètes au hasard parmi les athlètes de cette compétition.

      On note X la variable aléatoire égale au nombre d'athlètes présentant un test positif parmi les 5 athlètes contrôlés.
      1. Donner la loi suivie par la variable aléatoire X. Préciser ses paramètres.
      2. Calculer l'espérance E(X) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
      3. Quelle est la probabilité qu'au moins un des 5 athlètes contrôlés présente un test positif ?
    2. Combien d'athlètes faut-il contrôler au minimum pour que la probabilité de l'évènement « au moins un athlète contrôlé présente un test positif » soit supérieure ou égale à 0,75 ? Justifier.
    Voir la correction

    PartieA : Un laboratoire met au point un test anti-dopage. Si un athlète est dopé, le test est positif avec une probabilité de 0,98 ; s'il n'est pas dopé, le test est négatif avec une probabilité de 0,995. On note D l'évènement « l'athlète contrôlé est dopé » et T l'évènement « le test est positif », avec P(D)=0{,}08. 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

    Sur la première branche : P(D)=0{,}08 et \begin{aligned}P(\overline{D}) &= 1-0{,}08 \\ &= 0{,}92\end{aligned}
    Depuis D : P_D(T)=0{,}98 et \begin{aligned}P_D(\overline{T}) &= 1-0{,}98 \\ &= 0{,}02\end{aligned}
    Depuis \overline{D} : le test est négatif avec probabilité 0{,}995 pour un athlète non dopé, donc P_{\overline{D}}(\overline{T})=0{,}995 et \begin{aligned}P_{\overline{D}}(T) &= 1-0{,}995 \\ &= 0{,}005\end{aligned}

    PartieA ; 2. Démontrer que P(T) = 0,083.

    Les évènements D et \overline{D} forment une partition de l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(T) = P(D\cap T) + P\left(\overline{D}\cap T\right).
    \begin{aligned}P(D\cap T) &= P(D)\times P_D(T) \\ &= 0{,}08\times0{,}98 \\ &= 0{,}0784\end{aligned} et \begin{aligned}P\left(\overline{D}\cap T\right) &= P\left(\overline{D}\right)\times P_{\overline{D}}(T) \\ &= 0{,}92\times0{,}005 \\ &= 0{,}0046\end{aligned}
    Donc \begin{aligned}P(T) &= 0{,}0784+0{,}0046 \\ &= 0{,}083\end{aligned}

    PartieA ; 3.a Sachant que le test d'un athlète est positif, quelle est la probabilité qu'il soit dopé (arrondie au millième) ?

    P_T(D) = \dfrac{P(D\cap T)}{P(T)} = \dfrac{0{,}0784}{0{,}083} \approx 0,945 (au millième).

    PartieA ; 3.b Le laboratoire commercialise le test si la probabilité qu'un athlète testé positif soit réellement dopé est supérieure ou égale à 0,95. Ce test sera-t-il commercialisé ?

    D'après la question précédente, 0{,}945 < 0{,}95, donc le test ne sera pas commercialisé.

    PartieB : Dans une compétition, la probabilité qu'un athlète contrôlé présente un test positif est 0,103. 1.a On contrôle 5 athlètes au hasard ; X compte le nombre de tests positifs parmi eux. Donner la loi de X et ses paramètres.

    Chaque contrôle est une épreuve à deux issues (positif/négatif) de probabilité p=0{,}103, répétée n=5 fois de façon indépendante : X suit donc la loi binomiale de paramètres n=5 et p=0{,}103.

    PartieB ; 1.b Calculer l'espérance E(X) et interpréter le résultat.

    \begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 5\times0{,}103 \\ &= 0{,}515\end{aligned}
    Cela signifie que, sur un grand nombre de séries de 5 contrôles, on obtient en moyenne environ 0,515 test positif par série, soit à peu près 1 athlète positif sur 10 contrôlés.

    PartieB ; 1.c Quelle est la probabilité qu'au moins un des 5 athlètes contrôlés présente un test positif (arrondie au millième) ?

    L'évènement contraire de « au moins un test positif » est « aucun test positif », c'est-à-dire \{X=0\}.
    \begin{aligned}P(X=0) &= (1-0{,}103)^5 \\ &= 0{,}897^5 \\ &\approx 0{,}581\end{aligned}
    Donc P(X\geqslant1) = 1-0{,}581 \approx 0,419 (au millième).

    PartieB ; 2. Combien d'athlètes faut-il contrôler au minimum pour que la probabilité d'avoir au moins un test positif soit supérieure ou égale à 0,75 ?

    Pour n athlètes contrôlés, en notant X_n le nombre de tests positifs, P(X_n=0) = 0{,}897^{n}, donc P(X_n\geqslant1) = 1-0{,}897^{n}.
    On cherche le plus petit entier n tel que \begin{aligned}1-0{,}897^{n} \geqslant 0{,}75 &\iff 0{,}897^{n} \leqslant 0{,}25 \end{aligned}
    À la calculatrice : 0{,}897^{12}\approx0{,}271>0{,}25 mais \begin{aligned}0{,}897^{13} &\approx 0{,}243 \\ &\leqslant 0{,}25\end{aligned}
    Donc, la réponse est qu'il faut contrôler au minimum 13 athlètes.

    Commun à tous les candidats

    En 2020, une influenceuse sur les réseaux sociaux compte 1000 abonnés à son profil. On modélise le nombre d'abonnés ainsi: chaque année, elle perd 10 % de ses abonnés auxquels s'ajoutent 250 nouveaux abonnés.

    Pour tout entier naturel n, on note u_n le nombre d'abonnés à son profil en l'année (2020 + n), suivant cette modélisation. Ainsi u_0 = 1000.

    1. Calculer u_1.
    2. Justifier que pour tout entier naturel n,\quad u_{n+1} = 0,9u_n + 250.
    3. La fonction Python nommée « suite » est définie ci-dessous. Dans le contexte de l'exercice, interpréter la valeur renvoyée par suite(10).

      def suite( n) :
      u = 1000
      for i in range(n) :
      u = 0,9*u + 250
      return u
      1. Montrer, à l'aide d'un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant\quad 2500.
      2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
      3. Déduire des questions précédentes que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    4. Soit \left(v_n\right) la suite définie par v_n = u_n - 2500 pour tout entier naturel n.
      1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,9 et de terme initial v_0 = - 1500.
      2. Pour tout entier naturel n, exprimer v_n en fonction de n et montrer que :

        u_n = - 1500 \times\quad 0,9^n + 2500.
      3. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right) et interpréter dans le contexte de l'exercice.
    5. Écrire un programme qui permet de déterminer en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2200.

      Déterminer cette année.

    EXERCICE 2 commun à tous les candidats 5 points

    On considère un cube ABCDEFGH d'arête 8 cm et de centre \Omega.

    Les points P, Q et R sont définis par \vect{\text{AP}} = \dfrac{3}{4}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\text{AQ}} = ~\dfrac{3}{4}\vect{\text{AE}} et \vect{\text{FR}} = \dfrac{1}{4}\vect{\text{FG}}.

    On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) avec : \vect{\imath} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\jmath}= \dfrac{1}{8}\vect{\text{AD}} et

    \vect{k} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AE}}.

    B C G F D H E A P Q R ı k

    Partie I

    1. Dans ce repère, on admet que les coordonnées du point R sont (8 ; 2 ; 8).

      Donner les coordonnées des points P et Q.
    2. Montrer que le vecteur \vect{n}(1~;~-5~;~1) est un vecteur normal au plan (PQR).
    3. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (PQR) est x - 5y + z - 6 = 0.

    Partie II

    On note L le projeté orthogonal du point \Omega sur le plan (PQR).

    1. Justifier que les coordonnées du point \Omega sont (4 ; 4 ; 4).
    2. Donner une représentation paramétrique de la droite d perpendiculaire au plan (PQR) et passant par \Omega.
    3. Montrer que les coordonnées du point L sont \left(\dfrac{14}{3}~;~ \dfrac{2}{3}~;~\dfrac{14}{3}\right)
    4. Calculer la distance du point \Omega au plan (PQR).

    EXERCICE 3 commun à tous les candidats 5 points

    Un sac contient les huit lettres suivantes: A B C D E F G H (2 voyelles et 6 consonnes).

    Un jeu consiste à tirer simultanément au hasard deux lettres dans ce sac.

    On gagne si le tirage est constitué d'une voyelle et d'une consonne.

    1. Un joueur extrait simultanément deux lettres du sac.
      1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
      2. Déterminer la probabilité que le joueur gagne à ce jeu.

    Les questions 2 et 3 de cet exercice sont indépendantes.

    Pour la suite de l'exercice, on admet que la probabilité que le joueur gagne est égale à \dfrac{3}{7}.

    1. Pour jouer, le joueur doit payer k euros, k désignant un entier naturel non nul.

      Si le joueur gagne, il remporte la somme de 10 euros, sinon il ne remporte rien.

      On note G la variable aléatoire égale au gain algébrique d'un joueur (c'est-à-dire la somme remportée à laquelle on soustrait la somme payée).
      1. Déterminer la loi de probabilité de G.
      2. Quelle doit être la valeur maximale de la somme payée au départ pour que le jeu reste favorable au joueur ?
    2. Dix joueurs font chacun une partie. Les lettres tirées sont remises dans le sac après chaque partie.

      On note X la variable aléatoire égale au nombre de joueurs gagnants.
      1. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
      2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, qu'il y ait exactement quatre joueurs gagnants.
      3. Calculer P(X \geqslant 5) en arrondissant à 10^{-3}. Donner une interprétation du résultat obtenu.
      4. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que P(X \leqslant n) \geqslant 0,9.
    EXERCICE au choix du candidat 5 points

    Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

    Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B

    EXERCICE -- A

    Principaux domaines abordés
    -- convexité
    -- fonction logarithme

    Partie I : lectures graphiques

    f désigne une fonction définie et dérivable sur \R.

    On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction dérivée f'.

    0123456 1 2 3 4 5 6 71 Courbedelafonctiondérivée f

    Avec la précision permise par le graphique, répondre aux questions suivantes

    1. Déterminer le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction f en 0.
      1. Donner les variations de la fonction dérivée f'.
      2. En déduire un intervalle sur lequel f est convexe.

    Partie II : étude de fonction

    La fonction f est définie sur \R par

    f(x) = \ln \left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right).

    1. Calculer les limites de la fonction f en +\infty et en -\infty.
    2. Déterminer une expression f'(x) de la fonction dérivée de f pour tout x \in \R.
    3. En déduire le tableau des variations de f. On veillera à placer les limites dans ce tableau.
      1. Justifier que l'équation f(x) = 2 a une unique solution \alpha dans l'intervalle \left[-\dfrac{1}{2}~;~+ \infty\right[.
      2. Donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près.
    4. La fonction f' est dérivable sur \R. On admet que, pour tout x \in\quad \R, f''(x) = \dfrac{-2x^2 - 2x + 4}{\left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right)^2}.

      Déterminer le nombre de points d'inflexion de la courbe représentative de f.

    EXERCICE -- B

    Principaux domaines abordés
    -- Étude de fonction, fonction exponentielle
    -- Équations différentielles

    Partie I

    Considérons l'équation différentielle

    y'= -0,4y + 0,4

    y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.

      1. Déterminer une solution particulière constante de cette équation différentielle.
      2. En déduire l'ensemble des solutions de cette équation différentielle.
      3. Déterminer la fonction g, solution de cette équation différentielle, qui vérifie g(0) = 10.

    Partie II

    Soit p la fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+ \infty[ par

    \begin{aligned}p(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{1 + 9\e^{-0,4t}}.\end{aligned}

    1. Déterminer la limite de p en + \infty.
    2. Montrer que p'(t) = \dfrac{3,6\e^{-0,4t}}{ \left(1 + 9\e^{-0,4t}\right)^2} pour tout t \in\quad [0~;~+ \infty[.
      1. Montrer que l'équation p(t) = \dfrac{1}{2} admet une unique solution \alpha sur [0~;~+ \infty[.
      2. Déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près à l'aide d'une calculatrice.

    Partie III

    1. p désigne la fonction de la partie II.

      Vérifier que p est solution de l'équation différentielle y' = 0,4y(1 - y) avec la condition initiale y(0) = \dfrac{1}{10}y désigne une fonction définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.
    2. Dans un pays en voie de développement, en l'année 2020, 10 % des écoles ont accès à internet.

      Une politique volontariste d'équipement est mise en œuvre et on s'intéresse à l'évolution de la proportion des écoles ayant accès à internet.

      On note t le temps écoulé, exprimé en année, depuis l'année 2020.

      La proportion des écoles ayant accès à internet à l'instant t est modélisée par p(t).

      Interpréter dans ce contexte la limite de la question II 1 puis la valeur approchée de \alpha de la question II 3. b. ainsi que la valeur p(0).
    Voir la correction

    1.Une influenceuse compte u_0=1\,000 abonnés en 2020. Chaque année, elle perd 10\,\% de ses abonnés puis en gagne 250 nouveaux. On note u_n le nombre d'abonnés en l'année (2020+n). Calculer u_1.

    Perdre 10\,\% revient à multiplier par 0{,}9. Donc u_1 = 1\,000\times0{,}9 + 250 = 900+250 = 1 150 abonnés.

    2.Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

    Multiplier par 0{,}9 traduit la perte de 10\,\% des abonnés d'une année sur l'autre.
    On ajoute ensuite chaque année 250 nouveaux abonnés, donc pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

    3.Une fonction Python suite(n) initialise u = 1000, puis répète n fois u = 0.9*u + 250, avant de renvoyer u. Interpréter, dans le contexte de l'exercice, la valeur renvoyée par l'appel suite(10).

    La fonction calcule u_{10}, c'est-à-dire le nombre d'abonnés estimé en l'année 2030 ; la calculatrice donne u_{10}\approx 1 977 abonnés.

    4.aMontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

    Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 1\,000 \\ &\leqslant 2\,500\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
    Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 2\,500. Comme 0{,}9>0, la multiplication conserve l'ordre : \begin{aligned}0{,}9u_n &\leqslant 0{,}9\times2\,500 \\ &= 2\,250\end{aligned} puis en ajoutant 250 aux deux membres, 0{,}9u_n+250 \leqslant 2\,500, soit u_{n+1} \leqslant 2\,500 : la propriété est vraie au rang n+1.
    Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

    4.bDémontrer que la suite (u_n) est croissante.

    Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= 0{,}9u_n+250-u_n \\ &= -0{,}1u_n+250\end{aligned}
    Or, d'après la question précédente, u_n \leqslant 2\,500, donc 0{,}1u_n \leqslant 250, soit -0{,}1u_n+250 \geqslant 0.
    On a donc u_{n+1}-u_n \geqslant 0 pour tout entier naturel n : la suite (u_n) est croissante.

    4.cDéduire des deux questions précédentes que la suite (u_n) est convergente.

    La suite (u_n) est croissante et majorée par 2\,500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite inférieure ou égale à 2\,500.

    5.aOn pose v_n = u_n - 2\,500 pour tout entier naturel n. Montrer que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500.

    Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1}-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n+250-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n-2\,250 \\ &= 0{,}9(u_n-2\,500) \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
    La relation v_{n+1}=0{,}9v_n, vraie pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9.
    Son premier terme vaut v_0 = u_0 - 2\,500 = 1\,000-2\,500 = -1\,500.

    5.bExprimer v_n en fonction de n, puis montrer que u_n = 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}.

    Comme (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500, pour tout entier naturel n : v_n = -1\,500\times0{,}9^{n}.
    Or v_n = u_n - 2\,500, donc \begin{aligned}u_n &= v_n + 2\,500 \\ &= 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}\end{aligned}

    5.cDéterminer la limite de la suite (u_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

    Comme {0<0{,}9<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^{n} = 0, donc par produit puis somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n = 2\,500.
    Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que le nombre d'abonnés de l'influenceuse se stabilise autour de 2 500 au fil des années.

    6.Écrire un programme qui détermine en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2 200, puis donner cette année.

    • n = 0
    • u = 1000
    • tant que u <= 2200 :
    • u = 0.9 * u + 250
    • n = n + 1
    • renvoyer n
    • En simulant l'évolution terme à terme, on obtient \begin{aligned}u_{15} &\approx 2\,191{,}2 \\ &\leqslant 2\,200\end{aligned} et u_{16}\approx2\,222{,}0 > 2\,200 : le programme renvoie n=16.
    • Donc, la réponse est que le nombre d'abonnés dépasse 2 200 la seizième année suivant 2020, c'est-à-dire en 2036.

    Commun à tous les candidats

    Une société de jeu en ligne propose une nouvelle application pour smartphone nommée « Tickets coeurs! ».

    Chaque participant génère sur son smartphone un ticket comportant une grille de taille 3 \times 3 sur laquelle sont placés trois cœurs répartis au hasard, comme par exemple ci-dessous.

    ♡♡♡

    Le ticket est gagnant si les trois cœurs sont positionnés côte à côte sur une même ligne, sur une même colonne ou sur une même diagonale.

    1. Justifier qu'il y a exactement 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur une grille.
    2. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant est égale à \dfrac{2}{21}.
    3. Lorsqu'un joueur génère un ticket, la société prélève 1 € sur son compte en banque. Si le ticket est gagnant, la société verse alors au joueur 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur?
    4. Un joueur décide de générer 20 tickets sur cette application. On suppose que les générations des tickets sont indépendantes entre elles.
      1. Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire X qui compte le nombre de tickets gagnants parmi les 20 tickets générés.
      2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X\quad =\quad 5).
      3. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X \geqslant 1) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

    EXERCICE au choix du candidat 5 points

    Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

    Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B

    EXERCICE -- A

    Principaux domaines abordés
    -- Suites
    -- Équations différentielles

    Dans cet exercice, on s'intéresse à la croissance du bambou Moso de taille maximale 20 mètres.

    Le modèle de croissance de Ludwig von Bertalanffy suppose que la vitesse de croissance pour un tel bambou est proportionnelle à l'écart entre sa taille et la taille maximale.

    Partie I : modèle discret

    Dans cette partie, on observe un bambou de taille initiale 1 mètre.

    Pour tout entier naturel n, on note u_n la taille, en mètre, du bambou n jours après le début de l'observation. On a ainsi u_0 = 1.

    Le modèle de von Bertalanffy pour la croissance du bambou entre deux jours consécutifs se traduit par l'égalité :

    u_{n+1} = u_n + 0,05\left(20 - u_n\right)\quad \text{pour tout entier naturel}\quad n.

    1. Vérifier que u_1 = 1,95.
      1. Montrer que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,95u_n + 1.
      2. On pose pour tout entier naturel n, v_n = 20 - u_n.

        Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique dont on précisera le terme initial v_0 et la raison.
      3. En déduire que, pour tout entier naturel n, u_n = 20 - 19 \times 0,95^n.
    2. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

    Partie II : modèle continu

    Dans cette partie, on souhaite modéliser la taille du même bambou Moso par une fonction donnant sa taille, en mètre, en fonction du temps t exprimé en jour.

    D'après le modèle de von Bertalanffy, cette fonction est solution de l'équation différentielle

    (E)\quad y' = 0,05(20 - y)

    y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~+\infty[ et y' désigne sa fonction dérivée.

    Soit la fonction L définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par

    L(t) = 20 - 19\e^{-0,05t}.

    1. Vérifier que la fonction L est une solution de (E) et qu'on a également L(0) = 1.
    2. On prend cette fonction L comme modèle et on admet que, si on note L' sa fonction dérivée, L'(t) représente la vitesse de croissance du bambou à l'instant t.
      1. Comparer L'(0) et L'(5).
      2. Calculer la limite de la fonction dérivée L' en +\infty.

        Ce résultat est-il en cohérence avec la description du modèle de croissance exposé au début de l'exercice ?

    EXERCICE -- B

    Principaux domaines abordés
    -- Suites, étude de fonction
    -- Fonction logarithme

    Soit la fonction f définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

    f(x) = x - \ln (x - 1).

    On considère la suite \left(u_n\right) de terme initial u_0 = 10 et telle que u_{n+1} = f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.

    Partie I :

    La feuille de calcul ci-dessous a permis d'obtenir des valeurs approchées des premiers termes de la suite \left(u_n\right).

    AB
    1nu_n
    2010
    317,80277542
    425,88544474
    534,29918442
    643,10550913
    752,36095182
    862,0527675
    972,00134509
    1082,0000009
    1. Quelle formule a été saisie dans la cellule B3 pour permettre le calcul des valeurs approchées de \left(u_n\right) par recopie vers le bas ?
    2. À l'aide de ces valeurs, conjecturer le sens de variation et la limite de la suite \left(u_n\right).

    Partie II :

    On rappelle que la fonction f est définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

    f(x) = x - \ln (x - 1).

    1. Calculer \displaystyle\lim_{x \to 1} f(x). On admettra que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty.
      1. Soit f' la fonction dérivée de f. Montrer que pour tout x \in ]1~;~ +\infty[, f'(x) = \dfrac{x - 2}{x - 1}.
      2. En déduire le tableau des variations de f sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[, complété par les limites.
      3. Justifier que pour tout x \geqslant\quad 2, f(x) \geqslant\quad 2.

    Partie III :

    1. En utilisant les résultats de la partie II, démontrer par récurrence que u_n \geqslant\quad 2 pour tout entier naturel n.
    2. Montrer que la suite \left(u_n\right) est décroissante.
    3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente. On note \ell sa limite.
    4. On admet que \ell vérifie f(\ell) = \ell. Donner la valeur de \ell.
    Voir la correction

    1.Une application génère un ticket sur une grille 3\times3 où trois cases contiennent chacune un cœur, disposées au hasard. Justifier qu'il existe exactement 84 façons différentes de placer ces trois cœurs sur la grille.

    Placer trois cœurs sur la grille revient à choisir 3 cases parmi les 9 de la grille, sans tenir compte de l'ordre : le nombre de façons est donc \binom{9}{3}.
    \begin{aligned}\binom{9}{3} &= \dfrac{9!}{3!\times6!} \\ &= \dfrac{9\times8\times7}{3\times2\times1} \\ &= \dfrac{504}{6} \\ &= 84\end{aligned}
    Il y a bien 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur la grille.

    2.Un ticket est gagnant si les trois cœurs sont alignés côte à côte sur une même ligne, une même colonne ou une même diagonale. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant vaut \dfrac{2}{21}.

    La grille compte 3 lignes, 3 colonnes et 2 diagonales, soit 8 alignements possibles de trois cases : il y a donc 8 grilles gagnantes parmi les 84 grilles possibles (équiprobables).
    La probabilité qu'un ticket soit gagnant est \dfrac{8}{84} = \dfrac{2}{21} (en simplifiant par 4).
    La probabilité qu'un ticket soit gagnant est donc bien égale à \dfrac{2}{21}.

    3.À chaque ticket généré, le joueur verse 1 € ; si le ticket est gagnant, la société lui reverse 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur ?

    Soit X le gain algébrique du joueur pour un ticket. Un ticket gagnant rapporte 5-1=4 € (le joueur récupère les 5 € mais a déjà versé 1 €), un ticket perdant coûte 1 €.
    P(X=4) = \dfrac{2}{21} et \begin{aligned}P(X=-1) &= 1-\dfrac{2}{21} \\ &= \dfrac{19}{21}\end{aligned}
    \begin{aligned}E(X) &= 4\times\dfrac{2}{21} + (-1)\times\dfrac{19}{21} \\ &= \dfrac{8-19}{21} \\ &= -\dfrac{11}{21} \\ &\approx -0{,}524\end{aligned}
    L'espérance de gain est négative : en moyenne, le joueur perd environ 0,52 € par ticket généré. Le jeu est donc défavorable au joueur.

    4.aUn joueur génère 20 tickets de façon indépendante. Soit X le nombre de tickets gagnants parmi ces 20 tickets. Donner la loi de probabilité de X.

    Chaque génération de ticket est une épreuve à deux issues (gagnant / perdant) de probabilité de succès p=\dfrac{2}{21}, répétée n=20 fois de façon indépendante.
    X suit donc la loi binomiale de paramètres n=20 et p=\dfrac{2}{21}.

    4.bCalculer la probabilité de l'évènement (X=5), arrondie à 10^{-3}.

    P(X=5) = \dbinom{20}{5}\times\left(\dfrac{2}{21}\right)^5\times\left(\dfrac{19}{21}\right)^{15} \approx 0,02710^{-3} près).

    4.cCalculer la probabilité de l'évènement (X\geqslant1), arrondie à 10^{-3}, puis interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

    (X\geqslant1) est l'évènement contraire de (X=0), donc P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac{19}{21}\right)^{20} \approx 1-0{,}135 \approx 0,86510^{-3} près).
    Sur 20 tickets générés, le joueur a donc environ 86,5 % de chances d'obtenir au moins un ticket gagnant.

    Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Commun à tous les candidats

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.

    Pour chacune des cinq questions, quatre réponses sont proposées; une seule de ces réponses est exacte.

    Indiquer sur la copie le numéro de la question et recopier la réponse exacte sans justifier le choix effectué.

    Barème : une bonne réponse rapporte un point. Une réponse inexacte ou une absence de réponse n'apporte ni n'enlève aucun point.

    Question 1 :

    On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x)= x^2+ 2x - \dfrac{3}{x}.

    Une équation de la tangente à la courbe représentative de g au point d'abscisse 1 est:

    a. y=7(x - 1)b. y = x - 1c. y = 7x + 7d. y = x +1

    Question 2 :

    On considère la suite \left(v_n\right) définie sur \N par v_n = \dfrac{3n}{n + 2}. On cherche à déterminer la limite de v_n lorsque n tend vers +\infty.

    a. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = 1b. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = 3c. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = \dfrac{3}{2}d. On ne peut pas la déterminer

    Question 3 : Dans une urne il y a 6 boules noires et 4 boules rouges. On effectue successivement 10 tirages aléatoires avec remise. Quelle est la probabilité (à 10^{-4} près) d'avoir 4 boules noires et 6 boules rouges?

    a. 0,1662b. 0,4c. 0,1115d. 0,8886

    Question 4 :

    On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = 3\e^x - x.

    a. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = 3b. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = +\infty c. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) =\quad -\infty\raggedrightd. On ne peut pas déterminer la limite de la fonction f lorsque x tend vers +\infty\tabularnewline

    Question 5 :

    Un code inconnu est constitué de 8 signes.

    Chaque signe peut être une lettre ou un chiffre. Il y a donc 36 signes utilisables pour chacune des positions.

    Un logiciel de cassage de code teste environ cent millions de codes par seconde. En combien de temps au maximum le logiciel peut-il découvrir le code ?

    a. \raggedright environ 0,3 secondeb. environ 8 heuresc. environ 3 heures\raggedrightd. environ 470 heures\tabularnewline
    Voir la correction

    1.QCM. On étudie g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = x^2 + 2x - \dfrac{3}{x}. Parmi les quatre équations proposées, laquelle est celle de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 1 ?

    g est dérivable sur ]0~;~+\infty[ et pour tout x de cet intervalle : g'(x) = 2x + 2 + \dfrac{3}{x^2}.
    On calcule g'(1) = 2 + 2 + 3 = 7 et \begin{aligned}g(1) &= 1 + 2 - 3 \\ &= 0\end{aligned}
    Une équation de la tangente au point d'abscisse 1 est y = g'(1)(x-1) + g(1) = 7(x-1), soit y = 7x - 7.
    Donc, la réponse est a. y = 7(x-1).

    2.QCM. On considère la suite (v_n) définie sur \mathbb{N} par v_n = \dfrac{3n}{n+2}. Quelle est la limite de v_n quand n tend vers +\infty ?

    Pour n \geqslant 1, on peut écrire \begin{aligned}v_n &= \dfrac{3n}{n\left(1+\frac{2}{n}\right)} \\ &= \dfrac{3}{1+\frac{2}{n}}\end{aligned}
    Comme \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{2}{n} = 0, le dénominateur tend vers 1, donc \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 3.
    Donc, la réponse est b. \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 3.

    3.QCM. Une urne contient 6 boules noires et 4 boules rouges. On effectue 10 tirages successifs avec remise. Quelle est la probabilité, à 10^{-4} près, d'obtenir exactement 4 boules noires et 6 boules rouges ?

    Si X désigne le nombre de boules noires obtenues sur les 10 tirages, chaque tirage est une épreuve de Bernoulli de paramètre p = 0{,}6 (tirage avec remise), donc X suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}6.
    On veut \begin{aligned}P(X=4) &= \dbinom{10}{4}\times0{,}6^{4}\times0{,}4^{6} \\ &\approx 0{,}11148\end{aligned} soit environ 0,1115 à 10^{-4} près.
    Donc, la réponse est c. 0,1115.

    4.QCM. On considère f définie sur \mathbb{R} par f(x) = 3\text{e}^x - x. Quelle est la limite de f en +\infty ?

    Pour x \ne 0, on factorise : f(x) = x\left(3\dfrac{\text{e}^x}{x} - 1\right).
    Or \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\text{e}^x}{x} = +\infty (croissance comparée), donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(3\dfrac{\text{e}^x}{x}-1\right) = +\infty.
    Par produit de limites (avec \lim\limits_{x\to+\infty}x=+\infty), on obtient \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.
    Donc, la réponse est b. \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

    5.QCM. Un code secret comporte 8 caractères, chacun étant une lettre ou un chiffre parmi 36 signes possibles. Un logiciel teste environ 100 millions de codes par seconde. En combien de temps, au maximum, peut-il trouver le code ?

    Le nombre total de codes possibles est 36^{8} = 2\,821\,109\,907\,456.
    Au rythme de 10^{8} codes par seconde, il faut au maximum \dfrac{2\,821\,109\,907\,456}{10^{8}} \approx 28\,211 secondes, soit environ 470 minutes, soit environ 7,8 heures.
    Donc, la réponse est b. environ 8 heures.

    Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Commun à tous les candidats

    ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE et J est un point du segment [CG].

    Il existe donc a \in [0~;~1] tel que \vect{\text{CJ}} =a \vect{\text{CG}}.

    On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ).

    On note K et L les points d'intersection de la droite (d) et des droites (AE) et (DH).

    On se place dans le repère \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}}, \vect{\text{AD}},\quad \vect{\text{AE}}\right).

    Partie A : Dans cette partie a = \dfrac{2}{3}

    A B C D E F G H P J I K L

    1. Donner les coordonnées des points F, I et J.
    2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d).
      1. Montrer que le point de coordonnées \left(0~;~ 0~;~\dfrac{2}{3}\right) est le point K.
      2. Déterminer les coordonnées du point L, intersection des droites (d) et (DH).
      1. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
      2. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.
      3. Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

    Partie B : Cas général

    On admet que les coordonnées des points K et L sont : K\left(0~;~0~;~1- \dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right).

    On rappelle que a \in [0~;~1].

    1. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.
    2. Montrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
    3. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un losange ? Justifier.
    4. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un carré ? Justifier.

    \textsc{EXERCICE au choix du candidat} 5 points

    Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B

    Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B.

    EXERCICE A - Fonction ln

    Partie A :

    Dans un pays, une maladie touche la population avec une probabilité de 0,05.

    On possède un test de dépistage de cette maladie.

    On considère un échantillon de n personnes (n \geqslant 20) prises au hasard dans la population assimilé à un tirage avec remise.

    On teste l'échantillon suivant cette méthode : on mélange le sang de ces n individus, on teste le mélange.

    Si le test est positif, on effectue une analyse individuelle de chaque personne.

    Soit X_n la variable aléatoire qui donne le nombre d'analyses effectuées.

    1. Montrer X_n prend les valeurs 1 et (n + 1).
    2. Prouver que P\left(X_n = 1\right) = 0,95^n.

      Établir la loi de X_n en recopiant sur la copie et en complétant le tableau suivant:

      x_i1n + 1
      P\left(X_n = x_i\right)
    3. Que représente l'espérance de X_n dans le cadre de l'expérience ?

      Montrer que E\left(X_n\right) =n + 1 - n \times\quad 0,95^n.

    Partie B :

    1. On considère la fonction f définie sur [20~;~ +\infty[ par f(x) = \ln (x) + x \ln (0,95).

      Montrer que f est décroissante sur [20~;~ +\infty[.
    2. On rappelle que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\ln x}{x} = 0. Montrer que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = - \infty.
    3. Montrer que f(x) = 0 admet une unique solution a sur [20~;~ +\infty[.

      Donner un encadrement à 0,1 près de cette solution.
    4. En déduire le signe de f sur [20~;~ +\infty[.

    Partie C :

    On cherche à comparer deux types de dépistages.

    La première méthode est décrite dans la partie A, la seconde, plus classique, consiste à tester tous les individus.

    La première méthode permet de diminuer le nombre d'analyses dès que E\left(X_n\right)\quad < n.

    En utilisant la partie B, montrer que la première méthode diminue le nombre d'analyses pour des échantillons comportant 87 personnes maximum.

    EXERCICE B - Équation différentielle

    Partie A : Détermination d'une fonction f et résolution d'une équation différentielle

    On considère la fonction f définie sur \R par :

    f(x) = \e^x+ ax + b\e^{-x}

    a et b sont des nombres réels que l'on propose de déterminer dans cette partie.

    Dans le plan muni d'un repère d'origine O, on a représenté ci-dessous la courbe \mathcal{C}, représentant la fonction f, et la tangente (T) à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

    012 1 2123456 C

    1. Par lecture graphique, donner les valeurs de f(0) et de f'(0).
    2. En utilisant l'expression de la fonction f, exprimer f(0) en fonction de b et en déduire la valeur de b.
    3. On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.
      1. Donner, pour tout réel x, l'expression de f'(x).
      2. Exprimer f'(0) en fonction de a.
      3. En utilisant les questions précédentes, déterminer a, puis en déduire l'expression de f(x).
    4. On considère l'équation différentielle :

      (E):\quad y' +y =2\e^x - x - 1

      1. Vérifier que la fonction g définie sur \R par :

        g(x) = \e^x - x + 2\e^{-x}.

        est solution de l'équation (E).
      2. Résoudre l'équation différentielle y' + y = 0.
      3. En déduire toutes les solutions de l'équation (E).

    Partie B : Étude de la fonction g sur [1~;~+\infty[

    1. Vérifier que pour tout réel x, on a :

      \e^{2x} - \e^x - 2 = \left(\e^x - 2\right)\left(\e^x + 1\right)
    2. En déduire une expression factorisée de g'(x), pour tout réel x.
    3. On admettra que, pour tout x \in\quad [1~;~ +\infty[, \e^x - 2 > 0.

      Étudier le sens de variation de la fonction g sur [1~;~ +\infty[.
    Voir la correction

    PartieA (avec a = \dfrac{2}{3}) ; 1. ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE, J est le point du segment [CG] tel que \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG}. Dans le repère \left(\text{A}~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}\right), donner les coordonnées de F, I et J.

    Le cube a pour arête 1 dans ce repère, donc F, sommet opposé à D sur la face supérieure du carré ABFE, a pour coordonnées F(1~;~0~;~1).
    I est le centre de la face ADHE, donc le milieu de [AH] (et aussi de [DE]) : I\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
    Comme \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG} avec C(1~;~1~;~0) et G(1~;~1~;~1), on a J\left(1~;~1~;~\dfrac{2}{3}\right).

    PartieA ; 2. On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ). Déterminer une représentation paramétrique de (d).

    \overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix} (obtenu par J - F).
    (d) passe par I\left(0~;~\frac{1}{2}~;~\frac{1}{2}\right) et admet \overrightarrow{FJ} pour vecteur directeur, donc une représentation paramétrique de (d) est : x = 0, y = \dfrac{1}{2} + t, z = \dfrac{1}{2} - \dfrac{t}{3}, avec t \in \mathbb{R}.

    PartieA ; 3.a K est le point d'intersection de (d) et de (AE). Montrer que K a pour coordonnées \left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

    La droite (AE) est l'axe des cotes (points d'ordonnée nulle). On cherche donc le point de (d) tel que y = 0 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 0 &\iff t = -\dfrac{1}{2} \end{aligned}
    La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{-\frac{1}{2}}{3} \\ &= \dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{4}{6} \\ &= \dfrac{2}{3}\end{aligned}
    On obtient bien K\left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

    PartieA ; 3.b Déterminer les coordonnées du point L, intersection de (d) et de (DH).

    Tous les points de (DH) ont pour ordonnée 1. On cherche donc le point de (d) tel que y = 1 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 1 &\iff t = \dfrac{1}{2} \end{aligned}
    La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2\times3} \\ &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
    Donc, la réponse est L\left(0~;~1~;~\dfrac{1}{3}\right).

    PartieA ; 4.a Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.

    Le milieu de [FL] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{0+1}{2}~;~\dfrac{1+\frac{1}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
    Le milieu de [JK] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{\frac{2}{3}+\frac{2}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
    Les diagonales [FL] et [JK] ont le même milieu : FJLK est donc un parallélogramme.

    PartieA ; 4.b Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.

    \overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -\frac{2}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= (-1)\times(-1) + 1\times(-1) + \left(-\dfrac{2}{3}\right)\times0 \\ &= 1 - 1 + 0 \\ &= 0\end{aligned}
    Les diagonales du parallélogramme FJLK sont donc perpendiculaires : FJLK est un losange.

    PartieA ; 4.c Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

    \overrightarrow{KF}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ \frac{1}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{KF}\cdot\overrightarrow{FJ} &= 0 + 0 - \dfrac{1}{9} \\ &= -\dfrac{1}{9} \ne 0\end{aligned}
    Les côtés consécutifs [KF] et [FJ] ne sont donc pas perpendiculaires : le losange FJLK n'est pas un rectangle, donc, la réponse est non, FJLK n'est pas un carré.

    PartieB (cas général) ; 1. On admet désormais que K\left(0~;~0~;~1-\dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right), avec a \in [0~;~1]. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.

    G a pour coordonnées (1~;~1~;~1), donc \overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, d'où \overrightarrow{CJ} = a\overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ a\end{pmatrix}.
    Comme C(1~;~1~;~0), on en déduit J(1~;~1~;~a).

    PartieB ; 2. Montrer que FJLK est un parallélogramme, quelle que soit la valeur de a.

    \overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KL}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} (en calculant \dfrac{a}{2} - \left(1-\dfrac{a}{2}\right) = a - 1).
    \overrightarrow{FJ} = \overrightarrow{KL} : FJLK est donc un parallélogramme pour toute valeur de a.

    PartieB ; 3. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un losange ?

    \overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ \frac{a}{2}-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 1-\frac{3a}{2}\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= 1 - 1 + \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right) \\ &= \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right)\end{aligned}
    Ce produit s'annule si et seulement si \dfrac{a}{2} = 1 (soit a=2) ou 1 = \dfrac{3a}{2} (soit a = \dfrac{2}{3}).
    Seule la valeur a = \dfrac{2}{3} appartient à l'intervalle [0~;~1] : dans ce cas, les diagonales du parallélogramme FJLK sont perpendiculaires, donc, la réponse est oui, uniquement pour a = \dfrac{2}{3}, FJLK est un losange.

    PartieB ; 4. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un carré ?

    D'après la question précédente, la seule valeur de a rendant FJLK losange est a = \dfrac{2}{3}, cas déjà étudié en partie A où l'on a montré que ce losange n'était pas un carré : donc, la réponse est non, il n'existe aucune valeur de a pour laquelle FJLK est un carré.

    Bac Terminale 2021 : Polynésie française Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Commun à tous les candidats

    Un test est mis au point pour détecter une maladie dans un pays.

    Selon les autorités sanitaires de ce pays, 7 % des habitants sont infectés par cette maladie.

    Parmi les individus infectés, 20 % sont déclarés négatifs.

    Parmi les individus sains, 1 % sont déclarés positifs.

    Une personne est choisie au hasard dans la population.

    On note :

    • M l'évènement : « la personne est infectée par la maladie » ;
    • T l'évènement: « le test est positif ».
    1. Construire un arbre pondéré modélisant la situation proposée.
      1. Quelle est la probabilité pour que la personne soit infectée par la maladie et que son test soit positif?
      2. Montrer que la probabilité que son test soit positif est de 0,0653.
    2. On sait que le test de la personne choisie est positif.

      Quelle est la probabilité qu'elle soit infectée ?

      On donnera le résultat sous forme approchée à 10^{-2} près.
    3. On choisit dix personnes au hasard dans la population. La taille de la population de ce pays permet d'assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise.

      On note X la variable aléatoire qui comptabilise le nombre d'individus ayant un test positif parmi les dix personnes.
      1. Quelle est la loi de probabilité suivie par X ? Préciser ses paramètres.
      2. Déterminer la probabilité pour qu'exactement deux personnes aient un test positif.

        On donnera le résultat sous forme approchée à 10^{-2} près.
    4. Déterminer le nombre minimum de personnes à tester dans ce pays pour que la probabilité qu'au moins une de ces personnes ait un test positif, soit supérieure à 99 %.
    Voir la correction

    Untest de dépistage est développé pour une maladie touchant 7 % de la population d'un pays. Parmi les personnes infectées, 20 % obtiennent un résultat négatif au test ; parmi les personnes saines, 1 % obtiennent un résultat positif. On choisit une personne au hasard et on note M l'évènement « la personne est infectée » et T l'évènement « le test est positif ». 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

    On a P(M)=0{,}07 et donc \begin{aligned}P\left(\overline{M}\right) &= 1-0{,}07 \\ &= 0{,}93\end{aligned}
    Puisque 20 % des personnes infectées ont un résultat négatif : P_M\left(\overline{T}\right)=0{,}2, donc \begin{aligned}P_M(T) &= 1-0{,}2 \\ &= 0{,}8\end{aligned}
    Puisque 1 % des personnes saines ont un résultat positif : P_{\overline{M}}(T)=0{,}01, donc \begin{aligned}P_{\overline{M}}\left(\overline{T}\right) &= 1-0{,}01 \\ &= 0{,}99\end{aligned}
    L'arbre pondéré a donc pour première branche P(M)=0{,}07 et P\left(\overline{M}\right)=0{,}93, puis les branches secondaires P_M(T)=0{,}8, P_M\left(\overline{T}\right)=0{,}2, P_{\overline{M}}(T)=0{,}01 et P_{\overline{M}}\left(\overline{T}\right)=0{,}99.

    2.aQuelle est la probabilité que la personne choisie soit infectée et ait un test positif ?

    P(M\cap T) = P(M)\times P_M(T) = 0{,}07\times0{,}8 = 0,056.

    2.bMontrer que la probabilité que le test soit positif vaut 0,0653.

    On calcule d'abord \begin{aligned}P\left(\overline{M}\cap T\right) &= P\left(\overline{M}\right)\times P_{\overline{M}}(T) \\ &= 0{,}93\times0{,}01 \\ &= 0{,}0093\end{aligned}
    Les évènements M et \overline{M} formant une partition de l'univers, d'après la formule des probabilités totales : \begin{aligned}P(T) &= P(M\cap T)+P\left(\overline{M}\cap T\right) \\ &= 0{,}056+0{,}0093 \\ &= 0{,}0653\end{aligned}

    3.Sachant que le test de la personne choisie est positif, quelle est la probabilité qu'elle soit infectée ? On donnera le résultat arrondi à 10^{-2} près.

    \begin{aligned}P_T(M) &= \dfrac{P(M\cap T)}{P(T)} \\ &= \dfrac{0{,}056}{0{,}0653} \\ &\approx 0{,}8576\end{aligned} soit environ 0,86 à 10^{-2} près.

    4.aOn interroge dix personnes au hasard dans la population, ce que l'on assimile à un tirage avec remise du fait de la taille de la population. Soit X la variable aléatoire comptant le nombre de personnes ayant un test positif parmi les dix. Quelle est la loi suivie par X ? Préciser ses paramètres.

    Le tirage avec remise revient à répéter dix fois, de façon indépendante, une épreuve à deux issues (test positif ou non) de probabilité de succès P(T)=0{,}0653 : X suit donc la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}0653.

    4.bDéterminer la probabilité que, parmi les dix personnes interrogées, exactement deux aient un test positif (résultat arrondi à 10^{-2} près).

    \begin{aligned}P(X=2) &= \dbinom{10}{2}\times0{,}0653^{2}\times(1-0{,}0653)^{10-2} \\ &= 45\times0{,}0653^{2}\times0{,}9347^{8}\end{aligned}
    À la calculatrice, P(X=2)\approx0{,}1118, soit environ 0,11 à 10^{-2} près.

    5.Déterminer le nombre minimum de personnes à tester pour que la probabilité qu'au moins l'une d'entre elles ait un test positif dépasse 99 %.

    Pour n personnes testées, en notant X_n le nombre de tests positifs, X_n suit la loi binomiale de paramètres n et p=0{,}0653, donc \begin{aligned}P(X_n=0) &= (1-0{,}0653)^{n} \\ &= 0{,}9347^{n}\end{aligned} d'où P(X_n\geqslant1) = 1-0{,}9347^{n}.
    On cherche le plus petit entier n tel que 1-0{,}9347^{n}>0{,}99 \iff 0{,}9347^{n}<0{,}01.
    En passant au logarithme népérien (la fonction \ln est strictement croissante, et \ln 0{,}9347<0, donc l'inégalité change de sens) : n\ln 0{,}9347 < \ln 0{,}01 \iff n > \dfrac{\ln 0{,}01}{\ln 0{,}9347}.
    Or \dfrac{\ln 0{,}01}{\ln 0{,}9347} \approx 68{,}19.
    Donc, la réponse est qu'il faut tester au minimum 69 personnes.

    On dispose de deux urnes:

    • une urne bleue contenant trois boules bleues numérotées: \textcircled{2},\textcircled{3} et \textcircled{4}.
    • une urne rouge contenant quatre boules rouges numérotées: \textcircled{2},\textcircled{3}, \textcircled{4} et \textcircled{5}.

    Dans chaque urne, les boules sont indiscernables au toucher et ont la même probabilité d'être tirées.

    Urne bleueUrne rouge
    \textcircled{2} \textcircled{3} \textcircled{4}\textcircled{2} \textcircled{3} \textcircled{4} \textcircled{5}

    On s'intéresse à l'expérience aléatoire suivante :

    « On tire au hasard une boule bleue et on note son numéro, puis on tire au hasard une boule rouge et on note son numéro. »

    Exemple : si on tire la boule bleue numérotée \textcircled{3}, puis la boule rouge numérotée \textcircled{4},le tirage obtenu sera noté (3 ; 4).

    On précise que le tirage (3 ; 4) est différent du tirage (4 ; 3).

    1. On définit les deux évènements suivants:

      « On obtient deux nombres premiers » et « La somme des deux nombres est égale à 12 »
      1. Pour chacun des deux évènements précédents, dire s'il est possible ou impossible lorsqu'on effectue l'expérience aléatoire.
      2. Déterminer la probabilité de l'évènement « On obtient deux nombres premiers ».
    2. On obtient un « double » lorsque les deux boules tirées portent le même numéro.

      Justifier que la probabilité d'obtenir un « double » lors de cette expérience, est \dfrac{1}{4}.
    3. Dans cette question, aucune justification n'est attendue.

      On souhaite simuler cette expérience 1000 fois.

      Pour cela, on a commencé à écrire un programme, à ce stade, encore incomplet. Voici des copies d'écran :

      Scriptprincipal Bloc«Tirerdeuxboules» quand estcliqué ajouterà Nombrededoubles 1 si Boulebleue = Boulerouge alors répéter A fois définir Tirerdeuxboules mettre Boulebleue ànombrealéatoireentre 2 et B mettre Boulerouge ànombrealéatoireentre 2 et C Boulebleue,BoulerougeetNombrededoublessontdesvariables. Lebloc Tirerdeuxboules estàinsérerdanslescriptprincipal.
      1. Par quels nombres faut-il remplacer les lettres A, B et C ?
      2. Dans le script principal, indiquer où placer le bloc Tirerdeuxboules
      3. Dans le script principal, indiquer où placer le bloc mettre Nombrededoubles à 0
      4. On souhaite obtenir la fréquence d'apparition du nombre de « doubles » obtenus.

        Parmi les instructions ci-dessous, laquelle faut-il placer à la fin du script principal après la boucle « répéter » ?

        Proposition1 Proposition2 Proposition3 dire Nombrededoubles dire Nombrededoubles / 1000 dire Nombrededoubles / 2
    Voir la correction

    1.aOn dispose d'une urne bleue avec trois boules numérotées ②③④ et d'une urne rouge avec quatre boules numérotées ②③④⑤. On tire une boule bleue puis une boule rouge. Les événements « on obtient deux nombres premiers » et « la somme des deux nombres vaut 12 » sont-ils possibles ?

    Les tirages possibles sont les 6 numéros premiers combinables : (2;2), (2;3), (2;5), (3;2), (3;3), (3;5) : l'événement « deux nombres premiers » est donc possible.
    La somme la plus grande possible est 4+5=9, donc atteindre 12 est impossible.

    1.bDéterminer la probabilité de l'évènement « on obtient deux nombres premiers ».

    Il y a 3\times4 = 12 tirages possibles au total, et 6 d'entre eux donnent deux nombres premiers (voir question précédente) : la probabilité est \dfrac{6}{12} = \dfrac12 = 0,5.

    2.On obtient un « double » lorsque les deux boules tirées portent le même numéro. Justifier que la probabilité d'obtenir un double est \dfrac14.

    Les doubles possibles sont (2;2), (3;3) et (4;4), soit 3 tirages sur les 12 possibles : la probabilité est \dfrac{3}{12} = \dfrac14.

    3.On veut simuler cette expérience 1 000 fois avec un programme Scratch incomplet, où le bloc « Tirer deux boules » choisit un nombre aléatoire entre 2 et B pour la boule bleue, et entre 2 et C pour la boule rouge, dans une boucle « répéter A fois ». Par quels nombres remplacer A, B et C ?

    On simule 1 000 répétitions de l'expérience, avec une boule bleue entre 2 et 4, et une boule rouge entre 2 et 5 : A = 1000, B = 4, C = 5.

    4.Où placer le bloc « Tirer deux boules » dans le script principal ?

    Ce bloc doit être exécuté à chaque répétition, donc à l'intérieur de la boucle « répéter 1000 fois », avant le test qui compare les deux boules tirées.

    5.Où placer le bloc qui initialise le « Nombre de doubles » à 0 ?

    Cette initialisation ne doit se faire qu'une seule fois, donc avant la boucle « répéter 1000 fois ».

    6.Pour obtenir la fréquence d'apparition des doubles, quelle instruction placer à la fin du script, après la boucle « répéter » ? (parmi : afficher Nombre de doubles ; afficher Nombre de doubles / 1000 ; afficher Nombre de doubles / 2)

    La fréquence s'obtient en divisant le nombre de doubles obtenus par le nombre total d'expériences (1000) : il faut afficher Nombre de doubles / 1000.

    Brevet 2019 : Métropole, Antilles et Guyane Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Damien a fabriqué trois dés à six faces parfaitement équilibrés mais un peu particuliers.

    Sur les faces du premier dé sont écrits les six plus petits nombres pairs strictement positifs : 2 ; 4; 6 ; 8 ; 10; 12.

    Sur les faces du deuxième dé sont écrits les six plus petits nombres impairs positifs.

    Sur les faces du troisième dé sont écrits les six plus petits nombres premiers.

    Après avoir lancé un dé, on note le nombre obtenu sur la face du dessus.

    1. Quels sont les six nombres figurant sur le deuxième dé ?

      Quels sont les six nombres figurant sur le troisième dé ?
    2. Zoé choisit le troisième dé et le lance. Elle met au carré le nombre obtenu. Léo choisit le premier dé et le lance. Il met au carré le nombre obtenu.
      1. Zoé a obtenu un carré égal à 25. Quel était le nombre lu sur le dé qu'elle a lancé ?
      2. Quelle est la probabilité que Léo obtienne un carré supérieur à celui obtenu par Zoé ?
    3. Mohamed choisit un des trois dés et le lance quatre fois de suite. Il multiplie les quatre nombres obtenus et obtient 525.
      1. Peut-on déterminer les nombres obtenus lors des quatre lancers ? Justifier.
      2. Peut-on déterminer quel est le dé choisi par Mohamed ? Justifier.
    Voir la correction

    1.Un capitaine possède un trésor composé de 69 diamants, 1 150 perles et 4 140 pièces d'or. Décomposer ces trois nombres en produits de facteurs premiers.

    69 = 3\times23.
    1\,150 = 2\times5^2\times23.
    4\,140 = 2^2\times3^2\times5\times23.

    2.Le capitaine partage équitablement tout le trésor (diamants, perles et pièces) entre les marins de l'équipage, sans qu'il en reste. Combien y a-t-il de marins ?

    Le nombre de marins doit diviser à la fois 69, 1 150 et 4 140 : c'est un diviseur commun aux trois nombres.
    D'après les décompositions précédentes, le seul facteur premier commun aux trois nombres est 23, avec l'exposant 1 dans chaque cas.
    Le trésor est donc partagé entre 23 marins.

    Deux urnes contiennent des boules numérotées indiscernables au toucher. Le schéma ci-contre représente le contenu de chacune des urnes.

    On forme un nombre entier à deux chiffres en tirant au hasard une boule dans chaque urne :

    • le chiffre des dizaines est le numéro de la boule issue de l'urne D ;
    • le chiffre des unités est le numéro de la boule issue de l'urne U.

    UrneD 2 3 1

    UrneU 2 6 3 5

    Exemple : en tirant la boule \tikz[baseline = {(0,-3pt)}]{\draw (0,0) circle (0.3) node {1}} de l'urne D et ensuite la boule \tikz[baseline = {(0,-3pt)}]{\draw (0,0) circle (0.3) node {5}} de l'urne U, on forme le nombre 15.

    1. A-t-on plus de chance de former un nombre pair que de former un nombre impair ?
      1. Sans justifier, indiquer les nombres premiers qu'on peut former lors de cette expérience.
      2. Montrer que la probabilité de former un nombre premier est égale à \dfrac{1}{6} .
    2. Définir un évènement dont la probabilité de réalisation est égale à \dfrac{1}{3} .
    Voir la correction

    1.Deux urnes contiennent des boules numérotées : l'urne D contient 1, 2, 3 ; l'urne U contient 2, 3, 5, 6. On tire une boule de chaque urne pour former un nombre à deux chiffres (dizaine = urne D, unité = urne U). A-t-on plus de chances de former un nombre pair qu'un nombre impair ?

    Les nombres pairs possibles sont 12, 16, 22, 26, 32, 36, soit 6 nombres pairs.
    Les nombres impairs possibles sont 13, 15, 23, 25, 33, 35, soit 6 nombres impairs.
    Il y a autant de chances de former un nombre pair que d'en former un impair.

    2.aSans justifier, indiquer les nombres premiers que l'on peut former.

    On peut former 13 et 23, qui sont premiers.

    2.bMontrer que la probabilité de former un nombre premier est \dfrac16.

    Il y a 3\times4 = 12 nombres différents possibles au total, et 2 d'entre eux sont premiers (13 et 23).
    La probabilité de former un nombre premier est donc \dfrac{2}{12} = \dfrac16.

    3.Définir un évènement dont la probabilité est \dfrac13.

    Par exemple, l'évènement « obtenir un nombre inférieur à 17 » regroupe 4 nombres (12, 13, 15, 16) sur 12, soit une probabilité de \dfrac{4}{12} = \dfrac13.

    On considère un jeu composé d'un plateau tournant et d'une boule. Représenté ci-contre, ce plateau comporte 13 cases numérotées de 0 à 12.

    On lance la boule sur le plateau, La boule finit par s'arrêter au hasard sur une case numérotée.

    La boule a la même probabilité de s'arrêter sur chaque case.

    1. Quelle est la probabilité que la boule s'arrête sur la case numérotée 8 ?
    2. Quelle est la probabilité que le numéro de la case sur lequel la boule s'arrête soit un nombre impair ?
    0123456789101112
    1. Quelle est la probabilité que le numéro de la case sur laquelle la boule s'arrête soit un nombre premier ?
    2. Lors des deux derniers lancers, la boule s'est arrêtée à chaque fois sur la case numérotée 9.

      A-t-on maintenant plus de chances que la boule s'arrête sur la case numérotée 9 plutôt que sur la case numérotée 7 ? Argumenter à l'aide d'un calcul de probabilités.
    Voir la correction

    1.Un plateau tournant comporte 13 cases numérotées de 0 à 12, toutes équiprobables. Quelle est la probabilité que la boule s'arrête sur la case numérotée 8 ?

    Une seule case porte le numéro 8, sur 13 cases possibles : la probabilité est donc \dfrac{1}{13}.

    2.Quelle est la probabilité que le numéro de la case sur laquelle la boule s'arrête soit un nombre impair ?

    Parmi les nombres de 0 à 12, les nombres impairs sont 1, 3, 5, 7, 9 et 11 : il y en a 6. La probabilité est donc \dfrac{6}{13}.

    3.Quelle est la probabilité que ce numéro soit un nombre premier ?

    Parmi les nombres de 0 à 12, les nombres premiers sont 2, 3, 5, 7 et 11 : il y en a 5. La probabilité est donc \dfrac{5}{13}.

    4.Lors des deux derniers lancers, la boule s'est arrêtée à chaque fois sur la case numérotée 9. A-t-on maintenant plus de chances que la boule s'arrête sur la case 9 plutôt que sur la case 7 ?

    Chaque lancer est indépendant des précédents : le plateau ne « garde pas la mémoire » des lancers passés.
    À chaque lancer, la probabilité de s'arrêter sur la case 9 reste égale à \dfrac{1}{13}, tout comme celle de s'arrêter sur la case 7.
    Donc, la réponse est non : il n'y a pas plus de chances de tomber sur la case 9 que sur la case 7.

    Dans tout l'exercice l'unité de longueur est le mm.

    On lance une fléchette sur une plaque carrée sur laquelle figure une cible circulaire (en gris sur la figure), Si la pointe de la fléchette est sur le bord de la cible, on considère que la cible n'est pas atteinte.

    On considère que cette expérience est aléatoire et l'on s'intéresse à la probabilité que la fléchette atteigne la cible.

    • La longueur du côté de la plaque carrée est 200.
    • Le rayon de la cible est 100.
    • La fléchette est représentée par le point F de coordonnées (x~;~y)x et y sont des nombres aléatoires compris entre -100 et 100.

    x y 050 50 1000 50 10050 050100 50 1000 50 10050100Cible O H F

    1. Dans l'exemple ci-dessus, la fléchette F est située au point de coordonnées (72 ; 54).

      Montrer que la distance OF, entre la fléchette et l'origine du repère est 90.
    2. D'une façon générale, quel nombre ne doit pas dépasser la distance OF pour que la fléchette atteigne la cible ?
    3. On réalise un programme qui simule plusieurs fois le lancer de cette fléchette sur la plaque carrée et qui compte le nombre de lancers atteignant la cible. Le programmeur a créé trois variables nommées :

      carré de OF, distance et score.

      Quand estcliqué mettre score à 0 alleràx: nombrealéatoireentre -100 et 100 y: nombrealéatoireentre -100 et 100 mettre CarrédeOF à abscissex * abscissex + mettre distance à racine de ajouterà score 1 si distance < ... alors répéter 120 fois

      1. Lorsqu'on exécute ce programme, combien de lancers sont simulés ?
      2. Quel est le rôle de la variable score ?
      3. Compléter et recopier sur la copie uniquement les lignes 5, 6 et 7 du programme afin qu'il fonctionne correctement.
      4. Après une exécution du programme, la variable score est égale à 102.

        À quelle fréquence la cible a-t-elle été atteinte dans cette simulation ?

        Exprimer le résultat sous la forme d'une fraction irréductible.
    4. On admet que la probabilité d'atteindre la cible est égale au quotient : aire de la cible divisée par aire de la plaque carrée.

      Donner une valeur approchée de cette probabilité au centième près.
    Voir la correction

    1.Une fléchette est représentée par le point F de coordonnées (72 ; 54) dans un repère d'origine O. En notant H le projeté de F sur l'axe des abscisses (donc OH = 72 et HF = 54), montrer que la distance OF vaut 90.

    Le triangle OFH est rectangle en H (par construction, HF est vertical et OH horizontal).
    D'une part, \text{OF}^2 est la quantité que l'on cherche à calculer.
    D'autre part, d'après le théorème de Pythagore appliqué au triangle OFH rectangle en H, \text{OF}^2 = \text{OH}^2+\text{HF}^2 = 72^2+54^2 = 5\,184+2\,916 = 8\,100.
    On a donc \text{OF} = \sqrt{8\,100} = 90.
    Donc, d'après le théorème de Pythagore, la distance OF est bien égale à 90.

    2.La cible est un disque de rayon 100 centré en O. D'une façon générale, quel nombre ne doit pas dépasser la distance OF pour que la fléchette atteigne la cible ?

    Pour que le point F soit à l'intérieur du disque, il faut et il suffit que la distance OF soit strictement inférieure au rayon du disque : la distance OF ne doit pas dépasser 100 (elle doit même lui être strictement inférieure).

    3.aUn programme simule des lancers de fléchette, avec des coordonnées x et y aléatoires entre -100 et 100, répétés dans une boucle « répéter 120 fois ». Combien de lancers sont simulés à chaque exécution ?

    La boucle du programme est répétée 120 fois : le programme simule donc 120 lancers.

    3.bQuel est le rôle de la variable score dans ce programme ?

    La variable score compte, au fil des 120 lancers simulés, le nombre de fléchettes qui ont atteint la cible.

    3.cLe programme utilise trois variables : carré de OF, distance et score. Comment compléter les lignes qui calculent le carré de OF, la distance, puis testent si la cible est atteinte ?

    La variable carré de OF doit recevoir la somme du carré de l'abscisse et du carré de l'ordonnée du point simulé, soit (abscisse x)\times(abscisse x) + (ordonnée y)\times(ordonnée y).
    La variable distance doit recevoir la racine carrée de la variable carré de OF.
    Le test doit ensuite comparer la variable distance à la valeur 100 : si distance est inférieure à 100, on ajoute 1 au score.

    3.dAprès une exécution du programme, la variable score est égale à 102. À quelle fréquence la cible a-t-elle été atteinte ? Exprimer le résultat sous forme de fraction irréductible.

    La fréquence de réussite est \dfrac{102}{120}.
    On simplifie : \begin{aligned}\dfrac{102}{120} &= \dfrac{51}{60} \\ &= \dfrac{17}{20}\end{aligned} (en divisant par 2 puis par 3).
    Donc, la réponse est \dfrac{17}{20}.

    4.On admet que la probabilité d'atteindre la cible est égale au quotient de l'aire de la cible par l'aire de la plaque carrée (côté 200, rayon de la cible 100). Donner une valeur approchée de cette probabilité au centième près.

    L'aire de la plaque carrée est 200^2 = 40\,000.
    L'aire de la cible (disque de rayon 100) est \pi\times100^2 = 10\,000\,\pi.
    La probabilité est donc \dfrac{10\,000\,\pi}{40\,000} = \dfrac{\pi}{4} \approx 0,79 au centième près.